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« Pirate » redirige ici. Pour les autres significations, voir Pirate (homonymie).

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Ne doit pas être confondu avec Corsaire.

Exemple de pavillon pirate traditionnellement utilisé au XVIIIe siècle par certains pirates comme Edward England ou Samuel Bellamy.

La piraterie ou forbannerie est une forme de banditisme pratiquée sur mer par des marins appelés pirates ou forbans, mais aussi sur terre et par extension, sur Internet. Les pirates ne se limitent pas aux pillages de navire, ils ravagent également les petites villes côtières et les arrière-pays parfois loin des côtes en remontant les cours d'eau, ce qui conduit l'historien Hubert Deschamps à définir la piraterie comme étant du brigandage maritime[1], tandis que le droit international contemporain les distingue en fonction du lieu où sont commis les faits : en haute mer dans le cas de la piraterie, et dans les espaces maritimes sous souveraineté étatique dans le cas du brigandage.

Étymologie et définition

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Le mot pirate vient du latin pirata[2], « celui qui tente la fortune, qui est entreprenant » — attesté depuis Cicéron —, qui s'est imposé devant le terme praedo maritimus. Pirata est un emprunt au grec πειρατής / peiratếs', « brigand, bandit qui court les mers pour attaquer les navires », mot avec spécialisation de sens dérivé du verbe πειράω / peiráō, « s'efforcer de, essayer de, tenter sa chance à l'aventure » qui est aussi à l'origine du nom « Pirée »[3]. Cicéron déclare les pirates de l'Antiquité « ennemis communs à tous » (communis hostis omnium) car ils échappent aux catégories habituelles du droit[4]. Au Moyen Âge, la signification du terme « pirate » se restreint pour désigner plus spécifiquement des bandits qui parcourent les mers pour piller des navires marchands.

Le forban (de fors et ban, « hors du ban », « hors de la loi ») est un synonyme de pirate.

Les pirates se distinguent des corsaires, qui sont des civils faisant la guerre sur mer avec l'autorisation de leur gouvernement (grâce aux lettres de marque), selon les lois de la guerre, avec un statut équivalent aux militaires mais sans être soumis à l'autorité d'un état-major et au contraire d'une façon indépendante. La confusion entre pirates et corsaires résulte de plusieurs faits : jusqu'à la fin du Moyen Âge, les termes de corsaire et pirate, synonymes, étaient employés indifféremment (pour les distinguer, il faut qu'un État souverain délivre une lettre de marque - or l’État souverain n'apparaît en Europe qu'au cours des XVIe et XVIIe siècles[5]) ; les corsaires faisaient la guerre aux nations ennemies en s'attaquant à leur commerce mais, sans ressources en temps de paix, ils devenaient pirates (comme Francis Drake ou Jean Ango)[6]. Cette apparence ne doit pas faire oublier qu'ils respectaient en général les vies et les biens personnels ; seul le navire et le fret faisaient l'objet de la prise, une enquête établissait si la prise avait été légitime et le bien était rendu si tel n'avait pas été le cas. Notons toutefois qu'un corsaire autorisé par un État particulier était qualifié de pirate par les États ennemis. Tout corsaire, donc, est un pirate du point de vue d'un État tiers. L'épisode de la prise du navire portugais Santa Catarina en 1603 par un corsaire hollandais, accusé de piraterie par les Portugais, illustre bien l'ambiguïté de la distinction entre corsaire et pirate - cet incident diplomatique est d'ailleurs à l'origine de la rédaction par le célèbre juriste Hugo Grotius du traité sur « La Liberté des Mers »[7]. Anne Pérotin-Dumon résume bien la situation en écrivant que « savoir si quelqu'un ou non doit être qualifié de pirate est une question dont la réponse appartient à celui qui a le pouvoir »[8].

La piraterie a connu plusieurs périodes fastes, à la fin du Ier siècle av. J.-C. en Méditerranée, et au XVIIIe siècle dans les Antilles et l’océan Indien puis peu à peu disparu de ces régions, du fait du quadrillage des marines d'État. Le mot pirate est utilisé aussi dans différents contextes autres que maritime : le « pirate de la route », que l'on appelait autrefois « voleur de grand chemin », le « pirate informatique » , qui désigne un individu s'introduisant illégalement dans un système informatique. On parle parfois de « pirates » dans le cas de détournement d'avions : c'est le cas des pirates de l'air. Toutefois, il s'agit ici d'une déformation du sens de pirate car il s'agit d'actions terroristes, politiques et non de crimes de droit commun. Plus récemment, on évoque le cas des « biopirates », qui manipulent le vivant en dehors de tout cadre légal, souvent dans des laboratoires clandestins, afin de modifier certaines caractéristiques des espèces vivantes ou d'en créer de nouvelles[9].

Droit international contemporain

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Dans le golfe d'Aden, contrôle d'un esquif par des militaires du Carrier Strike Group 3, un batiment ayant signalé avoir été attaqué, dans le cadre de la défense de la piraterie autour de la Corne de l'Afrique. Décembre 2011.
Des militaires de la Royal Navy interceptent des pirates lors d'une opération de lutte contre la piraterie dans le golfe d'Aden en 2010.

Alors que le Moyen Âge et l'époque moderne ont repris une formule de Cicéron selon laquelle le pirate est « l'ennemi commun à tous », la CMB (Convention des Nations unies sur le droit de la mer signée à Montego Bay le 10 décembre 1982, et entrée en vigueur en 1994) a donné une définition plus restrictive de la piraterie :

« On entend par piraterie l'un quelconque des actes suivants,

a) tout acte illicite de violence ou de détention ou toute déprédation commis par l'équipage ou des passagers d'un navire ou d'un aéronef privé, agissant à des fins privées, et dirigé,

i) contre un autre navire ou aéronef, ou contre des personnes ou des biens à leur bord, en haute mer,

ii) contre un navire ou aéronef, des personnes ou des biens, dans un lieu ne relevant de la juridiction d'aucun État,

b) tout acte de participation volontaire à l'utilisation d'un navire ou d'un aéronef, lorsque son auteur a connaissance de faits dont il découle que ce navire ou aéronef est un navire ou aéronef pirate,

c) tout acte ayant pour but d'inciter à commettre les actes définis aux lettres a) ou b), ou commis dans l'intention de les faciliter[10]. »

Le pirate est donc, selon le droit international contemporain, un criminel de droit commun intervenant en haute mer à partir d'un bâtiment[11]. Aux termes de la CMB, la piraterie « se caractérise non par ses actes mais par son lieu de commission » ; elle se distingue du brigandage de mer, qui « concerne les actes de vol à main armée commis dans des espaces maritimes sous souveraineté étatique »[12].

