Technopedia Center
PMB University Brochure
Faculty of Engineering and Computer Science
S1 Informatics S1 Information Systems S1 Information Technology S1 Computer Engineering S1 Electrical Engineering S1 Civil Engineering

faculty of Economics and Business
S1 Management S1 Accountancy

Faculty of Letters and Educational Sciences
S1 English literature S1 English language education S1 Mathematics education S1 Sports Education
  • Registerasi
  • Brosur UTI
  • Kip Scholarship Information
  • Performance
  1. Weltenzyklopädie
  2. Chute de Robespierre — Wikipédia
Chute de Robespierre — Wikipédia 👆 Click Here! Read More..
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Chute de Robespierre
(9 thermidor an II)
Description de cette image, également commentée ci-après
La nuit du 9 au 10 thermidor an II, gravure coloriée de Jean-Joseph-François Tassaert d'après Fulchran-Jean Harriet, musée Carnavalet, vers 1796. Il s'agit de la plus célèbre représentation de l'événement, « vision officielle et grandiloquente qui accrédite la version selon laquelle Robespierre aurait été blessé par le gendarme Merda[1]. »
Chute de Robespierre
9 thermidor an II (27 juillet 1794) La Convention nationale renverse et arrête Maximilien de Robespierre, Georges Couthon, Joseph Le Bas, Augustin de Robespierre, Louis Antoine de Saint-Just... mettant fin au pouvoir des jacobins.

modifier

La chute de Robespierre est consécutive à une série d'événements qui se sont déroulés du 8 thermidor an II (26 juillet 1794) vers midi, au 10 thermidor (28 juillet). Ils marquent la fin de la période que l’on a, a posteriori, appelée la Terreur.

Cet événement est dénommé 9 Thermidor (27 juillet), correspondant au jour de l'arrestation de Robespierre à la Convention nationale, et ouvre la période dite de la Convention thermidorienne[2].

Événement central de la Révolution française, le 9 Thermidor marque la rupture entre le gouvernement d’exception et la phase thermidorienne de la Convention.

8 thermidor, à la Convention

[modifier | modifier le code]
Discours de Robespierre du 26 juillet 1794, Archives nationales.

À la Convention, le 8 thermidor an II, vers midi, Robespierre monte à la tribune et lit son discours. Il commence par se justifier sur la manière dont est appliquée la loi du 22 prairial. Il revendique sa part de responsabilité dans le système de la Terreur, tout en rejetant ses excès sur ses adversaires — notamment — sans les nommer[2] — les représentants qu’il a fait rappeler de mission : Carrier, Fouché, Barras, Fréron et Tallien. Il s’indigne des listes de proscription qu’on lui attribue, puis répond à ceux qui l’accusent de tyrannie.

Robespierre retrace ensuite les différentes phases de l’attaque menée contre lui et désigne ses ennemis par des allusions transparentes : les anciens représentants en mission qu’il a rappelés, plusieurs membres du Comité de sûreté générale qui sabotent selon lui l’action du gouvernement, et enfin certains membres du Comité de salut public. Le seul dont Robespierre prononce le nom est Cambon, responsable de la Trésorerie nationale. Robespierre propose alors d’« épurer » le Comité de salut public et de rétablir l’unité du gouvernement sous l’autorité de la Convention nationale. Mais la conclusion de son discours, selon l’historienne Françoise Brunel, « revêt une évidence tragique et (…) suicidaire », comme si « le retour à la centralité démocratique paraissait impossible, vain l’appel à la Convention, irréalisable la démocratie, perdue la Révolution »[3]. Il achève sa harangue par ces mots : « Je suis fait pour combattre le crime, non pour le gouverner. Le temps n’est point arrivé où les hommes de bien peuvent servir impunément la patrie ; les défenseurs de la liberté ne seront que des proscrits tant que la horde des fripons dominera »[4].

À la fin de son intervention, Lecointre demande l’impression du discours. Bourdon de l’Oise s’y oppose et réclame le renvoi du texte aux Comités avant toute impression. Barère insiste pour l’impression, et Couthon propose un amendement : l’envoi du discours à toutes les communes de France. La Convention adopte sa proposition.

C’est alors que Cambon s’élance à la tribune pour répondre à Robespierre, ayant été le seul cité nommément. Il défend sa gestion des finances et s’écrie : « Il est temps de dire la vérité tout entière : un seul paralysait la volonté de la Convention nationale ; cet homme est celui qui vient de faire le discours, c’est Robespierre ; ainsi, jugez. » Ses paroles provoquent des applaudissements nourris et changent le ton du débat. L’opposition exige immédiatement l’ajournement de l’envoi du discours aux communes. Thirion demande la révocation du décret d’impression, qui est adoptée. Le discours sera imprimé, mais non diffusé dans les communes de la République[5]. Robespierre ne trouve alors qu’une seule voix pour le soutenir, celle de Couthon. Cet affrontement entre Robespierre et Cambon illustra la rupture entre la morale politique révolutionnaire — fondée sur la vertu et la suspicion — et la logique administrative et budgétaire d’un gouvernement républicain cherchant à restaurer l’équilibre financier et la stabilité des institutions.

