| Fondation |
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| Type | |
|---|---|
| Domaine d'activité |
Earth observation |
| Objectif |
| Produit |
Copernicus Emergency Management Service (d) |
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| Site web |
Copernicus (anciennement GMES, acronyme de Global Monitoring for Environment and Security) est un programme de l'Union europĂ©enne qui collecte et restitue des donnĂ©es de qualitĂ© et actualisĂ©es de maniĂšre continue portant sur l'Ă©tat de la Terre. Sa coordination et sa gestion sont assurĂ©es par la Commission europĂ©enne en partenariat avec l'Agence spatiale europĂ©enne, les membres de l'Union europĂ©enne et les agences de l'Union europĂ©enne telles que l'Agence europĂ©enne pour l'environnement ou l'Agence europĂ©enne pour la sĂ©curitĂ© maritime. Les donnĂ©es collectĂ©es servent de maniĂšre opĂ©rationnelle Ă gĂ©rer la sĂ©curitĂ© maritime, assurer le suivi des catastrophes (incendies, tremblements de terreâŠ), anticiper les rĂ©coltes, amĂ©liorer la gestion de notre environnement⊠Ces donnĂ©es contribuent Ă©galement au suivi et Ă la prise en charge des effets du changement climatique.
Le programme, lancé en 1998, a permis de mieux coordonner la collecte des données dispersée jusque-là entre différents projets et entités, d'accroitre la couverture, d'améliorer la qualité et de diversifier les données de cette collecte en mettant en place des moyens importants et enfin de faciliter la restitution auprÚs des utilisateurs (institutionnels, entreprises, particuliers) à travers des services gratuits. De 1998 à 2020, 6,7 milliards d'euros ont financé la mise en place d'un réseau de satellites d'observation de la Terre (huit satellites Sentinel opérationnels en 2020) et de son segment terrestre ainsi que dans la collecte de données en surface ou par des moyens aéroportés. Le programme prend également en charge le développement et la gestion des services restituant les données selon six thÚmes : le sol, les océans, le traitement des urgences, l'atmosphÚre, la sécurité et le changement climatique.
Le programme est entrĂ© dans une phase opĂ©rationnelle en 2014. Il est prĂ©vu dâassurer la pĂ©rennitĂ© et lâĂ©volution des moyens spatiaux nĂ©cessaires Ă lâacquisition de ces donnĂ©es (satellites d'observation de la TerreâŠ) : le lancement d'une quinzaine de satellites Sentinel est ainsi programmĂ© au cours de la dĂ©cennie 2020.
Objectifs
[modifier | modifier le code]Le programme Copernicus vise Ă rationaliser la collecte et la mise Ă disposition des donnĂ©es relatives Ă l'environnement et Ă la sĂ©curitĂ©, issues de sources multiples, afin de disposer d'informations et de services fiables chaque fois que cela est nĂ©cessaire. Il s'agit de crĂ©er une capacitĂ© europĂ©enne autonome de surveillance Ă diffĂ©rentes Ă©chelles (locale, rĂ©gionale, globale) pour lâenvironnement et la sĂ©curitĂ©, qui puisse appuyer politiques europĂ©ennes (environnement, agriculture, etc.) et des engagements internationaux de lâUnion. ConcrĂštement Copernicus permet de rassembler l'ensemble des donnĂ©es obtenues Ă partir de satellites environnementaux et d'instruments de mesure sur site, afin de produire une vue globale et complĂšte de l'Ă©tat de notre planĂšte[1]. Ces donnĂ©es doivent permettre aux utilisateurs de surveiller la Terre, son environnement et ses Ă©cosystĂšmes, de se prĂ©parer aux situations de crise, aux risques liĂ©s aux enjeux de sĂ©curitĂ© et aux catastrophes naturelles d'origine naturelle ou humaine. Ce programme contribue Ă poser l'Union EuropĂ©enne en tant qu'acteur majeur Ă l'Ă©chelle mondiale. C'est Ă©galement un instrument pour le dĂ©veloppement Ă©conomique et l'Ă©conomie numĂ©rique[2].
Copernicus prend Ă©galement en charge la contribution de l'Union europĂ©enne au systĂšme mondial d'observation de la Terre GEOSS qui fait lâobjet des sommets dâobservation de la Terre et des groupes de travail GEO et dont les tĂȘtes de file sont les Ătats-Unis, lâUnion europĂ©enne, le Japon et lâAfrique du Sud.

Besoins couverts par Copernicus
[modifier | modifier le code]Copernicus a pour objectif de couvrir des besoins définis pour la période 2014-2020 par le cahier des charges établi par l'Union européenne synthétisé de la maniÚre suivante[3] :
- Surveillance des terres
- Couverture paneuropéenne d'images sans nuage en haute résolution (4 à 10 mÚtres)
- Couverture complÚte de l'Europe en trÚs haute résolution (inférieure à 4 mÚtres)
- Couverture d'imagerie optique en haute résolution de l'ensemble de la planÚte
- Couverture d'imagerie optique en moyenne résolution de l'ensemble de la planÚte
- Couverture SAR en moyenne résolution (entre 30 et 300 mÚtres) de l'ensemble de la planÚte
- Couverture SAR en basse résolution (inférieure à 300 mÚtres)
- Couverture altimétrique SAR en moyenne résolution de l'ensemble de la planÚte
- Surveillance du milieu marin
- Surveillance par radar à synthÚse d'ouverture (SAR) en moyenne résolution des glaces de mer
- Recueil systématique de données sur la couleur des océans à l'échelle mondiale/régionale
- Recueil systématique de données sur la température à la surface de la mer à l'échelle mondiale et régionale
- Recueil systématique de données relatives à l'altimétrie/au niveau de la mer à l'échelle mondiale et régionale
- Surveillance de l'atmosphĂšre
- Données pour la surveillance et la prévision des aérosols
- Données servant à surveiller et à prévoir la teneur de l'atmosphÚre en dioxyde de soufre (SO2)
- Données servant à surveiller et à prévoir la teneur de l'atmosphÚre en formaldéhyde (HCHO)
- Données servant à surveiller et à prévoir la teneur de l'atmosphÚre en ozone (O3)
- Données servant à surveiller et à prévoir la teneur de l'atmosphÚre en monoxyde de carbone (CO)
- Données servant à surveiller et à prévoir la teneur de l'atmosphÚre en dioxyde de carbone (CO2)
- Données servant à surveiller et à prévoir la teneur de l'atmosphÚre en méthane (CH4)
- Données servant à surveiller et à prévoir la teneur de l'atmosphÚre en dioxyde d'azote (NO2)
- Surveillance du climat
- Données servant à déterminer les variables climatiques essentielles (VCE)
- Gestion des urgences
- Ensembles de données à spécifications flexibles (mode rapide rush, mode standard, haute ou trÚs haute résolution, données optiques/SAR, archivées/nouvelles acquisitions)
Ces données et informations doivent permettre d'effectuer le suivi d'un certain nombre de processus environnementaux :
- Ăvolution des teneurs atmosphĂ©riques en aĂ©rosols et gaz Ă effet de serre, dont via un nouveau programme de surveillance (le plus prĂ©cis alors existant) des Ă©missions de gaz Ă effet de serre lancĂ© en 2021[4]
- Couche d'ozone, taux d'ultraviolet
- Climatologie, prĂ©visions de lâĂ©tat de la mer, sĂ©curitĂ© maritime, suivi du trafic maritime et de certaines pollutions marines (marĂ©es noires, dĂ©gazagesâŠ)
- Mesure, contrĂŽle et gestion du dĂ©veloppement urbain (urbanisation, pĂ©riurbanisationâŠ)
- Montée du niveau des océans
- L'alerte aux alĂ©as climatiques et catastrophes naturelles (tempĂȘtes, inondations, sĂ©cheresse, fortes pluies, tremblements de terre, tsunamis, connaissance et suivi des inondations et des feux de forĂȘt pour leur meilleure gestionâŠ)
- Surveillance de l'environnement, des forĂȘts, de la dĂ©forestation et de leurs consĂ©quences
- Anticipation, alerte et gestion de catastrophes humanitaires (dĂ©placements de population, migration humaine, camps de rĂ©fugiĂ©s, sĂ©quelles des guerresâŠ)
- Sécurité civile, organisation des secours
- Sécurité et surveillance des frontiÚres
- Lutte contre les trafics (par exemple de bois, de drogueâŠ) et contre la piraterie en mer
- Surveillance de zones (marines notamment) isolées ou provisoirement isolées
- Disponibilité ou surexploitation de ressources naturelles
Fonctionnement du programme
[modifier | modifier le code]Copernicus s'appuie sur quatre « piliers » :
- Une composante spatiale constituée de satellites d'observation du sol, des océans et de l'atmosphÚre, qui à l'aide de différents types d'instrument (caméra, radar à synthÚse d'ouverture, spectromÚtre, altimÚtre, radiomÚtre) recueille des données sur l'ensemble de la planÚte.
