Technopedia Center
PMB University Brochure
Faculty of Engineering and Computer Science
S1 Informatics S1 Information Systems S1 Information Technology S1 Computer Engineering S1 Electrical Engineering S1 Civil Engineering

faculty of Economics and Business
S1 Management S1 Accountancy

Faculty of Letters and Educational Sciences
S1 English literature S1 English language education S1 Mathematics education S1 Sports Education
  • Registerasi
  • Brosur UTI
  • Kip Scholarship Information
  • Performance
  1. Weltenzyklopädie
  2. Gaza — Wikipédia
Gaza — Wikipédia 👆 Click Here! Read More..
31° 31′ 00″ nord, 34° 27′ 00″ est
Cette page est en semi-protection longue.
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voir Gaza (homonymie).

Page d’aide sur l’homonymie

Ne doit pas être confondu avec la Bande de Gaza.

Gaza
(ar) غَزَّة
Gaza
Une rue du centre-ville de Gaza en février 2025.
Administration
Pays Drapeau de la Palestine Palestine
Territoire palestinien Bande de Gaza
Gouvernorat Gaza
Maire Yahya Al-Sarraj
(depuis 2019)
Démographie
Gentilé Gazaoui
Population 749 100 hab. (est.2023[1])
Densité 16 647 hab./km2
Géographie
Coordonnées 31° 31′ 00″ nord, 34° 27′ 00″ est
Altitude 0 m
Superficie 4 500 ha = 45 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Palestine
Voir sur la carte administrative de Palestine
Gaza
Géolocalisation sur la carte : bande de Gaza
Voir sur la carte administrative de la bande de Gaza
Gaza
Liens
Site web http://www.gaza-city.org/
modifier 

Gaza (en arabe : غَزَّة, Ġazza, /ˈɣaz.za/) est la principale ville de la bande de Gaza. Elle est parfois appelée « ville de Gaza » ou « Gaza-ville » pour la distinguer du territoire auquel elle donne son nom.

Habitée depuis l'Antiquité, Gaza connaît un essor au temps des Cananéens au XVe siècle av. J.-C., puis différentes ethnies s'y sont succédé. Après avoir été placée sous l'autorité civile et militaire de l'Autorité palestinienne dès l'application des accords de Jéricho et Gaza de 1994 avec Israël, elle est depuis juin 2007 la ville la plus importante sous l'autorité du Hamas.

La ville est presque entièrement détruite par l'armée israélienne lors de la guerre dans la bande de Gaza, commencée en octobre 2023 avec l'attaque du Hamas contre Israël. S'ensuivent un siège de l'enclave, des bombardements massifs et d'une invasion terrestre[2],[3].

Avant la guerre, la ville de Gaza comptait près de 700 000 habitants tandis que la population totale de la bande de Gaza dépasse 2 100 000 personnes[4],[5], dont environ un tiers vivaient dans des camps de réfugiés palestiniens[6], un autre tiers étant constitué des réfugiés vivant en dehors des camps[7]. Ses habitants sont les Gazaouis.

Le 22 août 2025, l'Organisation des Nations unies déclare officiellement l'état de famine à Gaza, en raison de « l'obstruction systématique d'Israël » sur l'entrée de l'aide humanitaire.

Étymologie

Le nom de Gaza découle de la racine cananéenne Ġazzā, la « forte » ou « forteresse »[8].

Histoire

Article connexe : Histoire de la Palestine.

Gaza est attestée au XVe siècle av. J.-C. au temps des Cananéens. La ville fait alors partie de l'Égypte[9]. Depuis, différentes ethnies s'y sont succédé, la ville étant régulièrement assiégée et prise.

Appartenances historiques

Philistins -1190 - -734
Assyrie -734 - -604
Empire néo-babylonien -604 - -601
XXVIe dynastie égyptienne -601 - -598
Empire néo-babylonien -598 - -525
Empire perse (Achéménides) -525 - -332
Royaume de Macédoine -332 - -314
Royaume lagide -314 - -198
Royaume séleucide -198 - -145
Hasmonéens -145 - -97
Royaume de Judée -97 - -63
République romaine (Syrie (province romaine)) -63 - -27
Empire romain (Syrie (province romaine)) -27 - 395
Empire romain d'Orient 395 - 637
Califat Rashidun 637 - 1149
Royaume franc de Jérusalem 1149 - 1187
Ayyoubides (Saladin) 1187 - 1260
Baharites (Mamelouks) 1260 - 1516
Province ottomane d'Égypte 1516 - novembre 1917
Territoires ennemis occupés novembre 1917 - septembre 1923
Palestine mandataire septembre 1923 - mai 1948
Égypte mai 1948 - novembre 1956
Israël novembre 1956 - mars 1957
Égypte mars 1957 - 10 juin 1967
Israël (Territoires palestiniens occupés) 10 juin 1967 - septembre 2005
État de Palestine septembre 2005 - présent

Antiquité

Article détaillé : Histoire de Gaza antique.
Statue de Zeus datant du IIe siècle, trouvée à Gaza.

La première référence à la ville de Gaza remonte au règne du pharaon égyptien Thoutmôsis III (mort en 1425 av. J.-C.). La ville est également citée dans les lettres d'Amarna (sous la XVIIIe dynastie). Son intérêt principal réside dans sa position stratégique sur la route côtière reliant l'Égypte antique et la Syrie. C'est alors un marché important[10] et un poste avancé égyptien faisant partie du « Chemin d'Horus » (série de forteresses réparties entre Tcharou[N 1] et Gaza)[11].

Dans les années 1190 avant J.-C., les Philistins, un des peuples de la mer (originaires de Crète selon une tradition biblique)[12] s'installent sur la côte sud cananéenne (de Gaza à Jaffa), après avoir attaqué l'Égypte. Les Philistins laisseront leur nom bien plus tard à l'ensemble du territoire, que les Romains appelleront « Palestine ». La ville philistine d'environ quatre-vingts hectares, murée, est construite sur une colline à quarante-cinq mètres d'altitude, à 2,4 km de la mer Méditerranée. Gaza est mentionnée dans la Bible Hébraïque comme l'une des villes principales des Philistins en guerre contre Israël : c'est là que le juge Samson est capturé[13] et qu'il meurt en faisant s'écrouler un temple philistin.

Le siège de Gaza en 332 av. J.-C.

En 525 av. J.-C., la cité est conquise par Cambyse II, grand roi achéménide de l'Empire perse, pour servir de tête de pont à toutes ses campagnes vers l'Égypte. La ville est prise en 332 av. J.-C. par le Macédonien Alexandre le Grand à l'issue d'un siège. Les habitants sont massacrés ou réduits en esclavage[14].

La bataille de Gaza en 312 av. J.-C..

Puis, dans le contexte des guerres des Diadoques pour la succession d'Alexandre le Grand, la bataille de Gaza oppose en 312 av. J.-C. les Macédoniens Ptolémée Ier, satrape d'Égypte, à Démétrios Ier, fils du général Antigone le Borgne, maître de l'Asie[15],[16]. Victorieux, Ptolémée doit néanmoins rapidement abandonner ses conquêtes en Syrie et en Phénicie[17].

