



La mort est l'Ă©tat irrĂ©versible d'un organisme biologique ayant cessĂ© de vivre. Cet Ă©tat se caractĂ©rise par une rupture dĂ©finitive dans la cohĂ©rence des processus vitaux (nutrition, respirationâŠ) de l'organisme considĂ©rĂ©.
Au niveau cellulaire, la mort dĂ©signe lâarrĂȘt des fonctions de base dâune cellule. Au sein de communautĂ©s pluricellulaires, cette mort peut ĂȘtre accidentelle (nĂ©crose) ou rĂ©gulĂ©e, voire programmĂ©e (apoptose).
Chez l'ĂȘtre humain, le fait que le cĆur puisse arrĂȘter de battre pendant un moment avant dâĂȘtre rĂ©animĂ© pose la question de la limite, ou de la transition entre vie et mort, qui n'est assez paradoxalement pas une Ă©vidence. Face Ă cette question, lâOrganisation mondiale de la santĂ© animale considĂšre la mort comme « la disparition irrĂ©versible de lâactivitĂ© cĂ©rĂ©brale mise en Ă©vidence par la perte des rĂ©flexes du tronc cĂ©rĂ©bral »[2] : elle adopte ainsi une dĂ©finition de la mort en tant que mort cĂ©rĂ©brale, par distinction avec un simple arrĂȘt cardiorespiratoire, Ă©tat qualifiĂ© de « mort clinique », et alors mĂȘme qu'un tel arrĂȘt des activitĂ©s cĂ©rĂ©brales peut s'accompagner Ă l'inverse du maintien artificiel ou non d'autres fonctions organiques fondamentales.
Définition médico-légale
[modifier | modifier le code]D'un point de vue mĂ©dico-lĂ©gal, la mort (la question considĂ©rĂ©e Ă©tant celle d'un ĂȘtre humain) est le moment oĂč le corps commence Ă se dĂ©composer, Ă partir de l'instant oĂč toutes les fonctions vitales sont suspendues : arrĂȘt Ă la fois du cĆur, de la respiration, du flux sanguin, des activitĂ©s cĂ©rĂ©brales, etc. MĂ©dicalement, certains Ă©tats mĂšnent irrĂ©mĂ©diablement Ă la mort, alors mĂȘme que les cellules et certains organes continuent Ă remplir leurs fonctions. Câest le cas de la mort cĂ©rĂ©brale constatĂ©e dans certains cas de coma.
Cette dĂ©finition lĂ©gale (figurant dans les textes de loi) est importante, car câest elle qui va permettre des actes tels que le prĂ©lĂšvement d'organes pour la transplantation : la mort lĂ©gale prĂ©cĂšde en ce cas la mort physiologique. On maintient ainsi des personnes en Ă©tat de mort cĂ©rĂ©brale sous respiration artificielle, lorsque le cĆur continue Ă battre spontanĂ©ment : cela permet de maintenir les organes en bon Ă©tat en vue dâun prĂ©lĂšvement. Certains pays autorisent le prĂ©lĂšvement d'organes Ă cĆur arrĂȘtĂ©. Cette pratique est controversĂ©e.
Dans la plupart des cas, le dĂ©cĂšs est constatĂ© par un mĂ©decin par des signes cliniques caractĂ©risant un arrĂȘt cardiorespiratoire prolongĂ©. Cela peut ĂȘtre un Ă©chec des tentatives de rĂ©animation cardiopulmonaire par une Ă©quipe mĂ©dicale, ou bien la constatation par un mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste Ă domicile pour une personne que lâon sait en fin de vie (personne ĂągĂ©e ou bien souffrant dâune maladie diagnostiquĂ©e).
Biologie
[modifier | modifier le code]En termes dâentropie (niveau de dĂ©sorganisation), il sâagit pour lâorganisme de maintenir localement une entropie basse. Or lâentropie d'un systĂšme fermĂ© ne peut quâĂȘtre stable ou augmenter dâaprĂšs les principes de la thermodynamique. Lâorganisme doit donc puiser dans son environnement, dâoĂč la nĂ©cessitĂ© de respirer, etc. La mort intervient quand lâorganisme ne peut plus puiser et maintenir son entropie basse. La principale source dâĂ©nergie sur Terre est la lumiĂšre du soleil qui permet la photosynthĂšse.
Certains animaux, sociaux et coloniaux notamment ont des comportements particuliers Ă l'Ă©gard des cadavres de leurs homologues (ex. : nĂ©crophorĂšse observĂ©e chez les fourmis, guĂȘpes, abeilles coloniales).
Organismes unicellulaires
[modifier | modifier le code]On ne peut se contenter de la définition donnée plus haut pour les organismes unicellulaires, tels que les bactéries, levures, les champignons unicellulaires. En effet, ces organismes possÚdent une forme de résistance aux variations de conditions extérieures : la spore. Pour ces organismes, le critÚre de la vie devient le suivant : la membrane cellulaire est intÚgre et sépare un milieu intérieur de composition différente du milieu extérieur. La mort est donc causée par la rupture de la membrane. La présence de cette forme de résistance explique la différence entre la pasteurisation et la stérilisation, seul ce dernier traitement tuant les spores.
Les organismes unicellulaires meurent aussi de « vieillesse ». Cela est assez bien documentĂ© dans le cas des levures saccharomyces sp. Une cellule mĂšre donne par division deux cellules filles. On a toujours pensĂ© que ces cellules filles sont identiques entre elles. Ce nâest pas le cas. Il existe en effet sur lâune des cellules une cicatrice visible sur la membrane et reflet de la division qui vient de se produire. Au-delĂ dâun certain nombre de ces cicatrices, la cellule ne peut plus se diviser : elle mourra de « vieillesse ».
Mort de virus
[modifier | modifier le code]Les virus se situent dans lâinerte. Ainsi, la question de la catĂ©gorisation dâun virus parmi les organismes vivants nâĂ©tant pas tranchĂ©e de maniĂšre satisfaisante, il est impossible de se prononcer sur la mort dâun virus en gĂ©nĂ©ral, car il a besoin d'un autre ĂȘtre vivant pour survivre[3].
Cela dit, il existe diffĂ©rents types de virus, se situant plus ou moins du cĂŽtĂ© du vivant ou de celui de lâinerte. Les virus sont souvent rĂ©sumĂ©s Ă une sĂ©quence gĂ©nĂ©tique encapsulĂ©e par une membrane biologique ayant la propriĂ©tĂ© de se fondre avec celle des cellules infectĂ©es. Ces virus peuvent ĂȘtre comparĂ©s Ă des livres que les cellules sont capables de lire et retranscrire, le texte Ă©tant le code gĂ©nĂ©tique. Ils seraient donc, dâun point de vue biologique, plutĂŽt du cĂŽtĂ© de lâinerte. Par contre, le virus ATV (Acidianus Two-tailed Virus) quand il sort de la cellule qui lâa produit, a une forme de citron et deux bras lui poussent Ă chaque extrĂ©mitĂ©. Câest un processus actif, ce qui fait que ce virus est plus du cĂŽtĂ© du vivant que de lâinerte[4]. Quant au virus mimivirus, il contient un code gĂ©nĂ©tique plus important que certaines bactĂ©ries, et en mĂȘme temps de lâADN et de lâARN[5].
Les mĂ©dicaments antiviraux se contentent dâempĂȘcher les virus de se multiplier, par interfĂ©rence avec la rĂ©plication du matĂ©riel gĂ©nĂ©tique, formation de la capside ou prĂ©vention de la formation de virus complets[6]. La prĂ©vention de lâencapsidation du code gĂ©nĂ©tique du virus, ARN ou ADN, dans la capside virale est donc une maniĂšre dâinactiver un virus. DĂšs que les conditions sont Ă nouveau rĂ©unies (prĂ©sence dâune cellule hĂŽte, absence dâantiviraux), le virus se multipliera Ă nouveau. Le problĂšme se complique par la prĂ©sence dâune forme silencieuse du virus au cours de laquelle le code gĂ©nĂ©tique du virus sâintĂšgre dans celui de lâhĂŽte parasitĂ©. La destruction totale du virus implique la destruction de ce code[7].
Les virus peuvent nĂ©anmoins ĂȘtre « dĂ©truits », c'est-Ă -dire que l'information gĂ©nĂ©tique qu'ils contiennent peut ĂȘtre dĂ©gradĂ©e par des agents physiques (chaleur) ou chimiques. Ces procĂ©dĂ©s sont utilisĂ©s avant d'inoculer un virus (vaccin). Dans ce cas, ce dernier se retrouve complĂ©ment inactivĂ© et peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme « mort »[8].
Philosophie
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Peinture de Pieter Brueghel l'Ancien (1562).
En palĂ©ontologie, la dĂ©couverte de rites funĂ©raires est un Ă©lĂ©ment important pour dĂ©terminer le degrĂ© dâĂ©veil social dâun hominidĂ©.
