Le Pasteur Network, anciennement appelé Réseau international des Instituts Pasteur est un regroupement international d'institutions de recherches biomédicale. Sa mission principale est de contribuer à l’amélioration de la santé humaine par la lutte contre les maladies infectieuses, la recherche scientifique, la formation et la surveillance épidémiologique des infections qui menacent la santé mondiale. Il est reconnu comme acteur non étatique par l' Organisation mondiale de la santé (OMS)[1]. Le réseau soutient une infrastructure mondiale, comprenant plus de 50 laboratoires de référence nationaux et régionaux, dont plusieurs installations de niveau de biosécurité 3 et des centres collaborateurs de l'OMS [2],[3].
Le Réseau international des Instituts Pasteur (RIIP) a été fondé en 2011 en France[4]. En 2021, il a pris le nom de Pasteur Network[5],[6], à la demande de ses membres dans le but d’instaurer une gouvernance modernisée et plus équitable. Le réseau rassemble des établissements répartis sur les cinq continents[7], unis par les valeurs pasteuriennes et fonctionnant selon un principe de cooptation.
De nombreux membres du Pasteur Network collaborent directement avec les autorités sanitaires nationales, notamment les Ministères de la Santé. Ils contribuent à une veille sanitaire, microbiologique et épidémiologique à l'échelle de la planète.
Le pasteur Network est une communauté humaine et scientifique qui rassemble plus de 32 membres [8] établis dans plus de 20 pays qui contribuent ensemble à l'amélioration de la santé mondiale.
Le Pasteur Network organise ses activités autour de quatre axes stratégiques : la préparation aux épidémies et les impacts du changement climatique sur la santé, la recherche-développement et l'innovation, la mise en place d'une communauté de scientifiques multidisciplinaires, et la gouvernance.
En matière de prévention des épidémies, plusieurs membres du Pasteur Network travaillent sur des projets de recherche étudiant les effets du changement climatique sur la santé[9].
En 2021, lors de la pandémie de COVID-19, les membres du Pasteur Network ont contribué à développer des vaccins à ARN messagers[10]. Le Pasteur Network joue également un rôle clé lors des grandes crises sanitaires mondiales. Ainsi, plusieurs de ses instituts ont été mobilisés lors d’épidémies telles qu’Ebola [11] , la variole du singe (Mpox) [12] ou encore la pandémie de COVID-19. Les membres du réseau ont contribué à des activités essentielles telles que la surveillance épidémiologique [13], le dépistage, l’analyse virologique [14], ainsi qu’au développement de solutions de prévention et de traitement adaptées aux contextes locaux.
Le Pasteur Network a pour ambition de favoriser les synergies scientifiques et opérationnelles entre ses membres afin de répondre efficacement aux grands défis sanitaires mondiaux. Ses principales priorités se concentrent sur[15]:
La compréhension de la transition épidémiologique, notamment les changements dans les profils de maladies liés au vieillissement de la population, et leurs conséquences sur les populations vieillissantes.
Soutenir la santé de la mère et de l’enfant, en intégrant des approches innovantes de prévention, de diagnostic et de traitement dans les contextes locaux.
La lutte contre la résistance aux antimicrobiens, un phénomène en forte progression qui menace l'efficacité des traitements actuels et représente un enjeu global de santé publique.
L'étude des maladies à transmission vectorielle, telles que la dengue, le paludisme ou la chikungunya, souvent endémiques dans les régions tropicales et subtropicales.
L'exploration des principales zoonoses endémiques et émergentes (comme Ebola, la rage ou les coronavirus), dans le cadre d’une approche intégrée de type One Health (une seule santé), qui considère les liens entre la santé humaine, animale et environnementale.
↑(en) Delia D. Djuicy, Benjamin Selekon, Christian Malaka, Aboubacar Soumah, Edgar Adjogoua, Hervé Kadjo, Offianan A. Toure, Pierre Roques, Solène Grayo, Noël Tordo, Ousmane Faye, Abdourahmane Sow, François-Xavier Berthet, Vincent Lacoste et Soa Fy Andriamandimby, « Strengthening Africa's resilience to Mpox: Preparedness and response initiatives of the Pasteur network », Journal of Public Health in Africa, vol. 16, no 1, , p. 5 (ISSN2038-9930, PMID40182751, PMCID11966699, DOI10.4102/jphia.v16i1.1026, lire en ligne)
↑(en) Mathurin Cyrille Tejiokem, Aliou H. Barry, Rila Ratovoson, Brice Martial Yambiyo, Ramatoulaye Hamidou Lazoumar, Magali Herrant, Estelle Longla Madaha et Vincent Richard, « African countries from the Pasteur Network reexamine their syndromic sentinel surveillance system associated with household contact within the AFROSCREEN program », Frontiers in Public Health, vol. 11, (ISSN2296-2565, PMID38249384, PMCID10796548, DOI10.3389/fpubh.2023.1292435, Bibcode2024FrPH...1192435T, lire en ligne)