| Angrogna | |
Armoiries |
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| Noms | |
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| Nom français | Angrogne |
| Nom occitan | Angruenha |
| Nom piémontais | Angreugna |
| Administration | |
| Pays | |
| Région | |
| Ville métropolitaine | |
| Code postal | 10060 |
| Code ISTAT | 001011 |
| Code cadastral | A295 |
| Préfixe tél. | 0121 |
| Démographie | |
| Gentilé | angrognini |
| Population | 882 hab. (31-12-2010[1]) |
| Densité | 23 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 44° 51′ 00″ nord, 7° 13′ 00″ est |
| Altitude | Min. 782 m Max. 782 m |
| Superficie | 3 800 ha = 38 km2 |
| Divers | |
| Saint patron | San Lorenzo |
| Fête patronale | 10 août |
| Localisation | |
Localisation dans la ville métropolitaine de Turin. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
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Angrogna (en occitan, Ëngrëugna ; en français, Angrogne) est une commune italienne de la ville métropolitaine de Turin dans la région Piémont en Italie.
Histoire
Déjà habitée à l'époque préhistorique, comme en témoignent les gravures rupestres présentes, elle devint bientôt aussi le territoire de quelques colonies celto-liguriennes[5]; cependant, étant une commune de montagne isolée, elle n'a pas suscité d'intérêt pour la domination territoriale au cours des siècles, contrairement, par exemple, aux villes plus importantes de la basse vallée de Torre Pellice et de Luserna San Giovanni.
Cela fit d'Angrogna une sorte d'oasis naturelle quasi intacte, servant souvent de refuge au cours de l'histoire, au point qu'elle porte aujourd'hui le titre de Terre de Liberté. Les premiers à s'y installer furent les protestants calvinistes de la communauté vaudoise qui, depuis le Moyen Âge, avaient souvent été contraints de s'isoler lors des persécutions savoyardes. En 1532, un synode réunissant toutes les Églises vaudoises d'Italie, de France, de Calabre et des Pouilles se tint à Chanforan. À cette occasion, il fut décidé de rejoindre la Réforme protestante et de lancer l'impression de la « Bible olivétaine », qui serait publiée trois ans plus tard. En 1555, la première église protestante de la péninsule fut fondée.
Angrogna, jadis fief de la famille Luserna, fut élevée au rang de marquisat en 1636, sous le règne d'Emmanuel Manfredi. L'instauration du culte public vaudois s'accompagna cependant d'une persécution féroce de ses adeptes.
En 1680, elle était devenue la commune la plus peuplée des vallées, avec 2 250 habitants. Au cours du XVIIe siècle, alors que la persécution des Vaudois s'intensifiait, elle fut détruite à plusieurs reprises. En 1686, Victor-Amédée II, conformément à la politique de Louis XIV, roi de France, entreprit l'expulsion systématique des Vaudois de leurs vallées.
Angrogna fut parmi les communes les plus durement touchées : les troupes locales détruisirent les maisons vaudoises, les exproprièrent de leurs terres et les cédèrent à d'autres agriculteurs catholiques venus d'autres régions du Piémont. Après la réconciliation avec Victor-Amédée, les Vaudois retournèrent en ville, mais le village ne retrouva jamais la taille et l'importance qu'il avait atteintes avant les persécutions.
Il convient de mentionner tout particulièrement le hameau de Pradeltorno, bastion naturel de par sa configuration géographique, qui fut le centre de la résistance vaudoise du XVe au XVIIIe siècle. La paix dans la région ne fut rétablie que grâce à l'intervention de Charles-Albert de Savoie, qui accorda aux Vaudois des droits civils et politiques le .
Administration
Édiles
- Baussan,
- Martel,
- Pradeltorno,
- San Lorenzo (le chef lieu en occitan "Ruà della Ghieisa"),
- Serre
Communes limitrophes
- Au Nord : Perrero, Pramollo et San Germano Chisone,
- Au Nord-Ouest : Prarostino, Bricherasio,
- Au Sud : Luserna San Giovanni, Torre Pellice et Villar Pellice,
- À l'Ouest : Prali.
Lieux et monuments
Édifices religieux

- Église Saint Laurent (San Lorenzo).
- Temple vaudois du Ciabàs.
Le Temple vaudois du Ciabas (ou Chabàs), situé au hameau de San Lorenzo, occupe l'emplacement où fut construit, en 1555, le premier temple vaudois qui fut aussi le premier que les troupes d'Emmanuel-Philibert "Tête de Fer" détruisirent.
Reconstruit, il fut livrè aux flammes, en 1655, pendant les Pâques Piémontaises. Reconstruit une troisième fois, il fut rasé, en 1686, pendant le Printemps de sang.
L'édifice actuel fut construit en 1708, et demeura jusqu'en 1807, le seul lieu de culte autorisé pour la communauté de Saint Jean. Il abrite les sépultures d'officiers allemands ou suisses qui servirent dans les armées de la Maison de Savoie.
Le plus fameux d'entre eux est Karl-Sigmund von Leutrum dont la carrière servi de base au texte de la chanson populaire piémontaise Barôn Litrôn.
- Temple vaudois de Pradeltorno.
- Temple vaudois de Saint Laurent (San Lorenzo).
- Temple vaudois du Serre.
Le temple vaudois du Serre occupe l'emplacement de celui qui fut édifié après la Glorieuse rentrée. Le bâtiment actuel fut construit en 1876 à l'initiative du pasteur Bonnet. - Stèle commémorative du Synode de Chanforan
Cette stèle commémore l'emplacement où se réunirent en 1532, les Barbes qui décidèrent de l'adhésion de leur mouvement à la Réforme.
Personnages liés à la commune
Musées
- Musée école Odin-Bertot.
- Musée de la femme.
Beautés naturelles
- Grotte de la Gheisa de la Tana.
La grotte appelée Gheisa d'la Tana est une vaste caverne naturelle qui, comme son nom (l'Église de la grotte) l'indique et selon la tradition locale, servit de refuge et de lieu de culte, aux vaudois, pendant certaines périodes de persécution.
Edmondo De Amicis l'a évoquée dans son ouvrage «Alle porte d’Italia» (Aux portes de l'Italie)[note 1].
Notes
- ↑
Récit de la visite de Edmondo de Amicis à la "Ghieisia d'la tana..., une des merveilles du Val d'Angrogna". Page 205."Guieiza" signifie "église" en Piémontais. "Ghièisa" signifie la même chose en Occitan
(it) « Alle porte d'Italia.impressione della nuova ed. del 1888, riveduta dall'autore, con l'aggiunta di due capitoli. Edmondo de Amicis. Fratelli Treves - Milano - 1899. », sur openlibrary.org (consulté le )
Références
- ↑ (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
Liens externes
(it) « Site institutionnel de la Commune d'Angrogne. Territorio e storia (Territoire et Histoire). »(Archive.org • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?), sur Comune di Angrogna/Commune d'Angrogne (consulté le )
