Le dispositif ORSEC est un plan d'urgence polyvalent français de gestion de crise. Il organise sous l'autoritĂ© du prĂ©fet, la mobilisation, la mise en Ćuvre et la coordination des actions de toute personne publique et privĂ©e concourant Ă la protection gĂ©nĂ©rale des populations.
ORSEC était initialement l'acronyme d'organisation des secours ; devenu en 2006 organisation de la réponse de sécurité civile[1].
Dans le vocabulaire des secouristes, lâacronyme ORSEC se gĂ©nĂ©ralise et doit ĂȘtre complĂ©tĂ© soit par le nom de la fonctionnalitĂ© associĂ©e (Orsec-Novi, Orsec-hĂ©bergement...) soit du risque traitĂ© (Orsec-inondation, Orsec-cyclone, Orsec-accident ferroviaire...).
Cette dénomination ORSEC englobe progressivement toutes les appellations du type « plan de secours », « plans d'urgence » ou « plan de secours spécialisé ».
Ăvolution du dispositif ORSEC
[modifier | modifier le code]Les anciens plans ORSEC, avaient été créés initialement par instruction ministérielle du [2]. Le plan ORSEC est notamment déclenché lors de la rupture du barrage de Malpasset en décembre 1959[3].
Dâautres instructions avaient dĂ©jĂ posĂ© les jalons dâune organisation Ă©tatique de gestion de crise immĂ©diatement aprĂšs la seconde guerre mondiale, mais uniquement pour des risques particuliers prĂ©alablement identifiĂ©s[4].
En 1987, le plan ORSEC est consacrĂ© avec la Loi relative Ă lâOrganisation de la SĂ©curitĂ© Civile du 22 juillet 1987 [5] qui distingue un plan ORSEC national, des plans zonaux et dĂ©partementaux.
En 2004, la loi no 2004-811 du 13 aoĂ»t 2004 relative Ă la modernisation de la sĂ©curitĂ© civile donne naissance au dispositif ORSEC qui remplace les plans dâurgence pour la gestion des catastrophes Ă moyens dĂ©passĂ©s (CMD) et les plans d'urgence pour la gestion des accidents catastrophiques Ă effet limitĂ© (ACEL) tout en supprimant le plan ORSEC national. L'article 27 de cette loi[6] remet Ă plat le financement des opĂ©rations de secours : Service dĂ©partemental d'incendie et de secours (SDIS), commune, prĂ©fecture (Ătat) selon le lieu de l'intervention, son dimensionnement et l'origine des renforts (extra dĂ©partemental ou extra zonal).
La loi de modernisation de la sécurité civile fait l'objet de trois décrets d'application du 13 septembre 2005 : ORSEC (no 2005-1157), PPI (no 2005-1158) et plan communal de sauvegarde PCS (no 2005-1156).
La circulaire du 29 dĂ©cembre 2006[7] diffuse le Guide ORSEC dĂ©partemental « tome G1 mĂ©thode gĂ©nĂ©rale»[8] qui dĂ©taille la doctrine de planification, marquant ainsi le dĂ©but de la mise en Ćuvre de la 3e gĂ©nĂ©ration d'ORSEC issue de la Loi de modernisation de la sĂ©curitĂ© civile.
Coexistent donc désormais :
- le dispositif ORSEC zonal (sous la responsabilité du préfet de zone de défense et de sécurité) ;
- le dispositif ORSEC départemental (sous la responsabilité du Préfet de département) ;
- le dispositif ORSEC maritime (sous la responsabilité du Préfet maritime) ;
- le plan communal de sauvegarde (sous la responsabilité du maire).
Le dispositif ORSEC est une mesure de police administrative en France.
L'instruction ministérielle INTE1922032J du 24 octobre 2019, introduit le dispositif et le guide ORSEC (tome G7) « Organisation territoriale de gestion des crises » qui précise le rÎle central du préfet en cas de crise de toute nature sur le territoire.