Cette conscience de la mort est un moteur de cohĂ©sion sociale (sâunir pour rĂ©sister aux calamitĂ©s, aux ennemis) et dâaction (rĂ©aliser quelque chose pour laisser une trace). Elle est un Ă©lĂ©ment important de la rĂ©flexion mĂ©taphysique. Câest aussi ce qui donne la puissance symbolique Ă des actes tels que lâhomicide et le suicide.
La philosophie des LumiĂšres en Europe, incitant Ă la maĂźtrise de la nature, suggĂšre lâavĂšnement dâune domination de la dĂ©gradation du corps de lâHomme.
D'aprĂšs le PhĂ©don de Platon, la mort est la sĂ©paration de lâĂąme et du corps. Enfin dĂ©livrĂ©e de sa prison charnelle, l'Ăme immortelle peut librement rejoindre le ciel des IdĂ©es, L'ĂternitĂ©, le domaine des philosophes.
Selon Ăpicure, la mort n'est rien puisque « tant que nous existons la mort n'est pas, et que quand la mort est lĂ nous ne sommes plus. La mort n'a, par consĂ©quent, aucun rapport ni avec les vivants ni avec les morts, Ă©tant donnĂ© qu'elle n'est plus rien pour les premiers et que les derniers ne sont plus. » (Lettre Ă MĂ©nĂ©cĂ©e).
JankĂ©lĂ©vitch, dans La Mort, propose quant Ă lui une rĂ©flexion sur la mort d'un point de vue grammatical : « la mort en troisiĂšme personne est la mort-en-gĂ©nĂ©ral, la mort abstraite et anonyme » (c'est la mort du « on »), « la premiĂšre personne est assurĂ©ment source d'angoisse [...] En premiĂšre personne, la mort est un mystĂšre qui me concerne intimement et dans mon tout, c'est-Ă -dire dans mon nĂ©ant » (la mort du « je »), « il y a le cas intermĂ©diaire et privilĂ©giĂ© de la deuxiĂšme personne ; entre la mort d'autrui, qui est lointaine et indiffĂ©rente, et la mort-propre, qui est Ă mĂȘme notre ĂȘtre, il y a proximitĂ© de la mort du proche » (c'est la mort du « tu »).
Autres aspects scientifiques
[modifier | modifier le code]Anthropologie
[modifier | modifier le code]La mort est un sujet qui fascine toutes les sociétés et depuis toujours, qui donne lieu à de nombreuses recherches anthropologiques, au point d'en faire un sous-champ distinct. Pour tenter de répondre à de grandes questions qu'elle soulÚve, elles ont trÚs souvent recours à l'imaginaire. Yannis Papadaniel explique que la conception de la « bonne » mort est variable entre chaque société et chaque époque, pouvant prendre différentes formes, à la maniÚre d'un soldat qui meurt au combat, d'un individu pieux qui reçoit un jugement divin positif le faisant entrer au paradis, etc[9].
En plus des conceptions idéelles, c'est-à -dire des idées que l'on se fait de la mort, l'anthropologie étudie les pratiques humaines qui l'entourent. Cela peut prendre la forme de l'étude des rites funéraires, comme la maniÚre dont on dispose du corps, des recueillements familiaux ou de la maniÚre dont le deuil est étalé dans le temps. Les recherches anthropologiques sur la mort peuvent également avoir une perspective religieuse, et soulignent un rapport à la mort de plus en plus éloigné des ritualités, voire aseptisé, comme le rapportent Louis-Vincent Thomas[10] ou Philippe AriÚs[11].
Cet énoncé soulÚve des débats et des spécialistes comme Jean-Hugues Déchaux[12], Allan Kellehear[7], Tony Walter[13] et C. Seal[14] énoncent plutÎt que le rapport à la mort n'est pas plus faible, seulement plus intime en raison de la sécularisation grandissante observée en Occident.
Yanis Papadaniel tire pour point commun de ces arguments l'idĂ©e suivante : « lâabsence dâun code commun en matiĂšre de mort ne signifie pas que ces codes nâexistent pas Ă une Ă©chelle individuelle et intime »[9]. PlutĂŽt, que les familles et individus ont des pratiques funĂ©raires avec un niveau de syncrĂ©tisme variable entre diffĂ©rentes traditions religieuses et spirituelles.
Projet d'Edison
[modifier | modifier le code]Thomas Edison projeta la création d'un appareil qui serait censé pouvoir permettre de communiquer avec les morts, en enregistrant leur voix et leurs sons, dénommé nécrophone ou appareil nécrophonique en français[15] (spirit phone en anglais[16]), mais l'appareil resta à l'idée de projet.
Mort et religion
[modifier | modifier le code]Animisme
[modifier | modifier le code]Dans l'animisme, la mort est perçue comme une continuitĂ©, au point que l'on puisse dire qu'il n'y a pas vraiment de mort dans le langage animiste et que le dialogue des « morts » et des vivants se poursuit sans interruption notamment par l'intermĂ©diaire des rĂȘves.
Un célÚbre poÚme de Birago Diop intitulé Souffles[17] résume cette perception :
« Ceux qui sont morts ne sont jamais partis / Ils sont dans lâOmbre (âŠ) / Les morts ne sont pas sous la Terre : / Ils sont dans le Bois (âŠ) / dans lâEau (âŠ) / dans la Foule (âŠ) / Les Morts ne sont pas morts. »
Selon l'anthropologue Dominique Sewane, les Batammariba du Koutammakou (nord du Togo et du BĂ©nin), considĂšrent qu'un ĂȘtre humain doit sa vie au souffle ou Ăąme d'un ancĂȘtre qui a dĂ©sirĂ© sa naissance. Cet ancĂȘtre lui donne ses « affaires de destin » ou aptitudes. DĂšs sa venue au monde, les parents ont comme devoir de dĂ©celer ces « affaires » afin que, par la suite, l'enfant rĂ©alise au mieux ses potentialitĂ©s. Ă condition qu'un ancien (ou ancienne) ait Ă©tĂ© initiĂ© au rituel initiatique de la jeunesse â difwani pour les jeunes garçons, dikuntri pour les jeunes filles â les membres du clan cĂ©lĂšbrent Ă son dĂ©cĂšs le grandiose rite funĂ©raire du tibĂšnti. Au cours de ce rite, le souffle du mort gagne la force de « former » de nouveaux enfants. Pour peu que les parents aient identifiĂ© auprĂšs des devins le souffle de l'ancĂȘtre qui a « formĂ© » un nouveau-nĂ©, ce souffle veillera sur l'enfant tout au long de sa vie. Cependant, une personne ne devra jamais connaĂźtre le nom de cet ancĂȘtre. Autant dire comme Birago Diop « qu'un mort n'est jamais mort »[1].
Athéisme
[modifier | modifier le code]Pour les athées la mort ne recÚle aucun mystÚre métaphysique : elle n'est pas plus difficile à appréhender que ne l'est le sommeil profond, et il n'existe pas plus de vie aprÚs la mort qu'avant la naissance.
Selon le philosophe grec Ăpicure, citĂ© par Montaigne :
« Le plus effrayant des maux, la mort, ne nous est rien, disais-je : quand nous sommes, la mort nâest pas lĂ , et quand la mort est lĂ , câest nous qui ne sommes pas[18]. »
« La mort est moins Ă craindre que rien, s'il y avait quelque chose de moins, Elle ne vous concerne ni mort ni vif : vif, parce que vous ĂȘtes : mort, par ce que vous n'ĂȘtes plus[19]. »
Selon Wittgenstein, dans le mĂȘme esprit, mais deux millĂ©naires plus tard :
« La mort n'est pas un événement de la vie. On ne vit pas la mort. Si l'on entend par éternité non la durée infinie mais l'intemporalité, alors il a la vie éternelle celui qui vit dans le présent. Notre vie n'a pas de fin, comme notre champ de vision est sans frontiÚre[20]. »
Bouddhisme
[modifier | modifier le code]Pour le bouddhisme, la mort nâest quâun passage dâune vie Ă une autre (du moins aussi longtemps que l'on n'est pas entrĂ© en nirvana et que l'on continuer Ă errer dans le samsara)[21]. Par ailleurs, le bouddhisme nie les concepts de dieu et d'Ăąme, affirmant au contraire l'absence de soi qui subsisterait (doctrine de l'anÄtman) :
« Il y a deux idĂ©es, psychologiquement enracinĂ©es dans l'individu : protection de soi et conservation de soi. Pour la protection de soi, l'homme a créé Dieu duquel il dĂ©pend pour sa propre protection, sauvegarde et sĂ©curitĂ©, de mĂȘme qu'un enfant dĂ©pend de ses parents. Pour la conservation de soi, l'homme a conçu l'idĂ©e d'une Ăąme immortelle ou Ätman qui vivra Ă©ternellement. Dans son ignorance, sa faiblesse, sa crainte et son dĂ©sir, l'homme a besoin de ces deux choses pour se rassurer et se consoler ; c'est pourquoi il s'y cramponne avec fanatisme et acharnement[22]. »
Pour un ĂȘtre Ă©veillĂ©, la mort signifie la cessation du passage dâune vie Ă une autre. L'Ă©veil complet Ă la rĂ©alitĂ© (par la comprĂ©hension profonde des mĂ©canismes de la coproduction conditionnĂ©e), permet en effet de sortir du cycle des existences et d'atteindre la vĂ©ritable libĂ©ration, qui est l'Ă©tat de l'arhat, et d'entrer ainsi dans l'Ă©tat du parinirvĂąna (c'est-Ă -dire le nirvana complet, « sans restes »)[21].
