Genetta genetta · Genette (Stricto sensu)
| RĂšgne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Chordata |
| Classe | Mammalia |
| Ordre | Carnivora |
| Sous-ordre | Feliformia |
| Famille | Viverridae |
| Sous-famille | Genettinae |
| Genre | Genetta |
Répartition géographique
- Viverra Genetta (Linnaeus, 1758) [1]
- Civetta genetta (Ă. Geoffroy Saint-Hilaire, 1803) [1]
- Viverra Genetta gallica (Oken, 1816) [1]
- Viverra Genetta hispanica (Oken, 1816) [1]
- Genetta afra F. Cuvier inĂ. Geoffroy Saint-Hilaire & F. Cuvier, 1825 [1]
- Viverra senegalensis (H. R. Schinz, 1825) [1]
- Genetta vulgaris Lesson, 1827 [1]
- Genetta Communis Burnett, 1830 [1]
- Viverra dongalana (Ehrenberg, 1833) [1]
- Viverra leptura (Reichenbach, 1836) [1]
- Viverra genetta var. barbar (G. M. Wagner, 1841) [1]
- Genetta Barbara C. H. Smith, 1842 [1]
- Genetta Senegalensis Lesson, 1842 [1]
- Vivera genetta (Crespon, 1844) [1]
- Genetta Bonaparti Loche, 1857 [1]
- Genetta Bonapartii Loche, 1858 [1]
- Genetta Communis, var. Genetta melas Graells, 1897 [1]
- Genetta neumanni Matschie, 1902 [1]
- Genetta pulchra Matschie, 1902 [1]
- Genetta rhodanica Matschie, 1902 [1]
- Genetta guardafuensis O. R. Neumann, 1902 [1]
- Genetta hararensis O. R. Neumann, 1902 [1]
- Genetta terrae sanctae O. R. Neumann, 1902 [1]
- Genetta genetta balearica O. Thomas, 1902 [1]
- Genetta Grantii O. Thomas, 1902 [1]
- Genetta dongolana O. Thomas, 1903 [1]
- Genetta albipes Trouessart, 1904 [1]
- Genetta peninsulae Cabrera, 1905 [1]
- Genetta genetta G. S. Miller, 1912 [1]
- Genetta genetta genetta G. S. Miller, 1912 [1]
- Genetta genetta rhodanica G. S. Miller, 1912 [1]
- Genetta dongolana tedescoi De Beaux, 1924 [1]
- Genetta genetta lusitanica de Seabra, 1924 [1]
- Genetta felina pulchra Shortridge, 1934 [1]
- Genetta genetta pulchra J. Eric Hill & T. D. Carter, 1941 [1]
- Genetta genetta pyrenaica Bourdelle & De ZilliĂšre, 1951 [1]
- Genetta genetta senegalensis Setzer, 1956 [1]
- Genetta genetta isabelae M. Delibes, 1977 [1]
- Genetta genetta afra Wozencraft, 2005 [1]
- bonapartei Wozencraft, 2005 [1]
- Genetta genetta dongolana Wozencraft, 2005 [1]
- Genetta genetta grantii D. E. Wilson & Mittermeier, 2009 [1]
La Genette commune (Genetta genetta), est une espĂšce de mammifĂšres carnivore de la famille des ViverridĂ©s. Il sâagit de la Genette au sens strict. Morphologiquement proche du chat mais dotĂ©e d'un corps plus allongĂ© et d'un museau pointu, elle se distingue des autres espĂšce de son genre Genetta par son pelage gris tachetĂ© de noir et sa longue queue annelĂ©e Ă extrĂ©mitĂ© blanche.
