| Cittanova | |
Ruelle du centre de Cittanova. | |
Armoiries |
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| Noms | |
|---|---|
| Nom calabrais | Cittanova |
| Administration | |
| Pays | |
| Région | |
| Ville métropolitaine | |
| Maire Mandat |
Domenico Antico (LC) 2024-2026 |
| Code postal | 89022 |
| Code ISTAT | 080028 |
| Code cadastral | C747 |
| Préfixe tél. | 0966 |
| Démographie | |
| Gentilé | cittanovesi |
| Population | 9 584 hab. (31-05-2025[1]) |
| Densité | 155 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 38° 21′ 00″ nord, 16° 05′ 00″ est |
| Altitude | 400 m |
| Superficie | 6 198 ha = 61,98 km2 |
| Divers | |
| Saint patron | San Girolamo |
| Fête patronale | 30 septembre |
| Localisation | |
Localisation dans la ville métropolitaine de Reggio de Calabre. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
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Cittanova est une commune italienne de 9 584 habitants[2] située dans la ville métropolitaine de Reggio de Calabre, en Calabre.
Accrochée aux pentes de l'Aspromonte et surplombant la plaine de Gioia Tauro, elle se caractérise par la présence de nombreuses églises et palais du XIXe siècle ainsi que d'un parc public qui s'étend sur 2,65 hectares.
Géographie
La ville se trouve au pied de l'Aspromonte, sur des sols alluviaux quaternaires constitués de sable et de gravier meubles qui couvrent de larges terrasses en pentes se dégradant vers le golfe de Gioia. Cittanova domine la plaine de Gioia Tauro depuis sa terrasse la plus élevée, qui borde le massif des Serres, presque en contact avec deux formations lithologiques : alluviale et cristalline.
Cette conformation géologique favorise la propagation des séismes, car l'incohérence de la couverture alluviale est augmentée lors des séismes par la formation cristalline adjacente et sous-jacente. Le territoire de Cittanova est traversé par la faille du même nom qui fait partie du système de failles Serres-Aspromonte, longue de 30 kilomètres et toujours active.
L'altitude moyenne de la municipalité est de 400 m au-dessus du niveau de la mer, l'altitude minimale atteint 77 m tandis que la maximale atteint les 996 m. La superficie est de 61,98 km² (65 % du territoire est plat et planté d'oliviers et 35 % est montagneux, entre bois et pâturages naturels). 21 % du territoire de Cittanova (1 921 ha sur 6 136) fait partie du parc national de l'Aspromonte.
Les cours d'eau principaux sont les fiumare Serra et Vacale.
Plus hauts sommets : Zòmaro (920 m), mont Cùculo (725 m).
Zòmaro
Localité montagnarde à sept kilomètres de Cittanova, Zòmaro est situé sur l'Altopiano della Melìa, au sein du parc national de l'Aspromonte.
La flore qui le caractérise est composée surtout de hêtres, chênes, sapins et genêts. Est également présente la Woordwardia radicans, une ancienne plante géante ayant survécu au Cénozoïque.
La faune comporte de nombreux sangliers, en plus des écureuils, blaireaux, renards, hiboux et milans.
L'altopiano (« haut plateau ») est en outre riche en sources d'eau.
Climat
Le climat est méditerranéen. La plaine de Gioia, ouverte sur la mer mais abritée des vents, augmente l'humidité de Cittanova, rendant ses terres particulièrement fertiles.
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 10,4 | 10,2 | 11,5 | 13,7 | 16,7 | 21,1 | 24,2 | 24,6 | 21,4 | 18,5 | 15,2 | 11,9 | 16,6 |
| Température moyenne (°C) | 12,6 | 12,5 | 14,3 | 16,5 | 20,2 | 24,4 | 27,4 | 27,8 | 24,5 | 21,2 | 17,4 | 14,1 | 19,4 |
| Température maximale moyenne (°C) | 14,9 | 14,9 | 17,1 | 19,3 | 23,7 | 27,8 | 30,6 | 31,1 | 27,6 | 23,9 | 19,7 | 16,3 | 22,2 |
| Ensoleillement (h) | 110,6 | 115,8 | 160,9 | 195,4 | 260,6 | 275,7 | 309,6 | 289,8 | 171,1 | 174,4 | 116,6 | 94,2 | 2 274,7 |
| Précipitations (mm) | 109,7 | 92,9 | 86,8 | 58,7 | 32,7 | 39,4 | 21,7 | 34,9 | 93,2 | 103,6 | 117,7 | 118,5 | 909,8 |
Histoire
Par convention historique, la naissance de cette ville est placée le 12 août 1618[4], date de publication de la proclamation de l'édification du Nuovo Casale di Cortoladi, à l'instigation du prince de Gerace, Girolamo Grimaldi[5].
Le Nuovo Casale di Cortoladi, dénommé par la suite plus simplement Casalnuovo, selon les intentions du seigneur doit recueillir les populations des villages de ses latifundia dépeuplés par les tremblements de terre et les épidémies survenus en 1616 et aurait servi également à contrôler aisément l'importante route qui relie la Tyrrhénienne à l'Ionienne via le Passo del Mercante. Pour ces raisons, le site de Cortoladi est choisi comme lieu de construction, près de l'ancien village éponyme complètement détruit par les secousses telluriques de 1616 près de Radicena.
Afin de pouvoir édifier le nouveau casal, Grimaldi a toutefois besoin de l'accord du souverain Philippe III d'Espagne, obtenu précisément en raison des séismes ; l'édification de Casalnuovo commence immédiatement après et le prince y fonde son palais de résidence, en faisant ainsi le centre de pouvoir de ses fiefs et en accroissant l'importance. Le casal, pour cette raison et grâce aux immunités notables établies dans la proclamation, se développe assez rapidement et encore plus après le tremblement de terre du 28 mars 1638. Sont construites des maisons très basses (en prévision d'éventuels séismes à venir) ainsi que de nombreuses églises et couvents. La population continue à augmenter : en 1669 elle contient déjà 128 unités familiales, arrivant à 638 en 1732. Au début de l'année 1783, Casalnuovo compte 5 590 habitants[6].