Dans le bouddhisme tibĂ©tain, le Bardo Thödol (« Livre des morts tibĂ©tain ») dĂ©crit les diffĂ©rentes Ă©tapes de ce passage dâune vie Ă une autre vie et constitue une sorte de guide fournissant divers conseils (abandon de lâego, etc.) pour rĂ©ussir cette transition.
Christianisme
[modifier | modifier le code]Mort dans le christianisme en général
[modifier | modifier le code]La conséquence de la mort physique est la séparation du corps avec l'ùme qui est immortelle[23]. Le corps, quant à lui, doit ressusciter pour se joindre de nouveau à l'ùme soit à la fin des temps qui est le retour du Christ (résurrection de ceux qui sont morts en Christ, les bienheureux), soit à la fin du monde, résurrection de ceux qui sont morts sans Christ (les damnés) pour le Jugement dernier qui est le triomphe final de Dieu et de la vie.
Au moment de la mort physique, l'Ăąme du dĂ©funt subit un jugement particulier. Le purgatoire ne doit pas ĂȘtre compris comme une troisiĂšme voie mais bien comme un « instrument du salut », une « purification, afin d'obtenir la saintetĂ© nĂ©cessaire pour entrer dans la joie du ciel »[24].
Les ùmes qui vont au Purgatoire sont privées de la vision de Dieu (la « vision béatifique ») et ressentent le regret de ne pas avoir fait tout le bien possible. Une fois purifiées, ces ùmes quittent le Purgatoire pour le Paradis et peuvent enfin « voir Dieu » (les damnés eux ne verront jamais Dieu). Seules les personnes parfaitement pures peuvent entrer directement au Paradis : Jésus, Marie par exemple.
Mort chez les ChrĂ©tiens du Moyen Ăge
[modifier | modifier le code]La mort est une rĂ©alitĂ© omniprĂ©sente pour tous les individus vivant au Moyen Ăge[25]. Pour les ChrĂ©tiens, la mort signifie la fin de la vie terrestre, mais elle ne marque pas une vĂ©ritable fin car ils croient en la vie Ă©ternelle, ou du moins Ă sa continuitĂ© dans lâau-delĂ , et ce jusque dans lâattente du Jugement Dernier. La mort nâest plus vue comme une fin mais simplement comme une Ă©tape.
Les ChrĂ©tiens tiennent leurs croyances de la Bible et surtout de lâĂglise, qui grĂące aux statuts synodaux, transmet les « idĂ©es » que les prĂȘtres doivent communiquer aux croyants qui, pour la plupart sont illettrĂ©s, et nâavaient pas accĂšs Ă la Bible par manque de traduction en langue vernaculaire. Cela peut notamment expliquer lâĂ©mergence de croyances qui ne reposent pas sur le Livre Saint.
La mort est Ă lâesprit des contemporains dĂšs leur plus jeune Ăąge et conditionne leur vie et mĂȘme leur journĂ©e quotidienne.

DĂšs lâenfance la mort est enseignĂ©e. Les enfants un peu avant lâĂąge de 7 ans suivent une prĂ©paration implicite et explicite Ă la mort[26]. La mort est en effet, mĂȘlĂ©e au programme dâĂ©ducation[27]. Par exemple, lâenseignement religieux prĂ©conise de garder sur soi un squelette miniature ou une petite tĂȘte de mort et de souvent la regarder[27]. Toutefois, câest surtout par la vue et la parole que la mort sâenseigne aux enfants. Le premier apprentissage quâils vont suivre est la description de lâenfer[28] afin de leur inspirer de la crainte. Les livres dâheures sont une excellente illustration pour cela en raison de leur iconographie explicite[28], câest dâautant plus efficace que de nombreux enfants apprennent Ă lire dedans[29], mĂȘme si cela reste notamment rĂ©servĂ© aux classes les plus privilĂ©giĂ©es. Cet apprentissage nâĂ©pargne pas les enfants, au contraire, un des buts premiers de cet enseignement est de comprendre le caractĂšre incommensurable de la durĂ©e des peines de lâenfer[30]. De surcroĂźt, cet enseignement suit les principes religieux comme la RĂšgle de saint BenoĂźt, qui conseille aux enfants le spectacle de la mort, par exemple en assistant Ă des funĂ©railles ou encore Ă lâagonie dâun proche[31]. Ainsi, il est possible de comprendre en quoi le spectacle de la mort est didactique en Italie au XVe siĂšcle[32], et aussi pourquoi les exĂ©cutions sont toujours sur les places publiques, lĂ oĂč tout le monde peut les voir[25]. La raison premiĂšre devait ĂȘtre pour donner lâexemple et dissuader les personnes de commettre des actes criminels mais cela servait donc aussi Ă enseigner le spectacle de la mort.
En plus dâĂȘtre enseignĂ©e trĂšs tĂŽt aux enfants, la mort continue de conditionner le calendrier et les journĂ©es des ChrĂ©tiens du Bas Moyen Ăge. Tout dâabord, les livres dâheures qui sont les livres les plus rĂ©pandus Ă la fin du Moyen-Ăge et qui apparaissent dĂšs le XIIIe siĂšcle[29], fournissent des oraisons pour toutes sortes dâoccasions[33]. DĂšs lors, de nombreuses oraisons sont en rapport avec les morts. Par exemple, les premiĂšres priĂšres que les enfants apprennent dans les livres dâheures sont, dans un premier temps la priĂšre du matin qui traite de la mort, mais aussi par la suite la priĂšre du soir qui est dĂ©diĂ©e aux morts[6]. Par ailleurs, la mort rĂ©git Ă©galement le calendrier chrĂ©tien en raison du jour dĂ©diĂ© aux morts. En effet, le calendrier de la mort chez les ChrĂ©tiens est bien fourni. Avant tout, le jour hebdomadaire des dĂ©funts est le lundi, mais il existe aussi des fĂȘtes annuelles qui mettent en avant les morts; ce sont les fĂȘtes comme PĂąques, la PentecĂŽte ou encore le lendemain de la Toussaint[34]. Il ne faut pas oublier le fait que les croyances des ChrĂ©tiens partent du principe que JĂ©sus Christ est mort et quâil est ressuscitĂ©, et câest sur cette croyance que la religion chrĂ©tienne tient. Il est donc clair que la religion chrĂ©tienne peut donc ĂȘtre qualifiĂ©e de religion de la mort.
MalgrĂ© cela, il nâen reste pas moins que les ChrĂ©tiens gardent des croyances qui tiennent plutĂŽt de pratiques paĂŻennes que de ce que souhaite transmettre lâĂglise. Il existe par exemple des prĂ©sages qui annoncent la mort. Câest le cas en Bretagne au XIIe siĂšcle, oĂč les habitants lancent dans une fontaine des tartines de pain beurrĂ© afin de deviner selon la chute de la tartine le sort des membres de la famille[35]. Un autre exemple de superstitions pourrait ĂȘtre le fait de croire que si une femme fait la lessive un vendredi, cela tuerait son mari[35]. Enfin, une derniĂšre croyance qui montre que lâĂglise nâa pas encore rĂ©ussi Ă stopper toutes les superstitions des fidĂšles est la croyance dans les doubles. Le christianisme est une religion qui fait une lecture verticale de la mort avec lâidĂ©e de salut[3]. Ce qui signifie quâĂ la mort, le corps et lâĂąme se sĂ©parent et que l'Ăąme se dirige soit en enfer, soit au paradis, car au dĂ©but du XIIe siĂšcle la croyance au purgatoire nâest pas encore totalement rĂ©pandue[36]. Cependant, le fait de croire aux doubles voudrait dire que les morts, du moins une partie, resteraient dans le mĂȘme monde que les vivants. Les croyants pensent quâils se trouvent au cimetiĂšre pour la plupart Ă errer jusquâĂ trouver le repos[3], toutefois, il arrive Ă©galement que ces derniers restent dans les maisons comme sous le porche par exemple ou dans les gonds[37]. Ce systĂšme prĂ©-chrĂ©tien inspira notamment lâĂglise au moment de la christianisation durant le Haut Moyen-Ăge. Il nâen reste pas moins que la mort chrĂ©tienne est diffĂ©rente de la mort du systĂšme prĂ©-chrĂ©tien mĂȘme si dans les consciences collectives ce n'est pas toujours le cas[38]. Un exemple illustrant lâappropriation des fĂȘtes paĂŻennes par lâĂglise peut ĂȘtre le remplacement de lâoffrande aux Ăąmes des dĂ©funts ayant lieu chaque annĂ©e le 22 fĂ©vrier par la fĂȘte de la chaire de saint Pierre, qui devient donc une fĂȘte chrĂ©tienne Ă part entiĂšre[38]
L'espĂ©rance de vie n'Ă©tait pas la mĂȘme que de nos jours. DĂ©jĂ , prĂšs dâun enfant sur trois nâatteint pas les 5 ans[26]. Câest notamment pour cela quâil faut attendre les 7 ans dâun enfant pour ĂȘtre sĂ»r que celui-ci survivra, câest lâĂąge de raison au Moyen-Ăge[39]. Toutefois, atteindre les 7 ans ne signifie pas que les enfants vont survivre car en moyenne 30 Ă 50% des personnes meurent avant leur 20 ans[40]. Il nâen reste pas moins que lâespĂ©rance de vie Ă la naissance est de 30 ans[40]. En effet, une fois lâenfance passĂ©e, lâespĂ©rance de vie Ă©tait tout aussi longue que de nos jours[41].
