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Ne doit pas être confondu avec Humilité.

Une humiliation est un rabaissement conduisant à une blessure d'amour-propre, une souffrance, un état d'impuissance ou de soumission. L'humiliation peut être le fait d'une agression, d'une intimidation, d'une maltraitance physique ou mentale, d'une répétition traumatique, d'une intégrité brisée, de l'embarras ou de la gêne selon les cas.

L'humiliation s’accompagne fréquemment d’émotions telles que la déception, la colère, le sentiment d’injustice, la honte ou la tristesse, ainsi que l’impression de paraître ridicule. Ses effets peuvent être profonds, allant d’une atteinte à l’identité et à l’image de soi à une perte d’estime personnelle, voire à des conséquences graves comme la dépression, l’automutilation, des pensées suicidaires ou de vengeance, des réactions de violence ou du terrorisme[1].

Bien que cela soit moins connu, il est possible qu'un individu tente de s'humilier lui-même, par exemple par comportement post-traumatique ou dans un contexte sexuel.

Psychologie

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L'humiliation d'un individu par un autre (le « bourreau ») est souvent utilisée pour exprimer la puissance envers le rabaissement. C'est une forme d'oppression, d'agression ou d'abus utilisés aussi bien dans un contexte privé, qu'en entreprise, à l'école, en politique ou par des policiers ou militaires dans les prisons en guise de torture. Toutes les formes de violences peuvent provoquer un sentiment d'humiliation[2]. L’humiliation constitue une expérience universelle, transcendant les époques et les cultures, qui menace l’intégrité personnelle et le sentiment d’humanité[3].

L’humiliation est étroitement liée à divers troubles psychiques, dont les conséquences peuvent être sévères et durables. La peur d’être jugé alimente l’anxiété sociale[4], tandis que des expériences d’humiliation peuvent provoquer des dépressions, du désespoir et des conduites suicidaires[5].

Une étude montre que la réaction à l’humiliation dépend de la manière dont elle est perçue. Les personnes qui mettent l’accent sur l’injustice ressentie intériorisent moins la dévalorisation sous-jacente à l’humiliation que celles qui en perçoivent surtout la cruauté. Dans les deux cas, ces perceptions peuvent déclencher des réactions agressives liées à la colère. Cependant, la perception de la cruauté conduit paradoxalement à une réaction plus passive, due au sentiment d’impuissance, alors que la perception de l’injustice, et notamment de l’injustice liée à la cruauté, favorise des actions plus affirmées[6].

Les expériences d’humiliation et les injustices subies peuvent susciter un désir de vengeance, accompagné de fantasmes de revanche. Cependant, ce n’est pas le nombre d’événements traumatiques vécus qui détermine ce désir, mais plutôt le niveau de perception de l’injustice. Les fantasmes de revanche peuvent permettre aux victimes d’imaginer que l’agresseur a été puni et de retrouver un sentiment de contrôle et de puissance, agissant ainsi comme un moyen de réparation psychologique et une étape de réparation du préjudice, même sans passage à l’acte[7]. Toutefois, des différences de genre apparaissent clairement : les hommes expriment des niveaux plus élevés de fantasmes de vengeance et ont tendance à associer la violence au maintien de leur statut et de leur masculinité, tandis que les femmes adoptent généralement une posture plus prudente, évitent l’agression et perçoivent la vengeance comme inutile ou dangereuse[7].

Le système cognitif humain est conçu pour fonctionner dans des environnements normaux, mais face à des contextes anormaux, nous développons des stratégies d’adaptation. Ces environnements peuvent être exceptionnels, comme une base polaire, une station spatiale ou une unité de soins intensifs ; extrêmes, lorsqu’ils combinent des stress intenses et un manque de contrôle, par exemple la survie en mer ou un camp de réfugiés ; ou de torture lorsqu’ils visent délibérément à briser la volonté ou la résistance d’une personne. Les facteurs psychophysiologiques présents dans ces contextes, comme l’isolement, la privation de sommeil, le stress thermique ou postural, l’humiliation ou la dégradation, ne constituent pas nécessairement une torture pris isolément, mais leur combinaison systémique peut être qualifiée comme de la torture[8].

