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Cet article concerne le sens commun du mot « mort Â» (fin de la vie). Pour les autres significations, voir Mort (homonymie).

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« DĂ©cĂšs Â», « TrĂ©pas Â» et « Mortel Â» redirigent ici. Pour la sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e française, voir Mortel (sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e).

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Cet article traite essentiellement des aspects humains alors que le sujet est plus large. Il s’agit d’anthropocentrisme (janvier 2025).

Discutez-en ou amĂ©liorez-le ! Pour de plus amples informations, voir le Guide contre l'anthropocentrisme.
Le crĂąne humain est un symbole universel de la mort[1].
La mort est généralement associée au deuil et à la tristesse.
Déplacement du cercueil avec le corps vers les tombes permanentes.
Le Baiser de la Mort (1930), célÚbre sculpture art déco du cimetiÚre du Poblenou, à Barcelone.
Ary Scheffer, La Mort de GĂ©ricault (1824), Paris, musĂ©e du Louvre. À son chevet figurent ses amis le colonel Bro de ComĂšres et le peintre Pierre-Joseph Dedreux-Dorcy.

La mort est l'état irréversible d'un organisme biologique ayant cessé de vivre. Cet état se caractérise par une rupture définitive dans la cohérence des processus vitaux (nutrition, respiration
) de l'organisme considéré.

Au niveau cellulaire, la mort dĂ©signe l’arrĂȘt des fonctions de base d’une cellule. Au sein de communautĂ©s pluricellulaires, cette mort peut ĂȘtre accidentelle (nĂ©crose) ou rĂ©gulĂ©e, voire programmĂ©e (apoptose).

Chez l'ĂȘtre humain, le fait que le cƓur puisse arrĂȘter de battre pendant un moment avant d’ĂȘtre rĂ©animĂ© pose la question de la limite, ou de la transition entre vie et mort, qui n'est assez paradoxalement pas une Ă©vidence. Face Ă  cette question, l’Organisation mondiale de la santĂ© animale considĂšre la mort comme « la disparition irrĂ©versible de l’activitĂ© cĂ©rĂ©brale mise en Ă©vidence par la perte des rĂ©flexes du tronc cĂ©rĂ©bral Â»[2] : elle adopte ainsi une dĂ©finition de la mort en tant que mort cĂ©rĂ©brale, par distinction avec un simple arrĂȘt cardiorespiratoire, Ă©tat qualifiĂ© de « mort clinique Â», et alors mĂȘme qu'un tel arrĂȘt des activitĂ©s cĂ©rĂ©brales peut s'accompagner Ă  l'inverse du maintien artificiel ou non d'autres fonctions organiques fondamentales.

Définition médico-légale

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D'un point de vue mĂ©dico-lĂ©gal, la mort (la question considĂ©rĂ©e Ă©tant celle d'un ĂȘtre humain) est le moment oĂč le corps commence Ă  se dĂ©composer, Ă  partir de l'instant oĂč toutes les fonctions vitales sont suspendues : arrĂȘt Ă  la fois du cƓur, de la respiration, du flux sanguin, des activitĂ©s cĂ©rĂ©brales, etc. MĂ©dicalement, certains Ă©tats mĂšnent irrĂ©mĂ©diablement Ă  la mort, alors mĂȘme que les cellules et certains organes continuent Ă  remplir leurs fonctions. C’est le cas de la mort cĂ©rĂ©brale constatĂ©e dans certains cas de coma.

Cette dĂ©finition lĂ©gale (figurant dans les textes de loi) est importante, car c’est elle qui va permettre des actes tels que le prĂ©lĂšvement d'organes pour la transplantation : la mort lĂ©gale prĂ©cĂšde en ce cas la mort physiologique. On maintient ainsi des personnes en Ă©tat de mort cĂ©rĂ©brale sous respiration artificielle, lorsque le cƓur continue Ă  battre spontanĂ©ment : cela permet de maintenir les organes en bon Ă©tat en vue d’un prĂ©lĂšvement. Certains pays autorisent le prĂ©lĂšvement d'organes Ă  cƓur arrĂȘtĂ©. Cette pratique est controversĂ©e.

Dans la plupart des cas, le dĂ©cĂšs est constatĂ© par un mĂ©decin par des signes cliniques caractĂ©risant un arrĂȘt cardiorespiratoire prolongĂ©. Cela peut ĂȘtre un Ă©chec des tentatives de rĂ©animation cardiopulmonaire par une Ă©quipe mĂ©dicale, ou bien la constatation par un mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste Ă  domicile pour une personne que l’on sait en fin de vie (personne ĂągĂ©e ou bien souffrant d’une maladie diagnostiquĂ©e).

Biologie

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En termes d’entropie (niveau de dĂ©sorganisation), il s’agit pour l’organisme de maintenir localement une entropie basse. Or l’entropie d'un systĂšme fermĂ© ne peut qu’ĂȘtre stable ou augmenter d’aprĂšs les principes de la thermodynamique. L’organisme doit donc puiser dans son environnement, d’oĂč la nĂ©cessitĂ© de respirer, etc. La mort intervient quand l’organisme ne peut plus puiser et maintenir son entropie basse. La principale source d’énergie sur Terre est la lumiĂšre du soleil qui permet la photosynthĂšse.

Certains animaux, sociaux et coloniaux notamment ont des comportements particuliers Ă  l'Ă©gard des cadavres de leurs homologues (ex. : nĂ©crophorĂšse observĂ©e chez les fourmis, guĂȘpes, abeilles coloniales).

Organismes unicellulaires

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On ne peut se contenter de la dĂ©finition donnĂ©e plus haut pour les organismes unicellulaires, tels que les bactĂ©ries, levures, les champignons unicellulaires. En effet, ces organismes possĂšdent une forme de rĂ©sistance aux variations de conditions extĂ©rieures : la spore. Pour ces organismes, le critĂšre de la vie devient le suivant : la membrane cellulaire est intĂšgre et sĂ©pare un milieu intĂ©rieur de composition diffĂ©rente du milieu extĂ©rieur. La mort est donc causĂ©e par la rupture de la membrane. La prĂ©sence de cette forme de rĂ©sistance explique la diffĂ©rence entre la pasteurisation et la stĂ©rilisation, seul ce dernier traitement tuant les spores.

Les organismes unicellulaires meurent aussi de « vieillesse Â». Cela est assez bien documentĂ© dans le cas des levures saccharomyces sp. Une cellule mĂšre donne par division deux cellules filles. On a toujours pensĂ© que ces cellules filles sont identiques entre elles. Ce n’est pas le cas. Il existe en effet sur l’une des cellules une cicatrice visible sur la membrane et reflet de la division qui vient de se produire. Au-delĂ  d’un certain nombre de ces cicatrices, la cellule ne peut plus se diviser : elle mourra de « vieillesse Â».

Mort de virus

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Les virus se situent dans l’inerte. Ainsi, la question de la catĂ©gorisation d’un virus parmi les organismes vivants n’étant pas tranchĂ©e de maniĂšre satisfaisante, il est impossible de se prononcer sur la mort d’un virus en gĂ©nĂ©ral, car il a besoin d'un autre ĂȘtre vivant pour survivre[3].

Cela dit, il existe diffĂ©rents types de virus, se situant plus ou moins du cĂŽtĂ© du vivant ou de celui de l’inerte. Les virus sont souvent rĂ©sumĂ©s Ă  une sĂ©quence gĂ©nĂ©tique encapsulĂ©e par une membrane biologique ayant la propriĂ©tĂ© de se fondre avec celle des cellules infectĂ©es. Ces virus peuvent ĂȘtre comparĂ©s Ă  des livres que les cellules sont capables de lire et retranscrire, le texte Ă©tant le code gĂ©nĂ©tique. Ils seraient donc, d’un point de vue biologique, plutĂŽt du cĂŽtĂ© de l’inerte. Par contre, le virus ATV (Acidianus Two-tailed Virus) quand il sort de la cellule qui l’a produit, a une forme de citron et deux bras lui poussent Ă  chaque extrĂ©mitĂ©. C’est un processus actif, ce qui fait que ce virus est plus du cĂŽtĂ© du vivant que de l’inerte[4]. Quant au virus mimivirus, il contient un code gĂ©nĂ©tique plus important que certaines bactĂ©ries, et en mĂȘme temps de l’ADN et de l’ARN[5].

Les mĂ©dicaments antiviraux se contentent d’empĂȘcher les virus de se multiplier, par interfĂ©rence avec la rĂ©plication du matĂ©riel gĂ©nĂ©tique, formation de la capside ou prĂ©vention de la formation de virus complets[6]. La prĂ©vention de l’encapsidation du code gĂ©nĂ©tique du virus, ARN ou ADN, dans la capside virale est donc une maniĂšre d’inactiver un virus. DĂšs que les conditions sont Ă  nouveau rĂ©unies (prĂ©sence d’une cellule hĂŽte, absence d’antiviraux), le virus se multipliera Ă  nouveau. Le problĂšme se complique par la prĂ©sence d’une forme silencieuse du virus au cours de laquelle le code gĂ©nĂ©tique du virus s’intĂšgre dans celui de l’hĂŽte parasitĂ©. La destruction totale du virus implique la destruction de ce code[7].

Les virus peuvent nĂ©anmoins ĂȘtre « dĂ©truits Â», c'est-Ă -dire que l'information gĂ©nĂ©tique qu'ils contiennent peut ĂȘtre dĂ©gradĂ©e par des agents physiques (chaleur) ou chimiques. Ces procĂ©dĂ©s sont utilisĂ©s avant d'inoculer un virus (vaccin). Dans ce cas, ce dernier se retrouve complĂ©ment inactivĂ© et peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme « mort Â»[8].

Philosophie

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Le Triomphe de la Mort.
Peinture de Pieter Brueghel l'Ancien (1562).
Article connexe : Être-vers-la-mort.

En palĂ©ontologie, la dĂ©couverte de rites funĂ©raires est un Ă©lĂ©ment important pour dĂ©terminer le degrĂ© d’éveil social d’un hominidĂ©.

Cette conscience de la mort est un moteur de cohĂ©sion sociale (s’unir pour rĂ©sister aux calamitĂ©s, aux ennemis) et d’action (rĂ©aliser quelque chose pour laisser une trace). Elle est un Ă©lĂ©ment important de la rĂ©flexion mĂ©taphysique. C’est aussi ce qui donne la puissance symbolique Ă  des actes tels que l’homicide et le suicide.

