Technopedia Center
PMB University Brochure
Faculty of Engineering and Computer Science
S1 Informatics S1 Information Systems S1 Information Technology S1 Computer Engineering S1 Electrical Engineering S1 Civil Engineering

faculty of Economics and Business
S1 Management S1 Accountancy

Faculty of Letters and Educational Sciences
S1 English literature S1 English language education S1 Mathematics education S1 Sports Education
  • Registerasi
  • Brosur UTI
  • Kip Scholarship Information
  • Performance
  1. Weltenzyklopädie
  2. Diamagnétisme — Wikipédia
Diamagnétisme — Wikipédia 👆 Click Here! Read More..
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Démonstration de la lévitation du carbone pyrolytique au-dessus d'aimants permanents. Le carbone pyrolitique étant un matériau similaire au graphite, est donc un des matériaux possédant l'une des plus grandes susceptibilités diamagnétiques connues.
Lévitation d'une grenouille vivante dans un champ magnétique de 16 teslas.

Le diamagnétisme est un comportement des matériaux qui les conduit, lorsqu'ils sont soumis à un champ magnétique, à créer une très faible aimantation opposée au champ extérieur, et donc à engendrer un champ magnétique opposé au champ extérieur. Lorsque le champ n’est plus appliqué, l’aimantation disparaît.

Le diamagnétisme est un phénomène qui apparaît dans toute la matière baryonique, mais dans la plupart des cas, il est masqué par les effets du paramagnétisme ou du ferromagnétisme lorsque ceux-ci coexistent avec lui dans le matériau.

Description

[modifier | modifier le code]
Susceptibilité χ {\displaystyle \chi } {\displaystyle \chi } des matériaux diamagnétiques typiques (20 °C)[1]
Matériau χ {\displaystyle \chi } {\displaystyle \chi }
Bismuth -16,6×10-5
Mercure -2,9×10-5
Or -3,5×10-5
Argent -2,6×10-5
Carbone (diamant) -2,1×10-5
Plomb -1,8×10-5
Carbone (graphite) -1,6×10-5
Cuivre -1,0×10-5
Eau -0,91×10-5

Le diamagnétisme est une propriété générale de la matière atomique (matière constituée d'atomes), qui provoque l'apparition d'un champ magnétique faible dans le matériau, opposé à un champ magnétique appliqué. L'origine du diamagnétisme est un phénomène quantique (quantification de Landau), pouvant être expliqué par la modification du mouvement orbital des électrons autour du noyau atomique.

La susceptibilité magnétique des matériaux diamagnétiques est très faible et négative, autour de -10-5 ou -10-6. Le champ magnétique induit par ce phénomène est donc très faible.

L'eau est diamagnétique. La plupart des corps étant composés d'eau, comme les animaux, il est possible de faire léviter par exemple une souris, une grenouille, un humain dans un champ magnétique très fort. L'expérience a été faite avec une grenouille vivante (voir illustration ci-contre)[2],[3]. Théoriquement un corps humain pourrait léviter de la même manière dans un champ magnétique très puissant, mais difficile à obtenir. Cependant cela n'a jamais été réalisé, d'autant que des conséquences dommageables sur l'organisme ne peuvent être exclues.

La susceptibilité d'un matériau diamagnétique reste constante quand la température varie. C'est une différence majeure avec les matériaux paramagnétiques, qui ont une susceptibilité positive plus importante et qui diminue lorsque la température augmente.

Théorie semi-classique

[modifier | modifier le code]

On ne peut expliquer le diamagnétisme rigoureusement que par la théorie quantique. Cependant, on peut utiliser une approche semi-classique, qui permet de comprendre le phénomène sans pour autant aller jusqu’à étudier la théorie quantique.

On considère un électron se déplaçant sur une orbite circulaire de rayon r {\displaystyle r} {\displaystyle r}, avec une vitesse v {\displaystyle v} {\displaystyle v}.

