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Felice Chilanti
Biographie
Naissance
10 décembre 1914Voir et modifier les données sur Wikidata
CeneselliVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
26 février 1982Voir et modifier les données sur Wikidata (à 67 ans)
RomeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
italienneVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Journaliste, partisan, écrivainVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Organisation
Gruppo universitario fascista
Parti politique
Parti communiste italien

modifier - modifier le code - modifier WikidataDocumentation du modèle

Felice Chilanti, né le 10 décembre 1914 à Ceneselli et mort le 26 février 1982 à Rome, est un écrivain et journaliste italien.

Biographie

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Une jeunesse entre GUF et « fascisme de gauche »

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Fils de Giovanni Battista, « terrassier, moissonneur, agriculteur, ouvrier agricole et homme à tout faire », et d'Ida Bongiovanni, le jeune Felice Chilanti alirs âgé de quatorze ans seulement, appelé par son frère Pietro, il partit pour Rome où il n'acheva pas ses études de comptabilité, trouvant un emploi à l'Union provinciale des agriculteurs fascistes (Unione provinciale fascista agricoltori) ; plus tard, il travailla au service de presse de la nouvelle agence E 42[1].

Il entra rapidement dans le monde du journalisme comme chroniqueur et correspondant pour lejournal Il Lavoro fascista. Ses débuts en tant qu'écrivain remontent à 1938 avec l'essai sur l'économie politique, écrit en collaboration avec Ettore Soave, Dominare i prezzi e sovrando il stipendioo, une brochure qui « a fait l'objet de nombreuses discussions dans la presse de l'époque, tant pour que contre, et a été citée par des professeurs émérites de corporatisme » et qui lui a également valu l'approbation amicale d'Ezra Pound[1].

Partisan d'un fascisme rebelle, anticapitaliste, antibourgeois et « séditieux », souvent qualifié de fascisme de gauche, Chilanti croyait au fascisme de l'Italie « prolétarienne », à la crise du système capitaliste et à la révolution sociale du régime, comme en témoigne son roman autobiographique Il colpano dans lequel il décrivait son expérience de jeune homme issu d'une province rurale animé par des convictions socialistes, persuadé de ne pas trahir les idéaux socialistes de son père, mais d'en constater au contraire la réalisation au sein de l'État fasciste[1]. Il participa au congrès « Mistica fascista », qui se tint à Milan les 19 et 20 février 1939 sur le thème « Perché siamo mistici ? » (Pourquoi sommes-nous mystiques ?), avec des opinions jugés anticonformistes pour l'époque[1]. Dans la petite revue intitulée Origini , du nom du programme envisagé pour un fascisme « incorruptible » des débuts, il écrivait, avec Antonio Pizzuto des pages sur Ordine Nuovo et Giustizia sociale[1]. Journaliste du régime dans les années 1930, il collabora à de nombreuses publications dont le Corriere Padano d'Italo Balbo , La Stirpe de Edmondo Rossoni, et avec Il Popolo di Roma, dans lequel il écrivait des feuilletons littéraires[1].

Felice Chilanti dans les années 1930.

En contact avec de jeunes étudiants fascistes comme Francesco Pasinetti et Vasco Pratolini, il fonda en janvier 1941 Il ventuno domani, une publication bimensuelle destinée à la jeunesse promouvant des idéaux de « lutte » et de « renouveau » au sein du régime[1]. Appelé sous les drapeaux, il demanda une exemption en invoquant son droit de diriger Domani . Face au silence du ministère, Chilanti fut déclaré déserteur. La mesure fut abandonnée après son engagement dans un bataillon de volontaires partant pour le front grec. À Valona, il apprit que le quatrième numéro du bimensuel avait été saisi[1]. Un autre numéro, le dernier, fut saisi par Pavolini en raison d'un article « Fine di una festa » qui « relatait la chute du régime dans la province et laissait présager une révolte populaire »[1].

À son retour du front gréco-albanais, il écrivit « Si può anche vivere », un roman qui fut apprécié par son ami Mario Alicata, ancien militant du Parti communiste clandestin[1]. Le 10 avril 1942, il fut arrêté par les services secrets du régime fasciste l'accusant, avec Vittorio Ambrosini et d'autres, d'avoir complotés pour assassiner plusieurs hiérarques dont Galeazzo Ciano, Achille Starace, Roberto Farinacci et Guido Buffarini Guidi. Après six mois de détention à la prison romaine de Regina Coeli, Chilanti fut assigné à résidence à Lipari, où il demeura jusqu'à la chute de Mussolini[1].

Conversion à l'antifascisme et activité journalistique après guerre

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Par la suite, devenu hostile au régime, il rejoignit les rangs du groupe communiste Bandiera Rossa à Rome[1]. Condamné à mort par les fascistes, il s'évada en fuyant à travers les terrasses de la Via Frattina et de la Via Borgognona, alors qu'ils le recherchaient pour l'exécuter pour aux Fosses Ardéatines[1].