Histoire

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Articles détaillés : Piraterie en Méditerranée antique, Piraterie au Moyen Âge, Wakō et Piraterie en mer de Chine.
Mosaïque représentant une trière romaine en Tunisie.
Une flotte de Vikings (peinture du XIIe siècle).
Cosaques d'Azof abordant un corsaire turc sur les côtes de la Mer Noire.


La piraterie existait déjà dans l'Antiquité. Toutes les civilisations anciennes ayant possédé une marine l'ont connue, les Phéniciens comme les Mycéniens, la mer étant considérée comme un espace libre où règne la « loi du plus fort ». Lorsque les États deviennent plus puissants, à la piraterie s'ajoute la guerre de course[13].

Jules César dut lui-même affronter la piraterie. Lors d'un voyage vers l'Orient entre les années 75 av. J.-C. et 74 av. J.-C., il fut capturé par ceux-ci, à hauteur de l'île de Pharmacuse, à proximité de la ville de Milet en Asie Mineure. Dès sa libération contre rançon, il entreprit de se venger. Après avoir réuni en toute hâte une flottille, il surprit et captura les pirates qu'il fit exécuter et, en partie, crucifier. Pompée se rendit célèbre en nettoyant la Méditerranée des pirates ciliciens.

Les Vikings furent des pirates mais aussi des explorateurs, qui dévastèrent l'Europe occidentale de la fin du VIIIe au début du XIe siècle.

Les Narentins sont des pirates slaves païens qui depuis leurs bases installées en actuelle Croatie, attaquèrent les navires marchands en mer Adriatique du IXe au XIe siècle avant d'être éliminés par les Vénitiens[14]. En 928, les musulmans de Sicile recrutèrent ces pirates pour piller la Calabre, la Sardaigne et la Corse[15].

La piraterie connaît son âge d'or dans les années 1660, lorsque Français, Anglais et Néerlandais attaquent les navires pleins d'or de la couronne espagnole. À partir de 1690, de nouveaux groupes opèrent dans l'océan Indien. Les pirates sont alors encouragés par les Anglais car ils rapportent de l'argent aux Antilles anglaises et en Angleterre. Mais ce n'est plus le cas à partir de 1700, où le commerce se mondialise. Entre 1716 et 1726 apparaît un mouvement pirate spontané, de 1 800 à 2 400 individus. Il n'a pas de soutien de la part de classes dirigeantes. Britanniques et Français vont coopérer pour le réduire, et ils pendront les pirates par centaines[16].

Dans le domaine du droit international la piraterie est généralement considérée comme le plus ancien exemple d'utilisation du principe de juridiction universelle. Piller les navires en haute mer, bloquer les routes commerciales ou mettre en danger les communications maritimes était considéré par les États souverains comme étant hostis humani generis (ennemi de l'humanité). Puisque la piraterie, par définition, est pratiquée en dehors des juridictions nationales, les poursuites engagées par des États souverains contre des pirates constituent une situation juridique exceptionnelle. Cicéron expliquait déjà dans son traité De officiis que, en tant qu'« ennemi de tous » (communis hostis omnium), le pirate ne devait pas être considéré comme un ennemi légitime, envers lequel on est tenu de respecter certains devoirs : ainsi, d'après le philosophe romain, l'obligation de tenir parole et d'honorer ses serments ne s'appliquait pas au cas où l'on a affaire aux pirates[17].

Piraterie aux Canaries

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Fresque représentant l'attaque de Charles Windon à San Sebastián de La Gomera (1743).

En raison de la situation stratégique de cet archipel espagnol en tant que carrefour des routes maritimes et pont commercial entre l'Europe, l'Afrique et l'Amérique[18], c'était l'un des endroits sur la planète avec la plus grande présence de pirates.

Dans les îles Canaries, on distinguait : les attaques et le pillage continu des corsaires berbères, anglais, français et néerlandais[18]; et d'autre part la présence de pirates et de corsaires de cet archipel, qui ont fait leurs incursions dans les Caraïbes. Des pirates et des corsaires tels que François Le Clerc, Jacques de Sores, Francis Drake, Pieter van der Does, Murat Rais et Horatio Nelson ont attaqué les îles. Parmi ceux qui sont nés dans l'archipel se distingue surtout Amaro Pargo, que le monarque Philippe V d'Espagne bénéficié fréquemment[19],[20] et l'a autorisé à construire un navire à destination de Campeche, qui était armé comme un navire corsaire[19].

Santa Cruz de Tenerife fut, surtout durant la première moitié du XVIIIe siècle, le plus important centre de corsaires de la Macaronésie[21],[22]. La découverte récente de nombreux documents attestant d'une importante activité corsaire, menée principalement par des autochtones, des résidents et des habitants de l'île, confirme ce fait. Parallèlement, les nombreux navires pirates qui fréquentaient les eaux des Canaries utilisaient les ports côtiers. Ce fut le cas de Valle de Salazar ou de San Andrés, qui acquit la réputation de « port pirate » jusqu'à la construction de son château ou de sa tour de défense[23].

Articles détaillés : Piraterie dans les Caraïbes, Piraterie dans l'océan Indien et Âge d'or de la piraterie.

Terminologie

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Boucaniers : les pirates qui sévissaient dans la mer des Caraïbes étaient parfois appelés abusivement boucaniers. À l'origine soit aventuriers, soit déserteurs des différentes nations européennes, les boucaniers vivaient sans chef, et s'occupaient surtout du ravitaillement en viande fumée (« boucanées », d'où leur nom) des équipages de passage quels qu'ils soient. Ils élevaient des bœufs et chassaient les petits cochons sauvages. Ils se trouvaient dans le nord-ouest de Saint-Domingue et dans la baie de Campêche, mais ils avaient souvent leurs comptoirs à la Tortue. À l'occasion, il leur arrivait de se mêler à une expédition, mais ce n'était pas leur activité principale.

Flibustiers : le mot « flibustier » est dérivé du néerlandais vrijbuiter (« qui fait du butin librement »)[24]. Certaines sources citent comme origine le mot flibot (sorte de petit bateau), d’autres préfèrent free booter, « libre pillard ». Le mot apparaît lorsque les Hollandais révoltés contre la domination espagnole avaient armé des navires corsaires pour lutter contre l'Espagne. Mais les Pays-Bas n'existant pas en tant qu'État indépendant reconnu avant 1648, leur statut de corsaire n'était pas reconnu. Les Espagnols les considéraient comme pirates pendant que les alliés des Hollandais les voyaient comme des corsaires. Toute une population va naître à mi-chemin entre piraterie, aventure, guerre de course. Le flibustier est un aventurier qui peut se louer en tant que corsaire au plus offrant en temps de guerre, qui peut naviguer comme marin de commerce comme s'adonner à la piraterie.

