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Pour les articles homonymes, voir Cyclope (homonymie).

Le Cyclop
Le Cyclop de Jean Tinguely. La face aux miroirs de Niki de Saint Phalle, 1987-1991.
Artiste
Jean Tinguely et Niki de Saint Phalle
Date
De 1969 Ă  1994
Type
Sculpture monumentale
Hauteur
2250 cm
Propriétaire
Centre national des arts plastiquesVoir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Le bois des Pauvres, dans le prolongement de la rue Louis Pasteur, 91490 Milly-la-ForĂȘt (France)
Coordonnées
48° 24â€Č 54″ N, 2° 27â€Č 25″ EVoir et modifier les donnĂ©es sur Wikidata
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Le Cyclop, Ă©galement connu sous le titre Le Monstre ou La TĂȘte, est une sculpture monumentale construite dans le bois de Milly entre 1969 et 1994 par le sculpteur suisse Jean Tinguely en collaboration avec Niki de Saint Phalle et avec les contributions d'artistes de sa « famille artistique Â» : Daniel Spoerri, Jean-Pierre Raynaud, Eva Aeppli, CĂ©sar, Arman et d'autres, une quinzaine environ.

L’Ɠuvre est situĂ©e dans le bois des Pauvres Ă  Milly-la-ForĂȘt, en Ile-de-France .

Description

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Le Cyclop, sculpture faite de béton et de fer, mesure vingt-deux mÚtres de haut et pÚse autour de trois cents tonnes.

Il s’agit d’une tĂȘte Ă  l’aspect d’un cyclope. Le monstre possĂšde un Ɠil unique. D'une bouche bĂ©ante au centre de la figure, sort une immense langue-toboggan qui retombe au sein d’un petit bassin rempli d’eau.

Au dĂ©part, Le Cyclop a un visage humain. Un modĂšle datĂ© de 1970[1], rĂ©alisĂ© par Jean Tinguely et Niki de Saint Phalle, permet de comprendre l’évolution artistique du projet. Il prĂ©sente une tĂȘte avec deux yeux. La maquette permet Ă©galement de remarquer l’importance de la couleur initialement prĂ©vue : le visage est jaune, les yeux de diffĂ©rentes couleurs et les lĂšvres rouges. Cela rappelle les Nanas trĂšs vives de Niki de Saint Phalle. Finalement, l’artiste ne fera pas le choix de la couleur. À partir de 1987, Niki de Saint Phalle commence Ă  tapisser la face de milliers de petits miroirs. En 1991, la surface est entiĂšrement « miroitĂ©e Â». Le choix des miroirs permet de reflĂ©ter la forĂȘt et ainsi ancrer l’Ɠuvre dans son contexte environnemental. ImbriquĂ©s dans la sculpture, quatre chĂȘnes centenaires font partie intĂ©grante de l’Ɠuvre.

Sur le cĂŽtĂ© droit du Cyclop est visible l’Oreille du monstre. Cette composante de la sculpture est rĂ©alisĂ©e par le sculpteur suisse Bernhard LuginbĂŒhl. L’Oreille oscille lorsque le systĂšme interne de la sculpture-architecture est activĂ©.

L’entrĂ©e principale se situe au dos du Cyclop. Elle est accessible par une porte, trĂšs lourde, imaginĂ©e par LuginbĂŒhl. La porte, de forme ronde, est constituĂ©e de puissantes corniĂšres de fer croisĂ©es Ă  angle droit.

Au-dessus de cette entrĂ©e est visible un gros tuyau. Il s’agit d’un conduit d’aĂ©ration du Centre Pompidou que Pontus HultĂ©n a donnĂ© Ă  Tinguely[2].