En 145 av. J.-C., Gaza est conquise par Jonathan Maccabée, frère de Juda Maccabée et fondateur de la dynastie judéenne des Hasmonéens.

Époques romaine et byzantine

Articles détaillés : Histoire de Gaza antique, École de Gaza et Histoire des Juifs de Gaza.
Mosaïque de Madeba (Ve – VIe siècle), représentant Gaza avec ses deux églises byzantines.
Mosaïque de l'ancienne synagogue de Gaza, du VIe siècle av. J.-C. (probablement détruite au XIIe siècle).

En 63 avant notre ère, Gaza devient une partie de la Judée en tant que province romaine.

De grandes mosaïques témoignent de la richesse artistique de cette époque. Le christianisme se répand et les premiers monastères apparaissent[14]. Le port de Gaza exporte un vin blanc fameux local : le vinum Gazetum[18],[19].

La synagogue de Gaza est construite en 508/509 dans le centre de la ville antique de Gaza, aujourd'hui le quartier de Rimal, où vivait la communauté juive de Gaza (du IIe siècle av. J.-C. jusqu'au milieu du XXe siècle)[20],[21].

Gaza est représentée sur la carte de Madaba, au VIe siècle.

Moyen Âge

Les arcades de la Mosquée d’al-Sayyid Hashim (en) en 2017, avant sa destruction fin 2023 par l'armée israélienne[22].

La ville est considérée comme le lieu où serait mort Hachim ibn Abd Manaf, l'arrière-grand-père de Mahomet au cours d'une expédition commerciale, d'où le surnom de la ville « la Gaza de Hashim »[23], « Ghazzat Hashim ». Une mosquée en son nom s'y trouve, la Mosquée d’al-Sayyid Hashim (en), et sous les arcades serait présente sa tombe[24].

La conquête de Gaza par les Arabes intervient très tôt, sans doute en 634. Elle n'est pas évoquée par les sources arabes mais l'est par les sources byzantines : la population civile, alors non musulmane, doit payer tribut aux Arabes et la garnison, constituée de soixante soldats, est emprisonnée et mise à mort quelque temps plus tard. Sous les Omeyyades, une garnison militaire et un atelier monétaire sont implantés en ville. L'islamisation de la cité est progressive : c'est là que naît l'imam al-Chafii (fondateur de l'école de jurisprudence chafiite), mais ce n'est pas là qu'il vécut et enseigna.

La petite communauté juive — présente à Gaza depuis la période hellénistique et également dans la ville de Rafah — paye un impôt de protection, et les Dhimmis ne furent pas inquiétés[14].

Intérieur de l'église Saint-Porphyre datant du XIIe siècle.

La cité fait peu parler d'elle jusqu'au XIIe siècle et, au moment de la Croisade, elle a beaucoup décliné. Elle est en ruines et peut-être désertée quand les Croisés occupent le site en 1149 et y construisent un château fort dans la partie la plus élevée. Ce château est confié à la garde des Templiers. Au sud du château, se développe la ville franque avec une grande église gothique qui est aujourd'hui la grande mosquée de Gaza, al-Omari, construite pendant la période des Omeyyades au VIIIe siècle[25]. Une autre église, Saint-Porphyre (orthodoxe), datant du XIIe siècle, plus petite, est considérée comme la plus ancienne de la ville encore active[26]. Tenue par les Templiers, apparemment prospère si l'on en juge par la qualité de sa grande église, Gaza constitue l'avant-poste du Royaume franc de Jérusalem face à l'Égypte. Les sources franques la nomment Gazara, et en ancien français Gadres. Elle ne constitue pas un lieu de pèlerinage, et sa renommée en France ne vient que d'une chanson de geste composée vers 1170, Li Fuerre de Gadres[27] (le sac de Gaza), évoquant la prise de la ville par Alexandre le Grand.

À la fin de 1170, le sultan Saladin s'empare de la ville basse mais échoue à prendre le château. Ce n'est qu'en 1187, au lendemain de la bataille de Hattin, qu'il obtient l'évacuation de Gaza par les Templiers et la remise des forteresses de Gaza et de Darom (Deir el-Balah, au sud de Gaza). Le roi d'Angleterre Richard Cœur de Lion reprend Darom et Gaza en 1192, mais négocie ensuite avec Saladin l'abandon de ces positions jugées trop exposées, qu'il fait évacuer après en avoir détruit les fortifications.

En 1239, un retour offensif des Francs est brisé à Beit Hanoun, bourgade du nord de Gaza, dont la mosquée abrite les tombes des musulmans qui sont tués au cours de cette bataille. En 1244, a lieu à Hirbiyyah (en latin Furbia, en français « La Forbie ») une bataille bien plus importante opposant une coalition égypto-khowarizmienne et une coalition syro-franque : le roi Al-Salih Ismaël de Damas avait promis aux Templiers de leur restituer Gaza en cas de victoire, mais ils sont défaits. Gaza demeure au pouvoir des Ayyoubides d'Égypte, puis de Syrie, jusqu'en 1260 où la ville est occupée un temps par les Mongols avant d'être reprise par le chef mamelouk Baybars.

Dans les années 1480, des voyageurs indiquent que Gaza est la ville la plus importante de Palestine. Elle est habitée par des Éthiopiens, des Arabes, des Égyptiens, des Syriens, des Indiens, des Juifs (soixante-six familles), des Samaritains (quatre familles) et des chrétiens, plus de sept-mille hommes, au milieu de dix-mille chameaux. Seuls les Juifs y produisent le vin local[28].

L'époque des Mamelouks (fin XIIIe - début XVIe siècle) fut pour Gaza une période prospère de renaissance, malgré des crises.

Temps modernes

Les Ottomans mettent fin au règne des Mamelouks en 1516 après la bataille de Khan Younès. La ville de Gaza et toute la région sont administrées pendant cinq siècles par la province ottomane d'Égypte jusqu'au début du XXe siècle.

Dans la seconde partie du XVIIe siècle, Gaza est décrite par des pèlerins et voyageurs. Elle est la capitale de la province de Palestine qu'un pacha gouverne. Elle n'est plus entourée de murs mais de monticules de pierres. Le turc, l'arabe et le grec sont les langues qui y sont parlées. Elle possède des bains somptueux et d'immenses bazars. La Grande mosquée est entourée de six mosquées et nombre d'oratoires. On y trouve également une église arménienne et une autre, grecque, ainsi qu'une synagogue et un bain rituel[29].

  • Cour, arcades et minaret de la Grande mosquée (entre 1867 et 1899).
    Cour, arcades et minaret de la Grande mosquée (entre 1867 et 1899).
  • La vieille ville (photographie de Francis Frith, 1862-63).
    La vieille ville (photographie de Francis Frith, 1862-63).
  • La ville nouvelle (photographie de F. Firth, 1858).
    La ville nouvelle (photographie de F. Firth, 1858).