8 thermidor au soir, au Club des Jacobins

[modifier | modifier le code]
Robespierre s'exprime devant le club des Jacobins, le soir du 8 thermidor an II.
Illustration d'Auguste Raffet, XIXe siècle.

Robespierre se rend le soir aux Jacobins avec Couthon. Collot d'Herbois et Billaud-Varenne l’ont devancé et demandent la parole, c’est Robespierre qui l’obtient. Il relit son discours prononcé à la Convention et termine par cette péroraison[6] :

« Frères et amis, c’est mon testament de mort que vous venez d’entendre. Mes ennemis, ou plutôt ceux de la République sont tellement puissants et tellement nombreux que je ne puis me flatter d’échapper longtemps à leurs coups. C’en est assez pour moi, mais ce n’est pas assez pour la chose publique. Vous contenterez-vous de me plaindre ? Ne saurez-vous pas me défendre ou me venger ? La Convention a voulu vous humilier aujourd’hui par un insolent décret. Héros du 31 mai et toi brave Hanriot, avez-vous oublié le chemin de la Convention ? …Si vous me secondez les traîtres auront subi dans quelques jours le sort de leurs devanciers. Si vous m’abandonnez, vous verrez avec quel calme je saurai boire la ciguë… »

Les Jacobins l’acclament. Couthon propose que le club chasse de son sein tous les membres des comités qui ont voté à la Convention contre le discours de Robespierre et il en donne la liste. L'exclusion est votée, et ceux qui sont présents à la séance sont expulsés, frappés de coups et insultés[7]. Collot d'Herbois demande la parole et monte à la tribune, mais le vacarme l’empêche de parler, Billaud-Varenne réclame avec énergie la parole, inutilement. Ils sont chassés de la salle sous les huées et les cris « À la guillotine ! ».

Face à Robespierre se forme alors une vaste coalition menée par Billaud, Collot, Vadier, Amar et Lecointre, rejoints par quelques hébertistes et dantonistes. Robespierre est soutenu par le club des Jacobins, l’état-major de la Garde nationale dirigé par Hanriot, la Commune avec Fleuriot-Lescot et Payan, certains membres du Tribunal et de la justice, avec Herman, Dumas et Coffinhal.

Robespierre espère ressaisir la majorité parlementaire à la Convention le lendemain. Il ne croit pas possible que ses ennemis puissent entraîner l'Assemblée[8].

Nuit du 8 thermidor au 9 thermidor, au Comité de salut public

[modifier | modifier le code]
Collot d'Herbois chassé du club des Jacobins, le soir du 8 thermidor an II.
Illustration d'Alfred Johannot, XIXe siècle.

Dans la salle des délibérations du Comité, au premier étage du pavillon de l’Égalité, Saint-Just, arrivé depuis huit heures, rédige un discours qu’il doit prononcer le lendemain, destiné à apaiser les passions qui agitent la Convention ébranlée par le discours de Robespierre. Revenus au Comité, Billaud-Varenne et Collot d'Herbois l'apostrophent, voulant lui faire avouer qu’il prépare leur acte d’accusation. Saint-Just s’engage alors à leur soumettre son discours.

Craignant une insurrection de la Commune, Barère fait convoquer le maire Fleuriot-Lescot et Payan. Billaud veut faire arrêter les deux hommes. Saint-Just s’y oppose. Pendant quatre heures de suite, on les retient dans l’espoir de désorganiser les préparatifs d’une éventuelle insurrection puis on les laisse partir. Au lever du jour, Saint-Just quitte le Comité en promettant de revenir lire son rapport vers dix heures. Dans la matinée, Barère, Billaud, Collot et Carnot attendent Saint-Just. À dix heures, Collot va présider la séance de la Convention. Vers midi se présente un huissier porteur d’un billet de Saint-Just : « L’injustice a fermé mon cœur ; je vais l’ouvrir tout entier à la Convention nationale ». Barère, Billaud et Carnot se précipitent à la Convention.

Paris, nuit du 8 au 9 thermidor

[modifier | modifier le code]
Laurent Lecointre, député de Seine-et-Oise, considéré comme l’un des instigateurs du 9 thermidor.

Les opposants à Robespierre se mobilisent, sans qu’on puisse parler d’une véritable « conspiration » organisée[9].

Le rôle de Barras et de Tallien, directement visés par le discours du 8 thermidor, est déterminant. D’anciens représentants en mission rappelés à Paris, comme Lebon ou Carrier, partagent cette hostilité sans participer à l’organisation de la chute.

Dans la nuit, plusieurs députés cherchent à rallier des membres influents de Plaine en promettant un retour à la légalité républicaine. L’adhésion prudente de Carnot et de Barère rassure les indécis et garantit l’appui parlementaire nécessaire[10].