Histoire

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La peine du pilori, est attestée en France du XIIe siècle au début du XVIe siècle dans différentes juridictions (laïques, ecclésiastiques, royales ou seigneuriales). La pilorisation consistait à attacher un condamné en public afin de l’exposer à l’humiliation collective, par des insultes et des sévices physiques "mineurs". D'abord appliquée pour des délits comme la fraude et le le vol, elle visait aussi à affirmer l’autorité du seigneur et à garantir la loyauté des transactions sur ses terres, avant d’être étendue à d’autres infractions comme le blasphème, l'injure publique, le faux témoignage ou la prostitution. Le condamné, exposé les jours de marché sur la place, était souvent affublé d’objets ridiculisants ou signalant son crime. Il était généralement exhibé pendant plusieurs heures, parfois à plusieurs reprises. La pilorisation représente à son apogée entre le XIVe et XVe siècle, jusqu'à 4% des peines prononcées à Paris[9].

La colonisation est une source d'humiliation instaurant des mécaniques quotidiennes d'humiliation du peuple colonisé, et un privilège à humilier autrui pour le colonisateur[3].

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, la tonte des femmes accusées de collaboration s’impose en Europe comme une pratique largement admise. En France, les premières ont lieu en 1941 et culminent en 1944-1945 avant de disparaître progressivement jusqu’en 1946. Ce châtiment collectif, fortement marqué par le genre, visait principalement les relations sexuelles avec l’ennemi mais aussi la collaboration, le marché noir, la délation, le travail volontaire ou encore le simple fait d'être raccompagnée en voiture, de pouvoir rentrer après l'heure du couvre-feu, de consommer de l'alcool, d'écouter de la musique ou de danser alors que les bals sont interdits[10]. Ces condamnations populaires sans enquête ni tribunal, pouvaient être suivies de sanctions judiciaires, allant jusqu'à la peine de mort[11].

Humiliations par catégories

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Maltraitances

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La maltraitance psychologique ou émotionnelle se caractérise par des comportements répétés qui humilient, rabaissent ou effraient un enfant, pouvant entraîner des troubles psychiques durables[12].

Les violences dites "éducatives" sont intrinsèquement humiliantes de par le rapport inégalitaire entre la personne responsable supposée apporter soin et éducation et la personne agressée et humiliée. La fessée en tant que punition corporelle est une violence sexuelle humiliante, pouvant provoquer entre autres, une sensation d'impuissance chez la personne qui la reçoit[2]. Le parent ou responsable qui exerce des violences envers un enfant, fabrique une inversion des valeurs. Cette personne dispose alors d’un pouvoir de perversion, comparable à celui d’un régime totalitaire : aimer est associé à punir, infliger de la souffrance et de l’humiliation est présenté comme un bienfait éducatif, éduquer et soigner sont réduits à contraindre et soumettre. L'enfant intègre alors que la violence est à la fois une fatalité et un privilège, qu'elle peut être inhérente aux relations humaines, et une réponse aux situations de conflits ou de détresse et qu'on peut choisir délibérément d'être agresseur[2].

Les recherches montrent que des environnements sociaux négatifs ou dévalorisants, en particulier dans la famille et entre pairs, augmentent durablement le risque suicidaire. L’humiliation et la honte jouent un rôle clé dans l’apparition de comportements d’automutilation et d’idées suicidaires chez les jeunes. À l’échelle mondiale, le suicide est une cause majeure de mortalité chez les adolescents, notamment chez les filles[5].

Humiliations systémiques

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L’humiliation est un préjudice relationnel, infligé par des individus ou des institutions, qui porte atteinte à la dignité et au respect de soi. Bien qu’omniprésente, elle reste largement négligée dans les discours sur la médecine, la santé et l’éthique. Elle peut être identifiée et analysée, révélant des dimensions morales et mettant en lumière des injustices. Dans les espaces de soins, elle se manifeste plus particulièrement envers les patients les plus marginalisés, qui sont alors réduits au silence ou ignorés. Les victimes d’humiliation jouent donc un rôle moral important : leurs émotions témoignent de la réalité de l’injustice qu’elles subissent[13].

L’humiliation politique est une forme de violence répétée souvent ignorée. Elle agit comme un stress direct et intense à grande échelle, dont le dommage principal découle de l’atteinte à l’identité, aux droits, à la justice et à la dignité, tant individuelle que collective[14].