- Une composante in-situ constituée d'instruments de mesure au sol ou aériens mesurant des paramÚtres relatifs à l'état des océans, du sol et de l'atmosphÚre.
- Une composante portant sur la normalisation et l'harmonisation des données.
- Des services à l'utilisateur restituant les données collectées dans des formats bruts ou élaborés pour répondre précisément aux besoins.
Acteurs
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Union européenne
[modifier | modifier le code]L'Union européenne assure le financement du programme via la Commission européenne ainsi que sa gestion et la coordination des différents acteurs.
Agence spatiale européenne
[modifier | modifier le code]L'Agence spatiale européenne est responsable de la conception, du lancement et de la gestion opérationnelle des satellites Sentinel développés spécifiquement pour collecter les données du programme Copernicus. L'agence a également en charge la coordination d'ensemble du segment spatial (celui-ci comprend également des satellites d'EUMETSAT, des satellites de l'agence pour lesquels Copernicus est un objectif secondaire et des satellites d'autres agences spatiales). Enfin l'Agence spatiale européenne assure l'interface entre le segment spatial et les services fournis par le programme Copernicus.
EUMETSAT
[modifier | modifier le code]Eumetsat, qui est l'agence spatiale europĂ©enne en charge des satellites mĂ©tĂ©orologiques, est responsable de la contribution de ses donnĂ©es, produits et services Ă GMES â conformĂ©ment Ă la politique de donnĂ©es dâEumetsat â et de la dĂ©finition des besoins de la mission et de la rĂ©alisation des missions Sentinel de GMES qu'elle sera chargĂ©e d'exploiter.
Eumetsat et lâESA prĂ©voient des conventions dâexĂ©cution spĂ©cifiques concernant leur coopĂ©ration sur le segment spatial de Sentinel-3 et sur lâintĂ©gration des instruments de Sentinel-4 sur les satellites Meteosat TroisiĂšme GĂ©nĂ©ration (MTG) et de ceux de Sentinel-5 sur les satellites polaires du systĂšme Post-EPS dâEumetsat.
Agence europĂ©enne pour lâenvironnement
[modifier | modifier le code]LâAgence europĂ©enne pour lâenvironnement est chargĂ©e de centraliser et mettre Ă disposition de maniĂšre coordonnĂ©e les donnĂ©es fournies in situ : au sol, dans les ocĂ©ans (bouĂ©es avec instruments, instruments embarquĂ©s Ă bord de navire) et dans l'air Ă l'aide d'instruments aĂ©roportĂ©s. Ces donnĂ©es viennent complĂ©ter les donnĂ©es collectĂ©es Ă distance par des engins spatiaux.
Agences européennes utilisatrices
[modifier | modifier le code]Les agences européennes utilisatrices sont :
- LâAgence europĂ©enne pour lâenvironnement (EEA7)
- LâAgence europĂ©enne pour la gestion de la coopĂ©ration opĂ©rationnelle aux frontiĂšres extĂ©rieures (FRONTEX8)
- LâAgence europĂ©enne pour la sĂ©curitĂ© maritime (EMSA9)
- Le Centre satellitaire de lâUnion europĂ©enne (SatCen10)
- Le Centre européen de prévision météorologique à moyen terme (ECMWF11)
- Mercator Océan
Utilisateurs du programme Copernicus
[modifier | modifier le code]Les utilisateurs disposent d'un accÚs aux données du programme Copernicus qui est par principe ouvert, gratuit et global. Ces utilisateurs sont[6] :
- Les utilisateurs clĂ©s de Copernicus c'est-Ă -dire les institutions et organes de l'Union, les autoritĂ©s europĂ©ennes, nationales, rĂ©gionales ou locales chargĂ©es de la dĂ©finition, de la mise en Ćuvre, de l'application ou du suivi d'un service public ou d'une politique publique. Les informations fournies par le programme Copernicus leur permet de prĂ©parer les lĂ©gislations nationales, europĂ©ennes et internationales relatives Ă l'environnement (y compris celles sur le changement climatique et le droit international de la mer) et de vĂ©rifier la bonne application de ces lĂ©gislations.
- Les utilisateurs du secteur de la recherche : les universités ou tout autre établissement de recherche et d'enseignement.
- Les utilisateurs commerciaux et privés.
- Les organisations caritatives, les organisations non gouvernementales et les organisations internationales.
Mise à disposition des données et des informations Copernicus
[modifier | modifier le code]Il existe dix modalités d'accÚs aux données et aux informations Copernicus : quatre d'entre elles permettent d'accéder directement aux données satellites (images en temps réel ou archivées) et six fournissent des données et produits élaborés par les services Copernicus (produits à valeur ajoutée, indicateurs, modÚles, quasi temps réel/archives/prévisions)[2].
AccÚs aux données des satellites
[modifier | modifier le code]Les données des satellites sont consultables via quatre points d'accÚs[2] :
- Deux sont gérés par l'Agence spatiale européenne : Copernicus Open Access Hub et Copernicus SpaceComponent Data Access (CSCDA)
- Deux sont gérés par EUMETSAT : EUMETCast et Copernicus Online Data Access (CODA)
Services Copernicus
[modifier | modifier le code]Les services Copernicus transforment les donnĂ©es brutes satellitaires et in situ en informations Ă valeur ajoutĂ©e en les croisant, en les intĂ©grant Ă d'autres sources et en validant les rĂ©sultats. Des historiques qui peuvent remonter pour certaines donnĂ©es Ă des dĂ©cennies sont exploitĂ©s pour certains des services. Les donnĂ©es sont calibrĂ©es de maniĂšre Ă ĂȘtre comparables. Elles sont rendues consultables. Les tendances sont mises en Ă©vidence.