Le 5 février 1783, un séisme d'une puissance incroyable, surnommé il Flagello (« le Fléau »), détruit complètement le village causant 2 017 victimes (dont la noble Maria Teresa Grimaldi)[8].
Casalnuovo finit par être reconstruit sur le même site et recommence à s'étendre, à tel point qu'en 1807 les Français ordonnent d'en faire le chef-lieu d'une juridiction ayant autorité sur Radicena, Jatrinoli, Vatoni, Gioia et San Martino. Le 1er janvier 1842, le circondario de Casalnuovo est divisé en deux circondari distincts : l'un formé de Casalnuovo, l'autre composé des communes de Radicena et Jatrinoli, ainsi que des villages de San Martino et Terranova[9]. Le 1er avril 1852 avec le décret n°129 de Ferdinand II de Bourbon[10], à la demande du décurionat, le conseil communal de l'époque adopte le nom de Cittanuova, ensuite simplifié en Cittanova.
Dans les années précédant immédiatement l'explosion de la Seconde Guerre mondiale, Cittanova, avec ses 16 000 habitants, est la troisième commune de la province. Son économie ne repose pas exclusivement sur l'oléiculture mais aussi sur un artisanat de qualité qui, avant le conflit, présentait de bonnes perspectives de croissance.
Seconde Guerre mondiale
Pendant la Seconde Guerre mondiale, à partir de 1941, plusieurs offensives aériennes sont menées par les Alliés sur la province de Reggio de Calabre. Les bombardements s'intensifient en 1943, en vue du débarquement sur la péninsule. Les raids font de nombreuses victimes parmi les civils et Cittanova paye l'un des plus lourds tributs en sang.
Le soir du samedi 20 février 1943, 10 bombardiers américains B-24D, venant de la mer, larguent des dizaines de bombes et d'engins incendiaires sur la ville, faisant 103 morts (dont 38 enfants de moins de 10 ans) et 200 blessés, en plus de la destruction totale de 150 maisons. Les corps sont temporairement placés à l'intérieur de l'église de la Sacra Famiglia ; après l'incident, de nombreuses personnes essayent de trouver une raison et la vox populi veut attribuer le bombardement à une erreur tragique, due à une tente de cirque confondue avec une cible militaire. Selon divers rapports de mission, les avions ont décollé de l'aérodrome de Benina (Libye) avec l'objectif initial de détruire des navires marchands dans le port de Naples, mais en raison des conditions météorologiques terribles et de la visibilité réduite, de nombreux bombardiers qui sont arrivés près du port campanien ont fait face à l'impossibilité du bombardement et sont retournés à leur base. Certains, sur le chemin du retour, sont partis à la recherche de cibles secondaires, finissant par frapper Amantea, Crotone, Palmi, des réservoirs de carburant près de Platì, ainsi que « ce qui semblait » être un camp militaire à environ 15 miles à l'est de Rosarno et deux villes non identifiées[11].
Monuments et lieux d'intérêt
Architecture religieuse
Église paroissiale