Organisation
[modifier | modifier le code]Le dispositif ORSEC correspond Ă la mise en Ćuvre croisĂ©e des plans mĂ©tiers des diffĂ©rents services intervenants (appelĂ©s acteurs ORSEC), sous la direction unique du Directeur des opĂ©rations (DO, anciennement DOS : Directeur des opĂ©rations de secours). Les services intervenants restent nĂ©anmoins maĂźtres de leur organisation interne.
L'organisation est adaptée à la nature et à l'ampleur de l'événement, avec un noyau d'acteurs communs, par exemple pour le dispositif ORSEC départemental :
- Services préfectoraux : Service interministériel de défenses et de protection civiles (SIDPC), Bureau de la communication interministérielle (BCI) ;
- Premiers secours et sauvetage assurés par les Services d'incendie et de secours (SIS) et une quinzaine d'associations agréées de sécurité civile (AASC), au niveau national[9] ;
- Soins médicaux et réponse sanitaire assurés par l'agence régionale de santé (ARS) et le service d'aide médicale urgente (SAMU) ;
- Ordre public et renseignements, assurés par la Police nationale et la gendarmerie départementale [a] ;
- Collectivités locales: mairies concernées ;
- Autres acteurs pouvant ĂȘtre impliquĂ©s en fonction de la nature de l'Ă©vĂ©nement :
- Direction départementale des territoires (DDTM),
- Direction départementale de la protection des populations (DDPP),
- Direction départementale de la cohésion sociale (DDCS),
- Direction départementale des finances publiques (DDFiP),
- Direction interdépartementale des routes (DIR),
- MinistĂšre de l'Ăducation nationale,
- Office national des forĂȘts (ONF),
- Gendarmerie des transports aériens (GTA),
- Groupements dâintervention du dĂ©minage (GID) et Groupement dâhĂ©licoptĂšres de la SĂ©curitĂ© civile,
- Chambre de commerce et dâindustrie (CCI),
- Conseil départemental,
- Procureur de la république,
- Délégation militaire départementale (DMD),
- Direction régionale des douanes,
- Fédération française de spéléologie (FFS)[10], au travers de sa commission Spéléo-secours français (SSF), pour le secours à personne et animaux en milieu souterrain,
- etc.
- OpĂ©rateurs de rĂ©seaux, regroupant les Ă©tablissements publics et/ou privĂ©s chargĂ©s de la gestion et lâexploitation des rĂ©seaux Ă©lectriques, d'eau pour la consommation humaine, d'assainissement, de gaz, de communications Ă©lectroniques ouverts au public, routiers, ferroviaires ou fluviaux[11].
Dans le cas dâun Ă©vĂ©nement mĂ©tĂ©orologique exceptionnel (ex. orages, vents violents, pluie-inondation, canicule...)[12] une mise en vigilance mĂ©tĂ©orologique est proposĂ©e par MĂ©tĂ©o-France avant l'Ă©vĂ©nement, le prĂ©fet organise alors, le cas Ă©chĂ©ant, la rĂ©ponse SĂ©curitĂ© Civile.
Le préfet alerte la population, gÚre les aspects administratifs d'un événement majeur et veille au retour à la normale (« aprÚs-crise »).
Pour le plan ORSEC départemental, la direction des opérations est assurée par le préfet du département concerné. Il est conseillé par le commandant des opérations de secours (COS), généralement un officier des sapeurs-pompiers[13].