Originaire d'Afrique, elle occupe une vaste aire de rĂ©partition incluant le Maghreb, l'Afrique subsaharienne et une partie de la pĂ©ninsule Arabique. Introduite en Europe par l'Homme, elle est aujourd'hui bien Ă©tablie dans la pĂ©ninsule IbĂ©rique et dans une grande moitiĂ© sud-ouest de la France, oĂč elle continue de progresser vers le nord et l'est. Animal nocturne et solitaire, la genette est un prĂ©dateur agile, capable de grimper aux arbres avec aisance. Son rĂ©gime alimentaire est principalement composĂ© de petits rongeurs,, complĂ©tĂ© par des oiseaux, des insectes et quelques fruits. Elle est aujourd'hui une espĂšce protĂ©gĂ©e en Europe, classĂ©e comme prĂ©occupation mineure (LC) par l'UICN[2].
Dénominations
[modifier | modifier le code]- Nom scientifique valide : Genetta genetta (Linné, 1758)[3] ;
- Nom normalisé anglais : Common genet, Small-spotted Genet ;
- Noms vulgaires : Genette[4], Genette commune[2], Genette dâEurope, Genette vulgaire, Genette de France, Genette dâEspagne ;
- Noms vernaculaires : Genette ;
- Ancienne dĂ©nominations locales : Janetta (Catalan des PyrĂ©nĂ©es-orientales)[5], ZĂ©neto (Gard)[5], Chat pitois (Charente, dĂ©signait Ă©galement le putois dâEurope (Mustela putorius))[5].
Taxonomie
[modifier | modifier le code]Histoire
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Dans son Histoire Naturelle, Buffon prend la genette pour un animal exotique ne vivant quâen Espagne, en Afrique et en Turquie, mais ne vivant pas en France ni ailleurs en Europe[6].
LâintĂ©gration de la genette dans le systĂšme taxonomique moderne ne sâeffectura quâĂ la dixiĂšme Ă©dition du Systema NaturĂŠ proposĂ© par Carl von LinnĂ© en 1758, sous le nom scientifique de Viverra genetta [7]. LâespĂšce Genetta genetta, en est lâespĂšce type et la localitĂ© type se situe Ă El pardo, Ă proximitĂ© de Madrid, en Espagne[8]
Aux cĂŽtĂ©s d'autres membres de sa famille, les genettes font partie des carnivores actuels considĂ©rĂ©s comme Ă©tant les plus proches morphologiquement de l'ancĂȘtre commun Ă©teint de l'ordre tout entier[9],[10].
Sous-espĂšces
[modifier | modifier le code]Selon Mammal Species of the World (version 3, 2005) (3 janvier 2026)[11], la genette commune se décline en plusieurs sous-espÚces, présentées ici avec leurs localités types et leurs synonymes :
- G. g. genetta (Linnaeus, 1758) â La localitĂ© type, initialement dĂ©crite comme « oriente juxta rivos », a Ă©tĂ© restreinte par LinnĂ© en 1766 Ă l'Espagne, puis listĂ©e par Thomas (1911a) comme l'« Espagne ». Cabrera (1914), en plaçant G. peninsulae en synonymie, a restreint davantage la localitĂ© type à « El Pardo, prĂšs de Madrid » [Espagne, 40°32'N, 3°46'W]. Synonymes : balearica Thomas, 1902 ; barbara (Wagner, 1841) ; communis Burnett, 1830 ; gallica (Oken, 1816) ; hispanica (Oken, 1816) ; isabelae Delibes, 1977 ; lusitanica Seabra, 1924 ; melas Graells, 1897 ; peninsulae Cabrera, 1905 ; pyrenaica E. Bourdelle et De ZilliĂšre, 1951 ; rhodanica Matschie, 1902 ; terraesanctae Neumann, 1902 ; vulgaris (Lesson, 1827).
- G. g. afra (F. Cuvier, 1825) â LocalitĂ© type : « Barbarie » [AlgĂ©rie, GĂ©ryville (34°02'N, 1°01'E)]. Synonyme : bonapartei Loche, 1867.
