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Cet article possĂšde un paronyme, voir Homophonie.

Articles connexes : Lesbophobie, Transphobie, Biphobie et Violence contre la communautĂ© LGBT.

L'homophobie est l'attitude de rejet, d'hostilitĂ© systĂ©matique ou d'aversion envers des personnes, des pratiques ou des reprĂ©sentations homosexuelles ou supposĂ©es l'ĂȘtre. L’homophobie englobe ainsi des prĂ©jugĂ©s et discriminations qui peuvent se manifester par de la peur, de la haine, du harcĂšlement, de la violence ou encore de la dĂ©sapprobation intellectuelle intolĂ©rante envers les homosexuels, hommes ou femmes, voire envers l'ensemble de la communautĂ© LGBTQ+. On parle, suivant le cas, de lesbophobie, gayphobie[1] ou follophobie[2].

L'homophobie peut aller jusqu'au meurtre, aux attaques terroristes, à la condamnation à mort institutionnalisée comme c'est le cas en Afghanistan, en Arabie saoudite, en Iran, au Nord du Nigeria, en Mauritanie, au Soudan et au Yémen ou lors de la persécution génocidaire du régime nazi envers les homosexuels européens.

L'homophobie peut ĂȘtre de diffĂ©rentes origines, lesquelles pouvant varier selon le contexte social et historique. Elle peut notamment dĂ©couler de positions religieuses, de considĂ©rations culturelles sur le rĂŽle social des sexes et les normes sociales allant avec, de jugements moraux prenant pour justification des considĂ©rations cliniques (en mĂ©decine, en particulier en psychiatrie, et en psychologie), ou de dĂ©sirs homosexuels refoulĂ©s. L'homophobie est Ă©galement la consĂ©quence de l'hĂ©tĂ©rosexisme.

Définition

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Au sens strict, l'homophobie dĂ©signe « l’attitude d’hostilitĂ© Ă  l’égard des homosexuels, hommes ou femmes Â»[3]. Plus gĂ©nĂ©ralement, ce terme dĂ©crit des attitudes hostiles Ă  l'encontre de l'ensemble de la communautĂ© LGBT[3],[4],[N 1].

UtilisĂ© pour la premiĂšre fois aux États-Unis au dĂ©but des annĂ©es 1970, le terme fait son apparition dans les dictionnaires de langue française Ă  la fin des annĂ©es 1990[5] pour y dĂ©crire « le rejet de l’homosexualitĂ© Â», « l’hostilitĂ© systĂ©matique Ă  l’égard des homosexuels Â»[3] ou Ă  l'Ă©gard de « celles et ceux supposĂ©s dĂ©sirer des individus de leur propre sexe ou avoir des pratiques sexuelles avec eux Â»[6], le terme « homophobe Â» dĂ©crivant « celui qui Ă©prouve de l’aversion pour les homosexuels Â»[3] voire, plus largement, « envers des personnes, des pratiques ou des reprĂ©sentations homosexuelles ou supposĂ©es l'ĂȘtre Â»[7].

Étymologie

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Le terme est issu de l’anglais homophobia, nĂ©ologisme apparu pour la premiĂšre fois dans un article de la revue pornographique amĂ©ricaine Screw datĂ© du 23 mai 1969, dans lequel le mot dĂ©signe la peur qu'ont certains hommes hĂ©tĂ©rosexuels de passer pour homosexuels.

On le retrouve en 1971, dans Homophobia: a tentative personality profile du psychologue Kenneth Smith. Il a Ă©tĂ© transposĂ© en français canadien par Yvon Thivierge dans sa traduction pour l'association Gays of Ottawa / Gais de l'Outaouais du fascicule de Ron Dayman et Marie Robertson « Understanding Homophobia Â» (Pink Triangle Press, Toronto, 1975), et, plus tard et indĂ©pendamment, en français hexagonal par Claude Courouve dans son ouvrage Les homosexuels et les autres (Athanor, Paris, 1977), suivi de peu par Dominique Fernandez dans son roman L'Ă©toile rose (Grasset, Paris, 1978).

Par apocope, un homo (terme qui remonte en français Ă  1912) dĂ©signe alors, familiĂšrement, un homme homosexuel. De ce fait, le prĂ©fixe homo- prend une teinte masculine pour la formation de mots nouveaux relatifs Ă  l'homosexualitĂ© : homoĂ©rotisme date de 1967[8]. Certains chercheurs – Ă  l'instar de l'historien John Boswell – ont suggĂ©rĂ© le terme « homosexophobie Â», littĂ©ralement « la peur de l'homosexuel Â», arguant que le terme « homophobie Â» signifierait plutĂŽt « crainte du semblable Â» que « crainte de l'homosexuel Â»[9], mais ce vocable n'a guĂšre Ă©tĂ© repris.

Polémiques sémantiques et critiques du terme

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La construction du mot « homophobie Â» Ă  partir du suffixe « -phobie Â» est toutefois critiquĂ©e par les opposants aux revendications LGBT comme une maniĂšre de les psychiatriser et de caricaturer leurs positions[10],[11].

Le 28 novembre 2012, l'agence de presse nord-amĂ©ricaine Associated Press a dĂ©clarĂ© qu'elle ne conseillerait l'usage du terme « homophobie Â» (et de quelques autres, comme « islamophobie Â») que dans certaines circonstances prĂ©cises : selon elle, ce terme est actuellement utilisĂ© de façon trop imprĂ©cise, puisqu'il renvoie Ă  l'idĂ©e d'une peur irrationnelle, une idĂ©e qui semblerait ainsi dĂ©crire une forme de trouble mental dont on ne peut s'assurer[12].

Formes d'homophobie

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Homophobie systémique

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Article dĂ©taillĂ© : Droits LGBT dans le monde.

Condamnation légale de l'homosexualité

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L'homophobie d'État a Ă©tĂ© pratiquĂ©e Ă  des degrĂ©s divers par des rĂ©gimes divers, qu'ils soient rĂ©publicains et dĂ©mocratiques comme la France et les États-Unis ou monarchiques et parlementaires comme le Royaume-Uni ou encore totalitaires comme en URSS, en Allemagne nazie ou en Espagne franquiste. Elle est aujourd'hui toujours prĂ©sente dans des pays autoritaires, religieux ou conservateurs, comme l'Arabie saoudite ou l'Iran, les Émirats arabes unis, la Mauritanie, le Nigeria, le Soudan, la Somalie et le YĂ©men oĂč l'homosexualitĂ© peut encore ĂȘtre passible de la peine de mort.

À l'inverse, dans certains pays, l'homosexualitĂ© a Ă©tĂ© lĂ©galisĂ©e trĂšs tĂŽt, comme en Italie depuis 1890 ou aux Pays-Bas depuis 1811.

AprĂšs la DĂ©claration d'indĂ©pendance, les États-Unis conservent les lois de l'ancienne administration coloniale qui sanctionnait l'homosexualitĂ© de la peine de mort. Mais, inspirĂ© par la RĂ©volution française, l'État de Pennsylvanie est le premier Ă  abolir la peine de mort pour cause d'homosexualitĂ©. Au lieu de la peine de mort, la Pennsylvanie institue une peine de 10 ans de prison avec confiscation de tous les biens pour toute personne dĂ©clarĂ©e homosexuelle. La Caroline du Nord sera le dernier État Ă  abolir la peine de mort pour cause d'homosexualitĂ© en 1873. La rĂ©pression envers les homosexuels connaĂźt une nouvelle phase sous l'Ăšre du maccarthysme ; les homosexuels sont alors considĂ©rĂ©s comme des Ă©lĂ©ments subversifs soupçonnĂ©s de vouloir livrer le pays aux communistes. En 1962, l'État de l'Illinois dĂ©criminalise l'homosexualitĂ©.

Au XIXe siĂšcle, l'homosexualitĂ© peut ĂȘtre punie en Russie de coups de fouet et d'exil, assortis de la dĂ©chĂ©ance de droits civils[13]. En 1922, Ă  la suite de la rĂ©volution bolchĂ©vique, l'homosexualitĂ© est dĂ©pĂ©nalisĂ©e et comme aux États-Unis considĂ©rĂ©e comme une maladie mentale devant ĂȘtre traitĂ©e mĂ©dicalement, bien que la mise en pratique mĂ©dicale ne soit pas rĂ©ellement effectuĂ©e[rĂ©f. nĂ©cessaire] et laisse place Ă  une relative tolĂ©rance.