La philosophie des LumiĂšres en Europe, incitant Ă  la maĂźtrise de la nature, suggĂšre l’avĂšnement d’une domination de la dĂ©gradation du corps de l’Homme.

D'aprĂšs le PhĂ©don de Platon, la mort est la sĂ©paration de l’ñme et du corps. Enfin dĂ©livrĂ©e de sa prison charnelle, l'Âme immortelle peut librement rejoindre le ciel des IdĂ©es, L'ÉternitĂ©, le domaine des philosophes.

Selon Épicure, la mort n'est rien puisque « tant que nous existons la mort n'est pas, et que quand la mort est lĂ  nous ne sommes plus. La mort n'a, par consĂ©quent, aucun rapport ni avec les vivants ni avec les morts, Ă©tant donnĂ© qu'elle n'est plus rien pour les premiers et que les derniers ne sont plus. Â» (Lettre Ă  MĂ©nĂ©cĂ©e).

JankĂ©lĂ©vitch, dans La Mort, propose quant Ă  lui une rĂ©flexion sur la mort d'un point de vue grammatical : « la mort en troisiĂšme personne est la mort-en-gĂ©nĂ©ral, la mort abstraite et anonyme Â» (c'est la mort du « on Â»), « la premiĂšre personne est assurĂ©ment source d'angoisse [...] En premiĂšre personne, la mort est un mystĂšre qui me concerne intimement et dans mon tout, c'est-Ă -dire dans mon nĂ©ant Â» (la mort du « je Â»), « il y a le cas intermĂ©diaire et privilĂ©giĂ© de la deuxiĂšme personne ; entre la mort d'autrui, qui est lointaine et indiffĂ©rente, et la mort-propre, qui est Ă  mĂȘme notre ĂȘtre, il y a proximitĂ© de la mort du proche Â» (c'est la mort du « tu Â»).

Autres aspects scientifiques

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Anthropologie

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La mort est un sujet qui fascine toutes les sociĂ©tĂ©s et depuis toujours, qui donne lieu Ă  de nombreuses recherches anthropologiques, au point d'en faire un sous-champ distinct. Pour tenter de rĂ©pondre Ă  de grandes questions qu'elle soulĂšve, elles ont trĂšs souvent recours Ă  l'imaginaire. Yannis Papadaniel explique que la conception de la « bonne Â» mort est variable entre chaque sociĂ©tĂ© et chaque Ă©poque, pouvant prendre diffĂ©rentes formes, Ă  la maniĂšre d'un soldat qui meurt au combat, d'un individu pieux qui reçoit un jugement divin positif le faisant entrer au paradis, etc[9].

En plus des conceptions idéelles, c'est-à-dire des idées que l'on se fait de la mort, l'anthropologie étudie les pratiques humaines qui l'entourent. Cela peut prendre la forme de l'étude des rites funéraires, comme la maniÚre dont on dispose du corps, des recueillements familiaux ou de la maniÚre dont le deuil est étalé dans le temps. Les recherches anthropologiques sur la mort peuvent également avoir une perspective religieuse, et soulignent un rapport à la mort de plus en plus éloigné des ritualités, voire aseptisé, comme le rapportent Louis-Vincent Thomas[10] ou Philippe AriÚs[11].

Cet énoncé soulÚve des débats et des spécialistes comme Jean-Hugues Déchaux[12], Allan Kellehear[7], Tony Walter[13] et C. Seal[14] énoncent plutÎt que le rapport à la mort n'est pas plus faible, seulement plus intime en raison de la sécularisation grandissante observée en Occident.

Yanis Papadaniel tire pour point commun de ces arguments l'idĂ©e suivante : « l’absence d’un code commun en matiĂšre de mort ne signifie pas que ces codes n’existent pas Ă  une Ă©chelle individuelle et intime Â»[9]. PlutĂŽt, que les familles et individus ont des pratiques funĂ©raires avec un niveau de syncrĂ©tisme variable entre diffĂ©rentes traditions religieuses et spirituelles.

Projet d'Edison

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Thomas Edison projeta la création d'un appareil qui serait censé pouvoir permettre de communiquer avec les morts, en enregistrant leur voix et leurs sons, dénommé nécrophone ou appareil nécrophonique en français[15] (spirit phone en anglais[16]), mais l'appareil resta à l'idée de projet.

Mort et religion

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Article connexe : La Mort (mythologie).

Animisme

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Dans l'animisme, la mort est perçue comme une continuitĂ©, au point que l'on puisse dire qu'il n'y a pas vraiment de mort dans le langage animiste et que le dialogue des « morts Â» et des vivants se poursuit sans interruption notamment par l'intermĂ©diaire des rĂȘves.

Un cĂ©lĂšbre poĂšme de Birago Diop intitulĂ© Souffles[17] rĂ©sume cette perception :

« Ceux qui sont morts ne sont jamais partis / Ils sont dans l’Ombre (
) / Les morts ne sont pas sous la Terre : / Ils sont dans le Bois (
) / dans l’Eau (
) / dans la Foule (
) / Les Morts ne sont pas morts. Â»

Selon l'anthropologue Dominique Sewane, les Batammariba du Koutammakou (nord du Togo et du BĂ©nin), considĂšrent qu'un ĂȘtre humain doit sa vie au souffle ou Ăąme d'un ancĂȘtre qui a dĂ©sirĂ© sa naissance. Cet ancĂȘtre lui donne ses « affaires de destin Â» ou aptitudes. DĂšs sa venue au monde, les parents ont comme devoir de dĂ©celer ces « affaires Â» afin que, par la suite, l'enfant rĂ©alise au mieux ses potentialitĂ©s. À condition qu'un ancien (ou ancienne) ait Ă©tĂ© initiĂ© au rituel initiatique de la jeunesse — difwani pour les jeunes garçons, dikuntri pour les jeunes filles — les membres du clan cĂ©lĂšbrent Ă  son dĂ©cĂšs le grandiose rite funĂ©raire du tibĂšnti. Au cours de ce rite, le souffle du mort gagne la force de « former Â» de nouveaux enfants. Pour peu que les parents aient identifiĂ© auprĂšs des devins le souffle de l'ancĂȘtre qui a « formĂ© Â» un nouveau-nĂ©, ce souffle veillera sur l'enfant tout au long de sa vie. Cependant, une personne ne devra jamais connaĂźtre le nom de cet ancĂȘtre. Autant dire comme Birago Diop « qu'un mort n'est jamais mort Â»[1].

Athéisme

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Pour les athĂ©es la mort ne recĂšle aucun mystĂšre mĂ©taphysique : elle n'est pas plus difficile Ă  apprĂ©hender que ne l'est le sommeil profond, et il n'existe pas plus de vie aprĂšs la mort qu'avant la naissance.

Selon le philosophe grec Épicure, citĂ© par Montaigne :

« Le plus effrayant des maux, la mort, ne nous est rien, disais-je : quand nous sommes, la mort n’est pas lĂ , et quand la mort est lĂ , c’est nous qui ne sommes pas[18]. Â»

« La mort est moins Ă  craindre que rien, s'il y avait quelque chose de moins, Elle ne vous concerne ni mort ni vif : vif, parce que vous ĂȘtes : mort, par ce que vous n'ĂȘtes plus[19]. Â»

Selon Wittgenstein, dans le mĂȘme esprit, mais deux millĂ©naires plus tard :

« La mort n'est pas un Ă©vĂ©nement de la vie. On ne vit pas la mort. Si l'on entend par Ă©ternitĂ© non la durĂ©e infinie mais l'intemporalitĂ©, alors il a la vie Ă©ternelle celui qui vit dans le prĂ©sent. Notre vie n'a pas de fin, comme notre champ de vision est sans frontiĂšre[20]. Â»

Bouddhisme

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Pour le bouddhisme, la mort n’est qu’un passage d’une vie Ă  une autre (du moins aussi longtemps que l'on n'est pas entrĂ© en nirvana et que l'on continuer Ă  errer dans le samsara)[21]. Par ailleurs, le bouddhisme nie les concepts de dieu et d'Ăąme, affirmant au contraire l'absence de soi qui subsisterait (doctrine de l'anātman) :

« Il y a deux idĂ©es, psychologiquement enracinĂ©es dans l'individu : protection de soi et conservation de soi. Pour la protection de soi, l'homme a créé Dieu duquel il dĂ©pend pour sa propre protection, sauvegarde et sĂ©curitĂ©, de mĂȘme qu'un enfant dĂ©pend de ses parents. Pour la conservation de soi, l'homme a conçu l'idĂ©e d'une Ăąme immortelle ou Ātman qui vivra Ă©ternellement. Dans son ignorance, sa faiblesse, sa crainte et son dĂ©sir, l'homme a besoin de ces deux choses pour se rassurer et se consoler ; c'est pourquoi il s'y cramponne avec fanatisme et acharnement[22]. Â»

Pour un ĂȘtre Ă©veillĂ©, la mort signifie la cessation du passage d’une vie Ă  une autre. L'Ă©veil complet Ă  la rĂ©alitĂ© (par la comprĂ©hension profonde des mĂ©canismes de la coproduction conditionnĂ©e), permet en effet de sortir du cycle des existences et d'atteindre la vĂ©ritable libĂ©ration, qui est l'Ă©tat de l'arhat, et d'entrer ainsi dans l'Ă©tat du parinirvĂąna (c'est-Ă -dire le nirvana complet, « sans restes Â»)[21].

Dans le bouddhisme tibĂ©tain, le Bardo Thödol (« Livre des morts tibĂ©tain Â») dĂ©crit les diffĂ©rentes Ă©tapes de ce passage d’une vie Ă  une autre vie et constitue une sorte de guide fournissant divers conseils (abandon de l’ego, etc.) pour rĂ©ussir cette transition.

Christianisme

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Mort dans le christianisme en général

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La conséquence de la mort physique est la séparation du corps avec l'ùme qui est immortelle[23]. Le corps, quant à lui, doit ressusciter pour se joindre de nouveau à l'ùme soit à la fin des temps qui est le retour du Christ (résurrection de ceux qui sont morts en Christ, les bienheureux), soit à la fin du monde, résurrection de ceux qui sont morts sans Christ (les damnés) pour le Jugement dernier qui est le triomphe final de Dieu et de la vie.