L'église paroissiale de Cittanova, dédiée à saint Jérôme, est construite peu d'années après le séisme de 1783. La construction de l'œuvre est supervisée par Maria Antonia Grimaldi Serra, fille de la princesse de Gerace Maria Teresa Grimaldi, morte à cause du tremblement de terre, dont la dépouille - déplacée du couvent dévasté des pères alcantarins en 1793 - repose dans la chapelle de l'Immacolata, à l'intérieur de l'église même.
L'église a une architecture du XIXe siècle, d'inspiration baroque. À l'origine avec une nef unique, deux nefs latérales sont ajoutées par la suite et l'intérieur est refait en style néoclassique.
Œuvres sculpturales :
- Crucifix en bois de 1600 ;
- Statue en bois de saint Jérôme du XVIIIe siècle, œuvre de Domenico De Lorenzo ;
- Statue en bois du Christ resuscité du XVIIIe siècle, œuvre de Domenico De Lorenzo ;
- Statue de l'Immaculée Conception de 1800 ;
- Varette (29 statuettes en bois, période : 1821-1893), œuvres de Francesco et Vincenzo Biangardi ;
- Vierge à l'Enfant en bois de 1866, œuvre de Francesco Biangardi ;
- Statue de la Vierge, œuvre de Michele Guerrisi.
Sanctuaire de Maria Santissima del Rosario

Édifié en 1823, à l'emplacement d'une église détruite par le Fléau. D'une nef, de style baroque, l'intérieur abrite fresques, stucs, anges et statues en plâtre. Elle est élevée au rang de sanctuaire en 1999. Œuvres sculpturales :
- Statue en bois de Notre-Dame du Rosaire, attribuée par certains érudits à Domenico De Lorenzo, par d'autres au sculpteur Francesco Morano ;
- Trinité couronnant la Vierge : statue en bois réalisée à Naples en 1830.
Église San Rocco

De nef unique, l'église est construite sur le site où s'élevait le couvent des Alcantarins édifié en 1728. Le tremblement de terre de 1783 détruisit complètement le complexe monastique, dont seules survécurent les statues de saint Roch et de saint Pascal, un calice en argent ciselé ainsi qu'une colonne de pierre surmontée d'une croix en fer. La reconstruction est entreprise à partir de 1835, selon le projet de l'architecte Vincenzo Tarsitani, et l'église San Rocco est complétée dans les premières années du XXe siècle grâce aux efforts du prêtre Giacomo Petropaolo. Œuvres sculpturales :
- Statue en bois de saint Roch du XVIIIe siècle ;
- Statue en bois de saint Pascal du XVIIIe siècle ;
- Orgue à tuyaux de 1919 construite par la société Bussetti de Turin.
Église des Santi Cosma e Damiano
Édifiée au milieu du XIXe siècle par le notaire Tommaso Marvasi sur les restes d'une petite chapelle détruite par le tremblement de terre, et restaurée progressivement aux époques successives, l'église dédiée aux saints Côme et Damien abrite des statues en bois napolitaines et des toiles des XVIe et XVIIe siècles. Œuvres :
- Fresque de Notre-Dame des Grâces de 1600, déjà présente dans l'ancienne chapelle ;
- Statues en bois des saints Alphonse de Liguori, Éloi, Côme et Damien.
Église de la Madonna della Catena