Époque contemporaine

Palestine mandataire

Article connexe : Palestine mandataire.
Soldats ottomans armés de mitrailleuses lors de la Seconde bataille de Gaza (1917).

Au tout début du XXe siècle, on dénombre environ quarante-mille habitants dont sept-cent-cinquante chrétiens et cent-soixante Juifs (majoritairement ashkénazes) vivant dans Gaza prospère et paisible[30].

Militaire britannique dans Gaza en ruine, 1918.

Quand éclate la Première Guerre mondiale, l'Empire ottoman s'engage aux côtés de son allié, l'Empire allemand. En novembre 1917, à l'issue de la troisième bataille de Gaza, les troupes britanniques, commandées par le général Allenby, s'emparent de la ville. Les Britanniques destituent le maire de Gaza, Saïd al-Shawwa, nommé par les Ottomans. La Déclaration Balfour se montre favorable à l’établissement d'un « un foyer national pour le peuple juif » en Palestine, en précisant que ce projet ne devra pas porter atteinte aux droits civils et religieux des communautés non juives présentes sur le territoire.

En 1922, la Société des Nations place la Palestine sous mandat britannique. C'est à partir de cette période que s'accroît l'immigration juive en provenance d’Europe de l’Est, particulièrement lors des persécutions nazies des années 1930[31].

Guerre de 1948, Nakba et administration égyptienne

Articles connexes : Plan Daleth, Guerre israélo-arabe de 1948-1949, Exode palestinien de 1948 et Camp de réfugiés d'al-Shati.
La Palestine en 1949 : en pointillé blanc, les frontières du plan de partage prévu par l'ONU en 1947 ; en vert foncé, les territoires conquis par Israël sur le projet d'État d'arabe ; en blanc, la bande de Gaza contrôlé par l'Égypte.

Gaza reste sous le mandat britannique jusqu'à l'évacuation des Britanniques en mai 1948, à la suite de la décision de partage de la Palestine du 29 novembre 1947. Le territoire est divisé en deux par une proposition de l'Organisation des Nations unies (ONU), avec un État pour les Arabes (sur 42 % du territoire), un autre pour les Juifs (sur 56 % du territoire), et une zone neutre pour Jérusalem (2% du territoire). Cependant, quand Israël déclare son indépendance, le refus de cette solution par les Arabes entraîne une violente guerre en 1948[32], opposant Israël à ses voisins arabes.

Réfugiés palestiniens de Galilée, octobre-novembre 1948.

Lors de la guerre de 1948, les Israéliens tentent d’empoisonner les puits avec le germe de la typhoïde, comme ils l’ont fait avec succès à Acre. Mais leur tentative, qui a lieu le 27 mai, est déjouée par la surveillance gazaouie et l’armée égyptienne[33],[34]. Gaza est aussi une des rares villes que les Israéliens bombardent durant cette guerre, « les Gazaouis ont la plus longue histoire de victimes de bombardements par Israël, de 1948 à nos jours »[35].

À la fin du conflit, trois Arabes sur quatre au moins s’exilent ou sont expulsés (Nakba)[31].

De 1948 à 1967, la bande de Gaza est administrée par l'Égypte. À la suite de la crise du canal de Suez, elle est occupée par Israël de novembre 1956 au 7 mars 1957. Outre quatre-mille prisonniers, cette occupation cause la mort de 930 à 1 200 Palestiniens arabes pour une population totale de 330 000 personnes[36].

Guerre des Six Jours et occupation israélienne

L'ancienne colonie israélienne de Netzarim, au sud de la ville de Gaza, en 1994.

Après la Guerre des Six Jours de 1967, la bande de Gaza est à nouveau occupée par Israël qui y implantent plusieurs colonies de peuplement juif.

Entre 1976 et 1981, un mouvement issus des Frères musulmans égyptiens, le Hamas, crée à Gaza l'université islamique de Gaza et d'autres institutions islamiques (al-Mujamma al-islami, al-Jam'iyya al-islamiyya, etc.).

Manifestation dans la bande de Gaza pendant la première intifada, le 21 décembre 1987.

Le 9 décembre 1987, c'est à Gaza que débute la première intifada, la « révolte des pierres », avant de s'étendre à l'ensemble des territoires occupés jusqu'en 1993, année des accords d'Oslo. « Intifada » est d'ailleurs le seul mot arabe qui intègre le vocabulaire de la politique mondiale au XXe siècle[37]. À la suite d’un accident de circulation que les Arabes considèrent comme un acte intentionnel de la part du chauffeur israélien, des jeunes du camp de Jabalia se révoltent et lancent des pierres sur les forces d'autorité. Les artisans se rebellent aussi en ne se rendant pas au travail, et en fermant leur boutique[38].

Le 4 mai 1994, l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) obtient la gestion de Gaza et de la région de Jéricho. Le président Yasser Arafat et l'Autorité palestinienne s'installent à Gaza.

Retrait israélien en 2005

Articles détaillés : Désengagement israélien de la bande de Gaza et Blocus de la bande de Gaza de 2007.
Bulldozer de l'armée israélienne détruisant une maison palestinienne à Gaza pendant la seconde intifada, 2001.

En 2005, à la suite de la seconde intifada, le gouvernement israélien retire unilatéralement ses forces armées et ses colonies de la Bande de Gaza.

La ville de Gaza en 2007.

Le 25 janvier 2006, le Hamas remporte les élections législatives palestiniennes de 2006. Ismaël Haniyeh est nommé Premier ministre de l'Autorité palestinienne. La collaboration avec l'appareil politique mis en place par le Fatah est difficile.

En juin 2007, le Hamas prend le pouvoir à Gaza et chasse les tenants de l'Autorité palestinienne. Israël, qui avait gardé le contrôle des frontières, des eaux territoriales et de l'espace aérien, met en place un blocus de la Bande de Gaza.

Guerre de 2023-2025

Articles détaillés : Guerre de Gaza depuis 2023 et Urbicide.
Destruction d'une tour résidentielle par un bombardement israélien le matin du 8 octobre 2023.

En octobre 2023, éclate la guerre à Gaza, lancée à la suite de l'incursion le 7 du même mois de commandos du Hamas en Israël depuis Gaza (opération dite « Déluge d'Al-Aqsa ») et le massacre de civils israéliens et étrangers, auxquels Israël répond pour officiellement éliminer le Hamas par des bombardements massifs notamment sur la ville de Gaza avec des milliers de civils gazaouis tués sous les bombes, le blocus intégral du territoire, un siège puis une attaque terrestre[39], l'ensemble entraînant une crise humanitaire alarmante. En juillet 2024, l'armée israélienne ordonne l'évacuation de toute la ville[40].

Centre de santé du quartier de Sheikh Radwan, géré par l'UNRWA, détruit par les bombardements israélien, 3 février 2024.
Vue aérienne des destructions dans le camp de réfugiés d'al-Shati, situé dans la ville de Gaza, 3 juillet 2024.