Neuf membres des Comités de salut public et de sûreté générale se réunissent ensuite en secret et conviennent qu’il faut en finir. Selon Barras, « nous devions tous mourir s’il ne mourait pas ». Il s’agit moins d’un accord politique que d’une convergence de peurs, de rancunes et de réflexes de survie.

La Convention avait perdu près de 140 députés en treize mois — exécutés, suicidés ou morts en prison —, ce qui contribua à installer un climat de méfiance généralisée[11].

Dans ce contexte d’épuisement politique, les deux tendances ennemies, indulgents et exagérés, finirent par s’unir contre Robespierre.

Laurent Lecointre joue un rôle moteur : il contacte successivement Lindet le 6 thermidor, puis Vadier le 7. Autour de lui se regroupent Barère, Barras, Tallien, Fréron, Thuriot, Courtois, Rovère, Garnier de l’Aube et Guffroy, qui préparent chacun leur intervention pour la séance du lendemain.

Ils conviennent de faire arrêter d’abord Hanriot et ses aides de camp, Dumas, la famille Duplay et l’imprimeur Charles-Léopold Nicolas, afin d’isoler Robespierre de ses soutiens immédiats[12].

9 thermidor, à la Convention

[modifier | modifier le code]
Tallien brandissant un poignard à la tribune, gravure de Lecouturier d’après Raffet (1847).
La chute de Robespierre à la Convention le 27 juillet 1794 par Max Adamo

La séance s’ouvre en fin de matinée. Vers midi, Saint-Just se présente à la tribune pour lire le rapport confié la veille par les Comités. Contrairement aux usages, il n’avait soumis son texte ni au Comité de salut public ni au Comité de sûreté générale, ce qui est immédiatement perçu comme un acte de défiance par Billaud-Varenne, Collot d’Herbois et Carnot[13].

Ses premières phrases provoquent une protestation générale ; il s’interrompt et reste silencieux, incapable de reprendre. Plusieurs témoins ont vu dans cette hésitation le moment où l’Assemblée bascula[14].

Robespierre tente alors de se faire entendre. Il est hué et se dirige vers les bancs de gauche ; on lui crie : « Condorcet siégeait là ! » L’allusion — assimilant Robespierre à un aspirant dictateur — le réduit au silence. Les interruptions se multiplient et la Convention refuse désormais de lui accorder la parole[15].

La tension atteint son comble. Le montagnard Louis Louchet demande un décret d’arrestation contre Robespierre, adopté sans opposition. Sur leur demande, l’arrêt touche également Augustin Robespierre, Couthon, Saint-Just et Le Bas. Sur proposition des Comités, un second décret étend la mesure à plusieurs de leurs principaux soutiens administratifs.

En milieu d’après-midi, les cinq députés arrêtés sont conduits au Comité de sûreté générale. Ils sont ensuite dispersés dans différentes prisons de Paris, (Luxembourg, La Bourbe, Écossais, La Force), comme il était d’usage pour les arrestations jugées sensibles.Le transfert s’effectue dans une grande confusion administrative : la Convention, la Commune et les autorités policières agissent sans coordination claire[16].

Nuit du 9 au 10 thermidor, à la Commune et à la Convention

[modifier | modifier le code]

La soirée du 9 thermidor

[modifier | modifier le code]
Décret mettant hors la loi les robespierristes.
Décret visant la Commune.

Lorsque l’arrestation de Robespierre est annoncée vers dix-sept heures, la Commune réagit immédiatement : elle convoque son conseil général à l’Hôtel de Ville, vote une motion d’insurrection, ordonne la sonnerie du tocsin et intime aux concierges des prisons de refuser tout nouveau détenu. L’objectif est clair : empêcher l’emprisonnement des députés proscrits par la Convention.

Le général de la Garde nationale, François Hanriot, reçoit l’ordre de secourir les cinq députés arrêtés. Peu après son départ, il se rend aux Tuileries pour les délivrer, mais, dans la confusion, il est neutralisé par les gendarmes et enfermé dans la même salle qu’eux. Cet épisode prive la Commune de son chef effectif au moment décisif.

Pendant ce temps, les cinq députés sont dispersés dans différentes prisons. Les récits tardifs d’un refus d’écrouer Robespierre au Luxembourg étant incertains et contradictoires, la plupart des historiens modernes insistent surtout sur la désorganisation générale et l’absence de commandement effectif.

Les sections armées, convoquées par la Commune, ne se mobilisent que très partiellement. Faute d’ordres clairs, de vivres et d’un commandement reconnu, leur rassemblement se disloque au fil de la soirée, laissant la Commune isolée.

