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Pour les articles homonymes, voir Copernicus.

Copernicus
Histoire
Fondation
1998Voir et modifier les données sur Wikidata
Cadre
Type
EU program, entité subsidiaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Domaine d'activité
Earth observationVoir et modifier les données sur Wikidata
Objectif
Observation de la qualité environnementaleVoir et modifier les données sur Wikidata
Organisation
Produit
Copernicus Emergency Management Service (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
ec.europa.eu/growth/sectors/space/copernicusVoir et modifier les données sur Wikidata

modifier - modifier le code - modifier WikidataDocumentation du modĂšle

Copernicus (anciennement GMES, acronyme de Global Monitoring for Environment and Security) est un programme de l'Union européenne qui collecte et restitue des données de qualité et actualisées de maniÚre continue portant sur l'état de la Terre. Sa coordination et sa gestion sont assurées par la Commission européenne en partenariat avec l'Agence spatiale européenne, les membres de l'Union européenne et les agences de l'Union européenne telles que l'Agence européenne pour l'environnement ou l'Agence européenne pour la sécurité maritime. Les données collectées servent de maniÚre opérationnelle à gérer la sécurité maritime, assurer le suivi des catastrophes (incendies, tremblements de terre
), anticiper les récoltes, améliorer la gestion de notre environnement
 Ces données contribuent également au suivi et à la prise en charge des effets du changement climatique.

Le programme, lancĂ© en 1998, a permis de mieux coordonner la collecte des donnĂ©es dispersĂ©e jusque-lĂ  entre diffĂ©rents projets et entitĂ©s, d'accroitre la couverture, d'amĂ©liorer la qualitĂ© et de diversifier les donnĂ©es de cette collecte en mettant en place des moyens importants et enfin de faciliter la restitution auprĂšs des utilisateurs (institutionnels, entreprises, particuliers) Ă  travers des services gratuits. De 1998 Ă  2020, 6,7 milliards d'euros ont financĂ© la mise en place d'un rĂ©seau de satellites d'observation de la Terre (huit satellites Sentinel opĂ©rationnels en 2020) et de son segment terrestre ainsi que dans la collecte de donnĂ©es en surface ou par des moyens aĂ©roportĂ©s. Le programme prend Ă©galement en charge le dĂ©veloppement et la gestion des services restituant les donnĂ©es selon six thĂšmes : le sol, les ocĂ©ans, le traitement des urgences, l'atmosphĂšre, la sĂ©curitĂ© et le changement climatique.

Le programme est entrĂ© dans une phase opĂ©rationnelle en 2014. Il est prĂ©vu d’assurer la pĂ©rennitĂ© et l’évolution des moyens spatiaux nĂ©cessaires Ă  l’acquisition de ces donnĂ©es (satellites d'observation de la Terre
) : le lancement d'une quinzaine de satellites Sentinel est ainsi programmĂ© au cours de la dĂ©cennie 2020.

Objectifs

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Le programme Copernicus vise Ă  rationaliser la collecte et la mise Ă  disposition des donnĂ©es relatives Ă  l'environnement et Ă  la sĂ©curitĂ©, issues de sources multiples, afin de disposer d'informations et de services fiables chaque fois que cela est nĂ©cessaire. Il s'agit de crĂ©er une capacitĂ© europĂ©enne autonome de surveillance Ă  diffĂ©rentes Ă©chelles (locale, rĂ©gionale, globale) pour l’environnement et la sĂ©curitĂ©, qui puisse appuyer politiques europĂ©ennes (environnement, agriculture, etc.) et des engagements internationaux de l’Union. ConcrĂštement Copernicus permet de rassembler l'ensemble des donnĂ©es obtenues Ă  partir de satellites environnementaux et d'instruments de mesure sur site, afin de produire une vue globale et complĂšte de l'Ă©tat de notre planĂšte[1]. Ces donnĂ©es doivent permettre aux utilisateurs de surveiller la Terre, son environnement et ses Ă©cosystĂšmes, de se prĂ©parer aux situations de crise, aux risques liĂ©s aux enjeux de sĂ©curitĂ© et aux catastrophes naturelles d'origine naturelle ou humaine. Ce programme contribue Ă  poser l'Union EuropĂ©enne en tant qu'acteur majeur Ă  l'Ă©chelle mondiale. C'est Ă©galement un instrument pour le dĂ©veloppement Ă©conomique et l'Ă©conomie numĂ©rique[2].

Copernicus prend Ă©galement en charge la contribution de l'Union europĂ©enne au systĂšme mondial d'observation de la Terre GEOSS qui fait l’objet des sommets d’observation de la Terre et des groupes de travail GEO et dont les tĂȘtes de file sont les États-Unis, l’Union europĂ©enne, le Japon et l’Afrique du Sud.

Ces trois images du lagon de l'Ozero Nayval situĂ© sur la cĂŽte occidentale du dĂ©troit de BĂ©ring en Russie dĂ©montrent les capacitĂ©s des satellites Sentinel du programme Copernicus. La premiĂšre photo Ă  gauche a Ă©tĂ© prise avec une rĂ©solution spatiale de 10 mĂštres par un satellite Sentinel-2 le 29 octobre 2020. Elle montre le lagon entourĂ© de terres, la riviĂšre et les caractĂ©ristiques du lac. La trace au sol du satellite Sentinel-6 lors de son survol est prĂ©cisĂ©e. La deuxiĂšme image a Ă©tĂ© prise le 29 novembre en mode interfĂ©romĂ©trique par le radar Ă  synthĂšse d'ouverture d'un satellite Sentinel-1 avec une rĂ©solution spatiale de 10 mĂštres. On distingue les reliefs montagneux sur la gauche. Le lagon a gelĂ© et de nombreuses craquelures sont visibles dans la glace. La houle sur la mer est visible. La troisiĂšme image contient des images de Sentinel-6 prises en mode pulsĂ© avec une rĂ©solution spatiale basse. Le radar Poseidon-4 de Sentinel-6 permet de distinguer des dĂ©tails plus fins. L'altimĂštre radar, dont la rĂ©solution est de 1,1 m dans le sens du dĂ©placement du satellite et de 0,4 dans la direction orthogonale, permet de mettre Ă©vidence l'Ă©paisseur de la glace dans le lagon, le lac et la riviĂšre (codĂ© en couleurs).

Besoins couverts par Copernicus

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Copernicus a pour objectif de couvrir des besoins dĂ©finis pour la pĂ©riode 2014-2020 par le cahier des charges Ă©tabli par l'Union europĂ©enne synthĂ©tisĂ© de la maniĂšre suivante[3] :

Surveillance des terres
  • Couverture paneuropĂ©enne d'images sans nuage en haute rĂ©solution (4 Ă  10 mĂštres)
  • Couverture complĂšte de l'Europe en trĂšs haute rĂ©solution (infĂ©rieure Ă  4 mĂštres)
  • Couverture d'imagerie optique en haute rĂ©solution de l'ensemble de la planĂšte
  • Couverture d'imagerie optique en moyenne rĂ©solution de l'ensemble de la planĂšte
  • Couverture SAR en moyenne rĂ©solution (entre 30 et 300 mĂštres) de l'ensemble de la planĂšte
  • Couverture SAR en basse rĂ©solution (infĂ©rieure Ă  300 mĂštres)
  • Couverture altimĂ©trique SAR en moyenne rĂ©solution de l'ensemble de la planĂšte
Surveillance du milieu marin
  • Surveillance par radar Ă  synthĂšse d'ouverture (SAR) en moyenne rĂ©solution des glaces de mer
  • Recueil systĂ©matique de donnĂ©es sur la couleur des ocĂ©ans Ă  l'Ă©chelle mondiale/rĂ©gionale
  • Recueil systĂ©matique de donnĂ©es sur la tempĂ©rature Ă  la surface de la mer Ă  l'Ă©chelle mondiale et rĂ©gionale
  • Recueil systĂ©matique de donnĂ©es relatives Ă  l'altimĂ©trie/au niveau de la mer Ă  l'Ă©chelle mondiale et rĂ©gionale
Surveillance de l'atmosphĂšre
  • DonnĂ©es pour la surveillance et la prĂ©vision des aĂ©rosols
  • DonnĂ©es servant Ă  surveiller et Ă  prĂ©voir la teneur de l'atmosphĂšre en dioxyde de soufre (SO2)
  • DonnĂ©es servant Ă  surveiller et Ă  prĂ©voir la teneur de l'atmosphĂšre en formaldĂ©hyde (HCHO)
  • DonnĂ©es servant Ă  surveiller et Ă  prĂ©voir la teneur de l'atmosphĂšre en ozone (O3)
  • DonnĂ©es servant Ă  surveiller et Ă  prĂ©voir la teneur de l'atmosphĂšre en monoxyde de carbone (CO)
  • DonnĂ©es servant Ă  surveiller et Ă  prĂ©voir la teneur de l'atmosphĂšre en dioxyde de carbone (CO2)
  • DonnĂ©es servant Ă  surveiller et Ă  prĂ©voir la teneur de l'atmosphĂšre en mĂ©thane (CH4)
  • DonnĂ©es servant Ă  surveiller et Ă  prĂ©voir la teneur de l'atmosphĂšre en dioxyde d'azote (NO2)
Surveillance du climat
  • DonnĂ©es servant Ă  dĂ©terminer les variables climatiques essentielles (VCE)
Gestion des urgences
  • Ensembles de donnĂ©es Ă  spĂ©cifications flexibles (mode rapide rush, mode standard, haute ou trĂšs haute rĂ©solution, donnĂ©es optiques/SAR, archivĂ©es/nouvelles acquisitions)