Ces données à valeur ajoutée sont traitées et mises à disposition à travers six services :
- La surveillance des terres
- La surveillance du milieu marin
- La surveillance de l'atmosphĂšre
- Le changement climatique
- La gestion des urgences
- Les services liés à la sécurité
Surveillance des terres
[modifier | modifier le code]Ce service restitue les caractéristiques des surfaces continentales. Trois types de produit sont fournis aux utilisateurs[7] :
- Les valeurs et évolutions d'une série de données bio-géophysiques avec une résolution spatiale moyenne et basse. Ces produits portent sur la végétation (11 indicateurs), l'énergie, l'eau, la cryosphÚre, les points chauds et des données collectées à la surface.
- Des informations sur l'occupation des sols produits pan-européens. Les produits fournis les cartes CORINE mise à jour tous les quatre ans mettent en évidence qui distinguent 44 types de terrain avec une résolution spatiales de 25 hectares ou 100 mÚtres, les cartes d'occupation des sols à haute résolution spatiale HRL, les cartes thématiques de surveillance des paramÚtres biophysiques, des cartes des mouvements.
- Des données locales sur des territoires spécifiques présentant des problÚmes/enjeux environnementaux importants.
Surveillance du milieu marin
[modifier | modifier le code]Ce service restitue des donnĂ©es sur la surveillance des ocĂ©ans. Il met Ă disposition les valeurs actuelles et passĂ©es d'un certain nombre d'indicateurs reflĂ©tant l'Ă©tat des ocĂ©ans â couverture de la banquise, vent de surface, niveau des mers, tempĂ©rature, salinitĂ©, courants, couleur de l'ocĂ©an, vagues, etc. â avec une rĂ©solution spatiale et temporelle variable fournies par les satellites et les donnĂ©es in situ. Ces indicateurs servent Ă bĂątir des produits (plus d'une centaine) plus Ă©laborĂ©s qui s'appuient sur des modĂšles numĂ©riques[8]. Un rapport trimestriel sur l'Ă©tat des ocĂ©ans Ă©tabli par une trentaine d'institutions et une centaine de chercheurs est produit chaque trimestre. Il fournit le statut actuel, les variations observĂ©es et les changements intervenus au cours du dernier quart de siĂšcle[9]. Les donnĂ©es de ce service sont distribuĂ©es par la sociĂ©tĂ© privĂ©e Ă but non lucratif Mercator OcĂ©an créée par un consortium d'organismes français (CNRS, IFREMER, IRD, MĂ©tĂ©o-France et SHOM) et dont le capital a Ă©tĂ© ouvert en 2017 Ă d'autres institutions europĂ©ennes (CMCC, NERSC, MET Office, Puertos Del EStado)[10].
Surveillance de l'atmosphĂšre
[modifier | modifier le code]Surveillance de l'atmosphĂšre[11].
Gestion des urgences
[modifier | modifier le code]Gestion des urgences[12].
Services liés à la sécurité
[modifier | modifier le code]Services liés à la sécurité.
Changement climatique
[modifier | modifier le code]Adaptation au changement climatique[13][source insuffisante].
Collecte des données
[modifier | modifier le code]Satellites d'observation de la Terre
[modifier | modifier le code]Le segment spatial (satellites d'observation de la Terre, réseau de stations terriennes, stations de contrÎles, systÚmes de centralisation des données) jouent un rÎle central dans le programme.

Satellites Sentinel de l'Agence spatiale européenne
[modifier | modifier le code]L'Agence spatiale européenne (ESA) a conçu et fait construire une série de satellites appelés Sentinel pour répondre aux besoins du programme GMES (Copernicus) en matiÚre de données d'observation de la Terre. Ces satellites ont des capacités d'imagerie radar et super-spectrale pour l'observation de la Terre, des océans et de l'atmosphÚre.


La premiÚre génération des satellites Sentinel comprend six familles de satellites/instruments :
- Sentinel-1 fournit des images radar tout-temps, jour et nuit, à des fins d'observation du sol et des océans. Sentinel-1A est lancé le et Sentinel-1B le [14]. Sentinel-1B est lancé le .
- Sentinel-2 fournit des images optique haute résolution pour l'observation des sols (utilisation des sols, végétation, zones cÎtiÚres, fleuves, etc.). Les données de Sentinel-2 sont également utilisées pour la mise en place de services de traitement de l'urgence. Le premier satellite Sentinel-2A a été lancé dans la nuit du 22 au grùce à une fusée Vega depuis le site de Kourou en Guyane française. Le satellite Sentinel-2B est lancé le sur un lanceur russe Rockot[14].
- Sentinel-3 : surveillance mondiale des océans et des sols. Deux satellites Sentinel-3 sont lancés respectivement le et le [14].
- Sentinel-4 est un instrument embarqué en tant que charge utile secondaire sur un satellite météorologique EUMETSAT Météosat de TroisiÚme Génération (MTG) , Sentinel-4 fournit des données sur la composition de l'atmosphÚre. Il sera lancé en 2023[15].
- Sentinel-5 fournit des donnĂ©es sur la composition de l'atmosphĂšre. Un prĂ©curseur, Sentinel 5P a Ă©tĂ© lancĂ© en 2017 pour assurer la continuitĂ© de la collecte de ces donnĂ©es aprĂšs l'arrĂȘt du satellite ENVISAT en 2012 en attendant de disposer de l'instrument prĂ©vu[14]. La version dĂ©finitive, Sentinel-5, est un instrument qui sera lancĂ© en 2025 sur un satellite SystĂšme polaire dâEUMETSAT â DeuxiĂšme gĂ©nĂ©ration (EPS-SG).
- Sentinel-6 emporte un radar altimĂštre pour l'Ă©tude du niveau des ocĂ©ans et du climat[16]. Sentinel-6A a Ă©tĂ© lancĂ© en . Sentinel-6B doit ĂȘtre lancĂ© en 2025.
Données fournies par des missions contributrices
[modifier | modifier le code]Une trentaine de missions spatiales dites contributrices alimentent le programme Copernicus tout en remplissant d'autres objectifs contrairement aux satellites Sentinel.
Ces missions contributrices sont :
- Pour l'imagerie optique à basse résolution les missions SPOT (instrument VGT) et PROBA-V.
- Pour l'imagerie optique à haute résolution les missions DMC (la constellation DMC comprend cinq satellites fournissant des images utiles aux équipes de secours intervenant au titre de la charte internationale « Espace et catastrophes majeures), Pléaides, Deimos-2, RapidEye et SPOT (instrument HRS).
- Pour l'image radar les constellations ou satellites COSMO-Skymed (donnĂ©es permettant l'analyse des sĂ©ismes, la surveillance de catastrophes environnementales et l'agriculture.), TerraSAR-X (fournit des donnĂ©es utilisables dans le domaine de l'hydrologie, mĂ©tĂ©orologie, utilisation des sols, gestion des forĂȘts et protection de l'environnement, Tandem-X, Radarsat.
- La mission d'altimétrie Jason-2 effectue des mesures précises de la topographie de surface des océans, des vents et de la hauteur des vagues).