La nuit du 9 au 10 thermidor

[modifier | modifier le code]

Malgré l’appel de la Commune, les forces populaires concentrées sur la place de Grève — 2 000 à 3 000 sans-culottes, appuyés par une trentaine de canons — restent inactives. L’absence de chefs, l’arrestation de Hanriot et les hésitations du Comité d’exécution paralysent l’insurrection. Soumis aux émissaires de la Convention ou gagnés par le découragement, les détachements venus des sections commencent à refluer vers leurs quartiers.

« À 10 heures du soir, presque toutes les sections étaient massées devant la Commune ; à 2 heures du matin, c’était l’inverse », résume Albert Mathiez, décrivant ce basculement progressif[17].

Consciente de l’évolution défavorable, la Commune envoie à plusieurs reprises un billet pressant à Robespierre afin qu’il vienne accélérer les décisions. Dès l’annonce de sa mise hors la loi, il se rend à l’Hôtel de Ville, bientôt rejoint par Le Bas et Saint-Just après leur libération par les patriotes des sections voisines. Le Comité d’exécution prend alors une résolution capitale : l’arrestation immédiate des membres des comités et des principaux députés hostiles. Mais l’ordre, qui aurait pu changer l’issue de la journée s’il avait été lancé plus tôt, ne rencontre plus aucune force disposée à l’exécuter.

Paralysée, la Commune multiplie les délibérations. La masse des sans-culottes, épuisée par des heures d’attente, sans mot d’ordre clair, commence à se dissoudre.

Après minuit

[modifier | modifier le code]
Portrait de Robespierre par François-Auguste Parseval-Grandmaison, réalisé pendant la séance du 9 thermidor.

Aux alentours de minuit, les partisans de Robespierre le pressent d’agir : monter à cheval, haranguer les sections, appeler l’École de mars ou marcher sur la Convention. Robespierre refuse, préférant rédiger une proclamation. La rédaction s’éternise : deux heures plus tard, lorsque le texte est enfin mis au net, la Convention a déjà envoyé ses troupes vers l’Hôtel de Ville.

Soboul explique l’immobilisme des sections par la démoralisation qui suivit l’exécution des principaux hébertistes quatre mois plus tôt ; d’autres historiens, comme Hervé Leuwers ou Colin jones (en), insistent surtout sur le manque d’instructions cohérentes et sur l’usure politique de la Commune. Dans tous les cas, l’initiative ne vient plus d’aucune force populaire organisée.

Entre minuit et deux heures du matin, la place de Grève se vide progressivement. Selon le rapport du conventionnel Courtois, seuls quatre cents sans-culottes de trois sections demeurent encore massés devant la Maison-Commune[18].

L’assaut de l’Hôtel de Ville

[modifier | modifier le code]
Le Matin du 10 thermidor (1877), de Lucien Mélingue. Dans ce tableau qui valut à son auteur la médaille du Salon de 1877, Robespierre est représenté sur une table, blessé à la mâchoire, entouré par les gendarmes dans la salle de l'Hôtel de Brionne. À ses cotés assis, Saint-Just.

Vers deux heures du matin, à Petit Luxembourg, un détachement d’environ 150 gendarmes, conduit par Merda, reçoit l’ordre de prendre le Pont Neuf et passer le Comité de sûreté générale (installé à l’Hôtel de Brionne dans la Rue du Carrousel), avant de marcher sur l’Hôtel de Ville par la rue de Rivoli. Barras a pris quai Pelletier. Sous le feu des canons installés par la Commune sur la place de Grève, les gendarmes forcent l’entrée et pénètrent dans le bâtiment.

Au premier étage, Robespierre, Saint-Just, Couthon et leurs proches se sont retirés dans le secrétariat. Selon le récit de Merda — corroboré par les rapports médicaux contemporains — celui-ci parvient à ouvrir la porte et tire sur Robespierre, le frappant à la mâchoire[19]. La tradition thermidorienne a longtemps défendu la thèse d’un suicide, mais les analyses modernes (Mathiez, Walter, Leuwers) s’accordent à privilégier le tir.[réf. nécessaire]

Pendant que l’Hôtel de Ville est sécurisé, Robespierre est allongé dans une antichambre du Comité de sûreté générale, la tête posée sur une caisse de bois, couvert de sang. Vers cinq heures du matin, Augustin Robespierre et Couthon sont transférés à l’Hôtel-Dieu de Paris. Maximilien, jugé trop compromis pour être déplacé, reçoit sur place des soins rudimentaires : un chirurgien militaire lui extrait des dents et des fragments de mâchoire avant son transfert à la Conciergerie[20].

L’appel à la section des Piques

[modifier | modifier le code]
Appel adressé à la section des Piques dans la nuit du 9 thermidor (« Ro… »).

L’appel rédigé par le Comité d’exécution pour mobiliser la section des Piques — celle de Robespierre — est demeuré célèbre en raison de la signature abrégée (Ro…) et de la tache visible au bas du document, longtemps prise pour du sang. Les interprétations proposées au xixe siècle siècle par Michelet ou Hamel relèvent de la tradition thermidorienne.