La plus ancienne du village, les historiens rapportent que sur son site se trouvait précédemment une église byzantine intitulée Santa Maria del Campo. La structure d'origine est construite grâce au travail des habitants de San Giorgio Morgeto sous le nom de Santa Maria di Campoforano et dédiée à l'Assomption. À la suite d'une épidémie de choléra qui a frappé la plaine au milieu du XIXe siècle, la vieille église fut reconstruite et agrandie par les soins de l'archiprêtre Domenico Luzio en remerciement à la Vierge Marie en 1854, et dédiée à la Madonna della Catena. Toutefois l'ancienne dédicace n'est pas tombé dans l'oubli, tout comme la vénération de l'Assomption, célébrée jusqu'à ce jour par des processions et des prières. Œuvres sculpturales :
- Statue en bois de l'Assomption de Marie.
Église San Giuseppe

Cet édifice fut lui aussi édifié à sur le site d'une petite église préexistante détruite par le tremblement de terre de 1783. En 1865, à la suite d'une souscription auprès des artisans et des charpentiers du village, est érigée une chapelle dédiée à saint Joseph ; en 1948 est ajouté l'autel de marbre. Œuvres sculpturales :
- Triptyque en bois, vers 1850, œuvre de Biangardi ;
- Statue en bois de saint François de Paule.
Église de la Sacra Famiglia

Construite à l'emplacement d'un ancien moulin à huile en 1887. L'église a trois nefs, et contient de multiples statues en bois et des fresques. Œuvres sculpturales :
- Fresque de l'Addolorata de 1500 ;
- Deux fresques de la Vierge à l'Enfant de 1500.
Église du Calvario
Édifiée en 1912, elle abrite à l'intérieur deux statues à la romaine qui sont utilisées lors de la préparation du simburcu (« sépulcre »), lors des rites de Pâques. Œuvres sculpturales :
- Statue de Notre-Dame des Douleurs au pied de la Croix à la romaine ;
- Statue de Jésus mort à la romaine.
Église Santa Maria delle Grazie
Réédifiée en 1746 sur les restes de l'église homonyme remontant au XVIIe siècle, ce petit lieu de culte se trouve au lieu-dit Malizia, en dehors du centre-ville. Œuvres :
- Huile sur toile de Notre-Dame des Grâces, œuvre du peintre messinois Bonaccorsi (1901).
Chapelle du Crocefisso

Restaurée en 1974, cette petite église caractéristique, entièrement recouverte de pierre, est sise sur la via San Pasquale. À l'intérieur est placé un monumental Crucifix en bronze déjà vénéré dans le couvent San Pasquale (ou des Alcantarins) de 1728.
Architecture civile

La Villa « Carlo Ruggiero » de Cittanova est un jardin botanique de 2,5 hectares, qui abrite plusieurs espèces végétales rares voire uniques en Italie. Grâce aux conditions particulières du sol, outre les plantes typiques de la végétation méditerranéenne, sont présentes de nombreuses plantes exotiques (séquoias à feuille d'if, cèdres du Liban, tulipiers, etc.).
Construite aux frais de Carlo Ruggiero et offerte à la commune le 29 mars 1880, lors de son mandat de maire (1880-1885). Le projet est réalisé par l'ingénieur suisse Enrico Fehr, déjà créateur de la Villa Mazzini de Messine.
Palais

Présents dans le centre historique de la ville, les palais furent construits entre les XVIIIe et XIXe siècles ; l'une de leurs caractéristiques particulières sont leurs portes de granit et de grès, agrémentés d'arcs ornementaux et de balcons réalisés par les tailleurs de pierre de l'époque. Édifiés principalement autour des églises paroissiale et du Rosario, la plupart d'entre eux sont toujours habités et bien conservés tandis que certains sont en total abandon.
Le palais Cannatà, actuel hôtel de ville, fut édifié dans la première moitié du XIXe siècle.
Fontaines