Les missions du programme Earth Explorer sont de petites missions scientifiques de l'Agence spatiale européenne chargées d'étudier des aspects particuliers de l'environnement terrestre. Ces missions portent en particulier sur l'atmosphÚre, la biosphÚre, l'hydrosphÚre, la cryosphÚre et aussi sur le sous-sol, dans le but d'en apprendre davantage sur les interactions entre ces composants et sur l'impact des activités humaines sur les processus naturels. Six missions sont opérationnelles en 2021 :
- GOCE (Gravity Field and Steady-State Ocean Explorer), lancée le
- SMOS (Soil Moisture and Ocean Salinity), lancé le
- CryoSat-2 (mesure de l'épaisseur de la banquise), lancé en
- SWARM (mesures de l'intensité et de la direction du champ magnétique terrestre), lancé le
- ADM-Aeolus (Atmospheric Dynamics Mission), lancé le
- EarthCARE (Earth Clouds, Aerosols and Radiation Explorer), lancement prévu en [Passage à actualiser]
Les donnĂ©es fournies par des satellites non-europĂ©ens (par exemple LANDSAT, GOSAT, RADARSAT) peuvent Ă©galement ĂȘtre utilisĂ©es par GMES.
Jusqu'à leur fin de vie opérationnelle intervenue en 2012/2013 deux gros satellites d'observation de la Terre de l'Agence spatiale européenne ont collecté une grande partie des données utilisées par le programme Copernicus :
- ERS : le satellite européen de télédétection/European Remote Sensing Satellite ERS-1 (1991-2000) était le premier satellite d'observation de la Terre lancé par l'ESA. Lancé en 1995, ERS-2 fournit des données relatives à la température de surface des océans, aux vents marins et à la couche d'ozone.
- Envisat : lancĂ© en 2002, Envisat Ă©tait le plus gros satellite d'observation de la Terre jamais construit. Il transportait des instruments radars et optiques complexes parmi lesquels le radar ASAR (Advanced Synthetic Aperture Radar) et le spectromĂštre MERIS (Medium Resolution Imaging Spectrometer). Envisat a fourni de maniĂšre continue des donnĂ©es issues de l'observation du sol, de l'atmosphĂšre, des ocĂ©ans et de la calotte glaciaire. Les Ătats membres de l'ESA votĂšrent Ă l'unanimitĂ© la reconduction de la mission Envisat jusqu'en 2013.
Satellites d'EUMETSAT
[modifier | modifier le code]Les satellites météorologiques MetOp et Meteosat seconde generation de EUMETSAT fournissent des données sur l'atmosphÚre terrestre.
Données in situ
[modifier | modifier le code]Le programme Copernicus repose Ă©galement un grand nombre d'Ă©quipements de mesure sur site mis Ă la disposition du programme par les Ătats Membres de lâUnion europĂ©enne. Ces instruments comprennent des capteurs placĂ©s sur les berges des riviĂšres, portĂ©s dans les airs par des ballons mĂ©tĂ©orologiques, installĂ©s sur des bateaux ou sur flotteurs dispersĂ©s dans les ocĂ©ans du globe. Les donnĂ©es in situ sont utilisĂ©es pour calibrer, vĂ©rifier et complĂ©ter les informations fournies par les satellites[17].
Les données restituées sont collectées par les institutions nationales (environ 400) qui gÚrent les instruments de mesure. L'Agence européenne pour l'environnement (AEE) est un organisme créé pour rassemble ces données auprÚs l'ensemble des pays européens (32 pays en sont membres) dans le but de fournir des données environnementales à l'échelle de l'Europe aux utilisateurs dont fait partie le programme Copernicus. Ces échanges s'appuient sur un réseau spécialisé baptisé Eionet géré par l'AEE[18].
DeuxiÚme génération de satellites Sentinel
[modifier | modifier le code]Une deuxiÚme génération de satellites du programme Copernicus est en cours de développement depuis le début des années 2000 pour répondre à la fois à des besoins non satisfaits par les satellites déjà déployés ou en cours de déploiement et pour accroitre les capacités du segment spatial du programme. Ce sont[19] :
- Sentinel-10/CHIME (Copernicus Hyperspectral Imaging Mission for the Environment) est un satellite utilisant la nouvelle technique d'imagerie hyperspectrale (observation sur plusieurs centaines de longueurs d'onde contiguĂ«s en lumiĂšre visible et infrarouge proche et court) pour fournir des donnĂ©es utiles pour l'agriculture, la sĂ©curitĂ© alimentaire, l'Ă©tat des sols, la biodiversitĂ©, les catastrophes naturelles, les eaux cĂŽtiĂšres et les eaux intĂ©rieures et les forĂȘts[20].
- Sentinel-11/CIMR (Copernicus Imaging Microwave Radiometer) doit disposer d'un radiomÚtre micro-ondes à fauchée large qui collectera la température de la surface des océans, la concentration en glace de mer des océans et la salinité des eaux de surface ainsi que de nombreux autres paramÚtres portant sur les glaces des mers. La mission répond à de nombreux besoins hautement prioritaires des communautés d'utilisateurs de l'océan Arctique[21].
- Sentinel-7/CO2M (Copernicus CO2 Monitoring Mission) dispose d'une nouveau spectromÚtre fonctionnant dans le proche infrarouge et l'infrarouge court pour mesurer la quantité de dioxyde de carbone produit par l'activité humaine. Ces données doivent permettre de disposer de chiffres plus précis sur les émissions de ce gaz produit par la combustion des sources d'énergie fossile à l'échelle nationale et régionale. Ces données en provenance d'une source d'information indépendante permettront de mesurer l'efficacité de la politique de décarbonisation de l'Europe[22].
- Sentinel-9/CRISTAL (Copernicus polaR Ice and Snow Topography ALtimeter) dispose d'un altimĂštre radar bi-frĂ©quences et d'un radiomĂštre micro-ondes qui doit mesurer et surveiller l'Ă©paisseur de la glace de mer et l'Ă©paisseur de la neige qui la recouvre. Le satellite doit Ă©galement mesurer et surveiller les changements d'Ă©paisseur des calottes glaciaires et des glaciers de l'ensemble de la planĂšte. Les mesures de l'Ă©paisseur de la glace seront utilisĂ©es pour les opĂ©rations maritimes dans les mers polaires et pour planifier Ă plus long terme les activitĂ©s dans les rĂ©gions polaires. Dans la mesure oĂč les changements saisonniers affectant la glace des mers sont particuliĂšrement sensibles aux changements climatiques, cette mission doit permettre d'amĂ©liorer notre comprĂ©hension des processus de changement climatique[23].
- Sentinel-8/LSTM (Land Surface Temperature) dispose d'un capteur infrarouge thermique à haute résolution spatio-temporelle qui doit mesurer la température de la surface des terres. La mission répond à des besoins prioritaires de la communauté des utilisateurs de l'agriculture et a pour objectif d'améliorer la production agricole de maniÚre soutenable dans un contexte d'une diminution des ressources en eau et de variabilité du climat. La mesure de la température de la surface et le calcul dérivé de l'évapotranspiration sont des variables clés permettant de comprendre et de répondre à la variabilité du climat, de gérer les ressources en eau pour les besoins de l'agriculture, de prédire les sécheresses, de gérer la dégradation des sols, les catastrophes naturelles tels que les incendies, les éruptions volcaniques, de gérer les eaux cÎtiÚres et les eaux intérieures ainsi que les problÚmes liés au réchauffement dans les villes[24].
