| Altare | |
Le centre historique. | |
Armoiries |
Drapeau |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | |
| Province | |
| Code postal | 17041 |
| Code ISTAT | 009005 |
| Code cadastral | A226 |
| Préfixe tél. | 019 |
| Démographie | |
| Gentilé | altaresi |
| Population | 2 156 hab. (31-12-2010[1]) |
| Densité | 196 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 44° 20′ 00″ nord, 8° 21′ 00″ est |
| Altitude | Min. 400 m Max. 400 m |
| Superficie | 1 100 ha = 11 km2 |
| Divers | |
| Saint patron | Sant'Eugenio |
| Localisation | |
Localisation dans la province de Savone. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
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Altare (L'Atè en langue ligurienne) est une commune italienne d'environ 2 200 habitants située dans la province de Savone, dans la région Ligurie, dans le Nord-Ouest de l'Italie.
Géographie
Altare s’étend dans l’arrière-pays immédiat de la Riviera savonaise, à une altitude maximale de 819 mètres au mont Baraccone (it). Le point le plus emblématique est le col d'Altare, qui marque la limite conventionnelle entre les Alpes et les Apennins.
La commune est traversée à l’ouest par la Bormida di Mallare (it), affluent du Tanaro, tandis qu’à l’est prend sa source le Letimbro (it), qui descend vers Savone et se jette dans le golfe de Gênes. Le centre historique est dominé par le mont Burot, sur lequel se dresse le fort du même nom (it), construit au XIXe siècle.
Histoire
Le nom d'Altare est lié, depuis le Moyen Âge, à la manufacture du verre, qui a été au cours des siècles, pour cette bourgade et cette communauté si particulière, ne pratiquant ni l'agriculture, ni l'élevage, la seule source de revenu et de vie.
Origines de l'industrie verrière
En l'absence de sources écrites et de fouilles archéologiques, les origines de l'art restent inconnues. Si la tradition orale fait arriver l'art verrier de France grâce aux moines Bénédictins[2], Samuel Kurinski[3] préfère deviner, dans la séparation des verriers du reste de la population paysanne, des possibles origines juives, plus précisément séfarades. L'isolement des verriers par rapport à la société paysanne correspondrait à celle des Juifs dans un substrat chrétien. Mais cet isolement, si vraiment il a existé dans les siècles passés tel qu'il a été décrit en époque récente[4], n'était guère différent de celui d'autres artisans moyenâgeux, jaloux de leur savoir-faire et soucieux de la concurrence et de l'imitation.
Expansion des altaristes
Les verriers avaient bien d'autres horizons commerciaux et manufacturiers et bien d'autres ambitions que la société qui les entourait dans la petite bourgade. Nous les retrouvons en effet d'abord en Méditerrané, à la suite de l'expansion des villes commerçantes telles Gênes et Savone[4]. Ensuite, plus au Nord, en France, en Angleterre[5] et enfin en Allemagne[6], appelés par l'abondance de taillis mais aussi les politiques colbertiennes de ces États en plein essor. C'est cette histoire qui fait l'originalité d'Altare par rapport à Venise, toujours plus soucieuse de protéger ses techniques.
Études récentes
Venise exporte aussi un grand nombre de grands artistes verriers[7], malgré une politique protectionniste poussée. Son histoire est connue. Celle d'Altare vient juste de commencer à être écrite. L'absence de mesures archéométriques[8] sur des échantillons moyenâgeux de provenance certaine a toutefois empêché, jusqu'à présent, d'établir la provenance de nombreuses pièces qui, dans les musées, portent l'étiquette 'Italie du Nord' ou encore 'Lombardie', mais qui pourraient provenir d'Altare[9].
Économie
L'activité verrière traditionnelle ayant pris fin aux années 1970, l'économie d'Altare gravite autour de deux verreries et de nombreuses activités artisanales. Le Musée du Verre, créé en 1982, est au cœur d'une timide vocation touristique.
Patrimoine

Les principaux monuments d’Altare sont :
- Église paroissiale Sant’Eugenio (it) : située dans le centre historique, construite entre 1620 et 1650.
- Église de la Santissima Annunziata (it) : première paroisse du village, érigée vers le milieu du XIIe siècle siècle par les moines bénédictins de Lérins, reconstruite en 1650.
- Église Nostra Signora dei Prati : érigée vers l’an 1000, elle conserve des fresques locales et a été rouverte au culte en 1992 après avoir servi de magasin.
- Ex-oratoire San Sebastiano (it) : construit au XVIe siècle, il a abrité le musée du verre jusqu’en 2004.
- Villa Rosa : siège du musée de l’activité verrière et de la bibliothèque communale, construite entre 1905 et 1906 en style Liberty.
- Villa Bordoni : résidence de la famille Bordoni, construite en 1901, elle a servi de commandement à la Division San Marco entre 1943 et 1945.
- Fort du Mont Burot (it) : construit entre 1890 et 1895, il fait partie du système défensif de la Bocchetta di Altare.
- Château d'Altare (it), ruines du XIe siècle.
Communes limitrophes
Cairo Montenotte, Carcare, Mallare, Quiliano, Savone.
Notes et références
- ↑ (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
- ↑ (it) Anselmo Mallarini, L'arte vetraria altarese, Albenga, Bacchetta, (ISBN 88-900084-1-5)
- ↑ (en) « The Glassmakers of Altare »
- (it) Malandra, I vetrai di Altare, Savone, , 323 p.
- ↑ (en) W.A. Thorpe, A history of English and Irish glass, Londres,
- ↑ Jean Barrelet, La verrerie en France de l'époque Gallo-Romaine à nos jours, Paris, Larousse,
- ↑ (it) A. Gasparetto, Il vetro di Murano dalle Origini, Venise, Pozza,
- ↑ (en) Simone Cagno, « Study of medieval glass fragments from Savona (Italy) and their relation with the glass produced in Altare », Journal of Archaeological Science, (lire en ligne)
- ↑ (en) Hugh Tait, 5000 Years of Glass, Londres, British Museum Press, , 280 p. (ISBN 978-0-7141-5095-6 et 0-7141-5095-9)