Au moment de la mort physique, l'Ăąme du dĂ©funt subit un jugement particulier. Le purgatoire ne doit pas ĂȘtre compris comme une troisiĂšme voie mais bien comme un « instrument du salut Â», une « purification, afin d'obtenir la saintetĂ© nĂ©cessaire pour entrer dans la joie du ciel Â»[24].

Les Ăąmes qui vont au Purgatoire sont privĂ©es de la vision de Dieu (la « vision bĂ©atifique Â») et ressentent le regret de ne pas avoir fait tout le bien possible. Une fois purifiĂ©es, ces Ăąmes quittent le Purgatoire pour le Paradis et peuvent enfin « voir Dieu Â» (les damnĂ©s eux ne verront jamais Dieu). Seules les personnes parfaitement pures peuvent entrer directement au Paradis : JĂ©sus, Marie par exemple.

Mort chez les ChrĂ©tiens du Moyen Âge

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Article dĂ©taillĂ© : Mort dans l'Empire byzantin.

La mort est une rĂ©alitĂ© omniprĂ©sente pour tous les individus vivant au Moyen Âge[25]. Pour les ChrĂ©tiens, la mort signifie la fin de la vie terrestre, mais elle ne marque pas une vĂ©ritable fin car ils croient en la vie Ă©ternelle, ou du moins Ă  sa continuitĂ© dans l’au-delĂ , et ce jusque dans l’attente du Jugement Dernier. La mort n’est plus vue comme une fin mais simplement comme une Ă©tape.

Les ChrĂ©tiens tiennent leurs croyances de la Bible et surtout de l’Église, qui grĂące aux statuts synodaux, transmet les « idĂ©es Â» que les prĂȘtres doivent communiquer aux croyants qui, pour la plupart sont illettrĂ©s, et n’avaient pas accĂšs Ă  la Bible par manque de traduction en langue vernaculaire. Cela peut notamment expliquer l’émergence de croyances qui ne reposent pas sur le Livre Saint.

La mort est Ă  l’esprit des contemporains dĂšs leur plus jeune Ăąge et conditionne leur vie et mĂȘme leur journĂ©e quotidienne.

Rencontre des trois morts et des trois vifs (Les Petites Heures de Jean de Berry).

DĂšs l’enfance la mort est enseignĂ©e. Les enfants un peu avant l’ñge de 7 ans suivent une prĂ©paration implicite et explicite Ă  la mort[26]. La mort est en effet, mĂȘlĂ©e au programme d’éducation[27]. Par exemple, l’enseignement religieux prĂ©conise de garder sur soi un squelette miniature ou une petite tĂȘte de mort et de souvent la regarder[27]. Toutefois, c’est surtout par la vue et la parole que la mort s’enseigne aux enfants. Le premier apprentissage qu’ils vont suivre est la description de l’enfer[28] afin de leur inspirer de la crainte. Les livres d’heures sont une excellente illustration pour cela en raison de leur iconographie explicite[28], c’est d’autant plus efficace que de nombreux enfants apprennent Ă  lire dedans[29], mĂȘme si cela reste notamment rĂ©servĂ© aux classes les plus privilĂ©giĂ©es. Cet apprentissage n’épargne pas les enfants, au contraire, un des buts premiers de cet enseignement est de comprendre le caractĂšre incommensurable de la durĂ©e des peines de l’enfer[30]. De surcroĂźt, cet enseignement suit les principes religieux comme la RĂšgle de saint BenoĂźt, qui conseille aux enfants le spectacle de la mort, par exemple en assistant Ă  des funĂ©railles ou encore Ă  l’agonie d’un proche[31]. Ainsi, il est possible de comprendre en quoi le spectacle de la mort est didactique en Italie au XVe siĂšcle[32], et aussi pourquoi les exĂ©cutions sont toujours sur les places publiques, lĂ  oĂč tout le monde peut les voir[25]. La raison premiĂšre devait ĂȘtre pour donner l’exemple et dissuader les personnes de commettre des actes criminels mais cela servait donc aussi Ă  enseigner le spectacle de la mort.

En plus d’ĂȘtre enseignĂ©e trĂšs tĂŽt aux enfants, la mort continue de conditionner le calendrier et les journĂ©es des ChrĂ©tiens du Bas Moyen Âge. Tout d’abord, les livres d’heures qui sont les livres les plus rĂ©pandus Ă  la fin du Moyen-Âge et qui apparaissent dĂšs le XIIIe siĂšcle[29], fournissent des oraisons pour toutes sortes d’occasions[33]. DĂšs lors, de nombreuses oraisons sont en rapport avec les morts. Par exemple, les premiĂšres priĂšres que les enfants apprennent dans les livres d’heures sont, dans un premier temps la priĂšre du matin qui traite de la mort, mais aussi par la suite la priĂšre du soir qui est dĂ©diĂ©e aux morts[6]. Par ailleurs, la mort rĂ©git Ă©galement le calendrier chrĂ©tien en raison du jour dĂ©diĂ© aux morts. En effet, le calendrier de la mort chez les ChrĂ©tiens est bien fourni. Avant tout, le jour hebdomadaire des dĂ©funts est le lundi, mais il existe aussi des fĂȘtes annuelles qui mettent en avant les morts; ce sont les fĂȘtes comme PĂąques, la PentecĂŽte ou encore le lendemain de la Toussaint[34]. Il ne faut pas oublier le fait que les croyances des ChrĂ©tiens partent du principe que JĂ©sus Christ est mort et qu’il est ressuscitĂ©, et c’est sur cette croyance que la religion chrĂ©tienne tient. Il est donc clair que la religion chrĂ©tienne peut donc ĂȘtre qualifiĂ©e de religion de la mort.

MalgrĂ© cela, il n’en reste pas moins que les ChrĂ©tiens gardent des croyances qui tiennent plutĂŽt de pratiques paĂŻennes que de ce que souhaite transmettre l’Église. Il existe par exemple des prĂ©sages qui annoncent la mort. C’est le cas en Bretagne au XIIe siĂšcle, oĂč les habitants lancent dans une fontaine des tartines de pain beurrĂ© afin de deviner selon la chute de la tartine le sort des membres de la famille[35]. Un autre exemple de superstitions pourrait ĂȘtre le fait de croire que si une femme fait la lessive un vendredi, cela tuerait son mari[35]. Enfin, une derniĂšre croyance qui montre que l’Église n’a pas encore rĂ©ussi Ă  stopper toutes les superstitions des fidĂšles est la croyance dans les doubles. Le christianisme est une religion qui fait une lecture verticale de la mort avec l’idĂ©e de salut[3]. Ce qui signifie qu’à la mort, le corps et l’ñme se sĂ©parent et que l'Ăąme se dirige soit en enfer, soit au paradis, car au dĂ©but du XIIe siĂšcle la croyance au purgatoire n’est pas encore totalement rĂ©pandue[36]. Cependant, le fait de croire aux doubles voudrait dire que les morts, du moins une partie, resteraient dans le mĂȘme monde que les vivants. Les croyants pensent qu’ils se trouvent au cimetiĂšre pour la plupart Ă  errer jusqu’à trouver le repos[3], toutefois, il arrive Ă©galement que ces derniers restent dans les maisons comme sous le porche par exemple ou dans les gonds[37]. Ce systĂšme prĂ©-chrĂ©tien inspira notamment l’Église au moment de la christianisation durant le Haut Moyen-Âge. Il n’en reste pas moins que la mort chrĂ©tienne est diffĂ©rente de la mort du systĂšme prĂ©-chrĂ©tien mĂȘme si dans les consciences collectives ce n'est pas toujours le cas[38]. Un exemple illustrant l’appropriation des fĂȘtes paĂŻennes par l’Église peut ĂȘtre le remplacement de l’offrande aux Ăąmes des dĂ©funts ayant lieu chaque annĂ©e le 22 fĂ©vrier par la fĂȘte de la chaire de saint Pierre, qui devient donc une fĂȘte chrĂ©tienne Ă  part entiĂšre[38]

L'espĂ©rance de vie n'Ă©tait pas la mĂȘme que de nos jours. DĂ©jĂ , prĂšs d’un enfant sur trois n’atteint pas les 5 ans[26]. C’est notamment pour cela qu’il faut attendre les 7 ans d’un enfant pour ĂȘtre sĂ»r que celui-ci survivra, c’est l’ñge de raison au Moyen-Âge[39]. Toutefois, atteindre les 7 ans ne signifie pas que les enfants vont survivre car en moyenne 30 Ă  50% des personnes meurent avant leur 20 ans[40]. Il n’en reste pas moins que l’espĂ©rance de vie Ă  la naissance est de 30 ans[40]. En effet, une fois l’enfance passĂ©e, l’espĂ©rance de vie Ă©tait tout aussi longue que de nos jours[41].

Les morts les plus frĂ©quentes au Bas Moyen-Âge sont souvent des maladies de peau, des problĂšmes de ventre Ă©galement ou encore des abcĂšs et des ulcĂšres qui ne peuvent ĂȘtre soignĂ©s en raison de manque de connaissances mĂ©dicales[42]. De plus, mĂȘme si les malades ont la possibilitĂ© de payer un mĂ©decin, ceux-ci ne sont pas toujours proches ni disponibles pour se rendre au chevet du patient avant le dĂ©cĂšs de ce dernier[42]. Enfin, certains malades prĂ©fĂšrent faire appel Ă  un membre du clergĂ© car dans les croyances mĂ©diĂ©vales et particuliĂšrement chez les fidĂšles, certains maux sont une punition divine, qui ne peuvent donc se soigner qu’à travers la priĂšre. C’est notamment le cas pour la lĂšpre[42] et par consĂ©quent les malades dĂ©cĂšdent rĂ©guliĂšrement sans jamais avoir eu de vraies chances de guĂ©rir. À tout cela s'ajoutent les famines et les Ă©pidĂ©mies qui causent encore plus de morts.

Enterrement de victimes de la peste noire à Tournai. Les Chroniques de Gilles Li Muisis (1272-1352), abbé de Saint-Martin de Tournai. BibliothÚque royale de Belgique, MS 13076-77, f. 24v.

