Technopedia Center
PMB University Brochure
Faculty of Engineering and Computer Science
S1 Informatics S1 Information Systems S1 Information Technology S1 Computer Engineering S1 Electrical Engineering S1 Civil Engineering

faculty of Economics and Business
S1 Management S1 Accountancy

Faculty of Letters and Educational Sciences
S1 English literature S1 English language education S1 Mathematics education S1 Sports Education
  • Registerasi
  • Brosur UTI
  • Kip Scholarship Information
  • Performance
  1. WeltenzyklopÀdie
  2. Dispositif ORSEC
Dispositif ORSEC 👆 Click Here! Read More..
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Dispositif Orsec)
Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voir Dispositif.

Pour un article plus général, voir Plan d'urgence.

Le dispositif ORSEC est un plan d'urgence polyvalent français de gestion de crise. Il organise sous l'autoritĂ© du prĂ©fet, la mobilisation, la mise en Ɠuvre et la coordination des actions de toute personne publique et privĂ©e concourant Ă  la protection gĂ©nĂ©rale des populations.

ORSEC Ă©tait initialement l'acronyme d'organisation des secours ; devenu en 2006 organisation de la rĂ©ponse de sĂ©curitĂ© civile[1].

Dans le vocabulaire des secouristes, l’acronyme ORSEC se gĂ©nĂ©ralise et doit ĂȘtre complĂ©tĂ© soit par le nom de la fonctionnalitĂ© associĂ©e (Orsec-Novi, Orsec-hĂ©bergement...) soit du risque traitĂ© (Orsec-inondation, Orsec-cyclone, Orsec-accident ferroviaire...).

Cette dĂ©nomination ORSEC englobe progressivement toutes les appellations du type « plan de secours Â», « plans d'urgence Â» ou « plan de secours spĂ©cialisĂ© Â».

Évolution du dispositif ORSEC

[modifier | modifier le code]

Les anciens plans ORSEC, avaient été créés initialement par instruction ministérielle du 5 février 1952[2]. Le plan ORSEC est notamment déclenché lors de la rupture du barrage de Malpasset en décembre 1959[3].

D’autres instructions avaient dĂ©jĂ  posĂ© les jalons d’une organisation Ă©tatique de gestion de crise immĂ©diatement aprĂšs la seconde guerre mondiale, mais uniquement pour des risques particuliers prĂ©alablement identifiĂ©s[4].

En 1987, le plan ORSEC est consacrĂ© avec la Loi relative Ă  l’Organisation de la SĂ©curitĂ© Civile du 22 juillet 1987 [5] qui distingue un plan ORSEC national, des plans zonaux et dĂ©partementaux.

En 2004, la loi no 2004-811 du 13 aoĂ»t 2004 relative Ă  la modernisation de la sĂ©curitĂ© civile donne naissance au dispositif ORSEC qui remplace les plans d’urgence pour la gestion des catastrophes Ă  moyens dĂ©passĂ©s (CMD) et les plans d'urgence pour la gestion des accidents catastrophiques Ă  effet limitĂ© (ACEL) tout en supprimant le plan ORSEC national. L'article 27 de cette loi[6] remet Ă  plat le financement des opĂ©rations de secours : Service dĂ©partemental d'incendie et de secours (SDIS), commune, prĂ©fecture (État) selon le lieu de l'intervention, son dimensionnement et l'origine des renforts (extra dĂ©partemental ou extra zonal).

La loi de modernisation de la sĂ©curitĂ© civile fait l'objet de trois dĂ©crets d'application du 13 septembre 2005 : ORSEC (no 2005-1157), PPI (no 2005-1158) et plan communal de sauvegarde PCS (no 2005-1156).

La circulaire du 29 dĂ©cembre 2006[7] diffuse le Guide ORSEC dĂ©partemental « tome G1 mĂ©thode gĂ©nĂ©rale»[8] qui dĂ©taille la doctrine de planification, marquant ainsi le dĂ©but de la mise en Ɠuvre de la 3e gĂ©nĂ©ration d'ORSEC issue de la Loi de modernisation de la sĂ©curitĂ© civile.

Coexistent donc dĂ©sormais :

  • le dispositif ORSEC zonal (sous la responsabilitĂ© du prĂ©fet de zone de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ©) ;
  • le dispositif ORSEC dĂ©partemental (sous la responsabilitĂ© du PrĂ©fet de dĂ©partement) ;
  • le dispositif ORSEC maritime (sous la responsabilitĂ© du PrĂ©fet maritime) ;
  • le plan communal de sauvegarde (sous la responsabilitĂ© du maire).