- Sentinel-12/ROSE-L (Radar Observing System for Europe at L-band) emporte un radar Ă synthĂšse d'ouverture fonctionnant en bande L. Cette longueur d'onde permet de traverser des matĂ©riaux tels que la vĂ©gĂ©tation, la neige sĂšche et la glace. Cette mission doit fournir des donnĂ©es qui ne peuvent pas ĂȘtre produites par le radar fonctionnant en bande C des satellites Sentinel-1. Les mesures effectuĂ©es seront utilisĂ©es pour la gestion de la forĂȘt, la surveillance de l'humiditĂ© des sols et la dĂ©termination de la nature des cultures contribuant Ă la prĂ©vention des famines. Cette mission contribuera Ă©galement Ă la surveillance de l'Ă©paisseur des glaces polaires et de la banquise, Ă la mesure de l'Ă©tendue des glaces des mers dans les rĂ©gions polaires et Ă celle de la neige saisonniĂšre[25].
Historique
[modifier | modifier le code]De la phase de recherche et développement à la fourniture de services opérationnels
[modifier | modifier le code]Au cours des derniĂšres dĂ©cennies, les institutions nationales et europĂ©ennes ont consenti des efforts financiers importants dans le domaine de l'observation de la Terre. Ces efforts ont permis d'obtenir des rĂ©sultats considĂ©rables mais les produits et les services dĂ©veloppĂ©s dans ce domaine hĂ©ritent des limitations propres aux financements de type R&D (recherche et dĂ©veloppement), par exemple manque de garanties quant Ă leur pĂ©rennitĂ©. Le programme Copernicus a prĂ©cisĂ©ment Ă©tĂ© conçu pour permettre cette transition entre activitĂ©s de R&D et mise en Ćuvre de services opĂ©rationnels pĂ©rennes. Cette transition doit se faire en trois phases principales :
- 2008 - 2010 : Services GMES/Copernicus pré-opérationnels ;
- 2011 - 2013 : Mise en Ćuvre initiale ;
- à partir de 2014 : Mise en service opérationnel.
Chronologie
[modifier | modifier le code]- : les institutions participant au développement des activités spatiales européennes donnent naissance par la déclaration connue sous le nom de « Baveno Manifesto au GMES (« Global Monitoring for Environmental Security », en français : « surveillance mondiale de la sécurité environnementale »), renommé en 1999 Global Monitoring for Environment and Security (en français : « surveillance mondiale de l'environnement et de la sécurité ») illustrant ainsi que la surveillance de l'environnement a également des implications en matiÚre de sécurité.
- 15- : Ă l'occasion du sommet de Göteborg, les chefs d'Ătat et de gouvernement demandent que la CommunautĂ© contribue Ă l'Ă©tablissement d'une capacitĂ© europĂ©enne de surveillance globale pour l'environnement et la sĂ©curitĂ© Ă horizon 2008.
- : la nature et le périmÚtre de la composante « sécurité » du GMES sont définis comme couvrant la prévention et le traitement des crises liées aux risques naturels et technologiques, à l'aide humanitaire et à la coopération internationale, à la surveillance du respect des traités internationaux pour la prévention des conflits, l'aide humanitaire et le secours, les opérations de maintien de la paix et la surveillance des frontiÚres de l'Union européenne.
- : la Commission européenne définit un plan d'action pour que le programme GMES entre dans une premiÚre phase opérationnelle en 2008. Un accord cadre entre la Commission européenne et l'Agence spatiale européenne (ESA) est rédigé pour le développement de la composante spatiale du GMES.
- : la Commission européenne définit les priorités pour l'entrée en service des services GMES en 2008. Le choix des services prioritaires portent sur la surveillance du sol, la surveillance des océans et le traitement de l'urgence. Des services ultérieurs appelés « services pilotes » traiteront de la surveillance de l'atmosphÚre, de la sécurité et du changement climatique.
- : la Commission européenne crée le Bureau GMES, avec comme mission principale d'assurer la disponibilité à l'horizon 2008 des services jugés prioritaires. Le Bureau a également pour objectif de traiter les questions de gestion du GMES et du financement du systÚme à long terme.
- : GMES est défini comme une initiative phare de la politique spatiale de l'Union.
- : lancement officiel des trois services FTS et des deux services pilotes dans leur version pré-opérationnelle, à l'occasion du Forum GMES de Lille.
- : La base des futures discussions relatives au financement, à l'infrastructure opérationnelle et à la gestion effective du GMES est définie.
- : la proposition de la Commission concernant un rĂšglement sur « le programme europĂ©en d'observation de la terre (GMES) et sa mise en Ćuvre initiale (2011-2013) » propose une base lĂ©gale pour le programme GMES et le financement par la Commission europĂ©enne de sa mise en Ćuvre initiale.
- Durant l'Ă©tĂ© 2009, lâAgence spatiale europĂ©enne et Eumetsat signent un accord-cadre sur le programme GMES, approuvĂ© Ă lâunanimitĂ© par le Conseil de l'ESA le et celui dâEumetsat lors de sa session des et [26]. Cet accord, signĂ© conjointement par le Dr Lars Prahm et Jean-Jacques Dordain, directeurs-gĂ©nĂ©raux respectifs dâEumetsat et de lâESA, ouvre la voie Ă de futurs arrangements dĂ©taillĂ©s entre les deux organisations au titre de leur coopĂ©ration sur les Sentinel GMES (Sentinel-3, -4 et -5). Cet accord-cadre dĂ©finit les rĂŽles et responsabilitĂ©s des deux organismes dans le cadre de leur coopĂ©ration sur la composante spatiale de GMES (GSC).
- : le rĂšglement sur « le programme europĂ©en d'observation de la terre (GMES) et sa mise en Ćuvre initiale (2011-2013) » entre en vigueur.
- : la Commission européenne présente sa proposition pour le prochain cadre financier pluriannuel (MFF). Dans ce document la Commission propose de pourvoir au financement du programme GMES en dehors du MFF au-delà de 2014.
- : dans sa communication sur l'exĂ©cution du programme GMES Ă partir de 2014, la Commission europĂ©enne prĂ©sente ses propositions pour le futur financement, la gestion et l'exploitation du programme pour la pĂ©riode 2014 - 2020. En particulier, la Commission propose la crĂ©ation d'un fonds GMES fonctionnant sur un modĂšle similaire Ă celui retenu pour le Fonds europĂ©en de dĂ©veloppement, auquel les Ătats membres contribueraient en fonction de leur produit national brut. La France s'y associe notamment via le « plan dâapplications satellitaires » du ministĂšre du dĂ©veloppement durable, dĂ©cidĂ© en 2011[27].
- Les 4 et , la prĂ©sidence danoise de l'Union europĂ©enne organise un colloque sur le GMES[28], le second programme phare de l'Union aprĂšs Galileo, rassemblant 180 participants autour des diffĂ©rents services devant ĂȘtre rendus par le systĂšme[29]. Un constat positif est observĂ© sur :
- le dĂ©marrage opĂ©rationnel, le , du premier service Emergency (GIO EMS) activĂ© pour les inondations, tremblements de terre, glissements de terrain, feux, tempĂȘtes, Ă©ruptions volcaniques, catastrophes technologiques, tsunamis, et crises humanitaires.
- le démarrage opérationnel prochain de services expérimentaux testés depuis le FP-7 : MyOcean pour le maritime, GeoLand pour le terrestre, Macc pour l'atmosphÚre, et G-Mosaic pour la sécurité.