Les écoles servant de lieux de refuge pour les déplacés sont régulièrement bombardées, accusées par Israël de cacher des centres de commandement et d'opérations militaires du Hamas, des terroristes ou des armes[41],[42],[43],[44]. Le 1er août 2024, au moins quinze personnes sont tuées lors d'une attaque israélienne contre l'école Dalal al-Mughrabi, tandis que le 3 août, seize autres personnes sont tuées lors du bombardement de l'école Hamama. Le 4 août, au moins trente personnes sont tuées dans des raids aériens israéliens sur les écoles Nassr et Hassan Salama, à l'ouest de la ville, et le 8 août, au moins dix-sept personnes sont tuées dans des attaques contre les écoles Abdul Fattah Hamouda et az-Zahra. Le 10 août, plus de cent personnes sont tuées et cent-cinquante autres blessées après que les forces israéliennes ont bombardé l'école al-Tabin, à l'est de la ville[44],[45],[46]. Le 21 septembre, vingt-et-une personnes sont tuées lors d'une frappe israélienne sur l'école Al-Zaytoun abritant des déplacés, quand Israël précise que sa cible terroriste se trouvait « à l'intérieur » de l'école Al-Falah, adjacente aux bâtiments de l'école Al-Zaytoun[47].

Front de mer de Gaza, détruit par les bombardements israéliens, février 2025.

La ville est en grande partie détruite par les bombardements[48]. Selon l'International Crisis Group, la stratégie israélienne est de rendre Gaza invivable en obligeant la population à se déplacer constamment et en détruisant tout[46].

Selon une enquête d'Amnesty International, les destructions sont injustifiées et contraires au droit international humanitaire[49]. Un rapport de Médecins Sans Frontières (MSF) dénonce la « campagne de destruction totale menée par Israël » et affirme les difficultés d'accès pour traiter les blessés[50].

Le quartier de Sheikh Ijlin, rasé par l'armée israélienne, janvier 2025.

Pour certains chercheurs, les destructions planifiées et délibérées de quartiers entiers de Gaza s'apparente à un urbicide[51].

Le 22 août 2025, à la suite du rapport de l'organisme indépendant IPC[52], l'Organisation des Nations unies déclare l'état de famine dans la ville, en « raison de l'obstruction systématique d'Israël » dans l'acheminement des vivres[53],[54]. Responsables de l'approvisionnement alimentaire dans les zones sous occupation militaire selon le droit international[53], le gouvernement israélien réfute cette accusation, parlant de « préjugés antisémites » et de « mensonges »[55],[56].

Au 16 septembre 2025, la ville de Gaza est en grande partie dévastée par les bombardements israéliens avec, selon l'ONU, plus de 78 % des immeubles détruits, partiellement ou totalement, y compris les hôpitaux et les écoles[3].

Géographie

Climat

Gaza a un climat chaud, semi-aride ou méditerranéen (malgré de très rares précipitations) avec des hivers doux et secs, et des étés chauds. Les mois les plus chauds sont juillet et août, la température moyenne étant de 33 °C. Le mois le plus froid est janvier avec des températures généralement à 7 °C.

La pluie est rare et se situe généralement entre novembre et mars, avec des taux de précipitations annuelles d'environ 116 mm (4,57 pouces).

température moyenne à Gaza
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 7 7 9 13 15 18 20 21 19 17 12 8 14
Température maximale moyenne (°C) 17 17 20 26 29 31 33 33 31 28 24 19 26
Source : [57]


Éducation

Article connexe : Scolasticide.
Écolières de Gaza se préparant à entrer en classe, 2009.

Gaza est une ville jeune : environ 60 % de la population de la ville serait constituée de personnes âgées de moins de 18 ans[58].

Entrée principale de l'université islamique de Gaza en 2009, avant d'être volontairement détruite en octobre 2023 par les bombardements israéliens[59],[60].

En 2006, il y avait 210 écoles à Gaza : 151 étaient gérées par le ministère de l'Éducation de l'Autorité nationale palestinienne, 46 par l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) et 13 étaient des écoles privées. Au total, 154 251 élèves étaient inscrits, et 5 877 enseignants étaient employés[61].

Fin 2023, à la suite de la guerre menée par Israël dans la bande de Gaza, toutes les écoles ont dû être fermés et un grand nombre d'établissements sont devenus des lieux de refuge pour la population civile[62]. À la rentrée 2024, plus de 45 000 enfants de classe primaire n'ont pas pu aller à l'école à cause de la situation actuelle. Ils rejoignent les 625 000 élèves déjà privés d’une année scolaire entière[63]. Quant aux universités de la ville, elles ont été partiellement voire totalement détruites par l’armée israélienne en 2024[64].

Patrimoine

Article détaillé : Destruction du patrimoine culturel lors de l'invasion israélienne de la bande de Gaza.
Plage de Gaza, 2006.

Le centre-ville comporte un certain nombre de monuments importants. Toutefois, un grand nombre d'entre eux ont été détruits par les bombardements israéliens depuis 2023[65].

Ruines de la Grande mosquée de Gaza, détruite en décembre 2023 par les bombardements israéliens[66] (photo de janvier 2025).

La Grande mosquée de Gaza (al-Omari), ancienne église datant du XIIe siècle, a gardé son architecture gothique caractéristique. Elle a ensuite été agrandie au XIIIe siècle sous les Mamelouks, qui lui ont notamment ajouté un minaret. L'édifice a été gravement endommagé au cours de la Première Guerre mondiale, puis fut restauré sous le mandat britannique. En décembre 2023, le monument est détruit par l'armée israélienne[66].

Musée du Palais du Pasha (Qasr al-Basha), en 2016, avant sa destruction fin 2023 par les bombardements israéliens[65].

Le musée de la ville occupe un édifice d'époque mamelouke et ottomane, le Qasr al-Basha, magnifiquement restauré au début des années 2000. C'était au XVIIe siècle la résidence du gouverneur ottoman de Palestine et le général Napoléon Bonaparte y a installé son quartier général lors de son passage dans la ville en 1798. Fin 2023, il est en grande partie détruit par les bombardements israéliens[65].

Église Saint-Porphyre de Gaza, 2002.

On trouve enfin l'église Saint-Porphyre, qui daterait du début du XIIe siècle, centre de la communauté orthodoxe de la ville, dont l'état actuel paraît remonter à l'époque des croisades. Le 19 octobre 2023, l'église Saint-Porphyre est endommagée par une frappe israélienne lors de la guerre à Gaza[67].

Le centre-ville compte encore d'anciennes maisons familiales en pierre locale, également de l'époque ottomane[68].

L'église de la Sainte-Famille de Gaza est le centre de la communauté catholique de la bande de Gaza[69]. Le 17 juillet 2025, elle est bombardée par l'armée israélienne, causant trois morts et blessant le curé Gabriel Romanelli[70].