Cittanova possède de nombreuses fontaines monumentales, présentes dès les origines de la ville. Au cours des années elles ont été maintes fois déplacées relativement aux lieux originels de la construction.
Parmi les plus importantes, la fontana dell'Olmo, située sur la piazza Cavaliere, construite en 1730. À l'origine située devant l'église paroissiale de l'ancien Casalnuovo. Demeurée intacte après le tremblement de terre de 1783, elle est déplacée dans les jardins publics et transférée en 1932 à sa position actuelle. Les dates des transferts sont sculptées dans la fontaine.
Autres

À l'intérieur de la Villa municipale, il est possible d'admirer le Monumento ai Caduti delle I guerra mondiale (Monument aux morts de la Première Guerre mondiale), une statue du sculpteur Michele Guerrisi.
Aires naturelles
La situation particulière de la ville, au pied de l'Aspromonte entre deux fiumare (Vacale et Serra), lui confère une abondance de sites et de paysages naturels.
Vacale
Le torrent Vacale, riche en végétation et petites cascades, les « gurne » caractéristiques (piscines naturelles) sont très fréquentées l'été. Autrefois, on lavait son linge sur ses rives avec du savon artisanal, une tradition qui perdure encore aujourd'hui bien que moins qu'auparavant.
Zòmaro

Peuplé presque exclusivement en été, le village est entouré de bois et de sentiers naturels (Sentiero del Brigante).
Il existe également un sentier qui part du Passo del Mercante et arrive au village, le parcours est de difficulté moyenne et s'inscrit dans un contexte historique et archéologique, caractérisé par la présence de vestiges remontant, selon certains historiens, aux événements de 70 av. J.-C. avec le passage des troupes de Crassus et l'armée d'esclaves dirigée par Spartacus.
Société
Évolution démographique
Habitants recensés
Le 5 février 1783, un tremblement de terre décima la population qui passa de 5 590 à environ 3 500 habitants. En 1815, elle en compte déjà 6 015[12].
Ethnies et minorités étrangères
Selon les données ISTAT, au 1er janvier 2024 les résidents étrangers étaient 677[13] (7 % de la population). Les nationalités majoritairement représentées (au 31 décembre 2022[14]) étaient :
Religion
La religion la plus répandue est le catholicisme. La ville fait partie du diocèse d'Oppido Mamertina-Palmi et du vicariat d'Oppido Mamertina. Le territoire communal est actuellement divisé en deux paroisses : Maria Santissima del Rosario et San Girolamo.
Toujours dans le cadre catholique, il existe à Cittanova un institut religieux féminin, occupé par les Suore Missionarie del Catechismo.
Traditions et folklore