- Cependant, le colloque constate le manque de financement pour le reste de l'exploitation opĂ©rationnelle prĂ©vue, certains Ătats membres voulant le sortir du budget 2014-2020. Une rĂ©union des Ătats membres est programmĂ©e pour la fin du mois pour rediscuter du problĂšme d'autant plus urgent que le satellite ENVISAT est tombĂ© en panne le , et que de nombreux services ne peuvent plus ĂȘtre rendus avant l'arrivĂ©e des Sentinel.
- : la phase opĂ©rationnelle du programme, renommĂ© Copernicus, dĂ©bute avec la validation par le Parlement europĂ©en d'un budget pluri-annuel (MFF) pour la pĂ©riode 2014-2020 d'un montant de 3 786 MâŹ. Elle couvrira l'exploitation des trois premiers satellites Sentinel en production dont les lancements sont prĂ©vus au premier semestre 2014 (Sentinel-1A sur Soyouz, Sentinel-2A et Sentinel-3A sur Rockot)[30].
- Le , une Ă©tape importante est franchie avec la signature de l'accord entre la Commission europĂ©enne et l'ESA portant sur le financement du segment spatial pour la pĂ©riode s'Ă©tendant jusqu'Ă mi-2021. Il prĂ©voit que, sur le budget pluriannuel adoptĂ© en , 3 148 M⏠seront redirigĂ©s par dĂ©lĂ©gation vers l'ESA[31]. Les services relatifs au sol, aux ocĂ©ans et au traitement de l'urgence et ceux relatifs Ă l'atmosphĂšre et Ă la sĂ©curitĂ© (aussi appelĂ©s « services pilotes ») ont Ă©tĂ© officiellement lancĂ©s Ă l'occasion du Forum Copernicus Ă Lille en . Ces services, actuellement en phase prĂ©-opĂ©rationnelle, devaient entrer en phase opĂ©rationnelle en 2011 et ĂȘtre pleinement opĂ©rationnels en 2014.
- Le programme Copernicus fait l'objet d'une Ă©valuation pour la pĂ©riode 2014-2017 Ă travers cinq critĂšres (efficacitĂ©, efficience, pertinence, cohĂ©rence et valeur ajoutĂ©e de lâUE). Le rapport indique que le programme s'est dĂ©roulĂ© sans retard ni dĂ©passement budgĂ©taire majeur. La politique d'accĂšs libre aux donnĂ©es ainsi que la cohĂ©rence avec les prioritĂ©s politique majeurs de l'Union EuropĂ©enne constituent un des bĂ©nĂ©fices majeurs du programme. Par ailleurs celui-ci a gĂ©nĂ©rĂ© des retombĂ©es Ă©conomiques importantes. Parmi les points Ă amĂ©liorer figurent une meilleure intĂ©gration des donnĂ©es issues des missions contributrices, une implication plus importante des communautĂ©s d'utilisateurs pour la dĂ©finition de l'Ă©volution des services, une meilleure coordination des diffĂ©rentes entitĂ©s et une mise Ă disposition/sensibilisation plus poussĂ©e des utilisateurs ne faisant pas partie de la communautĂ© d'experts[32].
Développement des services
[modifier | modifier le code]Le développement des services est assuré par une série de projets lancés en 2009 par la Commission européenne et qui s'achÚvent de 2 à 4 ans plus tard. D'un coût total d'environ 150 millions d'euros, ils sont en partie financés par le 7e programme cadre (FP7) de l'Union européenne. Ces projets sont geoland2 (terres), MyOcean (mers), SAFER (traitement de l'urgence), MACC et son successeur MACC II (atmosphÚre) et G-MOSAIC (sécurité), la plupart contribuant également à la surveillance du changement climatique.
- geoland2 a dĂ©marrĂ© le et s'est achevĂ© 50 mois plus tard. Le projet couvre un large Ă©ventail de domaines parmi lesquels l'utilisation du sol, la qualitĂ© et la disponibilitĂ© de l'eau, l'amĂ©nagement du territoire, la gestion des forĂȘts, le stockage du carbone[33].
- MyOcean a démarré le . Le projet couvre des thÚmes tels que la sécurité maritime, la prévention des marées noires, la gestion des ressources marines, le changement climatique, la surveillance des banquises, la pollution de l'eau[34].
- SAFER a démarré le . Le projet aborde les sujets liés à la protection civile, à l'aide humanitaire et à la gestion des crises menaçant la sécurité des biens et des personnes.
- MACC a démarré le et s'est achevé 29 mois plus tard. Il a poursuivi les activités lancées dans les projets GMES et PROMOTE. Une seconde phase de financement du service développé par MACC a démarré en avec le projet MACC III et s'est achevé 10 mois plus tard[35],[36].
- G-MOSAIC a démarré le et s'est achevé 36 mois plus tard. Avec le projet LIMES (en partie financé par la Commission européenne au titre du 6e programme cadre), G-MOSAIC traite de la surveillance maritime, de la surveillance des infrastructures critiques et du soutien aux opérations de maintien de la paix[37],[38].
Projets connexes
[modifier | modifier le code]D'autres initiatives seront utiles Ă la mise au point puis au fonctionnement du GMES. il s'agit notamment de :
- INSPIRE : cette initiative vise à construire une infrastructure de données spatiales au-delà des frontiÚres nationales[39].
- URBAN ATLAS : à partir de données issues de photos satellites, Urban Atlas fournit une cartographie numérique permettant aux urbanistes de disposer des données à jour et précises sur l'aménagement du territoire. Urban Atlas leur permettra notamment de mieux évaluer les risques et possibilités (inondations, impact du changement climatique, nouveaux besoins en infrastructure et en transport publics, etc.). Toutes les villes de l'Union européennes sont couvertes depuis 2011.
- SEIS : le systĂšme SEIS (Shared Environmental Information System) est une initiative commune de la Commission europĂ©enne et de l'Agence europĂ©enne pour l'environnement visant Ă Ă©tablir avec les Ătats membres un systĂšme d'information environnementale intĂ©grĂ© et partagĂ© Ă l'Ă©chelle de l'Europe[40].
GMES- Africa
[modifier | modifier le code]Le programme GMES, initiée par l'UE et l'agence ESA, dépasse désormais les frontiÚres vers le continent Africain. Depuis 2007, les capacités d'observations africaines sont développées afin d'optimiser l'exploitation des systÚmes spatiaux pour le développement durable[41].
GMES Masters
[modifier | modifier le code]Un concours europĂ©en, dĂ©nommĂ© GMES Masters, est créé en 2009, centrĂ© sur les applications satellitaires dans le domaine de la gestion des risques, de lâenvironnement et du climat. Il est le fruit dâune initiative conjointe de lâEPA Plaine du Var, porteur du projet Ăco-VallĂ©e prĂšs de Nice, et du Centre dâapplications spatiales de Munich-Oberpfaffenhofen[42].