Avec la prise du pouvoir par Staline disparaĂźt cette relative tolĂ©rance qu'avait l'URSS Ă  ses dĂ©buts : la loi du 7 mars 1934 punissant de cinq ans de travaux forcĂ©s les rapports homosexuels consentis autorise l'arrestation de nombreux homosexuels[14]. L'Ă©crivain soviĂ©tique officiel Maxime Gorki faisait l'amalgame entre le fascisme et l'homosexualitĂ© en 1934 dans son article Humanisme prolĂ©tarien, qui a suscitĂ© un Ă©loge de Staline. À l'appui de son propos, Gorki y faisait rĂ©fĂ©rence Ă  une prĂ©tendue boutade proverbiale : « Exterminez les homosexuels, et le fascisme disparaĂźtra Â»[15].

Lors de la division de l'Allemagne, il faut noter que la RDA a une attitude plus progressiste en matiÚre sociétale, de droits des femmes et LGBT+, et dépénalise les pratiques sexuelles consenties entre hommes, tout comme elle a une ligne plus libérale sur l'interruption volontaire de grossesse, en 1967, un an avant la RFA. Au-delà de cela, l'homosexualité, surtout masculine, est structurellement plus réprimée à l'Ouest, marqué par le puritanisme chrétien américain, que dans le satellite soviétique[16].

De nos jours, les actes homosexuels sont encore passibles de peine de mort dans sept pays : Afghanistan, Arabie saoudite, Iran, Nord du Nigeria, Mauritanie, Soudan et YĂ©men. Ces lĂ©gislations sont effectivement appliquĂ©es. Ainsi, le 19 juillet 2005, deux adolescents iraniens, ĂągĂ©s de 16 et 18 ans, ont Ă©tĂ© pendus Ă  Mashhad, en Iran, pour avoir eu des relations homosexuelles. Le recours dĂ©posĂ© par l'avocat des condamnĂ©s devant la Cour suprĂȘme de la rĂ©publique islamique d'Iran a Ă©tĂ© rejetĂ©. Au Nigeria en 2007, 18 homosexuels sont jugĂ©s et risquent la peine de mort dans l'État de Bauchi[17].

Hormis les peines de prison, certains pays pratiquent une homophobie d'État, refusant d'appliquer les droits constitutionnels alors qu'ils reconnaissent les droits de l'homme, et favorisant la persĂ©cution et l'agression physique contre les homosexuels. Ainsi, au Maroc, en mars 2016, aprĂšs que deux hommes homosexuels ont Ă©tĂ© agressĂ©s et battus Ă  leur domicile privĂ©, l'un d'eux a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  quatre mois de prison ferme pour « actes contre nature Â», tandis que les agresseurs ont Ă©tĂ© condamnĂ©s Ă  deux mois avec sursis[18].

L'homosexualitĂ© reste punie d'emprisonnement (de quelques mois Ă  la perpĂ©tuitĂ©), de sĂ©vices corporels, de dĂ©portation ou de travaux forcĂ©s dans une soixantaine de pays dont : SĂ©nĂ©gal, AlgĂ©rie, Bangladesh, Botswana, Burundi, Cameroun, RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo, Émirats arabes unis, Éthiopie, Guyana, JamaĂŻque, Kenya, Libye, Malaisie, Maroc, Nigeria, Oman, Pakistan, Papouasie-Nouvelle-GuinĂ©e, Singapour, Sri Lanka, Syrie, Tanzanie, Togo, Zambie, etc.

Certains pays rĂ©priment indirectement l'homosexualitĂ© (interdiction de soutien aux associations, licenciement, etc.) ou appliquent des traitements discriminatoires.

En AlgĂ©rie selon le code pĂ©nal (Ordonnance no 66-156 du 8 juin 1966) et son article 338 : « Tout coupable d’un acte d’homosexualitĂ© est puni d’un emprisonnement de deux mois Ă  deux ans et d’une amende de 500 Ă  2 000 DA [dinars algĂ©riens]. Si l’un des auteurs est mineur de dix-huit ans, la peine Ă  l’égard du majeur peut ĂȘtre Ă©levĂ©e jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 10 000 DA d’amende. Â»

Carte du monde
État des lĂ©gislations nationales concernant l’homosexualitĂ© dans le monde :
Homosexualité légale
  • Mariage reconnu
  • Autre type d’engagement reconnu
  • Mariage Ă  l’étranger reconnu
  • Reconnaissance limitĂ©e du mariage entre personnes de mĂȘme sexe
  • Reconnaissance limitĂ©e du mariage conclu Ă  l’étranger (droit de sĂ©jour)
  • Pas de reconnaissance des couples de mĂȘme sexe
Homosexualité illégale ou réprimée
  • Lois restreignant la libertĂ© d’expression et d’association
  • Peine thĂ©orique non appliquĂ©e en pratique
  • Peine d’emprisonnement
  • Peine de mort thĂ©orique et personnes non poursuivies
  • Peine de mort

Aux États-Unis, en 2003, la Cour suprĂȘme a dĂ©clarĂ© anticonstitutionnelles les lois de certains États fĂ©dĂ©rĂ©s contre la sodomie[19], au motif que celles-ci violent le XIVe amendement de la constitution protĂ©geant la vie privĂ©e et la libertĂ© des citoyens. Treize États fĂ©dĂ©rĂ©s sur cinquante, situĂ©s surtout dans le Sud du pays, appliquaient jusqu’alors des lois contre la sodomie entre adultes consentants, quatre condamnant aussi la fellation : le Texas, l’Oklahoma, le Missouri, et le Kansas. Au Kansas, en 2000, un jeune homme dĂ©ficient mental ĂągĂ© de 18 ans a Ă©tĂ© condamnĂ© pour « sodomie Â» (en fait il s'agissait de fellation et non de sodomie au sens restreint de pĂ©nĂ©tration anale) Ă  17 ans de prison : il avait prodiguĂ© une fellation Ă  un adolescent de la mĂȘme institution spĂ©cialisĂ©e, alors ĂągĂ© de 14 ans, et donc Ă©tĂ© condamnĂ© au titre de la rĂ©pression des attouchements sexuels sur mineurs ; cependant une disposition dite « loi RomĂ©o et Juliette Â» rĂ©duit la sentence Ă  15 mois lorsque l'auteur des faits est lui-mĂȘme adolescent, mais les rapports homosexuels ont Ă©tĂ© exclus de cette disposition particuliĂšre. Ce verdict a par la suite Ă©tĂ© annulĂ© par une dĂ©cision unanime de la Cour suprĂȘme du Kansas, estimant cette discrimination infondĂ©e[20] (le jeune homme a Ă©tĂ© libĂ©rĂ© peu aprĂšs la dĂ©cision, ayant passĂ© plus de quatre ans en dĂ©tention, soit bien plus que les 15 mois finalement requis aprĂšs rĂ©vision).

Le 15 mai 2008, le prĂ©sident de la Gambie Yahya Jammeh exige que tous les homosexuels quittent le pays[21]. Il a Ă©galement ajoutĂ© dans son discours que ceux qui protĂ©geaient les homosexuels s'exposeraient Ă  des « consĂ©quences terribles Â».

Inégalité des droits

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Partisans d'une inégalité des droits
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En 2003, la CongrĂ©gation pour la doctrine de la foi, dirigĂ©e par Joseph Ratzinger, publie un opuscule intitulĂ© ConsidĂ©rations Ă  propos des projets de reconnaissance juridique des unions entre personnes homosexuelles dans lequel elle affirme que « reconnaĂźtre lĂ©galement les unions homosexuelles ou les assimiler au mariage signifierait non seulement approuver un comportement dĂ©viant, et par consĂ©quent en faire un modĂšle dans la sociĂ©tĂ© actuelle, mais aussi masquer des valeurs fondamentales qui appartiennent au patrimoine commun de l’humanitĂ© Â». Il rappelle que « le parlementaire catholique a le devoir moral de voter contre [ces] projets de loi Â». Dans le cas oĂč la loi existerait dĂ©jĂ , il doit « s’opposer par les moyens qui lui sont possibles et faire connaĂźtre son dĂ©saccord Â»[22].

