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Irakli Charkviani discography (d) |
Irakli Charkviani (en géorgien : ირაკლი ჩარკვიანი), né le à Tbilissi (RSS de Géorgie) et mort le dans la même ville, est un musicien, poète et écrivain géorgien, aussi connu sous son surnom de Mepe (en géorgien : მეფე, « Le Roi »). Sur scène (mais aussi en littérature), il se fait remarquer pour son excentricité et ses productions éclectiques, à mi-chemin entre rock, musique alternative et électro.
Biographie
Irakli Charkviani naît le [1] à Tbilissi[2], alors en république socialiste soviétique de Géorgie, en Union soviétique, dans une famille géorgienne aisée et influente. Il est le petit-fils de Candide Charkviani, dirigeant de facto de la république de 1938 à 1952 en tant que Premier secrétaire du Parti communiste de Géorgie (en). Son père, Gela Charkviani, est un célèbre diplomate[3]. Durant son enfance, Irakli est très proche de ses grands-parents[4].
Irakli Charkviani entre à l'université d'État de Tbilissi pour étudier la littérature, mais est plus intéressé par la musique que sa discipline d'études ; il sort malgré tout diplômé en 1982[2]. En 1976, il crée un groupe de rock indépendant, appelé Arishi, alors qu'il n'a que 15 ans[4]. Il rejoint par la suite le groupe de rock Taxi. Il se fait remarquer pour son style rebelle et contestataire, qui déplait à ses parents : ceux-ci ne veulent pas qu'il voyage à travers le pays, mais il ne leur obéit pas[4]. Charkviani poursuit de nouvelles études de poésie à Oxford[2].
Il sort un premier projet, Shen Apren, en 1990 : l'œuvre crée une controverse en raison de son anticonformisme et de son caractère provocateur, le sujet étant même débattu au Parlement[4]. Il publie ensuite en 1993 son premier album en solo Svan Song[2], enregistré en Allemagne. C'est ensuite au tour de Apren en 1997, Amo en 2001 et Savse en 2004, d'être publiés par le musicien. Durant les années 1990, Irakli Charkviani est l'un des artistes phares de la scène musicale géorgienne. Son influence sur la scène rock et alternative géorgienne lui fait hériter du surnom de Mepe (en géorgien : მეფე, « Le Roi »)[5].
En parallèle de sa carrière musicale, Charkviani est l'auteur d'œuvres littéraires, notamment plusieurs livres en prose et des recueils de poèmes[1].
Le , il meurt soudainement de problèmes cardiaques, à l'âge de 44 ans[6]. Il est retrouvé mort dans son appartement, mais sa consommation de drogue était connue depuis longtemps. Irakli Charkviani laisse derrière lui plusieurs titres inédits. Ils sont rassemblés dans un album posthume intitulé Dzirs mefe et publié en 2007[7].
Style musical
Le style musical d'Irakli Charkviani est difficile à décrire, étant composé d'un mélange de genres très divers, tels que le rock, la musique alternative[5] et même le hip-hop et la musique électronique, des nouveautés pour l'époque[1]. Selon son père, ses morceaux prennent deux directions différentes : d'un côté, des titres mélodiques au style traditionnel, de l'autre, des compositions minimalistes, Dadaïstes et enfantines s'approchant de la techno[4].
Vie personnelle
Irakli Charkviani se marie trois fois au cours de sa vie, une première fois lorsqu'il n'a que 17 ans. Mais l'union ne dure pas longtemps, il finit par se remarier avec une femme russe rencontrée à Gagra, en Abkhazie. Ils ont un fils, mais se séparent à nouveau, avant que Charkviani n'épouse sa troisième femme, avec qui il passe le reste de sa vie et enregistre des morceaux en duo. Ils ont une fille[4].
Hommages
En 2013, le président géorgien Mikheil Saakachvili remet à titre posthume à Irakli Charkviani le prix Roustavéli[1], récompensant ses contributions dans le domaine de la culture. C'est son père, Gela Charkviani, qui le récupère à sa place[8].
Le , un monument lui rendant hommage est inauguré à Dedaena Park, à Tbilissi, en présence de personnalités officielles, de sa famille et de nombreux fans. La sculpture est constitué de plusieurs plaques de métal montrant plusieurs représentations du visage de Charkviani sous différents angles, gravées par découpage jet d'eau. Équipé de hauts-parleurs, le monument diffuse certains des morceaux qu'il a composés[9],[10].
Références
- (en) « Irakli Charkviani’s monument in Tbilisi will play music for 24 hours », sur GeorgianJournal (consulté le )
- « ირაკლი ჩარკვიანი (1961-2006) », sur www.nplg.gov.ge (consulté le )
- ↑ Mikaberidze 2015, p. 267.
- (en) « The day when “The King” was born: Irakli Charkvini’s life and career », sur GeorgianJournal, (consulté le )
- Mikaberidze 2015, p. 267-268.
- ↑ (en) « Georgian Poet Dies Of Alleged Heart Problems », sur eng.primenewsonline.com, (consulté le )
- ↑ Mikaberidze 2015, p. 268.
- ↑ (en) « Musician Irakli Charkviani awarded a special prize by President », sur GeorgianJournal, (consulté le )
- ↑ (ka) « Irakli Charkviani’s monument in Tbilisi will play music for 24 hours », sur GeorgianJournal, (consulté le )
- ↑ (en) « Monument for late artist Irakli Charkviani unveiled in Tbilisi », sur Travel in Georgia, (consulté le )
Voir aussi
Bibliographie
- (en) Alexander Mikaberidze, Historical Dictionary of Georgia, Lanham, Rowman & Littlefield, , 2e éd., 813 p. (ISBN 978-1-442-24145-9).
Liens externes
- Ressources relatives à la musique :
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- Notice biographique sur kino-teatr.ru
- Naissance en novembre 1961
- Naissance à Tbilissi
- Naissance en RSS de Géorgie
- Étudiant de l'université d'État de Tbilissi
- Écrivain géorgien du XXe siècle
- Écrivain géorgien du XXIe siècle
- Chanteur géorgien
- Musicien géorgien
- Poète géorgien du XXe siècle
- Poète géorgien du XXIe siècle
- Décès à Tbilissi
- Décès en février 2006
- Décès à 44 ans