Gaza compte aussi un hammam datant de l'époque ottomane, récemment restauré, puis détruit par l'armée israélienne pendant la guerre de 2023-2025[65].

Inventaire du patrimoine détruit par l'armée israélienne

Selon l'UNESCO, au printemps 2025, les deux tiers du patrimoine de la bande de Gaza ont déjà été détruits par l'armée israélienne[71]. Sous la conduite de l’historien Fabrice Virgili, un collectif de chercheurs et d'universitaires français recense le patrimoine architectural, et naturel, détruit par l'armée israélienne. Cette base de données, intitulée Gaza, inventaire d'un patrimoine bombardé[72], met aussi à disposition une carte évaluant les dommages et la destruction des différents sites[73],[74].

Personnalités associées à Gaza

Personnalités anciennes

  • Sylvain de Gaza : saint catholique et orthodoxe, évêque de Gaza, décapité en 311.
  • Hilarion de Gaza : ascète chrétien (291-371).
  • Procope de Gaza : sophiste et exégète chrétien de la fin du Ve siècle.
  • Zacharie le Rhéteur : évêque et écrivain religieux de la fin du Ve siècle, frère de Procope de Gaza.
  • Énée de Gaza : néo-platonicien converti au christianisme du Ve siècle.
  • Porphyre de Gaza : évêque de Gaza et saint chrétien fêté le 26 février.
  • Isidore de Gaza : philosophe néo-platonicien, chef de l'école néoplatonicienne d'Athènes vers 490.
  • Timothée de Gaza : grammairien et auteur d'un traité zoologique.
  • Dorothée de Gaza : saint catholique et orthodoxe, moine.
  • Chorikios de Gaza : rhéteur grec du VIe siècle, natif de Gaza.
  • Barsanuphe de Gaza : saint catholique et orthodoxe, moine (VIe siècle).
  • Al-Châfi'î : juriste musulman (762-820), fondateur de l'école chaféite.
  • Samonas de Gaza : poète et théologien chrétien de langue arabe (Xe – XIe siècle).
  • Nathan de Gaza : théologien juif, né à Jérusalem (1643–1680), connu pour avoir été le prophète du faux messie Sabbataï Tsevi.

Personnalités récentes

  • Mohammad 'Assaf est un palestinien né 1989, et ayant vécu à Gaza pendant sa jeunesse dans un camp de réfugiés à Khan Younis. Il s'est fait connaitre lors de la deuxième saison de émission Arab Idol en 2013. Depuis, il a connu un succès international pour sa musique sur la Palestine, et notamment en 2015 avec "dammī falasṭīnī"[75].
  • Fatima Shbair, photojournaliste palestinienne née en 1997 à Gaza, lauréate du « Prix de la Ville de Perpignan Rémi Ochlik » en 2021[76].
  • Farah Baker, née en 1998, Palestinienne vivant dans la bande de Gaza devenue célèbre pour ses publications sur Twitter pendant le conflit israélo-palestinien de 2014, lorsqu'elle a partagé en direct son expérience de bombardements depuis Gaza[77].
  • Saint Levant, chanteur palestinien ayant vécu à Gaza.
  • Taysir Batniji, artiste et photographe franco-palestinien, né à Gaza en 1966.
  • Shireen Abed, pédiatre néonatalogue, directrice de la maternité de l'hôpital Al-Shifa et du service de néonatalogie de l'hôpital Nasser, ayant mis en évidence les impacts de la guerre à Gaza sur les nouveaux-nés.
  • Refaat Alareer, écrivain et poète, né à Gaza en 1979, où il est mort le 6 décembre 2023, avec six membres de sa famille, ciblé par une frappe aérienne israélienne[78].
  • Suleiman Obeid, footballeur international surnommé le « Pelé palestinien », né en 1984 à Gaza et mort le 6 août 2025, tué par l'armée israélienne alors qu'il attendait de l'aide humanitaire[79].
  • Wafa Al-Udaini, journaliste ayant longtemps travaillé à Gaza, née en 1985 à Deir el-Balah où elle est morte le 30 septembre 2024, avec sa famille, tuée par un bombardement israélien[80].
  • Mohammed al-Chbeir, docteur en micro-biologie et universitaire, mort à Gaza le 14 novembre 2023, tué avec sa femme, sa belle-fille et son petit-fils par un missile de l'armée de l'air israélienne[81].
  • Fatima Hassouna, journaliste au centre du documentaire Put Your Soul on Your Hand and Walk, née en 2000 à Gaza, et morte le 16 avril 2025 dans le quartier de Tuffah, tuée avec dix membres de sa famille par un missile israélien sur leur maison[82].
  • Inas al-Saqa, femme de lettres et dramaturge, morte à Gaza le 31 octobre 2023, tuée avec trois de ses enfants par une frappe aérienne israélienne[83].
  • Sufyan Tayeh, éminent scientifique et président de l'université islamique de Gaza, tué avec sa famille le 2 décembre 2023 dans un bombardement de l’armée israélienne sur Jabaliya. L’université à laquelle il avait consacré sa carrière a aussi été détruite[84].

Autres faits

La gaze, tissu aérien commercé au Moyen Âge à l'instar de la mousseline (de Mossoul) ou du damas (de Damas), est originaire de Gaza[85].

Notes et références

Notes

  1. ↑ Poste frontière à l'est du Delta du Nil.

