| Niscemi | |
Armoiries |
Drapeau |
| Noms | |
|---|---|
| Nom sicilien | Niscemi |
| Administration | |
| Pays | |
| Région | |
| Province | |
| Maire | Massimiliano Valentino Conti |
| Code postal | 93015 |
| Code ISTAT | 085013 |
| Code cadastral | F899 |
| Préfixe tél. | 0933 |
| Démographie | |
| Gentilé | niscemesi |
| Population | 24 620 hab. (30-9-2025[1]) |
| Densité | 254 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 37° 09′ 00″ nord, 14° 23′ 00″ est |
| Altitude | 332 m |
| Superficie | 9 682 ha = 96,82 km2 |
| Divers | |
| Saint patron | Madonna Santissima del Bosco |
| Fête patronale | 21 mai |
| Localisation | |
Localisation dans la province de Caltanissetta. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
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Niscemi est une ville italienne d'environ 25 000 habitants[2] située libre consortium municipal de Caltanissetta, en Sicile.
Géographie
La commune de Niscemi est située à 88 km au sud-est de Caltanissetta, fait partie de la plaine de Gela et en constitue la partie nord-est, en contact avec le territoire de Caltagirone. Le territoire est situé dans un contexte géologique caractérisé par des collines d'argile miocènes, recouvertes d'un large manteau de sables pliocènes, de tufs calcaires et de conglomérats[3].
Histoire
Fondation et période normande
Suite à la conquête normande, une nouvelle ville fut fondée sous le nom de Nixenum en 1143. Devenu un fief rural, le territoire subit des changements radicaux jusqu'à ce qu'en 1324, une branche de la famille Branciforte déménage de Piacenza en Sicile (au XIIIe siècle) et achète les terres de Nixenum[4].
Niscemi, simple village rural à l'époque souabe-angevine, faisait partie du comté de Garsiliato, qui comprenait les territoires de Terranova di Sicilia, l'actuelle Gela. Après une histoire complexe, le comté fut concédé en 1393 par le roi aragonais Martin le Jeune à Don Nicola Branciforte, seigneur de Mazarin, et à ses successeurs. Un long et complexe réseau historique relie cet événement à la fondation de Niscemi, officialisée par la Licentia populandi du 30 juin 1626, accordée à Donna Giovanna Branciforte au nom de son fils Giuseppe par le vice-roi, le cardinal Giovanni Doria, moyennant le paiement de 400 onze. Ce réseau traverse l'histoire de toute la Sicile, tissé par les familles les plus puissantes de l'île et menant, comme chacun sait, au repeuplement de la région grâce à la politique des grands domaines et à la fondation de nouvelles villes[5].
La principauté de Niscemi a été fondée en 1627 de la famille Branciforte[6], la cité ressort lourdement endommagée du séisme de 1693 et est intégralement rebâtie sur le même site[7].
Âge contemporain
En 1997, un glissement de terrain emporte une grande partie du quartier Sante Croci ; 70 habitations sont détruites. L'église dont le quartier porte le nom reste debout au bord du gouffre mais doit être rasée par la suite[8].
Le 25 janvier 2026, la ville est endommagée par un nouveau glissement de terrain dans le même secteur[8], spectaculaire et très destructeur bien que n'ayant occasionné aucune victime[9] : pendant une tempête, s'effondre un tronçon de la falaise bordant le plateau sur lequel le centre du bourg est perché, anéantissant certaines constructions et laissant des maisons dangereusement au bord du vide, tandis que selon la protection civile italienne dans un rayon de quatre kilomètres autour de la catastrophe plus d'un millier de personnes sont évacuées[10]
Monuments
- Église Santa Maria d'Itria (xviiie siècle)[11]
- Église de l'Addolorata (xviiie siècle)[12]
- Église de la Madonna del Bosco (xviiie siècle), de plan elliptique[13]
- Vestiges de l'ancienne Nixenum
Lieux notables
Un émetteur d'ondes radioélectriques, dotée d'un mât de transmission de 253 mètres de haut qui émet en basse fréquence, se trouve à proximité immédiate de Niscemi. En 2014, une station terrestre très controversée du dispositif MUOS (Mobile User Objective System) s'implante sur le territoire communal[14].
Galerie
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Église Santa Maria d'Itria.
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Belvédère sur la campagne environnante en 2016.
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Installation terrestre du dispositif MUOS de l'US Navy.
Administration
Communes limitrophes
Caltagirone (CT), Gela, Mazzarino
Personnalités liées à la commune
- Alice Mangione (1997), athlète sprinteuse
Voir aussi
Notes et références
- ↑ (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
- ↑ « Bilancio demografico mensile », sur demo.istat.it (consulté le )
- ↑ Maurizio Carta, Un palinsesto di culture, rivista - Kalòs - luoghi di Sicilia,numero=56, Gruppo editoriale Kalòs, Palermo, 1999
- ↑ (it) Giulia Giaume, « Storia, arte, cultura e patrimonio di Niscemi, la città minacciata dalla frana in Sicilia », sur www.artribune.com (consulté le )
- ↑ (it) « "Spazioniscemi: Esplorando la storia!" », sur spazioniscemi.it (consulté le )
- ↑ F. Emanuele Gaetani, marchese di Villabianca, Della Sicilia nobile, parte seconda, vol. 1, Stamperia Santi Apostoli, 1757, p. 73.
- ↑ (it) « Niscemi: cerimonia per commemorare le vittime del terremoto » [archive du ], sur www.today24.it (consulté le )
- « La frana di Niscemi vista dai satelliti », sur ilpost.it, (consulté le )
- ↑ « Niscemi, la frana non si ferma: ancora un crollo di 10 metri », sur palermo.repubblica.it (consulté le )
- ↑ « En Sicile, plus de 1 000 personnes évacuées après un glissement de terrain qui laisse des maisons au bord du vide », sur franceinfo.fr (consulté le )
- ↑ Rosario Disca, Niscemi e il suo territorio. Memorie storiche, Niscemi, dattiloscritto inedito, 1947.
- ↑ Salvatore Scuto e Francesco Vergara Caffarelli, Il cantiere barocco: Silvestro Gugliara e l'Addolorata di Niscemi, Accademia nazionale di scienze, lettere, e arti di Palermo, 1992.
- ↑ (it) Administrator, « Il Santuario » [archive du ], sur www.sanfrancesconiscemi.it (consulté le )
- ↑ (it) Davide Iandiorio, « Gli Usa vincono di nuovo: il Muos è ultimato. Una storia solo siciliana? », International Business Times, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