Les Ă©pidĂ©mies sĂ©vissaient Ă©galement Ă  cette Ă©poque, ce qui entraĂźnait de nombreux dĂ©cĂšs, c'est le cas avec la Grande Peste qui circula dans toute l’Europe entre 1347 et 1352[43]. C’est une pĂ©riode importante car avant 1350, la vision de la mort Ă©tait sereine dans l’esprit des individus mais aussi dans les reprĂ©sentations. En effet, Ă  partir de la peste, les cadavres seront de plus en plus reprĂ©sentĂ©s, c’est l’irruption du macabre dans la reprĂ©sentation chrĂ©tienne de la mort[44]. Le fait de mourir de la peste est violent et rapide, notamment si cette derniĂšre est pulmonaire[45]. Ainsi, un sentiment d’impuissance se fait ressentir car les recours habituels ne fonctionnent plus[45]. Une illustration de ce dernier point est le fait que le pape ClĂ©ment VI est allĂ© jusqu’à faire une messe pour demander d’ĂȘtre Ă©pargnĂ© par l’épidĂ©mie[45]. Cette derniĂšre a dĂ©cimĂ© 40 Ă  60 % de la population urbaine d’Italie[46]. De plus, Ă  la suite de cette Ă©pidĂ©mie, de nombreuses famines touchent l’Europe, ce qui augmenta encore plus le nombre de morts[47]. Ainsi, cet Ă©vĂ©nement marquant a placĂ© les contemporains face Ă  leur finitude, ils ont notamment senti que leur vie Ă©tait brĂšve et menacĂ©e.

Sources pour Ă©tudier la mort au Moyen-Âge
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Au dĂ©but des recherches sur la mort au Moyen Âge, les historiens s’appuyaient sur des sources Ă©crites, telles que des tĂ©moignages ou encore des livres, comme la Bible. Cette derniĂšre nous donne des indications sur la façon dont Ă©tait vue la mort par les premiers ChrĂ©tiens. Cependant, ce n'est pas suffisant car la rĂ©alitĂ© Ă©tait diffĂ©rente, il faut donc aussi Ă©tudier d'autres sources comme les testaments[48], Jacques Chiffoleau est un des premiers Ă  utiliser ce type de sources[49]. D'autres sources peuvent aussi ĂȘtre les statuts synodaux ou les bulles pontificales, on a donc avec ces sources le point de vue directe de l'Église. Les livres d'heures sont aussi importants car l'iconographie y est trĂšs riche.

Les autres types de sources dépendent plutÎt de l'archéologie médiévale comme l'étude des cimetiÚres et des nécropoles qui apportent des éléments sur la façon dont la mort était célébrée et de ce qu'il advenait des corps, par exemple sur les soins prodigués au corps ou encore les objets qui étaient ajoutés dans la tombe[50].

Protestants

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Les Protestants ne croient pas Ă  l'existence du Purgatoire. Pour eux, en effet, l'homme choisit de vivre ou non en conformitĂ© avec la volontĂ© divine, en reconnaissant JĂ©sus comme son sauveur et Seigneur, et ce avant de passer en jugement ou de voir Dieu face Ă  face :

« En effet, Dieu a envoyĂ© son Fils dans le monde non pas pour condamner le monde, mais pour que le monde soit sauvĂ© par Lui. Celui qui met sa confiance en Lui n'est pas condamnĂ©, mais celui qui n'a pas foi en Lui est dĂ©jĂ  condamnĂ©... Â»

— Jean 3v17[51]

L’eschatologie chrĂ©tienne a rĂ©flĂ©chi sur le sens de la mort et des fins derniĂšres. Il y a un jugement immĂ©diat de l’ñme et un jugement dernier collectif afin que les mĂ©rites de chacun soient connus de tous[52].

Orthodoxes

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Si le deuil et les funérailles orthodoxes et gréco-catholiques sont assez similaires aux catholiques et aux protestantes, on peut toutefois noter l'existence d'un autre service mémoriel, la Panikhide, qui est à la fois une célébration pour le repos du défunt et une consolation pour ses proches.

Funérailles orthodoxes d'Alexandre Soljénitsyne en 2008 en présence du président de la fédération de Russie Dmitri Medvedev

Lorsque possible, elle est dite prĂšs de la sĂ©pulture du dĂ©funt. La Panikhide est gĂ©nĂ©ralement cĂ©lĂ©brĂ©e aux dates suivantes :

IcĂŽne russe du XVIIIe siĂšcle reprĂ©sentant le jugement dernier, rĂ©gion de la Volga.
  • TroisiĂšme jour aprĂšs la mort[Note 1] ;
  • NeuviĂšme jour;
  • QuarantiĂšme jour ;
  • Trois mois ;
  • Six mois ;
  • Premier anniversaire de la mort ;
  • TroisiĂšme anniversaire (certains proches demandent un service mĂ©moriel annuel).

Les familles prĂ©parent souvent un plat de koliva (slavon : koutia) disposĂ© sur la table mĂ©morielle (ou table de Litia[Note 2]).

À cause de la cĂ©lĂ©bration de la RĂ©surrection du Christ, aucune Panikhide ne peut ĂȘtre cĂ©lĂ©brĂ©e de la Semaine sainte Ă  la Semaine radieuse ni les dimanches toute l'annĂ©e.

Hindouisme

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Kali, déesse de la mort

L’hindou croit en une vie aprĂšs la mort — le corps n’étant qu’une enveloppe matĂ©rielle temporaire. Lorsque survient le moment de quitter la vie, il est dit que toutes les facultĂ©s d'action et de sensations se replient dans le mental (manas), puis le mental se replie dans le souffle (prana) puis le souffle dans l’ñme individuelle ou Jivatman et enfin cette derniĂšre retourne au Brahman et atteint la libĂ©ration ou moksha[53].

Cependant, si son karma a accumulĂ© le fruit de trop d’actes nĂ©gatifs (les mauvaises actions), l’ñtman s’incarne dans un nouveau corps sur une planĂšte comme la terre (ou infĂ©rieure qui compose l’enfer), afin d’y subir le poids de ses mauvaises actions. Si son karma est positif, il ira vivre comme un dieu, sur l’une des planĂštes cĂ©lestes (supĂ©rieures Ă  la terre, ou paradis). Une fois Ă©puisĂ© son karma, l’ñme retournera sur terre dans un autre corps d'ĂȘtre vivant. Ce cycle est appelĂ© « samsara Â». Pour briser ce cycle perpĂ©tuel, l’hindou doit vivre de maniĂšre que son karma ne soit ni nĂ©gatif, ni positif, ainsi :

« Le Seigneur Bienheureux dit : "Bien que tu tiennes de savants discours, tu t’affliges sans raison. Ni les vivants, ni les morts, le sage ne les pleure." (2.12) "Jamais ne fut le temps oĂč nous n’existions, Moi, toi et tous ces rois ; et jamais aucun de nous ne cessera d’ĂȘtre." Â»

— Bhagavad-GĂźtĂą (II.11 & II. 12)[54]

Au moment de la mort l’esprit est sĂ©parĂ© du corps. Le non-initiĂ© sera alors pris d’une irrĂ©sistible envie d’en retrouver un, ce qu’il fera. Par contre, l’initiĂ© saura trouver la porte de la libĂ©ration.

Islam

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En islam, la mort se dĂ©finit par l'extraction de l'Ăąme Ă  partir du corps. Cette extraction a lieu durant l'agonie et est effectuĂ©e par un ange. AprĂšs cela, le corps se dĂ©compose et il en reste uniquement le coccyx, Ă  partir duquel on est ressuscitĂ© au Jour du Jugement. La date de notre mort fait partie des donnĂ©es du destin et est fixĂ©e avant notre naissance, et, selon le Coran, rien ne pourra la faire avancer ni reculer, ne serait-ce que d'une heure :

« Que pĂ©risse l'homme ! Qu'il est ingrat ! De quoi Allah l'a-t-Il créé ? D'une goutte de sperme, Il le crĂ©e et dĂ©termine (son destin) : puis Il lui facilite le chemin; puis Il lui donne la mort et le met au Tombeau; puis Il le ressuscitera quand Il voudra.

— Sourate 80

OĂč que vous soyez, la mort vous atteindra, fussiez-vous dans des tours imprenables. Qu’un bien les atteigne, ils disent: C’est de la part d’Allah. Qu’un mal les atteigne, ils disent: C’est dĂ» Ă  toi (Muáž„ammad). Dis: Tout est d’Allah. Mais qu’ont-ils ces gens, Ă  ne comprendre presque aucune parole ?

— Sourate 79

Allah saisit les Ăąmes au moment de leur mort ainsi que celles qui ne meurent pas au cours de leur sommeil. Il retient celles Ă  qui Il a dĂ©crĂ©tĂ© la mort, tandis qu’Il renvoie les autres jusqu’à un terme fixĂ©. Il y a certainement lĂ  des preuves pour des gens qui rĂ©flĂ©chissent.

— Sourate 39 Â»


Toute Ăąme doit goĂ»ter la mort. Nous vous Ă©prouverons par le mal et par le bien Ă  titre de tentation. Et c’est Ă  Nous que vous serez ramenĂ©s.

— Sourate 21 Â» Â»

« Et Dieu n'accorde jamais de dĂ©lai Ă  une Ăąme dont le terme (de la mort) est arrivĂ©. Et Allah est Parfaitement informĂ© de ce que vous faites. Â»

— Sourate 63, verset 11.

Selon le Coran :

« Toute Ăąme goĂ»tera la mort. Et c'est seulement au Jour de la RĂ©surrection que vous recevrez votre entiĂšre rĂ©tribution. Quiconque donc est Ă©cartĂ© du Feu et introduit au Paradis, a certes rĂ©ussi. Et la vie prĂ©sente n'est qu'un objet de jouissance trompeuse. Â»

— Sourate 3, verset 185.

Tombes musulmanes du cimetiĂšre militaire de Navenne, Ă  Vesoul.

Du point de vue du rituel, quand un musulman est au seuil de la mort, il doit prononcer une derniĂšre fois la chahada, le tĂ©moignage de Foi. Ceux qui l'assistent dans l'agonie doivent l'inciter Ă  la rĂ©pĂ©ter et lire la sourate 36 YA-SIN au chevet du mourant, car elle incite l'Ăąme Ă  ne pas ĂȘtre tentĂ©e par le Diable dans les affres de la mort. AprĂšs la mort, le corps est lavĂ© et enveloppĂ© dans des piĂšces de tissu blanc (Al Kafn), le linceul, par la suite les musulmans font la priĂšre funĂ©raire Salat Al Janaza, de prĂ©fĂ©rence Ă  la mosquĂ©e, Ă  la suite de quoi on procĂšde Ă  l’enterrement le plus tĂŽt possible. Le corps est enterrĂ© le visage tournĂ© vers La Mecque ou, s'il est dans un cercueil, il est positionnĂ© de telle façon que La Mecque se trouve Ă  sa droite. Le rite funĂ©raire consiste Ă  jeter de la terre sur le linceul (s'il n’y a pas de cercueil), tandis que les personnes prĂ©sentes prient et invoquent Dieu pour qu'Il aide le dĂ©funt Ă  bien rĂ©pondre aux questions de Monkir et Nekir, les deux anges qui questionnent les morts dans leur tombe.