Références

  1. ↑ « Palestinian Territories: Administrative Division », sur citypopulation
  2. ↑ « Images de désolation à Gaza : une employée de l'UNRWA témoigne », sur RFI, 12 novembre 2024 (consulté le 12 novembre 2024)
  3. ↑ a et b « Gaza : 78 % des immeubles détruits sous les bombes », sur Franceinfo, 16 septembre 2025 (consulté le 17 septembre 2025)
  4. ↑ « Gaza, Cisjordanie, Israël : nombre d'habitants 2023 », sur Statista (consulté le 13 janvier 2025)
  5. ↑ « Gaza : près de 100 % de la population vit dans la pauvreté, plus de 1,8 million souffre d'une faim extrême | ONU Info », sur news.un.org, 17 octobre 2024 (consulté le 1er janvier 2025)
  6. ↑ (en) « Gaza’s children bounce their way into record books at Summer Games », sur un.org (consulté le 23 juillet 2010).
  7. ↑ « Des millions de réfugiés palestiniens au Proche-Orient », sur monde-diplomatique.fr (consulté le 23 juillet 2010).
  8. ↑ (en) « Gaza meaning », sur abarim-publications.com, 21 novembre 2017 (consulté le 30 mars 2018).
  9. ↑ Éditions Larousse, « Gaza dit aussi bande de Gaza en arabe Ghazza - LAROUSSE », sur larousse.fr (consulté le 30 juin 2025)
  10. ↑ « Bande de Gaza », sur lesclesdumoyenorient.com (consulté le 30 juin 2025)
  11. ↑ Dominique Valbelle, « Recherches archéologiques récentes dans le Nord-Sinaï », Comptes-rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, vol. 133, no 3,‎ 1989, p. 594-607
  12. ↑ J. Elayi, Histoire de la Phénicie, Paris, 2013
  13. ↑ cfr. Juges, 16
  14. ↑ a b et c Matheo Malik, « Gaza : la longue durée d’un foyer de l’histoire mondiale », sur Le Grand Continent, 10 avril 2024 (consulté le 30 novembre 2024)
  15. ↑ Diodore de Sicile, « Table des matières », sur remacle.org, Bibliothèque historique (consulté le 8 avril 2025), p. XIX, 80-86
  16. ↑ A.M. Devine, « Diodoru' account of the Battles of Gaza », Acta Classica, no 27, 1985, p. 31-40
  17. ↑ Diodore, XIX, 93, 7.
  18. ↑ (en-US) « Alcohol Through the Ages - Desert Wine - Archaeology Magazine - November/December 2020 », sur Archaeology Magazine (consulté le 30 novembre 2024)
  19. ↑ (en) Leman Altuntas et Leman Altuntaş, « The world's largest Byzantine winepresses have been discovered in Israel », sur Arkeonews, 11 octobre 2021 (consulté le 30 novembre 2024)
  20. ↑ (he) Ofra Lex, « הגירוש מעזה, תרפ"ט » [« L'expulsion de Gaza, 1875 »], sur inn.co.il,‎ 23 juillet 2009 (consulté le 30 novembre 2024)
  21. ↑ (en) Connie Kestenbaum Green, Gaza Synagogue Mosaic, 6th century CE, Biblical Archaeology Review Magazine (Mar/Apr 1994).
  22. ↑ Rémy Gareil, « n° 054 – Mosquée d’al-Sayyid Hāshim », sur Gaza, inventaire d’un patrimoine bombardé, 26 mars 2025 (consulté le 11 août 2025)
  23. ↑ (en) Michael A. Cook, Muhammad, Oxford University Press, 1983 (ISBN 978-0-19-287605-8), p. 13
  24. ↑ Nour Lazkani, « Destruction du patrimoine culturel à Gaza », sur CAREP Paris, 12 novembre 2024 (consulté le 13 janvier 2025)
  25. ↑ « La grande mosquée al-Omari à Gaza « touchée » par une frappe israélienne », sur Middle East Eye, édition française (consulté le 13 janvier 2025)
  26. ↑ « Mosquées, églises, musées... Le patrimoine culturel de Gaza ravagé par le conflit israélo-palestinien », sur Le Figaro, 29 décembre 2023 (consulté le 13 janvier 2025)
  27. ↑ « Eustache de Kent | Li fueres de Gadres », sur www.arlima.net, Arlima - Archives de littérature du Moyen Âge (consulté le 8 avril 2025)
  28. ↑ (en) Martin A. Meyer, History of the city of Gaza : from the earliest times to the present day, New York, The Columbia University Press, 1907 (lire en ligne), p. 92-93, 95.
  29. ↑ Meyer 1907, p. 94, 98-99.
  30. ↑ Meyer 1907, p. 102.
  31. ↑ a et b Dpr 3, « Histoire de la question de Palestine », sur Nations Unies - La question de Palestine (consulté le 13 janvier 2025)
  32. ↑ Ilan Pappé, Une terre pour deux peuples : Histoire de la Palestine moderne, Fayard, 2004, 357 p. (ISBN 978-2-213-61868-5)
  33. ↑ John Docker, « Instrumentalising the Holocaust: Israel, Settler-Colonialism, Genocide (creating a Conversation between Raphaël Lemkin and Ilan Pappé) », Holy Land Studies, vol. 11, no 1,‎ 2012, p.19-20.
  34. ↑ Illan Pappé, Le Nettoyage ethnique de la Palestine, Paris : Fayard, 2008, (ISBN 978-221363396-1). Version électronique, p. 137.
  35. ↑ Docker 2012, p. 23-24.
  36. ↑ Henry Laurens, Cours au Collège de France, La question de Palestine à partir de 1949, cours du 6 décembre 2006 Consultable en ligne.
  37. ↑ Edward Said, « Intifada and Independence », Social Text, no 22,‎ 1989, p. 23–39 (ISSN 0164-2472, DOI 10.2307/466518, lire en ligne, consulté le 13 janvier 2025)
  38. ↑ « Le 9 décembre 1987 débutait la première Intifada dans la bande de Gaza », sur Le Figaro, 8 décembre 2017 (consulté le 13 janvier 2025)
  39. ↑ Jean-Philippe Rémy, « À Gaza, la guerre urbaine a commencé », Le Monde.fr,‎ 30 octobre 2023 (lire en ligne, consulté le 30 octobre 2023).
  40. ↑ « L'armée israélienne ordonne l'évacuation de toute la ville de Gaza », sur Les Echos, 10 juillet 2024 (consulté le 11 septembre 2024)
  41. ↑ « Gaza : 18 morts dans une frappe israélienne sur une école, selon la Défense civile », sur France 24, 11 septembre 2024 (consulté le 1er décembre 2024)
  42. ↑ « « Nouvelle journée d’horreur » : l'ONU condamne des frappes israéliennes meurtrières contre une école de Gaza | ONU Info », sur news.un.org, 10 août 2024 (consulté le 1er décembre 2024)
  43. ↑ « Guerre Israël-Hamas : cinq morts dans une frappe sur une école à Gaza », sur Tribune de Genève, 18 septembre 2024 (consulté le 1er décembre 2024)
  44. ↑ a et b « Nouvelle frappe israélienne sur une école à Gaza, la Défense civile déplore 93 morts », sur RMC, 10 août 2024 (consulté le 1er décembre 2024)
  45. ↑ (en) « Israeli attack on Gaza school sheltering displaced Palestinians kills 22 », sur Al Jazeera
  46. ↑ a et b « À Gaza, une frappe israélienne tue près de cent personnes, rendant encore plus improbable un cessez-le-feu », Le Monde,‎ 10 août 2024 (lire en ligne, consulté le 12 novembre 2024)