Corsaire : une personne prend le titre de corsaire, lorsqu'elle est autorisée par une lettre de marque (également appelée « lettre de commission » ou « lettre de course ») à attaquer en temps de guerre, tout navire battant pavillon d'États ennemis. Il s'agit le plus souvent de l'armateur, du capitaine ou d'un membre de l'équipage d'un navire civil armé. Les corsaires français étaient notamment sollicités contre les navires de la flotte anglaise. Les corsaires visent plus particulièrement le trafic marchand, laissant à la flotte de guerre le soin de s'attaquer aux objectifs militaires. Les corsaires ne doivent donc pas être confondus avec les pirates puisqu'ils exercent leur activité selon les lois de la guerre, uniquement en temps de guerre et avec l'autorisation de leur gouvernement. Capturés, ils ont droit au statut de prisonnier de guerre[25].

Mode de vie et coutumes

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Contrairement à l'image répandue par les fictions cinématographiques, du fait même de leur mode de vie, peu de pirates mangeaient à leur faim ou devenaient riches, la plupart mouraient jeunes au combat, lors de luttes intestines ou pendus. Les pirates élisaient leurs dirigeants : le capitaine (pour son savoir-faire, son audace, son autorité lors des batailles) et le quartier-maître (pour exercer un contre-pouvoir et faire régner l'ordre)[26]. En assemblée, chaque homme avait le droit à la parole et chaque membre de l'équipage, hormis les mousses et les marins pas encore totalement intégrés, avait une voix dans le vote tout comme le capitaine : c'était une forme de démocratie[27]. Dans certains équipages pirates, il y avait un conseil : une assemblée où uniquement les officiers et artisans pouvaient siéger avec quelques marins expérimentés[27].

Le quartier-maître élu pouvait aussi faire entamer un procès contre le capitaine. Si le capitaine refusait le procès, il était reconnu coupable et était maronné sur une île le plus souvent. De nombreux groupes de pirates partageaient les butins obtenus en suivant un schéma préalable. Les pirates blessés au cours d'une bataille recevaient parfois une prime spéciale[28]. Le butin pouvait être partagé de manière que le capitaine reçoive tout au plus 1,5 fois ou 2 fois plus que les autres, mais jamais plus[29]. Cependant, ces pratiques égalitaires ne se limitaient qu'à très peu des aspects de la vie des pirates, et n'atténuaient pas réellement la rudesse de leurs mœurs.

La torture chez les pirates est relatée par plusieurs auteurs comme Alexandre-Olivier Exquemelin dans Histoire d'avanturiers (1678)[30] ou le capitaine Charles Johnson dans l'Histoire générale des plus fameux pirates (1724).

La pratique de la piraterie a été essentiellement masculine mais il a existé des femmes pirates. Des noms célèbres tels que Mary Read et Anne Bonny sont connus pour avoir navigué avec le pirate Jack Rackham. A contrario de nombreuses femmes, leurs présences sur le navire était de notoriété publique.

Imagerie

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Le traditionnel pavillon de pirates.
Le pirate Bartholomew Roberts a les valeurs et la tenue[31] d'un officier de la Royal Navy, ce qui remet en cause l'iconographie caricaturale du pirate.

C'est la littérature romantique du XIXe siècle (notamment L'Île au trésor de Robert Louis Stevenson en 1883) qui met en place l'image stéréotypée du pirate[32] : homme rusé, plutôt patibulaire, qui boit du rhum et manie le sabre marin ; assoiffé d'or, il recherche un trésor caché sur une île déserte sous le soleil des Caraïbes ou des mers du Sud ; vêtu d'une chemise bouffante, d'un pantalon ample et d'un foulard, il arbore un grand anneau d'or à l'oreille gauche[33], un perroquet impertinent sur l'épaule qui répète les jurons de son maître[34], et porte les stigmates des combats (gueule balafrée, jambe de bois qui bat lugubrement sur le pont, œil borgne caché par un bandeau noir, crochet en guise de main)[35]. La piraterie comporte de nombreux risques, « d'où cette constance de la marque sur le corps du pirate : cicatrices, amputations[36], énucléations agissent comme des signatures indélébile de la pratique. Cette marque est aussi celle de la prothèse, qui vient machiner le corps du pirate : crochet, jambe de bois, bandeau, ce à quoi on peut aussi ajouter l'excroissance animale du corps que constitue le perroquet[37] ».

  • Pirates et stéréotypes
  • James Hook arborant son crochet.
    James Hook arborant son crochet.
  • Le portrait de Long John Silver (jambe de bois, béquille, tricorne et perroquet) a influencé la vision moderne du pirate[38].
    Le portrait de Long John Silver (jambe de bois, béquille, tricorne et perroquet) a influencé la vision moderne du pirate[38].
  • Stéréotype : le pirate creusant, à la recherche d'un trésor (Howard Pyle, Harper's Magazine. 1894).
    Stéréotype : le pirate creusant, à la recherche d'un trésor (Howard Pyle, Harper's Magazine. 1894).
  • Les cosplays de Jack Sparrow prennent appui sur certains faits historiques[39] mais sont aussi un condensé de la plupart des clichés du pirate[40].
    Les cosplays de Jack Sparrow prennent appui sur certains faits historiques[39] mais sont aussi un condensé de la plupart des clichés du pirate[40].
  • Autre stéréotype : les pirates n'enterrent pas leur trésor (en), à l'exception de celui du capitaine Kidd[41].
    Autre stéréotype : les pirates n'enterrent pas leur trésor (en), à l'exception de celui du capitaine Kidd[41].

Mais les agressions contre le corps des pirates, comme les blessures à l'œil et les jambes de bois, viennent de la vie en mer, et sont subies par tous les marins. Les pirates meurent beaucoup plus sûrement des conditions à bord : ils, elles, sont très sensibles à l'ennui, à la promiscuité ou des maladies comme le scorbut. De même, les perroquets sont ici une marchandise destinée aux bourgeois occidentaux, et sont présents sur beaucoup de bateaux commerciaux[42].

La piraterie évoque des aventuriers de la mer sur des voiliers, constitués de bannis, rebelles et marginaux recrutés sur les docks, grâce à une copieuse quantité d'alcool qui suffit à les convaincre d'embarquer. L'imagerie classique veut qu'ils forment un équipage indiscipliné se livrant à la débauche et à l'ivrognerie. En réalité, les transgressions à la discipline sont sévèrement punies. L'équipage est nombreux[43], sans contraintes horaires, avec une hiérarchie moins pesante que dans la marine royale car il obéit à un « code d'honneur » et à des règles qui peuvent paraître plus démocratiques (élection du capitaine à la majorité des voix[44] mais aussi dégradation et révocation[45], partage des butins…). Ce code a été instauré par le capitaine Bartholomew Roberts au XVIIIe siècle. De même est attesté le Jolly Roger (qui pourrait venir du français joli rouge), le pavillon de pirates noir ou rouge orné d’une tête de mort surmontant deux tibias entrecroisés[13], selon la représentation classique ; mais il y avait parfois des squelettes, des armes, des sabliers et parfois le capitaine lui-même (tel celui de Barbe Noire).