Ces donnĂ©es et informations doivent permettre d'effectuer le suivi d'un certain nombre de processus environnementaux :

  • Évolution des teneurs atmosphĂ©riques en aĂ©rosols et gaz Ă  effet de serre, dont via un nouveau programme de surveillance (le plus prĂ©cis alors existant) des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre lancĂ© en 2021[4]
  • Couche d'ozone, taux d'ultraviolet
  • Climatologie, prĂ©visions de l’état de la mer, sĂ©curitĂ© maritime, suivi du trafic maritime et de certaines pollutions marines (marĂ©es noires, dĂ©gazages
)
  • Mesure, contrĂŽle et gestion du dĂ©veloppement urbain (urbanisation, pĂ©riurbanisation
)
  • MontĂ©e du niveau des ocĂ©ans
  • L'alerte aux alĂ©as climatiques et catastrophes naturelles (tempĂȘtes, inondations, sĂ©cheresse, fortes pluies, tremblements de terre, tsunamis, connaissance et suivi des inondations et des feux de forĂȘt pour leur meilleure gestion
)
  • Surveillance de l'environnement, des forĂȘts, de la dĂ©forestation et de leurs consĂ©quences
  • Anticipation, alerte et gestion de catastrophes humanitaires (dĂ©placements de population, migration humaine, camps de rĂ©fugiĂ©s, sĂ©quelles des guerres
)
  • SĂ©curitĂ© civile, organisation des secours
  • SĂ©curitĂ© et surveillance des frontiĂšres
  • Lutte contre les trafics (par exemple de bois, de drogue
) et contre la piraterie en mer
  • Surveillance de zones (marines notamment) isolĂ©es ou provisoirement isolĂ©es
  • DisponibilitĂ© ou surexploitation de ressources naturelles

Fonctionnement du programme

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Copernicus s'appuie sur quatre « piliers Â» :

  1. Une composante spatiale constituée de satellites d'observation du sol, des océans et de l'atmosphÚre, qui à l'aide de différents types d'instrument (caméra, radar à synthÚse d'ouverture, spectromÚtre, altimÚtre, radiomÚtre) recueille des données sur l'ensemble de la planÚte.
  2. Une composante in-situ constituée d'instruments de mesure au sol ou aériens mesurant des paramÚtres relatifs à l'état des océans, du sol et de l'atmosphÚre.
  3. Une composante portant sur la normalisation et l'harmonisation des données.
  4. Des services à l'utilisateur restituant les données collectées dans des formats bruts ou élaborés pour répondre précisément aux besoins.

Acteurs

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Claire-Anne Reix, directrice du programme Copernicus au niveau du groupe Thales, présente le programme au cours d'une conférence du groupe 3AF CÎte d'Azur. De gauche à droite Yvan Baillion (TAS), Jean-Jacques Dechezelles, président 3AF CÎte d'Azur, Guy Duchossois (ex ESA) et Claire-Anne Reix[5]

Union européenne

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L'Union européenne assure le financement du programme via la Commission européenne ainsi que sa gestion et la coordination des différents acteurs.

Agence spatiale européenne

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L'Agence spatiale européenne est responsable de la conception, du lancement et de la gestion opérationnelle des satellites Sentinel développés spécifiquement pour collecter les données du programme Copernicus. L'agence a également en charge la coordination d'ensemble du segment spatial (celui-ci comprend également des satellites d'EUMETSAT, des satellites de l'agence pour lesquels Copernicus est un objectif secondaire et des satellites d'autres agences spatiales). Enfin l'Agence spatiale européenne assure l'interface entre le segment spatial et les services fournis par le programme Copernicus.

EUMETSAT

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Article connexe : Organisation europĂ©enne pour l'exploitation des satellites mĂ©tĂ©orologiques.

Eumetsat, qui est l'agence spatiale europĂ©enne en charge des satellites mĂ©tĂ©orologiques, est responsable de la contribution de ses donnĂ©es, produits et services Ă  GMES — conformĂ©ment Ă  la politique de donnĂ©es d’Eumetsat â€” et de la dĂ©finition des besoins de la mission et de la rĂ©alisation des missions Sentinel de GMES qu'elle sera chargĂ©e d'exploiter.

Eumetsat et l’ESA prĂ©voient des conventions d’exĂ©cution spĂ©cifiques concernant leur coopĂ©ration sur le segment spatial de Sentinel-3 et sur l’intĂ©gration des instruments de Sentinel-4 sur les satellites Meteosat TroisiĂšme GĂ©nĂ©ration (MTG) et de ceux de Sentinel-5 sur les satellites polaires du systĂšme Post-EPS d’Eumetsat.

Agence europĂ©enne pour l’environnement

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L’Agence europĂ©enne pour l’environnement est chargĂ©e de centraliser et mettre Ă  disposition de maniĂšre coordonnĂ©e les donnĂ©es fournies in situ : au sol, dans les ocĂ©ans (bouĂ©es avec instruments, instruments embarquĂ©s Ă  bord de navire) et dans l'air Ă  l'aide d'instruments aĂ©roportĂ©s. Ces donnĂ©es viennent complĂ©ter les donnĂ©es collectĂ©es Ă  distance par des engins spatiaux.

Agences européennes utilisatrices

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Les agences europĂ©ennes utilisatrices sont :

  • L’Agence europĂ©enne pour l’environnement (EEA7)
  • L’Agence europĂ©enne pour la gestion de la coopĂ©ration opĂ©rationnelle aux frontiĂšres extĂ©rieures (FRONTEX8)
  • L’Agence europĂ©enne pour la sĂ©curitĂ© maritime (EMSA9)
  • Le Centre satellitaire de l’Union europĂ©enne (SatCen10)
  • Le Centre europĂ©en de prĂ©vision mĂ©tĂ©orologique Ă  moyen terme (ECMWF11)
  • Mercator OcĂ©an

Utilisateurs du programme Copernicus

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Les utilisateurs disposent d'un accĂšs aux donnĂ©es du programme Copernicus qui est par principe ouvert, gratuit et global. Ces utilisateurs sont[6] :

  • Les utilisateurs clĂ©s de Copernicus c'est-Ă -dire les institutions et organes de l'Union, les autoritĂ©s europĂ©ennes, nationales, rĂ©gionales ou locales chargĂ©es de la dĂ©finition, de la mise en Ɠuvre, de l'application ou du suivi d'un service public ou d'une politique publique. Les informations fournies par le programme Copernicus leur permet de prĂ©parer les lĂ©gislations nationales, europĂ©ennes et internationales relatives Ă  l'environnement (y compris celles sur le changement climatique et le droit international de la mer) et de vĂ©rifier la bonne application de ces lĂ©gislations.
  • Les utilisateurs du secteur de la recherche : les universitĂ©s ou tout autre Ă©tablissement de recherche et d'enseignement.
  • Les utilisateurs commerciaux et privĂ©s.
  • Les organisations caritatives, les organisations non gouvernementales et les organisations internationales.

Mise à disposition des données et des informations Copernicus

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Il existe dix modalités d'accÚs aux données et aux informations Copernicus : quatre d'entre elles permettent d'accéder directement aux données satellites (images en temps réel ou archivées) et six fournissent des données et produits élaborés par les services Copernicus (produits à valeur ajoutée, indicateurs, modÚles, quasi temps réel/archives/prévisions)[2].