Le dispositif ORSEC est une mesure de police administrative en France.

L'instruction ministĂ©rielle INTE1922032J du 24 octobre 2019, introduit le dispositif et le guide ORSEC (tome G7) « Organisation territoriale de gestion des crises Â» qui prĂ©cise le rĂŽle central du prĂ©fet en cas de crise de toute nature sur le territoire.

Organisation

[modifier | modifier le code]

Le dispositif ORSEC correspond Ă  la mise en Ɠuvre croisĂ©e des plans mĂ©tiers des diffĂ©rents services intervenants (appelĂ©s acteurs ORSEC), sous la direction unique du Directeur des opĂ©rations (DO, anciennement DOS : Directeur des opĂ©rations de secours). Les services intervenants restent nĂ©anmoins maĂźtres de leur organisation interne.

L'organisation est adaptĂ©e Ă  la nature et Ă  l'ampleur de l'Ă©vĂ©nement, avec un noyau d'acteurs communs, par exemple pour le dispositif ORSEC dĂ©partemental :

  • Services prĂ©fectoraux : Service interministĂ©riel de dĂ©fenses et de protection civiles (SIDPC), Bureau de la communication interministĂ©rielle (BCI) ;
  • Premiers secours et sauvetage assurĂ©s par les Services d'incendie et de secours (SIS) et une quinzaine d'associations agréées de sĂ©curitĂ© civile (AASC), au niveau national[9] ;
  • Soins mĂ©dicaux et rĂ©ponse sanitaire assurĂ©s par l'agence rĂ©gionale de santĂ© (ARS) et le service d'aide mĂ©dicale urgente (SAMU) ;
  • Ordre public et renseignements, assurĂ©s par la Police nationale et la gendarmerie dĂ©partementale [a] ;
  • CollectivitĂ©s locales: mairies concernĂ©es ;
  • Autres acteurs pouvant ĂȘtre impliquĂ©s en fonction de la nature de l'Ă©vĂ©nement :
    • Direction dĂ©partementale des territoires (DDTM),
    • Direction dĂ©partementale de la protection des populations (DDPP),
    • Direction dĂ©partementale de la cohĂ©sion sociale (DDCS),
    • Direction dĂ©partementale des finances publiques (DDFiP),
    • Direction interdĂ©partementale des routes (DIR),
    • MinistĂšre de l'Éducation nationale,
    • Office national des forĂȘts (ONF),
    • Gendarmerie des transports aĂ©riens (GTA),
    • Groupements d’intervention du dĂ©minage (GID) et Groupement d’hĂ©licoptĂšres de la SĂ©curitĂ© civile,
    • Chambre de commerce et d’industrie (CCI),
    • Conseil dĂ©partemental,
    • Procureur de la rĂ©publique,
    • DĂ©lĂ©gation militaire dĂ©partementale (DMD),
    • Direction rĂ©gionale des douanes,
    • FĂ©dĂ©ration française de spĂ©lĂ©ologie (FFS)[10], au travers de sa commission SpĂ©lĂ©o-secours français (SSF), pour le secours Ă  personne et animaux en milieu souterrain,
    • etc.
  • OpĂ©rateurs de rĂ©seaux, regroupant les Ă©tablissements publics et/ou privĂ©s chargĂ©s de la gestion et l’exploitation des rĂ©seaux Ă©lectriques, d'eau pour la consommation humaine, d'assainissement, de gaz, de communications Ă©lectroniques ouverts au public, routiers, ferroviaires ou fluviaux[11].

Dans le cas d’un Ă©vĂ©nement mĂ©tĂ©orologique exceptionnel (ex. orages, vents violents, pluie-inondation, canicule...)[12] une mise en vigilance mĂ©tĂ©orologique est proposĂ©e par MĂ©tĂ©o-France avant l'Ă©vĂ©nement, le prĂ©fet organise alors, le cas Ă©chĂ©ant, la rĂ©ponse SĂ©curitĂ© Civile.

Le prĂ©fet alerte la population, gĂšre les aspects administratifs d'un Ă©vĂ©nement majeur et veille au retour Ă  la normale (« aprĂšs-crise Â»).