JaĂŻnisme

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Dans le jaïnisme, comme dans l'hindouisme, l'ùme est soumise au cycle des naissances et des morts. L'ùme y est donc une entité distincte qui voyage par-delà les limites et la disparition du corps[55].

JudaĂŻsme

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Dans la religion juive, on considĂšre que la mort est l'arrĂȘt irrĂ©versible du battement cardiaque (ou bien la mort cĂ©rĂ©brale, selon certains).

Lorsqu'une personne meurt, on doit l'enterrer le jour mĂȘme si possible. Un homme ou une femme (bĂ©nĂ©vole d'une association, la Hevra Kaddisha, la « confrĂ©rie sainte Â» en français) qui ne connaĂźt pas le dĂ©funt, nettoie le corps, soigne les blessures (si le dĂ©funt en avait), l’habille d'une robe blanche et lui couvre la tĂȘte.

Le mont des Oliviers plus grand cimetiÚre de Jérusalem composé de dalles selon la tradition sépharade.

Ensuite, la levĂ©e du corps se dĂ©roule en une heure. Le corps du dĂ©funt, couvert des pieds Ă  la tĂȘte, est exposĂ© dans un cercueil dans sa maison oĂč Ă  l'hĂŽpital. Seule la famille est autorisĂ©e Ă  rester autour du cercueil. À ce moment-lĂ , la personne qui a nettoyĂ© le corps lit les tehillim. Enfin, a lieu l'enterrement. Les amis et la famille se rendent au cimetiĂšre, un discours en hommage au dĂ©funt est prononcĂ© et des bĂ©nĂ©dictions sont rĂ©citĂ©es avant la mise en terre. Lorsque l'on enterre le cercueil, les endeuillĂ©s (fils, frĂšres et parents du dĂ©funt) jettent de la terre sur le cercueil avant de l'ensevelir. Les endeuillĂ©s dĂ©chirent alors leur vĂȘtement en signe de deuil et rĂ©citent enfin le Kaddish.

La religion juive accorde une importance extrĂȘme et un profond respect au dĂ©funt. On rĂ©citera alors le Kaddish au moins une fois par jour pendant un an Ă  partir de l'enterrement, dans le but de sanctifier le nom divin.

Pour le JudaĂŻsme la mort fait partie de l’ordre du monde, selon l’anthropologue D. Rouach devant la mort quatre attitudes peuvent ĂȘtre dĂ©finies : l’homme ne peut Ă©viter la mort ; la mort est la consĂ©quence de ses pĂ©chĂ©s ; la mort n’a pas de raison d’ĂȘtre ; la mort annonce une Ăšre nouvelle[56].

Dans le Livre de la splendeur (Sefer HaZohar) Ɠuvre maĂźtresse de la kabbale sept Ă©preuves attendent l’homme Ă  sa mort. (I, 245a, 54b et 126b)

  • La premiĂšre Ă©preuve est celle subie au moment oĂč l’ñme quitte le corps:elle punit l’un et l’autre pour les fautes commises.
  • La deuxiĂšme Ă©preuve Ă  lieu quand le cortĂšge funĂšbre est conduit du domicile du dĂ©funt jusqu’au cimetiĂšre. Les transgressions, les crimes et dĂ©lits commis sont proclamĂ©s, suivis de la peine et du chĂątiment qu’il encourt et qui l’attendent dans le monde Ă  venir.
  • La troisiĂšme Ă©preuve est celle que le dĂ©funt traverse dĂšs son entrĂ©e dans la tombe, considĂ©rĂ©e comme la porte de sortie de ce monde et le seuil d’un autre.
  • La quatriĂšme Ă©preuve lui est infligĂ©e dans la tombe mĂȘme, ce que la littĂ©rature rabbinique dĂ©signe par le hibbut ha-qeber la flagellation de la tombe. L’ Â« ange de de la mort Â» frappe violemment le cadavre avec des chaĂźnes mĂ©talliques.
  • La cinquiĂšme Ă©preuve est le passage Ă  la GĂ©henne, Ă  l’Enfer. Elle est destinĂ©e Ă  purifier l’ñme.
  • Au cours de la sixiĂšme Ă©preuve , le corps est livrĂ© Ă  la vermine qui prend possession de lui et le dĂ©vore. Il souffre atrocement.
  • Lors de la septiĂšme et derniĂšre Ă©preuve l’ñme est soumis Ă  de continuelles migrations et transmigrations successives. Elle est condamnĂ©e Ă  errer et vagabonder ça et lĂ , sans le moindre rĂ©pit jusqu’au terme de son long et pĂ©nible voyage qui se termine par son dĂ©finitif rachat et rĂ©demption[57].

Polythéisme mésoaméricain

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Article dĂ©taillĂ© : Religions mĂ©soamĂ©ricaines.
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Spiritisme

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Les spirites considĂšrent que chaque individu existe avant sa naissance et s'incarne sur la Terre pour progresser et vivre une expĂ©rience Ă©ducative. L'incarnation provoquant une perte temporaire du souvenir des vies antĂ©rieures. La mort du corps matĂ©riel libĂšre l'esprit Ă©ternel de l'homme, qui retourne ensuite dans une « dimension spirituelle Â» correspondant Ă  son niveau d'avancement[58].

Témoins de Jéhovah

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Les Témoins de Jéhovah croient que lors de la mort le corps retourne à la poussiÚre (Ecclésiaste 3:20). La mort pour les Témoins de Jéhovah est donc le contraire de la vie. Les morts n'ont donc aucune activité et ne se rendent compte de rien (Ecclésiaste 9:5,10).

L'espĂ©rance des TĂ©moins de JĂ©hovah pour les morts rĂ©side en la croyance de la rĂ©surrection. Cette rĂ©surrection doit avoir lieu sur la Terre, lorsque Dieu aura rĂ©tabli les conditions originelles (un Paradis). Toute personne, « juste Â» ou « injuste Â», doit ĂȘtre ressuscitĂ©e selon Jean 5:28,29 et Actes 24:15. La rĂ©surrection de « jugement Â» pour les « injustes Â» sera l'occasion pour eux de dĂ©montrer leur volontĂ© de reconnaĂźtre Dieu et sa souverainetĂ©.

Quelques hommes, les « membres oints Â» (au nombre de 144 000) iront aux cĂŽtĂ©s de JĂ©sus‑Christ afin « d'administrer Â» les humains et le paradis. Ils rejoindront le milieu spirituel.

Saints des derniers jours

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Pour les saints des derniers jours (mormonisme), la prĂ©existence, vie avant la naissance en prĂ©sence de Dieu, la vie sur terre, temps de mise Ă  l’épreuve et d’expĂ©riences, et la vie aprĂšs la mort font partie du plan de salut.

AprĂšs la mort, le monde des esprits est l’endroit oĂč attend l’esprit de l’homme entre la mort et la rĂ©surrection. Il comporte deux parties distinctes : la prison des esprits oĂč sont reçus ceux qui n'ont pas obĂ©i Ă  l'Évangile ou qui ne l'ont pas acceptĂ© pendant qu'ils Ă©taient sur la terre ou qui n'ont pas eu l'occasion de l'entendre, et le paradis.

L'Évangile est enseignĂ© dans la prison des esprits et ceux qui acceptent le sacrement du baptĂȘme cĂ©lĂ©brĂ© en leur faveur dans les temples vont dans le paradis. Chaque ĂȘtre humain ressuscitera (rĂ©union du corps et de l’esprit) avant d’ĂȘtre amenĂ© devant Dieu pour le jugement dernier oĂč sera tenu compte de la globalitĂ© de la personne jugĂ©e (connaissance, actes, paroles, pensĂ©es, dĂ©sirs, repentance). Selon ces critĂšres, l’un des trois degrĂ©s de gloire, tĂ©leste, terrestre ou cĂ©leste (en prĂ©sence de Dieu) lui sera attribuĂ©.

Symbolique

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La Faucheuse est l'une des allégories de la Mort.
L'Île des morts, d'Arnold Böcklin.
Articles dĂ©taillĂ©s : La Mort (mythologie) et La Catrina.

La haute teneur symbolique de la mort et la forte charge affective liĂ©e au dĂ©cĂšs d’ĂȘtres humains ont façonnĂ© l’imaginaire des Hommes qui ont créé un personnage, la Mort, qui vient chercher les gens au terme de leur vie.

Deux reprĂ©sentations symboliques se dĂ©marquent : la douce et l’austĂšre. La premiĂšre se rĂ©fĂšre Ă  la douce mort qui libĂšre des souffrances infinies auxquelles la vie nous oblige. La deuxiĂšme vient souligner le cĂŽtĂ© cruel, froid et irrĂ©mĂ©diable qu’elle peut prendre lorsque les proches du dĂ©funt le pleurent.

Statistiques

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Articles dĂ©taillĂ©s : Taux de mortalitĂ©, Table de mortalitĂ© et EspĂ©rance de vie humaine.

Les statistiques modernes de mortalitĂ© humaine ne concernent que les personnes ayant Ă©tĂ© vivantes, ne serait-ce que quelques secondes, Ă  l'exclusion des statistiques de mortinatalitĂ©. Cependant, dans le passĂ©, plusieurs pays incluaient dans la mortinatalitĂ© une partie des dĂ©cĂšs peu aprĂšs la naissance, et les excluaient donc des statistiques de mortalitĂ©, ce qui pose des problĂšmes de comparabilitĂ© des donnĂ©es dans le temps et dans l'espace (entre pays)[rĂ©f. nĂ©cessaire].