L'imagerie d'une vie de pirate remplie d'aventures, d'îles au trésor perdure encore de nos jours dans les arts visuels (cinéma[46], bande dessinée… et plus récemment les jeux vidéo) qui contribuent à entretenir une vision de la piraterie basée sur une iconographie simple, voire simpliste et en faire « un sujet de rêve, d'évasion sinon de fantasme[47] ». Depuis mai 1968, quelques artistes tentent de faire évoluer cette imagerie traditionnelle, et développent la représentation du pirate comme « un révolté social, anarchiste avant la lettre, symbolisant la lutte contre une société injuste[48] ».

Référence contemporaine à la piraterie

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À partir du XXe siècle, la piraterie développe agréablement l'imaginaire des milieux capitalistes, qui élaborent une notion dite d'organisation pirate. Ainsi, Steve Jobs, fondateur d'Apple, a dit[49] : « C'est plus fun d'être pirate que de s'engager dans la Navy. » Surtout, cette imagerie est une clef pour comprendre comment le capitalisme se transforme et s'adapte. Ces entreprises dites pirates développent des activités aux marges de la légalité, prétendant agir au nom de causes publiques, se référant à une destruction créatrice, par des innovations qui amènent l'avenir. Ainsi les radios pirates ou les logiciels libres. L'enjeu majeur de leur projet est de trouver comment passer d'un fonctionnement en zone grise à un fonctionnement pleinement légal, seule façon d'assurer leurs bénéfices et leur existence[50].

Ces organisations pirates ont quatre caractéristiques. Premièrement, elles soutiennent une cause publique, disant défendre une communauté qui s'estime ignorée de l'État, facilitant ainsi l'adhésion d'un plus grand nombre à l'organisation. Deuxièmement, elles développent des stratégies fondées sur le dynamisme, pour s'adapter le plus rapidement possible aux pressions qu'elles subissent. Troisièmement, elles restent relativement discrètes, restant dans les zones grises de la légalité en cours. Enfin, quatrièmement, elles cultivent leur identité rebelle[50].

Même si une organisation présente ces quatre caractéristiques, elle ne devient pirate, au sens de l'économie moderne, que par un processus social. Elle n'est pas pirate de façon innée ni définitive. Ainsi, Radio Caroline, radio britannique dite pirate à ses débuts, ne l'est plus aujourd'hui. Le qualificatif de piraterie constitue ici une déviance qui, si elle échoue à changer le système selon sa cause, devient une déviance standard illégale, ou, si elle réussit, devient une initiative légitime approuvée par le plus grand nombre. Contrairement aux organisations criminelles qui apparaissent là où l'État est faible, les organisations dites pirates apparaissent là où il est fort, et le font évoluer en établissant de nouvelles normes ; la radicalité des débuts se tempère avec son intégration dans le système capitaliste. Un hacker (sécurité informatique) peut se faire recruter par un État ou une société privée[50].

Piraterie moderne

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Article détaillé : Piraterie moderne.
Le Sirius Star, capturé par la piraterie autour de la Corne de l'Afrique. C'est le plus grand navire à avoir été capturé par des pirates.
Evolution, au niveau mondial, des événements de piraterie et brigandage maritime entre 2008 et 2024, d'après le MICA.

La piraterie moderne est la cible d'un arsenal législatif et d'alliances de la part des États. Elle est le sujet de la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies 1918, adoptée à l'unanimité en 2010[51]. Elle est également le sujet des articles 100 à 107 de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, articles approuvés en 1982[10]. En 2004, 16 pays asiatiques signe l'accord de coopération régionale contre la piraterie et les vols à mains armée à l'encontre des navires en asie (RECAAP). En France, la piraterie est punie de 20 ans de réclusion criminelle par l'article 224-6 du code pénal[52].

D'après le MICA (Maritime Information Cooperation and Awareness Center, centre d'expertise français dédié à la sûreté maritime mondiale), depuis 2008, après un pic de 668 actes de piraterie et de brigandage maritime en 2011, la tendance a été à la baisse jusqu'en 2016, et depuis le nombre d'actes recensés s'est stabilisé à moins de 400 (entre 295 et 380)[53],[54]. D'après le BIM (Bureau maritime international, organisme référence pour la lutte contre la piraterie), après une baisse temporaire de la piraterie dans les années 2020-2022, qui peut être liée à la pandémie de Covid-19, un regain est observé en 2024 en termes de recours aux armes, de prises d'otages et d'abandons de navires (312 navires abandonnés contre 132 en 2023, soit une hausse de 136 %)[55].

D'après le BMI, alors que la région la plus touchée en 2019 était le golfe de Guinée (avec notamment 90 % des enlèvements), en 2024, la plupart (78 sur 116) des actes de piraterie ont été concentrés dans les eaux du détroit de Singapour, de l'Indonésie et du Bangladesh ; le BMI a recensé 70 des actes de piraterie de 2024 en Asie du Sud-Est, 16 dans les eaux du sous-continent indien et 26 en Afrique (dont 7 en Somalie, en raison du désordre engendré par les houthistes et la paupérisation engendrée par la pêche INN[54], alors qu'il n'y en avait quasiment plus depuis 2018)[55].