En 1924, Mathiez montra que le texte n’était qu’une circulaire administrative annonçant la création du Comité d’exécution et la délivrance de Hanriot, rédigée après l’arrivée des proscrits à l’Hôtel de Ville. La lettre parvint bien à la section des Piques avant 11 h, mais celle-ci demeura inactive. La raison de la signature abrégée demeure inconnue.

Article détaillé : Exécution de Maximilien de Robespierre.

Témoignage d'époque

[modifier | modifier le code]

Nicolas Ruault, bourgeois de Paris écrit à son frère : « La tentative insurrectionnelle de la Commune avait échoué parce qu'elle avait été mal organisée et mal dirigée mais également parce que le mouvement populaire s'était peu à peu détaché du Gouvernement révolutionnaire lorsque ce dernier avait voulu lui imposer une politique économique restrictive »[21].

Dans la culture populaire

[modifier | modifier le code]

Filmographie

[modifier | modifier le code]
  • Abel Gance, Napoléon, 1927.
  • Stellio Lorenzi, La Terreur et la Vertu : Robespierre (téléfilm de la série télévisée La caméra explore le temps), 1965.
  • Pierre Cardinal Saint-Just et la Force des choses 1974.
  • Richard T. Heffron, La Révolution française - « Les années terribles », 1989.

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. ↑ Pascal Dupuy, Caricatures anglaises (1789-1815) : face à la Révolution et l'Empire : collections du Musée Carnavalet, Paris, Paris Musées / Musée Carnavalet-Histoire de Paris, 2008, 191 p. (ISBN 978-2-7596-0060-1, lire en ligne), p. 13, n. 33.
  2. ↑ a et b « Journées des 9 et 10 thermidor an II (27-28 juillet 1794) » (consulté le 26 janvier 2015).
  3. ↑ Brunel 1989, p. 92-93.
  4. ↑ « Dernier discours de Robespierre à la Convention », sur assemblee-nationale.fr (consulté le 22 octobre 2025)
  5. ↑ Leuwers 2014, p. 360.
  6. ↑ Walter 1974, p. 122. Gérard Walter précise que cette version est donnée par Lacretelle dans son Histoire de France pendant le XVIIIe siècle t. 12.
  7. ↑ Numéro du 10 Thermidor du Conservateur décadaire, cité par Walter 1974.
  8. ↑ Albert Mathiez, Études sur Robespierre, Robespierre à la Commune le 9 thermidor, Éditions sociales, 1973, p. 212.
  9. ↑ Leuwers 2014, p. 356-370.
  10. ↑ Jones 2021, p. 23-29.
  11. ↑ Leuwers 2014, p. 353-354.
  12. ↑ Simon Schama, Citizens: A Chronicle of the French Revolution, Penguin Books, 1989, p. 841–843 ; Colin Jones, The Fall of Robespierre, Oxford University Press, 2021, p. 23–29.
  13. ↑ Aulard, La Révolution française et le régime conventionnel, 1893 ; Mathiez, La Réaction thermidorienne, 1929 ; Brunel, Thermidor, 1989 ; Biard, Mission et mort des députés en mission, 2015 ; Leuwers, Robespierre, 2014.
  14. ↑ Mathiez 1924, p. 188-190
  15. ↑ Jones 2021, p. 245–247
  16. ↑ Jones 2021 ; Leuwers 2014.
  17. ↑ Mathiez, Robespierre à la Commune le 9 Thermidor, p. 185-196.
  18. ↑ Courtois, Rapport sur les événements du 9 Thermidor, an III, p. 140.
  19. ↑ Chevassu, « Méda et la blessure de Robespierre », Bulletin de la Société française d’histoire de la médecine, 1939.
  20. ↑ Leuwers, Robespierre, 2014, p. 366–367.
  21. ↑ « Nicolas Ruault. Gazette d’un Parisien sous la Révolution : lettres à son frère, 1783-1796, 1976 » Compte rendu par Jacques Godechot, Annales historiques de la Révolution française, 1978, 231, p. 145-148] sur le portail Persée

Voir aussi

[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Chute de Robespierre, sur Wikimedia Commons
  • Chute de Robespierre, sur Wikiquote

Sources primaires

[modifier | modifier le code]
  • François-Alphonse Aulard ( éd.), La Société des Jacobins : recueil de documents pour l'histoire du club des Jacobins de Paris, t. VI : mars à novembre 1794, Paris, Librairie Léopold Cerf / Librairie Noblet / Maison Quantin, 1897, 805 p. (lire en ligne).
  • Albert Mathiez ( éd.), « Trois lettres inédites de Voulland sur la crise de Thermidor », Annales historiques de la Révolution française, no 19,‎ janvier-février 1927, p. 67-77 (lire en ligne).
  • (en) Richard T. Bienvenu ( éd.), The Ninth of Thermidor : The Fall of Robespierre, Oxford University Press, 1968, 355 p.
  • Françoise Brunel ( éd.) (publié par l'Institut d'histoire de la Révolution française, Université de Paris I), Archives parlementaires de 1787 à 1860, vol. 93 : Du 21 messidor au 12 thermidor an II (9 juillet au 30 juillet 1794), Paris, Éditions du Centre national de la recherche scientifique, 1982, 774 p. (ISBN 2-222-02562-1, lire en ligne).