Pour le plan ORSEC départemental, la direction des opérations est assurée par le préfet du département concerné. Il est conseillé par le commandant des opérations de secours (COS), généralement un officier des sapeurs-pompiers[13].

Le prĂ©fet de dĂ©partement s’appuie sur une chaĂźne de commandement dont les composantes sont basĂ©es sur diffĂ©rents sites :

  • le Centre opĂ©rationnel dĂ©partemental (COD) installĂ© Ă  la prĂ©fecture et qui dĂ©pend du prĂ©fet[14]. Sa composition est nĂ©cessairement multi-services et adaptĂ©e Ă  la nature de l’évĂ©nement. Le COD peut, par exemple, ĂȘtre organisĂ© de la maniĂšre suivante :
  • une salle de dĂ©cision Ă  disposition du directeur des opĂ©rations qui lui permet de prĂ©parer ses dĂ©cisions ou de s’isoler avec un panel restreint de collaborateurs ;
  • une salle de situation destinĂ©e Ă  rĂ©unir tous les services impliquĂ©s dans la gestion de crise autour du directeur des opĂ©rations (DO ex-DOS). Un tableau de suivi des actions actualisĂ© en temps rĂ©el, et la cartographie y sont affichĂ©s. Des points de situation rĂ©guliers s'y tiennent, permettant d’analyser les options opĂ©rationnelles et d’effectuer la coordination des moyens engagĂ©s ;
  • un secrĂ©tariat qui assure la gestion des appels et des mails rĂ©ceptionnĂ©s ;
  • diffĂ©rentes cellules de liaisons Ă  la disposition des services impliquĂ©s dans la gestion de crise ;
  • des cellules chargĂ©es d’une mission spĂ©cifique et rattachĂ©es au COD peuvent ĂȘtre activĂ©es si la nature et l’ampleur de l’évĂ©nement le nĂ©cessitent (par exemple une salle de presse ou une cellule d’information du public (CIP) qui rĂ©pond, par tĂ©lĂ©phone, aux questions de la population)[15].

Lorsque la crise est localisée, un poste de commandement opérationnel (PCO) est installé au plus prÚs de la catastrophe pour permettre une vision directe sur les opérations. Prolongement du COD sur le terrain, le PCO rassemble des représentants des différents services intervenant sur les lieux, sous la présidence d'un membre du corps préfectoral (sous-préfet généralement). Le PCO assure la remontée des informations et des demandes de moyens supplémentaires vers COD ainsi que la transmission des orientations stratégiques prises par le directeur des opérations (DO, ex-DOS).

Lorsque l'événement touche plusieurs départements ou au minimum un département et la mer, le préfet de zone assure la coordination des actions menées par les directeurs d'opérations concernés (préfets de département et préfet maritime)[16]. Il sollicite les moyens extra départementaux et assure également le lien avec le centre opérationnel de gestion interministérielle des crises (COGIC) de la direction générale de la Sécurité civile et de la Gestion des crises (DGSCGC) situé Place Beauvau à Paris. Le préfet de zone de défense et de sécurité dispose d'un état-major de zone (EMZ) et d'un centre opérationnel de zone (COZ).

Textes officiels

[modifier | modifier le code]

Le dispositif ORSEC est instituĂ© par l'article 14 de la loi no 2004-811 du 13 aoĂ»t 2004 de modernisation de la sĂ©curitĂ© civile, codifiĂ©e Ă  droit constant, en 2012, au Titre IV du Livre VII[17] du Code de la SĂ©curitĂ© IntĂ©rieure.

Le dĂ©cret no 2005-1157 du 13 septembre 2005 relatif au plan ORSEC et pris pour application de l'article 14 de la Loi de modernisation de la sĂ©curitĂ© civile est codifiĂ© dans la partie rĂ©glementaire aux articles R741-1 et suivants du Code de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure[18]. Ces dispositions prĂ©cisent que le plan ORSEC s'inscrit dans le dispositif gĂ©nĂ©ral de la planification de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© civiles. Il organise la mobilisation, la mise en Ɠuvre et la coordination des actions de toute personne publique et privĂ©e concourant Ă  la protection gĂ©nĂ©rale des populations.

Le dispositif opérationnel ORSEC constituant une organisation globale de gestion des événements est adapté à la nature, à l'ampleur et à l'évolution de l'événement par son caractÚre progressif et modulaire. Il organise l'échange d'informations provenant des personnes publiques et privées afin d'assurer une veille permanente.