On applique un champ B {\displaystyle \mathbf {B} } {\displaystyle \mathbf {B} } sur le système. D’après la loi de Lenz, si on considère le cercle comme une spire de courant, un flux magnétique Φ {\displaystyle \Phi } {\displaystyle \Phi } est créé, traversant le circuit, et induisant une force électromotrice ε = − d Φ d t {\displaystyle \varepsilon =-{\frac {\mathrm {d} \Phi }{\mathrm {d} t}}} {\displaystyle \varepsilon =-{\frac {\mathrm {d} \Phi }{\mathrm {d} t}}} dans le circuit. Cette force électromotrice équivaut à un champ électrique qui freine l’électron.

La diminution de la vitesse de l’électron entraîne une diminution du moment magnétique m → {\displaystyle {\vec {m}}} {\displaystyle {\vec {m}}}, d’amplitude

Δ m = − e 2 r 2 4 m e B {\displaystyle \Delta \mathbf {m} =-{\frac {e^{2}r^{2}}{4m_{e}}}\mathbf {B} } {\displaystyle \Delta \mathbf {m} =-{\frac {e^{2}r^{2}}{4m_{e}}}\mathbf {B} }.

Dans le cas d’un atome, on a Z électrons gravitant sur des orbites sphériques autour du noyau.

On a donc

Δ m = − e 2 Z ⟨ r 2 ⟩ 6 m e B {\displaystyle \Delta \mathbf {m} =-{\frac {e^{2}Z\langle r^{2}\rangle }{6m_{e}}}\mathbf {B} } {\displaystyle \Delta \mathbf {m} =-{\frac {e^{2}Z\langle r^{2}\rangle }{6m_{e}}}\mathbf {B} },

avec ⟨ r 2 ⟩ {\displaystyle \langle r^{2}\rangle } {\displaystyle \langle r^{2}\rangle } la valeur moyenne du carré du rayon des différentes orbites.

Enfin, on peut calculer la susceptibilité magnétique. Avec N / V {\displaystyle N/V} {\displaystyle N/V} atomes par unité de volume, on a :

χ = − μ 0 e 2 6 m e ( Z N V ) ⟨ r 2 ⟩ {\displaystyle \chi =-{\frac {\mu _{0}e^{2}}{6m_{e}}}\left(Z{\frac {N}{V}}\right)\langle r^{2}\rangle } {\displaystyle \chi =-{\frac {\mu _{0}e^{2}}{6m_{e}}}\left(Z{\frac {N}{V}}\right)\langle r^{2}\rangle }.

Cette contribution est découverte par Paul Langevin en 1905[4].

Gaz d'électrons libres

[modifier | modifier le code]
Cette section a besoin d'être recyclée (5 juillet 2018).
Une réorganisation et une clarification du contenu sont nécessaires. Améliorez-la ou discutez des points à améliorer.

Un gaz d'électrons libres dilué comme dans le cas d'un gaz d'électrons conducteur dans un métal présente une susceptibilité négative différente du diamagnétisme atomique présenté ci-dessus[5]. Les deux contributions sont présentes dans un métal.

Ce phénomène était prédit par Lev Landau, on parle donc de diamagnétisme de Landau. Sous l'effet d'un champ magnétique, l'énergie des électrons est perturbée.

Pour étudier ce phénomène, il faut incorporer dans l'hamiltonien du système le champ magnétique B {\displaystyle \mathbf {B} } {\displaystyle \mathbf {B} } défini tel que B = ∇ × A {\displaystyle \mathbf {B} =\nabla \times \mathbf {A} } {\displaystyle \mathbf {B} =\nabla \times \mathbf {A} }, avec A {\displaystyle \mathbf {A} } {\displaystyle \mathbf {A} } le potentiel vecteur du champ magnétique. On supposera dans la suite que le champ B {\displaystyle \mathbf {B} } {\displaystyle \mathbf {B} } est parallèle à l'axe z {\displaystyle z} {\displaystyle z}.

L'équation de Schrödinger indépendante du temps pour un électron de masse effective m ∗ {\displaystyle m^{*}} {\displaystyle m^{*}} soumis à un champ B {\displaystyle \mathbf {B} } {\displaystyle \mathbf {B} } constant s'écrit donc :

1 2 m ∗ ( ℏ i ∇ + e A ( r ) ) 2 ψ ( r ) = E ψ ( r ) {\displaystyle {\frac {1}{2m^{*}}}\left({\frac {\hbar }{i}}\nabla +e\mathbf {A} (\mathbf {r} )\right)^{2}\psi (\mathbf {r} )=E\psi (\mathbf {r} )} {\displaystyle {\frac {1}{2m^{*}}}\left({\frac {\hbar }{i}}\nabla +e\mathbf {A} (\mathbf {r} )\right)^{2}\psi (\mathbf {r} )=E\psi (\mathbf {r} )}.