Bibliographie

[modifier | modifier le code]
  • Bronisław Baczko, Comment sortir de la Terreur : Thermidor et la Révolution, Paris, Gallimard, coll. « NRF essais », 1989, 353 p. (ISBN 2-07-071549-3, présentation en ligne).
  • Bronisław Baczko, « Quinet, historien de Thermidor », dans Simone Bernard-Griffiths et Stéphane Michaud (éd.), Révolutions, résurrections et avènements : mélanges offerts à Mr le Prof. Paul Viallaneix, Paris, SEDES, 1991, XVIII-340 p. (ISBN 2-7181-1995-0), p. 33-42.
  • Antoine de Baecque, « Le tableau d'un cadavre. Les récits d'agonie de Robespierre : du cadavre hideux au dernier héros », dans Annie Jourdan (dir.), Robespierre : figure-réputation, Amsterdam, Rodopi, coll. « Yearbook of European studies - Annuaire d'études européennes » (no 9), 1996, XIII-236 p. (ISBN 90-420-0133-X), p. 169-202.
  • Valentin Barrier, « La question de l’armée d’Italie pendant la crise de Thermidor an II », Annales historiques de la Révolution française, no 396,‎ avril-juin 2019, p. 47-69 (lire en ligne).
  • Emmanuel Berl, Le 9 thermidor, Paris, Hachette, coll. « L'Histoire par l'image » (no 3), 1965, 159 p.
  • Michel Biard, En finir avec Robespierre et ses amis, juillet 1794-octobre 1795, Chamalières, Lemme Edit, 2021, 115 p. (ISBN 978-2-917575-94-9, présentation en ligne).
  • Arthur Birembaut, « Hesmart et son rôle au 9 thermidor », Annales historiques de la Révolution française, no 158,‎ octobre-décembre 1959, p. 306-327 (JSTOR 41926086).
  • Olivier Blanc, « Aux origines du 9 Thermidor », dans Jean-Paul Bertaud, Françoise Brunel, Catherine Duprat… et al. (dir.), Mélanges Michel Vovelle : sur la Révolution, approches plurielles / volume de l'Institut d'histoire de la Révolution française, Paris, Société des Études Robespierristes, coll. « Bibliothèque d'histoire révolutionnaire. Nouvelle série » (no 2), 1997, XXVI-598 p. (ISBN 2-908327-39-2), p. 261-270.
  • Michel Bouchemakine, « Le neuf Thermidor dans la nouvelle littérature historique », Annales historiques de la Révolution française, no 41,‎ septembre-octobre 1930, p. 401-410 (JSTOR 41923988).
  • Françoise Brunel, « Sur l'historiographie de la réaction thermidorienne : pour une analyse politique de l'échec de la voie jacobine », Annales historiques de la Révolution française, no 237 « Georges Lefebvre. Pour le vingtième anniversaire de sa mort »,‎ juillet-septembre 1979, p. 455-474 (JSTOR 41913430).
  • Françoise Brunel, Thermidor : la chute de Robespierre, 1794, Bruxelles, Éditions Complexe, coll. « La Mémoire des siècles » (no 211), 1989, 155 p. (ISBN 2-87027-275-8, présentation en ligne), [présentation en ligne].
  • Louis de Cardénal, « Robespierrisme et Terrorisme après Thermidor », Annales historiques de la Révolution française, no 88,‎ juillet-août 1938, p. 314-342 (JSTOR 41924930).
  • Pierre Caron, « Sur l'opposition de gauche à la veille du 9 Thermidor », Annales historiques de la Révolution française, no 108,‎ octobre-décembre 1947, p. 322-325 (JSTOR 41925451).
  • Michel Eude, « La politique sociale de la Commune robespierriste : le neuf thermidor », Annales historiques de la Révolution française, no 76,‎ juillet-août 1936, p. 289-316 (JSTOR 41924785).
  • François Furet, « La Terreur sous le Directoire », Revue européenne des sciences sociales, Genève / Paris, Librairie Droz, t. 27, no 85 « Lumières, utopies, révolutions : espérance de la démocratie. À Bronislaw Baczko »,‎ 1989, p. 115-119 (JSTOR 40369834).
  • Florence Gauthier, « La Révolution française et le problème colonial : le cas Robespierre », Annales historiques de la Révolution française, no 288,‎ avril-juin 1992, p. 169-192 (lire en ligne).
  • Louis Gottschalk, « La lettre de Carnot du 10 thermidor an II », Annales historiques de la Révolution française, no 53,‎ septembre-octobre 1932, p. 457-460 (JSTOR 41924191).
  • Auguste-Philippe Herlaut (général), « Carnot et les compagnies de canonniers des Sections de Paris au 9 Thermidor », Annales historiques de la Révolution française, no 121,‎ janvier-mars 1951, p. 9-16 (JSTOR 41925563).