AccÚs aux données des satellites

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Les donnĂ©es des satellites sont consultables via quatre points d'accĂšs[2] :

  • Deux sont gĂ©rĂ©s par l'Agence spatiale europĂ©enne : Copernicus Open Access Hub et Copernicus SpaceComponent Data Access (CSCDA)
  • Deux sont gĂ©rĂ©s par EUMETSAT : EUMETCast et Copernicus Online Data Access (CODA)

Services Copernicus

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Les services Copernicus transforment les donnĂ©es brutes satellitaires et in situ en informations Ă  valeur ajoutĂ©e en les croisant, en les intĂ©grant Ă  d'autres sources et en validant les rĂ©sultats. Des historiques qui peuvent remonter pour certaines donnĂ©es Ă  des dĂ©cennies sont exploitĂ©s pour certains des services. Les donnĂ©es sont calibrĂ©es de maniĂšre Ă  ĂȘtre comparables. Elles sont rendues consultables. Les tendances sont mises en Ă©vidence.

Ces donnĂ©es Ă  valeur ajoutĂ©e sont traitĂ©es et mises Ă  disposition Ă  travers six services :

  • La surveillance des terres
  • La surveillance du milieu marin
  • La surveillance de l'atmosphĂšre
  • Le changement climatique
  • La gestion des urgences
  • Les services liĂ©s Ă  la sĂ©curitĂ©

Surveillance des terres

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Ce service restitue les caractĂ©ristiques des surfaces continentales. Trois types de produit sont fournis aux utilisateurs[7] :

  • Les valeurs et Ă©volutions d'une sĂ©rie de donnĂ©es bio-gĂ©ophysiques avec une rĂ©solution spatiale moyenne et basse. Ces produits portent sur la vĂ©gĂ©tation (11 indicateurs), l'Ă©nergie, l'eau, la cryosphĂšre, les points chauds et des donnĂ©es collectĂ©es Ă  la surface.
  • Des informations sur l'occupation des sols produits pan-europĂ©ens. Les produits fournis les cartes CORINE mise Ă  jour tous les quatre ans mettent en Ă©vidence qui distinguent 44 types de terrain avec une rĂ©solution spatiales de 25 hectares ou 100 mĂštres, les cartes d'occupation des sols Ă  haute rĂ©solution spatiale HRL, les cartes thĂ©matiques de surveillance des paramĂštres biophysiques, des cartes des mouvements.
  • Des donnĂ©es locales sur des territoires spĂ©cifiques prĂ©sentant des problĂšmes/enjeux environnementaux importants.

Surveillance du milieu marin

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Ce service restitue des donnĂ©es sur la surveillance des ocĂ©ans. Il met Ă  disposition les valeurs actuelles et passĂ©es d'un certain nombre d'indicateurs reflĂ©tant l'Ă©tat des ocĂ©ans — couverture de la banquise, vent de surface, niveau des mers, tempĂ©rature, salinitĂ©, courants, couleur de l'ocĂ©an, vagues, etc. â€” avec une rĂ©solution spatiale et temporelle variable fournies par les satellites et les donnĂ©es in situ. Ces indicateurs servent Ă  bĂątir des produits (plus d'une centaine) plus Ă©laborĂ©s qui s'appuient sur des modĂšles numĂ©riques[8]. Un rapport trimestriel sur l'Ă©tat des ocĂ©ans Ă©tabli par une trentaine d'institutions et une centaine de chercheurs est produit chaque trimestre. Il fournit le statut actuel, les variations observĂ©es et les changements intervenus au cours du dernier quart de siĂšcle[9]. Les donnĂ©es de ce service sont distribuĂ©es par la sociĂ©tĂ© privĂ©e Ă  but non lucratif Mercator OcĂ©an créée par un consortium d'organismes français (CNRS, IFREMER, IRD, MĂ©tĂ©o-France et SHOM) et dont le capital a Ă©tĂ© ouvert en 2017 Ă  d'autres institutions europĂ©ennes (CMCC, NERSC, MET Office, Puertos Del EStado)[10].

Surveillance de l'atmosphĂšre

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Surveillance de l'atmosphĂšre[11].

Gestion des urgences

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Gestion des urgences[12].

Services liés à la sécurité

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Services liés à la sécurité.

Changement climatique

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Adaptation au changement climatique[13][source insuffisante].

Collecte des données

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Satellites d'observation de la Terre

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Le segment spatial (satellites d'observation de la Terre, réseau de stations terriennes, stations de contrÎles, systÚmes de centralisation des données) jouent un rÎle central dans le programme.

Les satellites d'observation de la Terre opérés par l'Agence spatiale européenne et EUMETSAT passés, opérationnels ou prévus (il manque la deuxiÚme série de satellites Sentinel). Tous fournissent des données au programme Copernicus.

Satellites Sentinel de l'Agence spatiale européenne

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L'Agence spatiale européenne (ESA) a conçu et fait construire une série de satellites appelés Sentinel pour répondre aux besoins du programme GMES (Copernicus) en matiÚre de données d'observation de la Terre. Ces satellites ont des capacités d'imagerie radar et super-spectrale pour l'observation de la Terre, des océans et de l'atmosphÚre.

Vue d'artiste d'un satellite Sentinel-5P.
Vue d'artiste d'un satellite Sentinel-6.

La premiĂšre gĂ©nĂ©ration des satellites Sentinel comprend six familles de satellites/instruments :

  • Sentinel-1 fournit des images radar tout-temps, jour et nuit, Ă  des fins d'observation du sol et des ocĂ©ans. Sentinel-1A est lancĂ© le 3 avril 2014 et Sentinel-1B le 25 avril 2016[14]. Sentinel-1B est lancĂ© le 25 avril 2016.
  • Sentinel-2 fournit des images optique haute rĂ©solution pour l'observation des sols (utilisation des sols, vĂ©gĂ©tation, zones cĂŽtiĂšres, fleuves, etc.). Les donnĂ©es de Sentinel-2 sont Ă©galement utilisĂ©es pour la mise en place de services de traitement de l'urgence. Le premier satellite Sentinel-2A a Ă©tĂ© lancĂ© dans la nuit du 22 au 23 juin 2015 grĂące Ă  une fusĂ©e Vega depuis le site de Kourou en Guyane française. Le satellite Sentinel-2B est lancĂ© le 7 mars 2017 sur un lanceur russe Rockot[14].
  • Sentinel-3 : surveillance mondiale des ocĂ©ans et des sols. Deux satellites Sentinel-3 sont lancĂ©s respectivement le 16 fĂ©vrier 2016 et le 25 avril 2018[14].
  • Sentinel-4 est un instrument embarquĂ© en tant que charge utile secondaire sur un satellite mĂ©tĂ©orologique EUMETSAT MĂ©tĂ©osat de TroisiĂšme GĂ©nĂ©ration (MTG) , Sentinel-4 fournit des donnĂ©es sur la composition de l'atmosphĂšre. Il sera lancĂ© en 2023[15].
  • Sentinel-5 fournit des donnĂ©es sur la composition de l'atmosphĂšre. Un prĂ©curseur, Sentinel 5P a Ă©tĂ© lancĂ© en 2017 pour assurer la continuitĂ© de la collecte de ces donnĂ©es aprĂšs l'arrĂȘt du satellite ENVISAT en 2012 en attendant de disposer de l'instrument prĂ©vu[14]. La version dĂ©finitive, Sentinel-5, est un instrument qui sera lancĂ© en 2025 sur un satellite SystĂšme polaire d’EUMETSAT – DeuxiĂšme gĂ©nĂ©ration (EPS-SG).
  • Sentinel-6 emporte un radar altimĂštre pour l'Ă©tude du niveau des ocĂ©ans et du climat[16]. Sentinel-6A a Ă©tĂ© lancĂ© en novembre 2020. Sentinel-6B doit ĂȘtre lancĂ© en 2025.

Données fournies par des missions contributrices

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Une trentaine de missions spatiales dites contributrices alimentent le programme Copernicus tout en remplissant d'autres objectifs contrairement aux satellites Sentinel.

Ces missions contributrices sont :

  • Pour l'imagerie optique Ă  basse rĂ©solution les missions SPOT (instrument VGT) et PROBA-V.
  • Pour l'imagerie optique Ă  haute rĂ©solution les missions DMC (la constellation DMC comprend cinq satellites fournissant des images utiles aux Ă©quipes de secours intervenant au titre de la charte internationale « Espace et catastrophes majeures), PlĂ©aides, Deimos-2, RapidEye et SPOT (instrument HRS).
  • Pour l'image radar les constellations ou satellites COSMO-Skymed (donnĂ©es permettant l'analyse des sĂ©ismes, la surveillance de catastrophes environnementales et l'agriculture.), TerraSAR-X (fournit des donnĂ©es utilisables dans le domaine de l'hydrologie, mĂ©tĂ©orologie, utilisation des sols, gestion des forĂȘts et protection de l'environnement, Tandem-X, Radarsat.
  • La mission d'altimĂ©trie Jason-2 effectue des mesures prĂ©cises de la topographie de surface des ocĂ©ans, des vents et de la hauteur des vagues).