Pirates célèbres et légendaires

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Une catégorie est consacrée à ce sujet : Pirate.
Article connexe : Liste de pirates.
  • Alvilda : ancienne princesse scandinave devenue pirate.
  • Amaro Pargo : un pirate de l'âge d'or de la piraterie.
  • Anne Bonny, de son vrai nom Anne Cormac.
  • Barbe Noire : de son vrai nom Edward Teach, est un pirate anglais qui a opéré dans les Antilles et sur la côte Est des colonies britanniques en Amérique.
  • Bartholomew Roberts : de son vrai nom John Roberts, est un pirate britannique qui a opéré sur les côtes africaines et dans les Caraïbes. Il a capturé plusieurs centaines de navires.
  • Pirates barbaresques :
    • Khair ad-Din Barberousse , "Barberousse", "Barbarossa", Roodbaard
    • Suleyman Reis "De Veenboer"
    • Murad Reis, né Jan Janszoon de Haarlem.
    • Simon de Danser
    • Claes Compaen
  • Charles Vane : pirate célèbre pour sa cruauté et pour avoir refusé le pardon royal au gouverneur Woods Rogers. Abandonné par Jack Rackham puis emprisonné avant d'être pendu le 29 mars 1721.
  • Ching Shih : une célèbre pirate chinoise.
  • François l'Olonnais.
  • Henry Every : également connu sous le nom de John Avery, ce pirate est devenu célèbre pour s'être emparé des incroyables richesses du Gang-i-Sawai, un bateau du Moghol, de retour de La Mecque.
  • Henry Morgan : boucanier richissime pour avoir pillé Puerto del Principe, Maracaibo, Gibraltar et Panama. Il devint chevalier et gouverneur de Port-Royal par Charles II.
  • Henry Jennings : corsaire devenu pirate. Il sera gouverneur du "paradis de pirates" de New Providence, Henry Jennings se rendit coupable de deux actes de piraterie – gagnant une fortune de 410 000 pesos.
  • Mary Read : Lorsqu'elle était enfant, après la mort de son petit frère, sa mère la déguisait en garçon pour continuer à percevoir le soutien financier de la grand-mère paternelle de Mary. C'est à partir de là que Mary Read, prit le nom de Mark Read, et commença à travailler en tant que valet, puis soldat et enfin pirate. Mary fut, avec Anne Bonny, l’une des deux femmes pirates les plus célèbres de l’histoire.
  • Maria Lindsey : elle pratiquait la piraterie au large de Terre-Neuve au cours du XVIIIe siècle.
  • La Buse (Olivier Levasseur) : pirate français qui sévit au début du XVIIIe siècle. À l'aide de l'Anglais John Taylor (pirate), il capture dans l'océan Indien la Vierge du Cap, navire portugais de 72 canons (renommé Le Victorieux par La Buse). Le butin de la Vierge du Cap est considéré à ce jour comme la plus grosse prise de l'histoire (estimé à plusieurs millions, voire milliards d'euros). La Buse entre définitivement dans la légende lorsque, sur le point d'être pendu il aurait jeté un cryptogramme dans la foule en s'écriant : « Mon trésor à qui saura le prendre ! » Il est aujourd'hui toujours recherché.
  • William Kidd : marin honnête, puis corsaire du comte de Bellomont, et enfin pirate. Il fut pendu après avoir attaqué un navire anglais par accident. Son corps goudronné fut exposé à Tilbury Point, à l'estuaire de la Tamise. Son trésor est actuellement perdu.

Dans les arts et la culture populaire

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Filmographie

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Article détaillé : Piraterie au cinéma et à la télévision.

Dés le début du cinéma muet, des films sur les pirates sont réalisé, les années 1950 et 60 étant particulièrement prolifiques avec l'apparition du pirate au grand cœur[56],[57]. Ce gentlemen pirate est souvent victime d'un sort injuste qui le force à enfreindre la loi pour rétablir la justice ou sauver les innocents[58].

De façon général, les pirates, flibustier et boucaniers ont été dépeints presque toujours sous le prisme du fantasme pour correspondre au besoin des œuvre filmographiques sous les traits de personnages reconnaissables ainsi que de situation typiques tel que des abordages ou des chasses aux trésors[59].

Documentaires

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  • 2001 : Quelle aventure ! épisode Sur la piste des pirates et des corsaires de Franck Chaudemanche, François Chayé et Pascal Léonard
  • 2010 : Les grands mythes pirates d'Herlé Jouon
  • 2015 : Les corsaires barbaresques de Robert Schotter
  • 2017 : Invitation au voyage épisode À Madagascar, des pirates et des légendes
  • 2018 : Laissez-vous guider épisode L'âge d'or des corsaires et des pirates de Nicolas Ferraro et Félicia Massoni
  • 2021 : Dans le sillage des pirates de Stan Griffin, Justin Rickett et Patrick Dickinson
  • 2022 : La véritable histoire des pirates de Stephane Begoin
  • 2024 : Pirates: Behind the Legends de Daniel Sharp
  • 2025 : L'épopée des femmes pirates de Frédéric Malègue et Laurence Thiriat