Le soir du Jeudi saint, les fidèles perpétuent la traditionnelle visita ai simburchi (« visite aux sépulcres »). À l'intérieur des églises, des autels sont dressés avec des épis de blé, du pain et du vin. Dans l'église du Calvario, décorée en guise de deuil, est placée « u simburcu », avec la statue du Christ mort. Le soir, les fidèles qui suivent cette tradition se recueillent dans toutes les églises de la ville.
L'aube du Vendredi saint commence par la procession de la Croix. Quelques heures plus tard, la procession des Mystères part de l'église paroissiale et arrive à celle du Calvario. Les Mystères représentent la Via Crucis (Chemin de croix) et sont constitués de statues en bois du XIXe siècle portées sur les épaules[15]. Ils ne sont exposés que les Jeudi et Vendredi saints ; au groupe de Varette de Biangardi s'ajoute la statue du Christ mort, œuvre d'un artiste inconnu. Le Vendredi saint se termine par la menza missa, cérémonie au cours de laquelle le corps du Christ mort est descendu de la Croix et remis à Notre-Dame des Douleurs.
Le matin de Pâques a lieu l'un des événements les plus cruciaux pour les fidèles, la traditionnelle « Affruntata ». La représentation se déroule entre l'église paroissiale et celle du Rosario et consiste en la mise en scène, avec des statues portées sur les épaules, des rencontres entre saint Jean, la Vierge et le Christ ressuscité[16].
Culture
Musées
Musée d'histoire naturelle
Inauguré en 1996, le musée expose environ 2 000 objets répartis en six sections :
- Lithographie et minéralogie ;
- Paléontologie ;
- Zoologie des vertébrés ;
- Zoologie des invertébrés ;
- Botanique ;
- Mycologie.
Musée des Varette
Inaugurée en 2013, la structure abrite les varette du Vendredi saint : des sculptures en bois de tilleul sculptées au XIXe siècle par les artistes Vincenzo et Francesco Biangardi. Outre les varette, le musée expose la statue du Christ ressuscité de l'artiste Domenico De Lorenzo et celle de Notre-Dame des Douleurs. Chaque groupe sculptural est présenté par un panneau historique explicatif.
Économie
L'économie de Cittanova repose principalement sur ses ressources agricoles : olives, céréales et légumes divers. Des élevages bovins et porcins sont également présents.
Le secteur industriel est principalement composé d'entreprises opérant dans les secteurs de la construction, de la métallurgie ou de l'agroalimentaire. L'exploitation forestière, les briqueteries et les usines de machines agricoles sont également actives.
Le secteur tertiaire dispose d'un réseau commercial suffisant et le secteur bancaire est présent parmi les services que propose la ville.
Infrastructures et transports
Routes
Cittanova est traversée par la route provinciale 1 de Gioia Tauro à Locri, la route provinciale 47 Cittanova-Polistena et par la route provinciale 33 Cittanova - Rizziconi - Gioia Tauro.
Chemins de fer
Cittanova était desservie par une gare ferroviaire de la ligne Gioia Tauro–Cinquefrondi exploitée par les Ferrovie della Calabria. L'exploitation de cette ligne a été suspendue en 2017.
Transports urbains
Le transport interurbain à Cittanova est assuré par des services de bus réguliers gérés par les Ferrovie della Calabria.
Administration

Communes limitrophes
Antonimina, Canolo, Ciminà, Gerace, Melicucco, Molochio, Polistena, Rizziconi, Rosarno, San Giorgio Morgeto, Taurianova.
Jumelages
Articles liés
Notes et références
- ↑ (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
- ↑ « Bilancio demografico mensile », sur demo.istat.it (consulté le )
- ↑ « Messina ».
- ↑ (it) Arte e storia, Tipografia Domenicana, (lire en ligne)
- ↑ (it) Fulvio Mazza, Gioia Tauro: storia, cultura, economia, Rubbettino Editore, (ISBN 978-88-498-1059-2, lire en ligne)
- ↑ (it) Archivio storico per la Calabria e la Lucania, (lire en ligne)
- ↑ (en) Paolo Galli et Vittorio Bosi, « Paleoseismology along the Cittanova fault: Implications for seismotectonics and earthquake recurrence in Calabria (southern Italy) », Journal of Geophysical Research: Solid Earth, vol. 107, no B3, , ETG 1–1–ETG 1-19 (ISSN 2156-2202, DOI 10.1029/2001JB000234, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (it) Francesco Gaudioso, Una tragedia sismica nella Calabria del Settecento, Congedo, (ISBN 978-88-8086-629-9, lire en ligne)
- ↑ (it) Napoli (Stato), Collezione delle leggi e decreti emanati nelle provincie continentali dell'Italia meridionale: 1841, (lire en ligne)
- ↑ (it) Napoli (Stato), Collezione delle leggi e decreti emanati nelle provincie continentali dell'Italia meridionale: 1852,1, (lire en ligne)
- ↑ « Kenneth DeLong, engineer, HALPRO », sur www.armyaircorps-376bg.com (consulté le )
- ↑ (it) Dizionario statistico de' paesi del Regno delle Due Sicilie: al di qua del faro, dalla tip. di A. Trani, (lire en ligne)
- ↑ « Popolazione straniera residente », sur demo.istat.it (consulté le )
- ↑ « Ricerca », sur demo.istat.it (consulté le )
- ↑ (it) Luigi M. Lombardi Satriani, Santi, streghe e diavoli: Il patrimonio delle tradizioni popolari nella società meridionale e in Sardegna, Sansoni, (lire en ligne)
- ↑ (it) Claudio Bernardi, La drammaturgia della settimana santa in Italia, claudio bernardi, (ISBN 978-88-343-2902-3, lire en ligne)