Les missions du programme Earth Explorer sont de petites missions scientifiques de l'Agence spatiale europĂ©enne chargĂ©es d'Ă©tudier des aspects particuliers de l'environnement terrestre. Ces missions portent en particulier sur l'atmosphĂšre, la biosphĂšre, l'hydrosphĂšre, la cryosphĂšre et aussi sur le sous-sol, dans le but d'en apprendre davantage sur les interactions entre ces composants et sur l'impact des activitĂ©s humaines sur les processus naturels. Six missions sont opĂ©rationnelles en 2021 :

  • GOCE (Gravity Field and Steady-State Ocean Explorer), lancĂ©e le 17 mars 2009
  • SMOS (Soil Moisture and Ocean Salinity), lancĂ© le 2 novembre 2009
  • CryoSat-2 (mesure de l'Ă©paisseur de la banquise), lancĂ© en avril 2010
  • SWARM (mesures de l'intensitĂ© et de la direction du champ magnĂ©tique terrestre), lancĂ© le 22 novembre 2013
  • ADM-Aeolus (Atmospheric Dynamics Mission), lancĂ© le 22 aoĂ»t 2018
  • EarthCARE (Earth Clouds, Aerosols and Radiation Explorer), lancement prĂ©vu en juin 2022[Passage Ă  actualiser]

Les donnĂ©es fournies par des satellites non-europĂ©ens (par exemple LANDSAT, GOSAT, RADARSAT) peuvent Ă©galement ĂȘtre utilisĂ©es par GMES.

Jusqu'Ă  leur fin de vie opĂ©rationnelle intervenue en 2012/2013 deux gros satellites d'observation de la Terre de l'Agence spatiale europĂ©enne ont collectĂ© une grande partie des donnĂ©es utilisĂ©es par le programme Copernicus :

  • ERS : le satellite europĂ©en de tĂ©lĂ©dĂ©tection/European Remote Sensing Satellite ERS-1 (1991-2000) Ă©tait le premier satellite d'observation de la Terre lancĂ© par l'ESA. LancĂ© en 1995, ERS-2 fournit des donnĂ©es relatives Ă  la tempĂ©rature de surface des ocĂ©ans, aux vents marins et Ă  la couche d'ozone.
  • Envisat : lancĂ© en 2002, Envisat Ă©tait le plus gros satellite d'observation de la Terre jamais construit. Il transportait des instruments radars et optiques complexes parmi lesquels le radar ASAR (Advanced Synthetic Aperture Radar) et le spectromĂštre MERIS (Medium Resolution Imaging Spectrometer). Envisat a fourni de maniĂšre continue des donnĂ©es issues de l'observation du sol, de l'atmosphĂšre, des ocĂ©ans et de la calotte glaciaire. Les États membres de l'ESA votĂšrent Ă  l'unanimitĂ© la reconduction de la mission Envisat jusqu'en 2013.

Satellites d'EUMETSAT

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Les satellites météorologiques MetOp et Meteosat seconde generation de EUMETSAT fournissent des données sur l'atmosphÚre terrestre.

Données in situ

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Le programme Copernicus repose Ă©galement un grand nombre d'Ă©quipements de mesure sur site mis Ă  la disposition du programme par les États Membres de l’Union europĂ©enne. Ces instruments comprennent des capteurs placĂ©s sur les berges des riviĂšres, portĂ©s dans les airs par des ballons mĂ©tĂ©orologiques, installĂ©s sur des bateaux ou sur flotteurs dispersĂ©s dans les ocĂ©ans du globe. Les donnĂ©es in situ sont utilisĂ©es pour calibrer, vĂ©rifier et complĂ©ter les informations fournies par les satellites[17].

Les données restituées sont collectées par les institutions nationales (environ 400) qui gÚrent les instruments de mesure. L'Agence européenne pour l'environnement (AEE) est un organisme créé pour rassemble ces données auprÚs l'ensemble des pays européens (32 pays en sont membres) dans le but de fournir des données environnementales à l'échelle de l'Europe aux utilisateurs dont fait partie le programme Copernicus. Ces échanges s'appuient sur un réseau spécialisé baptisé Eionet géré par l'AEE[18].

DeuxiÚme génération de satellites Sentinel

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Une deuxiĂšme gĂ©nĂ©ration de satellites du programme Copernicus est en cours de dĂ©veloppement depuis le dĂ©but des annĂ©es 2000 pour rĂ©pondre Ă  la fois Ă  des besoins non satisfaits par les satellites dĂ©jĂ  dĂ©ployĂ©s ou en cours de dĂ©ploiement et pour accroitre les capacitĂ©s du segment spatial du programme. Ce sont[19] :

  • Sentinel-10/CHIME (Copernicus Hyperspectral Imaging Mission for the Environment) est un satellite utilisant la nouvelle technique d'imagerie hyperspectrale (observation sur plusieurs centaines de longueurs d'onde contiguĂ«s en lumiĂšre visible et infrarouge proche et court) pour fournir des donnĂ©es utiles pour l'agriculture, la sĂ©curitĂ© alimentaire, l'Ă©tat des sols, la biodiversitĂ©, les catastrophes naturelles, les eaux cĂŽtiĂšres et les eaux intĂ©rieures et les forĂȘts[20].
  • Sentinel-11/CIMR (Copernicus Imaging Microwave Radiometer) doit disposer d'un radiomĂštre micro-ondes Ă  fauchĂ©e large qui collectera la tempĂ©rature de la surface des ocĂ©ans, la concentration en glace de mer des ocĂ©ans et la salinitĂ© des eaux de surface ainsi que de nombreux autres paramĂštres portant sur les glaces des mers. La mission rĂ©pond Ă  de nombreux besoins hautement prioritaires des communautĂ©s d'utilisateurs de l'ocĂ©an Arctique[21].
  • Sentinel-7/CO2M (Copernicus CO2 Monitoring Mission) dispose d'une nouveau spectromĂštre fonctionnant dans le proche infrarouge et l'infrarouge court pour mesurer la quantitĂ© de dioxyde de carbone produit par l'activitĂ© humaine. Ces donnĂ©es doivent permettre de disposer de chiffres plus prĂ©cis sur les Ă©missions de ce gaz produit par la combustion des sources d'Ă©nergie fossile Ă  l'Ă©chelle nationale et rĂ©gionale. Ces donnĂ©es en provenance d'une source d'information indĂ©pendante permettront de mesurer l'efficacitĂ© de la politique de dĂ©carbonisation de l'Europe[22].
  • Sentinel-9/CRISTAL (Copernicus polaR Ice and Snow Topography ALtimeter) dispose d'un altimĂštre radar bi-frĂ©quences et d'un radiomĂštre micro-ondes qui doit mesurer et surveiller l'Ă©paisseur de la glace de mer et l'Ă©paisseur de la neige qui la recouvre. Le satellite doit Ă©galement mesurer et surveiller les changements d'Ă©paisseur des calottes glaciaires et des glaciers de l'ensemble de la planĂšte. Les mesures de l'Ă©paisseur de la glace seront utilisĂ©es pour les opĂ©rations maritimes dans les mers polaires et pour planifier Ă  plus long terme les activitĂ©s dans les rĂ©gions polaires. Dans la mesure oĂč les changements saisonniers affectant la glace des mers sont particuliĂšrement sensibles aux changements climatiques, cette mission doit permettre d'amĂ©liorer notre comprĂ©hension des processus de changement climatique[23].
  • Sentinel-8/LSTM (Land Surface Temperature) dispose d'un capteur infrarouge thermique Ă  haute rĂ©solution spatio-temporelle qui doit mesurer la tempĂ©rature de la surface des terres. La mission rĂ©pond Ă  des besoins prioritaires de la communautĂ© des utilisateurs de l'agriculture et a pour objectif d'amĂ©liorer la production agricole de maniĂšre soutenable dans un contexte d'une diminution des ressources en eau et de variabilitĂ© du climat. La mesure de la tempĂ©rature de la surface et le calcul dĂ©rivĂ© de l'Ă©vapotranspiration sont des variables clĂ©s permettant de comprendre et de rĂ©pondre Ă  la variabilitĂ© du climat, de gĂ©rer les ressources en eau pour les besoins de l'agriculture, de prĂ©dire les sĂ©cheresses, de gĂ©rer la dĂ©gradation des sols, les catastrophes naturelles tels que les incendies, les Ă©ruptions volcaniques, de gĂ©rer les eaux cĂŽtiĂšres et les eaux intĂ©rieures ainsi que les problĂšmes liĂ©s au rĂ©chauffement dans les villes[24].
  • Sentinel-12/ROSE-L (Radar Observing System for Europe at L-band) emporte un radar Ă  synthĂšse d'ouverture fonctionnant en bande L. Cette longueur d'onde permet de traverser des matĂ©riaux tels que la vĂ©gĂ©tation, la neige sĂšche et la glace. Cette mission doit fournir des donnĂ©es qui ne peuvent pas ĂȘtre produites par le radar fonctionnant en bande C des satellites Sentinel-1. Les mesures effectuĂ©es seront utilisĂ©es pour la gestion de la forĂȘt, la surveillance de l'humiditĂ© des sols et la dĂ©termination de la nature des cultures contribuant Ă  la prĂ©vention des famines. Cette mission contribuera Ă©galement Ă  la surveillance de l'Ă©paisseur des glaces polaires et de la banquise, Ă  la mesure de l'Ă©tendue des glaces des mers dans les rĂ©gions polaires et Ă  celle de la neige saisonniĂšre[25].