Les morts les plus frĂ©quentes au Bas Moyen-Ăge sont souvent des maladies de peau, des problĂšmes de ventre Ă©galement ou encore des abcĂšs et des ulcĂšres qui ne peuvent ĂȘtre soignĂ©s en raison de manque de connaissances mĂ©dicales[42]. De plus, mĂȘme si les malades ont la possibilitĂ© de payer un mĂ©decin, ceux-ci ne sont pas toujours proches ni disponibles pour se rendre au chevet du patient avant le dĂ©cĂšs de ce dernier[42]. Enfin, certains malades prĂ©fĂšrent faire appel Ă un membre du clergĂ© car dans les croyances mĂ©diĂ©vales et particuliĂšrement chez les fidĂšles, certains maux sont une punition divine, qui ne peuvent donc se soigner quâĂ travers la priĂšre. Câest notamment le cas pour la lĂšpre[42] et par consĂ©quent les malades dĂ©cĂšdent rĂ©guliĂšrement sans jamais avoir eu de vraies chances de guĂ©rir. Ă tout cela s'ajoutent les famines et les Ă©pidĂ©mies qui causent encore plus de morts.

Les Ă©pidĂ©mies sĂ©vissaient Ă©galement Ă cette Ă©poque, ce qui entraĂźnait de nombreux dĂ©cĂšs, c'est le cas avec la Grande Peste qui circula dans toute lâEurope entre 1347 et 1352[43]. Câest une pĂ©riode importante car avant 1350, la vision de la mort Ă©tait sereine dans lâesprit des individus mais aussi dans les reprĂ©sentations. En effet, Ă partir de la peste, les cadavres seront de plus en plus reprĂ©sentĂ©s, câest lâirruption du macabre dans la reprĂ©sentation chrĂ©tienne de la mort[44]. Le fait de mourir de la peste est violent et rapide, notamment si cette derniĂšre est pulmonaire[45]. Ainsi, un sentiment dâimpuissance se fait ressentir car les recours habituels ne fonctionnent plus[45]. Une illustration de ce dernier point est le fait que le pape ClĂ©ment VI est allĂ© jusquâĂ faire une messe pour demander dâĂȘtre Ă©pargnĂ© par lâĂ©pidĂ©mie[45]. Cette derniĂšre a dĂ©cimĂ© 40 Ă 60 % de la population urbaine dâItalie[46]. De plus, Ă la suite de cette Ă©pidĂ©mie, de nombreuses famines touchent lâEurope, ce qui augmenta encore plus le nombre de morts[47]. Ainsi, cet Ă©vĂ©nement marquant a placĂ© les contemporains face Ă leur finitude, ils ont notamment senti que leur vie Ă©tait brĂšve et menacĂ©e.
Sources pour Ă©tudier la mort au Moyen-Ăge
[modifier | modifier le code]Au dĂ©but des recherches sur la mort au Moyen Ăge, les historiens sâappuyaient sur des sources Ă©crites, telles que des tĂ©moignages ou encore des livres, comme la Bible. Cette derniĂšre nous donne des indications sur la façon dont Ă©tait vue la mort par les premiers ChrĂ©tiens. Cependant, ce n'est pas suffisant car la rĂ©alitĂ© Ă©tait diffĂ©rente, il faut donc aussi Ă©tudier d'autres sources comme les testaments[48], Jacques Chiffoleau est un des premiers Ă utiliser ce type de sources[49]. D'autres sources peuvent aussi ĂȘtre les statuts synodaux ou les bulles pontificales, on a donc avec ces sources le point de vue directe de l'Ăglise. Les livres d'heures sont aussi importants car l'iconographie y est trĂšs riche.
Les autres types de sources dépendent plutÎt de l'archéologie médiévale comme l'étude des cimetiÚres et des nécropoles qui apportent des éléments sur la façon dont la mort était célébrée et de ce qu'il advenait des corps, par exemple sur les soins prodigués au corps ou encore les objets qui étaient ajoutés dans la tombe[50].
Protestants
[modifier | modifier le code]Les Protestants ne croient pas à l'existence du Purgatoire. Pour eux, en effet, l'homme choisit de vivre ou non en conformité avec la volonté divine, en reconnaissant Jésus comme son sauveur et Seigneur, et ce avant de passer en jugement ou de voir Dieu face à face :
« En effet, Dieu a envoyé son Fils dans le monde non pas pour condamner le monde, mais pour que le monde soit sauvé par Lui. Celui qui met sa confiance en Lui n'est pas condamné, mais celui qui n'a pas foi en Lui est déjà condamné... »
â Jean 3v17[51]
Lâeschatologie chrĂ©tienne a rĂ©flĂ©chi sur le sens de la mort et des fins derniĂšres. Il y a un jugement immĂ©diat de lâĂąme et un jugement dernier collectif afin que les mĂ©rites de chacun soient connus de tous[52].
Orthodoxes
[modifier | modifier le code]Si le deuil et les funérailles orthodoxes et gréco-catholiques sont assez similaires aux catholiques et aux protestantes, on peut toutefois noter l'existence d'un autre service mémoriel, la Panikhide, qui est à la fois une célébration pour le repos du défunt et une consolation pour ses proches.

Lorsque possible, elle est dite prÚs de la sépulture du défunt. La Panikhide est généralement célébrée aux dates suivantes :

- TroisiĂšme jour aprĂšs la mort[Note 1] ;
- NeuviĂšme jour;
- QuarantiĂšme jour ;
- Trois mois ;
- Six mois ;
- Premier anniversaire de la mort ;
- TroisiÚme anniversaire (certains proches demandent un service mémoriel annuel).
Les familles préparent souvent un plat de koliva (slavon : koutia) disposé sur la table mémorielle (ou table de Litia[Note 2]).
Ă cause de la cĂ©lĂ©bration de la RĂ©surrection du Christ, aucune Panikhide ne peut ĂȘtre cĂ©lĂ©brĂ©e de la Semaine sainte Ă la Semaine radieuse ni les dimanches toute l'annĂ©e.
Hindouisme
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Lâhindou croit en une vie aprĂšs la mort â le corps nâĂ©tant quâune enveloppe matĂ©rielle temporaire. Lorsque survient le moment de quitter la vie, il est dit que toutes les facultĂ©s d'action et de sensations se replient dans le mental (manas), puis le mental se replie dans le souffle (prana) puis le souffle dans lâĂąme individuelle ou Jivatman et enfin cette derniĂšre retourne au Brahman et atteint la libĂ©ration ou moksha[53].
Cependant, si son karma a accumulĂ© le fruit de trop dâactes nĂ©gatifs (les mauvaises actions), lâĂątman sâincarne dans un nouveau corps sur une planĂšte comme la terre (ou infĂ©rieure qui compose lâenfer), afin dây subir le poids de ses mauvaises actions. Si son karma est positif, il ira vivre comme un dieu, sur lâune des planĂštes cĂ©lestes (supĂ©rieures Ă la terre, ou paradis). Une fois Ă©puisĂ© son karma, lâĂąme retournera sur terre dans un autre corps d'ĂȘtre vivant. Ce cycle est appelĂ© « samsara ». Pour briser ce cycle perpĂ©tuel, lâhindou doit vivre de maniĂšre que son karma ne soit ni nĂ©gatif, ni positif, ainsi :
« Le Seigneur Bienheureux dit : "Bien que tu tiennes de savants discours, tu tâaffliges sans raison. Ni les vivants, ni les morts, le sage ne les pleure." (2.12) "Jamais ne fut le temps oĂč nous nâexistions, Moi, toi et tous ces rois ; et jamais aucun de nous ne cessera dâĂȘtre." »
â Bhagavad-GĂźtĂą (II.11 & II. 12)[54]
Au moment de la mort lâesprit est sĂ©parĂ© du corps. Le non-initiĂ© sera alors pris dâune irrĂ©sistible envie dâen retrouver un, ce quâil fera. Par contre, lâinitiĂ© saura trouver la porte de la libĂ©ration.