- G. g. dongolana (Hemprich et Ehrenberg, 1832) â LocalitĂ© type : « Dongola » [Soudan, Dongola (19°10'N, 30°29'E)]. Synonymes : granti Thomas, 1902 ; leptura (Pucheran, 1855) ; neumanni Matschie, 1902.
- G. g. felina (Thunberg, 1811) â LocalitĂ© type : « prope litora Promontorii Bonae Spei » [Afrique du Sud, province du Cap-Occidental, prĂšs du Cap de Bonne-EspĂ©rance]. Synonyme : pulchra Matschie, 1902.
- G. g. senegalensis (J. B. Fischer, 1829) â LocalitĂ© type : « Senegambia » [SĂ©nĂ©gal]. Synonymes : albiventris (Pucheran, 1855) ; balansae Matschie, 1902.
Sous-espĂšces actuelles
[modifier | modifier le code]Par la suite, la genette féline, anciennement G. g. felina, fut reclassée en tant qu'espÚce distincte : Genetta felina, sur la base de diagnostics morphologiques comparant 5 500 spécimens de Viverridés issus de collections zoologiques[12].
| Taxon et nom vernaculaire | Description et répartition |
|---|---|
| Genetta genetta genetta Linnaeus, 1758 Genette d'Europe |
Sous-espÚce type. Présente dans la péninsule Ibérique, en France, aux Baléares et au Maghreb. Pelage gris clair avec des taches noires bien définies. |
| Genetta genetta dongolana Hemprich et Ehrenberg, 1832 Genette de Dongola |
PrĂ©sente en Afrique de l'Est (Soudan, Ăthiopie, ĂrythrĂ©e, Somalie). Son pelage est plus terne et plus jaunĂątre que celui de la forme nominale. |
| Genetta genetta grantii Thomas, 1902 Genette de Grant |
LocalisĂ©e sur les hauts plateaux d'Ăthiopie et dans certaines zones de la pĂ©ninsule Arabique. Se distingue par des marques faciales sombres. |
| Genetta genetta pulchra Matschie, 1902 Genette d'Afrique australe |
Afrique australe (Namibie, Botswana, Afrique du Sud, Zimbabwe). Pelage souvent plus roux ou fauve avec un contraste marqué. |
| Genetta genetta senegalensis J. B. Fischer, 1829 Genette du Sénégal[14] |
Afrique de l'Ouest et centrale (du Sénégal au Tchad). Adaptée aux milieux de savanes sÚches et zones sahéliennes. |
Description
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Morphologie et biométrie
[modifier | modifier le code]Appartenant Ă la famille des ViverridĂ©s, la genette commune prĂ©sente une morphologie longiforme et une Ă©lĂ©gance qui rappelle superficiellement celle d'un petit fĂ©lin, bien que son museau pointu, ses pattes courtes et son corps trĂšs allongĂ© l'apparentent davantage, par convergence Ă©volutive, aux MustĂ©lidĂ©s comme la fouine. Sa tĂȘte est relativement petite avec des oreilles larges, semi-arrondies et trĂšs mobiles, tandis que ses membres se terminent par des pieds digitigrades munis de griffes semi-rĂ©tractiles, protĂ©gĂ©es par des fourreaux cutanĂ©s sans ĂȘtre totalement cachĂ©es. En termes de dimensions, l'espĂšce mesure de 40 Ă 60 cm de longueur tĂȘte-corps, auxquels s'ajoute une queue de 35 Ă 52 cm, pour une longueur totale pouvant dĂ©passer 90 cm[15]. Le poids de l'adulte varie gĂ©nĂ©ralement entre 1,5 kg et 2,5 kg, bien que des spĂ©cimens exceptionnels puissent atteindre des valeurs lĂ©gĂšrement supĂ©rieures selon les rĂ©gions palĂ©arctiques[16]. Un lĂ©ger dimorphisme sexuel est observĂ©, rendant les mĂąles en moyenne environ 10 % plus massifs que les femelles[17].
