Technopedia Center
PMB University Brochure
Faculty of Engineering and Computer Science
S1 Informatics S1 Information Systems S1 Information Technology S1 Computer Engineering S1 Electrical Engineering S1 Civil Engineering

faculty of Economics and Business
S1 Management S1 Accountancy

Faculty of Letters and Educational Sciences
S1 English literature S1 English language education S1 Mathematics education S1 Sports Education
  • Registerasi
  • Brosur UTI
  • Kip Scholarship Information
  • Performance
  1. Weltenzyklopädie
  2. Aye-aye — Wikipédia
Aye-aye — Wikipédia 👆 Click Here! Read More..
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Chiromyiformes)

Daubentonia madagascariensis

Daubentonia madagascariensis
Description de cette image, également commentée ci-après
Aye-Aye
Classification MSW
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Mammalia
Ordre Primates
Sous-ordre Strepsirrhini

Infra-ordre

Chiromyiformes
Anthony & Coupin, 1931

Famille

Daubentoniidae
Gray, 1863

Genre

Daubentonia
É. Geoffroy, 1795

Espèce

Daubentonia madagascariensis
(Gmelin, 1788)

Statut de conservation UICN

( EN )( EN )
EN A2cd+4cd : En danger

Statut CITES

Sur l'annexe I de la CITES Annexe I , Rév. du 01/07/1975

L'aye-aye[1] (Daubentonia madagascariensis) est une espèce de primate strepsirrhinien qui vit à Madagascar. C'est la seule espèce du genre Daubentonia, lui-même seul membre de la famille des daubentonidés. Elle est considérée comme vulnérable à l'extinction selon l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Description

[modifier | modifier le code]
 v · d · m  Formule dentaire
mâchoire supérieure
3 1 0 1 1 0 1 3
3 0 0 1 1 0 0 3
mâchoire inférieure
Total : 18
L'aye-aye est le seul
primate à avoir 18 dents

L'aye-aye est un primate très particulier qui a des caractères dérivés nombreux et assez singuliers. Ses incisives rappellent celles des rongeurs, ses oreilles celles des chauve-souris et sa queue celle des écureuils. Enfin, il possède une adaptation particulière, le troisième doigt de la main est extrêmement allongé. Il a un mode de vie arboricole, ce qui le fait occuper une niche écologique voisine de celles des pics ou des écureuils sur les autres continents comme l'Europe.

Il mesure de 75 à 90 cm de long – dont 44 à 53 pour la queue – et pèse de 2 à 3 kg. Les deux sexes sont apparemment impossibles à identifier[2].

Il est insectivore et frugivore. Il déloge des larves d'insectes xylophages qu'il détecte en tapotant les troncs avec son doigt spécialisé et auxquelles il accède en élargissant les orifices en déchiquetant les couches supérieures avec ses incisives et qu'il déniche finalement avec son grand doigt muni d'une griffe. À d'autres périodes de l'année, c'est pour extraire le cœur spongieux des gales sur les branches d'Eugenia que son doigt spécialisé lui est utile.

C'est le seul des primates à posséder 18 dents. En effet, les espèces du sous-ordre des strepsirrhinien, dont l'aye-aye fait partie, possèdent généralement 36 dents (2 incisives, 1 canine, 3 prémolaires et 3 molaires par demi-mâchoire). Le Daubentonia est une exception et on assiste à une oligodontie (réduction importante du nombre de dents). En effet, celui-ci a perdu: 4 incisives, les 4 canines, et 10 prémolaires (4 au niveau de l'arcade supérieure, et 6 au niveau de l'arcade inférieure). Le Daubentonia ne présente plus de canine, ni de prémolaire au niveau de l'arcade dentaire inférieure.

L'aye-aye est un animal en général solitaire et nocturne, discret et difficile à observer.

Il construit des nids de feuilles généralement de forme ovoïde avec un trou d'une quinzaine de centimètres de diamètre dans les badamiers (Terminalia sp.), les hintsinas (Afzelia bijuga),les copaliers (Trachylobium verucosum), les manguiers, les litchis et les cocotiers, souvent très haut entre 10 et 15 m au-dessus du sol. Il possède fréquemment de deux à cinq nids[3].

La gestation de la femelle aye-aye est de 166 jours. Après sa naissance il doit rester environ un an avec sa mère.

Illustration de Joseph Wolf montrant le 3e doigt allongé

Découverte, classification et taxinomie

[modifier | modifier le code]

L'aye-aye a été décrit pour la première fois par Pierre Sonnerat dans son Voyage aux Indes orientales et à la Chine, publié en 1782. Le naturaliste allemand Johann Friedrich Gmelin le nomme Sciurus madagascariensis et le place donc parmi les écureuils (genre Sciurus). En 1795, Étienne Geoffroy Saint-Hilaire propose de lui créer un genre particulier, qu'il nomme Daubentonia, en l'honneur de son mentor Louis Jean-Marie Daubenton. Georges Cuvier, pour qui l'aye-aye est un rongeur, renomme le genre en Cheiromys avec l'accord de Geoffroy, car « l'usage de donner des noms d'homme n'est point reçu en zoologie comme en botanique »[4].