Historique

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De la phase de recherche et développement à la fourniture de services opérationnels

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Au cours des derniĂšres dĂ©cennies, les institutions nationales et europĂ©ennes ont consenti des efforts financiers importants dans le domaine de l'observation de la Terre. Ces efforts ont permis d'obtenir des rĂ©sultats considĂ©rables mais les produits et les services dĂ©veloppĂ©s dans ce domaine hĂ©ritent des limitations propres aux financements de type R&D (recherche et dĂ©veloppement), par exemple manque de garanties quant Ă  leur pĂ©rennitĂ©. Le programme Copernicus a prĂ©cisĂ©ment Ă©tĂ© conçu pour permettre cette transition entre activitĂ©s de R&D et mise en Ɠuvre de services opĂ©rationnels pĂ©rennes. Cette transition doit se faire en trois phases principales :

  • 2008 - 2010 : Services GMES/Copernicus prĂ©-opĂ©rationnels ;
  • 2011 - 2013 : Mise en Ɠuvre initiale ;
  • À partir de 2014 : Mise en service opĂ©rationnel.

Chronologie

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  • 19 mai 1998 : les institutions participant au dĂ©veloppement des activitĂ©s spatiales europĂ©ennes donnent naissance par la dĂ©claration connue sous le nom de « Baveno Manifesto au GMES (« Global Monitoring for Environmental Security Â», en français : « surveillance mondiale de la sĂ©curitĂ© environnementale Â»), renommĂ© en 1999 Global Monitoring for Environment and Security (en français : « surveillance mondiale de l'environnement et de la sĂ©curitĂ© Â») illustrant ainsi que la surveillance de l'environnement a Ă©galement des implications en matiĂšre de sĂ©curitĂ©.
  • 15-16 juin 2001 : Ă  l'occasion du sommet de Göteborg, les chefs d'État et de gouvernement demandent que la CommunautĂ© contribue Ă  l'Ă©tablissement d'une capacitĂ© europĂ©enne de surveillance globale pour l'environnement et la sĂ©curitĂ© Ă  horizon 2008.
  • Octobre 2002 : la nature et le pĂ©rimĂštre de la composante « sĂ©curitĂ© Â» du GMES sont dĂ©finis comme couvrant la prĂ©vention et le traitement des crises liĂ©es aux risques naturels et technologiques, Ă  l'aide humanitaire et Ă  la coopĂ©ration internationale, Ă  la surveillance du respect des traitĂ©s internationaux pour la prĂ©vention des conflits, l'aide humanitaire et le secours, les opĂ©rations de maintien de la paix et la surveillance des frontiĂšres de l'Union europĂ©enne.
  • FĂ©vrier 2004 : la Commission europĂ©enne dĂ©finit un plan d'action pour que le programme GMES entre dans une premiĂšre phase opĂ©rationnelle en 2008. Un accord cadre entre la Commission europĂ©enne et l'Agence spatiale europĂ©enne (ESA) est rĂ©digĂ© pour le dĂ©veloppement de la composante spatiale du GMES.
  • Mai 2005 : la Commission europĂ©enne dĂ©finit les prioritĂ©s pour l'entrĂ©e en service des services GMES en 2008. Le choix des services prioritaires portent sur la surveillance du sol, la surveillance des ocĂ©ans et le traitement de l'urgence. Des services ultĂ©rieurs appelĂ©s « services pilotes Â» traiteront de la surveillance de l'atmosphĂšre, de la sĂ©curitĂ© et du changement climatique.
  • Juin 2006 : la Commission europĂ©enne crĂ©e le Bureau GMES, avec comme mission principale d'assurer la disponibilitĂ© Ă  l'horizon 2008 des services jugĂ©s prioritaires. Le Bureau a Ă©galement pour objectif de traiter les questions de gestion du GMES et du financement du systĂšme Ă  long terme.
  • Mai 2007 : GMES est dĂ©fini comme une initiative phare de la politique spatiale de l'Union.
  • Septembre 2008 : lancement officiel des trois services FTS et des deux services pilotes dans leur version prĂ©-opĂ©rationnelle, Ă  l'occasion du Forum GMES de Lille.
  • Novembre 2008 : La base des futures discussions relatives au financement, Ă  l'infrastructure opĂ©rationnelle et Ă  la gestion effective du GMES est dĂ©finie.
  • Mai 2009 : la proposition de la Commission concernant un rĂšglement sur « le programme europĂ©en d'observation de la terre (GMES) et sa mise en Ɠuvre initiale (2011-2013) Â» propose une base lĂ©gale pour le programme GMES et le financement par la Commission europĂ©enne de sa mise en Ɠuvre initiale.
  • Durant l'Ă©tĂ© 2009, l’Agence spatiale europĂ©enne et Eumetsat signent un accord-cadre sur le programme GMES, approuvĂ© Ă  l’unanimitĂ© par le Conseil de l'ESA le 10 juin 2009 et celui d’Eumetsat lors de sa session des 30 juin et 1er juillet 2009[26]. Cet accord, signĂ© conjointement par le Dr Lars Prahm et Jean-Jacques Dordain, directeurs-gĂ©nĂ©raux respectifs d’Eumetsat et de l’ESA, ouvre la voie Ă  de futurs arrangements dĂ©taillĂ©s entre les deux organisations au titre de leur coopĂ©ration sur les Sentinel GMES (Sentinel-3, -4 et -5). Cet accord-cadre dĂ©finit les rĂŽles et responsabilitĂ©s des deux organismes dans le cadre de leur coopĂ©ration sur la composante spatiale de GMES (GSC).
  • Novembre 2010 : le rĂšglement sur « le programme europĂ©en d'observation de la terre (GMES) et sa mise en Ɠuvre initiale (2011-2013) Â» entre en vigueur.
  • Juin 2011 : la Commission europĂ©enne prĂ©sente sa proposition pour le prochain cadre financier pluriannuel (MFF). Dans ce document la Commission propose de pourvoir au financement du programme GMES en dehors du MFF au-delĂ  de 2014.
  • Novembre 2011 : dans sa communication sur l'exĂ©cution du programme GMES Ă  partir de 2014, la Commission europĂ©enne prĂ©sente ses propositions pour le futur financement, la gestion et l'exploitation du programme pour la pĂ©riode 2014 - 2020. En particulier, la Commission propose la crĂ©ation d'un fonds GMES fonctionnant sur un modĂšle similaire Ă  celui retenu pour le Fonds europĂ©en de dĂ©veloppement, auquel les États membres contribueraient en fonction de leur produit national brut. La France s'y associe notamment via le « plan d’applications satellitaires Â» du ministĂšre du dĂ©veloppement durable, dĂ©cidĂ© en 2011[27].
    • Les 4 et 5 juin 2012, la prĂ©sidence danoise de l'Union europĂ©enne organise un colloque sur le GMES[28], le second programme phare de l'Union aprĂšs Galileo, rassemblant 180 participants autour des diffĂ©rents services devant ĂȘtre rendus par le systĂšme[29]. Un constat positif est observĂ© sur :
    • le dĂ©marrage opĂ©rationnel, le 1er avril 2012, du premier service Emergency (GIO EMS) activĂ© pour les inondations, tremblements de terre, glissements de terrain, feux, tempĂȘtes, Ă©ruptions volcaniques, catastrophes technologiques, tsunamis, et crises humanitaires.
    • le dĂ©marrage opĂ©rationnel prochain de services expĂ©rimentaux testĂ©s depuis le FP-7 : MyOcean pour le maritime, GeoLand pour le terrestre, Macc pour l'atmosphĂšre, et G-Mosaic pour la sĂ©curitĂ©.
  • Cependant, le colloque constate le manque de financement pour le reste de l'exploitation opĂ©rationnelle prĂ©vue, certains États membres voulant le sortir du budget 2014-2020. Une rĂ©union des États membres est programmĂ©e pour la fin du mois pour rediscuter du problĂšme d'autant plus urgent que le satellite ENVISAT est tombĂ© en panne le 8 avril, et que de nombreux services ne peuvent plus ĂȘtre rendus avant l'arrivĂ©e des Sentinel.
  • Juillet 2013 : la phase opĂ©rationnelle du programme, renommĂ© Copernicus, dĂ©bute avec la validation par le Parlement europĂ©en d'un budget pluri-annuel (MFF) pour la pĂ©riode 2014-2020 d'un montant de 3 786 M€. Elle couvrira l'exploitation des trois premiers satellites Sentinel en production dont les lancements sont prĂ©vus au premier semestre 2014 (Sentinel-1A sur Soyouz, Sentinel-2A et Sentinel-3A sur Rockot)[30].
  • Le 28 octobre 2014, une Ă©tape importante est franchie avec la signature de l'accord entre la Commission europĂ©enne et l'ESA portant sur le financement du segment spatial pour la pĂ©riode s'Ă©tendant jusqu'Ă  mi-2021. Il prĂ©voit que, sur le budget pluriannuel adoptĂ© en dĂ©cembre 2013, 3 148 M€ seront redirigĂ©s par dĂ©lĂ©gation vers l'ESA[31]. Les services relatifs au sol, aux ocĂ©ans et au traitement de l'urgence et ceux relatifs Ă  l'atmosphĂšre et Ă  la sĂ©curitĂ© (aussi appelĂ©s « services pilotes Â») ont Ă©tĂ© officiellement lancĂ©s Ă  l'occasion du Forum Copernicus Ă  Lille en septembre 2008. Ces services, actuellement en phase prĂ©-opĂ©rationnelle, devaient entrer en phase opĂ©rationnelle en 2011 et ĂȘtre pleinement opĂ©rationnels en 2014.
  • Le programme Copernicus fait l'objet d'une Ă©valuation pour la pĂ©riode 2014-2017 Ă  travers cinq critĂšres (efficacitĂ©, efficience, pertinence, cohĂ©rence et valeur ajoutĂ©e de l’UE). Le rapport indique que le programme s'est dĂ©roulĂ© sans retard ni dĂ©passement budgĂ©taire majeur. La politique d'accĂšs libre aux donnĂ©es ainsi que la cohĂ©rence avec les prioritĂ©s politique majeurs de l'Union EuropĂ©enne constituent un des bĂ©nĂ©fices majeurs du programme. Par ailleurs celui-ci a gĂ©nĂ©rĂ© des retombĂ©es Ă©conomiques importantes. Parmi les points Ă  amĂ©liorer figurent une meilleure intĂ©gration des donnĂ©es issues des missions contributrices, une implication plus importante des communautĂ©s d'utilisateurs pour la dĂ©finition de l'Ă©volution des services, une meilleure coordination des diffĂ©rentes entitĂ©s et une mise Ă  disposition/sensibilisation plus poussĂ©e des utilisateurs ne faisant pas partie de la communautĂ© d'experts[32].