  47. ↑ « Gaza : une nouvelle frappe de l'armée israélienne contre une école fait au moins 21 morts », sur RFI, 21 septembre 2024 (consulté le 1er décembre 2024)
  48. ↑ https://www.lorientlejour.com/article/1429296/bande-de-gaza-les-deux-tiers-des-batiments-detruits-ou-endommages-selon-lonu.html
  49. ↑ « Destructions massives et injustifiées à Gaza : une enquête pour crime de guerre doit être ouverte », sur Amnesty France (consulté le 13 janvier 2025)
  50. ↑ « Gaza : un rapport de MSF dénonce la campagne de destruction totale menée par Israël | Médecins sans frontières », sur msf.fr (consulté le 13 janvier 2025)
  51. ↑ Valentine Faure, « L’urbicide, ou « la volonté politique de destruction de la ville » », sur Le Monde.fr, 17 avril 2024 (consulté le 30 juillet 2025)
  52. ↑ (en) IPC, « Gaza Strip: Acute Food Insecurity Situation for 1 July - 15 August 2025 and Projection for 16 August - 30 September 2025 », 15 août 2025 (consulté le 24 août 2025)
  53. ↑ a et b « L’ONU déclare officiellement l’état de famine à Gaza, la première au Moyen-Orient », Le Monde,‎ 22 août 2025 (lire en ligne, consulté le 24 août 2025)
  54. ↑ « Gaza : l'ONU déclare officiellement la famine, qui aurait « pu être évitée » sans « l'obstruction » d'Israël », sur RFI, 22 août 2025 (consulté le 28 août 2025).
  55. ↑ « Gaza : alors que l’ONU déclare l’état de famine, Israël dénonce l’orchestration d’une campagne antisémite », Le Monde,‎ 23 août 2025 (lire en ligne, consulté le 24 août 2025)
  56. ↑ « Israël dément l'état de famine à Gaza et rejette le rapport des Nations unies », sur RFI, 23 août 2025 (consulté le 24 août 2025)
  57. ↑ (en) « Weatherbase: Climate Information for Gaza », Weatherbase.
  58. ↑ « Que faire de Gaza ? », sur rfi.fr (consulté le 23 juillet 2010).
  59. ↑ Laura Orban, « n° 099 – Université islamique de Gaza », sur Gaza, inventaire d’un patrimoine bombardé, 10 février 2025 (consulté le 11 août 2025)
  60. ↑ Jean-Pierre Filiu, « Les ravages infligés à l’enseignement supérieur à Gaza ne peuvent que favoriser le Hamas », sur Le Monde.fr, 26 mai 2024 (consulté le 12 août 2025)
  61. ↑ (en) Education Ministry of the Palestinian National Authority, Statistics About General Education in Palestine 2005-2006 (lire en ligne)
  62. ↑ Mahmoud Abu Hamda, « Gaza : l’UNESCO appelle à l’arrêt immédiat des frappes contre les établissements scolaires », 27 octobre 2023 (consulté le 3 janvier 2025)
  63. ↑ Marie Goyat, « Gaza : 45 000 élèves de CP n'ont pas pu commencer la nouvelle année scolaire », sur UNICEF, 9 septembre 2024 (consulté le 13 janvier 2025)
  64. ↑ « «Depuis trois jours, on vit l’horreur absolue» : un habitant de Gaza-ville, réduite en ruines, témoigne », sur RFI, 12 juillet 2024 (consulté le 11 septembre 2024)
  65. ↑ a b c et d « Palais, mosquée, bains ottomans : des dizaines de sites historiques détruits par les bombardements à Gaza », sur Franceinfo, 11 février 2024 (consulté le 11 août 2025)
  66. ↑ a et b « Le patrimoine religieux, autre victime de la guerre d'Israël à Gaza et au Liban », sur RFI, 3 décembre 2024 (consulté le 11 août 2025)
  67. ↑ Jacques Pezet, « Que sait-on de la frappe sur l’église orthodoxe Saint-Porphyre de Gaza ? », sur liberation.fr, 20 octobre 2023 (consulté le 23 octobre 2023)
  68. ↑ Pèlerinage, sciences et soufisme : L'art islamique en Cisjordanie et à Gaza, collection L'art islamique en Méditerranée, Edisud
  69. ↑ Rédaction, « À Gaza, les chrétiens « vivent ensemble et meurent ensemble » » Accès libre, sur cath.ch, 18 octobre 2023.
  70. ↑ Agence France-Presse, « Gaza : trois morts dans le bombardement de l’église catholique de la Sainte-Famille, Israël regrette « profondément » un « tir perdu » », sur lemonde.fr, 17 juillet 2025 (consulté le 17 juillet 2025)
  71. ↑ Mersiha Nezic, « Patrimoine culturel de Gaza : ils mesurent les destructions et alertent », sur France Culture, 8 avril 2025 (consulté le 11 août 2025)
  72. ↑ « Gaza, inventaire d’un patrimoine bombardé », sur gazahistoire.hypotheses.org (consulté le 11 août 2025)
  73. ↑ Marine Vazzoler, « Des chercheurs publient un inventaire du patrimoine détruit à Gaza » [archive], sur Le Quotidien de l'Art, 26 septembre 2024 (consulté le 11 août 2025)
  74. ↑ Victoire Radenne, « Contre l’oubli, des chercheurs français dressent un inventaire du patrimoine de Gaza », sur Le Monde.fr, 29 novembre 2024 (consulté le 11 août 2025)
  75. ↑ la rédaction, « Le Chanteur de Gaza : la magnifique histoire vraie de Mohammed Assaf, jeune réfugié devenu star de télé-crochet », sur programme-tv.net, 11 mai 2017 (consulté le 13 janvier 2025)
  76. ↑ « Une vie assiégée », sur Visa pour l’image (consulté le 19 décembre 2022).
  77. ↑ (en) Tracy Frydberg, « When a Gazan girl and Israeli officials battle head-to-head for social media » Accès libre, sur The Times of Israel, 6 janvier 2018
  78. ↑ Léa Masseguin, « Guerre Hamas-Israël : Refaat Alareer, le poète mort pour Gaza », Libération,‎ 8 décembre 2023 (lire en ligne Accès payant, consulté le 22 janvier 2024).
  79. ↑ Timéo Guillon, « Suleiman al-Obeid, le « Pelé palestinien » est mort dans une frappe israélienne », sur RFI, 7 août 2025 (consulté le 11 août 2025)
  80. ↑ (en) Jenna Wortham, « Wafa Al-Udaini », The New York Times Magazine,‎ 20 décembre 2024 (lire en ligne, consulté le 2 juin 2025).
  81. ↑ (en) « Fact Sheet: Scholars Killed », sur Georgetown Faculty & Staff for Justice in Palestine, 26 janvier 2024 (consulté le 11 août 2025)
  82. ↑ « Qui était Fatima Hassouna, la photojournaliste tuée dans un bombardement à Gaza ? », sur France 24, 18 avril 2025 (consulté le 11 août 2025)
  83. ↑ David Walsh, « Des artistes palestiniens victimes des massacres israéliens à Gaza : une actrice, une peintre, une écrivaine et un muraliste », sur World Socialist Web Site, 7 novembre 2023 (consulté le 11 août 2025)
  84. ↑ « Guerre Israël-Hamas : les visages du massacre dans la bande de Gaza », Le Monde.fr,‎ 12 février 2024 (lire en ligne, consulté le 22 juillet 2024)
  85. ↑ « L'origine de Gaze », sur 1001origines.net (consulté le 4 juin 2023).