Si nous choisissons la jauge de Landau : A = ( 0 , x | B | , 0 ) {\displaystyle \mathbf {A} =(0,x|\mathbf {B} |,0)} {\displaystyle \mathbf {A} =(0,x|\mathbf {B} |,0)}, nous obtenons alors que la solution de l'équation de Schrödinger aura une forme ψ ( r ) = u ( x ) exp ⁡ [ i ( k y y + k z z ) ] {\displaystyle \psi (\mathbf {r} )=u(x)\exp[i(k_{y}y+k_{z}z)]} {\displaystyle \psi (\mathbf {r} )=u(x)\exp[i(k_{y}y+k_{z}z)]}.

L'énergie de l'électron sera donc de la forme :

E = ( n + 1 2 ) ℏ ω c + ℏ 2 k z 2 2 m ∗ {\displaystyle E=\left(n+{\frac {1}{2}}\right)\hbar \omega _{\rm {c}}+{\frac {\hbar ^{2}k_{z}^{2}}{2m^{*}}}} {\displaystyle E=\left(n+{\frac {1}{2}}\right)\hbar \omega _{\rm {c}}+{\frac {\hbar ^{2}k_{z}^{2}}{2m^{*}}}} avec ω c = e | B | m ∗ {\displaystyle \omega _{\rm {c}}={\frac {e|\mathbf {B} |}{m^{*}}}} {\displaystyle \omega _{\rm {c}}={\frac {e|\mathbf {B} |}{m^{*}}}} la fréquence cyclotron.

On reconnaît dans le premier terme l'expression de l'énergie d'un oscillateur harmonique. L’énergie est quantifiée sur le nombre quantique n {\displaystyle n} {\displaystyle n} à k z {\displaystyle k_{z}} {\displaystyle k_{z}} fixe. La susceptibilité de Landau peut être retrouvée grâce à la physique statistique.

Effectivement, grâce à la fonction de partition pour un électron Z {\displaystyle {\mathcal {Z}}} {\displaystyle {\mathcal {Z}}}, et sachant que l’aimantation est :

M = − N k B T ∂ Z ∂ B {\displaystyle M=-Nk_{\rm {B}}T{\frac {\partial {\mathcal {Z}}}{\partial B}}} {\displaystyle M=-Nk_{\rm {B}}T{\frac {\partial {\mathcal {Z}}}{\partial B}}},

on trouve que la susceptibilité de Landau vaut :

χ L a n d a u = − 1 3 χ P a u l i = − μ 0 μ B 2 2 E F N V {\displaystyle \chi _{\rm {Landau}}=-{\frac {1}{3}}\chi _{\rm {Pauli}}=-\mu _{0}{\frac {\mu _{\rm {B}}^{2}}{2E_{\rm {F}}}}{\frac {N}{V}}} {\displaystyle \chi _{\rm {Landau}}=-{\frac {1}{3}}\chi _{\rm {Pauli}}=-\mu _{0}{\frac {\mu _{\rm {B}}^{2}}{2E_{\rm {F}}}}{\frac {N}{V}}},

avec E F {\displaystyle E_{\rm {F}}} {\displaystyle E_{\rm {F}}} l'énergie de Fermi et χ P a u l i {\displaystyle \chi _{\rm {Pauli}}} {\displaystyle \chi _{\rm {Pauli}}} la susceptibilité paramagnétique de Pauli.

Supraconductivité

[modifier | modifier le code]

Les supraconducteurs peuvent être considérés comme des matériaux diamagnétiques parfaits de susceptibilité magnétique -1. Tout champ magnétique entraîne en son sein des super-courants sans apport d'énergie du fait de l'absence de résistance électrique. Ces super-courants créent un champ magnétique qui compense exactement le champ magnétique extérieur à l'intérieur du supraconducteur. Cette propriété est utilisée pour réaliser la lévitation magnétique des supraconducteurs.

