| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embr. | Chordata |
| Sous-embr. | Vertebrata |
| Super-classe | Tetrapoda |
| Clade | Amniota |
| Classe | Sauropsida |
Les Diapsida (Diapsides en français) sont un sous-clade ouvert de Sauropsides qui exclut les Captorhinidae, les Protorothyrididae et plusieurs autres genres basaux du Carbonifère supérieur et du Permien inférieur.
Historique
Le taxon Diapsida a été créé en 1903 par le paléontologue américain Henry Fairfield Osborn.
Le groupe avait été défini à l'origine comme la sous-classe de sauropsides rassemblant les genres dont le crâne possède deux paires de fosses temporales, c'est-à-dire deux ouvertures à l'arrière de l'orbite. Les os temporal et postorbitaire les séparent. Ces ouvertures, destinées à insérer des muscles de la mâchoire, lui permettent de se bloquer en position fermée et d'avoir ainsi plus de force lors d'une morsure. Le groupe des diapsides était alors le pendant des anapsides (aucune ouverture temporale), des euryapsides (une ouverture en position haute) et des synapsides (une ouverture en position basse).
Le caractère deux paires de fosses temporales n'étant toutefois pas stable dans les lignées phylogénétiques issues des premiers diapsides, avec des groupes ne comportant qu'une seule paire d'ouvertures et d'autres aucune, c'est désormais la phylogénie qui définit les diapsides et non plus le caractère anatomique avancé à l'origine.
Les tortues ne portent pas de fosses temporales et ont pour cette raison longtemps été exclues des diapsides. Les études génétiques et les fossiles d'ancêtres des tortues les plus anciens connus (datés du Trias) montrent cependant que les tortues sont des diapsides modifiés, ayant perdu leurs fosses temporales[1]. De la même façon, les anciens parareptiles sont désormais considérés comme des diapsides[2].


j : jugal ; p : pariétal ; po : postorbitaire ;
q : carré ; qj : quadratojugal ; sq : squamosal
L'arcade supérieure est formée des os po et sq. L'arcade inférieure des os j et qj.
Description
En dehors des deux paires de fosses temporales, les principales synapomorphies (ou caractères dérivés majeurs) des Diapsides sont[2] :
- une cheville mésotarsienne : l'articulation principale du pied se situe entre l’astragale soudée au calcanéus et les os du tarse distal, ce qui favorise une locomotion plus efficace que chez les Sauropsides basaux.
- l'allongement et la différenciation du cou : les vertèbres cervicales sont plus nombreuses et spécialisées, ce qui permet une mobilité accrue de la tête.
- un crâne plus léger et cinétique, c'est-à-dire avec une certaine mobilité des os crâniens, surtout marquée chez les lépidosaures.
- la perte ou la réduction de certains os crâniens.
Phylogénie
Les Aréoscélidiens sont le groupe de Diapsides le plus basal connu. Ils apparaissent au Carbonifère final.
Phylogénie des Diapsides selon Jenkins et al. 2025 [2] :
| Diapsida |
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Évolution
Certaines lignées de diapsides ont perdu une fosse temporale (lézards), les deux (serpents et tortues), ou ont subi une restructuration complète du crâne (oiseaux).
Les diapsides actuels sont les reptiles et les oiseaux, dont on dénombre quelque 22 000 espèces vivantes.
Références
- ↑ (en) Rainer R. Schoch et Hans-Dieter Sues, « The diapsid origin of turtles », Zoology, vol. 119, no 3, , p. 159–161 (PMID 26934902, DOI 10.1016/j.zool.2016.01.004, Bibcode 2016Zool..119..159S)
- (en) Xavier A. Jenkins et al., « Evolutionary assembly of crown reptile anatomy clarified by late Paleozoic relatives of Neodiapsida », Peer Community Journal, vol. 5, , e89 (DOI 10.24072/pcjournal.620, lire en ligne)
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- (fr + en) ITIS : Diapsida Non valide (consulté le )
- (en) Paleobiology Database : Diapsida, Osborn 1903 (consulté le )