Pelage et ornementation
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La fourrure est courte, dense et douce, affichant une coloration de fond gris pĂąle Ă gris-jaune, parsemĂ©e de nombreuses marques noires ou brun foncĂ© organisĂ©es selon un motif prĂ©cis et constant. Le corps est marquĂ© de quatre ou cinq rangĂ©es de taches longitudinales de chaque cĂŽtĂ© de la colonne vertĂ©brale, les taches les plus hautes Ă©tant les plus larges, tandis que celles situĂ©es sur les flancs infĂ©rieurs et les pattes s'avĂšrent plus petites et plus diffuses. Une caractĂ©ristique diagnostique majeure rĂ©side dans la prĂ©sence d'une ligne mĂ©diane noire continue s'Ă©tendant du garrot Ă la base de la queue, composĂ©e de poils lĂ©gĂšrement plus longs formant une crĂȘte Ă©rectile que l'animal peut hĂ©risser en cas de stress ou de dĂ©fense[12]. La queue est quant Ă elle ornĂ©e d'une alternance de 8 Ă 13 anneaux noirs, avec une extrĂ©mitĂ© systĂ©matiquement blanche ou trĂšs claire, critĂšre spĂ©cifique permettant de distinguer Genetta genetta de certaines espĂšces africaines Ă l'extrĂ©mitĂ© caudale noire[18]. La face prĂ©sente un masque facial net, composĂ© de taches blanches sub-oculaires et de marques claires sur les cĂŽtĂ©s du museau, contrastant avec une fine bande sombre verticale qui remonte sur le front.
Détails anatomiques et variations
[modifier | modifier le code]| Formule dentaire | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| mùchoire supérieure | |||||||
| 2 | 4 | 1 | 3 | 3 | 1 | 4 | 2 |
| 2 | 4 | 1 | 3 | 3 | 1 | 4 | 2 |
| mùchoire inférieure | |||||||
| Total : 40 | |||||||
| Denture caractéristique des Viverridae | |||||||
Sur le plan ostéologique et physiologique, la genette dispose d'une denture adaptée à un régime carnivore polyvalent. Les dents carnassiÚres sont particuliÚrement tranchantes pour la découpe des chairs, tandis que les molaires conservent une surface broyeuse permettant une certaine plasticité alimentaire[19]. L'espÚce possÚde également des glandes périanales développées, sécrétant un musc utilisé pour le marquage territorial et la communication intraspécifique. Bien que la livrée tachetée soit la norme, des cas de mélanisme sont documentés, comme celui observé en 2019 dans le sud du Portugal, prouvant que ce variant génétique s'étend sur une large partie de son aire de répartition européenne[20]. Enfin, ses capacités sensorielles sont dominées par une vision nocturne excellente grùce à la présence d'un tapetum lucidum et une audition fine, capable de capter les hautes fréquences émises par les micromammifÚres, ses proies principales[21].
Diagnostic différentiel
[modifier | modifier le code]L'identification de la genette commune (Genetta genetta) par rapport Ă ses congĂ©nĂšres repose sur une combinaison de caractĂšres morphologiques stabilisĂ©s par la taxonomie intĂ©grative, permettant de la distinguer des espĂšces aux morphologies proches. Contrairement Ă la genette fĂ©line (Genetta felina) d'Afrique australe, avec laquelle elle a longtemps Ă©tĂ© confondue, la genette commune possĂšde une extrĂ©mitĂ© de queue systĂ©matiquement noire (ou trĂšs sombre), alors que celle de G. felina a une pointe blanche ou claire[12]. Le pelage de fond de l'espĂšce commune tire sur le gris-jaunĂątre, contrastant avec le gris-blanc plus pĂąle de la genette fĂ©line. Vis-Ă -vis de la genette tigrine (Genetta tigrina), la distinction s'opĂšre par la nature des taches et de la parure dorsale : G. genetta appartient au groupe des genettes à « petites taches » noires et pleines, tandis que G. tigrina prĂ©sente des taches plus larges, souvent dotĂ©es d'un centre roussĂątre, et se distingue surtout par l'absence d'une crĂȘte dorsale Ă©rectile de longs poils noirs, un attribut pourtant saillant chez la genette commune[12],[22]. Enfin, sur le plan biogĂ©ographique, la genette commune est la seule reprĂ©sentante du genre naturellement prĂ©sente en Europe et au Maghreb, ce qui exclut toute confusion avec ces deux espĂšces strictement subsahariennes.