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Gaza City (Ville de Gaza), sur Wikimedia Commons
  • Gaza, sur Wikinews

Bibliographie

  • Jean-Pierre Filiu, Histoire de Gaza, Fayard, coll. « Pluriel », 2024, 600 p. (ISBN 2818507707)
  • Jean-Baptiste Humbert (dir.), Gaza méditerranéenne : Histoire et archéologie en Palestine, Éditions Errance, 2000, 135 p. (ISBN 2877721965)

Articles connexes

  • Histoire de la Palestine
  • Bande de Gaza
  • Histoire de Gaza antique
  • Monastères de la région de Gaza
  • École de Gaza
  • Villes du désert du Néguev sur la route de l'encens
  • Histoire des Juifs de Gaza
  • Guerre de Gaza
  • Conflit israélo-palestinien
  • Réfugiés palestiniens
  • Exode palestinien de 1948
  • Camp de réfugiés d'al-Shati
  • Territoires palestiniens occupés
  • Prise de Gaza par le Hamas en juin 2007
  • Blocus de la bande de Gaza de 2007
  • Blocus de la bande de Gaza depuis 2023
  • Famine dans la bande de Gaza

Liens externes

  • (ar) Site officielVoir et modifier les données sur Wikidata
  • Gaza Sderot, La vie malgré tout (web-reportage en 40 épisodes réalisé par Arte).
  • Gaza, inventaire d'un patrimoine bombardé (base de donnée universitaire)

  • Ressource relative à la géographieVoir et modifier les données sur Wikidata :
    • Digital Atlas of the Roman Empire
  • Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistesVoir et modifier les données sur Wikidata :
    • Britannica
    • Brockhaus
    • Den Store Danske Encyklopædi
    • Dizionario di Storia
    • Enciclopedia De Agostini
    • Internetowa encyklopedia PWN
    • Nationalencyklopedin
    • Proleksis enciklopedija
    • Store norske leksikon
    • Treccani
  • Notices d'autoritéVoir et modifier les données sur Wikidata :
    • VIAF
    • BnF (données)
    • IdRef
    • LCCN
    • GND
    • Espagne
    • Israël
    • Tchéquie
    • Brésil
v · m
Ville de Gaza
Généralités
  • Histoire
    • Gaza antique
    • Histoire de Gaza (en)
    • Histoire des Juifs de Gaza
  • Économie (en)
Bâtiments et institutions historiques
  • Archives centrales
  • Centre palestinien pour les droits de l'homme
  • Cimetière de guerre de Gaza
  • Hamam al-Sammara (en)
  • Marché Qissariya (en)
  • Qasr al-Basha
Édifices religieux
  • Église baptiste (en)
  • Église de la Sainte-Famille
  • Église Saint-Porphyre
  • Grande mosquée de Gaza
  • Mosquée Al-Shamah (en)
  • Mosquée Aybaki (en)
  • Mosquée Ibn Marwan (en)
  • Mosquée Ibn Uthman (en)
  • Mosquée Katib al-Wilaya (en)
  • Mosquée Mahkamahh (en)
  • Mosquée Sayed al-Hashim (en)
  • Synagogue de Gaza
Quartiers
  • Camp de réfugiés d'Al-Shati
  • Nasser
  • Vieille ville (Al-Daraj - Zaytoun)
  • Port de Gaza
  • Rimal
    • Maiuma (en)
  • Sabra
  • Sheikh Ijlin
  • Sheikh Radwan
  • Shuja'iyya
  • Tel al-Hawa
  • Tuffah
Santé et éducation
  • Hôpital Al-Ahli Arabi
  • Hôpital Al-Rantisi (en)
  • Hôpital Al-Shifa
  • Université al-Azhar
  • Université al-Aqsa
  • Université islamique de Gaza
Centres de loisirs, de culture et commerciaux
  • Bisan City (en)
  • Centres commerciaux de Gaza
    • Al-Andalusia (en)
  • Centre culturel Rashad Shawa (en)
  • Club équestre Faisal (en)
  • Hôtel Al Deira (en)
  • Musée archéologique de Gaza
  • As-Sadaka (en)
  • Stade de Palestine (en)
  • Station balnéaire d'Al-Bustan (en)
  • Zoo de Gaza
Voies urbaines, places
  • Place de la Palestine
  • Place du Soldat inconnu
  • Rue Jamal Abdel Nasser (en)
  • Rue Omar Mukhtar (en)
  • Route Salah ad-Din
  • Rue Al-Wehda
v · m
Gouvernorat de Gaza
Ville
  • Gaza

Drapeau de la Palestine
Municipalités
  • Al-Zahra
Villages
  • Juhor ad-Dik
  • Madinat al-Awda
  • Al-Mughraqa
Camps de réfugiés
  • Al-Shati
  • Bureij
  • Nousseirat
  • icône décorative Portail de la Palestine
  • icône décorative Portail du Proche-Orient ancien
Ce document provient de « https://fr.teknopedia.teknokrat.ac.id/w/index.php?title=Gaza&oldid=231943371 ».
Catégories :
  • Gaza
  • Ville dans la bande de Gaza
  • Ville du Proche-Orient ancien
  • Gouvernorat de Gaza
Catégories cachées :
  • Page en semi-protection longue
  • Page avec coordonnées similaires sur Wikidata
  • Article géolocalisé sur Terre
  • Article utilisant une Infobox
  • Population de 2023 en infobox
  • Infobox Subdivision administrative - Page faisant un appel direct au modèle
  • Article contenant un appel à traduction en anglais
  • Catégorie Commons avec lien local identique sur Wikidata
  • Page utilisant P856
  • Page utilisant P1936
  • Page pointant vers des bases externes
  • Page pointant vers des bases relatives à la géographie
  • Page utilisant P1417
  • Page utilisant P5019
  • Page utilisant P8313
  • Page utilisant P6404
  • Page utilisant P6706
  • Page utilisant P7305
  • Page utilisant P3222
  • Page utilisant P8349
  • Page utilisant P4342
  • Page utilisant P3365
  • Page pointant vers des dictionnaires ou encyclopédies généralistes
  • Article de Wikipédia avec notice d'autorité
  • Portail:Palestine/Articles liés
  • Portail:Moyen-Orient/Articles liés
  • Portail:Monde arabe/Articles liés
  • Portail:Asie/Articles liés
  • Portail:Proche-Orient ancien/Articles liés
  • Portail:Civilisations asiatiques/Articles liés
  • Portail:Monde antique/Articles liés
  • Portail:Histoire/Articles liés
  • Article de qualité en ourdou
  • Article de qualité en arabe
  • Bon article en portugais
  • Page avec des cartes

  • indonesia
  • Polski
  • الرية
  • Deutsch
  • English
  • Español
  • Français
  • Italiano
  • مصر
  • Nederlands
  • 本語
  • Português
  • Sinugboanong Binisaya
  • Svenska
  • Українска
  • Tiếng Việt
  • Winaray
  • 中文
  • Русски
Sunting pranala
Pusat Layanan

UNIVERSITAS TEKNOKRAT INDONESIA | ASEAN's Best Private University
Jl. ZA. Pagar Alam No.9 -11, Labuhan Ratu, Kec. Kedaton, Kota Bandar Lampung, Lampung 35132
Phone: (0721) 702022
Email: pmb@teknokrat.ac.id