Islam
[modifier | modifier le code]En islam, la mort se définit par l'extraction de l'ùme à partir du corps. Cette extraction a lieu durant l'agonie et est effectuée par un ange. AprÚs cela, le corps se décompose et il en reste uniquement le coccyx, à partir duquel on est ressuscité au Jour du Jugement. La date de notre mort fait partie des données du destin et est fixée avant notre naissance, et, selon le Coran, rien ne pourra la faire avancer ni reculer, ne serait-ce que d'une heure :
« Que périsse l'homme ! Qu'il est ingrat ! De quoi Allah l'a-t-Il créé ? D'une goutte de sperme, Il le crée et détermine (son destin) : puis Il lui facilite le chemin; puis Il lui donne la mort et le met au Tombeau; puis Il le ressuscitera quand Il voudra.
â Sourate 80
OĂč que vous soyez, la mort vous atteindra, fussiez-vous dans des tours imprenables. Quâun bien les atteigne, ils disent: Câest de la part dâAllah. Quâun mal les atteigne, ils disent: Câest dĂ» Ă toi (Muáž„ammad). Dis: Tout est dâAllah. Mais quâont-ils ces gens, Ă ne comprendre presque aucune parole ?
â Sourate 79
Allah saisit les Ăąmes au moment de leur mort ainsi que celles qui ne meurent pas au cours de leur sommeil. Il retient celles Ă qui Il a dĂ©crĂ©tĂ© la mort, tandis quâIl renvoie les autres jusquâĂ un terme fixĂ©. Il y a certainement lĂ des preuves pour des gens qui rĂ©flĂ©chissent.
â Sourate 39 »
Toute Ăąme doit goĂ»ter la mort. Nous vous Ă©prouverons par le mal et par le bien Ă titre de tentation. Et câest Ă Nous que vous serez ramenĂ©s.â Sourate 21 » »
« Et Dieu n'accorde jamais de délai à une ùme dont le terme (de la mort) est arrivé. Et Allah est Parfaitement informé de ce que vous faites. »
â Sourate 63, verset 11.
Selon le Coran :
« Toute ùme goûtera la mort. Et c'est seulement au Jour de la Résurrection que vous recevrez votre entiÚre rétribution. Quiconque donc est écarté du Feu et introduit au Paradis, a certes réussi. Et la vie présente n'est qu'un objet de jouissance trompeuse. »
â Sourate 3, verset 185.

Du point de vue du rituel, quand un musulman est au seuil de la mort, il doit prononcer une derniĂšre fois la chahada, le tĂ©moignage de Foi. Ceux qui l'assistent dans l'agonie doivent l'inciter Ă la rĂ©pĂ©ter et lire la sourate 36 YA-SIN au chevet du mourant, car elle incite l'Ăąme Ă ne pas ĂȘtre tentĂ©e par le Diable dans les affres de la mort. AprĂšs la mort, le corps est lavĂ© et enveloppĂ© dans des piĂšces de tissu blanc (Al Kafn), le linceul, par la suite les musulmans font la priĂšre funĂ©raire Salat Al Janaza, de prĂ©fĂ©rence Ă la mosquĂ©e, Ă la suite de quoi on procĂšde Ă lâenterrement le plus tĂŽt possible. Le corps est enterrĂ© le visage tournĂ© vers La Mecque ou, s'il est dans un cercueil, il est positionnĂ© de telle façon que La Mecque se trouve Ă sa droite. Le rite funĂ©raire consiste Ă jeter de la terre sur le linceul (s'il nây a pas de cercueil), tandis que les personnes prĂ©sentes prient et invoquent Dieu pour qu'Il aide le dĂ©funt Ă bien rĂ©pondre aux questions de Monkir et Nekir, les deux anges qui questionnent les morts dans leur tombe.
JaĂŻnisme
[modifier | modifier le code]Dans le jaïnisme, comme dans l'hindouisme, l'ùme est soumise au cycle des naissances et des morts. L'ùme y est donc une entité distincte qui voyage par-delà les limites et la disparition du corps[55].
JudaĂŻsme
[modifier | modifier le code]Dans la religion juive, on considĂšre que la mort est l'arrĂȘt irrĂ©versible du battement cardiaque (ou bien la mort cĂ©rĂ©brale, selon certains).
Lorsqu'une personne meurt, on doit l'enterrer le jour mĂȘme si possible. Un homme ou une femme (bĂ©nĂ©vole d'une association, la Hevra Kaddisha, la « confrĂ©rie sainte » en français) qui ne connaĂźt pas le dĂ©funt, nettoie le corps, soigne les blessures (si le dĂ©funt en avait), lâhabille d'une robe blanche et lui couvre la tĂȘte.

Ensuite, la levĂ©e du corps se dĂ©roule en une heure. Le corps du dĂ©funt, couvert des pieds Ă la tĂȘte, est exposĂ© dans un cercueil dans sa maison oĂč Ă l'hĂŽpital. Seule la famille est autorisĂ©e Ă rester autour du cercueil. Ă ce moment-lĂ , la personne qui a nettoyĂ© le corps lit les tehillim. Enfin, a lieu l'enterrement. Les amis et la famille se rendent au cimetiĂšre, un discours en hommage au dĂ©funt est prononcĂ© et des bĂ©nĂ©dictions sont rĂ©citĂ©es avant la mise en terre. Lorsque l'on enterre le cercueil, les endeuillĂ©s (fils, frĂšres et parents du dĂ©funt) jettent de la terre sur le cercueil avant de l'ensevelir. Les endeuillĂ©s dĂ©chirent alors leur vĂȘtement en signe de deuil et rĂ©citent enfin le Kaddish.
La religion juive accorde une importance extrĂȘme et un profond respect au dĂ©funt. On rĂ©citera alors le Kaddish au moins une fois par jour pendant un an Ă partir de l'enterrement, dans le but de sanctifier le nom divin.
Pour le JudaĂŻsme la mort fait partie de lâordre du monde, selon lâanthropologue D. Rouach devant la mort quatre attitudes peuvent ĂȘtre dĂ©finies : lâhomme ne peut Ă©viter la mort ; la mort est la consĂ©quence de ses pĂ©chĂ©s ; la mort nâa pas de raison dâĂȘtre ; la mort annonce une Ăšre nouvelle[56].
Dans le Livre de la splendeur (Sefer HaZohar) Ćuvre maĂźtresse de la kabbale sept Ă©preuves attendent lâhomme Ă sa mort. (I, 245a, 54b et 126b)
- La premiĂšre Ă©preuve est celle subie au moment oĂč lâĂąme quitte le corps:elle punit lâun et lâautre pour les fautes commises.
- La deuxiĂšme Ă©preuve Ă lieu quand le cortĂšge funĂšbre est conduit du domicile du dĂ©funt jusquâau cimetiĂšre. Les transgressions, les crimes et dĂ©lits commis sont proclamĂ©s, suivis de la peine et du chĂątiment quâil encourt et qui lâattendent dans le monde Ă venir.
- La troisiĂšme Ă©preuve est celle que le dĂ©funt traverse dĂšs son entrĂ©e dans la tombe, considĂ©rĂ©e comme la porte de sortie de ce monde et le seuil dâun autre.
- La quatriĂšme Ă©preuve lui est infligĂ©e dans la tombe mĂȘme, ce que la littĂ©rature rabbinique dĂ©signe par le hibbut ha-qeber la flagellation de la tombe. Lâ « ange de de la mort » frappe violemment le cadavre avec des chaĂźnes mĂ©talliques.
- La cinquiĂšme Ă©preuve est le passage Ă la GĂ©henne, Ă lâEnfer. Elle est destinĂ©e Ă purifier lâĂąme.
- Au cours de la sixiÚme épreuve , le corps est livré à la vermine qui prend possession de lui et le dévore. Il souffre atrocement.
- Lors de la septiĂšme et derniĂšre Ă©preuve lâĂąme est soumis Ă de continuelles migrations et transmigrations successives. Elle est condamnĂ©e Ă errer et vagabonder ça et lĂ , sans le moindre rĂ©pit jusquâau terme de son long et pĂ©nible voyage qui se termine par son dĂ©finitif rachat et rĂ©demption[57].
Polythéisme mésoaméricain
[modifier | modifier le code]Spiritisme
[modifier | modifier le code]Les spirites considÚrent que chaque individu existe avant sa naissance et s'incarne sur la Terre pour progresser et vivre une expérience éducative. L'incarnation provoquant une perte temporaire du souvenir des vies antérieures. La mort du corps matériel libÚre l'esprit éternel de l'homme, qui retourne ensuite dans une « dimension spirituelle » correspondant à son niveau d'avancement[58].
Témoins de Jéhovah
[modifier | modifier le code]Les Témoins de Jéhovah croient que lors de la mort le corps retourne à la poussiÚre (Ecclésiaste 3:20). La mort pour les Témoins de Jéhovah est donc le contraire de la vie. Les morts n'ont donc aucune activité et ne se rendent compte de rien (Ecclésiaste 9:5,10).