L’intĂ©rieur de la sculpture-architecture se compose de quatre niveaux. Le premier Ă©tage possĂšde un carrelage en damiers noir et blanc rĂ©alisĂ© par Niki de Saint Phalle en 1992. Cela rappelle notamment le drapeau Ă  damier des circuits automobiles que Jean Tinguely affectionnait. Au deuxiĂšme Ă©tage, Jean Tinguely a construit une machine issue de sa sĂ©rie des MĂ©ta-Harmonie (Ɠuvres gigantesques composĂ©es de roues de tailles diverses mises en mouvement par des moteurs[3]). La MĂ©ta-Harmonie est l’organe d’oĂč part toute l’animation de la sculpture. L’Ɠuvre active un circuit dans lequel tombent des boules en inox de 35 cm de diamĂštre qui parcourent toute l’architecture. Cet immense rouage entraĂźne le mouvement des diffĂ©rents Ă©lĂ©ments mobiles du Cyclop (Oreille, siĂšges du théùtre). L’ensemble crĂ©e un son sourd et retenu, rehaussĂ© de coups plus stridents. Enfin, au troisiĂšme Ă©tage, un petit théùtre a Ă©tĂ© installĂ©.

Histoire

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Projets précédents

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Dans une interview datĂ©e de 1966, Jean Tinguely avoue avoir rĂ©flĂ©chi Ă  une rĂ©ponse valable Ă  l’intĂ©gration des Arts Plastiques dans l’architecture[4] :

« C’est une grande sculpture dans laquelle les gens circulent. Mais elle n’est pas utopique. Je ne veux pas la faire fonctionner sous la merveilleuse rubrique de Sculpture-Utopique [
] Je veux la faire – et je suis en train de la faire
 je veux dire directement, en prise directe ce n’est pas une utopie... j’ai fait beaucoup de maquettes, beaucoup de dessins. – et un de ces jours, je vais tout enclencher, ça sera dans la vie
 Â»

Pontus HultĂ©n revient sur l’origine de la volontĂ© de Jean Tinguely de crĂ©er une Ă©norme construction ouverte Ă  toutes disciplines[5] :

« Depuis son sĂ©jour Ă  Stockholm en 1955, Tinguely a souvent discutĂ© avec moi d’un projet de construction gĂ©ante, Ă  rĂ©aliser par plusieurs artistes travaillant en commun dans un bĂątiment ou en plein air. Â»

Deux projets ont notamment précédé Le Cyclop.

En 1964, Jean Tinguely imagine un projet intitulĂ© Lunatour. L’artiste souhaitait construire un immense immeuble qui abriterait des attractions foraines (grande roue et manĂšges), des boutiques ainsi qu’un restaurant. L’artiste voulait l’installer porte Maillot, Ă  Paris. Cela aurait Ă©tĂ© une rĂ©ponse Ă  la fermeture du parc d’attractions Lunapark qui se situait Ă  cet emplacement.

En 1968, Jean Tinguely réédite son projet. AccompagnĂ© de Bernhard LuginbĂŒhl, il envisage une structure qu’il intitule Gigantoleum. Il la dĂ©finit comme une station culturelle. Les deux artistes lancent un appel d'offres afin d’obtenir des financements. Cet appel permet d’avoir connaissance de l’aspect formel du projet. La station culturelle abriterait notamment un snack-bar, un mini-cinĂ©ma permanent projetant des burlesques, un champ de tir, un labyrinthe tactile, le plus grand toboggan du monde, des expositions d’art, d’autres endroits seront rĂ©servĂ©s au beat et au jazz[6].

Ces deux projets, prĂ©cĂ©dant Le Cyclop, ne verront pourtant jamais le jour faute d’aide financiĂšre.

Le Cyclop, 1970, sculpture en modĂšle rĂ©duit de l'original en forĂȘt de Milly exposĂ©e au musĂ©e Tinguely de BĂąle.

Influences

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Le Palais Idéal du Facteur Cheval, à Hauterives (France).

Le Cyclop se nourrit également de réalisations créées par des artistes antérieurs.

Niki de Saint Phalle fait dĂ©couvrir Ă  Jean Tinguely le Facteur Cheval. À la suite de la visite de son Palais idĂ©al, Ă  Hauterives, dans la DrĂŽme, Jean Tinguely reconnaĂźt que « le facteur Cheval a fait son Palais idĂ©al tout seul. Il a travaillĂ© trente-huit ans Ă  peu prĂšs
 c’est une personnalitĂ© que je considĂšrerai comme un Saint[7]. Â»

D’autres rĂ©alisations l’ont Ă©galement stimulĂ© : les jardins de Bomarzo, en Italie, la Sagrada Familia et le parc Gaudi, Ă  Barcelone ou encore les Watts Towers de Simon Rodia, prĂšs de Los Angeles. Toutes ces rĂ©alisations Ă©taient connues de l’artiste qui les avait visitĂ©es[8].