Les causes de mortalitĂ© sont un Ă©lĂ©ment important de l’épidĂ©miologie. En France, elles sont suivies par un laboratoire de l’INSERM, le Centre d'Ă©pidĂ©miologie sur les causes mĂ©dicales de dĂ©cĂšs (CĂ©piDc) ; centre collaborateur OMS) qui alimente une base de donnĂ©es depuis 1968 : prĂšs de 18 millions de donnĂ©es, issues des « certificats de dĂ©cĂšs Â» (Ă©tablis par les mĂ©decins lors du constat de dĂ©cĂšs) et des « bulletins de dĂ©cĂšs Â» faits par l’officier d’état civil en mairie[59].

Aspect juridique et démarches administratives

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Dans la plupart des pays dĂ©veloppĂ©s, le mĂ©decin remplit alors un certificat de dĂ©cĂšs comportant la date et l’heure de la constatation de la mort, l’identitĂ© de la personne dĂ©cĂ©dĂ©e, les causes suspectĂ©es, l’absence de contre-indication Ă  une inhumation ou Ă  une crĂ©mation. L'Ă©tat de mort lĂ©gale entraĂźne la perte des droits de la personnalitĂ© : la personne dĂ©cĂ©dĂ©e n'est plus considĂ©rĂ©e, en tant que personne au sens juridique du terme. Cependant, en France, le droit du dĂ©funt au respect est assurĂ© par la loi « Le respect dĂ» au corps humain ne cesse pas avec la mort. Les restes des personnes dĂ©cĂ©dĂ©es, y compris les cendres de celles dont le corps a donnĂ© lieu Ă  crĂ©mation, doivent ĂȘtre traitĂ©s avec respect, dignitĂ© et dĂ©cence[60]. Â»

En Belgique

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En Belgique, les formalitĂ©s lĂ©gales Ă  accomplir et les documents Ă  obtenir lors d'un dĂ©cĂšs sont les suivants[61],[62],[63],[64] :

  1. Constat de dĂ©cĂšs : La premiĂšre formalitĂ© Ă  accomplir dans les plus brefs dĂ©lais est de faire constater le dĂ©cĂšs. En cas de dĂ©cĂšs Ă  domicile, le premier mĂ©decin auquel il doit ĂȘtre fait appel est le mĂ©decin traitant du patient. Il est censĂ© se dĂ©placer s'il en a la possibilitĂ©, mĂȘme s'il n'est pas de garde ; sinon le mĂ©decin de garde est tenu de le faire. En cas de dĂ©cĂšs Ă  l'hĂŽpital, le constat est fait par un mĂ©decin sur place. En cas de dĂ©cĂšs sur la voie publique, la police doit ĂȘtre appelĂ©e et convoque le mĂ©decin de service pour le constat. Le mĂ©decin procĂšde Ă  un examen attentif du corps dĂ©nudĂ© pour vĂ©rifier l'absence de traces de mort violente ou suspecte et la prĂ©sence d'un pacemaker ou d’un dĂ©fibrillateur implantable qui pourraient constituer un obstacle Ă  l'inhumation ou Ă  la crĂ©mation ;
  2. Attestation (ou certificat) de dĂ©cĂšs : Le mĂ©decin complĂšte un document en plusieurs volets reprenant diffĂ©rentes mentions d'ordre administratif (identitĂ© et domicile du dĂ©funt), statistique (date, heure et lieu du dĂ©cĂšs) et mĂ©dical (type et cause du dĂ©cĂšs) ;
  3. DĂ©claration de dĂ©cĂšs : La dĂ©claration est Ă  introduire au service État civil de la commune oĂč la personne est dĂ©cĂ©dĂ©e. Avec l'attestation du mĂ©decin, le dĂ©clarant doit fournir sa carte d'identitĂ© et celle du dĂ©funt ;
  4. Acte de dĂ©cĂšs : L'officier de l'Ă©tat civil Ă©tablit un acte officiel qui lui permet d'accorder l'autorisation de transport et d'inhumation ou de crĂ©mation du dĂ©funt, et le transmet Ă  la commune oĂč le dĂ©funt rĂ©sidait ;
  5. Permis d'inhumer : Le permis qui ne peut ĂȘtre dĂ©livrĂ©, par l'officier de l'Ă©tat civil, que 24 heures aprĂšs le certificat de dĂ©cĂšs permet de disposer du corps et de faire procĂ©der Ă  l'inhumation ou Ă  la crĂ©mation ;
  6. Certificat ou acte d'hĂ©rĂ©ditĂ© : AprĂšs avoir vĂ©rifiĂ© l'existence Ă©ventuelle d'un testament, le notaire Ă©tablit ce document qui permet de dĂ©bloquer les comptes du dĂ©funt ;
  7. DĂ©claration de succession : Ce document est Ă  introduire dans un dĂ©lai de quatre mois par les hĂ©ritiers eux-mĂȘmes ou par un notaire ;
  8. DĂ©claration d'impĂŽts : Une dĂ©claration d'impĂŽts au nom du dĂ©funt doit ĂȘtre rentrĂ©e dans l'annĂ©e par les hĂ©ritiers et lĂ©gataires universels.

En France

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En France, aprĂšs le constat du dĂ©cĂšs et l'Ă©tablissement du certificat de dĂ©cĂšs, l'officier de l'État civil dresse un acte de dĂ©cĂšs. Le corps peut ĂȘtre ensuite transportĂ©, sans cercueil, dans un vĂ©hicule spĂ©cifique, par une entreprise funĂ©raire, dans un dĂ©lai de 48 heures aprĂšs le dĂ©cĂšs. Ce transport, qui nĂ©cessite une dĂ©claration prĂ©alable Ă  la mairie du lieu de dĂ©cĂšs effectuĂ©e par l'entreprise funĂ©raire elle-mĂȘme, peut se rĂ©aliser :

  • soit de l'Ă©tablissement de santĂ© dans lequel le dĂ©cĂšs est survenu vers un domicile ou une chambre funĂ©raire ;
  • soit du domicile du dĂ©cĂ©dĂ© ou de la voie publique vers la chambre funĂ©raire.

L'inhumation ou la crĂ©mation du corps de la personne dĂ©cĂ©dĂ©e doit avoir lieu dans un dĂ©lai de six jours aprĂšs le dĂ©cĂšs (non compris dimanches et jours fĂ©riĂ©s). Si le dĂ©lai lĂ©gal devait ĂȘtre dĂ©passĂ©, une dĂ©rogation peut ĂȘtre demandĂ©e Ă  la prĂ©fecture du dĂ©partement en justifiant de la raison du dĂ©lai. La demande de dĂ©rogation est rĂ©alisĂ©e par l'entreprise funĂ©raire.

Dans les autres pays

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Notes et références

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Notes

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  1. ↑ Le jour de la mort est inclus dans le dĂ©compte. Selon saint Macaire, la raison de ce dĂ©compte est la suivante : du troisiĂšme au neuviĂšme jours aprĂšs la mort, l'Ăąme du dĂ©funt est appelĂ©e Ă  contempler les demeures du Paradis (les funĂ©railles ont normalement lieu le troisiĂšme jours aprĂšs la mort) ; du neuviĂšme au quarantiĂšme jour, elle voit les tourments de l'Enfer ; le quarantiĂšme jour, l'Ăąme du dĂ©funt est prĂ©sentĂ©e devant le trĂŽne de Dieu oĂč elle entend son jugement particulier et se voit assigner sa place dans l'attente de Sa Seconde Venue, ou Parousie. Pour cette raison, le quarantiĂšme jour est considĂ©rĂ© comme le plus important. Dans certaines traditions, on cĂ©lĂšbre aussi le semi-anniversaire aprĂšs six mois.
  2. ↑ Voir Litia.