Notes et références

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  1. ↑ Hubert Deschamps, Pirates et flibustiers, Presses universitaires de France, 1973, p. 5.
  2. ↑ Informations lexicographiques et étymologiques de « pirate » dans le Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales
  3. ↑ Alain Rey, « Pirate », in Dictionnaire historique de la langue française, Paris, Le Robert, 2010, p. 1651b.
  4. ↑ Daniel Heller-Roazen, L'Ennemi de tous : le pirate contre les Nations, 2010, Éd. Seuil[Où ?].
  5. ↑ Durand et Vergne 2010, p. 25-35.
  6. ↑ Berbouche 2010, p. 5.
  7. ↑ Durand et Vergne 2010, p. 36-44.
  8. ↑ Pérotin-Dumon, Le Pirate et l'Empereur, p. 204, in J.D. Tracy, The political economy of merchant empires, Cambridge Univ. Press, 1991 (traduit de l'anglais).
  9. ↑ Dardel & Leblond, Main basse sur le génome, 2008, Éd. Anne Carrière.
  10. ↑ a et b Texte complet de la CMB, article 101, page 42.
  11. ↑ Institut de recherche stratégique de l'École militaire, colloque international La piraterie au fil de l'histoire : un défi pour l'État, La Rochelle, 9 mai 2012 : thème 1 « Terminologie et pratiques ».
  12. ↑ Hélène Lefebvre-Chalain et Cédric Lebœuf, « La piraterie maritime : compte-rendu des Journées Méditerranéennes organisées les 10 et 11 décembre 2009 », Neptunus, Centre de Droit Maritime et Océanique, Université de Nantes, vol. 16, no 2,‎ 2010 (lire en ligne).
  13. ↑ a et b Jean-Pierre Moreau, Pirates au jour le jour, Éd. Tallandier, 2009
  14. ↑ (hr) « Neretvani », sur enciklopedija.hr
  15. ↑ (en) Michal Warczakowski, « Slavs of Muslim Spain », 2004.
  16. ↑ « “La piraterie souffre de ses légendes et de ses représentations”, Marcus Rediker, historien », sur www.telerama.fr, 30 mai 2017 (consulté le 1er mai 2024)
  17. ↑ Cicéron, Des devoirs|De oficiis, livre III, cité et commenté par Daniel Heller-Roazen, L'Ennemi de tous. Le pirate contre les nations, Seuil, La librairie du XXIe siècle, 2010, p. 13-22.
  18. ↑ a et b La piratería. Enciclopedia Virtual de Canarias
  19. ↑ a et b Amaro Pargo: documentos de una vida, I. Héroe y forajido
  20. ↑ La evolución de una fortuna indiana: D. Amaro Rodríguez Felipe (Amaro Pargo)
  21. ↑ « Amaro Pargo: documentos de una vida, I. Héroe y forajido »
  22. ↑ “Santa Cruz de Tenerife fue la capital corsaria de la Macaronesia la primera mitad del siglo XVIII” El Escobillón, 06/08/2018
  23. ↑ Piratas en Santa Cruz de Tenerife El Blog Feroz, 15/04/2013
  24. ↑ Patrick Boman, Boulevard de la flibuste, Ginkgo éditeur, 2007, p. 16
  25. ↑ Etienne Dupont, Le vieux Saint-Malo : les corsaires chez eux, Rennes, La Découvrance, coll. « Amateur averti », 1995 (ISBN 978-2-910-45262-9)
  26. ↑ [PDF](en) Peter T. Leeson (George Mason University), « An-arrgh-chy: The Law and Economics of Pirate Organization », Journal of Political Economy, vol. 115, no 6,‎ 2007, p. 1065 (lire en ligne).
  27. ↑ a et b Markus Rediker, Pirates de tous les pays : L'âge d'or de la piraterie atlantique (1716-1726), Libertalia, 2011
  28. ↑ Durand et Vergne 2010, p. 85-95.
  29. ↑ commentaire tiré du livre TAZ d'Hakim Bey
  30. ↑ Pirates, entre romans et réalité
  31. ↑ Il porte une jaquette, une culotte de riche damas rouge, des bas de soie, et un tricorne orné de plumes. Sur son jabot, brille une grande croix de diamants suspendu par une chaîne d'or à son cou. Cf Gilles Lapouge, Les Pirates, Les Pirates. Forbans, flibustiers, boucaniers et autres gueux de mer, Phébus, 1987, p. 189-190
  32. ↑ Philippe Hrodej, « Pirates. Comment les reconnaître ? », Dossiers d'Archéologie, no 394,‎ juillet-août 2019, p. 6-13
  33. ↑ Selon les récits dans les milieux maritimes, le port de boucles d'oreilles en or, outre son aspect symbolique et de supposées vertus protectrices, permettait au pirate d'avoir sa fortune sur soi, les vols étant nombreux à bord. À sa mort, cette monnaie d'échange pouvait servir au curé pour payer ses obsèques. D'autres récits mentionnent que le port de cet anneau est la marque du marin qui a franchi le cap Horn, qu'il augmente l'acuité visuelle en étant fixé sur un point d'acupuncture. En réalité, l'anneau à l'oreille est attesté chez quelques nobles et groupes indigènes mais la coutume de porter des bijoux n'a vraisemblablement pas gagné le monde maritime, comme le suggèrent les documents d'époque, notamment les inventaires des effets et des hardes des marins, dressés à la suite de leur mort en mer ou à terre. Cf Philippe Hrodej, « Pirates. Comment les reconnaître ? », Dossiers d'Archéologie, no 394,‎ juillet-août 2019, p. 7-8.
  34. ↑ « "Cul rouge", "rat de cale", "marin d'eau douce" (marin médiocre et inexpérimenté), "écrevisse de rempart", bois d'ébène (esclave noir), bois-sans-soif (ivrogne), capon (lâche), gibier de potence (qui mérite d'être pendu), forban (bandit), morbleu ! Parsambleu ! ». Cf « Quels gros-mots / jurons employaient les pirates ? », sur pirates-corsaires.com, 24 juillet 2006
  35. ↑ Ce mythe du pirate à la jambe de bois ou borgne repose cependant sur des faits : « le capitaine doit souvent recruter des vieillards (on est « vieux et usés » dès 40 ans), des invalides (« tout cassés »), des malingres, des « pocrins », et des mousses ou garçons qui, à eux tous, sont parfois plus nombreux que les matelots ». Cf Gilbert Buti, Philippe Hrodej (dir.), Histoire des pirates et des corsaires. De l'antiquité à nos jours. De l'Antiquité à nos jours, CNRS Éditions, 2016, p. 183.
  36. ↑ L'amputation des membres gravement touchés par une balle, un boulet ou des éclats de bois, ou la trépanation au vilebrequin pour tenter d'évacuer un hématome dans le crâne, est réalisée par des chirurgiens, ou par défaut par des charpentiers qui sont kidnappés pour leurs compétences. L'amputation en pleine mer est faite sous garrot, sans anesthésie ni antidouleur (l'effet anesthésiant de l'eau-de-vie est limité) et l'absence d'asepsie conduit souvent à une mort par gangrène, si bien que les pirates portant une prothèse (jambe de bois, crochet) sont rares. Cf (en) Val Garwood, The World of the Pirate, Peter Bedrick Books, 1997, p. 47.