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. ↑ (en) Carl L. Nave, « Magnetic Properties of Solids », HyperPhysics (consulté le 9 novembre 2008)
  2. ↑ (en) « Diamagnetic Levitation », sur Université Radboud de Nimègue aux Pays-Bas, avril 1997 (consulté le 6 avril 2019)
  3. ↑ Andre Geim recevra le prix Ignobel 2000, pour avoir réalisé l'expérience de la lévitation de la grenouille
  4. ↑ Paul Langevin, « Sur la théorie du magnétisme », Journal of Theoretical and Applied Physics, vol. 4, no 1,‎ 1905, p. 678--693 (lire en ligne)
  5. ↑ Héritier, M., Physique de la matière condensée : Des atomes froids aux supraconducteurs à haute température critique, 2013, 640 p. (ISBN 978-2-7598-1097-0, 2759810976 et 1306073367, OCLC 861536206, lire en ligne)

Voir aussi

[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Diamagnétisme, sur Wikimedia Commons

Articles connexes

[modifier | modifier le code]
  • Magnétisme
  • Paramagnétisme
  • Ferromagnétisme
  • Effet Meissner
  • Effet de Haas-Van Alphen

Liens externes

[modifier | modifier le code]
  • Notices d'autoritéVoir et modifier les données sur Wikidata :
    • LCCN
    • GND
    • Japon
    • Israël
v · m
Électromagnétisme
Électrostatique
  • Champ électrique
  • Charge électrique
  • Loi de Coulomb
  • Potentiel électrique
  • Pression électrostatique
Magnétostatique
  • Champ magnétique
  • Courant électrique
  • Loi de Biot et Savart
  • Moment magnétique
  • Aimantation
Électrocinétique
  • Champ électromagnétique
  • Équations de Maxwell
  • Courant de déplacement
  • Théorème de Helmholtz-Hodge
  • Potentiels de Liénard-Wiechert
  • Équations de Panofsky-Phillips
  • Équations de Jefimenko
  • Rayonnement électromagnétique
  • Force de Lorentz
  • ARQS
  • Induction électromagnétique
  • Inductance
  • Force électromotrice
  • Courants de Foucault
  • Loi de Lenz-Faraday
  • Force d'Abraham-Lorentz
  • Résistance de rayonnement
  • Théorème de Poynting
Magnétisme
  • Bobine
  • Circuit magnétique
  • Domaine de Weiss
  • Inversion du champ magnétique terrestre
  • Loi de Curie
  • Loi de Curie-Weiss
  • Perméabilité magnétique
  • Susceptibilité magnétique
  • Comportements magnétiques
    • Altermagnétisme
    • Antiferromagnétisme
    • Diamagnétisme
    • Ferrimagnétisme
    • Ferromagnétisme
    • Hélimagnétisme
    • Paramagnétisme
    • Superparamagnétisme
    • Verre de spin
  • Automatique
  • Électricité
  • Électrochimie
  • Électronique
  • Électrotechnique
  • Robotique
  • Traitement du signal
  • icône décorative Portail de la physique
Ce document provient de « https://fr.teknopedia.teknokrat.ac.id/w/index.php?title=Diamagnétisme&oldid=229528808 ».
Catégorie :
  • Comportement magnétique
Catégories cachées :
  • Article avec section à recycler
  • Catégorie Commons avec lien local identique sur Wikidata
  • Article de Wikipédia avec notice d'autorité
  • Portail:Physique/Articles liés
  • Portail:Sciences/Articles liés

  • indonesia
  • Polski
  • الرية
  • Deutsch
  • English
  • Español
  • Français
  • Italiano
  • مصر
  • Nederlands
  • 本語
  • Português
  • Sinugboanong Binisaya
  • Svenska
  • Українска
  • Tiếng Việt
  • Winaray
  • 中文
  • Русски
Sunting pranala
Pusat Layanan

UNIVERSITAS TEKNOKRAT INDONESIA | ASEAN's Best Private University
Jl. ZA. Pagar Alam No.9 -11, Labuhan Ratu, Kec. Kedaton, Kota Bandar Lampung, Lampung 35132
Phone: (0721) 702022
Email: pmb@teknokrat.ac.id