Les GMES Masters Awards viendront rĂ©compenser les meilleures applications exploitant les donnĂ©es dâobservation de la Terre ayant recours au GNSS et aux instruments de mesure au sol ou aĂ©riens. Seront primĂ©es aussi bien les solutions de pointe sâappliquant aux secteurs Ă©mergents, que les rĂ©alisations apportant une valeur ajoutĂ©e aux applications existantes pour les services GMES â sol, ocĂ©ans et traitement de l'urgence. Deux prix seront attribuĂ©s, lâun pour le secteur public, lâautre pour le privĂ©.La meilleure application du secteur privĂ© bĂ©nĂ©ficiera dâun accompagnement de six mois au sein de lâincubateur « Centre dâapplications spatiales » dâOberpfaffenhofen. Le participant ayant prĂ©sentĂ© la meilleure application pour le secteur public sera invitĂ© Ă venir prĂ©senter son projet aux responsables dâĂco-VallĂ©e et aux reprĂ©sentants locaux de la CĂŽte dâAzur (Team CĂŽte dâAzur).
Apport du CNES
[modifier | modifier le code]Le Centre national d'études spatiales (CNES) exploite, prépare ou contribue à une dizaine de missions qui trouveront naturellement leur place dans le segment satellite de GMES : Spot, bientÎt rejoint par Pléiades, pour la cartographie et l'aménagement du territoire ; Topex et Jason-1 et 2 pour l'océanographie ; Parasol et Calipso pour la compréhension de l'impact des nuages et des aérosols dans le bilan thermique de la planÚte ; Megha-Tropiques pour le suivi des épisodes de mousson ; Vénus pour le suivi de la végétation ou encore l'instrument IASI, sur le satellite MetOp-A, pour la température et l'humidité de l'atmosphÚre[43].
Centre euro-mĂ©diterranĂ©en de lâenvironnement et des risques
[modifier | modifier le code]Le CEMER (Centre euro-mĂ©diterranĂ©en de lâenvironnement et des risques), qui utilise les compĂ©tences des partenaires de pĂŽles de compĂ©titivitĂ©, vise Ă mettre en Ćuvre un systĂšme de surveillance de l'environnement et de gestion des crises. En particulier, une expĂ©rimentation a Ă©tĂ© menĂ©e sur le site de l'Ăco-VallĂ©e dans le cadre du projet europĂ©en WIN avec une simulation de gestion de crise liĂ©e Ă des inondations dans la plaine du Var[44].
Réseau d'alerte aux tsunamis et submersions cÎtiÚres en Méditerranée
[modifier | modifier le code]Une autre composante, RATCOM (RĂ©seau d'alerte aux tsunamis et submersions cĂŽtiĂšres en MĂ©diterranĂ©e), est en cours de rĂ©alisation dans le cadre des projets du Fonds unifiĂ© interministĂ©riel des pĂŽles (FUI). Ce projet, de 6,2 MâŹ, portĂ© par le pĂŽle Risques et colabellisĂ© par les pĂŽles Mer[45] et SCS comporte une composante montante de modĂ©lisation de la vague et de ses effets Ă partir de capteurs divers et une composante descendante d'alerte Ă la population mutualisant diffĂ©rents moyens de tĂ©lĂ©communications.
Une version du CEMER Union pour la MĂ©diterranĂ©e est soutenue par la mission Union pour la MĂ©diterranĂ©e, le Maroc, la Tunisie et l'Ăgypte.
En 2011, le projet RATCOM est validĂ© Ă Cannes, Ă la suite d'expĂ©riences menĂ©es pendant 30 mois sur des matĂ©riels et logiciels implantĂ©s sur la CĂŽte dâAzur. Son objectif :
- Prévenir la population en cas de tsunami d'origine locale, de type glissement sous-marin, comme pour l'aéroport de Nice en 1979,
- Commencer à former les services de secours aux opérations à conduire dÚs l'alerte donnée.
Il est présenté à la presse en présence de tous les partenaires du projet, dans les locaux du Centre spatial de Cannes - Mandelieu, par son directeur, Pierre Bénard, de Claire-Anne Reix, directrice du programme européen GMES et Philippe Bardey, président d'Acri, société basée à Sophia-Antipolis, spécialiste de l'observation de la Terre par satellite[46],[47].
Les partenaires sont Thales Alenia Space (porteur du projet), DCNS, SFR, Eutelsat, des PME (ACRI, I PROCESS, CEDRALIS, J&PGĂ©o, C2 InnovativâSystems), des organismes de recherche et laboratoires (le Bureau de recherches gĂ©ologiques et miniĂšres (BRGM), l'Institut EurĂ©com, l'Institut supĂ©rieur de l'Ă©lectronique et du numĂ©rique) et des organismes publics (tel que le Commissariat Ă l'Ă©nergie atomique (CEA-DAM), l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (IFREMER), le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), GĂ©oazur, MĂ©tĂ©o-France).
Prev'Air
[modifier | modifier le code]Prev'Air, service gratuit couvrant tout le continent europĂ©en avec une prĂ©cision inĂ©galĂ©e, permettant Ă tout citoyen d'ĂȘtre informĂ© de la qualitĂ© de lâair quâil va respirer durant les trois prochains jours[48].
RÎle des entreprises privées
[modifier | modifier le code]Thales Alenia Space est étroitement associé à GMES, en particulier dans son établissement de Cannes, siÚge de la société. GMES y est coordonné par Claire Anne Reix[49], ingénieur des Mines d'AlÚs, directeur du projet GMES pour le groupe Thales.
La sociĂ©tĂ© participe activement aux pĂŽles de compĂ©titivitĂ© implantĂ©s dans la rĂ©gion PACA. En particulier Thales Alenia Space prĂ©side le pĂŽle risques qui, associĂ© aux pĂŽles mer, Solutions communicantes sĂ©curisĂ©es (SCS) et PĂ©gase vise Ă la crĂ©ation du Centre euro-mĂ©diterranĂ©en de lâenvironnement et des risques (CEMER).
Notes et références
[modifier | modifier le code]- â BrĂšve de compte rendu du Forum national des utilisateurs Copernicus 2013[rĂ©f. obsolĂšte], MinistĂšre de l'Ă©cologie, consultĂ© le 17 juin 2014.
- « AccÚsaux donnéesCopernicus Présentationgénéraleet introduction », Programme Copernicus,
- â DĂ©cision d'execution (UE) relative aux spĂ©cifications techniques de la composante spatiale de Copernicus, p. 3-5
- â « Copernicus Ă©labore un systĂšme de surveillance des Ă©missions de gaz Ă effet de serre sans prĂ©cĂ©dent », sur Actu-Environnement, (consultĂ© le ).