Réalisation

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La construction a pris de nombreuses années.

Tout d’abord, la question du terrain s’est posĂ©e. La volontĂ© initiale de l’artiste Ă©tait d’installer sa construction dans un pays lointain isolĂ© de la civilisation. Il souhaitait l’introduire dans « des rĂ©gions peu peuplĂ©es oĂč existaient encore des terrains vierges tels la Sicile, les Pouilles, le Sud de la France ou l’Afrique du Nord Â»[9].

Finalement, le terrain se situera au sud de Paris pour des raisons pratiques. Cela facilite l’accĂšs pour les collaborateurs[10]. En outre, le choix du lieu est liĂ© Ă  la vie de Jean Tinguely. Depuis 1963, l’artiste a achetĂ© avec Niki de Saint Phalle l’ancien bar-dancing « Au Cheval blanc Â» situĂ© Ă  Soisy-sur-École. Le couple possĂšde Ă©galement une ancienne commanderie des Templiers Ă  Dannemois qui leur servait d’atelier[11].

Niki de Saint Phalle se rappelle le contexte d’achat du terrain[12] :

« Nous avions peu d’argent. Comment acheter un terrain ? L’idĂ©e nous est venue des bois prĂšs de Milly-la-ForĂȘt, Ă  cĂŽtĂ© de lĂ  oĂč on habitait. On n’a pas le droit de construire, donc les terrains se vendent pour presque rien. Nous avons Ă©tĂ© voir le maire de Milly-la-ForĂȘt [
] Il nous conseilla de ne demander aucune permission officielle, car elle serait automatiquement refusĂ©e, mais de commencer en douce et lui fermerait les yeux.[..] Une fois qu’on avait achetĂ© le terrain, on a dĂ©cidĂ© qu’on ne voulait pas ĂȘtre propriĂ©taires, puisque nous allions demander Ă  d’autres artistes de participer [
] Jean pensa que ce serait une bonne idĂ©e de donner le terrain Ă  la personne la plus riche que nous connaissions. Nous avons pensĂ© tout de suite Ă  notre grand ami Jean de Menil. Il Ă©tait d’accord et a mĂȘme ajoutĂ© un petit bout de terrain qu’il a achetĂ©. Aujourd’hui, Dominique de MĂ©nil a donnĂ© le terrain Ă  la France. Â»

Le Cyclop sera construit de maniĂšre continue durant la carriĂšre de l’artiste. De 1969 Ă  1994, Jean Tinguely et ses amis artistes rĂ©alisent l’ensemble des gros travaux.

En juillet 1970, Jean Tinguely engage Seppi Imhof en tant que soudeur professionnel Ă  la suite d'une petite annonce que l’artiste avait dĂ©posĂ©e dans le journal de Berne[13]. Seppi Imhof contribuera par la suite Ă  de nombreux projets artistiques de Jean Tinguely en tant qu’assistant.

Une autre pĂ©riode importante dans la rĂ©alisation du Cyclop se situe, quant Ă  elle, au dĂ©but des annĂ©es 1980. Virginie Canal dans son ouvrage Le Cyclop note que l’Ɠuvre doit faire face Ă  « plusieurs incidents et cas de vandalisme, ce qui empĂȘche l’avancĂ©e des travaux Â»[14].

Niki de Saint Phalle se souvient Ă©galement de cette Ă©poque : « Des voyous du coin avaient dĂ©couvert la TĂȘte, c’était leur fief. Une longue lutte entre Jean et eux Ă©tait amorcĂ©e Â»[15].

Dans une interview donnĂ©e en 1991, Jean Tinguely souligne les solutions envisagĂ©es pour rĂ©pondre Ă  ces agressions[16] :

« J’ai donnĂ© l’ordre : on va bĂ©tonner, on va planter des mauvaises herbes. On va angkorvatiser, comme au Cambodge. J’ai mis dans la TĂȘte des poches de terre pour que les mauvaises herbes puissent pousser. On voulait tout bĂ©tonner et faire une entrĂ©e secrĂšte par en dessous. Â»

Une des solutions envisagĂ©es Ă  l’époque est de transporter Le Cyclop dans le parc de Saint-Cloud. En 1984, Jean Tinguely et Seppi Imhof rĂ©alisent un plan dĂ©taillĂ© afin de dĂ©monter, transporter et remonter correctement la sculpture[17].