Cette organisation globale prévoit des dispositions générales traitant des éléments nécessaires à la gestion de tout type d'événement, complétées, le cas échéant, par des dispositions spécifiques pour faire face aux conséquences prévisibles de chacun des risques et menaces recensés.

Le dispositif ORSEC comprend :

  • un inventaire et une analyse des risques et des effets potentiels des menaces de toute nature pour la sĂ©curitĂ© des personnes, des biens et de l'environnement, recensĂ©s par l'ensemble des personnes publiques et privĂ©es ;
  • un dispositif opĂ©rationnel rĂ©pondant Ă  cette analyse et qui organise dans la continuitĂ© la rĂ©action des pouvoirs publics face Ă  l'Ă©vĂ©nement ;
  • les modalitĂ©s de prĂ©paration et d'entraĂźnement de l'ensemble des personnes publiques et privĂ©es Ă  leur mission de sĂ©curitĂ© civile.

Chaque plan Orsec fait l'objet d'une révision au moins tous les cinq ans portant sur l'inventaire et l'analyse des risques et des effets potentiels des menaces, le dispositif opérationnel et les retours d'expérience[19].

Architecture du dispositif ORSEC départemental

[modifier | modifier le code]

Le dispositif ORSEC dĂ©partemental est organisĂ© en « dispositions gĂ©nĂ©rales Â» (DG) et en « dispositions spĂ©cifiques Â» (DS).

Les dispositions gĂ©nĂ©rales forment le tronc commun du plan avec notamment l'organisation de gestion de crise, l'alerte, la remontĂ©e d'information, les structures de commandement, ainsi que l'organisation de missions prĂ©-identifiĂ©es, appelĂ©es « modes d’action Â», correspondant au traitement de situations types que l’on rencontre lors d’évĂ©nements graves :

  • Mode d'action « Secours Ă  de nombreuses victimes Â» dit ORSEC NOVI (anciennement appelĂ© « plan Rouge Â») ;
  • alerte et information des populations[20] ;
  • Ă©vacuation des populations ;
  • hĂ©bergement, ravitaillement, soutien des populations sinistrĂ©es[21] ;
  • protection du patrimoine culturel ;
  • rĂ©tablissement et approvisionnement d’urgence des rĂ©seaux Ă©lectricitĂ©, communications Ă©lectroniques, eau, gaz, hydrocarbures (RETAP RESEAUX)[22] ;
  • procĂ©dures communes du mode de gestion des dĂ©cĂšs massifs.

Les dispositions spĂ©cifiques forment une boite Ă  outils intĂ©grant les Ă©lĂ©ments spĂ©cifiques aux risques particuliers. Elles intĂšgrent les Ă©lĂ©ments des anciens « plans de secours spĂ©cialisĂ©s Â» (PSS) et plans particuliers d'intervention[b].

Les dispositions spécifiques complÚtent les dispositions générales, en organisant une chaßne de commandement et en préparant les réponses adaptées à certains risques de nature particuliÚre.

Les risques pouvant faire l’objet de dispositions spĂ©cifiques ORSEC sont notamment :

  • les risques naturels : inondations, avalanches, cyclones, sĂ©ismes

  • les plans particuliers d'intervention (risques technologiques localisĂ©s) : installations nuclĂ©aires, usines chimiques, pĂ©troliĂšres, installations classĂ©es dites « Seveso Â», stockages souterrains de gaz, barrages, infrastructures liĂ©es au transport des matiĂšres dangereuses, laboratoires utilisant des micro-organismes pathogĂšnes...
  • les autres risques technologiques : transport de matiĂšres dangereuses, de matiĂšres radioactives, accident de transport collectif 

  • les risques sanitaires : pandĂ©mies, canicules, Ă©pizooties

  • les opĂ©rations de secours en site spĂ©cifique : secours en montagne, secours en milieu souterrain[23]...

Missions des acteurs ORSEC

[modifier | modifier le code]

Chaque personne publique ou privée recensée dans le dispositif ORSEC est en mesure d'assurer en permanence les missions qui lui sont dévolues dans ce cadre par le préfet de département, le préfet de zone de défense et de sécurité ou par le préfet maritime.