Dans les sociétés contemporaines de consommation, l’insécurité psychique et la dépendance renforcent le sentiment de dévalorisation et d’humiliation face à la nécessité de réclamer des besoins essentiels ou des droits fondamentaux[3]. Un statut social défavorisé, lorsqu’il s’accompagne d’expositions répétées à l’humiliation, peut renforcer ses effets délétères. Associé à une régulation défaillante des neurones dopaminergiques, cela peut augmenter le risque de développer une schizophrénie[15].

Selon Bertrand Badie, l’humiliation est devenue une pratique courante dans les relations "diplomatiques" internationales et serait confirmée par la montée des populismes. L’humiliation dans le système international s’expliquerait par les inégalités héritées de la colonisation, qui a laissé plus des deux tiers des États dans des situations de dépendance et de rapports de force durables. À cette injustice historique s’ajoute une inégalité structurelle, liée à un accès inégal au pouvoir décisionnel et aux ressources internationales[16].

Dans les lieux de privation de liberté

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Aujourd'hui, des pratiques humiliantes comme déshabiller un prisonnier ou le forcer à des actes sexuels sont contraires à la déontologie policière. Néanmoins, ces techniques sont utilisées lors d'interrogatoires pour briser la résistance d'un suspect.

Bien que les effets physiques de la torture sur les survivants soient largement documentés, les blessures psychologiques comme le trouble de stress post-traumatique, restent moins connues et étudiées. Un aspect particulièrement important est celui de la honte, de l’auto-humiliation et des problèmes de dégradation de l'identité et de l'estime de soi qui en résultent[17]. Les mauvais traitements subis en captivité, tels que les manipulations psychologiques, les humiliations ou les positions de stress forcées, semblent provoquer une souffrance mentale aussi intense que la torture physique. Ils entraînent des mécanismes similaires de stress traumatique et peuvent avoir des conséquences psychologiques durables comparables[18].

Dans les espaces de privation de liberté, comme les prisons, les hôpitaux psychiatriques ou les centres de rétention administratifs, l’expérience de devoir faire face à un manque de protections menstruelles adéquates crée un climat de privation, marqué par la honte et l’humiliation de se tacher et de devoir demander des tampons ou serviettes à des gardiens. Le fait que les gardiens empêchent l’accès à ces produits est à la fois dégradant et constitue une violation des droits humains[19].

En milieu scolaire

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Article détaillé : Humiliation scolaire.

L’humiliation publique a des effets à la fois immédiats et différés : elle peut, à court terme, sembler corriger un comportement ou stimuler la performance, mais elle échoue souvent à favoriser un développement réel et durable de l’élève. Certains enseignants continuent d’y recourir, car ils perçoivent uniquement les bénéfices instantanés d’une correction rapide sans prendre en compte les conséquences à long terme sur le bien-être psychologique des élèves[20]. Pour éviter ces pratiques dommageables, il est recommandé aux enseignants d’adopter un suivi régulier et attentif des élèves. Afin d’éviter toute forme de violence verbale, ils peuvent privilégier des méthodes de questionnement élaborées, favorisant la réflexion plutôt que la mise en défaut. Afin de renforcer durablement l’estime de soi des élèves, il est conseillé de s’appuyer sur les principes de l’apprentissage avec des adultes, en considérant que les apprenants sont capables de progresser par eux-mêmes. Le rôle de l’enseignant est alors d’encourager la motivation intrinsèque et l’autonomie, deux facteurs reconnus pour leur impact positif sur la réussite scolaire et le bien-être[20].

Les mauvais traitements sont reconnus comme étant présents dans les études de médecine. Une enquête menée en 2016 a révélé que 21,2 % des étudiants avaient subi au moins une humiliatiblique au cours de leur formation. Malheureusement, quatre ans plus tard, en 2020, ce chiffre a légèrement augmenté pour atteindre 21,8 %[20].

Le harcèlement scolaire désigne des comportements répétés de violence, de moquerie ou d’humiliation entre élèves, aujourd’hui amplifiés par les réseaux sociaux. Il s’inscrit dans une relation inégale entre un agresseur et sa victime, souvent banalisée à tort par les adultes qui perçoivent la situation comme un simple conflit. Les témoins jouent un rôle important, leur silence ou leurs réactions pouvant aggraver la situation. Les conséquences pour les victimes sont nombreuses. À court terme, cela peut entraîner baisse de l’estime de soi, sentiment de honte, de culpabilité ou d’abandon, ainsi que des troubles physiques (maux de tête, troubles du sommeil, vomissements, etc.), absentéisme et décrochage scolaire. À moyen terme, les risques de dépression, de troubles du comportement et de conduites suicidaires augmentent fortement. À long terme, des difficultés de socialisation, des phobies sociales, des addictions ou des troubles dépressifs peuvent perdurer[21].