Le Cyclop est finalement donnĂ© Ă  l’État français. En 1987, l’Ɠuvre est confiĂ©e Ă  l’État en contrepartie de sa conservation[18]. Il est dĂ©cidĂ©, que lorsque l’Ɠuvre sera terminĂ©e, elle sera ouverte au public. En 1994, les premiers publics peuvent y entrer.

Caractéristiques

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Collaboration

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Le Cyclop est un travail monumental qui a nécessité la collaboration de plusieurs intervenants.

Le chantier de la sculpture est animĂ© par quatre artistes en plus de Jean Tinguely : Niki de Saint Phalle, Bernhard LuginbĂŒhl ainsi que les deux assistants de l’artiste, Rico Weber et Seppi Imhof. Il s’agit d’une entreprise collective oĂč chacun des artistes sollicitĂ©s pouvait crĂ©er sans trop tenir compte de ce que feraient les autres[19].

La TĂȘte, en plus d’ĂȘtre une sculpture, est un musĂ©e[20]. Sur les trois niveaux, Tinguely « amĂ©nage des espaces idĂ©aux pour des Ɠuvres commandĂ©es Ă  ses amis Â»[21]. À l’intĂ©rieur de la sculpture-architecture est visible une vingtaine d’Ɠuvres d’artistes de la seconde moitiĂ© du XXe siĂšcle.

Liste des Ɠuvres exposĂ©es au Cyclop

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Rez-de-chaussée et extérieur

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  • Le tableau gĂ©nĂ©rique, Philippe Bouveret, 1994, FNAC 95419 (4).
  • La Grande compression, CĂ©sar, 1994, FNAC 95419 (6-1).
  • La Petite Compression, CĂ©sar, 1994, FNAC 95419 (6-2).
  • Hommage Ă  Eiffel, Bernhard LuginbĂŒhl, 1971, FNAC 95419 (33).
  • L'Oreille, Bernhard LuginbĂŒhl, 1974, FNAC 95419 (18).
  • Boss Tor, Bernhard LuginbĂŒhl, 1974-1975, FNAC 95419 (16-1).
  • Hommage Ă  Louise Nevelson, Bernhard LuginbĂŒhl, 1978, FNAC 95419 (16-2).
  • La Jauge, Jean-Pierre Raynaud, 1990, FNAC 95419 (20).
  • La Face aux miroirs, Niki de Saint Phalle, 1987-1991, FNAC 95419 (7).
  • La MĂ©ta-Maxi, Jean Tinguely, 1972, FNAC 95419 (30).
  • La Tour Ă©phĂ©mĂšre, Jean Tinguely, 1974, FNAC 95419 (29).
  • La DĂ©gringolade, Jean Tinguely, 1976, FNAC 95419 (14).
  • La Broyeuse de chocolat, sous-titre : Hommage Ă  Marcel Duchamp, Jean Tinguely, 1977, installĂ©e au Cyclop en 1978, FNAC 95419 (11).
  • Les Gisants, Rico Weber, 1978, installĂ©s au Cyclop en 1993, FNAC 95419 (27).

Premier niveau

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  • Le Tellflipper, sous-titre : Hommage Ă  Guillaume Tell, Bernhard LuginbĂŒhl, 1978, FNAC 95419 (17).
  • Le Carrelage au damier, sous-titre : Hommage Ă  la course automobile, Niki de Saint Phalle, vers 1993, FNAC 95419 (31).
  • La Batterie, Jean Tinguely, 1976, FNAC 95419 (26).
  • La MolĂ©cule RU-486, sous-titre : Hommage Ă  Étienne-Émile Baulieu, Jean Tinguely, vers 1993, FNAC 95419 (3).
  • Le Tableau Ă©lectrique, Rico Weber, vers 1994, FNAC 95419 (28).