  37. ↑ Mustapha Trabelsi, L'insularité, Presses universitaires Blaise Pascal, 2005, p. 107
  38. ↑ (en) Barb Karg, Arjean Spaite, The Everything Pirates Book. A Swashbuckling History of Adventure on the High Seas, Adams Media, 2007, p. 20.
  39. ↑ Vêtements (gilet, chemise sans col et culotte) en lin ou en laine typiques des marins qui pouvaient aussi porter une veste et, pour les capitaines, un long manteau. Parfois, des habits plus ornés étaient acquis aux enchères au pied du grand mât, après une prise ou à la mort d'un matelot ; sabre d'abordage et pistolet à silex artistiquement décorés ; accessoires (porte-bonheur, compas…) ; sash (bande de tissu nouée autour de la taille sous une ceinture pour empêcher les frottements du cuir de blesser son porteur) ; bandana qui n'est porté que lors des attaques d'artillerie pour se protéger des éclats de bois.
  40. ↑ Le port de bijoux ou le khôl anti-éblouissement ne sont pas attestés. Les souliers à boucles et à talons sont plus adaptés à la chaleur humide des Caraïbes que les bottes à revers en cuir. Les tatouages des pirates (ancre, tête de mort, bateau 3 mâts, perroquet, gouvernail, boussole, rose des vents, jeune femme dénudée…) sont un cliché, les bandits des mers n'étant pas tatoués ou très accessoirement, ces marques corporelles ne gagnant en popularité qu'à la fin du XVIIIe siècle. Cf Jean-Pierre Moreau, Pirates au jour le jour, Tallandier, 2009, p. 62-64
  41. ↑ « Non seulement les pirates préféraient dépenser tout de suite leur butin en alcool et en femmes mais, de surcroit, enfouir un trésor dans le sable était une manœuvre risquée à cause des marées ». Cf Alice Kriescher, « La véritable histoire des pirates », sur telepro.be, 1er janvier 2023.
  42. ↑ Manon Meyer-Hilfiger, « Butins, terres et mers : ce que l’archéologie nous apprend des pirates », sur National Geographic, 22 novembre 2021 (consulté le 18 décembre 2023)
  43. ↑ les statistiques montrent que pour un tonnage équivalent, un navire pirate compte généralement sept fois plus d’hommes qu'un navire marchand. Cf Jean-Pierre Moreau, Pirates au jour le jour, Tallandier, 2009, p. 82.
  44. ↑ « En pratique se retrouve capitaine celui qui est le plus déterminé, à l'origine du vol du navire, de la mutinerie en mer ou qui a le plus d'autorité et d'ardeur au combat ». Cf Jean-Pierre Moreau, Pirates au jour le jour, Tallandier, 2009, p. 87.
  45. ↑ Son autorité n'est absolue que pendant les combats. La dégradation peut même aller jusqu'à l'abandon sur une île déserte, comme pour Charles Vane. Somme toute, selon l'archéologue, Jean-Pierre Moreau, « le contrat liant les pirates a pu paraître à certains plus démocratique, mais ce n'est que la simple application des contrats juridiques en vigueur à l'époque dans le milieu maritime ». Cf Jean-Pierre Moreau, Pirates au jour le jour, Tallandier, 2009, p. 88
  46. ↑ Le cinéma hollywoodien perpétue deux profils stéréotypés du bandit des mers : « D'un côté il est lumineux, c'est le capitaine Blood (immortalisé par Errol Flynn), pirate un peu mâtiné de flibustier, courageux, intrépide, désintéressé, galant homme, séducteur… De l'autre, il est sombre, souvent barbu, rusé, cruel, avide et, s'il est amoureux, ce n'est pas par la séduction, mais plutôt par la force qu'il arrive à ses fins. C'est le personnage inspiré par Barbe-Noire ». Cf Jean-Pierre Moreau, Pirates au jour le jour, Tallandier, 2009, p. 37-38.
  47. ↑ Gilbert Buti, Philippe Hrodej (dir.), Histoire des pirates et des corsaires. De l'antiquité à nos jours. De l'Antiquité à nos jours, CNRS Éditions, 2016, p. 17
  48. ↑ Jean-Pierre Moreau, Pirates au jour le jour, Tallandier, 2009, p. 38
  49. ↑ Témoignage de John Sculley, PDG d'Apple qui contribua au départ de Steve Jobs en 1985.
  50. ↑ a b et c Maxime Massey, Sylvain Bureau et Philippe Naccache, « Comment les organisations pirates construisent-elles leur légitimité ? », Revue française de gestion, no 312,‎ 2023 (lire en ligne)
  51. ↑ « Piraterie et vols à main armée à l'encontre des navires », sur imo.org (consulté le 19 mai 2020)
  52. ↑ Droit pénal français, « code pénal français sur la piraterie : article 224-6 », 1er mars 1994 (consulté le 23 mai 2020).
    Le fait de s'emparer ou de prendre le contrôle par violence ou menace de violence d'un aéronef, d'un navire ou de tout autre moyen de transport à bord desquels des personnes ont pris place, ainsi que d'une plate-forme fixe située sur le plateau continental.
  53. ↑ https://www.atlas-mag.net/category/tags/focus/piraterie-maritime-moderne
  54. ↑ a et b https://www.mica-center.org/publications/
  55. ↑ a et b Adeline Descamps, « Piraterie : des exactions moins nombreuses en 2024 mais l'usage des armes et de la prise d'otages se propage », sur actu-transport-logistique.fr, 11 février 2025
  56. ↑ ANNE-SOPHIE DE SUTTER, « La piraterie | Médiagraphie », sur Médiathèque Nouvelle, 2023 (consulté le 29 décembre 2025)
  57. ↑ Christian Jouhaud, « Aventures maritimes:Le festival international de la critique historique du film », Le Débat, vol. 18, no 1,‎ 1982, p. 102–104 (ISSN 0246-2346, DOI 10.3917/deba.018.0102, lire en ligne, consulté le 29 décembre 2025)
  58. ↑ Michel Giard, À l'abordage ! Corsaires, pirates et flibustiers : De l'histoire au cinéma, FeniXX réédition numérique, 1er janvier 1996 (ISBN 978-2-402-03898-0, lire en ligne)
  59. ↑ « L'Histoire 2022/10 (N° 500) », sur SHS Cairn.info (consulté le 29 décembre 2025)