- â Voir Claire-Anne Reix dans l'encyclopĂ©die CASPWiki
- â (en) « RĂšglement UE No 377/2014 du parlement europĂ©en et du conseil du 3 avril 2014 Ă©tablissant le programme Copernicus et abrogeant le rĂšglement (UE) no 911/2010 », sur Journal officiel de l'Union europĂ©enne, Union europĂ©enne,
- â (en) « Copernicus Land Monitoring Service », sur Copernicus Land Monitoring Service, Programme Copernicus,
- â (en) « About mercator ocean », Programme Copernicus (consultĂ© le )
- â (en) « What we offer », Programme Copernicus (consultĂ© le )
- â (en) « About Producers », Programme Copernicus (consultĂ© le )
- â vidĂ©o produite par le projet FP7 SWIFT et dĂ©crivant le service correspondant
- â vidĂ©o produite par le projet FP7 SWIFT et dĂ©crivant le service correspondant
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- (en-GB) esa, « Overview », European Space Agency,â 200x (lire en ligne, consultĂ© le )
- â (en-US) « Copernicus: Sentinel-4 - Satellite Missions - eoPortal Directory » [archive du ], sur directory.eoportal.org (consultĂ© le )
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- â « Copernicus - La Terre vue par l'Europe » [PDF], Commission europĂ©enne,
- â (en) « About us », Agence europĂ©enne pour l'environnement, (consultĂ© le )
- â (en) « Copernicus High Priority Candidates », Agence spatiale europĂ©enne (consultĂ© le )
- â (en) Division des missions scientifiques d'observation de la Terre, Copernicus Hyperspectral Imaging Mission for the Environment - Mission Requirements Document, Agence spatiale europĂ©enne, (lire en ligne)
- â (en) Division des missions scientifiques d'observation de la Terre, Copernicus Imaging Microwave Radiometer(CIMR) Mission Requirements Document, Agence spatiale europĂ©enne, (lire en ligne)
- â (en) Division des missions scientifiques d'observation de la Terre, Copernicus CO2 Monitoring Mission Requirements Document, Agence spatiale europĂ©enne, (lire en ligne)
- â (en) Division des missions scientifiques d'observation de la Terre, Copernicus polaR Ice and Snow Topography ALtimeter (CRISTAL) - Mission Requirements Document, Agence spatiale europĂ©enne, , 84 p. (lire en ligne)
- â (en) Division des missions scientifiques d'observation de la Terre, Copernicus High spatio-temporeal resolution land surface temperature - Mission Requirements Document, Agence spatiale europĂ©enne, , 89 p. (lire en ligne)
- â (en) Division des missions scientifiques d'observation de la Terre, Copernicus L-band SAR - Mission Requirements Document, Agence spatiale europĂ©enne, , 90 p. (lire en ligne)
- â « Eumetsat et lâESA signent lâAccord-cadre GMES », sur le site web de Santinelle-3, 20 octobre 2009, en ligne sentinelle3.com
- â Les applications satellitaires au service du dĂ©veloppement durable[rĂ©f. obsolĂšte], MinistĂšre de l'Ă©cologie, mis en ligne 9 fĂ©vrier 2012, consultĂ© le 17 juin 2014.
- â (en) âGMES in Actionâ Conference [PDF], Rapport du colloque, sur le site de l'ESA.
- â Christian Lardier, « Le Gmes dans l'impasse », dans Air et Cosmos, no 2316, .
- â Air & Cosmos n° 2367 - 2013[rĂ©f. incomplĂšte]
- â Stefan Barensky, « Copernicus - le segment spatial financĂ© jusqu'en 2021 », dans Air & Cosmos, no 2427, 31 octobre 2014
- â (en) Edik Seedhouse, Interim evaluation of Copernicus - Final Report, Springer, , 224 p. (ISBN 978-92-79-71619-5, lire en ligne), p. 120
- â (en) « Project database - geoland2 », sur Copernicus (consultĂ© le )
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- â (en) « INSPIRE Knowledge base - INSPIRE Knowledge Base - European Commission », sur knowledge-base.inspire.ec.europa.eu, (consultĂ© le )
- â SEIS[rĂ©f. obsolĂšte]
- â « GMES et lâAfrique â instaurer un dĂ©veloppement durable | Le Partenariat Afrique-UE », sur africa-eu-partnership.org (consultĂ© le )
- â « Nice : lâEco VallĂ©e, partenaire de la 1re Ă©dition des GMES Masters », dans Team CĂŽte dâAzur, 17 septembre 2009, en ligne cad.fr[rĂ©f. obsolĂšte]
- â « Le CNES et GMES : une histoire naturelle », CNESMAG, no 39, novembre 2008.
- â Maumon 2009[rĂ©f. incomplĂšte]
- â Spina - PĂŽle Mer PACAMaumon 2009[rĂ©f. incomplĂšte]
- â Emmanuelle Pouquet, « Alerte Tsunami : le projet Ratcom validĂ© Ă Cannes », Nice-Matin, .
- â Emmanuel Maumon, « RATCOM, un rĂ©seau d'alerte pour les tsunamis : interview de Jean-Louis FondĂšre (Thales Alenis Space) », dans WebTimeMedia, 4 juillet 2011, en ligne
- â LoĂŻc Chauveau, « La qualitĂ© de lâair est dĂ©sormais prĂ©dite Ă trois jours », Sciences et Avenir, (consultĂ© le )
- â D. P., « Toute une journĂ©e pour cĂ©lĂ©brer les femmes, elles font l'actu : Claire-Anne Reix, une place chez les scientifiques », Nice-Matin, .
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- « RÚglement UE No 377/2014 du parlement européen et du conseil du 3 avril 2014 établissant le programme Copernicus et abrogeant le rÚglement (UE) no 911/2010 », sur Journal officiel de l'Union européenne, Union européenne, .
- « Décision d'execution (UE) 2018/621 de la commission du 20 avril 2018 relative aux spécifications techniques de la composante spatiale de Copernicus conformément au rÚglement (UE) no 377/2014 du Parlement européen et du Conseil », sur Journal officiel de l'Union européenne, Union européenne, .
- (en) Edik Seedhouse, Interim evaluation of Copernicus - Final Report, Springer, , 224 p. (ISBN 978-92-79-71619-5, lire en ligne)Rapport d'évaluation du programme Copernicus réalisé pour la période 2014-1017.
- (en) Thomas Hoerber et Antonella Forganni, European Integration and Space Policy: A Growing Security Discourse (Space Power and Politics), Routledge, , 201 p. (ISBN 978-0-367-34912-7)Analyse de la politique spatiale de l'Union européenne (en particulier Programmes Galileo et Copernicus) sous l'angle de la sécurité.
- SB, « Copernicus : feu vert du Parlement europĂ©en », Air et Cosmos, no 2367,â
Présentations du programme
[modifier | modifier le code]- Présentation du programme Copernicus (brochure Union Européenne).
- AccÚs aux données Copernicus.
- Apport des missions Sentinel-Copernicus Ă l'observation de la Terre
- Vidéo sur le programme Copernicus
- Dossier « De l'espace pour le climat » (2020) de l'Académie de l'Air et de l'Espace.
Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Sentinel
- Observatoire de l'environnement, Observatoire de la biodiversité
- Cindyniques, Radiocommunication de catastrophe, Plan de continuité
- Télédétection, SystÚme d'information géographique, cartographie, cartographie des corridors biologiques
- Imagerie satellite
- Satellite d'observation de la Terre
Liens externes
[modifier | modifier le code]
- Site officiel
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- Portails des services Copernicus de surveillance des sols, de surveillance des océans, de surveillance de l'atmosphÚre, du changement climatique, de la sécurité et de gestion des urgences
- (en) Résumé rapport annuel produit à partir des données Copernicus sur l'état des océans (4e trimestre 2020)
- Site d'information sur les projets R&D GMES, site maintenu par le projet SWIFT de la Commission européenne
- Projet BOSS4GMES : Publications, Présentation Multimedia et Vidéo sur GMES
- GNU (GMES Network of Users)
- vidéo présentant le programme GMES produite par le projet SWIFT
- Article sur le 1er GMES Masters
- « Images satellites montrent les impacts du rĂ©chauffement climatique sur lâEurope »
- Emmanuel Maumon, « GMES, bientĂŽt un Ćil dans la Plaine du Var », WebTimeMedias,â (lire en ligne)
- 1Eveline Spina, « RATCOM », sur PÎle Mer PACA