DeuxiĂšme niveau

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  • L'Accumulation de gants, Arman, 1992, FNAC 95419 (2).
  • La Tour Imhof, Seppi Imhof, 1972, FNAC 95419 (13).
  • La Colonne, Niki de Saint Phalle, vers 1993, FNAC 95419 (8).
  • Le PĂ©nĂ©trable sonore, JesĂșs Rafael Soto, 1972, installĂ© au Cyclop en 1993, FNAC 95419 (22).
  • Restaurant Spoerri, Daniel Spoerri, vers 1994, FNAC 95419 (23).
  • La MĂ©ta-Harmonie, Jean Tinguely, 1981, FNAC 95419 (25).
  • L'Incitation au suicide, Jean Tinguely et Niki de Saint Phalle, 1978, FNAC 95419 (9).

TroisiĂšme niveau

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  • Le SiĂšge-Rameur du Petit Théùtre, Pierre Marie Lejeune, vers 1993, FNAC 95419 (15).
  • Piccolo Museo, Giovanni Battista PodestĂ , vers 1993, FNAC 95419 (19-1) Ă  (19-7).
  • Hommage Ă  Mai-68, Larry Rivers, 1993-1994, FNAC 95419 (21-1) Ă  (21-9).
  • Le Banc, Niki de Saint Phalle, 1994, FNAC 95419 (10).
  • La Chambre renversĂ©e de l'hĂŽtel de l'Etoile, Daniel Spoerri, vers 1975, FNAC 95419 (24).
  • Le MĂ©ta-Merzbau, sous-titre : Hommage Ă  Kurt Schwitters, Jean Tinguely, 1976, FNAC 95419 (12).
  • Les SiĂšges du Petit Théùtre, Jean Tinguely, 1981, FNAC 95419 (5-2).
  • Le Petit Théùtre, Jean Tinguely, collaborateur : Philippe Bouveret, FNAC 95419 (5-1).

QuatriĂšme niveau

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  • Hommage aux dĂ©portĂ©s, Éva Aeppli, 1976, FNAC 95419 (1).
  • Hommage Ă  Yves Klein, Jean Tinguely, 1976, FNAC 95419 (26).

Hommages

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À l’intĂ©rieur du Cyclop, Tinguely a souhaitĂ© rendre hommage aux artistes qui ont marquĂ© sa carriĂšre artistique. Le sculpteur suisse aime les autres artistes. Il aime leurs Ɠuvres[22].

Le Cyclop prĂ©sente ainsi trois Ɠuvres de Tinguely dĂ©diĂ©es Ă  trois artistes majeurs du XXe siĂšcle : Kurt Schwitters, Marcel Duchamp et Yves Klein.

Pour Tinguely, « Schwitters et Duchamp [
] c’était l’esprit de la libertĂ©, la joie d’entreprendre avec tout Â»[23]. Yves Klein, quant Ă  lui, fut l’un des amis intimes de l’artiste.

Au niveau du théùtre, Tinguely a rĂ©alisĂ© un MĂ©ta-Merzbau. Par cette Ɠuvre, il souhaite Ă©voquer le Merzbau, Ɠuvre de Schwitters, qui consistait en une construction habitable de dimension variable rĂ©alisĂ©e Ă  partir d'objets trouvĂ©s. Tinguely a trĂšs tĂŽt connaissance de cet artiste. Lors d’une interview de 1976, le sculpteur revient sur sa formation Ă  l’École des Arts dĂ©coratifs de BĂąle. Cet enseignement l’a profondĂ©ment influencĂ©. Il reconnaĂźt que[24] :

« C’était une rĂ©vĂ©lation. En fait, ce fut un bienfait que d’ĂȘtre vidĂ© de mon apprentissage de dĂ©corateur chez Globus, et de pouvoir profiter de cette incroyable rĂ©vĂ©lation, pour moi [
] Julia Ris, qui Ă©tait prof, remplie de l’esprit du Bauhaus, me posait Ă©videmment des problĂšmes, elle s’intĂ©ressait Ă  moi dans ce sens qu’elle me demandait de temps en temps : Ah ! Vous connaissez Schwitters, vous ? Et je ne connaissais pas. Qui connaĂźt Schwitters Ă  dix-sept ans ? Et alors elle m’apportait des journaux, elle m’initiait. Â»

Au niveau de l’entrĂ©e du Cyclop, Tinguely a installĂ© un ready-made. En rĂ©fĂ©rence Ă  Marcel Duchamp, il s’agit d’une Broyeuse de chocolat.