Censure de la vie politique et sociale homosexuelle

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En 1993, sous la pression du Conseil de l'Europe, l'homosexualitĂ© est dĂ©pĂ©nalisĂ©e en Russie, mais quatre sujets de la fĂ©dĂ©ration ont depuis votĂ© une loi pĂ©nalisant l'apologie de l'homosexualitĂ©. En 2013, la Douma (le parlement russe) adopte Ă  l'unanimitĂ© une loi « qui interdit la propagande des relations sexuelles non traditionnelles auprĂšs des mineurs Â»[23]. Cette mĂȘme loi prĂ©voit mĂȘme de bientĂŽt autoriser Ă  retirer des enfants Ă  la famille qui les Ă©lĂšve afin de les placer en foyer parce que leurs parents sont homosexuels[23].

En 2021, face aux protestations des autoritĂ©s de Turquie en raison du projet de tournage de la sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e Si j'avais su (titre turc : ƞimdiki Aklım Olsaydı) créée par Ece Yörenç et comprenant un couple gay, Netflix a Ă©tĂ© dans l'obligation de dĂ©placer la production en Espagne[24].

États homophobes

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En 2023, le chef de l'État ougandais, Yoweri Museveni promulgue la loi anti-homosexualitĂ© 2023 qui maintient la possibilitĂ© de la peine de mort pour "homosexualitĂ© aggravĂ©e ". L'ONU dĂ©nonce Ă©galement les peines de prison prĂ©vues Ă  l'encontre des individus et collectifs accusĂ©s de faire la promotion de l'homosexualitĂ©[25].

Violences

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Article dĂ©taillĂ© : Violence contre la communautĂ© LGBT.

Violences physiques et sexuelles

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Parmi les violences dues Ă  l'homophobie les plus rĂ©pandues figurent surtout les passages Ă  tabac, les voies de fait[26], les insultes. L'injure homophobe est, en France, trĂšs commune, bien que souvent dĂ©motivĂ©e : des expressions comme pĂ©dĂ©, tapette ou encore enculĂ© sont frĂ©quentes, en particulier dans les milieux scolaires, ce qui participe Ă  l'entretien d'une homophobie ordinaire[27]. Elles ne servent cependant pas nĂ©cessairement Ă  injurier une personne soupçonnĂ©e d'homosexualitĂ©, et sont parfois mĂȘme employĂ©es par des personnes elles-mĂȘmes homosexuelles.

MĂȘme dans un pays comme la Belgique, traditionnellement en avance dans les droits LGBT (le mariage entre personnes de mĂȘme sexe y est lĂ©gal depuis 2003, la Belgique Ă©tant le deuxiĂšme pays au monde Ă  l'avoir introduit juridiquement), le climat d'homophobie ordinaire dans la rue peut ĂȘtre particuliĂšrement dur pour ceux qui le subissent. En 2012, Ihsane Jarfi est victime d'un meurtre Ă  caractĂšre homophobe dans la rĂ©gion de LiĂšge. Un documentaire, filmĂ© dans des quartiers Ă  forte prĂ©sence immigrĂ©e de Flandre, suit ainsi un couple de garçons faisant face Ă  des injures, moqueries et menaces d'agressions physiques, alors qu'ils ne font que marcher dans la rue, main dans la main[28].

En 1993, dans le Nebraska (États-Unis), Brandon Teena, jeune homme trans, est violĂ©, frappĂ© et assassinĂ©. AprĂšs ce meurtre, un film a rendu hommage Ă  la victime, Boys don't cry, dont le protagoniste est interprĂ©tĂ© par Hilary Swank[29].

En 2004, la militante lesbienne FannyAnn Eddy est violée et assassinée par des inconnus à Freetown, en Sierra Leone[30].

Le 11 juin 2005, une manifestation d'homosexuels et de sympathisants Ă  Varsovie en Pologne tourne mal : des jeunes d'extrĂȘme droite lancent des injures homophobes et provoquent des heurts. Les violences font quelques blessĂ©s[31].

En 2006, en France, Bruno Wiel, jeune homme homosexuel, est passé à tabac et laissé pour mort aprÚs avoir été torturé et violé par quatre jeunes gens. Le procÚs, qui a lieu en 2011, est relayé dans la presse et les journaux nationaux[32]. Les agresseurs sont condamnés à des peines de seize à vingt ans de prison[33].

En 2012, au Chili, à Santiago, un jeune homosexuel, Daniel Zamudio, est torturé et tué par quatre néo-nazis[34].

Le 12 juin 2016 a lieu une fusillade Ă  Orlando dans une boĂźte de nuit homosexuelle, revendiquĂ©e par l'État Islamique, faisant 102 victimes (49 morts et 53 blessĂ©s). Cet attentat constitue le pire acte de violence jamais commis Ă  l'encontre de la communautĂ© homosexuelle aux États-Unis[35]. Le lendemain du massacre, la radio de propagande de l'État islamique revient sur l'Ă©vĂ©nement, en se fĂ©licitant de l'attaque menĂ©e contre les « sodomites Â» par le « frĂšre Omar Mateen, l'un des soldats du califat en AmĂ©rique Â»[36].

Appels Ă  la violence

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En mai 2007, en Russie, alors que le pays s'apprĂȘte Ă  organiser la premiĂšre Gay Pride de son histoire, les milieux nationalistes d'extrĂȘme droite et les mouvements religieux orthodoxes appellent Ă  perturber le dĂ©filĂ©. L'Union de tous les Russes a notamment critiquĂ© violemment « les sodomites et les dĂ©gĂ©nĂ©rĂ©s Â» qui, « malgrĂ© l'interdiction officielle des autoritĂ©s de Moscou, vont conduire le 27 mai (
) un cortĂšge Â» dans le centre de Moscou[37]. Quant au grand mufti de Russie, il a lancĂ© un appel pour « battre Â» les homosexuels qui oseraient participer Ă  la Gay Pride[38].

Un site web dĂ©nommĂ© «Saw Â» publie les donnĂ©es personnelles des activistes LGBTIQ russes et invite ses adeptes Ă  les chasser contre rĂ©munĂ©ration. Elena Grigorievna est assassinĂ©e le 21 juillet 2019 Ă  la suite de la publication de ses donnĂ©es personnelles sur le site[39],[40],[41].

Discrimination

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Sticker contre l'homophobie détourné à des fins homophobes dans les rues de Toulouse.

Dans les annĂ©es 1950 et 1960, au Canada, une campagne de licenciement des homosexuels dans l'administration et l'armĂ©e a Ă©tĂ© menĂ©e ; pour ce faire, chaque personne Ă©tait testĂ©e au moyen d'un appareil, nommĂ© en argot anglais fruit machine ; celui-ci mesurait les rĂ©actions de la pupille, la transpiration et le rythme cardiaque des testĂ©s devant la projection d'images pornographiques homosexuelles[rĂ©f. nĂ©cessaire].

Un article rĂ©cent de deux chercheurs universitaires[42] a, pour la premiĂšre fois, proposĂ© une Ă©valuation Ă©conomĂ©trique, sur le marchĂ© du travail français, de la discrimination salariale fondĂ©e sur l’orientation sexuelle. Il s’agit de la premiĂšre et seule Ă©tude Ă  ce jour[Quand ?] tentant d’évaluer l’ampleur de cette discrimination en France. Les rĂ©sultats obtenus montrent l’existence d’un dĂ©savantage salarial des homosexuels hommes par rapport Ă  leurs homologues hĂ©tĂ©rosexuels, aussi bien dans le secteur privĂ© que dans le secteur public ; l’ampleur de cette discrimination varie de -6,5 % environ dans le secteur privĂ© Ă  -5,5 % dans le secteur public. Dans le secteur privĂ©, le dĂ©savantage salarial subi par les homosexuels masculins est plus Ă©levĂ© pour les travailleurs qualifiĂ©s que pour les non qualifiĂ©s et – dans les deux secteurs – pour les plus ĂągĂ©s que pour les jeunes. La discrimination est Ă©galement plus faible Ă  Paris que dans le reste de la France. Il n'y a toutefois pas assez d'Ă©lĂ©ments dans cette Ă©valuation pour conclure Ă  l’existence d’une discrimination salariale Ă  l’encontre des lesbiennes.