Répartition et habitat
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- Présence et répartition naturelle.
- Introduite et présente.
- Introduite et éteinte.
En Afrique du Nord, la genette commune est présente le long de la cÎte méditerranéenne occidentale, ainsi que dans une large bande s'étendant du Sénégal et de la Mauritanie à l'ouest, à travers toute la zone de savane au sud du Sahara, jusqu'en Somalie et en Tanzanie à l'est. Sur la péninsule Arabique, elle a été signalée dans les régions cÎtiÚres de l'Arabie saoudite, du Yémen et d'Oman. Une autre population discontinue habite l'Afrique australe, du sud de l'Angola jusqu'au Mozambique en passant par la Zambie et le Zimbabwe. Elle occupe une grande variété d'habitats caducifoliés et sempervirents offrant de nombreux abris, tels que des terrains rocheux percés de grottes et des zones de broussailles denses, mais elle s'approche également des habitations et des terres agricoles[23].
La genette commune est frĂ©quente au Maroc[24] et en AlgĂ©rie, mais rare en Libye, en Ăgypte et en Zambie[15]. En Afrique du Sud, elle est commune dans le centre-ouest du KwaZulu-Natal[25], dans la province du Cap[26] et dans le parc national de QwaQwa dans la province de l'Ătat libre[27].
Dans la savane soudanienne orientale, sa prĂ©sence a Ă©tĂ© enregistrĂ©e dans le complexe d'aires protĂ©gĂ©es transfrontalier DinderâAlatash lors d'inventaires menĂ©s entre 2015 et 2018[28]. Dans le nord de l'Ăthiopie, elle a Ă©tĂ© observĂ©e dans le district montagneux du Degua Tembien[29].
La genette commune prĂ©fĂšre les zones Ă vĂ©gĂ©tation dense, telles que les buissons, les fourrĂ©s et les forĂȘts de chĂȘnes sempervirents[30]. Pour ses sites de repos, elle utilise des arbres au feuillage dense dans la canopĂ©e ou des fourrĂ©s Ă©pais envahis par des plantes grimpantes[19]. Dans les zones septentrionales, elle privilĂ©gie les basses altitudes avec des tempĂ©ratures Ă©levĂ©es et de faibles prĂ©cipitations[31]. Dans le parc de Manzanares, au centre de l'Espagne, elle vit principalement entre 1 000 et 1 200 m d'altitude, dans des zones riches en rochers et en arbustes. Elle tolĂšre la proximitĂ© des Ă©tablissements humains[32].
Aire d'introduction
[modifier | modifier le code]La genette commune a été introduite dans le bassin méditerranéen depuis le Maghreb comme animal semi-domestique il y a environ 1 000 à 1 500 ans. Elle s'est propagée de la péninsule Ibérique aux ßles Baléares et dans le sud de la France[33]. Historiquement, son aire de répartition en Europe était considérée comme limitée par la Loire et le RhÎne, censés constituer des barriÚres à son expansion respectivement vers le nord et l'est. Par conséquent, les spécimens rencontrés au-delà du sud-ouest de la France étaient considérés comme des individus échappés de captivité plutÎt que comme le signe de populations reproductrices.