L'espĂ©rance des TĂ©moins de JĂ©hovah pour les morts rĂ©side en la croyance de la rĂ©surrection. Cette rĂ©surrection doit avoir lieu sur la Terre, lorsque Dieu aura rĂ©tabli les conditions originelles (un Paradis). Toute personne, « juste » ou « injuste », doit ĂȘtre ressuscitĂ©e selon Jean 5:28,29 et Actes 24:15. La rĂ©surrection de « jugement » pour les « injustes » sera l'occasion pour eux de dĂ©montrer leur volontĂ© de reconnaĂźtre Dieu et sa souverainetĂ©.
Quelques hommes, les « membres oints » (au nombre de 144 000) iront aux cĂŽtĂ©s de JĂ©susâChrist afin « d'administrer » les humains et le paradis. Ils rejoindront le milieu spirituel.
Saints des derniers jours
[modifier | modifier le code]Pour les saints des derniers jours (mormonisme), la prĂ©existence, vie avant la naissance en prĂ©sence de Dieu, la vie sur terre, temps de mise Ă lâĂ©preuve et dâexpĂ©riences, et la vie aprĂšs la mort font partie du plan de salut.
AprĂšs la mort, le monde des esprits est lâendroit oĂč attend lâesprit de lâhomme entre la mort et la rĂ©surrection. Il comporte deux parties distinctes : la prison des esprits oĂč sont reçus ceux qui n'ont pas obĂ©i Ă l'Ăvangile ou qui ne l'ont pas acceptĂ© pendant qu'ils Ă©taient sur la terre ou qui n'ont pas eu l'occasion de l'entendre, et le paradis.
L'Ăvangile est enseignĂ© dans la prison des esprits et ceux qui acceptent le sacrement du baptĂȘme cĂ©lĂ©brĂ© en leur faveur dans les temples vont dans le paradis. Chaque ĂȘtre humain ressuscitera (rĂ©union du corps et de lâesprit) avant dâĂȘtre amenĂ© devant Dieu pour le jugement dernier oĂč sera tenu compte de la globalitĂ© de la personne jugĂ©e (connaissance, actes, paroles, pensĂ©es, dĂ©sirs, repentance). Selon ces critĂšres, lâun des trois degrĂ©s de gloire, tĂ©leste, terrestre ou cĂ©leste (en prĂ©sence de Dieu) lui sera attribuĂ©.
Symbolique
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La haute teneur symbolique de la mort et la forte charge affective liĂ©e au dĂ©cĂšs dâĂȘtres humains ont façonnĂ© lâimaginaire des Hommes qui ont créé un personnage, la Mort, qui vient chercher les gens au terme de leur vie.
Deux reprĂ©sentations symboliques se dĂ©marquent : la douce et lâaustĂšre. La premiĂšre se rĂ©fĂšre Ă la douce mort qui libĂšre des souffrances infinies auxquelles la vie nous oblige. La deuxiĂšme vient souligner le cĂŽtĂ© cruel, froid et irrĂ©mĂ©diable quâelle peut prendre lorsque les proches du dĂ©funt le pleurent.
Statistiques
[modifier | modifier le code]Les statistiques modernes de mortalité humaine ne concernent que les personnes ayant été vivantes, ne serait-ce que quelques secondes, à l'exclusion des statistiques de mortinatalité. Cependant, dans le passé, plusieurs pays incluaient dans la mortinatalité une partie des décÚs peu aprÚs la naissance, et les excluaient donc des statistiques de mortalité, ce qui pose des problÚmes de comparabilité des données dans le temps et dans l'espace (entre pays)[réf. nécessaire].
Les causes de mortalitĂ© sont un Ă©lĂ©ment important de lâĂ©pidĂ©miologie. En France, elles sont suivies par un laboratoire de lâINSERM, le Centre d'Ă©pidĂ©miologie sur les causes mĂ©dicales de dĂ©cĂšs (CĂ©piDc) ; centre collaborateur OMS) qui alimente une base de donnĂ©es depuis 1968 : prĂšs de 18 millions de donnĂ©es, issues des « certificats de dĂ©cĂšs » (Ă©tablis par les mĂ©decins lors du constat de dĂ©cĂšs) et des « bulletins de dĂ©cĂšs » faits par lâofficier dâĂ©tat civil en mairie[59].
Aspect juridique et démarches administratives
[modifier | modifier le code]Dans la plupart des pays dĂ©veloppĂ©s, le mĂ©decin remplit alors un certificat de dĂ©cĂšs comportant la date et lâheure de la constatation de la mort, lâidentitĂ© de la personne dĂ©cĂ©dĂ©e, les causes suspectĂ©es, lâabsence de contre-indication Ă une inhumation ou Ă une crĂ©mation. L'Ă©tat de mort lĂ©gale entraĂźne la perte des droits de la personnalitĂ© : la personne dĂ©cĂ©dĂ©e n'est plus considĂ©rĂ©e, en tant que personne au sens juridique du terme. Cependant, en France, le droit du dĂ©funt au respect est assurĂ© par la loi « Le respect dĂ» au corps humain ne cesse pas avec la mort. Les restes des personnes dĂ©cĂ©dĂ©es, y compris les cendres de celles dont le corps a donnĂ© lieu Ă crĂ©mation, doivent ĂȘtre traitĂ©s avec respect, dignitĂ© et dĂ©cence[60]. »
En Belgique
[modifier | modifier le code]En Belgique, les formalités légales à accomplir et les documents à obtenir lors d'un décÚs sont les suivants[61],[62],[63],[64] :
- Constat de dĂ©cĂšs : La premiĂšre formalitĂ© Ă accomplir dans les plus brefs dĂ©lais est de faire constater le dĂ©cĂšs. En cas de dĂ©cĂšs Ă domicile, le premier mĂ©decin auquel il doit ĂȘtre fait appel est le mĂ©decin traitant du patient. Il est censĂ© se dĂ©placer s'il en a la possibilitĂ©, mĂȘme s'il n'est pas de garde ; sinon le mĂ©decin de garde est tenu de le faire. En cas de dĂ©cĂšs Ă l'hĂŽpital, le constat est fait par un mĂ©decin sur place. En cas de dĂ©cĂšs sur la voie publique, la police doit ĂȘtre appelĂ©e et convoque le mĂ©decin de service pour le constat. Le mĂ©decin procĂšde Ă un examen attentif du corps dĂ©nudĂ© pour vĂ©rifier l'absence de traces de mort violente ou suspecte et la prĂ©sence d'un pacemaker ou dâun dĂ©fibrillateur implantable qui pourraient constituer un obstacle Ă l'inhumation ou Ă la crĂ©mation ;
- Attestation (ou certificat) de décÚs : Le médecin complÚte un document en plusieurs volets reprenant différentes mentions d'ordre administratif (identité et domicile du défunt), statistique (date, heure et lieu du décÚs) et médical (type et cause du décÚs) ;
- DĂ©claration de dĂ©cĂšs : La dĂ©claration est Ă introduire au service Ătat civil de la commune oĂč la personne est dĂ©cĂ©dĂ©e. Avec l'attestation du mĂ©decin, le dĂ©clarant doit fournir sa carte d'identitĂ© et celle du dĂ©funt ;
- Acte de dĂ©cĂšs : L'officier de l'Ă©tat civil Ă©tablit un acte officiel qui lui permet d'accorder l'autorisation de transport et d'inhumation ou de crĂ©mation du dĂ©funt, et le transmet Ă la commune oĂč le dĂ©funt rĂ©sidait ;
- Permis d'inhumer : Le permis qui ne peut ĂȘtre dĂ©livrĂ©, par l'officier de l'Ă©tat civil, que 24 heures aprĂšs le certificat de dĂ©cĂšs permet de disposer du corps et de faire procĂ©der Ă l'inhumation ou Ă la crĂ©mation ;
- Certificat ou acte d'hérédité : AprÚs avoir vérifié l'existence éventuelle d'un testament, le notaire établit ce document qui permet de débloquer les comptes du défunt ;
- DĂ©claration de succession : Ce document est Ă introduire dans un dĂ©lai de quatre mois par les hĂ©ritiers eux-mĂȘmes ou par un notaire ;
- DĂ©claration d'impĂŽts : Une dĂ©claration d'impĂŽts au nom du dĂ©funt doit ĂȘtre rentrĂ©e dans l'annĂ©e par les hĂ©ritiers et lĂ©gataires universels.
En France
[modifier | modifier le code]En France, aprĂšs le constat du dĂ©cĂšs et l'Ă©tablissement du certificat de dĂ©cĂšs, l'officier de l'Ătat civil dresse un acte de dĂ©cĂšs. Le corps peut ĂȘtre ensuite transportĂ©, sans cercueil, dans un vĂ©hicule spĂ©cifique, par une entreprise funĂ©raire, dans un dĂ©lai de 48 heures aprĂšs le dĂ©cĂšs. Ce transport, qui nĂ©cessite une dĂ©claration prĂ©alable Ă la mairie du lieu de dĂ©cĂšs effectuĂ©e par l'entreprise funĂ©raire elle-mĂȘme, peut se rĂ©aliser :
- soit de l'établissement de santé dans lequel le décÚs est survenu vers un domicile ou une chambre funéraire ;
- soit du domicile du décédé ou de la voie publique vers la chambre funéraire.