Phylogénie

[modifier | modifier le code]

Phylogénie des infra-ordres actuels de primates, d'après Perelman et al. (2011)[5] :

Primates 
 Haplorrhini 

Simiiformes (singes)



Tarsiiformes (tarsiers)



 Strepsirrhini 

Lorisiformes (loris, galagos…)




Chiromyiformes (l'aye-aye)



Lemuriformes (lémuriens)





Sous-espèce

[modifier | modifier le code]
  • †Aye-Aye géant (Daubentonia madagascariensis robusta)

Répartition et habitat

[modifier | modifier le code]

Il vit dans la forêt de Madagascar et dans les cavernes à flanc de montagnes.

Répartition

L'aye-aye dans la culture malgache

[modifier | modifier le code]

Daubentonia madagascariensis, appelé communément aye-aye par les populations locales, tient une place très particulière dans le bestiaire malgache. De multiples légendes courent sur cet animal aux mœurs nocturnes. Si le nombre d'individus a chuté au cours des dernières décennies, en revanche le mythe de l'animal maléfique s'est conservé, transmis de génération en génération. On considère ainsi qu'il porte malheur s'il apparaît dans ou aux abords des habitations et qu'il possède des pouvoirs de sorcellerie grâce à son majeur démesuré, dont se servent les devins.

L'aye-aye dans la culture internationale

[modifier | modifier le code]

L'aye-aye est principalement présent dans les films d'animation Madagascar et Rango.

La franchise de jeux vidéos Pokémon lui a aussi dédié une de ses créatures, « Tag-Tag » (9e génération)[6].

Bibliographie

[modifier | modifier le code]
  • Claire Harpet, Le Lémurien : du sacré et de la malédiction, L'Harmattan, Paris, 2000.
  • (en) R.-A. Mittermeier et al., Lemurs of Madagascar, Tropical field book series, Conservation International, 2006 (2e éd.).

Galerie

[modifier | modifier le code]
  • Scan 3D d'un crâne de aye-aye
    Scan 3D d'un crâne de aye-aye

Liens externes

[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Aye-aye, sur Wikimedia Commons

Infra-ordre Chiromyiformes

[modifier | modifier le code]
  • (en) Mammal Species of the World (3e  éd., 2005) : Chiromyiformes Anthony and Coupin, 1931
  • (en) Animal Diversity Web : Chiromyiformes
  • (en) NCBI : Chiromyiformes (taxons inclus)

Famille Daubentoniidae

[modifier | modifier le code]
  • (en) Mammal Species of the World (3e  éd., 2005) : Daubentoniidae Gray, 1863
  • (en) Catalogue of Life : Daubentoniidae Gray, 1863 (consulté le 11 décembre 2020)
  • (en) Paleobiology Database : Daubentoniidae Gray 1863
  • (fr) CITES : taxon Daubentonia madagascariensis (sur le site du ministère français de l'Écologie) (consulté le 13 mai 2015)
  • (fr + en) ITIS : Daubentoniidae Gray, 1863
  • (en) Animal Diversity Web : Daubentoniidae
  • (en) NCBI : Daubentoniidae (taxons inclus)
  • (en) UICN : taxon Daubentoniidae (consulté le 5 janvier 2023)
  • (fr + en) CITES : famille Daubentoniidae (sur le site de l’UNEP-WCMC)

Genre Daubentonia

[modifier | modifier le code]
  • (en) Catalogue of Life : Daubentonia É. Geoffroy Saint-Hilaire, 1795 (consulté le 11 décembre 2020)
  • (en) Paleobiology Database : Daubentonia Geoffroy 1795
  • (fr + en) ITIS : Daubentonia É. Geoffroy Saint-Hilaire, 1795
  • (en) Animal Diversity Web : Daubentonia
  • (en) NCBI : Daubentonia (taxons inclus)
  • (en) UICN : taxon Daubentonia (consulté le 5 janvier 2023)
  • (fr + en) CITES : genre Daubentonia (sur le site de l’UNEP-WCMC)
  • (en) Mammal Species of the World (3e  éd., 2005) : Daubentonia É. Geoffroy, 1795

Espèce Daubentonia madagascariensis

[modifier | modifier le code]
  • (en) Mammal Species of the World (3e  éd., 2005) : Daubentonia madagascariensis
  • (fr + en) ITIS : Daubentonia madagascariensis (Gmelin, 1788)
  • (en) Animal Diversity Web : Daubentonia madagascariensis
  • (en) NCBI : Daubentonia madagascariensis (taxons inclus)
  • (en) UICN : espèce Daubentonia madagascariensis (Gmelin, 1788) (consulté le 13 mai 2015)
  • (en) CITES : Daubentonia madagascariensis (Gmelin, 1788) (+ répartition sur Species+) (consulté le 13 mai 2015)
  • (en) Fonds documentaire ARKive : Daubentonia madagascariensis
  • Fiche descriptive (en anglais)

Menaces et conservation

[modifier | modifier le code]
Aye-aye victime de chasse.