Références

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  1. ↑ a et b Dominique Sewane, Le Souffle du Mort : La tragĂ©die de la mort chez les Batammariba (Togo, BĂ©nin), Paris, Collection Terre Humaine - Plon, 2007, rééd. 2020, 725 p. (ISBN 978-2-259-28262-8)
  2. ↑ Code sanitaire pour les animaux terrestres, Organisation mondiale de la santĂ© animale, 2008, (page consultĂ©e le 5 fĂ©vrier 2008).
  3. ↑ a b et c Michel Vovelle, La mort et l’Occident de 1300 Ă  nos jours, Paris, Gallimard, 1983, 793 p. (ISBN 2-07-029649-0), p. 49
  4. ↑ Pour la Science, dĂ©cembre 2006
  5. ↑ « Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales Â», sur www.cnrtl.fr (consultĂ© le 19 avril 2023)
  6. ↑ a et b DaniĂšle Alexandre-Bidon (dir.) et CĂ©cile Treffort (dir.), À rĂ©veiller les morts : la mort au quotidien dans l'Occident mĂ©diĂ©val, Lyon, Presses universitaires de Lyon, 1993, 334 p. (ISBN 2-7297-0479-5), « Apprendre Ă  vivre : l’enseignement de la mort aux enfants Â», p. 37
  7. ↑ a et b (en) Allan Kellehear, « Â« Are we a ‘death-denying’ society ? Â» Â», Social sciences and Medicine, vol. 18, no 9,‎ 1984, p. 713-723.
  8. ↑ « Accueil Â», sur www.santepubliquefrance.fr (consultĂ© le 19 avril 2023)
  9. ↑ a et b Papadaniel, Yannis (2016) « Mort Â», Éditions des archives contemporaines, Paris, sur Anthropen.org.
  10. ↑ Louis-Vincent Thomas, 1922, Anthropologie de la mort, Payot, 1975 (ISBN 2-228-11480-4, 9782228114806 et 2228880140, OCLC 1528693, lire en ligne).
  11. ↑ Philippe AriĂšs (1914-1984), Essais sur l'histoire de la mort en Occident : du Moyen Âge Ă  nos jours, Éd. Points, impr. 2015, cop. 1975, 222 p. (ISBN 978-2-7578-5006-0 et 2757850067, OCLC 900095761, lire en ligne).
  12. ↑ Jean-Hugues DĂ©chaux, « Â« L'intimisation de la mort Â» Â», Ethnologie française, vol. 30,‎ 2000, p. 153-162.
  13. ↑ (en) Tony Walter, On Bereavement : the culture of grief, Buckingham, Open Press University, 1999.
  14. ↑ (en) C. Seal, Constructing Death, Cambridge, Cambridge University Press, 1998.
  15. ↑ Site du magazine Le Point, article publiĂ© le 05 mars 2015 "un nĂ©crophone pour fantĂŽmes bavards le rĂšve de thomas edison, consultĂ© le 13 janvier 2019
  16. ↑ Site science.howstuffworks, page "10 Inventions by Thomas Edison (That You've Never Heard Of)", consultĂ© le 13 janvier 2019
  17. ↑ Leurres et Lueurs (1960), Birago Diop
  18. ↑ Lettre Ă  MĂ©nĂ©cĂ©e
  19. ↑ Essais, I, xx
  20. ↑ Tractatus logico-philosophicus
  21. ↑ a et b Paul Magnin, Bouddhisme, unitĂ© et diversitĂ©. ExpĂ©riences de libĂ©ration, Paris, Cerf, coll. Â« Patrimoines Bouddhisme Â», 2003, 763 p. (ISBN 978-2-204-07092-8), p. 116-117; 163-164
  22. ↑ Walpola Rahula, L'Enseignement du Bouddha d'aprĂšs les textes les plus anciens (prĂ©face de Paul DemiĂ©ville), Paris, Éditions du Seuil, Coll. « Points Sagesses Â» no 13 1961, p. 76.
  23. ↑ « En acceptant fidĂšlement les paroles du Seigneur rapportĂ©e en Matthieu 10.28, l’Église affirme la continuitĂ© et la survie, aprĂšs la mort, d'un Ă©lĂ©ment spirituel dotĂ© de conscience et de volontĂ©, de sorte que subsiste le mĂȘme "moi" humain manquant cependant de ce complĂ©ment qu'est son corps Â», Questions actuelles sur l'eschatologie, 1992
  24. ↑ CEC §1030 et 1031.
  25. ↑ a et b DaniĂšle Alexandre-Bidon, La Mort au Moyen-Âge, XIIIe – XVIe siĂšcle, Paris, Hachette LittĂ©ratures, 1998, 333 p. (ISBN 2-01-235364-9), p. 54
  26. ↑ a et b DaniĂšle Alexandre-Bidon (dir.) et CĂ©cile Treffort (dir.), À rĂ©veiller les morts : la mort au quotidien dans l'Occident mĂ©diĂ©val, Lyon, Presses universitaires de Lyon, 1993, 334 p. (ISBN 2-7297-0479-5), « Apprendre Ă  vivre : l'enseignement de la mort aux enfants Â», p. 31
  27. ↑ a et b DaniĂšle Alexandre-Bidon (dir.), À rĂ©veiller les morts : la mort au quotidien dans l'Occident mĂ©diĂ©val, Lyon, Presses universitaires de Lyon, 1993, 334 p. (ISBN 2-7297-0479-5), « Apprendre Ă  vivre : l’enseignement de la mort aux enfants Â», p. 32
  28. ↑ a et b DaniĂšle Alexandre-Bidon (dir.) et CĂ©cile Treffort (dir.), À rĂ©veiller les morts : la mort au quotidien dans l'Occident mĂ©diĂ©val, Lyon, Presses universitaires de Lyon, 1993, 334 p. (ISBN 2-7297-0479-5), « Apprendre Ă  vivre : l’enseignement de la mort aux enfants Â», p. 33
  29. ↑ a et b DaniĂšle Alexandre-Bidon (dir.) et CĂ©cile Treffort (dir.), À rĂ©veiller les morts : la mort au quotidien dans l'Occident mĂ©diĂ©val, Lyon, Presses universitaires de Lyon, 1993, 334 p. (ISBN 2-7297-0479-5), « La mort dans les livres d'heures Â», p. 83
  30. ↑ DaniĂšle Alexandre-Bidon (dir.) et CĂ©cile Treffort (dir.), À rĂ©veiller les morts : la mort au quotidien dans l'Occident mĂ©diĂ©val, Lyon, Presses universitaires de Lyon, 1993, 334 p. (ISBN 2-7297-0479-5), « Apprendre Ă  vivre : l’enseignement de la mort aux enfants Â», p. 34
  31. ↑ DaniĂšle Alexandre-Bidon (dir.) et CĂ©cile Treffort (dir.), À rĂ©veiller les morts : la mort au quotidien dans l'Occident mĂ©diĂ©val, Lyon, Presses universitaires de Lyon, 1993, 334 p. (ISBN 2-7297-0479-5), « Apprendre Ă  vivre : l’enseignement de la mort aux enfants Â», p. 35
  32. ↑ DaniĂšle Alexandre-Bidon, La Mort au Moyen Âge, XIIIe – XVIe siĂšcle, Paris, Hachette LittĂ©ratures, 1998, 333 p. (ISBN 2-01-235364-9), p. 53
  33. ↑ DaniĂšle Alexandre-Bidon (dir.) et CĂ©cile Treffort (dir.), À rĂ©veiller les morts : la mort au quotidien dans l'Occident mĂ©diĂ©val, Lyon, Presses universitaires de Lyon, 1993, 334 p. (ISBN 2-7297-0479-5), « La mort dans les livres d’heures Â», p. 84
  34. ↑ DaniĂšle Alexandre-Bidon, La Mort au Moyen Âge, XIIIe – XVIe siĂšcle, Paris, Hachette littĂ©ratures, 1998, 333 p. (ISBN 2-01-235364-9), p. 58
  35. ↑ a et b Michel Vovelle, La mort dans l'Occident de 1300 Ă  nos jours, Paris, Gallimard, 1983, 793 p. (ISBN 2-07-029649-0), p. 39
  36. ↑ Michel Vovelle, La mort et l’Occident de 1300 Ă  nos jours, Paris, Gallimard, 1983, 793 p. (ISBN 2-07-029649-0), p. 50
  37. ↑ Michel Vovelle, La mort et l’Occident de 1300 Ă  nos jours, Paris, Gallimard, 1983, 793 p. (ISBN 2-07-029649-0), p. 51
  38. ↑ a et b Michel Vovelle, La mort et l’Occident de 1300 Ă  nos jours, Paris, Gallimard, 1983, 793 p. (ISBN 2-07-029649-0), p. 57
  39. ↑ Michel Vovelle, La mort et l’Occident de 1300 Ă  nos jours, Paris, Gallimard, 1983, 793 p. (ISBN 2-07-029649-0), p. 35
  40. ↑ a et b Michel Vovelle, La mort et l’Occident de 1300 Ă  nos jours, Paris, Gallimard, 1983, 793 p. (ISBN 2-01-235364-9), p. 30
  41. ↑ DaniĂšle Alexandre-Bidon, La Mort au Moyen Âge, XIIIe – XVIe siĂšcle, Paris, Hachette littĂ©ratures, 1998, 333 p. (ISBN 2-01-235364-9), p. 67
    Ici, de nos jours correspond Ă  1998
  42. ↑ a b et c Michel Vovelle, La mort et l’Occident de 1300 Ă  nos jours, Paris, Gallimard, 1983, 793 p. (ISBN 2-07-029649-0), p. 34
  43. ↑ Michel Vovelle, La mort et l’Occident de 1300 Ă  nos jours, Paris, Gallimard, 1983, 793 p. (ISBN 2-07-029649-0), p. 89
  44. ↑ DaniĂšle Alexandre-Bidon (dir.) et CĂ©cile Treffort (dir.), À rĂ©veiller les morts : la mort au quotidien dans l'Occident mĂ©diĂ©val, Lyon, Presses universitaires de Lyon, 1993, 334 p. (ISBN 2-7297-0479-5), « La mort dans les livres d'heures Â», p. 86
  45. ↑ a b et c Michel Vovelle, La mort et l’Occident de 1300 Ă  nos jours, Paris, Gallimard, 1983, 793 p. (ISBN 2-07-029649-0), p. 91
  46. ↑ Michel Vovelle, La mort et l’Occident de 1300 Ă  nos jours, Paris, Gallimard, 1983, 793 p. (ISBN 2-07-029649-0), p. 93
  47. ↑ Michel Vovelle, La mort et l’Occident de 1300 Ă  nos jours, Paris, Gallimard, 1983, 793 p. (ISBN 2-07-029649-0), p. 94
  48. ↑ Martin de la SoudiĂšre, « Les testaments et actes de derniĂšre volontĂ© Ă  la fin du Moyen Age Â», Ethnologie française,‎ 1975
  49. ↑ Manon Durier, « La mort, les morts et les pratiques funĂ©raires au Moyen ge : bilan historiographique des thĂšses de 3e cycle françaises (1975-2011) Â», Annales de Janua,‎ 2013 (lire en ligne)
  50. ↑ DaniĂšle Alexandre-Bidon, La Mort au Moyen Age, XIIIe – XVIe siĂšcle, Paris, Hachette LittĂ©rature, 1998, p. 144-145
  51. ↑ La Bible, version SEMEUR, 2000.
  52. ↑ « CatĂ©chisme de l'Église Catholique Â» - IntraText
  53. ↑ La mort et les Ă©tats posthumes, Dominique Viseux, Guy TrĂ©daniel.
  54. ↑ https://fr.wikisource.org/wiki/La_Bhagavad_G%C3%AEt%C3%A2/Chapitre_2
  55. ↑ Le Jaïnisme
  56. ↑ David Rouach, Kabbale Mort et Magie Juive, L’Harmattan, 2023, 198 p. (ISBN 978-2-14-028165-5)
  57. ↑ Rouach 2023, p. 31.
  58. ↑ « Les Esprits revĂȘtent temporairement une enveloppe matĂ©rielle pĂ©rissable, dont la destruction, par la mort les rend Ă  la libertĂ©. Â» Le livre des Esprits, introduction.
  59. ↑ PrĂ©sentation du CĂ©piDc, cepidc.vesinet.inserm.fr.
  60. ↑ Article 16-1-1 du Code civil Lire en ligne sur le site legifrance.gouv
  61. ↑ « Certificat de dĂ©cĂšs Â», sur Ordre des mĂ©decins (Belgique), 16 septembre 2023 (consultĂ© le 3 janvier 2025).
  62. ↑ « DĂ©cĂšs Â», Informations et services officiels : Famille (consultĂ© le 3 janvier 2025).
  63. ↑ « Un proche dĂ©cĂšde : que faire maintenant ? Â», sur .notaire.be (consultĂ© le 3 janvier 2025).
  64. ↑ J.P. Beauthier, « Constat et certificat de dĂ©cĂšs Â», Revue mĂ©dicale de Bruxelles, vol. 25,‎ 2004, A 348-353 (lire en ligne, consultĂ© le 4 janvier 2025).