Au travail

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L’humiliation au travail est un phénomène grave étroitement lié à des rapports de pouvoir inégaux qui rabaissent les individus et altèrent leur sentiment de valeur. Elle peut prendre plusieurs formes : interne (ressentis et jugements de soi), externe (actes de violence verbale ou physique) ou structurelle (discrimination, précarité)[22].

Qu’elle soit vécue directement ou observée, elle entraîne des conséquences psychologiques importantes. Des comportements comme le harcèlement, l’intimidation ou l’hostilité visent explicitement à rabaisser une personne ou un groupe. Parce qu’elle génère un fort sentiment d’injustice et parfois un désir de revanche, l’humiliation détériore durablement les relations professionnelles, y compris pour les témoins[22].

Sur internet

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Article détaillé : Cyberharcèlement.

L’humiliation et les atteintes à la dignité se prolongent sur Internet sous des formes comme le cyberharcèlement ou l’humiliation numérique. Ces violences en ligne, seraient causées par le manque de régulation et un défaut d’empathie des utilisateurs en ligne. Leurs conséquences peuvent être graves et durables, allant jusqu'au suicide, faisant de la cyberhumiliation un enjeu social, sanitaire et juridique[23].

La diffusion de contenus sexuels est l’une des formes de cyberviolence les plus dommageables, en raison de leur large diffusion et de leur caractère humiliant. Elle s’accompagne souvent de slut-shaming, où les victimes, surtout des filles, sont stigmatisées et insultées. L'humiliation est accentuée par les pressions qu'elles ont pu subir généralement par des garçons pour envoyer des images intimes[23].

Misogynie

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La pornographie, en érotisant la violence, devient un espace où les inégalités et la misogynie se légitiment systématiquement. Elle reflète une contradiction sociale : alors que les sociétés promeuvent l’égalité et condamnent les abus sexuels, elles tolèrent de plus en plus l’accès libre des jeunes à des contenus qui normalisent la violence et renforcent l’humiliation des femmes[24].

Subir des violences sexistes et sexuelles peut être humiliant et traumatisant[25]. Depuis l'adolescence, huit françaises sur dix (81 %) ont subi au moins une forme de violence ou d'agression sexuelle dans l'espace public ou dans les transports en commun. Plus d'un quart d'entre elles a vécu ce type d'agression au cours des douze derniers mois. Parmi les européennes, 36% ont déjà fait l’objet de propos dégradants dans la rue au cours de leur vie, pour 50% des américaines[26].

Le cyberharcèlement, est aussi une forme d'humiliation collective perpétrée principalement par des garçons et des hommes, contre des filles et des femmes[23].

Humiliation érotique

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Article détaillé : Humiliation érotique.

L'humiliation peut être une pratique sexuelle consentante qui engage des activités sadomasochistes. C'est un type d'humiliation psychologique dans un contexte sexuel durant lequel un individu gagne du plaisir et une excitation érotique à l'aide d'un partenaire lorsque ce dernier se sent rabaissé et humilié, souvent en conjonction avec la stimulation sexuelle d'un ou des deux partenaires durant l'activité.

L'humiliation en elle-même a besoin d'être sexuelle. Elle peut être verbale ou physique, publique ou privée.

Souvent elle peut se banaliser et, contrairement à certaines pratiques sexuelles, se tenir à distance par le biais du téléphone ou d'internet.

L'humiliation par soumission, qu'elle soit physique ou psychologique, consiste à réduire une personne à une position de faiblesse ou de dépendance, ce qui provoque un sentiment de honte, de dévalorisation ou d'infériorité.

1. Soumission physique : Cela implique souvent des gestes ou des actes qui mettent une personne dans une position de vulnérabilité physique, comme forcer quelqu'un à adopter une posture subordonnée (ex. : s'agenouiller) ou à réaliser des tâches dégradantes. L'objectif est de montrer la domination du bourreau sur la victime par le contrôle du corps.

