| NGC 121 | |
L'amas globulaire NGC 121 | |
| Données d’observation (Époque J2000.0) | |
|---|---|
| Constellation | Toucan[1],[2] |
| Ascension droite (α) | 00h 26m 48,831 3s[3] |
| Déclinaison (δ) | −71° 32′ 05,619″ [3] |
| Magnitude apparente (V) | 11,2[1],[4] |
| Dimensions apparentes (V) | 1,5 ′[1] 3,8' × 3,1'[4] 143 "[5] |
Localisation dans la constellation : Toucan | |
| Astrométrie | |
| Distance | 65 ± 5 kpc (∼212 000 al)[a] |
| Caractéristiques physiques | |
| Type d'objet | Amas globulaire |
| Classe | III |
| Galaxie hôte | Petit Nuage de Magellan[2] |
| Découverte | |
| Découvreur(s) | John Herschel |
| Date | [2] |
| Désignation(s) | ESO 50-SC12[1] Cl Kron 2 Cl Lindsay 10 OGLE-CL SMC 311[6] 2MASX J00264970-7132077 GALEXASC J002648.50-713208.9 SSTSL2 J002648.83-713205.6[3] |
| Liste des amas globulaires | |
| modifier |
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NGC 121 est un amas globulaire situé dans le Petit Nuage de Magellan. L'astronome britannique John Herschel l'a découvert en 1835.
Observation
-
Emplacement de NGC 121 près du Toucan et de Hydre mâle.
-
Position de NGC 121 par rapport à l'étoile tet Tuc et à l'amas 47 Tucanae.
NGC 121 est un petit amas de magnitude apparente égale à 11,2[1],[4]. Pour l'observer, il faut utiliser un télescope dont l'ouverture est d'au moins 150 mm[4].
Caractéristiques
Sept articles ont été publiés entre et su sujet de cet amas globulaire. Ls section suivante résume les principales propriétés mentionnées dans ces articles, ainsi que des valeurs apparaissant sur la base de données Simbad.
Distance
En se basant sur un article publié en , Simbad mentionne une seule valeur de la distance égale 68 ± 2,0 kpc (∼222 000 al)[6],[7]. NED indique une distace égale à 0,061 ± 0,001 Mpc (∼199 000 al), soit 61 ± 1 kpc[3], distance qui provient de la moyenne de dix valeurs publiées entre et [8]. De ces deux sources, on déduit que le valeur minimale de la distance est de 60 kpc[3] et de la valeur maximale est de 70 kpc[7], ce qui peut s'écrire comme 65 ± 5 kpc.
Le site du télescope Hubble indique une distance de 200 000 al[9], soit environ 61,3 kpc (∼200 000 al), une distance compatible avec celle indiquée dans le paragraphe précédent.
Taille
La taille angulaire du cœur de NGC 121 est de 11,4 ± 0,5 " ce qui correspond environ 3,2 pc (∼10,4 al). La taille de l'amas est de 143 " ce qui correspond à environ 42 pc (∼137 al)[5].
Âge
Cinq valeurs de l'âge de l'amas sont données dans ces publications. La première est donnée par log10= 10,08±0,05[10], ce qui correspond à un âge de 12,0+0,147
−0,121 Ga. Les quatre autres valeurs sont 9,5 Ga[11], 10,5 Ga[12], 11,9 ± 0,5 Ga[13] et 10,1+0,30
−0,50 Ga[7].
La moyenne des valeurs minimales et leur incertitude sont 10,34 ± 0,80 Ga. De même, on obtient 11,26 ± 1,64 Ga pour les valeurs maximales. L'âge de l'amas est donc compris entre 10,34 - 0,80 Ga = 9,54 Ga et 11,26+1,64 Ga = 12,90 Ga. Selon ces nombres, l'âge de l'amas est entre 9,54 Ga et 12,90 Ga, ce qui peut s'écrire comme 11,2 ± 1,7 Ga.
Métallicité
Cinq des sept articles mentionnées plus haut indiquent une valeur de la métallicité, soit −1,46 ± 0,10[13], −1,40 ± 0,10[5], −1,50 +0,05
-0,15[7], entre -1,20 et -1,36[14] (= -1,28 ± 0,08) et −1,71 ± 0,10[10]. La moyenne et l'écart type de ces cinq valeurs sont −1,470 ± 0,158, ce qui signifie que le pourcentage d'éléments lourds (autre que l'hydrogène et l'hélium) est de 3,39 +1,035
-1,48%[b]
Cette valeur très faible de la métallicité confirme l'âge très avancé de NGC 121. Après le Big Bang l'hydrogène et l'hélium sont apparus avec quelques métaux légers comme le lithium. C'est ce que l'on appelle la nucléosynthèse primordiale. Les éléments lourds ont par la suite été créés dans le coeur des étoiles et expulsés dans l'Univers lors de supernovas. Les premières étoiles, les plus vieilles, contiennent peu d'éléments lourds, comme celle de NGC 121. La valeur de la métallicité de l'amas confirme son âge avancé.
Les étoiles de NGC 121
Traînarde bleue
En utilisant les images par l'instrument Wide Field Planetary Camera 2, 42 étoiles qui sont potentiellement des traînardes bleues, apparamment jeunes (de 1 à 5 5) ont été identifiées. Celles-ci se trouvent principalement dans le cœur de l'amas[5].