Voir aussi

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Sur les autres projets Wikimedia :

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Bibliographie

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Les ouvrages sur le sujet sont très nombreux. Seuls quelques exemples sont donnés ici.

  • Ouvrages historiques généraux de langue française
    • Les Pirates, Gilles Lapouge, 1987 ;
    • Histoire de la flibuste, Georges Blond, 1969 ;
    • Pirates & Corsaires, Olivier et Patrick Poivre d'Arvor, Édition Place des Victoires, 2004
    • Les aventuriers et les boucaniers d'Amérique, Alexandre-Olivier Exquemelin, Paris, Du Carrefour, 367 pages.
    • Une histoire des pirates, Jean-Pierre Moreau, Points Histoire, 2007;
    • Rodolphe Durand et Jean-Philippe Vergne, L'Organisation Pirate: Essai sur l'évolution du capitalisme, Le Bord de l'eau, 2010.
    • La tragique histoire des flibustiers. Histoire de Saint-Domingue et de l'île de la Tortue repaires des flibustiers vers 1745, Jean-Baptiste Lepers, Paris, G. Crès et Cie, [s.d.], 258 pages.
    • Daniel Heller-Roazen,L'Ennemi de tous : le pirate contre les Nations, Éditions du Seuil, 2010.
    • Marcus Rediker,Les Forçats de la mer. Marins, marchands et pirates dans le monde anglo-américain 1700-1750, Libertalia, 2010.
    • Julius Van Daal (préface), Marcus Rediker,Pirates de tous les pays : L'âge d'or de la piraterie atlantique (1716-1726), Libertalia, 2011.
    • Virginie Serna, Michel Le Bris,Pirates et flibustiers des Caraïbes, Paris : Hoëbeke, 2002
    • Marcus Rediker, Les Hors-la-loi de l’Atlantique. Pirates, mutins et flibustiers, Le Seuil, 2017, 289 pp.
      • Jean-Yves Grenier, « Politique des pirates : cap vers l’anticapitalisme », Libération,‎ 12 juillet 2017 (lire en ligne).
    • Gilbert Buti & Philippe Hrodej (dir.), "Dictionnaires des corsaires et pirates", CNRS Éditions, Paris, 2013, (ISBN 978-2-271-06808-8) ; 990p. Éditions Librairie archéologique, 2021, 1 008 p.
    • Gilbert Buti & Philippe Hrodej (dir.), "Histoire des pirates et des corsaires. De l'antiquiité à nos jours, CNRS Éditions, Paris, 2016, (ISBN 978-2-271-08999-1) ; 608p.
    • P. Prétou, L'invention de la piraterie en France au Moyen Âge, Librairie archéologique, 2021, 228 p.
  • Mémoires et récits
    • Histoire générale des plus fameux pirates - A General History of the Pyrates, de Charles Johnson (capitaine), mais souvent attribué à Daniel Defoe ou à un journaliste anglais nommé Nathaniel Mist A lire en ligne;
    • Daniel Defoe, Libertalia : une utopie pirate, préface de Marcus Rediker, Éditions Libertalia, 2012 ;
    • Les Flibustiers du Nouveau Monde, Alexandre-Olivier Exquemelin, ;
    • Voyage aux Isles, Jean-Baptiste Labat ;
    • Histoire du sieur de Montauban, capitaine flibustier, par lui-même ;
    • Un Flibustier français dans la mer des Antilles, Jean-Pierre Moreau ;
    • Les Frères Kip, Jules Verne, 1902 ;
    • De pareils Tigres, Jean-Marie Dallet, 2009.
    • Xavier Montanyà, Pirates de la liberté - Histoire détonnante d'un détournement de paquebot et de la lutte armée contre Franco et Salazar (1960-1964), L'Échappée, (ISBN 978-2-37309-003-1).
  • Ouvrages plus spécialisés
    • L'Aventure de la flibuste, colloque de Brest 2001 ;
    • Marins et Flibustiers du Roi-Soleil, Carthagène 1697, Jean-Yves Nerzic & Christian Buchet ;
    • Sous le Pavillon noir, Pirates & Flibustiers, Philippe Jacquin ;
    • Utopies pirates, Peter Lamborn Wilson ;
    • La Course et la Piraterie en Méditerranée, René Coulet du Gard ;
    • Corsaires & Marchands, les relations entre Alger et les Pays-Bas 1604-1830, Gérard van Krieken ;
    • La Piraterie sur l'Atlantique au XVIIIe, Léon Vignols.
    • Bold in Her Breeches: Woman Pirates Across the Ages, dir. Jo Stanley, Rivers Oram Press/Pandora List, 1995, 300 p. (ISBN 978-0044408925)
    • Alain Berbouche, Pirates, flibustiers & corsaires, de René Duguay-Trouin à Robert Surcouf : Le droit et les réalités de la guerre de Course, éd. Pascal Galodé, 2010, 318 p. (ISBN 978-2-355-93090-4).
    • Yvon Garlan, « Signification historique de la piraterie grecque », Dialogues d’histoire ancienne, vol. 4, 1978, p. 1-16.
    • Femmes pirates : les écumeuses des mers, Marie-Ève Sténuit, Éditions du Trésor, 2015. (ISBN 979-10-91534-15-4)
    • P. de Souza, Piracy in the Graeco-Roman World, Cambridge, Cambridge University Press, 1999, rééd. 2009.
    • (en) Terry Rowan, Pirates, Buccaneers & other Scallywags & Swashbucklers : A Complete Film Guide, Lulu.com, 2014, 126 p. (ISBN 978-1-312-14600-6, lire en ligne)
  • Ouvrages de fiction
    • L'Île au trésor, Robert Louis Stevenson.
    • Tortuga, bande dessinée en 2 tomes (éditions Ankama).
    • La série Ian Flibus - L'écumeur des mers (Ian Flix en version anglaise) de Alain Ruiz
      • Ian Flibus, L'île aux Treize os (2008)
      • Ian Flibus, Les joyaux de Pékin (2008)
      • Ian Flibus, La Ligue des pirates (2008)
      • Ian Flibus, La terre des Géants (2008)
      • Ian Flibus, L'escarboucle des sages (2009)
      • Ian Flibus, Les oubliés de la Cité d'Or (2009)
      • Ian Flibus, Les Larmes du maharadjah (2010)
    • Le Sang pirate roman de Ambre Lazuli, éd. Le Dahu, 430 pages (2018)
    • La Malédiction du perroquet roman de Marie Kneib, éd. Le héron d'argent, 216 pages (2019)
  • Piraterie moderne
    • Pirates des mers d'aujourd'hui, Jean-Michel Barrault, éd. Gallimard, 174 pages ;
    • Pirate de Légines (Océan indien austral), Jacques Nougier, éd. l'Harmattan, 2003, 201 pages ; (ISBN 2-7475-4459-1).

Articles connexes

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  • Femme pirate
  • Liste de pirates
  • Pavillons pirates et corsaires (Jolly Roger)
  • Chasse-Partie

Manières de pirates

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  • Boucanier
  • Flibustier
  • Naufrageur

Lieux et histoires de pirates

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  • Île de la Tortue
  • République du Bouregreg
  • Piraterie dans le golfe Persique (en)
  • Côte des Pirates (golfe Persique)
  • États de la Trêve (golfe Persique)
  • Piraterie dans l'océan Indien
  • Piraterie dans les Caraïbes
  • Piraterie des années 1800 dans la Caraïbe
  • Conférence de Nyon
  • Âge d'or de la piraterie

Mouvements approchants

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  • Piraterie au Moyen Âge
  • Banditisme social
  • Vol
  • Piraterie routière
  • Cambriolage (en home-jacking, piraterie de domicile)[pertinence contestée]
  • Alestorm

Fiction et fêtes

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  • Liste de pirates de fiction (en)
  • International Talk Like a Pirate Day
  • Sur Wikiversité : Le piratage informatique.

Liens externes

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  • (en) Dernier rapport hebdomadaire sur la piraterie maritime dans le monde
  • (en) Carte mondiale de la piraterie maritime (annuelle à jour)
  • La Piraterie dans l'Antiquité, J.M. Sestier, 1880 (projet Gutenberg)
  • Clémentine Lacrotte, La piraterie et le droit international : (fin XVe siècle - XVIIIe siècle), thèse, Montpellier, 2018

  • Ressource relative à l'audiovisuelVoir et modifier les données sur Wikidata :
    • France 24
  • Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistesVoir et modifier les données sur Wikidata :
    • Britannica
    • Dizionario di Storia
    • L'Encyclopédie canadienne
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    • Treccani
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    • Israël
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v · m
Droit international pénal
Sources du droit international pénal
  • Droit international coutumier
  • Jus cogens
  • Déclaration de Saint-Pétersbourg de 1868
  • Conférences de La Haye (1re et 2de)
  • Conventions de La Haye de 1899 et 1907
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Piraterie
Périodes
  • Piraterie en Méditerranée antique
  • Piraterie au Moyen Âge
  • Âge d'or de la piraterie - (République des Corsaires-Libertalia)
  • Piraterie au XXIe siècle (en)
Types de pirates
  • Piraterie albanaise (en)
  • Piraterie slave en mer Baltique
  • Barbaresques
  • Pirates du bois (en)
  • Corsaire Sindhi (en)
  • Boucanier
  • Chiens de Mer
  • Piraterie sicilienne (en)
  • Corsaire
  • Cosaques
  • Flibustier
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  • Gueux de mer
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  • Pirates des rivières (en)
  • Ushkuyniks (en)
  • Uscoques
  • Vikings
  • Wakō
Lieux et repaires de pirates
  • Piraterie anglo-turque
  • Baie de Barataria
  • Côte des Barbaresques
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  • Lac Falcon (en)
  • Golfe de Guinée (en)
  • Golfe Persique (en)
  • Îles Vierges britanniques (en)
  • Indonésie (en)
  • Piraterie juive
  • Lagos (Portugal)
  • Île Lundy
  • Mer de Chine
  • Mer de Chine méridionale
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  • Piraterie sur le lac Nicaragua
  • Piraterie dans l'océan Indien
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  • Régence de Tripoli
  • Régence de Tunis
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  • Indiens des Sambres
  • Piraterie en mer de Sulu (en)
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