Cette espèce est en danger d'extinction en raison de la déforestation mais est également victime de la chasse des Malgaches, beaucoup considérant l'animal comme un être maléfique[7].

Le aye-aye est une des dix-huit espèces de primates de Madagascar à avoir été incluse entre 2000 et 2020 dans la liste des 25 espèces de primates les plus menacées au monde (2016 ; 2018).

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. ↑ Annexes au Journal officiel des Communautés européennes du 18 décembre 2000. Lire en ligne.
  2. ↑ « http://www.tsimbazaza.com/lemur-house-tsimbazaza.html »(Archive.org • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?) (consulté le 28 septembre 2017)
  3. ↑ Jean-Jacques Petter (préf. Yves Coppens, ill. François Desbordes), Primates, Nathan, 2010, 256 p. (ISBN 978-2-09-260543-1), L'aye-aye, un primate différent des autres pages 84 à 91
  4. ↑ Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, Muséum d'Histoire Naturelle de Paris, Catalogue méthodique de la collection des mammifères, de la collection des oiseaux et des collections annexes : Catalogue des Primates, Paris, Gide et Baudry, 1851, 96 p. (lire en ligne), p. 85
  5. ↑ (en) P. Perelman, W. E. Johnson, C. Roos, H. N. Seuánez, J. E. Horvath, M. A. M. Moreira, B. Kessing, J. Pontius, M. Roelke, Y. Rumpler, M. P. Schneider, A. Silva, S. J. O'Brien et J. Pecon-Slattery, « A molecular phylogeny of living primates », PLoS Genetics, vol. 7, no 3,‎ 2011, e1001342 (PMID 21436896, PMCID 3060065, DOI 10.1371/journal.pgen.1001342, lire en ligne)
  6. ↑ (en) « Grafaiai », sur bulbapedia.bulbagarden.net.
  7. ↑ Rédaction National Géographic, « L'aye-aye, l'étrange primate que l'on prenait pour un démon », sur National Geographic, 7 août 2023 (consulté le 18 juin 2024)
v · m
Lémuriens
  • Règne : Animal
  • Embranchement : Chordata
  • Classe : Mammifères
  • Ordre : Primates
  • Sous-ordre : Strepsirrhiniens
  • Infra-ordre : Lemuriformes
Cheirogaleidae
  • Microcèbes (Microcebus)
  • Chirogales (Cheirogaleus)
  • Lémuriens à fourche (Phaner)
  • Microcèbes géants (Mirza)
  • Allocèbe (Allocebus)
Lepilemuridae
  • Lépilémurs (Lepilemur)
Lemuridae
  • Lémurs vrais (Eulemur)
  • Lémurs bambou (Hapalemur)
  • Varis (Varecia)
  • Maki catta (Lemur)
  • Grand Hapalémur (Prolemur)
  • † Pachylemur
Indriidae
  • Avahis (Avahi)
  • Article de qualité Sifakas (Propithecus)
  • Babakoto (Indri)
Daubentoniidae
  • Aye-aye (Daubentonia)
† Megaladapidae
  • † Megaladapis
† Archaeolemuridae
  • † Archaeolemur
  • † Hadropithecus
† Palaeopropithecidae
  • † Mesopropithecus
  • Bon article † Babakotia
  • † Palaeopropithecus
  • † Archaeoindris
  • Liste des espèces
  • Taxinomie
  • Article de qualité Histoire évolutive
  • Lémurien subfossile
  • Faune de Madagascar
  • Aires protégées de Madagascar
  • icône décorative Portail de Madagascar
  • icône décorative Portail des primates
Ce document provient de « https://fr.teknopedia.teknokrat.ac.id/w/index.php?title=Aye-aye&oldid=229032368 ».
Catégories :
  • Statut UICN En danger
  • CITES annexe I
  • Daubentoniidae
  • Primate (nom vernaculaire)
  • Primate endémique de Madagascar
Catégories cachées :
  • Article contenant un lien mort
  • Taxobox utilisant la classification MSW
  • Article avec taxobox-animal
  • Taxobox début par provenance de l'image - A
  • Article utilisant une Infobox
  • Catégorie Commons avec lien local différent sur Wikidata
  • Portail:Madagascar/Articles liés
  • Portail:Afrique/Articles liés
  • Portail:Primates/Articles liés
  • Portail:Mammifères/Articles liés
  • Portail:Zoologie/Articles liés
  • Portail:Biologie/Articles liés
  • Portail:Sciences/Articles liés
  • Projet:Biologie/Pages liées

  • indonesia
  • Polski
  • الرية
  • Deutsch
  • English
  • Español
  • Français
  • Italiano
  • مصر
  • Nederlands
  • 本語
  • Português
  • Sinugboanong Binisaya
  • Svenska
  • Українска
  • Tiếng Việt
  • Winaray
  • 中文
  • Русски
Sunting pranala
Pusat Layanan

UNIVERSITAS TEKNOKRAT INDONESIA | ASEAN's Best Private University
Jl. ZA. Pagar Alam No.9 -11, Labuhan Ratu, Kec. Kedaton, Kota Bandar Lampung, Lampung 35132
Phone: (0721) 702022
Email: pmb@teknokrat.ac.id