Les étoiles variables
NGC 121 marque très probablement la frontière entre les étoiles très anciennes de population II, contenant des étoiles de type RR Lyrae mais sans carbone et les populations d'âge intermédiaire qui contiennent des étoiles carbonées, mais sans étoiles RR Lyrae. Vingt étoiles variables de type Delta Scuti (parfois appelée céphéide naine) ont aussi été trouvé dans la région centrale de NGC 121. Les céphéides naines sont des étoiles de type spectral A tardif et F précoce. Elles peuplent la bande d'instabilité près ou légèrement au-dessus de la séquence principale d'âge zéro et ont une magnitude de 0,2 à environ 3 plus faible que les étoiles RR Lyrae. Vingt candidates céphéides naines dans la région centrale de NGC 121 ont aussi été détectées[15].
Fiorentino et ses collaborateurs jugent que la présence apparente simultanément des étoiles δ Scuti et de étoiles SX Phoenicis est une caractéristique intrigante qui doit être confirmée par une analyse plus détaillée des courbes de lumière et une étude approfondie des contaminations par les étoiles du champ du SMC[15].
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NGC 121 par le télescope spatial Hubble.
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Une autre image provenant de Hubble captée par l'instrument ACS.
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Autre image réalisée par le télescope spatial Hubble.
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NGC 121 par le projet « Legacy Surveys DR10 »[16].
Notes
Références
- « Les données de «Revised NGC and IC Catalog by Wolfgang Steinicke», NGC 4600 à 4699 », sur astrovalleyfield.com (consulté le ).
- (en) Courtney Seligman, « Celestial Atlas Table of Contents; NGC Objects: NGC 4650 - 4699 » (consulté le ).
- (en) « Redshift-independent Distances for NGC 0121 », NASA/IPAC Extragalactic Database (consulté le ).
- (en) « NGC 121 - Globular Cluster in Tucana » (consulté le )
- Michael M. Shara, S. Michael Fall, R. Michael Rich et David Zurek, « Hubble Space Telescope Observations of NGC 121: First Detection of Blue Stragglers in an Extragalactic Globular Cluster », The Astrophysical Journal, vol. 508, no 2, , p. 570-575 (DOI 10.1086/306423, lire en ligne [PDF]).
- (en) « NGC 121 -- Globular Cluster », Simbad (consulté le ).
- S. Saroon, B. Dias, T. Tsujimoto et et coll., « The VISCACHA survey VIII. Chemical evolution history of the Small Magellanic Cloud west halo clusters », Astronomy & Astrophysics, vol. 667, no A35, , p. 16 pages (DOI 10.1051/0004-6361/202346648, lire en ligne [PDF]).
- ↑ (en) « Results for object NGC 121 », NASA/IPAC Extragalactic Database (consulté le ).
- ↑ (en) « The oldest cluster in its cloud »
- Jacco Th. van Loon, Jonathan R. Marshall et Albert A. Zijlstra, « Dust-enshrouded giants in clusters in the Magellanic Clouds », Astronomy & Astrophysics, vol. 442, no 2, , p. 597-613 (DOI 10.1051/0004-6361:20053528, Bibcode 2005A&A...442..597V, lire en ligne [PDF]).
- ↑ Duncan A. Forbes et Terry Bridges, « Accreted versus in situ Milky Way globular clusters », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 404, no 3, , p. 1203-1214 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2010.16373.x, Bibcode 2010MNRAS.404.1203F, lire en ligne)
- ↑ F. Niederhofer, N. Bastian, V. Kozhurina-Platais et et coll., « The Search for Multiple Populations in Magellanic Cloud Clusters I: Two Stellar Populations in the Small Magellanic Cloud Globular Cluster NGC 121? », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 464, no 1, , p. 94-103 (DOI 10.1093/mnras/stw2269, Bibcode 2017MNRAS.464...94N, lire en ligne [PDF]).
- Katharina Glatt, John S. Gallagher III, Eva K. John S. et et coll., « AN ACCURATE AGE DETERMINATION FOR THE SMALL MAGELLANIC CLOUD STAR CLUSTER NGC 121 WITH THE HUBBLE SPACE TELESCOPE/ADVANCED CAMERA FOR SURVEYS* », The Astrophysical Journal, vol. 135, no 4, , p. 1106-1116.
- ↑ E. Dalessandro, E. Lapenna, A. Mucciarelli, L. Origlia, F. R. Ferraro et B. Lanzoni, « MULTIPLE POPULATIONS IN THE OLD AND MASSIVE SMALL MAGELLANIC CLOUD GLOBULAR CLUSTER NGC 121 », The Astrophysical Journal, vol. 829, no 2, , p. 8 pages (DOI 10.3847/0004-637X/829/2/77, lire en ligne [PDF]).
- G. Fiorentino, R. Contreras, G. Clementini, K. Glatt, E. Sabbi, M. Sirianni, E. Grebel et J. Ghallager, « Detetion of new variable stars in the SMC cluster 121 », Memorie della Società Astronomica Italiana, vol. 79, no 3, , p. 3-5 (Bibcode 2008arXiv0801.2713F, lire en ligne [PDF]).
- ↑ (en) « Interactive Map, Current Data Release: 10.1 »