2. Soumission psychologique : Cette forme d'humiliation est plus subtile et peut inclure des insultes, du chantage émotionnel, de la manipulation ou des critiques répétées. Ici, l'humiliation découle du fait que la personne perd le contrôle sur son image de soi, son estime ou ses émotions, souvent en étant placée dans des situations où elle est rabaissée devant les autres.

Les deux formes visent à briser l'intégrité de la personne, à la priver de dignité et à la soumettre au pouvoir ou à l'autorité de l'autre, que ce soit de manière visible ou invisible[réf. nécessaire].

Aspects juridiques

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Certains États d'Amérique punissaient et humiliaient les hors-la-loi en indiquant leur crime ou délit[réf. nécessaire].

En France

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La loi française punit l'humiliation dans différent domaines. Au titre de la protection de l'enfance, afin de garantir les besoins de l'enfant sur le plan matériel, physique et affectif et de protéger son développement, son éducation, sa santé et sa moralité[27]. Au titre des atteintes à la dignité, comme lors de discriminations fondées sur l'origine, le sexe, la situation de famille, la grossesse, l'apparence physique, la vulnérabilité économique, le patronyme, le lieu de résidence, l'état de santé, la perte d'autonomie, le handicap, les caractéristiques génétiques, les mœurs, l'orientation sexuelle, l'identité de genre, l'âge, les opinions politiques, des activités syndicales, la qualité de lanceur d'alerte, de facilitateur ou de personne en lien avec un lanceur d'alerte, les langues parlées, les pratiques religieuses réelles ou supposées ; ou en l'incitant à commettre des actes dégradants ou à consommer de l'alcool, notamment dans des situations de bizutage[28]. Au titre du harcèlement morale, c'est-à-dire dire dégrader les conditions de vie, de travail ou de santé d'une personne par des comportements ou des propos répétés[29]. Au titre de l'injure et la diffamation qu'elle soit publique ou non.