Représentations

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Acceptabilité de l'homosexualité

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Un membre de la Westboro Baptist Church brandit une pancarte sur laquelle est inscrit : « Dieu dĂ©teste les pĂ©dĂ©s Â»

Aux États-Unis, le rĂ©vĂ©rend homophobe Fred Phelps[43] a créé un groupe activiste religieux qui compte une centaine de membres, la Westboro Baptist Church, fondĂ©e sur une thĂ©ologie anti-homosexuelle et essentiellement composĂ©e de proches du fondateur[44].

Étude internationale rĂ©alisĂ©e par le Pew Global Attitudes Project en 2019.
« Laquelle de ces deux propositions est la plus proche de votre propre opinion ?
1) L'homosexualitĂ© devrait ĂȘtre acceptĂ©e par la sociĂ©tĂ©.
2) L'homosexualitĂ© ne devrait pas ĂȘtre acceptĂ©e par la sociĂ©tĂ©. Â» Pourcentage par pays interrogĂ© de personnes Ă©tant en faveur de la rĂ©ponse 1[45] :
  • 0-10% (rejet de l'homosexualitĂ©)
  • 11-20%
  • 21-30%
  • 31-40%
  • 41-50%
  • 51-60%
  • 61-70%
  • 71-80%
  • 81-90%
  • 91-100% (acceptation de l'homosexualitĂ©)
  • Pas de donnĂ©es

Pathologisation de l'homosexualité

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Article dĂ©taillĂ© : Pathologisation de l'homosexualitĂ©.

À partir du xixe siĂšcle, l'homosexualitĂ© est progressivement considĂ©rĂ©e comme une pathologie mentale. DĂšs les annĂ©es 1820, une nomenclature psychiatrique de la sexualitĂ© se dĂ©veloppe, comportant des « perversions de l'instinct sexuel Â»[46]. En 1849, l'aliĂ©niste Claude-François MichĂ©a inclut l'homosexualitĂ© dans cette catĂ©gorie, renommĂ©e « perversions sexuelles Â»[46]. Dans les annĂ©es 1860, journaliste hongro-autrichien Karl-Maria Kertbeny et le juriste allemand Karl Heinrich Ulrichs soutiennent cette vision de l'homosexualitĂ© comme une inversion pathologique et innĂ©e du dĂ©sir sexuel, dans le but de dĂ©fendre une dĂ©criminalisation de l'homosexualitĂ©, alors sĂ©vĂšrement punie par la loi prussienne[47]. Ces thĂ©ories sont reprises par le psychiatre autrichien Richard von Krafft-Ebing dans Psychopathia sexualis en 1886, qui popularise le concept de « perversion sexuelle Â» et introduit une classification typologique de l'homosexualitĂ© masculine[46],[48].

DĂšs ses dĂ©buts, la psychanalyse s'intĂ©resse elle aussi Ă  l'homosexualitĂ©. Les travaux de Freud, qui thĂ©orise l'homosexualitĂ© comme un trouble du dĂ©veloppement psycho-affectif[49], initient un champ d'Ă©tude qui contribue grandement Ă  la pathologisation de l'homosexualitĂ© durant tout le xxe siĂšcle[50]. Ces thĂ©ories, aujourd'hui invalidĂ©es par la science, continuent d'influencer l'opinion publique[48],[47].

Pendant la premiĂšre moitiĂ© du xxe siĂšcle, l'homosexualitĂ© est successivement inscrite dans plusieurs classifications psychiatriques internationales. En 1935, l'American Medical Association la classe comme « sexualitĂ© pathologique Â» dans le Standard Classified Nomenclature of Disease[51], puis, en 1948, l'Organisation mondiale de la santĂ© (OMS) l'intĂšgre dans la sixiĂšme rĂ©vision de la Classification internationale des maladies[49]. L'homosexualitĂ© est incluse comme pathologique dans les deux premiĂšres Ă©ditions du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM) de l'American Psychiatric Association (APA)[51],[52].

DĂšs les annĂ©es 1950, des militants homosexuels ainsi que des scientifiques (notamment Evelyn Hooker et Alfred Kinsey) remettent en cause la pathologisation de l'homosexualitĂ©[53],[54],[55]. Face Ă  leurs mobilisations, le psychiatre Robert Spitzer propose le retrait de l'homosexualitĂ© du DSM : cette dĂ©cision est votĂ©e 1973 et adoptĂ©e en 1974 dans la septiĂšme Ă©dition du DSM-II[56]. Cette premiĂšre dĂ©classification maintient un biais homophobe, Ă  travers le diagnostic d'« orientation sexuelle Ă©godystonique Â», qui n'est supprimĂ© qu'en 1987 dans le DSM-III-R[51],[57]. Au niveau de l'OMS, l'homosexualitĂ© est retirĂ©e de la liste des maladies mentales avec la CIM-10, adoptĂ©e le 17 mai 1990 et mise en application le 1er janvier 1993[47],[58].

La pathologisation de l'homosexualitĂ© a conduit Ă  la mise en place des thĂ©rapies de conversion, Ă  partir du milieu du XIXe siĂšcle. Ces mĂ©thodes, qui, pour Victor Madrigal Borloz, « peuvent ĂȘtre assimilĂ©es Ă  des actes de torture Â», consistent durant le xxe siĂšcle en des traitements psychiatriques lourds, incluant des Ă©lectrochocs et des lobotomies[59]. Depuis les annĂ©es 1990, les thĂ©rapies de conversion sont reconnues comme inefficaces[60]. Elles peuvent engendrer des consĂ©quences nĂ©gatives graves et durables sur les personnes homosexuelles[61].

De nos jours, la pathologisation de l'homosexualité est largement invalidée par la science, qui considÚre l'homosexualité comme une variation normale de la sexualité humaine[51]. Cependant, ces théories restent parfois diffusées dans l'opinion, notamment par des instances religieuses (pape François en 2018[62]) ou à l'occasion de débats autour des droits des personnes LGBT+ (ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes célibataires en France[48]).

Conception de l'homosexualité comme inférieure à l'hétérosexualité

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Conceptions religieuses
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Article dĂ©taillĂ© : HomosexualitĂ© dans les religions.

Le CatĂ©chisme de l'Église catholique qualifie l'homosexualitĂ© de « dĂ©sordonnĂ©e Â» et Ă©crit que les actes d'homosexualitĂ© « ne sauraient recevoir d’approbation en aucun cas Â». Le catĂ©chisme ajoute cependant que « (les personnes homosexuelles) doivent ĂȘtre accueillies avec respect, compassion et dĂ©licatesse. On Ă©vitera Ă  leur Ă©gard toute marque de discrimination injuste Â»[63].

Les perceptions de l'homosexualitĂ© dans les Églises chrĂ©tiennes Ă©vangĂ©liques sont variĂ©es. Elles vont de conservatrice fondamentaliste ou modĂ©rĂ©e Ă  libĂ©rale ou progressiste (Église inclusive)[64]. La position conservatrice fondamentaliste est trĂšs hostile aux personnes homosexuelles et est impliquĂ©e dans des causes anti-gays et des dĂ©clarations homophobes[65]. Selon les Ă©glises de ce courant, l'homosexualitĂ© et les homosexuels seraient une grave menace Ă  combattre[66]. Dans les groupes les plus radicaux, des activistes religieux sont impliquĂ©s dans des causes anti-gays et des dĂ©clarations homophobes[67].

Selon les TĂ©moins de JĂ©hovah, l'homosexualitĂ©, tant masculine que fĂ©minine, est une pratique considĂ©rĂ©e comme moralement « mauvaise Â» et « contre-nature Â». Un fidĂšle qui s'y adonnerait risque l'excommunication s'il ne se repent pas[68]. Cette excommunication entraine le risque d'une isolation sociale de l'homosexuel excommuniĂ©.

Concernant l'Islam, en plus de certains passages du Coran condamnant l'homosexualitĂ©, on peut relever que la quasi-totalitĂ© des pays dont la population est essentiellement musulmane la considĂšre comme un dĂ©lit conduisant Ă  des peines allant jusqu'Ă  10 ans de prison. Selon l'ILGA, l'homosexualitĂ© est passible de la peine de mort dans 7 pays : Afghanistan, Brunei, Mauritanie, NigĂ©ria, Arabie Saoudite, YĂ©men et Iran[69].

