| Îles Ashmore-et-Cartier Ashmore and Cartier Islands (en) | |
Localisation des îles Ashmore-et-Cartier. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Statut politique | Territoire extérieur |
| Gouvernement - Administration |
Ministère de l'Environnement |
| Démographie | |
| Population | 0 hab. (2021) |
| Densité | 0 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 12° 15′ 30″ sud, 123° 02′ 30″ est |
| Superficie | 199,45 km2 |
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Les îles Ashmore-et-Cartier[1] (en anglais Ashmore and Cartier Islands et Territory of Ashmore and Cartier Islands[1]), est un territoire extérieur de l'Australie qui se situe dans l'océan Indien à la position 12° 15′ 40″ S, 123° 03′ 55″ E, entre l'Australie et l'Indonésie. Elles totalisent une superficie de cinq kilomètres carrés et 74,1 km de côtes.
Ashmore est un vaste récif à structure lagunaire situé à 348 km du cap Voltaire, sur la côte nord-ouest de l'Australie, et à 149 km au sud du tanjung Boa, un cap de l'île de Rote, en Indonésie. Composé de trois îles : West (32 ha), Middle (13 ha) et East (16 ha), il se trouve à 58 km à l'ouest-nord-ouest de l'île Cartier et à 43 km au sud-ouest du récif Hibernia.
Histoire
On a retrouvé[style à revoir] des preuves de la fréquentation des îles par des pêcheurs venant notamment du sud de l'île indonésienne de Sulawesi remontant à une période comprise entre 1725 et 1750. Les premiers européens à les avoir décrites sont le capitaine Nash en 1800 pour l'île Cartier et le capitaine Samuel Ashmore pour le récif qui porte son nom en 1811. Ce dernier découvrit aussi le récif Hibernia. À la fin du XIXe siècle, le phosphate et le guano ont été exploités et revendus vers les États-Unis. Ce commerce entraîna l'annexion par l'Angleterre en 1878 (Ashmore) et 1909 (Cartier). En 1931, les îles furent placées sous l'autorité du Commonwealth d'Australie.
Politique
Ce territoire est rattaché à l'Australie depuis 1933. Il fait partie du Territoire du Nord et est administré par Canberra depuis 1978 (département fédéral de l'environnement, des sports et des territoires).
Inhabitées, ces îles représentent un enjeu stratégique du fait de réserves pétrolières situées dans la bande des 12 milles marins les entourant. Ashmore est déclarée Réserve naturelle nationale en 1983 (Ashmore Reef Marine National Nature Reserve). Cartier est déclarée Réserve marine (Cartier Island Marine Reserve) le . L'ensemble de la réserve marine est reconnu site Ramsar le [2].
Cette politique de protection de la faune pose de graves problèmes de subsistance aux pêcheurs indonésiens de l'Île de Roti, traditionnellement autorisés à fréquenter les eaux des îles Ashmore-et-Cartier. Ces difficultés entraînent une forte progression de l'immigration clandestine en provenance de cette île[réf. nécessaire].
Économie
La zone autour des îles Ashmore-et-Cartier est depuis des siècles un lieu de pêche traditionnel pour les pêcheurs indonésiens, et continue de l'être[3]. Dans les années 1850, des baleiniers américains opéraient dans la région[4]. Outre la pêche, les îles étaient historiquement utilisées comme sources de guano, de bèche-de-mer, de trochus et d'écaille de tortue[4]. L'exploitation des gisements de phosphate a lieu sur l'île Ashmore dans la seconde moitié du XIXe siècle[4]. Des activités d'extraction pétrolière ont lieu dans les champs pétrolifères de Jabiru et Challis, qui sont adjacents au territoire et qui sont administrés par le ministère des Mines et de l'Énergie du Territoire du Nord au nom du Commonwealth[5].
Notes et référence
- Commission nationale de toponymie, conseil national de l'information géographique, Pays, territoires et villes du monde juillet 2021, , 34 p. (présentation en ligne, lire en ligne [PDF]), p. 3
- ↑ (en) « Ashmore Reef Commonwealth Marine Reserve », sur Ramsar Sites Information Service (consulté le ).
- ↑ (en) Dysi Polite, « Traditional fishing rights: analysis of state practice », Australian Journal of Maritime and Ocean Affairs, vol. 5, no 3, , p. 6.
- (en) « Ashmore and Cartier Islands », sur Territories of Australia, Department of the Infrastructure and Regional Development, Australian Government, (consulté le ).
- ↑ (en) « A Study of Socio-economic Issues Facing Trraditional Indonesian Fishers Who Acees the Mou Box » [PDF].