Voir aussi

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Sur les autres projets Wikimedia :

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Bibliographie

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Cette bibliographie recense trop d'ouvrages (octobre 2022). Les ouvrages doivent ĂȘtre de « rĂ©fĂ©rence Â» dans le domaine du sujet de l'article. Il peut ĂȘtre souhaitable de les insĂ©rer dans une rĂ©fĂ©rence et de les enlever de la section « bibliographie Â». Il peut ĂȘtre Ă©galement utile de crĂ©er un article bibliographique spĂ©cifique.

Ouvrages généraux

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  • Marie-FrĂ©dĂ©rique BacquĂ© & Michel Hanus, Le Deuil, Paris, PUF, coll. « Que sais-je ? Â», 2001.
  • Jean-Paul Colin, Les Derniers mots. Le lexique de la mort, Paris, Belfond 1992. [Le vocabulaire de la mort]
  • Philippe Di Folco (dir.), Dictionnaire de la mort, Paris, Larousse, 2010.
  • Louis-Vincent Thomas, La Mort, Paris, PUF, coll. « Que sais-je ? Â», 1991.
Livres pour enfants
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  • Brigitte Azam & Michel Puech, La vie et la mort, Milan, 2000.
  • Marie-HĂ©lĂšne EncrevĂ©-Lambert, La Mort, Paris, Bayard, 2003.

Histoire

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  • DaniĂšle Alexandre-Bidon, CĂ©cile Treffort, À rĂ©veiller les morts : la mort au quotidien dans l'Occident mĂ©diĂ©val. Presses universitaires de Lyon, pp.334, 1993
  • DaniĂšle Alexandre-Bidon, La Mort au Moyen Âge, XIIIe – XVIe siĂšcle, Paris, Hachette LittĂ©ratures, 1998
  • Philippe AriĂšs, Essais sur l'histoire de la mort en Occident : du Moyen Âge Ă  nos jours, Paris, Le Seuil, 1975.
  • Philippe AriĂšs, Images de l'homme devant la mort, Seuil, 1983.
  • Philippe AriĂšs, L'Homme devant la mort, Seuil, 1977.
  • Eliane GEORGES, Voyages de la mort, Paris, Berger-Levrault, 1983. [prĂ©sentation en ligne]
  • Michel Hulin, La Face cachĂ©e du temps. L'imaginaire de l'au-delĂ , Paris, Fayard, 1985.
  • Thomas W. Laqueur, Le Travail des morts. Une histoire culturelle des dĂ©pouilles mortelles (trad. de l'anglais par HĂ©lĂšne Borraz), Paris, Gallimard, 2018, 928 p. [prĂ©sentation en ligne]
  • Jean-Thierry Maertens, Le Jeu du mort. Essai d'anthropologie des inscriptions du cadavre, Paris, Aubier, coll. « Ă‰tranges Ă©trangers Â», 1979.
  • Jean Prieur, La Mort dans l'AntiquitĂ© romaine, Rennes, Ouest-France UniversitĂ©, 1986.
  • Jean-Pierre Vernant et Gherardo Gnoli (dir.), La mort, les morts dans les sociĂ©tĂ©s anciennes, Paris, Maison des Sciences de l’Homme, 1990.
  • Jean-Pierre Vernant, La Mort dans les yeux. Figures de l’autre en GrĂšce ancienne, Paris, Hachette, 1985.
  • Jean-Pierre Vernant, L’individu, la mort, l’amour. Soi-mĂȘme et l’autre en GrĂšce ancienne, Paris, Gallimard, 1989.
  • Michel Vovelle, La Mort et l'Occident de 1300 Ă  nos jours, Paris, Gallimard, 1983 ; rĂ©ed. 2001.
  • Michel Vovelle, Les Âmes du purgatoire ou le travail du deuil, Paris, Gallimard, 1996.
  • Michel Vovelle, Mourir autrefois, Paris, Gallimard / Julliard, 1974 ; rééd. coll. « Folio Â», 1990.

Philosophie

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Textes classiques / Antiquité et époque moderne
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Les textes qui figurent dans cette partie sont en gĂ©nĂ©ral disponibles dans de bonnes collections de poche: GF, Folio, Le Livre de Poche; Folio, GF; en outre certains peuvent ĂȘtre lus en ligne.

  • Platon, PhĂ©don [Lire en ligne - Traduction Victor Cousin, 1846 (page consultĂ©e le 21 fĂ©vrier 2025)]
  • Épicure, Lettre Ă  MĂ©nĂ©cĂ©e.[Lire en ligne - Traduction Octave Hamelin, 1910 (page consultĂ©e le 21 fĂ©vrier 2025)]
  • ÉpictĂšte, Entretiens. [Lire en ligne - Traduction Victor Courdaveaux, 1862 (page consultĂ©e le 21 fĂ©vrier 2025)]
  • CicĂ©ron, Devant la mort, Paris, ArlĂ©a, 1996
  • Saint Augustin, Les Confessions (livre IV, 4) . [Lire en ligne - Traduction J.J.F. Poujoulat et al., 1864 (page consultĂ©e le 21 fĂ©vrier 2025)]
  • Lucien de Samosate, Sur le deuil [Lire en ligne - Traduction EugĂšne Talbot, 1912 (page consultĂ©e le 21 fĂ©vrier 2025)]
  • Blaise Pascal, PensĂ©es,
  • Malebranche, Entretiens sur la mĂ©taphysique, sur la religion et sur la mort. [Lire en lignes (Extraits des Entretiens, I, II, III, Armand Colin, 1922, p. 353-379) (page consultĂ©e le 21 fĂ©vrier 2025)]
  • Arthur Schopenhauer, MĂ©taphysique de la mort in MĂ©taphysique de l'amour / MĂ©taphysique de la mort, PrĂ©face de Martial Gueroult, Paris, 10/18, 2001
XXe et XXIe siĂšcles
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  • Ferdinand AlquiĂ©, Le DĂ©sir d'Ă©ternitĂ©, Paris, PUF, coll. Quadrige, 2014 [1943] [lire en ligne (page consultĂ©e le 21 fĂ©vrier 2025)]
  • Albert Camus, Le Mythe de Sisyphe, Folio Essais, 1985 [1942] [lire en ligne (page consultĂ©e le 21 fĂ©vrier 2025)]
  • François Cheng, Cinq mĂ©ditations sur la mort. Autrement dit sur la vie, Albin Michel, 2013 (ISBN 978-2-226-25191-6)
  • AndrĂ© Comte-Sponville, PensĂ©es sur la mort, Albin Michel, 1998
  • Françoise Dastur, La Mort. Essai sur la finitude, Paris, PUF, 2007 [prĂ©sentation en ligne] et
  • Jacques Derrida, Chaque fois unique la fin du monde, GalilĂ©e, 2003
  • Sigmund Freud, Deuil et mĂ©lancolie (1917), ƒuvres complĂštes, t. 12, Paris, PUF, 1994.
  • Martin Heidegger, Être et Temps, Paris, Gallimard, 1986 [1927]
  • Vladimir JankĂ©lĂ©vitch, La mort, Paris, Flammarion, coll. « Champs Â», 2017 [1977]
  • Emmanuel Levinas, Dieu, la mort et le temps, Paris, Grasset, 1993
  • Thomas Nagel, Questions mortelles, Paris, PUF, 1983
  • Paul RicƓur, Vivant jusqu'Ă  la mort Suivi de Fragments, Paris, Seuil, 2014
  • Jean-Paul Sartre, L'Être et le NĂ©ant, Paris, Gallimard, coll. « TEL Â», 2008 [1943]

Anthropologie / Sociologie

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  • B. Adoukonou, Y. K. Bamunoba, La Mort dans la vie africaine, Paris, PrĂ©sence africaine, 1979.
  • Francis Bar, Les Routes de l'Autre Monde. Descentes aux Enfers et Voyages dans l'Au-delĂ , Paris, PUF, 1946. [prĂ©sentation en ligne]
  • Jean Baudrillard, L’Échange symbolique et la mort., Paris, Gallimard, coll. « TEL Â», 2016 [1976] [prĂ©sentation en ligne]
  • François Dagognet & Tobie Nathan, La Mort vue autrement, Paris, Les EmpĂȘcheurs de penser en rond, 2003. [prĂ©sentation en ligne]
  • James George Frazer, La Crainte des morts (1934) et Le Rameau d'or (1906-1915), Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins Â», 1984.
  • Edgar Morin, L'Homme et la mort, Paris, Le Seuil, coll. « Points Â» nouvelle Ă©d. revue, 1976 [Éd. CorrĂȘa, 1951]. [prĂ©sentation en ligne]
  • Jean Prieur, Le Livre des morts des occidentaux, Paris, Robert Laffont, 1993 [1981].
  • Dominique Sewane, Le souffle du mort : la tragĂ©die de la mort chez les BatĂŁmmariba du Togo, BĂ©nin, Paris, coll. « Terre Humaine Â», Plon, 2003 et 2020, 660 p. (prix Robert Cornevin) (ISBN 2-259-19775-2) et (ISBN 978-2-259-28262-8) ; rééd. Paris, Pocket, 2007, 849 p. (ISBN 978-2-266-17579-1)
  • Louis-Vincent Thomas, Anthropologie de la Mort, Paris, Payot, 1975.
  • Louis-Vincent Thomas, La Mort africaine : idĂ©ologie funĂ©raire en Afrique noire, Paris, Payot, 1982.
  • Louis-Vincent Thomas, Rites de mort, Paris, Fayard, 1985.
  • Jean Ziegler, Les Vivants et les morts, Paris, Le Seuil, 1978.

Religions

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  • Henri Bourgeois, La mort, sa signification chrĂ©tienne, DesclĂ©e/Novalis, 1988.
  • Jacques Scheuer, La mort vivante. Vie et mort dans la spiritualitĂ© indienne, Paris, Almora, 2025, 249 p.
  • Jean-Pierre Schnetzler, De la mort Ă  la vie. Dialogue Orient-Occident sur la transmigration, Paris, Dervy, 1995.

Science

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  • AndrĂ© Klarsfeld et FrĂ©dĂ©ric Revah, Biologie de la mort, Paris, Odile Jacob, coll. « Sciences Â», 2000.

Littérature

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  • Chantal Dupuy-Dunier, Celle, L'Arbre Ă  paroles, 2012.

Articles connexes

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  • Deuil
  • Mort (mythologie), l'allĂ©gorie de la « Grande faucheuse Â»
  • Mort violente
  • La Mort (mythologie) (symbolique)
  • Signes biologiques de la mort
  • Thanatologie

Liens externes

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