Conséquences

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La peur de l'agression, verbale ou physique, est un trait partagĂ© par nombre d'homosexuels, qui, le plus souvent, dĂ©sertent les zones rurales afin de gagner la ville, oĂč les populations seraient plus ouvertes et moins agressives.

Daniel Borrillo estime, dans son Que sais-je ? consacrĂ© Ă  l'homophobie, que les personnes homosexuelles qui grandissent dans un monde plutĂŽt hostile Ă  l'homosexualitĂ©, et oĂč il n'en existe pas de modĂšles valorisĂ©s, intĂ©riorisent la violence homophobe qui les entoure (injures, propos mĂ©prisants, condamnations morales
). Cette intĂ©riorisation de l'homophobie peut entraĂźner un sentiment de culpabilitĂ©, de honte ; elle peut mĂȘme ĂȘtre cause de dĂ©pression ou de suicide (l'homophobie serait l'une des principales causes de suicide chez les adolescents)[70].

Lutte contre l'homophobie

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Soutien aux victime

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Le soutien aux victimes d'homophobie et de biphobie peut se faire via l'appui aux actions en justice qu'elles peuvent intenter (injures, discrimination Ă  l'embauche, etc.), ou encore, via les lignes d'Ă©coute telles que celle d'SOS Homophobie en France ou Interligne au QuĂ©bec.

Il est aussi possible d'apporter du soutien moral aux lesbiennes, gays, bisexuels, ou encore, un accompagnement pĂ©dagogique aux parents et amis aprĂšs l'annonce de l'homosexualitĂ© ou de la bisexualitĂ© de l'un de leurs proches. En France, cela est possible grĂące Ă  des lignes d'Ă©coute, par exemple celle de l'association Contact[rĂ©f. nĂ©cessaire] , ainsi qu'au travers de ses brochures, ses groupes d'Ă©coute et de paroles, ses accueils individualisĂ©s, disponibles dans de nombreux dĂ©partements de France. Des associations similaires Ă  Contact existent dans de nombreux pays du monde.

Au Canada, en 2007, deux Ă©lĂšves prennent l'initiative d'inciter tous leurs camarades Ă  porter du rose pour soutenir un de leurs camarades plus jeunes, qui avait Ă©tĂ© harcelĂ© le jour de la rentrĂ©e et insultĂ© avec des insultes homophobes parce qu'il portait un vĂȘtement rose. Cette initiative dĂ©bouche sur la crĂ©ation d'une journĂ©e de sensibilisation internationale, l'International Day of Pink, qui a lieu chaque annĂ©e au mois d'avril. Les Ă©lĂšves et les adultes sont incitĂ©s Ă  porter du rose pour manifester leur soutien aux jeunes LGBT+ et leur refus du harcĂšlement[71].

Stratégies de vie

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Lutte politique

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La journĂ©e mondiale de lutte contre l'homophobie a Ă©tĂ© instituĂ©e le 17 mai 2005 par Louis-Georges Tin, prĂ©sident du ComitĂ© IDAHO (International Day Against Homophobia). Aujourd'hui, cette journĂ©e est cĂ©lĂ©brĂ©e dans plus de 60 pays Ă  travers le monde, et elle est reconnue par la France, la Belgique, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, le Luxembourg, le Mexique (pays oĂč la Commission citoyenne contre les crimes pour homophobie recense plus de 1 300 assassinats homophobes entre 1995 et 2016[72]) et le Costa Rica. À cette occasion est créé en France le RĂ©seau d'aide aux victimes d'agression et de discrimination (RAVAD).

Le 15 juin 2006, le Parlement europĂ©en a adoptĂ© une rĂ©solution sur la montĂ©e des violences racistes et homophobes en Europe, demandant des sanctions contre les pays membres qui ne lutteraient pas contre ces discriminations allant Ă  l'encontre de la Charte des droits fondamentaux de l'Union europĂ©enne et du traitĂ© instituant la CommunautĂ© europĂ©enne, qui interdisent « toute discrimination fondĂ©e notamment sur le sexe, la race, la couleur, les origines ethniques ou sociales, les caractĂ©ristiques gĂ©nĂ©tiques, la langue, la religion ou les convictions, les opinions politiques ou toute autre opinion, l'appartenance Ă  une minoritĂ© nationale, la fortune, la naissance, un handicap, l'Ăąge ou l'orientation sexuelle Â». Dans ce mĂȘme texte, l'Union europĂ©enne reconnaĂźt officiellement la JournĂ©e mondiale de lutte contre l'homophobie. En septembre 2011, Thomas Hammarberg, le Commissaire pour les droits de l'homme du Conseil de l'Europe, a publiĂ© le document Discrimination fondĂ©e sur l'orientation sexuelle et l'identitĂ© de genre en Europe[73], concernant la situation en Europe entiĂšre en matiĂšre de discrimination.

Le 26 mars 2007, les Principes de Jogjakarta ont été présentés devant le Conseil des droits de l'homme des Nations unies. Il s'agit du premier texte qui prévoit d'appliquer les droits internationaux de l'Homme aux questions de l'orientation sexuelle et de l'identité de genre. Des représentants de cinquante-quatre pays ont apporté leur soutien à ces principes.

En 2008, Ă  la suite de la campagne pour une dĂ©pĂ©nalisation universelle de l'homosexualitĂ©, lancĂ©e par le ComitĂ© IDAHO, le gouvernement français porte un texte sur orientation sexuelle et identitĂ© de genre Ă  l'AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies. Cette dĂ©claration est signĂ©e par 67 pays[rĂ©f. nĂ©cessaire] : c'est une premiĂšre historique.

Le 15 juin 2011, le Conseil des droits de l'homme des Nations unies a adopté une résolution contre la violence relative à l'orientation et l'identité sexuelle faisant suite à la Déclaration et programme d'action de Vienne[74]. Consécutivement, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme a formé un rapport sur les violations à ces principes, notamment les lois et pratiques discriminatoires mondiales[75].

Travail de mémoire

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Voir la catĂ©gorie : Monument Ă  la mĂ©moire des personnes homosexuelles persĂ©cutĂ©es.

Dans de nombreux pays, des mémoriaux et monuments sont érigés pour accompagner la lutte contre l'homophobie et commémorer les victimes[76].

Ces monuments peuvent ĂȘtre d'ordre gĂ©nĂ©ral (Homomonument Ă  Amsterdam, 1987, Sitges contra la homofobia Ă  Sitges, 2006, Monument en mĂ©moire des gays, lesbiennes et personnes trans persĂ©cutĂ©es Ă  Barcelone, 2011) ou ramener Ă  une pĂ©riode prĂ©cise de l'histoire du pays (MĂ©morial aux victimes gays et lesbiennes du national-socialisme, Ă  Cologne, 1995, MĂ©morial aux homosexuels persĂ©cutĂ©s pendant la pĂ©riode nazie, Ă  Berlin, 2008, Monument en mĂ©moire des victimes du franquisme en raison de leur orientation sexuelle, Ă  Durango, 2009) ou un Ă©vĂ©nement prĂ©cis, comme le Stonewall National Monument Ă  New York, dĂ©signĂ© en 2016 par le prĂ©sident Barack Obama[77].

Ils peuvent également rendre hommage à une personnalité victime de l'homophobie, comme le Mémorial Alan Turing, à Manchester, inauguré en 2001. En France, la mairie de Paris inaugure en 2014 dans la rue Montorgueil une plaque en mémoire de Jean Diot et Bruno Lenoir, les deux derniers Français condamnés à la peine de mort pour homosexualité[78]. Il existe également une rue Pierre-Seel, déporté français pour homosexualité, à Paris[79] et à Toulouse[80].

Causes

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Non-acceptation de sa propre homosexualité ou bisexualité

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Article connexe : BisexualitĂ©#Homophobie comme non-acceptation.