Le prĂ©fet de dĂ©partement sâappuie sur une chaĂźne de commandement dont les composantes sont basĂ©es sur diffĂ©rents sites :
- le Centre opĂ©rationnel dĂ©partemental (COD) installĂ© Ă la prĂ©fecture et qui dĂ©pend du prĂ©fet[14]. Sa composition est nĂ©cessairement multi-services et adaptĂ©e Ă la nature de lâĂ©vĂ©nement. Le COD peut, par exemple, ĂȘtre organisĂ© de la maniĂšre suivante :
- une salle de dĂ©cision Ă disposition du directeur des opĂ©rations qui lui permet de prĂ©parer ses dĂ©cisions ou de sâisoler avec un panel restreint de collaborateurs ;
- une salle de situation destinĂ©e Ă rĂ©unir tous les services impliquĂ©s dans la gestion de crise autour du directeur des opĂ©rations (DO ex-DOS). Un tableau de suivi des actions actualisĂ© en temps rĂ©el, et la cartographie y sont affichĂ©s. Des points de situation rĂ©guliers s'y tiennent, permettant dâanalyser les options opĂ©rationnelles et dâeffectuer la coordination des moyens engagĂ©s ;
- un secrétariat qui assure la gestion des appels et des mails réceptionnés ;
- différentes cellules de liaisons à la disposition des services impliqués dans la gestion de crise ;
- des cellules chargĂ©es dâune mission spĂ©cifique et rattachĂ©es au COD peuvent ĂȘtre activĂ©es si la nature et lâampleur de lâĂ©vĂ©nement le nĂ©cessitent (par exemple une salle de presse ou une cellule dâinformation du public (CIP) qui rĂ©pond, par tĂ©lĂ©phone, aux questions de la population)[15].
Lorsque la crise est localisée, un poste de commandement opérationnel (PCO) est installé au plus prÚs de la catastrophe pour permettre une vision directe sur les opérations. Prolongement du COD sur le terrain, le PCO rassemble des représentants des différents services intervenant sur les lieux, sous la présidence d'un membre du corps préfectoral (sous-préfet généralement). Le PCO assure la remontée des informations et des demandes de moyens supplémentaires vers COD ainsi que la transmission des orientations stratégiques prises par le directeur des opérations (DO, ex-DOS).
Lorsque l'événement touche plusieurs départements ou au minimum un département et la mer, le préfet de zone assure la coordination des actions menées par les directeurs d'opérations concernés (préfets de département et préfet maritime)[16]. Il sollicite les moyens extra départementaux et assure également le lien avec le centre opérationnel de gestion interministérielle des crises (COGIC) de la direction générale de la Sécurité civile et de la Gestion des crises (DGSCGC) situé Place Beauvau à Paris. Le préfet de zone de défense et de sécurité dispose d'un état-major de zone (EMZ) et d'un centre opérationnel de zone (COZ).
Textes officiels
[modifier | modifier le code]Le dispositif ORSEC est institué par l'article 14 de la loi no 2004-811 du de modernisation de la sécurité civile, codifiée à droit constant, en 2012, au Titre IV du Livre VII[17] du Code de la Sécurité Intérieure.
Le dĂ©cret no 2005-1157 du relatif au plan ORSEC et pris pour application de l'article 14 de la Loi de modernisation de la sĂ©curitĂ© civile est codifiĂ© dans la partie rĂ©glementaire aux articles R741-1 et suivants du Code de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure[18]. Ces dispositions prĂ©cisent que le plan ORSEC s'inscrit dans le dispositif gĂ©nĂ©ral de la planification de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© civiles. Il organise la mobilisation, la mise en Ćuvre et la coordination des actions de toute personne publique et privĂ©e concourant Ă la protection gĂ©nĂ©rale des populations.
Le dispositif opérationnel ORSEC constituant une organisation globale de gestion des événements est adapté à la nature, à l'ampleur et à l'évolution de l'événement par son caractÚre progressif et modulaire. Il organise l'échange d'informations provenant des personnes publiques et privées afin d'assurer une veille permanente.
Cette organisation globale prévoit des dispositions générales traitant des éléments nécessaires à la gestion de tout type d'événement, complétées, le cas échéant, par des dispositions spécifiques pour faire face aux conséquences prévisibles de chacun des risques et menaces recensés.
Le dispositif ORSEC comprend :
- un inventaire et une analyse des risques et des effets potentiels des menaces de toute nature pour la sécurité des personnes, des biens et de l'environnement, recensés par l'ensemble des personnes publiques et privées ;
- un dispositif opérationnel répondant à cette analyse et qui organise dans la continuité la réaction des pouvoirs publics face à l'événement ;
- les modalités de préparation et d'entraßnement de l'ensemble des personnes publiques et privées à leur mission de sécurité civile.
Chaque plan Orsec fait l'objet d'une révision au moins tous les cinq ans portant sur l'inventaire et l'analyse des risques et des effets potentiels des menaces, le dispositif opérationnel et les retours d'expérience[19].