Ces missions consistent Ă  :

  • prĂ©parer sa propre organisation de gestion de l'Ă©vĂ©nement et en fournir la description sommaire au reprĂ©sentant de l'État ;
  • dĂ©signer en son sein un responsable correspondant du reprĂ©sentant de l'État ;
  • prĂ©ciser les dispositions internes lui permettant Ă  tout moment de recevoir ou de transmettre une alerte ;
  • prĂ©ciser les moyens et les informations dont elle dispose pouvant ĂȘtre utiles dans le cadre de la mission de protection gĂ©nĂ©rale des populations relevant du reprĂ©sentant de l'État et des missions particuliĂšres qui lui sont attribuĂ©es par celui-ci.

Dispositif ORSEC de zone

[modifier | modifier le code]

Le dispositif ORSEC de zone est instituĂ© par l'article L741-3 du Code de la SĂ©curitĂ© intĂ©rieure. Il fait l'objet des articles R741-11 Ă  R741-14 en partie rĂ©glementaire du mĂȘme Code.

Le dispositif ORSEC de zone a pour objet :

  • l'appui adaptĂ© et graduĂ© que la zone de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© peut apporter au dispositif opĂ©rationnel ORSEC dĂ©partemental lorsque les capacitĂ©s de ce dernier sont insuffisantes par l'ampleur, l'intensitĂ©, la cinĂ©tique ou l'Ă©tendue de l'Ă©vĂ©nement ;
  • les mesures de coordination et d'appui adaptĂ©es et graduĂ©es face Ă  des Ă©vĂ©nements affectant tout ou partie du territoire de la zone de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© ;
  • les moyens d'intervention que la zone peut mobiliser face Ă  un Ă©vĂ©nement, en application du cadre d'action dĂ©fini au premier alinĂ©a ;
  • les relations transfrontaliĂšres en matiĂšre de mobilisation des secours.

Les dispositions gĂ©nĂ©rales du dispositif opĂ©rationnel ORSEC de zone comprennent :

  • Les modalitĂ©s d'organisation, de mobilisation et de fonctionnement de la chaĂźne de suivi et de coordination des opĂ©rations, et en particulier les structures de liaison avec l'officier gĂ©nĂ©ral de zone de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© et le ou les prĂ©fets maritimes intĂ©ressĂ©s ;
  • la synthĂšse des dispositifs de vigilance et de surveillance ;
  • l'organisation des renforts au profit d'un ou plusieurs dĂ©partements de la zone de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© ou d'une autre zone ;
  • le recensement des moyens dont la raretĂ© ou la spĂ©cificitĂ© ne rend pas pertinent un recensement dĂ©partemental ;
  • les modalitĂ©s de coordination de l'information lorsque l'Ă©vĂ©nement prĂ©sente des incidences communes en mer et Ă  terre ;
  • la dĂ©finition de la mise en Ɠuvre des accords internationaux de coopĂ©ration opĂ©rationnelle transfrontaliĂšre.

Le dispositif ORSEC maritime

[modifier | modifier le code]

Le dispositif ORSEC maritime est instituĂ© Ă  l'article Article L741-4 du Code de la SĂ©curitĂ© intĂ©rieure. Il fait l'objet des articles R741-15 Ă  R741-17 en partie rĂ©glementaire du mĂȘme Code.

Un dispositif ORSEC maritime est organisé pour chaque façade maritime. Il est conçu pour mobiliser et coordonner, sous l'autorité unique du préfet maritime, directeur des opérations de secours en mer les acteurs de sécurité civile en mer au-delà du niveau de réponse courant ou quotidien des centres et services opérationnels.

Les dispositions gĂ©nĂ©rales du dispositif opĂ©rationnel ORSEC maritime comprennent :

  • les modalitĂ©s de mobilisation et de fonctionnement de la chaĂźne de direction des opĂ©rations ;
  • les modes d'action applicables aux Ă©vĂ©nements majeurs, parmi lesquels ceux destinĂ©s Ă  assurer le secours Ă  de nombreuses victimes et la protection des biens et de l'environnement ;
  • les modalitĂ©s de coordination et d'Ă©change d'informations avec le reprĂ©sentant de l'État dans les dĂ©partements et les zones de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© littoraux ;
  • les modalitĂ©s de mise en Ɠuvre des accords internationaux de coopĂ©ration opĂ©rationnelle ;
  • l'organisation prenant le relais de la phase des secours d'urgence Ă  l'issue de leur intervention.

Le dispositif ORSEC maritime prĂ©voit les mesures pour assurer l’articulation du dispositif maritime avec les dispositifs de veille et d’urgence mis en Ɠuvre par les autoritĂ©s terrestres et Ă©trangĂšres.