L'explication psychanalyste de l'homophobie comme peur inavouĂ©e de ses propres penchants homosexuels a Ă©tĂ© proposĂ©e dĂšs 1914[81]. L'homosexualitĂ© est ainsi censĂ©e provoquer de l'angoisse chez de nombreux hommes, car cela « dĂ©clenche une prise de conscience de leurs propres caractĂ©ristiques fĂ©minines, telles la passivitĂ© ou la sensibilitĂ©, qu'ils considĂšrent comme des signes de faiblesse Â»[82]. Cette explication permet aussi d'expliquer pourquoi les hommes sont plus frĂ©quemment homophobes que les femmes[82]. Élisabeth Badinter parle de l'homophobie comme un « mĂ©canisme de dĂ©fense psychique Â» ainsi que de « stratĂ©gie pour Ă©viter la reconnaissance d'une part inacceptable de soi Â»[83].

Certains dirigeants mariĂ©s Ă  des femmes et opposĂ©s Ă  l’homosexualitĂ©, ont Ă©tĂ© impliquĂ©s dans des scandales d’adultĂšres avec des hommes, en contradiction avec leurs discours[84],[85],[86].

En 1996, Henry Adams, professeur Ă©mĂ©rite de psychologie Ă  l'universitĂ© de GĂ©orgie, met en place un protocole pour tester cette hypothĂšse, et ses conclusions sont reprises par l'American Psychological Association[87]. L'expĂ©rience a Ă©tĂ© menĂ©e avec des personnes se dĂ©clarant exclusivement hĂ©tĂ©rosexuelles[87],[88] ; les sujets ont Ă©tĂ© divisĂ©s en deux groupes : ceux qui exprimaient des sentiments homophobes, et les autres. AprĂšs avoir posĂ© des capteurs sur leurs pĂ©nis pour observer leurs rĂ©actions, on a fait regarder Ă  ces hommes des films pornographiques homosexuels (plus prĂ©cisĂ©ment des films Ă©rotiques). À l'issue de l'expĂ©rience, 44 % des hommes se disant « non-homophobes Â» ont montrĂ© des traces d'excitation, contre 80 % de ceux se dĂ©clarant homophobes. De mĂȘme, 24 % des non-homophobes Ă©taient en Ă©rection complĂšte, contre 54 % pour les « homophobes Â». Toutefois, les auteurs de l'expĂ©rience eux-mĂȘmes soulignent que l'anxiĂ©tĂ© augmente l'excitation sexuelle, que cela a pu contribuer Ă  augmenter les rĂ©sultats des « homophobes Â» et que d'autres expĂ©riences sont nĂ©cessaires[88],[87]. En outre, l'idĂ©e mĂȘme d'extrapoler les penchants sexuels d'un individu Ă  partir de ses rĂ©actions Ă  des stimuli visuels issus de productions vidĂ©o prĂ©cisĂ©ment destinĂ©es Ă  provoquer l'excitation est sujette Ă  caution. La thĂšse d'Adams, qui a Ă©tĂ© contestĂ©e[89], a nĂ©anmoins Ă©tĂ© reprise par plusieurs de ses collĂšgues[90],[91].

Un article de The Economist rĂ©digĂ© par un journaliste spĂ©cialement dĂ©pĂȘchĂ© en AmĂ©rique latine, connue pour sa trĂšs forte homophobie culturelle, constate que « L'AmĂ©rique Latine a une longue histoire d'ambivalence et d'hypocrisie sur l'homosexualitĂ© Â»[92]. La culture latino-amĂ©ricaine, trĂšs machiste, accepte que des hommes aient des relations sexuelles avec d'autres hommes, mais seulement s'ils tiennent le rĂŽle actif[93] ; les hommes en question, qui s'engagent dans des relations sexuelles avec des hommes et des femmes se voient comme « hĂ©tĂ©rosexuels Â»[94]. Les hommes perçus comme effĂ©minĂ©s seraient ainsi les principaux concernĂ©s par la stigmatisation, ceux qui sont, ou qui sont perçus comme Ă©tant, passifs dans la relation.

Autres explications

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L'homophobie peut ĂȘtre de diffĂ©rentes origines : issue de positions religieuses, de considĂ©rations culturelles sur le rĂŽle social des sexes et les normes sociales allant avec, ou de considĂ©rations cliniques (en mĂ©decine, en particulier en psychiatrie, et en psychologie)[59].

Pour Christophe Gentaz[95], l'homophobie masculine renvoie à des mécanismes de défense psychique mis en place pour protéger le sentiment de virilité.

Lien avec d'autres discriminations

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Hétérosexisme

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Article dĂ©taillĂ© : HĂ©tĂ©rosexisme.

L'hĂ©tĂ©rosexisme est « un systĂšme idĂ©ologique qui nie, dĂ©nigre et stigmatise toute forme de comportement, identitĂ©, relation ou communautĂ© non hĂ©tĂ©rosexuels Â»[96]. Ce terme met en parallĂšle les manifestations homophobes avec d'autres attitudes, comme le racisme, l'antisĂ©mitisme et le sexisme[96].

Le professeur Gregory M. Herek (en) de l'UniversitĂ© de Californie Ă  Davis note que l'hĂ©tĂ©rosexisme se base sur deux mĂ©caniques liĂ©es, l'invisibilitĂ© et l'agressivitĂ© : l'homosexualitĂ© Ă©tant la plupart du temps invisible dans les reprĂ©sentations culturelles, lorsque des personnes s'engagent publiquement dans des relations homosexuelles, elles deviennent des cibles d'attaques venues du reste de la sociĂ©tĂ©[96].

Le militant contre l'homophobie et le racisme Louis-Georges Tin estime que l'homophobie serait un fruit de l'hĂ©tĂ©rosexisme, c'est-Ă -dire de la suprĂ©matie du modĂšle social hĂ©tĂ©rosexuel, prĂ©sentĂ© comme le seul existant, en dehors toutefois du cĂ©libat ecclĂ©siastique ou monacal, dans les sociĂ©tĂ©s actuelles. L'homosexuel, selon Tin, n'aurait pas de reprĂ©sentation de lui-mĂȘme lui permettant de se situer par rapport Ă  une norme autre que l'hĂ©tĂ©rosexualitĂ©[rĂ©f. nĂ©cessaire].

Notes et références

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Notes

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  1. ↑ L'homophobie peut ainsi concerner les lesbiennes (lesbophobie), les hommes homosexuels, les bisexuels (biphobie). Bien que la transidentitĂ© ne se rĂ©fĂšre pas Ă  une orientation sexuelle, les mĂ©canismes de discrimination sont semblables (transphobie). Voir Caroline Clauss-Ehlers, Encyclopedia of Cross-Cultural School Psychology, Volume 2, p. 524