Architecture du dispositif ORSEC départemental
[modifier | modifier le code]Le dispositif ORSEC départemental est organisé en « dispositions générales » (DG) et en « dispositions spécifiques » (DS).
Les dispositions gĂ©nĂ©rales forment le tronc commun du plan avec notamment l'organisation de gestion de crise, l'alerte, la remontĂ©e d'information, les structures de commandement, ainsi que l'organisation de missions prĂ©-identifiĂ©es, appelĂ©es « modes dâaction », correspondant au traitement de situations types que lâon rencontre lors dâĂ©vĂ©nements graves :
- Mode d'action « Secours à de nombreuses victimes » dit ORSEC NOVI (anciennement appelé « plan Rouge ») ;
- alerte et information des populations[20] ;
- évacuation des populations ;
- hébergement, ravitaillement, soutien des populations sinistrées[21] ;
- protection du patrimoine culturel ;
- rĂ©tablissement et approvisionnement dâurgence des rĂ©seaux Ă©lectricitĂ©, communications Ă©lectroniques, eau, gaz, hydrocarbures (RETAP RESEAUX)[22] ;
- procédures communes du mode de gestion des décÚs massifs.
Les dispositions spécifiques forment une boite à outils intégrant les éléments spécifiques aux risques particuliers. Elles intÚgrent les éléments des anciens « plans de secours spécialisés » (PSS) et plans particuliers d'intervention[b].
Les dispositions spécifiques complÚtent les dispositions générales, en organisant une chaßne de commandement et en préparant les réponses adaptées à certains risques de nature particuliÚre.
Les risques pouvant faire lâobjet de dispositions spĂ©cifiques ORSEC sont notamment :
- les risques naturels : inondations, avalanches, cyclones, sĂ©ismesâŠ
- les plans particuliers d'intervention (risques technologiques localisés) : installations nucléaires, usines chimiques, pétroliÚres, installations classées dites « Seveso », stockages souterrains de gaz, barrages, infrastructures liées au transport des matiÚres dangereuses, laboratoires utilisant des micro-organismes pathogÚnes...
- les autres risques technologiques : transport de matiĂšres dangereuses, de matiĂšres radioactives, accident de transport collectif âŠ
- les risques sanitaires : pandĂ©mies, canicules, Ă©pizootiesâŠ
- les opérations de secours en site spécifique : secours en montagne, secours en milieu souterrain[23]...
Missions des acteurs ORSEC
[modifier | modifier le code]Chaque personne publique ou privée recensée dans le dispositif ORSEC est en mesure d'assurer en permanence les missions qui lui sont dévolues dans ce cadre par le préfet de département, le préfet de zone de défense et de sécurité ou par le préfet maritime.
Ces missions consistent Ă :
- prĂ©parer sa propre organisation de gestion de l'Ă©vĂ©nement et en fournir la description sommaire au reprĂ©sentant de l'Ătat ;
- dĂ©signer en son sein un responsable correspondant du reprĂ©sentant de l'Ătat ;
- préciser les dispositions internes lui permettant à tout moment de recevoir ou de transmettre une alerte ;
- prĂ©ciser les moyens et les informations dont elle dispose pouvant ĂȘtre utiles dans le cadre de la mission de protection gĂ©nĂ©rale des populations relevant du reprĂ©sentant de l'Ătat et des missions particuliĂšres qui lui sont attribuĂ©es par celui-ci.
Dispositif ORSEC de zone
[modifier | modifier le code]Le dispositif ORSEC de zone est instituĂ© par l'article L741-3 du Code de la SĂ©curitĂ© intĂ©rieure. Il fait l'objet des articles R741-11 Ă R741-14 en partie rĂ©glementaire du mĂȘme Code.