Développement des services

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Le dĂ©veloppement des services est assurĂ© par une sĂ©rie de projets lancĂ©s en 2009 par la Commission europĂ©enne et qui s'achĂšvent de 2 Ă  4 ans plus tard. D'un coĂ»t total d'environ 150 millions d'euros, ils sont en partie financĂ©s par le 7e programme cadre (FP7) de l'Union europĂ©enne. Ces projets sont geoland2 (terres), MyOcean (mers), SAFER (traitement de l'urgence), MACC et son successeur MACC II (atmosphĂšre) et G-MOSAIC (sĂ©curitĂ©), la plupart contribuant Ă©galement Ă  la surveillance du changement climatique.

  • geoland2 a dĂ©marrĂ© le 1er septembre 2008 et s'est achevĂ© 50 mois plus tard. Le projet couvre un large Ă©ventail de domaines parmi lesquels l'utilisation du sol, la qualitĂ© et la disponibilitĂ© de l'eau, l'amĂ©nagement du territoire, la gestion des forĂȘts, le stockage du carbone[33].
  • MyOcean a dĂ©marrĂ© le 1er janvier 2009. Le projet couvre des thĂšmes tels que la sĂ©curitĂ© maritime, la prĂ©vention des marĂ©es noires, la gestion des ressources marines, le changement climatique, la surveillance des banquises, la pollution de l'eau[34].
  • SAFER a dĂ©marrĂ© le 1er janvier 2009. Le projet aborde les sujets liĂ©s Ă  la protection civile, Ă  l'aide humanitaire et Ă  la gestion des crises menaçant la sĂ©curitĂ© des biens et des personnes.
  • MACC a dĂ©marrĂ© le 1er juin 2009 et s'est achevĂ© 29 mois plus tard. Il a poursuivi les activitĂ©s lancĂ©es dans les projets GMES et PROMOTE. Une seconde phase de financement du service dĂ©veloppĂ© par MACC a dĂ©marrĂ© en juillet 2014 avec le projet MACC III et s'est achevĂ© 10 mois plus tard[35],[36].
  • G-MOSAIC a dĂ©marrĂ© le 1er janvier 2009 et s'est achevĂ© 36 mois plus tard. Avec le projet LIMES (en partie financĂ© par la Commission europĂ©enne au titre du 6e programme cadre), G-MOSAIC traite de la surveillance maritime, de la surveillance des infrastructures critiques et du soutien aux opĂ©rations de maintien de la paix[37],[38].

Projets connexes

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D'autres initiatives seront utiles Ă  la mise au point puis au fonctionnement du GMES. il s'agit notamment de :

  • INSPIRE : cette initiative vise Ă  construire une infrastructure de donnĂ©es spatiales au-delĂ  des frontiĂšres nationales[39].
  • URBAN ATLAS : À partir de donnĂ©es issues de photos satellites, Urban Atlas fournit une cartographie numĂ©rique permettant aux urbanistes de disposer des donnĂ©es Ă  jour et prĂ©cises sur l'amĂ©nagement du territoire. Urban Atlas leur permettra notamment de mieux Ă©valuer les risques et possibilitĂ©s (inondations, impact du changement climatique, nouveaux besoins en infrastructure et en transport publics, etc.). Toutes les villes de l'Union europĂ©ennes sont couvertes depuis 2011.
  • SEIS : le systĂšme SEIS (Shared Environmental Information System) est une initiative commune de la Commission europĂ©enne et de l'Agence europĂ©enne pour l'environnement visant Ă  Ă©tablir avec les États membres un systĂšme d'information environnementale intĂ©grĂ© et partagĂ© Ă  l'Ă©chelle de l'Europe[40].

GMES- Africa

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Le programme GMES, initiée par l'UE et l'agence ESA, dépasse désormais les frontiÚres vers le continent Africain. Depuis 2007, les capacités d'observations africaines sont développées afin d'optimiser l'exploitation des systÚmes spatiaux pour le développement durable[41].

GMES Masters

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Un concours europĂ©en, dĂ©nommĂ© GMES Masters, est créé en 2009, centrĂ© sur les applications satellitaires dans le domaine de la gestion des risques, de l’environnement et du climat. Il est le fruit d’une initiative conjointe de l’EPA Plaine du Var, porteur du projet Éco-VallĂ©e prĂšs de Nice, et du Centre d’applications spatiales de Munich-Oberpfaffenhofen[42].

Les GMES Masters Awards viendront rĂ©compenser les meilleures applications exploitant les donnĂ©es d’observation de la Terre ayant recours au GNSS et aux instruments de mesure au sol ou aĂ©riens. Seront primĂ©es aussi bien les solutions de pointe s’appliquant aux secteurs Ă©mergents, que les rĂ©alisations apportant une valeur ajoutĂ©e aux applications existantes pour les services GMES – sol, ocĂ©ans et traitement de l'urgence. Deux prix seront attribuĂ©s, l’un pour le secteur public, l’autre pour le privĂ©.La meilleure application du secteur privĂ© bĂ©nĂ©ficiera d’un accompagnement de six mois au sein de l’incubateur « Centre d’applications spatiales Â» d’Oberpfaffenhofen. Le participant ayant prĂ©sentĂ© la meilleure application pour le secteur public sera invitĂ© Ă  venir prĂ©senter son projet aux responsables d’Éco-VallĂ©e et aux reprĂ©sentants locaux de la CĂŽte d’Azur (Team CĂŽte d’Azur).