Au sommet du Cyclop un grand bassin est rempli d’eau. Il s’agit de l’Hommage Ă  Yves Klein. L’eau reflĂšte le ciel bleu ce qui rappelle les Monochromes de Klein. Tinguely souhaitait rĂ©aliser une Ɠuvre « digne de cet homme qui rĂȘvait d’un art immatĂ©riel fait de sensibilitĂ© pure, lui qui affirmait volontiers que la Terre est plate et carrĂ©e, quitte Ă  dĂ©battre la question toute une nuit [
] une surface sobre et grandiose, projetĂ©e au-dessus du monde dans le salut d’un grand artiste Ă  un autre [
] Â»[25].

Notes et références

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  1. ↑ Tinguely/ Niki de Saint Phalle, Le Cyclop-La TĂȘte, maquette, 1970, fil de fer et tĂŽle, bandes de plĂątre, couleur, 82 Ă— 77 Ă— 47 cm, musĂ©e Tinguely, BĂąle, donation Niki de Saint Phalle (no inv. 011226).
  2. ↑ Dominik MĂŒller dans Tinguely@Tinguely 2012, p. 432.
  3. ↑ MechMinestrone68, « Fatamorgana, MĂ©ta-Harmonie IV, 1985, Jean Tinguely Museum, Basel, 22.02.2013 Â», une Meta-Harmonie en fonction au MusĂ©e Tinguely de BĂąle [vidĂ©o], sur YouTube, 23 fĂ©vrier 2013.
  4. ↑ Jouffroy 1966, p. 64.
  5. ↑ HultĂ©n 1973, p. 245.
  6. ↑ HultĂ©n 1973, p. 324.
  7. ↑ Interview de Jean Tinguely par Jean-Pierre Keller (4 septembre 1990) dans Keller 1992, p. 75.
  8. ↑ Niki de Saint Phalle, dans Tinguely@Tinguely 2012, p. 54.
  9. ↑ HultĂ©n 1973, p. 360.
  10. ↑ Canal 2007, p. 74.
  11. ↑ Keller 1992, p. 159.
  12. ↑ Niki de Saint Phalle, ibid., p. 55.
  13. ↑ Dominik MĂŒller, ibid., p. 416.
  14. ↑ Canal 2007, p. 108–109.
  15. ↑ Niki de Saint Phalle, ibid., p. 60.
  16. ↑ Interview de Jean Tinguely par Jean-Pierre Keller (4 septembre 1990) dans Keller 1992, p. 78.
  17. ↑ « Le Cyclop Â» : petite documentation de dĂ©montage – transport et reconstruction de Jean Tinguely, 1985, musĂ©e Tinguely, BĂąle.
  18. ↑ HultĂ©n 1993, p. 16.
  19. ↑ Keller 1992, p. 77.
  20. ↑ Keller 1992.
  21. ↑ Pontus HultĂ©n, Tinguely : sculptures 1960-1990 (catalogue de l'exposition Ă  la JGM Galerie, Paris, 18 mars - 29 avril 2006), Paris, JGM Galerie et Communic'art, 2006, 64 p. (ISBN 2-916277-05-6), p. 17.
  22. ↑ Jaroslav VĂ­zner, extrait du film Le Monstre de Tinguely, Ă©mission Viva, TSR, 1987.
  23. ↑ Warwara de la VassiĂšre, « D’autres machines : la mariĂ©e mise Ă  nu par Jean Tinguely Â», Plaisir de France, no 390,‎ juin 1971, p. 51.
  24. ↑ « Parole d'artiste Â», entretien avec Jean Tinguely, Charles Georg et Rainer Michael Mason, juin 1976, dans Jean Tinguely : dessins et gravures pour les sculptures (catalogue de l'exposition au cabinet des estampes du musĂ©e d'Art et d'Histoire de GenĂšve, 25 juin - 3 octobre 1976), GenĂšve, MusĂ©e d'art et d'histoire, 1976, 143 p. (BNF 40110290), p. 9.
  25. ↑ Keller 1992, p. 72.