Cependant, des genettes ont été enregistrées à l'est du RhÎne en nombre trop important pour relever de simples cas de dispersion d'animaux de compagnie exotiques. Pour cette raison, et compte tenu de la présence de populations reproductrices importantes à la limite de leur aire de répartition traditionnelle, les spécimens situés au-delà du RhÎne sont considérés comme des populations établies issues d'individus ayant traversé le fleuve via des ponts en zones urbaines. Des observations sporadiques ont été signalées jusqu'en Italie, notamment dans les zones montagneuses du Piémont et de la Vallée d'Aoste. Les individus aperçus en Suisse, en Allemagne et aux Pays-Bas sont toujours considérés comme des animaux échappés ou relùchés[34].
Dans le sud-ouest de l'Europe, elle prospĂšre dans les forĂȘts de chĂȘnes et de pins, mais habite Ă©galement les oliveraies, les zones ripariennes, les frĂȘnaies, les zones rocheuses et les maquis. Elle est rare dans les milieux ouverts, les marĂ©cages et les cultures cĂ©rĂ©aliĂšres. MalgrĂ© son abondance le long des cours d'eau, la prĂ©sence d'eau n'est pas jugĂ©e essentielle[15]. Des spĂ©cimens ont Ă©tĂ© rencontrĂ©s Ă haute altitude dans les Alpes, bien qu'il ne soit pas encore Ă©tabli s'il s'agit d'une prĂ©sence fortuite ou d'un habitat rĂ©ellement favorable[34].
Ăcologie et comportement
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Activité
[modifier | modifier le code]La genette commune est un animal solitaire. Les adultes sont nocturnes et crĂ©pusculaires, avec des pics d'activitĂ© suivant le coucher du soleil et prĂ©cĂ©dant l'aube ; les juvĂ©niles peuvent cependant ĂȘtre actifs durant la journĂ©e. Ils se reposent le jour dans des arbres creux ou au sein de fourrĂ©s Ă©pais, et rĂ©utilisent frĂ©quemment les mĂȘmes sites de repos[35].
Lors d'une étude menée dans le nord-est de l'Espagne, il a été observé que les mùles sont plus actifs que les femelles la nuit en raison de leur taille plus imposante, ce qui implique des besoins énergétiques et physiologiques plus élevés. Les femelles, généralement plus légÚres, se révÚlent globalement moins actives. Leurs domaines vitaux sont également plus restreints que ceux des mùles[36]. Les mùles occupent un domaine vital annuel moyen de 113 ha, contre 72 ha pour les femelles. Bien que les territoires des mùles soient plus vastes en toute saison, les différences entre les sexes sont plus marquées durant l'hiver. Les domaines vitaux s'étendent légÚrement au printemps en raison d'une activité accrue, non seulement nocturne, mais aussi liée à la recherche de partenaires. Cette augmentation d'activité nécessite davantage d'énergie, poussant les individus à chasser plus activement pour subvenir à leurs besoins[37].
Alimentation
[modifier | modifier le code]La genette commune possĂšde un rĂ©gime alimentaire variĂ© composĂ© de petits mammifĂšres, de lĂ©zards, d'oiseaux et de leurs Ćufs, d'amphibiens, de centipĂšdes, de diplopodes, de scorpions, d'insectes et de fruits, notamment des figues et des olives. Le Mulot sylvestre est sa proie favorite[38]. Les genettes repĂšrent leurs proies principalement Ă l'odorat et les tuent d'une morsure au cou, Ă la maniĂšre des fĂ©lidĂ©s. Les petits rongeurs sont saisis par le dos et tuĂ©s d'une morsure Ă la tĂȘte, puis consommĂ©s en commençant par la partie cĂ©phalique[15],[39].
Principalement carnivore, la genette chasse tout ce qui est plus petit qu'elle : surtout de petits rongeurs (mulot sylvestre en particulier), dans une moindre mesure des oiseaux (petits passériformes notamment), ainsi que de nombreux arthropodes (coléoptÚres et dermaptÚres essentiellement) ; elle ne dédaigne pas l'occasion d'améliorer ponctuellement son ordinaire de quelques fruits ou baies, démontrant un certain opportunisme alimentaire. La consommation de végétaux comme les graminées a de son cÎté pour but d'améliorer le transit intestinal[40],[41].