Apport du CNES

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Le Centre national d'Ă©tudes spatiales (CNES) exploite, prĂ©pare ou contribue Ă  une dizaine de missions qui trouveront naturellement leur place dans le segment satellite de GMES : Spot, bientĂŽt rejoint par PlĂ©iades, pour la cartographie et l'amĂ©nagement du territoire ; Topex et Jason-1 et 2 pour l'ocĂ©anographie ; Parasol et Calipso pour la comprĂ©hension de l'impact des nuages et des aĂ©rosols dans le bilan thermique de la planĂšte ; Megha-Tropiques pour le suivi des Ă©pisodes de mousson ; VĂ©nus pour le suivi de la vĂ©gĂ©tation ou encore l'instrument IASI, sur le satellite MetOp-A, pour la tempĂ©rature et l'humiditĂ© de l'atmosphĂšre[43].

Centre euro-mĂ©diterranĂ©en de l’environnement et des risques

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Le CEMER (Centre euro-mĂ©diterranĂ©en de l’environnement et des risques), qui utilise les compĂ©tences des partenaires de pĂŽles de compĂ©titivitĂ©, vise Ă  mettre en Ɠuvre un systĂšme de surveillance de l'environnement et de gestion des crises. En particulier, une expĂ©rimentation a Ă©tĂ© menĂ©e sur le site de l'Éco-VallĂ©e dans le cadre du projet europĂ©en WIN avec une simulation de gestion de crise liĂ©e Ă  des inondations dans la plaine du Var[44].

Réseau d'alerte aux tsunamis et submersions cÎtiÚres en Méditerranée

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Une autre composante, RATCOM (RĂ©seau d'alerte aux tsunamis et submersions cĂŽtiĂšres en MĂ©diterranĂ©e), est en cours de rĂ©alisation dans le cadre des projets du Fonds unifiĂ© interministĂ©riel des pĂŽles (FUI). Ce projet, de 6,2 M€, portĂ© par le pĂŽle Risques et colabellisĂ© par les pĂŽles Mer[45] et SCS comporte une composante montante de modĂ©lisation de la vague et de ses effets Ă  partir de capteurs divers et une composante descendante d'alerte Ă  la population mutualisant diffĂ©rents moyens de tĂ©lĂ©communications.

Une version du CEMER Union pour la MĂ©diterranĂ©e est soutenue par la mission Union pour la MĂ©diterranĂ©e, le Maroc, la Tunisie et l'Égypte.

En 2011, le projet RATCOM est validĂ© Ă  Cannes, Ă  la suite d'expĂ©riences menĂ©es pendant 30 mois sur des matĂ©riels et logiciels implantĂ©s sur la CĂŽte d’Azur. Son objectif :

  • PrĂ©venir la population en cas de tsunami d'origine locale, de type glissement sous-marin, comme pour l'aĂ©roport de Nice en 1979,
  • Commencer Ă  former les services de secours aux opĂ©rations Ă  conduire dĂšs l'alerte donnĂ©e.

Il est présenté à la presse en présence de tous les partenaires du projet, dans les locaux du Centre spatial de Cannes - Mandelieu, par son directeur, Pierre Bénard, de Claire-Anne Reix, directrice du programme européen GMES et Philippe Bardey, président d'Acri, société basée à Sophia-Antipolis, spécialiste de l'observation de la Terre par satellite[46],[47].

Les partenaires sont Thales Alenia Space (porteur du projet), DCNS, SFR, Eutelsat, des PME (ACRI, I PROCESS, CEDRALIS, J&PGĂ©o, C2 Innovativ’Systems), des organismes de recherche et laboratoires (le Bureau de recherches gĂ©ologiques et miniĂšres (BRGM), l'Institut EurĂ©com, l'Institut supĂ©rieur de l'Ă©lectronique et du numĂ©rique) et des organismes publics (tel que le Commissariat Ă  l'Ă©nergie atomique (CEA-DAM), l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (IFREMER), le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), GĂ©oazur, MĂ©tĂ©o-France).

Prev'Air

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Prev'Air, service gratuit couvrant tout le continent europĂ©en avec une prĂ©cision inĂ©galĂ©e, permettant Ă  tout citoyen d'ĂȘtre informĂ© de la qualitĂ© de l’air qu’il va respirer durant les trois prochains jours[48].

RÎle des entreprises privées

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Thales Alenia Space est étroitement associé à GMES, en particulier dans son établissement de Cannes, siÚge de la société. GMES y est coordonné par Claire Anne Reix[49], ingénieur des Mines d'AlÚs, directeur du projet GMES pour le groupe Thales.

La sociĂ©tĂ© participe activement aux pĂŽles de compĂ©titivitĂ© implantĂ©s dans la rĂ©gion PACA. En particulier Thales Alenia Space prĂ©side le pĂŽle risques qui, associĂ© aux pĂŽles mer, Solutions communicantes sĂ©curisĂ©es (SCS) et PĂ©gase vise Ă  la crĂ©ation du Centre euro-mĂ©diterranĂ©en de l’environnement et des risques (CEMER).