Il existe cinq volets spĂ©cifiques pour ce dispositif ORSEC maritime :

  1. SAR : recherche et sauvetage (search and rescue) ;
  2. POLMAR : pollution maritime ;
  3. ANED : Assistance Ă  navire en difficultĂ© ;
  4. NUCMAR : Accident nuclĂ©aire maritime ;
  5. CIRC : Circulation perturbĂ©e.

Suivi des victimes

[modifier | modifier le code]

Dans le contexte d'une catastrophe les victimes peuvent ĂȘtre Ă©parpillĂ©es et pour diverses raisons (humaines et sanitaires notamment, mais aussi pour retrouver des personnes dĂ©tenant des informations utiles Ă  la gestion de crise) un systĂšme d'identification, de dĂ©nombrement et de suivi (principe de la traçabilitĂ©) peut ĂȘtre utile ;
Un systĂšme SINUS (acronyme de « SystĂšme d’information numĂ©rique standardisĂ© Â») est destinĂ© au suivi des victimes en contexte ORSEC[24],[25]. Le systĂšme a Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ© par la prĂ©fecture de police de Paris oĂč il est testĂ© Ă  partir de 2009, devant ensuite ĂȘtre dĂ©ployĂ© au niveau national. Un identifiant (code-barres), associĂ© Ă  une « fiche mĂ©dicale de l’avant Â» (FMA) figure sur un bracelet de poignet (bracelet rĂ©sistant Ă  la chaleur et aux produits de dĂ©contamination). Un systĂšme de saisie ( « ARCSINUS Â» pour « application de recueil et de coordination du SINUS Â») utilise un ordinateur portable et une douchette de lecture des codes-barres permettant de saisir et de transfĂ©rer les donnĂ©es initiales. L’émission et la rĂ©ception des donnĂ©es sont assurĂ©es par clĂ© 3G ou clĂ© USB ; Ce numĂ©ro est apposĂ© sur des autocollants Ă  apposer sur les documents (ou effets) concernant cette personne. Son scannage permet d'afficher sur Ă©cran toutes les informations sur la victime[26].

Notes et références

[modifier | modifier le code]

Notes

[modifier | modifier le code]
  1. ↑ Le mot « gendarmerie Â», lorsqu'il dĂ©signe l'organisme d’État Ă  caractĂšre unique, e.g. dans les expressions « la Gendarmerie Â» ou « la Gendarmerie nationale Â», prend une majuscule comme cela est prĂ©conisĂ© dans les conventions typographiques de WikipĂ©dia, notamment au § « Organismes uniques Â» et au § « UnitĂ©s militaires Â» ; dans les autres cas, il garde la minuscule, comme pour la « gendarmerie mobile Â» ou les « forces de gendarmerie Â».
  2. ↑ L’appellation « plan particulier d’intervention Â» (P.P.I.) issue de la loi de 1987 est conservĂ©e, mais les nouvelles versions des PPI font partie des dispositions spĂ©cifiques.

