
Ningal (ou Nikkal) « la grande dame », est une déesse mésopotamienne. C'est la parèdre de Nanna (Sîn)[1] le dieu sumérien de la lune ainsi que la mère de Utu (Shamash) le dieu soleil et de Inanna (Ishtar) la déesse de l'amour et de la guerre, elle représente l'aspect féminin de la lune.
La cité d'Ur puis, après sa destruction, celle d'Harran, seront les deux principaux centres cultuel consacrés au couple Nanna/Ningal. A Ur, un temple, le Giparu, était dévolu au culte de la déesse et servait de lieu de vie au prêtresses attachées à son service. Le Giparu était également le théâtre de cérémonies, notamment celle de la hiérogamie (le mariage entre dieux).
Ningal est présente dans la « lamentation sur la destruction d'Ur », écrite vers le IIe millénaire av. J.-C.. Dans ce texte, elle pleure la destruction d'Ur ordonnées par le dieu Enlil.
Notes et références
- ↑ Les noms entre parenthèses sont les formes Akkadienne.
Bibliographie
- (de) Annette Zgoll, « dNIN.GAL/Nikkal I. In Mesopotamien », dans Reallexicon der Assyriologie und Vorderasiatischen Archäologie, vol. IX (5/6), Berlin, De Gruyter, (lire en ligne), p. 352-356.
- (en) Julia M. Asher-Greve et Joan Goodnick Westenholz, Goddesses in Context : On Divine Powers, Roles, Relationships and Gender in Mesopotamian Textual and Visual Sources, Fribourg / Göttingen, Academic Press / Vandenhoeck Ruprecht, (lire en ligne)
- (en) Douglas R. Frayne et Johanna H. Stuckey, A handbook of gods and goddesses of the ancient Near East : Three thousand deities of Anatolia, Syria, Israel, Sumer, Babylonia, Assyria, and Elam, University Park, Eisenbrauns, The Pennsylvania State University, , p. 246-247