Notes et références

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  1. ↑ BrĂšve de compte rendu du Forum national des utilisateurs Copernicus 2013[rĂ©f. obsolĂšte], MinistĂšre de l'Ă©cologie, consultĂ© le 17 juin 2014.
  2. ↑ a b et c « AccĂšsaux donnĂ©esCopernicus PrĂ©sentationgĂ©nĂ©raleet introduction Â», Programme Copernicus, 2020
  3. ↑ DĂ©cision d'execution (UE) relative aux spĂ©cifications techniques de la composante spatiale de Copernicus, p. 3-5
  4. ↑ « Copernicus Ă©labore un systĂšme de surveillance des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre sans prĂ©cĂ©dent Â», sur Actu-Environnement, 3 novembre 2021 (consultĂ© le 26 janvier 2022).
  5. ↑ Voir Claire-Anne Reix dans l'encyclopĂ©die CASPWiki
  6. ↑ (en) « RĂšglement UE No 377/2014 du parlement europĂ©en et du conseil du 3 avril 2014 Ă©tablissant le programme Copernicus et abrogeant le rĂšglement (UE) no 911/2010 Â», sur Journal officiel de l'Union europĂ©enne, Union europĂ©enne, 3 avril 2014
  7. ↑ (en) « Copernicus Land Monitoring Service Â», sur Copernicus Land Monitoring Service, Programme Copernicus, 8 mai 2018
  8. ↑ (en) « About mercator ocean Â», Programme Copernicus (consultĂ© le 24 janvier 2021)
  9. ↑ (en) « What we offer Â», Programme Copernicus (consultĂ© le 24 janvier 2021)
  10. ↑ (en) « About Producers Â», Programme Copernicus (consultĂ© le 24 janvier 2021)
  11. ↑ vidĂ©o produite par le projet FP7 SWIFT et dĂ©crivant le service correspondant
  12. ↑ vidĂ©o produite par le projet FP7 SWIFT et dĂ©crivant le service correspondant
  13. ↑ vidĂ©o produite par le projet FP7 SWIFT et dĂ©crivant le service correspondant
  14. ↑ a b c et d (en-GB) esa, « Overview Â», European Space Agency,‎ 200x (lire en ligne, consultĂ© le 25 aoĂ»t 2018)
  15. ↑ (en-US) « Copernicus: Sentinel-4 - Satellite Missions - eoPortal Directory Â» [archive du 3 aoĂ»t 2022], sur directory.eoportal.org (consultĂ© le 23 janvier 2026)
  16. ↑ (en-GB) esa, « Overview Â», European Space Agency,‎ 200x (lire en ligne, consultĂ© le 25 aoĂ»t 2018)
  17. ↑ « Copernicus - La Terre vue par l'Europe Â» [PDF], Commission europĂ©enne, 2015
  18. ↑ (en) « About us Â», Agence europĂ©enne pour l'environnement, 20 octobre 2020 (consultĂ© le 21 janvier 2021)
  19. ↑ (en) « Copernicus High Priority Candidates Â», Agence spatiale europĂ©enne (consultĂ© le 14 janvier 2020)
  20. ↑ (en) Division des missions scientifiques d'observation de la Terre, Copernicus Hyperspectral Imaging Mission for the Environment - Mission Requirements Document, Agence spatiale europĂ©enne, 2019 (lire en ligne)
  21. ↑ (en) Division des missions scientifiques d'observation de la Terre, Copernicus Imaging Microwave Radiometer(CIMR) Mission Requirements Document, Agence spatiale europĂ©enne, 2020 (lire en ligne)
  22. ↑ (en) Division des missions scientifiques d'observation de la Terre, Copernicus CO2 Monitoring Mission Requirements Document, Agence spatiale europĂ©enne, 2020 (lire en ligne)
  23. ↑ (en) Division des missions scientifiques d'observation de la Terre, Copernicus polaR Ice and Snow Topography ALtimeter (CRISTAL) - Mission Requirements Document, Agence spatiale europĂ©enne, 2020, 84 p. (lire en ligne)
  24. ↑ (en) Division des missions scientifiques d'observation de la Terre, Copernicus High spatio-temporeal resolution land surface temperature - Mission Requirements Document, Agence spatiale europĂ©enne, 2019, 89 p. (lire en ligne)
  25. ↑ (en) Division des missions scientifiques d'observation de la Terre, Copernicus L-band SAR - Mission Requirements Document, Agence spatiale europĂ©enne, 2019, 90 p. (lire en ligne)
  26. ↑ « Eumetsat et l’ESA signent l’Accord-cadre GMES Â», sur le site web de Santinelle-3, 20 octobre 2009, en ligne sentinelle3.com
  27. ↑ Les applications satellitaires au service du dĂ©veloppement durable[rĂ©f. obsolĂšte], MinistĂšre de l'Ă©cologie, mis en ligne 9 fĂ©vrier 2012, consultĂ© le 17 juin 2014.
  28. ↑ (en) “GMES in Action” Conference [PDF], Rapport du colloque, sur le site de l'ESA.
  29. ↑ Christian Lardier, « Le Gmes dans l'impasse Â», dans Air et Cosmos, no 2316, 8 juin 2012.
  30. ↑ Air & Cosmos n° 2367 - 2013[rĂ©f. incomplĂšte]
  31. ↑ Stefan Barensky, « Copernicus - le segment spatial financĂ© jusqu'en 2021 Â», dans Air & Cosmos, no 2427, 31 octobre 2014
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  35. ↑ (en) « MACC Â», sur Copernicus (consultĂ© le 19 janvier 2021)
  36. ↑ (en) « MACC III Â», sur Copernicus (consultĂ© le 19 janvier 2021)
  37. ↑ (en) « G-MOSAIC Â», sur Copernicus (consultĂ© le 19 janvier 2021)
  38. ↑ (en) « LIMES Â», sur Copernicus (consultĂ© le 19 janvier 2021)
  39. ↑ (en) « INSPIRE Knowledge base - INSPIRE Knowledge Base - European Commission Â», sur knowledge-base.inspire.ec.europa.eu, 10 dĂ©cembre 2025 (consultĂ© le 23 janvier 2026)
  40. ↑ SEIS[rĂ©f. obsolĂšte]
  41. ↑ « GMES et l’Afrique – instaurer un dĂ©veloppement durable | Le Partenariat Afrique-UE Â», sur africa-eu-partnership.org (consultĂ© le 25 mai 2021)
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  43. ↑ « Le CNES et GMES : une histoire naturelle Â», CNESMAG, no 39, novembre 2008.
  44. ↑ Maumon 2009[rĂ©f. incomplĂšte]
  45. ↑ Spina - PĂŽle Mer PACAMaumon 2009[rĂ©f. incomplĂšte]
  46. ↑ Emmanuelle Pouquet, « Alerte Tsunami : le projet Ratcom validĂ© Ă  Cannes Â», Nice-Matin, 9 juillet 2011.
  47. ↑ Emmanuel Maumon, « RATCOM, un rĂ©seau d'alerte pour les tsunamis : interview de Jean-Louis FondĂšre (Thales Alenis Space) Â», dans WebTimeMedia, 4 juillet 2011, en ligne
  48. ↑ LoĂŻc Chauveau, « La qualitĂ© de l’air est dĂ©sormais prĂ©dite Ă  trois jours Â», Sciences et Avenir, 9 dĂ©cembre 2016 (consultĂ© le 23 janvier 2026)
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Voir aussi

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Sur les autres projets Wikimedia :

  • Copernicus (programme), sur Wikimedia Commons

Bibliographie

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Consultez la bibliographie sur l'Union européenne
  • « RĂšglement UE No 377/2014 du parlement europĂ©en et du conseil du 3 avril 2014 Ă©tablissant le programme Copernicus et abrogeant le rĂšglement (UE) no 911/2010 Â», sur Journal officiel de l'Union europĂ©enne, Union europĂ©enne, 3 avril 2014.
  • « DĂ©cision d'execution (UE) 2018/621 de la commission du 20 avril 2018 relative aux spĂ©cifications techniques de la composante spatiale de Copernicus conformĂ©ment au rĂšglement (UE) no 377/2014 du Parlement europĂ©en et du Conseil Â», sur Journal officiel de l'Union europĂ©enne, Union europĂ©enne, 23 avril 2018.
  • (en) Edik Seedhouse, Interim evaluation of Copernicus - Final Report, Springer, 2017, 224 p. (ISBN 978-92-79-71619-5, lire en ligne)
    Rapport d'évaluation du programme Copernicus réalisé pour la période 2014-1017.
  • (en) Thomas Hoerber et Antonella Forganni, European Integration and Space Policy: A Growing Security Discourse (Space Power and Politics), Routledge, 2020, 201 p. (ISBN 978-0-367-34912-7)
    Analyse de la politique spatiale de l'Union européenne (en particulier Programmes Galileo et Copernicus) sous l'angle de la sécurité.
  • SB, « Copernicus : feu vert du Parlement europĂ©en Â», Air et Cosmos, no 2367,‎ 12 juillet 2013

Présentations du programme

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  • PrĂ©sentation du programme Copernicus (brochure Union EuropĂ©enne).
  • AccĂšs aux donnĂ©es Copernicus.
  • Apport des missions Sentinel-Copernicus Ă  l'observation de la Terre
  • VidĂ©o sur le programme Copernicus
  • Dossier « De l'espace pour le climat Â» (2020) de l'AcadĂ©mie de l'Air et de l'Espace.

Articles connexes

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  • Sentinel
  • Observatoire de l'environnement, Observatoire de la biodiversitĂ©
  • Cindyniques, Radiocommunication de catastrophe, Plan de continuitĂ©
  • TĂ©lĂ©dĂ©tection, SystĂšme d'information gĂ©ographique, cartographie, cartographie des corridors biologiques
  • Imagerie satellite
  • Satellite d'observation de la Terre

Liens externes

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  • Site officielVoir et modifier les donnĂ©es sur Wikidata
  • Notice dans un dictionnaire ou une encyclopĂ©die gĂ©nĂ©ralisteVoir et modifier les donnĂ©es sur Wikidata :
    • Gran EnciclopĂšdia Catalana
  • Notices d'autoritĂ©Voir et modifier les donnĂ©es sur Wikidata :
    • VIAF
    • ISNI
    • LCCN
    • NUKAT
    • NorvĂšge
    • TchĂ©quie
    • Lettonie
  • Portails des services Copernicus de surveillance des sols, de surveillance des ocĂ©ans, de surveillance de l'atmosphĂšre, du changement climatique, de la sĂ©curitĂ© et de gestion des urgences
  • (en) RĂ©sumĂ© rapport annuel produit Ă  partir des donnĂ©es Copernicus sur l'Ă©tat des ocĂ©ans (4e trimestre 2020)
  • Site d'information sur les projets R&D GMES, site maintenu par le projet SWIFT de la Commission europĂ©enne
  • Projet BOSS4GMES : Publications, PrĂ©sentation Multimedia et VidĂ©o sur GMES
  • GNU (GMES Network of Users)
  • vidĂ©o prĂ©sentant le programme GMES produite par le projet SWIFT
  • Article sur le 1er GMES Masters
  • « Images satellites montrent les impacts du rĂ©chauffement climatique sur l’Europe Â»
  • Emmanuel Maumon, « GMES, bientĂŽt un Ɠil dans la Plaine du Var Â», WebTimeMedias,‎ 16 septembre 2009 (lire en ligne)
  • 1Eveline Spina, « RATCOM Â», sur PĂŽle Mer PACA
v Â· m
Agence spatiale européenne
Lanceurs
  • Ariane
    • Ariane 1 (1979-1986)
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Articles liés
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