L'inhumation ou la crĂ©mation du corps de la personne dĂ©cĂ©dĂ©e doit avoir lieu dans un dĂ©lai de six jours aprĂšs le dĂ©cĂšs (non compris dimanches et jours fĂ©riĂ©s). Si le dĂ©lai lĂ©gal devait ĂȘtre dĂ©passĂ©, une dĂ©rogation peut ĂȘtre demandĂ©e Ă la prĂ©fecture du dĂ©partement en justifiant de la raison du dĂ©lai. La demande de dĂ©rogation est rĂ©alisĂ©e par l'entreprise funĂ©raire.
Dans les autres pays
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- â Le jour de la mort est inclus dans le dĂ©compte. Selon saint Macaire, la raison de ce dĂ©compte est la suivante : du troisiĂšme au neuviĂšme jours aprĂšs la mort, l'Ăąme du dĂ©funt est appelĂ©e Ă contempler les demeures du Paradis (les funĂ©railles ont normalement lieu le troisiĂšme jours aprĂšs la mort) ; du neuviĂšme au quarantiĂšme jour, elle voit les tourments de l'Enfer ; le quarantiĂšme jour, l'Ăąme du dĂ©funt est prĂ©sentĂ©e devant le trĂŽne de Dieu oĂč elle entend son jugement particulier et se voit assigner sa place dans l'attente de Sa Seconde Venue, ou Parousie. Pour cette raison, le quarantiĂšme jour est considĂ©rĂ© comme le plus important. Dans certaines traditions, on cĂ©lĂšbre aussi le semi-anniversaire aprĂšs six mois.
- â Voir Litia.
Références
[modifier | modifier le code]- Dominique Sewane, Le Souffle du Mort : La tragédie de la mort chez les Batammariba (Togo, Bénin), Paris, Collection Terre Humaine - Plon, 2007, rééd. 2020, 725 p. (ISBN 978-2-259-28262-8)
- â Code sanitaire pour les animaux terrestres, Organisation mondiale de la santĂ© animale, 2008, (page consultĂ©e le 5 fĂ©vrier 2008).
- Michel Vovelle, La mort et lâOccident de 1300 Ă nos jours, Paris, Gallimard, , 793 p. (ISBN 2-07-029649-0), p. 49
- â Pour la Science, dĂ©cembre 2006
- â « Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales », sur www.cnrtl.fr (consultĂ© le )
- DaniĂšle Alexandre-Bidon (dir.) et CĂ©cile Treffort (dir.), Ă rĂ©veiller les morts : la mort au quotidien dans l'Occident mĂ©diĂ©val, Lyon, Presses universitaires de Lyon, , 334 p. (ISBN 2-7297-0479-5), « Apprendre Ă vivre : lâenseignement de la mort aux enfants », p. 37
- (en) Allan Kellehear, « « Are we a âdeath-denyingâ society ? » », Social sciences and Medicine, vol. 18, no 9,â , p. 713-723.
- â « Accueil », sur www.santepubliquefrance.fr (consultĂ© le )
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- â Site science.howstuffworks, page "10 Inventions by Thomas Edison (That You've Never Heard Of)", consultĂ© le 13 janvier 2019
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- â Lettre Ă MĂ©nĂ©cĂ©e
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- Paul Magnin, Bouddhisme, unité et diversité. Expériences de libération, Paris, Cerf, coll. « Patrimoines Bouddhisme », , 763 p. (ISBN 978-2-204-07092-8), p. 116-117; 163-164
- â Walpola Rahula, L'Enseignement du Bouddha d'aprĂšs les textes les plus anciens (prĂ©face de Paul DemiĂ©ville), Paris, Ăditions du Seuil, Coll. « Points Sagesses » no 13 1961, p. 76.
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- â DaniĂšle Alexandre-Bidon, La Mort au Moyen Ăge, XIIIeâââXVIe siĂšcle, Paris, Hachette littĂ©ratures, , 333 p. (ISBN 2-01-235364-9), p. 58
- Michel Vovelle, La mort dans l'Occident de 1300 Ă nos jours, Paris, Gallimard, , 793 p. (ISBN 2-07-029649-0), p. 39
- â Michel Vovelle, La mort et lâOccident de 1300 Ă nos jours, Paris, Gallimard, , 793 p. (ISBN 2-07-029649-0), p. 50
- â Michel Vovelle, La mort et lâOccident de 1300 Ă nos jours, Paris, Gallimard, , 793 p. (ISBN 2-07-029649-0), p. 51
- Michel Vovelle, La mort et lâOccident de 1300 Ă nos jours, Paris, Gallimard, , 793 p. (ISBN 2-07-029649-0), p. 57
- â Michel Vovelle, La mort et lâOccident de 1300 Ă nos jours, Paris, Gallimard, , 793 p. (ISBN 2-07-029649-0), p. 35
- Michel Vovelle, La mort et lâOccident de 1300 Ă nos jours, Paris, Gallimard, , 793 p. (ISBN 2-01-235364-9), p. 30
- â DaniĂšle Alexandre-Bidon, La Mort au Moyen Ăge, XIIIeâââXVIe siĂšcle, Paris, Hachette littĂ©ratures, , 333 p. (ISBN 2-01-235364-9), p. 67Ici, de nos jours correspond Ă 1998
- Michel Vovelle, La mort et lâOccident de 1300 Ă nos jours, Paris, Gallimard, , 793 p. (ISBN 2-07-029649-0), p. 34
- â Michel Vovelle, La mort et lâOccident de 1300 Ă nos jours, Paris, Gallimard, , 793 p. (ISBN 2-07-029649-0), p. 89
- â DaniĂšle Alexandre-Bidon (dir.) et CĂ©cile Treffort (dir.), Ă rĂ©veiller les morts : la mort au quotidien dans l'Occident mĂ©diĂ©val, Lyon, Presses universitaires de Lyon, , 334 p. (ISBN 2-7297-0479-5), « La mort dans les livres d'heures », p. 86
- Michel Vovelle, La mort et lâOccident de 1300 Ă nos jours, Paris, Gallimard, , 793 p. (ISBN 2-07-029649-0), p. 91
- â Michel Vovelle, La mort et lâOccident de 1300 Ă nos jours, Paris, Gallimard, , 793 p. (ISBN 2-07-029649-0), p. 93
- â Michel Vovelle, La mort et lâOccident de 1300 Ă nos jours, Paris, Gallimard, , 793 p. (ISBN 2-07-029649-0), p. 94
- â Martin de la SoudiĂšre, « Les testaments et actes de derniĂšre volontĂ© Ă la fin du Moyen Age », Ethnologie française,â
- â Manon Durier, « La mort, les morts et les pratiques funĂ©raires au Moyen ge : bilan historiographique des thĂšses de 3e cycle françaises (1975-2011) », Annales de Janua,â (lire en ligne)
- â DaniĂšle Alexandre-Bidon, La Mort au Moyen Age, XIIIeâââXVIe siĂšcle, Paris, Hachette LittĂ©rature, , p. 144-145
- â La Bible, version SEMEUR, 2000.
- â « CatĂ©chisme de l'Ăglise Catholique » - IntraText
- â La mort et les Ă©tats posthumes, Dominique Viseux, Guy TrĂ©daniel.
- â https://fr.wikisource.org/wiki/La_Bhagavad_G%C3%AEt%C3%A2/Chapitre_2
- â Le JaĂŻnisme
- â David Rouach, Kabbale Mort et Magie Juive, LâHarmattan, , 198 p. (ISBN 978-2-14-028165-5)
- â Rouach 2023, p. 31.
- â « Les Esprits revĂȘtent temporairement une enveloppe matĂ©rielle pĂ©rissable, dont la destruction, par la mort les rend Ă la libertĂ©. » Le livre des Esprits, introduction.
- â PrĂ©sentation du CĂ©piDc, cepidc.vesinet.inserm.fr.
- â Article 16-1-1 du Code civil Lire en ligne sur le site legifrance.gouv
- â « Certificat de dĂ©cĂšs », sur Ordre des mĂ©decins (Belgique), (consultĂ© le ).
- â « DĂ©cĂšs », Informations et services officiels : Famille (consultĂ© le ).
- â « Un proche dĂ©cĂšde : que faire maintenant ? », sur .notaire.be (consultĂ© le ).
- â J.P. Beauthier, « Constat et certificat de dĂ©cĂšs », Revue mĂ©dicale de Bruxelles, vol. 25,â , A 348-353 (lire en ligne, consultĂ© le ).
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]Ouvrages généraux
[modifier | modifier le code]- Marie-Frédérique Bacqué & Michel Hanus, Le Deuil, Paris, PUF, coll. « Que sais-je ? », 2001.
- Jean-Paul Colin, Les Derniers mots. Le lexique de la mort, Paris, Belfond 1992. [Le vocabulaire de la mort]
- Philippe Di Folco (dir.), Dictionnaire de la mort, Paris, Larousse, 2010.
- Louis-Vincent Thomas, La Mort, Paris, PUF, coll. « Que sais-je ? », 1991.