Références

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  1. ↑ « gayphobie Â», dans Wiktionnaire, le dictionnaire libre, 3 aoĂ»t 2025 (lire en ligne)
  2. ↑ « follophobie Â», dans Wiktionnaire, le dictionnaire libre, 3 aoĂ»t 2025 (lire en ligne)
  3. ↑ a b c et d Borrillo et MĂ©cary 2019, p. 3.
  4. ↑ (en) Caroline Clauss-Ehlers, Encyclopedia of Cross-Cultural School Psychology, Volume 2, p. 524
  5. ↑ Borrillo et MĂ©cary 2019, p. 11.
  6. ↑ Borrillo et MĂ©cary 2019, p. 26.
  7. ↑ Claire Hugonnier, « Homophobie Â», dans Nolwenn Lorenzi Bailly et Claudine MoĂŻse (dirs.), Discours de haine et de radicalisation : Les notions clĂ©s, ENS Ă©ditions, coll. Â« Langages Â», 2023 (ISBN 979-10-362-0591-0), p. 345
  8. ↑ Créé par le Dr Wainwright Churchill dans Comportement homosexuel chez les mĂąles, publiĂ© en 1967.
  9. ↑ Cf. Daniel Borrillo, L'homophobie, Ă©ds Presses Universitaires de France, 2000, p. 12.
  10. ↑ Daniel Sibony, « Ne pas aimer n'est pas phobie Â», LibĂ©ration,‎ 9 dĂ©cembre 2004 (lire en ligne)
  11. ↑ Anne-Marie Le Pourhiet, « L'esprit critique menacĂ© Â», Le Monde,‎ 3 dĂ©cembre 2005 (lire en ligne)
  12. ↑ (en) James Rainey, « No more 'homophobia'? AP raises the question Â», Los Angeles Times,‎ 28 novembre 2012 (lire en ligne)
  13. ↑ (ru) ĐĄĐČĐŸĐŽ заĐșĐŸĐœĐŸĐČ ŃƒĐłĐŸĐ»ĐŸĐČĐœŃ‹Ń…, vol. I, ĐĄĐ°ĐœĐșт-ĐŸĐ”Ń‚Đ”Ń€Đ±ŃƒŃ€Đł, йОп. II ĐŸŃ‚ĐŽĐ”Đ»Đ”ĐœĐžŃ ĐĄĐŸĐ±ŃŃ‚ĐČĐ”ĐœĐœĐŸĐč Е. И. В. ĐșĐ°ĐœŃ†Đ”Đ»ŃŃ€ĐžĐž,‎ 1832, 561 p. (lire en ligne), p. 213.
  14. ↑ Daniel Borrillo, L'Homophobie, PUF, coll. Â« Que sais-je ? Â» no 3563, 2001, p. 76-77).
  15. ↑ (ru) МаĐșŃĐžĐŒ Đ“ĐŸŃ€ŃŒĐșĐžĐč, « ĐŸŃ€ĐŸĐ»Đ”тарсĐșĐžĐč ĐłŃƒĐŒĐ°ĐœĐžĐ·ĐŒ Â», ПраĐČЎа, no 140,‎ 23 mai 1934 (lire en ligne, consultĂ© le 12 juin 2020)
  16. ↑ Nathalie Versieux, « En Allemagne, vers la rĂ©habilitation des homosexuels condamnĂ©s Â», sur LibĂ©ration (consultĂ© le 22 mai 2025)
  17. ↑ Cheick Beldh’or Sigue, dans Le Pays. Article « Afrique. L'homophobie a le vent en poupe Â», citĂ© dans Courrier international du 23-08-2007, [lire en ligne]
  18. ↑ « Maroc: Quatre mois de prison ferme pour la victime d'une agression homophobe Â», sur 20minutes.fr
  19. ↑ Article de CNN sur la dĂ©cision de la Cour suprĂȘme : http://www.cnn.com/2003/LAW/06/26/scotus.sodomy
  20. ↑ Article de American civil liberty union sur le cas Limon : https://www.aclu.org/news/aclu-applauds-unanimous-kansas-supreme-court-decision-reversing-conviction-gay-teen-unfairly
  21. ↑ « Le prĂ©sident demande aux gays de « quitter le pays Â» Â», dans Courrier international du 20-05-2008, [lire en ligne]
  22. ↑ Texte sur le site du Vatican.
  23. ↑ a et b Ben Steele, Franco Bogino et Ayandele Alex Pascall, « Russie, l'enfer des homos Â», RTS Un, Radio tĂ©lĂ©vision suisse « Temps prĂ©sent Â»,‎ 19 juin 2014 (lire en ligne [[vidĂ©o] durĂ©e : 51:01])
    « Exclusion, traque sur Internet, opĂ©rations punitives menĂ©es par des milices et « tolĂ©rĂ©es Â» par la police, il ne fait pas bon ĂȘtre homosexuel en Russie. Sur les rĂ©seaux sociaux, des extrĂ©mistes postent des vidĂ©os montrant les tortures et les humiliations qu'ils font subir Ă  des homosexuels. Ce reportage pĂ©nĂštre au sein de deux rĂ©seaux extrĂ©mistes et donnent la parole tant aux bourreaux qu'Ă  leurs victimes. Â»
  24. ↑ (es) Álvaro P. Ruiz de Elvira, « Netflix rescata en España la serie que no pudo hacer en TurquĂ­a por tener un personaje gay Â», sur El PaĂ­s, 15 avril 2021 (consultĂ© le 16 janvier 2023)
  25. ↑ « Cette loi « anti-homosexualitĂ© Â» en Ouganda inquiĂšte le monde entier Â», sur Le HuffPost, 29 mai 2023 (consultĂ© le 30 mai 2023)
  26. ↑ L'association française SOS Homophobie a Ă©tĂ© informĂ©e, au niveau national en 2006, de trois agressions physiques par semaine. Ces chiffres ne reflĂštent qu'une petite partie des cas qui se produisent en France, car nombre de victimes ne se signalent pas aux associations et ne portent pas plainte.CommuniquĂ© de SOS Homophobie paru le 15 mai 2007 (site de SOS Homophobie consultĂ© le 15 dĂ©cembre 2007)
  27. ↑ « La majoritĂ© (55 %) des manifestations d'homophobie recensĂ©es [en milieu scolaire] sont des moqueries et insultes. Ces actes sont renouvelĂ©s ou permanents pour 46 % d'entre eux. Les groupes de travail et les experts auditionnĂ©s ont tous soulignĂ© la banalisation des insultes LGBT dĂšs l'Ă©cole primaire, phĂ©nomĂšne culturel qui semble ne pas ĂȘtre suffisamment pris en compte par les Ă©quipes Ă©ducatives. L'emploi de mots comme « pĂ©dĂ© Â» ou « enculĂ© Â», par exemple, n'est d'ailleurs souvent pas conscientisĂ© par le jeune. Ce mot est employĂ© comme une simple expression courante, bien que trĂšs stigmatisante Â». Voir Michel TeychennĂ©, Discrimination LGBT-phobes Ă  l'Ă©cole. État des lieux et recommandations. Rapport de Michel TeychennĂ© Ă  Monsieur de Ministre de l'Ă©ducation nationale, MinistĂšre de l'Éducation nationale, juin 2013, p. 10-14.
  28. ↑ Christophe Cordier, Belgique: l’homophobie quotidienne filmĂ©e en camĂ©ra cachĂ©e, TĂȘtu.com
  29. ↑ Marie-HĂ©lĂšne Bourcier, « Brandon Teena a vĂ©cu l'enfer de la transphobie et pas celui de l'homophobie. Boys Don't Cry ou le mĂ©lange des genres. Â», LibĂ©ration,‎ 12 avril 2000 (lire en ligne, consultĂ© le 5 aoĂ»t 2020).
  30. ↑ http://old.tassedethe.com/cadres/souscadre/journpages/africa.htm http://www.prochoix.org/cgi/blog/index.php/2004/10/06/2163-sierra-leone-fanny-ann-eddy-a-ete-assassinee-ilga
  31. ↑ "Varsovie : 2500 homosexuels ont manifestĂ©", Illico, 13 juin 2005.
  32. ↑ Homophobie: qui sont les agresseurs de Bruno Wiel?, Victoire Meynial, Lexpress.fr, publiĂ© le 20 janvier 2011
  33. ↑ De 16 à 20 ans de prison pour les tortionnaires de Bruno Wiel, Le Monde.fr, 8 janvier 2011
  34. ↑ « Chili: Un jeune gay torturĂ© par quatre nĂ©onazis Â», 20 minutes,‎ 30 mars 2012 (lire en ligne, consultĂ© le 5 aoĂ»t 2020).
  35. ↑ (en) « The Long, Tragic History of Violence at LGBTQ Bars and Clubs in America Â», Slate, 12 juin 2016.
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  37. ↑ "L'extrĂȘme-droite fait la chasse aux homos Ă  Moscou", Le Figaro, 2 mai 2006.
  38. ↑ « Des ultra-nationalistes menacent la Gay Pride Â» dans Le Nouvel Obs web, 22/05/2006
  39. ↑ (en-GB) « Russia website wants users to hunt gays in Saw-inspired horror 'game' Â», sur Gay Star News, 26 avril 2018 (consultĂ© le 17 dĂ©cembre 2019)
  40. ↑ (en) Anna Nemstova, « Is the Infamous Russian Troll Farm Pushing Deadly LGBT Hate? Â», Daily Beast,‎ 25 juillet 2019 (lire en ligne, consultĂ© le 17 dĂ©cembre 2019)
  41. ↑ (en) « Russian LGBT Activist Is Found Dead; Friends Say She Was Threatened Â», sur NPR.org (consultĂ© le 17 dĂ©cembre 2019)
  42. ↑ Thierry Laurent et Ferhat Mihoubi, "« Moins Ă©gaux que les autres ? Orientation sexuelle et discrimination salariale en France Â»(Archive.org ‱ Wikiwix ‱ Google ‱ Que faire ?)", 2010
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Bibliographie