Le dispositif ORSEC de zone a pour objet :
- l'appui adapté et gradué que la zone de défense et de sécurité peut apporter au dispositif opérationnel ORSEC départemental lorsque les capacités de ce dernier sont insuffisantes par l'ampleur, l'intensité, la cinétique ou l'étendue de l'événement ;
- les mesures de coordination et d'appui adaptées et graduées face à des événements affectant tout ou partie du territoire de la zone de défense et de sécurité ;
- les moyens d'intervention que la zone peut mobiliser face à un événement, en application du cadre d'action défini au premier alinéa ;
- les relations transfrontaliĂšres en matiĂšre de mobilisation des secours.
Les dispositions générales du dispositif opérationnel ORSEC de zone comprennent :
- Les modalités d'organisation, de mobilisation et de fonctionnement de la chaßne de suivi et de coordination des opérations, et en particulier les structures de liaison avec l'officier général de zone de défense et de sécurité et le ou les préfets maritimes intéressés ;
- la synthĂšse des dispositifs de vigilance et de surveillance ;
- l'organisation des renforts au profit d'un ou plusieurs départements de la zone de défense et de sécurité ou d'une autre zone ;
- le recensement des moyens dont la rareté ou la spécificité ne rend pas pertinent un recensement départemental ;
- les modalités de coordination de l'information lorsque l'événement présente des incidences communes en mer et à terre ;
- la dĂ©finition de la mise en Ćuvre des accords internationaux de coopĂ©ration opĂ©rationnelle transfrontaliĂšre.
Le dispositif ORSEC maritime
[modifier | modifier le code]Le dispositif ORSEC maritime est instituĂ© Ă l'article Article L741-4 du Code de la SĂ©curitĂ© intĂ©rieure. Il fait l'objet des articles R741-15 Ă R741-17 en partie rĂ©glementaire du mĂȘme Code.
Un dispositif ORSEC maritime est organisé pour chaque façade maritime. Il est conçu pour mobiliser et coordonner, sous l'autorité unique du préfet maritime, directeur des opérations de secours en mer les acteurs de sécurité civile en mer au-delà du niveau de réponse courant ou quotidien des centres et services opérationnels.
Les dispositions générales du dispositif opérationnel ORSEC maritime comprennent :
- les modalités de mobilisation et de fonctionnement de la chaßne de direction des opérations ;
- les modes d'action applicables aux événements majeurs, parmi lesquels ceux destinés à assurer le secours à de nombreuses victimes et la protection des biens et de l'environnement ;
- les modalitĂ©s de coordination et d'Ă©change d'informations avec le reprĂ©sentant de l'Ătat dans les dĂ©partements et les zones de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© littoraux ;
- les modalitĂ©s de mise en Ćuvre des accords internationaux de coopĂ©ration opĂ©rationnelle ;
- l'organisation prenant le relais de la phase des secours d'urgence Ă l'issue de leur intervention.
Le dispositif ORSEC maritime prĂ©voit les mesures pour assurer lâarticulation du dispositif maritime avec les dispositifs de veille et dâurgence mis en Ćuvre par les autoritĂ©s terrestres et Ă©trangĂšres.
Il existe cinq volets spécifiques pour ce dispositif ORSEC maritime :
- SAR : recherche et sauvetage (search and rescue) ;
- POLMAR : pollution maritime ;
- ANED : Assistance à navire en difficulté ;
- NUCMAR : Accident nucléaire maritime ;
- CIRC : Circulation perturbée.
Suivi des victimes
[modifier | modifier le code]Dans le contexte d'une catastrophe les victimes peuvent ĂȘtre Ă©parpillĂ©es et pour diverses raisons (humaines et sanitaires notamment, mais aussi pour retrouver des personnes dĂ©tenant des informations utiles Ă la gestion de crise) un systĂšme d'identification, de dĂ©nombrement et de suivi (principe de la traçabilitĂ©) peut ĂȘtre utile ;
Un systĂšme SINUS (acronyme de « SystĂšme dâinformation numĂ©rique standardisĂ© ») est destinĂ© au suivi des victimes en contexte ORSEC[24],[25]. Le systĂšme a Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ© par la prĂ©fecture de police de Paris oĂč il est testĂ© Ă partir de 2009, devant ensuite ĂȘtre dĂ©ployĂ© au niveau national. Un identifiant (code-barres), associĂ© Ă une « fiche mĂ©dicale de lâavant » (FMA) figure sur un bracelet de poignet (bracelet rĂ©sistant Ă la chaleur et aux produits de dĂ©contamination). Un systĂšme de saisie ( « ARCSINUS » pour « application de recueil et de coordination du SINUS ») utilise un ordinateur portable et une douchette de lecture des codes-barres permettant de saisir et de transfĂ©rer les donnĂ©es initiales. LâĂ©mission et la rĂ©ception des donnĂ©es sont assurĂ©es par clĂ© 3G ou clĂ© USB ; Ce numĂ©ro est apposĂ© sur des autocollants Ă apposer sur les documents (ou effets) concernant cette personne. Son scannage permet d'afficher sur Ă©cran toutes les informations sur la victime[26].