Livres pour enfants
[modifier | modifier le code]- Brigitte Azam & Michel Puech, La vie et la mort, Milan, 2000.
- Marie-HélÚne Encrevé-Lambert, La Mort, Paris, Bayard, 2003.
Histoire
[modifier | modifier le code]- DaniÚle Alexandre-Bidon, Cécile Treffort, à réveiller les morts : la mort au quotidien dans l'Occident médiéval. Presses universitaires de Lyon, pp.334, 1993
- DaniĂšle Alexandre-Bidon, La Mort au Moyen Ăge, XIIIeâââXVIe siĂšcle, Paris, Hachette LittĂ©ratures, 1998
- Philippe AriĂšs, Essais sur l'histoire de la mort en Occident : du Moyen Ăge Ă nos jours, Paris, Le Seuil, 1975.
- Philippe AriĂšs, Images de l'homme devant la mort, Seuil, 1983.
- Philippe AriĂšs, L'Homme devant la mort, Seuil, 1977.
- Eliane GEORGES, Voyages de la mort, Paris, Berger-Levrault, 1983. [présentation en ligne]
- Michel Hulin, La Face cachée du temps. L'imaginaire de l'au-delà , Paris, Fayard, 1985.
- Thomas W. Laqueur, Le Travail des morts. Une histoire culturelle des dépouilles mortelles (trad. de l'anglais par HélÚne Borraz), Paris, Gallimard, 2018, 928 p. [présentation en ligne]
- Jean-Thierry Maertens, Le Jeu du mort. Essai d'anthropologie des inscriptions du cadavre, Paris, Aubier, coll. « Ătranges Ă©trangers », 1979.
- Jean Prieur, La Mort dans l'Antiquité romaine, Rennes, Ouest-France Université, 1986.
- Jean-Pierre Vernant et Gherardo Gnoli (dir.), La mort, les morts dans les sociĂ©tĂ©s anciennes, Paris, Maison des Sciences de lâHomme, 1990.
- Jean-Pierre Vernant, La Mort dans les yeux. Figures de lâautre en GrĂšce ancienne, Paris, Hachette, 1985.
- Jean-Pierre Vernant, Lâindividu, la mort, lâamour. Soi-mĂȘme et lâautre en GrĂšce ancienne, Paris, Gallimard, 1989.
- Michel Vovelle, La Mort et l'Occident de 1300 à nos jours, Paris, Gallimard, 1983 ; réed. 2001.
- Michel Vovelle, Les Ămes du purgatoire ou le travail du deuil, Paris, Gallimard, 1996.
- Michel Vovelle, Mourir autrefois, Paris, Gallimard / Julliard, 1974 ; rééd. coll. « Folio », 1990.
Philosophie
[modifier | modifier le code]Textes classiques / Antiquité et époque moderne
[modifier | modifier le code]Les textes qui figurent dans cette partie sont en gĂ©nĂ©ral disponibles dans de bonnes collections de poche: GF, Folio, Le Livre de Poche; Folio, GF; en outre certains peuvent ĂȘtre lus en ligne.
- Platon, Phédon [Lire en ligne - Traduction Victor Cousin, 1846 (page consultée le 21 février 2025)]
- Ăpicure, Lettre Ă MĂ©nĂ©cĂ©e.[Lire en ligne - Traduction Octave Hamelin, 1910 (page consultĂ©e le 21 fĂ©vrier 2025)]
- ĂpictĂšte, Entretiens. [Lire en ligne - Traduction Victor Courdaveaux, 1862 (page consultĂ©e le 21 fĂ©vrier 2025)]
- Cicéron, Devant la mort, Paris, Arléa, 1996
- Saint Augustin, Les Confessions (livre IV, 4) . [Lire en ligne - Traduction J.J.F. Poujoulat et al., 1864 (page consultée le 21 février 2025)]
- Lucien de Samosate, Sur le deuil [Lire en ligne - Traduction EugÚne Talbot, 1912 (page consultée le 21 février 2025)]
- Blaise Pascal, Pensées,
- Malebranche, Entretiens sur la métaphysique, sur la religion et sur la mort. [Lire en lignes (Extraits des Entretiens, I, II, III, Armand Colin, 1922, p. 353-379) (page consultée le 21 février 2025)]
- Arthur Schopenhauer, Métaphysique de la mort in Métaphysique de l'amour / Métaphysique de la mort, Préface de Martial Gueroult, Paris, 10/18, 2001
XXe et XXIe siĂšcles
[modifier | modifier le code]- Ferdinand Alquié, Le Désir d'éternité, Paris, PUF, coll. Quadrige, 2014 [1943] [lire en ligne (page consultée le 21 février 2025)]
- Albert Camus, Le Mythe de Sisyphe, Folio Essais, 1985 [1942] [lire en ligne (page consultée le 21 février 2025)]
- François Cheng, Cinq méditations sur la mort. Autrement dit sur la vie, Albin Michel, 2013 (ISBN 978-2-226-25191-6)
- André Comte-Sponville, Pensées sur la mort, Albin Michel, 1998
- Françoise Dastur, La Mort. Essai sur la finitude, Paris, PUF, 2007 [présentation en ligne] et
- Jacques Derrida, Chaque fois unique la fin du monde, Galilée, 2003
- Sigmund Freud, Deuil et mĂ©lancolie (1917), Ćuvres complĂštes, t. 12, Paris, PUF, 1994.
- Martin Heidegger, Ătre et Temps, Paris, Gallimard, 1986 [1927]
- Vladimir Jankélévitch, La mort, Paris, Flammarion, coll. « Champs », 2017 [1977]
- Emmanuel Levinas, Dieu, la mort et le temps, Paris, Grasset, 1993
- Thomas Nagel, Questions mortelles, Paris, PUF, 1983
- Paul RicĆur, Vivant jusqu'Ă la mort Suivi de Fragments, Paris, Seuil, 2014
- Jean-Paul Sartre, L'Ătre et le NĂ©ant, Paris, Gallimard, coll. « TEL », 2008 [1943]
Anthropologie / Sociologie
[modifier | modifier le code]- B. Adoukonou, Y. K. Bamunoba, La Mort dans la vie africaine, Paris, Présence africaine, 1979.
- Francis Bar, Les Routes de l'Autre Monde. Descentes aux Enfers et Voyages dans l'Au-delà , Paris, PUF, 1946. [présentation en ligne]
- Jean Baudrillard, LâĂchange symbolique et la mort., Paris, Gallimard, coll. « TEL », 2016 [1976] [prĂ©sentation en ligne]
- François Dagognet & Tobie Nathan, La Mort vue autrement, Paris, Les EmpĂȘcheurs de penser en rond, 2003. [prĂ©sentation en ligne]
- James George Frazer, La Crainte des morts (1934) et Le Rameau d'or (1906-1915), Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », 1984.
- Edgar Morin, L'Homme et la mort, Paris, Le Seuil, coll. « Points » nouvelle Ă©d. revue, 1976 [Ăd. CorrĂȘa, 1951]. [prĂ©sentation en ligne]
- Jean Prieur, Le Livre des morts des occidentaux, Paris, Robert Laffont, 1993 [1981].
- Dominique Sewane, Le souffle du mort : la tragédie de la mort chez les Batãmmariba du Togo, Bénin, Paris, coll. « Terre Humaine », Plon, 2003 et 2020, 660 p. (prix Robert Cornevin) (ISBN 2-259-19775-2) et (ISBN 978-2-259-28262-8) ; rééd. Paris, Pocket, 2007, 849 p. (ISBN 978-2-266-17579-1)
- Louis-Vincent Thomas, Anthropologie de la Mort, Paris, Payot, 1975.
- Louis-Vincent Thomas, La Mort africaine : idéologie funéraire en Afrique noire, Paris, Payot, 1982.
- Louis-Vincent Thomas, Rites de mort, Paris, Fayard, 1985.
- Jean Ziegler, Les Vivants et les morts, Paris, Le Seuil, 1978.
Religions
[modifier | modifier le code]- Henri Bourgeois, La mort, sa signification chrétienne, Desclée/Novalis, 1988.
- Jacques Scheuer, La mort vivante. Vie et mort dans la spiritualité indienne, Paris, Almora, 2025, 249 p.
- Jean-Pierre Schnetzler, De la mort Ă la vie. Dialogue Orient-Occident sur la transmigration, Paris, Dervy, 1995.
Science
[modifier | modifier le code]- André Klarsfeld et Frédéric Revah, Biologie de la mort, Paris, Odile Jacob, coll. « Sciences », 2000.
Littérature
[modifier | modifier le code]- Chantal Dupuy-Dunier, Celle, L'Arbre Ă paroles, 2012.
Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Deuil
- Mort (mythologie), l'allégorie de la « Grande faucheuse »
- Mort violente
- La Mort (mythologie) (symbolique)
- Signes biologiques de la mort
- Thanatologie
Liens externes
[modifier | modifier le code]- « Quâest-ce qui se passe lorsquâon trĂ©passe ? », La Conversation scientifique, France Culture, 15 dĂ©cembre 2023.
Bases de données et dictionnaires
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