  • François Hincker, « L'affrontement Cambon-Robespierre le 8 Thermidor », dans Jean-Pierre Jessenne, Gilles Deregnaucourt, Jean-Pierre Hirsch, Hervé Leuwers (dir.), Robespierre. De la nation artésienne à la République et aux nations : actes du colloque, Arras, 1-2-3 avril 1993 / [organisé par le] Centre d'histoire de la région du Nord et de l'Europe du Nord-Ouest, Villeneuve-d'Ascq, Centre d'histoire de la région du Nord et de l'Europe du Nord-Ouest, coll. « Histoire et littérature régionales » (no 11), 1994, 458 p. (ISBN 2-905637-22-6, lire en ligne), p. 299-307.
  • (en) Colin Jones, « The Overthrow of Maximilien Robespierre and the « Indifference » of the People », American Historical Review, vol. 119, no 3,‎ juin 2014, p. 689-713 (DOI 10.1093/ahr/119.3.689, lire en ligne).
  • (en) Colin Jones, « 9 Thermidor : Cinderella among Revolutionary Journées », French Historical Studies, vol. 38, no 1,‎ février 2015, p. 9-31 (DOI 10.1215/00161071-2822673).
  • (en) Colin Jones et Simon Macdonald, « Robespierre, the Duke of York and Pisistratus during the French Revolutionary Terror », The Historical Journal, Cambridge, Cambridge University Press, vol. 61, no 3,‎ septembre 2018, p. 643-672 (ISSN 0018-246X, DOI 10.1017/S0018246X17000267).
  • (en) Colin Jones, The Fall of Robespierre : 24 Hours in Revolutionary Paris, Oxford, Oxford University Press, 2021, 592 p. (ISBN 978-0-198-71595-5).
    Traduction française : Colin Jones, La chute de Robespierre : 24h dans le Paris révolutionnaire, Paris, Fayard, 2024, 624 p. (ISBN 978-2-213-72243-6).
  • Hervé Leuwers, Robespierre, Paris, Fayard, 2014, 458 p. (ISBN 978-2-213-67156-7, présentation en ligne).
  • Léon Lévy-Schneider, « Les démêlés dans le Comité de salut public avant le 9 thermidor », La Révolution française. Revue d'histoire moderne et contemporaine, Paris, Société de l'histoire de la Révolution française, no 7,‎ 14 janvier 1900, p. 97-112 (lire en ligne).
  • Sergio Luzzatto (trad. de l'italien par Simone Carpentari-Messina, préf. Bronislaw Baczko), L'automne de la Révolution : luttes et cultures politiques dans la France thermidorienne, Paris, Éditions Honoré Champion, coll. « Textes et études / Centre d'études franco-italiennes. Domaine français » (no 38), 2001, 356 p. (ISBN 2-7453-0557-3, présentation en ligne).
  • (en) Martyn Lyons, « The 9 Thermidor : Motives and Effects », European History Quarterly, vol. 5, no 2,‎ avril 1975, p. 123-146 (lire en ligne).
  • (en) Laura Mason, « Introduction : Forum : Thermidor and the French Revolution », French Historical Studies, vol. 38, no 1,‎ février 2015, p. 1-7 (DOI 10.1215/00161071-2822832, lire en ligne).
  • Albert Mathiez, La politique de Robespierre et le 9 Thermidor expliqués par Buonarroti, Le Puy, Imprimerie Peyriller, Rouchon & Gamon, 1910, 33 p. (lire en ligne).
  • Albert Mathiez, « Les divisions dans les comités du gouvernement à la veille du 9 thermidor : d'après quelques documents inédits », Revue historique, Paris, Librairie Félix Alcan, t. 118,‎ janvier-avril 1915, p. 70-87 (lire en ligne)
    Réimpression : Albert Mathiez, Les divisions dans les comités du gouvernement à la veille du 9 thermidor : d'après quelques documents inédits (extrait de la Revue historique, t. CXVIII, 1915), Le Puy, Imprimerie de Daupeley-Gouverneur, 1915, 20 p. (lire en ligne).
  • Albert Mathiez, « Robespierre à la Commune le 9 Thermidor », Annales historiques de la Révolution française, no 4,‎ juillet-août 1924, p. 289-314 (JSTOR 41924265)
    Article reproduit dans : Albert Mathiez (préf. Georges Lefebvre), Études sur Robespierre, 1758-1794, Paris, Éditions sociales, 1958, 283 p.
  • Albert Mathiez, « Les Séances des 4 et 5 Thermidor an II aux deux Comités de Salut public et de Sûreté générale », Annales historiques de la Révolution française, no 21,‎ mai-juin 1927, p. 193-222 (JSTOR 41923662).
  • Georges Michon, « Les Séances des 8 et 9 Thermidor au Club des Jacobins », Annales historiques de la Révolution française, no 6,‎ novembre-décembre 1924, p. 497-506 (JSTOR 41923427).