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- â Le mot « gendarmerie », lorsqu'il dĂ©signe l'organisme dâĂtat Ă caractĂšre unique, e.g. dans les expressions « la Gendarmerie » ou « la Gendarmerie nationale », prend une majuscule comme cela est prĂ©conisĂ© dans les conventions typographiques de WikipĂ©dia, notamment au § « Organismes uniques » et au § « UnitĂ©s militaires » ; dans les autres cas, il garde la minuscule, comme pour la « gendarmerie mobile » ou les « forces de gendarmerie ».
- â Lâappellation « plan particulier dâintervention » (P.P.I.) issue de la loi de 1987 est conservĂ©e, mais les nouvelles versions des PPI font partie des dispositions spĂ©cifiques.
Références
[modifier | modifier le code]- â Circulaire du ministĂšre de l'intĂ©rieur
- â « Cinq questions sur le plan ORSEC », sur Le Point, https://plus.google.com/+LePointfr (consultĂ© le ).
- â « Catastrophe du barrage de Malpasset site internet ina.fr »(Archive.org âą Wikiwix âą Archive.is âą Google âą Que faire ?).
- â CanopĂ© Ăle-de-France, « SoixantiĂšme anniversaire du plan Orsec Histoire du dispositif de protection des populations face aux accidents, sinistres et catastrophes »(Archive.org âą Wikiwix âą Archive.is âą Google âą Que faire ?), sur reseau-canope.fr.
- â « Loi n°87-565 du 22 juillet 1987 fac similĂ© JO du 23/07/1987 ».
- â dĂ©sormais codifiĂ© Ă l'article L742-11 du Code de la SĂ©curitĂ© intĂ©rieure
- â « Circulaire de 29 dĂ©cembre 2006 ref INTE0600120C du MinistĂšre de l'InstĂ©rieur ».
- â « Guide ORSEC G1 - MĂ©thode gĂ©nĂ©rale (dĂ©cembre 2006) DIRECTION DE LA DĂFENSE ET DE LA SĂCURITĂ CIVILES ».
- â « Les associations agréées par la SĂ©curitĂ© civile », sur interieur.gouv.fr, (consultĂ© le ).
- â « ArrĂȘtĂ© du 2 dĂ©cembre 2024 renouvelant l'agrĂ©ment national de sĂ©curitĂ© civile pour la FĂ©dĂ©ration française de spĂ©lĂ©ologie », sur legifrance.gouv.fr.
- â Le rĂŽle des exploitants de services prioritaires pour le maintien de la satisfaction des besoins de la population dans le cadre de la RĂ©ponse de SĂ©curitĂ© Civile est dĂ©fini par le Code de la SĂ©curitĂ© IntĂ©rieure aux articles L732-1 et L732-2 ainsi qu'aux articles R732-1 Ă R732-8. Les obligations des maĂźtres d'ouvrage et exploitants d'ouvrages routiers, ferroviaires ou fluviaux ainsi que les exploitants de certaines catĂ©gories d'Ă©tablissements recevant du public sont dĂ©finis aux articles L732-3 et L732-4 du CSI
- â En France mĂ©tropolitaine, la vigilance mĂ©tĂ©orologique vise Ă attirer l'attention sur les neuf phĂ©nomĂšnes suivants : Vent violent, Pluie-inondation, Inondation, Orages, Neige-verglas, Avalanches, Canicule, Grand froid, Vagues-submersion. En France d'outre-mer, elle porte sur les phĂ©nomĂšnes suivants : vent violent, fortes prĂ©cipitations, orages, forte houle, cyclone tropical.