Parasites et prédateurs
[modifier | modifier le code]En Espagne, la genette commune peut ĂȘtre infestĂ©e par des vers parasites, ainsi que par des tiques, des puces et des poux. Elle hĂ©berge notamment les espĂšces de poux Eutrichophilus genettae et Lorisicola (Paradoxuroecus) genettae[42].
En Afrique, ses prédateurs incluent le Léopard, le Serval, le Caracal, le Ratel et de grandes espÚces de rapaces nocturnes[43]. En Europe, le Renard roux et l'Autour des palombes comptent également parmi ses prédateurs potentiels[19].
En Europe, la genette peut vivre jusquâĂ une dizaine dâannĂ©es Ă lâĂ©tat sauvage[44].
La genette et lâHomme
[modifier | modifier le code]Introduction
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- Zone de présence réguliÚre.
- Zone de présence irréguliÚre.
- Zone avec observations diffuses.
Les genettes d'Europe, mĂȘme si elles sont connues depuis l'aube de la civilisation, ont probablement Ă©tĂ© importĂ©es d'Afrique du nord par l'homme :
Hérodote l'aurait évoqué il y a plus de deux mille ans, mais on soupçonnait depuis longtemps que les populations européennes actuelles aient comme origine des genettes introduites et naturalisées par les Romains ou les Maures pour défendre les récoltes contre les rongeurs. De plus, son aire de répartition trÚs limitée laissait supposer que sa survie aurait pu avoir été favorisée dans ces régions par l'Homme.
Une Ă©tude du gĂ©nome mitochondrial a montrĂ© que la genette dite « dâEurope » Ă©tait gĂ©nĂ©tiquement proche des souches du Maghreb[45]. Cette analyse laisse penser que les genettes europĂ©enne actuelles auraient pour ancĂȘtres communs des genettes africaines, plus particuliĂšrement des sujets originaires de la zone cĂŽtiĂšre algĂ©rienne. La dynastie des Almohades pourrait avoir Ă©tĂ© Ă l'origine â au XIIe siĂšcle â de telles introductions car la diversitĂ© gĂ©nĂ©tique de la genette europĂ©enne est plus Ă©levĂ©e dans les zones qu'ils ont conquises et oĂč ils ont longtemps vĂ©cu (BalĂ©ares, Espagne mĂ©ridionale et Catalogne). Mais quelques introductions plus prĂ©coces ou tardives seraient Ă©galement possibles. En France, l'espĂšce est essentiellement prĂ©sente dans un grand quart sud-ouest. Elle s'est montrĂ©e capable de traverser le RhĂŽne, peut-ĂȘtre grĂące aux ponts. Elle a colonisĂ© la Provence Ă partir d'Arles[rĂ©f. nĂ©cessaire], oĂč elle est de plus en plus prĂ©sente depuis les annĂ©es 1970. Elle s'est Ă©tablie assez rĂ©cemment dans l'Ăźle de Camargue oĂč des animaux ont Ă©tĂ© observĂ©s et des « crottiers » importants dĂ©couverts. Dans l'Ouest, l'espĂšce est prĂ©sente jusqu'au sud de la Bretagne, elle a donc traversĂ© la Garonne, la Loire et de nombreux autres cours d'eau qui ne semblent pas gĂȘner son expansion. Elle est observĂ©e sporadiquement un peu partout en France jusqu'en Alsace et dans le Pas-de-Calais. Elle semble globalement en expansion[46].