  • Henry Monteagle, « Barras au Neuf thermidor », Annales historiques de la Révolution française, no 229,‎ juillet-septembre 1977, p. 377-384 (lire en ligne).
  • Mona Ozouf, « De thermidor à brumaire : le discours de la Révolution sur elle-même », Revue historique, t. 243,‎ janvier-mars 1970, p. 31-66 (lire en ligne).
  • Mona Ozouf, L'École de la France : essais sur la Révolution, l'utopie et l'enseignement, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque des histoires », 1984, 415 p. (ISBN 2-07-070202-2, présentation en ligne), « Thermidor ou le travail de l'oubli », p. 91-108.
  • Anne Quennedey, « Le talent oratoire est-il un danger pour la liberté ? La controverse sur l'éloquence dans le discours de Saint-Just du 9 thermidor an II », dans Cyril Triolaire (dir.), La Révolution française au miroir des recherches actuelles : actes du colloque tenu à Ivry-sur-Seine, 15-16 juin 2010, Paris, Société des études robespierristes, coll. « Collection des études révolutionnaires » (no 12), 2011, 275 p. (ISBN 978-2-908327-71-7), p. 195-205.
  • Fabienne Ratineau, « Les livres de Robespierre au 9 thermidor », Annales historiques de la Révolution française, no 287,‎ janvier-mars 1992, p. 131-135 (lire en ligne).
  • George Rudé et Albert Soboul, « Le maximum des salaires parisiens et le 9 thermidor », Annales historiques de la Révolution française, no 134,‎ janvier-mars 1954, p. 1-22 (JSTOR 41929524).
  • Pierre Serna, « Thermidor, un éternel retour ? », Sociétés politiques comparées. Revue européenne d'analyse des sociétés politiques, no 33,‎ 2011, p. 1-24 (lire en ligne).
  • Jacques Solé, « Robespierre à la Convention le 8 Thermidor : discours testament ou discours programme ? », dans Jean-Pierre Jessenne, Gilles Deregnaucourt, Jean-Pierre Hirsch, Hervé Leuwers (dir.), Robespierre. De la nation artésienne à la République et aux nations : actes du colloque, Arras, 1-2-3 avril 1993 / [organisé par le] Centre d'histoire de la région du Nord et de l'Europe du Nord-Ouest, Villeneuve-d'Ascq, Centre d'histoire de la région du Nord et de l'Europe du Nord-Ouest, coll. « Histoire et littérature régionales » (no 11), 1994, 458 p. (ISBN 2-905637-22-6, lire en ligne), p. 205-215.
  • Gérard Walter, La conjuration du neuf thermidor : 27 juillet 1794, Paris, Gallimard, coll. « Trente journées qui ont fait la France » (no 19), 1974, 576-[24] (ISBN 2-07-028103-5, présentation en ligne).
  • icône décorative Portail de la Révolution française
  • icône décorative Portail des années 1790
  • icône décorative Portail de la politique française
Ce document provient de « https://fr.teknopedia.teknokrat.ac.id/w/index.php?title=Chute_de_Robespierre&oldid=232699114 ».
Catégories :
  • 1794 en France
  • Événement à Paris pendant la Révolution française
  • Maximilien de Robespierre
  • Convention nationale
  • Juillet 1794
Catégories cachées :
  • Article utilisant une Infobox
  • Article contenant un appel à traduction en anglais
  • Article à référence nécessaire
  • Catégorie Commons avec lien local identique sur Wikidata
  • Portail:Révolution française/Articles liés
  • Portail:France/Articles liés
  • Portail:Europe/Articles liés
  • Portail:XVIIIe siècle/Articles liés
  • Portail:Époque contemporaine/Articles liés
  • Portail:Histoire/Articles liés
  • Portail:Années 1790/Articles liés
  • Portail:Politique française/Articles liés
  • Portail:Politique/Articles liés
  • Article de qualité en espagnol

  • indonesia
  • Polski
  • الرية
  • Deutsch
  • English
  • Español
  • Français
  • Italiano
  • مصر
  • Nederlands
  • 本語
  • Português
  • Sinugboanong Binisaya
  • Svenska
  • Українска
  • Tiếng Việt
  • Winaray
  • 中文
  • Русски
Sunting pranala
Pusat Layanan

UNIVERSITAS TEKNOKRAT INDONESIA | ASEAN's Best Private University
Jl. ZA. Pagar Alam No.9 -11, Labuhan Ratu, Kec. Kedaton, Kota Bandar Lampung, Lampung 35132
Phone: (0721) 702022
Email: pmb@teknokrat.ac.id