Bibliographie

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  • Alain Jouffroy, « Jean Tinguely Â», L'ƒil, no 136,‎ avril 1966, p. 34–40 et 64.
  • Pontus HultĂ©n (trad. du suĂ©dois par Paul Lebeer, Anne Rubinlicht-Proux et Malou Höjer), Jean Tinguely : MĂ©ta, Paris, Éditions Pierre Horay, 1973, 363 p. (BNF 35537858).
  • Pontus HultĂ©n, Une magie plus forte que la mort (catalogue de l'exposition de Jean Tinguely au Palais Grassi, Venise), Paris, Éditions du Chemin vert, 1987, 379 p. (ISBN 2-903-53325-3).
  • Pontus HultĂ©n, Jean Tinguely (catalogue de l'exposition au musĂ©e national d'Art moderne, Paris, 8 dĂ©cembre 1988 - 27 mars 1989), Paris, Centre Georges-Pompidou, 1988, 397 p. (ISBN 2-85850-468-5 (Ă©ditĂ© erronĂ©)).
  • Pontus HultĂ©n, Le Cyclop, Milly-la-ForĂȘt, Paris, Association Le Cyclop, 1993.
  • Michel Conil-Lacoste, L’Énergie de l'insolence, Paris, Éditions de la DiffĂ©rence, 1989, 128 p.
  • Jean-Pierre Keller (avec la collab. de VĂ©ronique Revaz), Tinguely et le mystĂšre de la roue manquante, Carouge-GenĂšve et La Tour d'Aigues, Éditions ZoĂ© et Éditions de l'Aube, 1992, 219 p. (ISBN 2-88182-166-9).
  • (fr + en + de) Virginie Canal (trad.  en anglais Fronza Woods et Simon Pleasance, trad.  en allemand IrĂšne Kuhn, photo Tadashi Ono), Jean Tinguely : “Le Cyclop”, Paris, Centre national des arts plastiques et Isthme, 2007, 199 p. (ISBN 978-2-35409-007-4)
  • Le Cyclop - Jean Tinguely, Revue DADA hors-sĂ©rie no 2, ouvrage collectif, coĂ©dition Arola - Centre national des arts plastiques - Association Le Cyclop, Paris, 2013, 52 p. (ISBN 978-2-35880-053-2).
  • François Taillade (dir.), La forĂȘt rĂ©enchantĂ©e : Une saison au Cyclop de Jean Tinguely (catalogue du cycle d'expositions et de confĂ©rences tenues Ă  l'occasion de la saison 2014 du Cyclop, cĂ©lĂ©brant les 20 ans d'ouverture du site au public), Milly-la-ForĂȘt, Association Le Cyclop, 2015, 88 p. (ISBN 978-2-9551677-0-0).
  • Catherine Francblin et François Taillade, Le Cyclop de Jean Tinguely, Aubervilliers et Milly-la-ForĂȘt, Centre national des arts plastiques et Association Le Cyclop, 2022, 79 p. (ISBN 978-2-9551677-1-7 et 978-2-9551677-2-4).
  • MusĂ©e Tinguely : la collection (catalogue de l'exposition Tinguely@Tinguely : Un nouveau regard sur l'Ɠuvre de Jean Tinguely au musĂ©e Tinguely, BĂąle, 7 novembre 2012 - 30 septembre 2013), BĂąle et Heidelberg, MusĂ©e Tinguely et Éditions Kehrer, 2012, 552 p. (ISBN 978-3-9523990-3-3 et 978-3-86828-341-9).

Filmographie

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  • Le Cyclop de Jean Tinguely, rĂ©alisation d'ArnĂ© Steckmest, Artik Films production, 1996 [prĂ©sentation en ligne].
  • Le rĂȘve de Jean : Une histoire du Cyclop, rĂ©alisation de Louise Faure et Anne Julien, 4A4 Films production, 2005 [prĂ©sentation en ligne].

RĂ©fĂ©rences Ă  l’Ɠuvre

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  • Julien Ribot s'est inspirĂ© de cette sculpture dans sa chanson Cyclop (publiĂ©e sur le EP Songs for Coco, janvier 2012), ainsi que dans sa chanson La Chambre renversĂ©e (sur l'album Vega) qui fait rĂ©fĂ©rence Ă  l’Ɠuvre de Daniel Spoerri situĂ©e Ă  l'intĂ©rieur du Cyclop.

Liens externes

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