Après la Libération, Chilanti entra à la rédaction de Il Tempo et de Il Popolo di Roma journaux qu'il quitta bien rapidement pour se rapprocher de la presse communiste. Après la victoire des démocrates-chrétiens aux élections du 18 avril 1948, il quitta également le Corriere della Sera[1]. Le 6 décembre, il participa à la création du journal d'opposition, Paese Sera dans lequel Chilanti écrira de très nombreuses chroniques et articles commentant l'actualité[1]. Devenu « journaliste d'investigation », il s'intéressa aux affaires de scandales et de corruption liés à la mafia. Son credo journalistique contestataire réaffirmait la nécessité d’« être libre, cultivé, rigoureux dans ses reportages, capable de critique, courageux dans la vérité ». Accusée, la Mafia a mis ses menaces à exécution en faisant exploser une bombe au TNT dans l’imprimerie qui imprimait son « enquête téméraire mais exacte » pour la faire taire[1].

En 1962, une opération de la gorge – une laryngectomie avec ablation complète de son larynx cancéreux – le priva de sa voix, réduisant considérablement ses capacités de journalisme militant. Il abandonna le journalisme et se tourna vers la fiction, déterminé dès lors à « devenir écrivain pour devenir un homme »[1]. Il décéda en février 1982.

Œuvres

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  • Italiani eroi e bugiardi, Edizioni della Bussola, 1946
  • La vita di Giuseppe Di Vittorio, Lavoro ed., 1952
  • La tragedia del Polesine, Croce, 1952
  • Da Montelepre a Viterbo, Croce, 1952
  • La Cina fa parte del mondo, Edizioni di cultura sociale, 1954
  • Gastone Sozzi, Edizioni di Cultura Sociale, 1955
  • Chi è Milazzo: mezzo barone e mezzo villano, Parenti, 1959
  • San Lorenzo, uomini e case (documentario, 1963, colore, 11'), regia di Lino Del Fra, testo di Felice Chilanti, fotografia di Giuseppe Pinori, montaggio di Renato May, musica di Egisto Macchi (con lo pseudonimo di Werter Pîerazzuoli), lettera visiva indirizzata al Ministro dei Lavori Pubblici dove si denuncia l'abbandono del quartiere di San Lorenzo da parte dell'istituzione dopo i bombardamenti americani del '43 di 20 anni prima
  • Vita di capomafia / Nick Gentile; memorie raccolte da Felice Chilanti, Editori Riuniti, 1963; prefazione di Letizia Paoli, Crescenzi Allendorf, 1993
  • Rapporto sulla mafia, con Mario Farinella, Palermo, Flaccovio, 1964.
  • Ponte Zarathustra, prefazione di Alfonso Gatto, Stamperia Valdonega, 1965
  • Il colpevole, All'insegna del pesce d'oro, 1967
  • Tre bandiere per Salvatore Giuliano: libera narrazione di fatti realmente accaduti, Il Saggiatore, 1968
  • Perché Siena Viva! (documentario, 35', bianco e nero, 1968), regia di Sergio Micheli, testo di Felice Chilanti
  • Ex con uno scritto di Antonio Pizzuto, All'insegna del pesce d'oro, 1969
  • La paura entusiasmante , con note di Alfonso Gatto, Antonio Pizzuto e Vanni Scheiwiller, Mondadori Ed., 1971
  • La mafia su Roma, Palazzi, 1971
  • Longo, Milano, Longanesi, 1972
  • Ezra Pound fra i sediziosi degli Anni Quaranta, Scheiwiller, 1972
  • Si può anche vivere, Rusconi, 1972
  • Trotzkij vivo: l'assassinio di un intellettuale contemporaneo con un'intervista e il racconto del film di Joseph Losey, Cappelli, 1972
  • Dolci amici addio, Rusconi, 1974
  • Gli ultimi giorni dell'età del pane, Mondadori, 1974
  • La giostra di Rampino, illustrazioni di Maria Poma Indemini, Einaudi, 1975
  • Le avventure di bambino: romanzo e favola, Mondadori, 1976
  • Lettera a Pechino. Ricordi? In piazza a dare armi al popolo c'era soltanto Leo Longanesi, con una nota di Vittorio Sereni, All'insegna del Pesce d'Oro, 1982
  • Italiani eroi e bugiardi con l'aggiunta di tre scritti inediti, Scheiwiller, 1992

Prix

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En 1960, il a remporté le Premiolino pour l'article Brasilia de noantri.

Notes et références

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(it) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Felice Chilanti » (voir la liste des auteurs).
  1. ↑ a b c d e f g h i j k l m n o p et q Renato Bertacchini, « CHILANTI, Felice », sur Dizionario Biografico degli Italiani, 1988 (consulté le 19 janvier 2026)

Liens externes

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