Références

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  1. ↑ (en) Maartje Elshout, Rob M. A. Nelissen, Ilja van Beest, « Conceptualising humiliation », sur PubMed, 2016 (consulté en mars 2026)
  2. ↑ a b et c Muriel Salmona, Châtiments corporels et violences éducatives : Pourquoi il faut les interdire en 20 questions réponses, Dunod, 2016, 288 p. (ISBN 978-2100755028)
  3. ↑ a b et c Claudine Haroche, « Le caractère menaçant de l'humiliation », sur Cairn, 2007 (consulté en avril 2026)
  4. ↑ (en) Gregory M. Rose, Prasanna Tadi, « Social Anxiety Disorder », sur PubMed, 2022 (consulté en mars 2026)
  5. ↑ a et b (en) Anvar Sadath, Katerina Kavalidou, Elaine McMahon, Kevin Malone, Aoibheann McLoughlin, « Associations between humiliation, shame, self-harm and suicidality among adolescents and young adults: A systematic review », sur PubMed, 2024 (consulté en mars 2026)
  6. ↑ (en) Jose A Gonzalez‐Puerto, Saulo Fernández, « The opposite roles of injustice and cruelty in the internalization of a devaluation: The humiliation paradox revisited », sur PubMed, 2024 (consulté en mars 2026)
  7. ↑ a et b (en) Limor Goldner, Rachel Lev-Wiesel, Guy Simon, « Revenge Fantasies After Experiencing Traumatic Events: Sex Differences », sur PubMed, 2019 (consulté en mars 2026)
  8. ↑ (en) John Leach, « Psychological factors in exceptional, extreme and torturous environments », sur PubMed, 2016 (consulté en mars 2026)
  9. ↑ Isabelle d’Artagnan, « Le pilori au Moyen Age dans l’espace français. xiie-xve siècle », sur Cairn, 2024 (consulté en avril 2026)
  10. ↑ Fabrice Virgili, « Les « tondues » à la Libération :le corps des femmes, enjeu d'une réaproppriation », sur Cairn, 1995 (consulté en avril 2026)
  11. ↑ Luc Capdevila, « La France « virile ». Des femmes tondues à la Libération », sur Cairn, 2000 (consulté en avril 2026)
  12. ↑ (en) Sharon F. Daley, Dulce Gonzalez, Arian Bethencourt Mirabal, Muriam Afzal, « Child Abuse and Neglect », sur PubMed, 2025 (consulté en mars 2026)
  13. ↑ (en) Supriya Subramani, « Phenomenology of humiliation: feeling injustice in healthcare », sur PubMed, 2025 (consulté en mars 2026)
  14. ↑ (en) Brian K Barber, Clea McNeely, Joseph A Olsen, Robert F Belli, Samuel Benjamin Doty, « Long-term exposure to political violence: The particular injury of persistent humiliation », sur ScienceDirect, 2016 (consulté en mars 2026)
  15. ↑ (en) Jean Paul Selten, Johan Ormel, « Low status, humiliation, dopamine and risk of schizophrenia », sur PubMed, 2023 (consulté en mars 2026)
  16. ↑ Bertrand Badie, « Temps des humiliés, Pathologie des relations internationales », sur Cairn, 2019 (consulté en avril 2026)
  17. ↑ (en) Meike Vorbrüggen, Hans U Baer, « Humiliation: the lasting effect of torture », sur PubMed, 2007 (consulté en mars 2026)
  18. ↑ (en) Metin Başoğlu, Maria Livanou, Cvetana Crnobarić, « Torture vs other cruel, inhuman, and degrading treatment: is the distinction real or apparent? », sur Jamanetwork, 2007 (consulté en mars 2026)
  19. ↑ (en) Chandra Bozelko, Chris Bobel, Inga T. Winkler, Breanne Fahs, Katie Ann Hasson, Elizabeth Arveda Kissling, Tomi-Ann Roberts, « Opinion: Prisons that Withhold Menstrual Pads Humiliate Women and Violate Basic Rights », sur PubMed, 2020 (consulté en mars 2026)
  20. ↑ a b et c (en) Setthanan Jarukasemkit, Phanuwich Kaewkamjornchai, Karen M Tam, « System dynamics modeling to understand mental model of public humiliation in medical education », sur TandOnline, 2022 (consulté en mars 2026)
  21. ↑ J Jacquart, S Van Paemel, W Pitchot, « School bullying », sur PubMed, 2018 (consulté en mars 2026)
  22. ↑ a et b (pl) Aleksandra Żenda, Barbara Kożusznik, Mateusz Paliga, « Humiliation at work - theoretical concepts and importance for the health of workers and the functioning of the organisation », sur PubMed, 2021 (consulté en mars 2026)
  23. ↑ a b et c Julie Alev Dilmaç, Giorgia Macilotti, Marion Desfachelles, Francis Fortin, « Déviance et Société Vol.43 L'humiliation sur Internet : acteurs, méthodes d'enquête et prévention », sur Cairn, 2019 (consulté en avril 2026)
  24. ↑ (es) Ana de Miguel Álvarez, « On pornography and sexual education: Can "sex" legitimate humiliation and violence? », sur PubMed, 2021 (consulté en mars 2026)
  25. ↑ gouvernement, « Que faire quand j'assiste à une agression », sur gouvernement (consulté en avril 2026)
  26. ↑ François Kraus, « Les Françaises et le harcèlement dans les lieux publics », sur Ifop, 2018 (consulté en avril 2026)
  27. ↑ gouvernement, « LOI n° 2016-297 du 14 mars 2016 relative à la protection de l'enfant », sur legifrance (consulté en avril 2026)
  28. ↑ gouvernement, « Code pénal chapitre V : Des atteintes à la dignité de la personne (Articles 225-1 à 225-26) », sur legifrance (consulté en avril 2026)
  29. ↑ gouvernement, « Code pénal : Section 5 : Du harcèlement moral (Articles 222-33-2 à 222-33-2-3) », sur legifrance (consulté en avril 2026)

Annexes

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Bibliographie

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  • (en) Evelin Lindner, Gender, Humiliation, and Global Security: Dignifying Relationships from Love, Sex, and Parenthood to World Affairs (Contemporary Psychology), Praeger Security International, 2010.
  • (en) William Ian Miller, Humiliation and Other Essays on Honor, Social Discomfort, and Violence, Ithaca, Cornell University Press, 1993.
  • Philippe Prévost, L'humiliation dans l'histoire, Paris, CEC, 2018.
  • Michel Zink, L'Humiliation, le Moyen Âge et nous, Paris, Albin Michel, 2017, 261 p.

Liens externes

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