Références

[modifier | modifier le code]
  1. ↑ Circulaire du ministĂšre de l'intĂ©rieur
  2. ↑ « Cinq questions sur le plan ORSEC Â», sur Le Point, https://plus.google.com/+LePointfr (consultĂ© le 23 octobre 2015).
  3. ↑ « Catastrophe du barrage de Malpasset site internet ina.fr Â»(Archive.org ‱ Wikiwix ‱ Archive.is ‱ Google ‱ Que faire ?).
  4. ↑ CanopĂ© Île-de-France, « SoixantiĂšme anniversaire du plan Orsec Histoire du dispositif de protection des populations face aux accidents, sinistres et catastrophes Â»(Archive.org ‱ Wikiwix ‱ Archive.is ‱ Google ‱ Que faire ?), sur reseau-canope.fr.
  5. ↑ « Loi n°87-565 du 22 juillet 1987 fac similĂ© JO du 23/07/1987 Â».
  6. ↑ dĂ©sormais codifiĂ© Ă  l'article L742-11 du Code de la SĂ©curitĂ© intĂ©rieure
  7. ↑ « Circulaire de 29 dĂ©cembre 2006 ref INTE0600120C du MinistĂšre de l'InstĂ©rieur Â».
  8. ↑ « Guide ORSEC G1 - MĂ©thode gĂ©nĂ©rale (dĂ©cembre 2006) DIRECTION DE LA DÉFENSE ET DE LA SÉCURITÉ CIVILES Â».
  9. ↑ « Les associations agréées par la SĂ©curitĂ© civile Â», sur interieur.gouv.fr, 6 avril 2022 (consultĂ© le 7 juin 2022).
  10. ↑ « ArrĂȘtĂ© du 2 dĂ©cembre 2024 renouvelant l'agrĂ©ment national de sĂ©curitĂ© civile pour la FĂ©dĂ©ration française de spĂ©lĂ©ologie Â», sur legifrance.gouv.fr.
  11. ↑ Le rĂŽle des exploitants de services prioritaires pour le maintien de la satisfaction des besoins de la population dans le cadre de la RĂ©ponse de SĂ©curitĂ© Civile est dĂ©fini par le Code de la SĂ©curitĂ© IntĂ©rieure aux articles L732-1 et L732-2 ainsi qu'aux articles R732-1 Ă  R732-8. Les obligations des maĂźtres d'ouvrage et exploitants d'ouvrages routiers, ferroviaires ou fluviaux ainsi que les exploitants de certaines catĂ©gories d'Ă©tablissements recevant du public sont dĂ©finis aux articles L732-3 et L732-4 du CSI
  12. ↑ En France mĂ©tropolitaine, la vigilance mĂ©tĂ©orologique vise Ă  attirer l'attention sur les neuf phĂ©nomĂšnes suivants : Vent violent, Pluie-inondation, Inondation, Orages, Neige-verglas, Avalanches, Canicule, Grand froid, Vagues-submersion. En France d'outre-mer, elle porte sur les phĂ©nomĂšnes suivants : vent violent, fortes prĂ©cipitations, orages, forte houle, cyclone tropical.
  13. ↑ L'article L1424-4 du Code gĂ©nĂ©ral des collectivitĂ©s territoriales prĂ©voit que le commandement des opĂ©rations de secours est dĂ©terminĂ©e par le rĂšglement opĂ©rationnel du Service DĂ©partemental d'Incendie et de Secours mais l'article 741-2 du Code de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure dispose que pour les risques particuliers, (dispositions spĂ©cifiques), le plan ORSEC dĂ©finit le commandement des opĂ©rations de secours, qui peut donc ĂȘtre exercĂ© par un agent autre que sapeur-pompier.
  14. ↑ Cette appellation remplace dorĂ©navant l'ancienne appellation de poste de commandement fixe (PCF)
  15. ↑ Bureau de l’alerte, de la planification et de la prĂ©paration aux crises, Direction de la SĂ©curitĂ© civile Chef de projet :Patrice OUMRAOU, Le cellule d'information du public (CIP) GUIDE ORSEC DEPARTEMENTAL tome G3, juillet 2010, 61 p. (lire en ligne)
  16. ↑ Les pouvoirs du prĂ©fet de zone de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© en cas de crise ou d'Ă©vĂ©nements d'une particuliĂšre gravitĂ© sont notamment dĂ©finis Ă  l'article R*122-8 du Code de la SĂ©curitĂ© IntĂ©rieure
  17. ↑ « Titre IV du Livre VII de la partie LĂ©gislative du Code de la SĂ©curitĂ© IntĂ©rieure (Organisation des Secours et Gestion des Crises) Â».
  18. ↑ « Code de la SĂ©curitĂ© IntĂ©rieure, partie rĂ©glementaire, Titre IV, Livre VII "Organisation des Secours et Gestions des Crises" Â».
  19. ↑ Article R741-6 du Code de la SĂ©curitĂ© IntĂ©rieure
  20. ↑ « guide ORSEC G4 Alerte et information des populations par DGSCGC Â», sur interieur.gouv.fr.
  21. ↑ « guide ORSEC G2 Soutien des Populations par DGSCGC Â», sur interieur.gouv.fr.
  22. ↑ « Guide ORSEC G5 RETAP RESAUX par DGSCGC Â», sur interieur.gouv.fr.
  23. ↑ « Disposition spĂ©cifique Secours en milieu souterrain-Ain Â», mars 2019.
  24. ↑ ArrĂȘtĂ© du 17 fĂ©vrier 2010 portant crĂ©ation d’un traitement automatisĂ© de donnĂ©es Ă  caractĂšre personnel dĂ©nommĂ© « systĂšme d’information numĂ©rique standardisĂ© Â» (SINUS)
  25. ↑ SDIS 62 (2016) SINUS, un nouvel outil pour la traçabilitĂ© des victimes,
  26. ↑ SINUS, pour le suivi en temps rĂ©el des victimes de catastrophes et des grands Ă©vĂ©nements ; FrĂ©dĂ©ric SĂ©guret - 9 mars 2013, mis Ă  jour 2018