- â L'article L1424-4 du Code gĂ©nĂ©ral des collectivitĂ©s territoriales prĂ©voit que le commandement des opĂ©rations de secours est dĂ©terminĂ©e par le rĂšglement opĂ©rationnel du Service DĂ©partemental d'Incendie et de Secours mais l'article 741-2 du Code de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure dispose que pour les risques particuliers, (dispositions spĂ©cifiques), le plan ORSEC dĂ©finit le commandement des opĂ©rations de secours, qui peut donc ĂȘtre exercĂ© par un agent autre que sapeur-pompier.
- â Cette appellation remplace dorĂ©navant l'ancienne appellation de poste de commandement fixe (PCF)
- â Bureau de lâalerte, de la planification et de la prĂ©paration aux crises, Direction de la SĂ©curitĂ© civile Chef de projet :Patrice OUMRAOU, Le cellule d'information du public (CIP) GUIDE ORSEC DEPARTEMENTAL tome G3, , 61 p. (lire en ligne)
- â Les pouvoirs du prĂ©fet de zone de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© en cas de crise ou d'Ă©vĂ©nements d'une particuliĂšre gravitĂ© sont notamment dĂ©finis Ă l'article R*122-8 du Code de la SĂ©curitĂ© IntĂ©rieure
- â « Titre IV du Livre VII de la partie LĂ©gislative du Code de la SĂ©curitĂ© IntĂ©rieure (Organisation des Secours et Gestion des Crises) ».
- â « Code de la SĂ©curitĂ© IntĂ©rieure, partie rĂ©glementaire, Titre IV, Livre VII "Organisation des Secours et Gestions des Crises" ».
- â Article R741-6 du Code de la SĂ©curitĂ© IntĂ©rieure
- â « guide ORSEC G4 Alerte et information des populations par DGSCGC », sur interieur.gouv.fr.
- â « guide ORSEC G2 Soutien des Populations par DGSCGC », sur interieur.gouv.fr.
- â « Guide ORSEC G5 RETAP RESAUX par DGSCGC », sur interieur.gouv.fr.
- â « Disposition spĂ©cifique Secours en milieu souterrain-Ain », .
- â ArrĂȘtĂ© du 17 fĂ©vrier 2010 portant crĂ©ation dâun traitement automatisĂ© de donnĂ©es Ă caractĂšre personnel dĂ©nommĂ© « systĂšme dâinformation numĂ©rique standardisĂ© » (SINUS)
- â SDIS 62 (2016) SINUS, un nouvel outil pour la traçabilitĂ© des victimes,
- â SINUS, pour le suivi en temps rĂ©el des victimes de catastrophes et des grands Ă©vĂ©nements ; FrĂ©dĂ©ric SĂ©guret - 9 mars 2013, mis Ă jour 2018
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- [CFAPSE 1991] Direction de la défense et de la sécurité civiles, Formation aux activités de premiers secours en équipe : fiches pédagogiques et technique, France Sélection, (lire en ligne), « E1. L'équipe de secouristes »
- M. Nahon et M. Michaloux, « Lâorganisation de la rĂ©ponse de la sĂ©curitĂ© civile : le dispositif ORSEC », Journal europĂ©en des urgences et de rĂ©animation, Elsevier, vol. 28, nos 2â3,â , p. 94-99 (prĂ©sentation en ligne)
- « Le dispositif Orsec », sur gouvernement.fr (consulté le )
- « Guides pour l'organisation de la réponse de sécurité civile (ORSEC) », sur interieur.gouv.fr, le site du ministÚre de l'Intérieur, (consulté le )
Articles connexes
[modifier | modifier le code]- France
- Autres pays
Liens externes
[modifier | modifier le code]- « Le nouveau dispositif Orsec, organisation de la réponse de la sécurité civile », sur secourisme.net, (consulté le )