Conservation
[modifier | modifier le code]En Europe
[modifier | modifier le code]Ă l'Ă©chelle internationale, la Genette commune est protĂ©gĂ©e par la convention de Berne du oĂč elle figure Ă l'annexe III. Ce statut impose que toute exploitation de l'espĂšce soit rĂ©glementĂ©e afin de maintenir les populations hors de danger, notamment par l'instauration de pĂ©riodes de fermeture de la chasse, d'interdictions locales ou temporaires et d'un encadrement du transport et de la vente. Au niveau de l'Union europĂ©enne, elle est inscrite Ă l'annexe V de la directive habitats (92/43/CEE) du , la classant comme une espĂšce d'intĂ©rĂȘt communautaire dont le prĂ©lĂšvement dans la nature et l'exploitation peuvent faire l'objet de mesures de gestion. Ă l'inverse, elle n'est soumise Ă aucune rĂ©glementation au titre de la convention de Bonn.
En France, la Genette commune bĂ©nĂ©ficie d'une protection totale depuis l'arrĂȘtĂ© ministĂ©riel du relatif aux mammifĂšres protĂ©gĂ©s sur l'ensemble du territoire. Il est par consĂ©quent interdit de la dĂ©truire, de la mutiler, de la capturer, de l'enlever ou de la perturber intentionnellement. Sa naturalisation, ainsi que la destruction, l'altĂ©ration ou la dĂ©gradation de son milieu de vie sont Ă©galement proscrites. Qu'elle soit vivante ou morte, il est strictement interdit de la transporter, de la colporter, de l'utiliser, de la dĂ©tenir, de la vendre ou de l'acheter[47].
La genette dans la culture
[modifier | modifier le code]Dans la culture populaire, la genette est souvent associĂ©e Ă un animal rĂ©current dans les pĂ©riodes passĂ©es, dâoĂč son surnom de « Chat du Moyen Ăąge ». En rĂ©alitĂ©, le viverridĂ© Ă©tait relativement absent des textes et les reprĂ©sentations de lâĂ©poque, notamment antiques comme le Physiologus, ce qui lui a prĂ©servĂ©e des interprĂ©tations morales et religieuses souvent associĂ©es nĂ©gativement aux animaux. Ce nâest quâĂ la fin du Moyen Ăąge oĂč elle deviendra une crĂ©ature associĂ©e Ă la puretĂ© : dans le roman Perceforest, une genette blanche est reprĂ©sentĂ©e sur un Ă©cu dâAzur de Camille, pouvant ĂȘtre interprĂ©tĂ© comme un symbole de puretĂ©, de virginitĂ© et dâAmour vĂ©ritable. Elle est associĂ©e Ă la figure de la pucelle et de la vierge Marie, et est notamment, souvent reprĂ©sentĂ©e aux cĂŽtĂ©s de la licorne symbolisant le Christ, durant les XVe et XVIe siĂšcles. Elle fut Ă©galement utilisĂ©e dans des jeux de mots, comme le prĂ©nom Jeannette ou encore une fleure (Lychnis dioica) appelĂ©e janette[48].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- (en) Cet article est partiellement ou en totalitĂ© issu de lâarticle de WikipĂ©dia en anglais intitulĂ© « Common genet » (voir la liste des auteurs).
- ASM Mammal Diversity Database, consulté le 31 décembre 2025.
- UICN, consulté le 6 janvier 2026.
- â ASM Mammal Diversity Database, consultĂ© le 3 Janvier 2026.
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Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Virginie Muxart, Savoirs et reprĂ©sentations de la genette (Genetta genetta) dans le bassin mĂ©diterranĂ©en de la prĂ©histoire Ă nos jours : histoire dâune belle mĂ©connue, Sorbonne Paris CitĂ©, (lire en ligne)
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- (en) Animal Diversity Web : Genetta genetta
- (en) BioLib : Genetta genetta (Linnaeus, 1758) (consulté le )
- (en) Catalogue of Life : Genetta genetta (Linnaeus, 1758) (consulté le )
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- (en) UICN : espÚce Genetta genetta (Linnaeus, 1758) (consulté le )
Bibliographie annexe
[modifier | modifier le code]- Bruno David, « Ne me prenez pas pour un chat », sur France Culture, .