Voir aussi

[modifier | modifier le code]

Bibliographie

[modifier | modifier le code]
  • [CFAPSE 1991] Direction de la dĂ©fense et de la sĂ©curitĂ© civiles, Formation aux activitĂ©s de premiers secours en Ă©quipe : fiches pĂ©dagogiques et technique, France SĂ©lection, 1991 (lire en ligne), « E1. L'Ă©quipe de secouristes Â»
  • M. Nahon et M. Michaloux, « L’organisation de la rĂ©ponse de la sĂ©curitĂ© civile : le dispositif ORSEC Â», Journal europĂ©en des urgences et de rĂ©animation, Elsevier, vol. 28, nos 2–3,‎ juillet 2016, p. 94-99 (prĂ©sentation en ligne)
  • « Le dispositif Orsec Â», sur gouvernement.fr (consultĂ© le 8 juin 2022)
  • « Guides pour l'organisation de la rĂ©ponse de sĂ©curitĂ© civile (ORSEC) Â», sur interieur.gouv.fr, le site du ministĂšre de l'IntĂ©rieur, fĂ©vrier 2016 (consultĂ© le 8 juin 2022)

Articles connexes

[modifier | modifier le code]
  • Plan d'urgence
France
  • Plan Novi
  • Plan blanc



Autres pays
  • Royaume-Uni :
    • Structure de commandement or-argent-bronze
  • États-Unis :
    • National Response Plan (en),
    • National Incident Management System (en),
    • Federal Emergency Management Agency.

Liens externes

[modifier | modifier le code]
  • « Le nouveau dispositif Orsec, organisation de la rĂ©ponse de la sĂ©curitĂ© civile Â», sur secourisme.net, 23 mai 2016 (consultĂ© le 8 juin 2022)

  • icĂŽne dĂ©corative Portail de la mĂ©decine
  • icĂŽne dĂ©corative Portail de la police
  • icĂŽne dĂ©corative Portail des premiers secours et du secourisme
  • icĂŽne dĂ©corative SĂ©curitĂ© civile et sapeurs-pompiers
  • icĂŽne dĂ©corative Portail du monde maritime
Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Dispositif_ORSEC&oldid=223531184 Â».
CatĂ©gories :
  • DĂ©fense et sĂ©curitĂ© en France
  • SĂ©curitĂ© civile en France
  • Plan (politique)
  • Action de l'État en mer
  • Plan d'urgence en France
CatĂ©gories cachĂ©es :
  • Article contenant un lien mort
  • Article contenant un appel Ă  traduction en anglais
  • Page utilisant un modĂšle Bases inactif
  • Article utilisant le modĂšle Dictionnaires inactif
  • Page utilisant le modĂšle AutoritĂ© inactif
  • Portail:MĂ©decine/Articles liĂ©s
  • Portail:Biologie/Articles liĂ©s
  • Portail:Sciences/Articles liĂ©s
  • Portail:Police/Articles liĂ©s
  • Portail:Premiers secours et secourisme/Articles liĂ©s
  • Portail:SociĂ©tĂ©/Articles liĂ©s
  • Portail:SĂ©curitĂ© civile et sapeurs-pompiers/Articles liĂ©s
  • Portail:Maritime/Articles liĂ©s

  • indonesia
  • Polski
  • Ű§Ù„Ű±ÙŠŰ©
  • Deutsch
  • English
  • Español
  • Français
  • Italiano
  • Ù…Ű”Ű±
  • Nederlands
  • æœŹèȘž
  • PortuguĂȘs
  • Sinugboanong Binisaya
  • Svenska
  • ĐŁĐșŃ€Đ°Ń—ĐœŃĐșа
  • Tiáșżng Việt
  • Winaray
  • äž­æ–‡
  • РуссĐșĐž
Sunting pranala
Pusat Layanan

UNIVERSITAS TEKNOKRAT INDONESIA | ASEAN's Best Private University
Jl. ZA. Pagar Alam No.9 -11, Labuhan Ratu, Kec. Kedaton, Kota Bandar Lampung, Lampung 35132
Phone: (0721) 702022
Email: pmb@teknokrat.ac.id