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Ouvrages généraux

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  • Arnaud Alessandrin (dir.) et Yves Raibaud, GĂ©ographie des homophobies, Armand Colin, 2013
  • (en) Warren J. Blumenfeld (dir.), Homophobia an overview, États-Unis, Beason Press Books, 1992.
  • Daniel Borrillo et Caroline MĂ©cary, L'Homophobie, Paris, Humensis/Presses universitaires de France, coll. Â« Que sais-je ? Â» (no 3563), 2019, 127 p. (ISBN 978-2-13-081706-2).
  • Pierre Dutey, Daniel Welzer-Lang et Michel Dorais (dir.), La Peur de l'autre en soi, du sexisme Ă  l'homophobie, VLB,, MontrĂ©al, 1994.....
  • Éric Fassin, L'Inversion de la question homosexuelle, Paris, Éditions Amsterdam, 2005.
  • Antoine Idier, Les AlinĂ©as au placard : L’abrogation du dĂ©lit d’homosexualitĂ© (1977-1982), Paris, Les Ă©ditions Cartouche, coll. Â« Cartouche idĂ©es Â», 2013, 201 p. (ISBN 978-2-36622-003-2)
    Thierry Pastorello, « Antoine Idier, Les alinĂ©as au placard : l’abrogation du dĂ©lit d’homosexualitĂ© (1977-1982) Â», Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique, no 124,‎ 2014, p. 223-229 (lire en ligne)
  • Julien Picquart, SOS Homophobie et LDH, Le Droit d'aimer. Combattre l'homophobie, Syros, 2005.
  • Julien Picquart, Pour en finir avec l'homophobie, LĂ©o Scheer, 2005.
  • MickaĂ«l TempĂȘte, La Gaie panique. Une histoire politique de l'homophobie, Ă©ditions Divergences, 2024.
  • SOS homophobie, Rapport 2010 sur l'homophobie
  • SOS homophobie, EnquĂȘte sur la lesbophobie, 2008
  • Louis-Georges Tin (dir.), Dictionnaire de l'homophobie, Paris, PUF, 2003, 451 p. (ISBN 2-13-053582-8).

Articles

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  • Arnaud Alessandrin et Yves Raibaud, « Les lieux de l’homophobie ordinaire Â», Cahiers de l’action, vol. 40, no 3,‎ 2013, p. 21-26.
  • « Ă€ cause de ce que je suis homophobie, transphobie et crimes de haine en Europe Â», sur amnesty.fr, 19 septembre 2013
  • Christophe Gentaz, « L'homophobie, prĂ©servatif psychique de la virilitĂ© ? Â», La peur de l'autre en soi : du sexisme Ă  l'homophobie, MontrĂ©al, VLB Éditions,‎ 1994 (ISBN 9782890055872, rĂ©sumĂ©, lire en ligne), directeurs de publication : Daniel Welzer-Lang, Pierre Dutey, Michel Dorais (OCLC 32743526)
  • Christophe Gentaz (auteur) et AndrĂ© Akoun (directeur de recherche), Essai d’épistĂ©mologie de l'homophobie (DEA de Sciences sociales, « Cultures et comportements sociaux Â», option : sociologie, mĂ©moire secondaire, membres du jury : Michel Maffesoli & AndrĂ© Akoun), UniversitĂ© RenĂ© Descartes (Paris V), UFR de Sciences sociales, Sorbonne, 30 septembre 1993, 41 p. (lire en ligne [PDF])
  • Thierry Laurent et Ferhat Mihoubi, Moins Ă©gaux que les autres ? Orientation sexuelle et discrimination salariale en France, Centre d'Étude des Politiques Économiques de l'UniversitĂ© d'Evry (EPEE), 2010.
  • Gregory Herek, « L’homophobie Â», dans Dynes (Wayne R.), Encyclopedia of Homosexuality, vol. I, New York, 552 p..
  • (en) Gregory Herek, « A social psychological perspective on attitudes toward lesbians an gay men Â», Journal of homosexuality, no 10,‎ 1984, p. 1-21.
  • Thierry Pastorello, « L’abolition du crime de sodomie en 1791 : un long processus social, rĂ©pressif et pĂ©nal Â», Cahiers d'histoire. Revue d'histoire critique, nos 112-113,‎ 2010, p. 197-208 (lire en ligne)
  • Thierry Pastorello, « La sodomie sous l'Ancien RĂ©gime : Sources juridico-thĂ©ologiques et rĂ©alitĂ© de la rĂ©pression Â», sur suite101.fr, 26 mars 2010
  • (en) Kenneth Plummer, Sexual Stigma. An Interactionist account, Routledge & Kegan Paul., 1976.
  • (en) S Morin et Garfinkle, « Male homophobia Â», Journal of Social Issues, vol. 34, no 1,‎ 1978.
  • Michael Sibalis, « Tantes Â» et « JĂ©sus Â» : La police des homosexuels sous le Second Empire Â», dans Bruno Fuligni, Dans les secrets de la police : Quatre siĂšcles d'Histoire, de crimes et de faits divers dans les archives de la PrĂ©fecture de police, Paris, L’Iconoclaste, coll. Â« Beaux Livres Histoire Â», 2008 (ISBN 978-2-913366-20-6), p. 82-88

Divers

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  • John Boswell, Christianisme, tolĂ©rance sociale et homosexualitĂ©, NRF, Gallimard (eds.), Paris, 1985.
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  • Jean Cottraux, Évelyne Mollard, Les phobies, perspectives nouvelles, PUF, 1986 b premiĂšre Ă©dition.
  • Anne-Marie Daune-Richard et Anne-Marie Devreux, CatĂ©gorisation sociale de sexe et construction sociologique du rapport social entre les sexes in CatĂ©gorisations de sexe et constructions scientifiques, CEFUP, 1989, p. 67.
  • Olivier Delorme, La QuatriĂšme RĂ©vĂ©lation, H&O, 2005. Sur les racines chrĂ©tiennes de l'homophobie.
  • Walter de Gryter, Psychembel Klinisches Wöterbuch stichwort Phobie, Berlin et New York, 1986, p. 1298
  • Warren J. Blumenfeld, Homophobia, an overniew, États-Unis, 1992.
  • L’homophobie, l’hĂ©tĂ©rosexisme et le sida; en vue d’une rĂ©action plus efficace au sida, SociĂ©tĂ© canadienne du sida, Ottawa, 1991.
  • Richard von Krafft-Ebing, Psychopatia sexualis, PremiĂšre Édition en 1878, Paris, Payot, 1931.
  • HervĂ© Liffran, La loi homophobe, 9 000 condamnations, in Homophonies, no 15, 1982, p. 9.
  • Rommel Mendes-Leite, Pratiques Ă  risque: les fictions dangereuses, in Le Journal du sida, no 42, septembre 1992
  • Serge Simon (Ă©ditĂ© par), Homophobie 2004 France, Ă©d. Le bord de l'eau, 2004, (ISBN 2-911803-99-X) ; compilation de lettres homophobes reçues par NoĂ«l MamĂšre au printemps 2004.

Littérature jeunesse

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  • Christophe LĂ©on, EmbardĂ©e, Ă©ditions La Joie de lire, 2015 [prĂ©sentation en ligne]
    Dans ce roman pour adolescents, l'auteur imagine un retour de l'intolérance et la ghettoïsation des homosexuels dans un futur proche, afin de faire réfléchir les plus jeunes lecteurs aux dérives de l'homophobie.

Voir aussi

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Sur les autres projets Wikimedia :

  • Homophobie, sur Wikimedia Commons
  • homophobie, sur le Wiktionnaire

Articles connexes

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Une catĂ©gorie est consacrĂ©e Ă  ce sujet : Homophobie.
  • Biphobie
  • DĂ©pĂ©nalisation de l'homosexualitĂ©
  • Droits LGBT
  • HĂ©tĂ©ronormativitĂ©
  • HĂ©tĂ©rosexisme
  • HĂ©tĂ©ronationalisme
  • HomosexualitĂ© dans le football professionnel
  • Lesbophobie
  • Lois contre le racisme et les discours de haine
  • Mouvement LGBT
  • Principes de Jogjakarta
  • ThĂ©rapie de conversion
  • Transphobie
  • Violences contre la communautĂ© LGBT

Liens externes

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