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Patrick Modiano
Patrick Modiano à Stockholm lors de la conférence de presse de l'Académie suédoise le 6 décembre 2014.
Biographie
Naissance
30 juillet 1945Voir et modifier les données sur Wikidata (80 ans)
Boulogne-BillancourtVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Jean Patrick ModianoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
françaiseVoir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Lycée Henri-IV
Lycée Michel-MontaigneVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Scénariste, parolier, dramaturge, écrivain, essayisteVoir et modifier les données sur Wikidata
Période d'activité
Depuis 1968Voir et modifier les données sur Wikidata
Langue d'écriture
FrançaisVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Albert Modiano (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Louisa ColpeynVoir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Rudy Modiano (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Dominique Zehrfuss (d) (depuis 1970)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Zina Modiano
Marie ModianoVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Comité de lecture des éditions Gallimard (1981)Voir et modifier les données sur Wikidata
Genres artistiques
Biographie, littérature d'enfanceVoir et modifier les données sur Wikidata
Adjectifs dérivés
« modianesque »
Site web
lereseaumodiano.blogspot.comVoir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Prix Goncourt (Rue des Boutiques obscures) (1978)
Prix Nobel de littérature (2014)Voir et modifier les données sur Wikidata

Liste détaillée
Prix Roger-Nimier (1968)
Prix littéraire Fénéon (1969)
Grand prix du roman de l'Académie française (Les Boulevards de ceinture) (1972)
Prix des Libraires (Villa triste) (1976)
Prix Goncourt (Rue des Boutiques obscures) (1978)
Prix Prince-Pierre-de-Monaco (1984)
Commandeur des Arts et des Lettres‎ (1994)
Grand prix national des Lettres (1996)
Grand prix de littérature Paul-Morand (2000)
Prix Jean-Monnet de littérature européenne du département de Charente (2002)
Prix mondial Cino-Del-Duca (2010)
Prix ​​du SWR (2010)
Prix Marguerite-Duras (2011)
Prix de la BnF (2011)
Prix de l'État autrichien pour la littérature européenne (2012)
Prix Nobel de littérature (2014)
Officier de la Légion d'honneur‎ (2014)
Commandeur de la Légion d'honneur‎ (2022)Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
La Place de l'Étoile (1968), Les Boulevards de ceinture (1972), Rue des Boutiques obscures (1978), Dora Bruder (1997), Un pedigree (2005)Voir et modifier les données sur Wikidata

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Patrick Modiano est un écrivain français, né le 30 juillet 1945 à Boulogne-Billancourt.

Il est l'auteur d’une trentaine de romans primés par de nombreux prix prestigieux parmi lesquels le grand prix du roman de l'Académie française et le prix Goncourt. Axée sur l'intériorité, la répétition et la nuance, son œuvre romanesque se rapproche d'une forme d'autofiction par sa quête de la jeunesse perdue. Elle se centre essentiellement sur le Paris de l'Occupation et s'attache à dépeindre la vie d'individus ordinaires confrontés au tragique de l'histoire et agissant de manière aléatoire ou opaque[1].

Le 9 octobre 2014, son œuvre est couronnée par le prix Nobel de littérature pour « l'art de la mémoire avec lequel il a évoqué les destinées humaines les plus insaisissables et dévoilé le monde de l'Occupation », comme l'expliquent l'Académie suédoise[1],[2] et son secrétaire perpétuel Peter Englund, qualifiant l'auteur de « Marcel Proust de notre temps »[3],[4],[5]. Son œuvre est traduite en trente-six langues[3].

Biographie

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Une courte jeunesse (1945-1956)

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Jean Patrick Modiano[note 1] naît dans une villa-maternité du Parc des Princes à Boulogne-Billancourt[6], 11, allée Marguerite[7] ; il est le fils d'Albert Rodolphe Modiano (1912-1977)[8], administrateur de sociétés[9],[10], et de Louisa Colpijn (1918-2015), « mi hongroise, mi belge »[11], comédienne flamande arrivée à Paris en juin 1942[12], connue ultérieurement sous son nom d'actrice de cinéma belge Louisa Colpeyn.

Son père, Albert Rodolphe Modiano, orphelin à 4 ans, n'a pas connu son propre père, un aventurier toscan[13], Juif d'Alexandrie, né à Salonique (Grèce), d'une grande famille italo-juive de cette ville, qui s'établit en 1903 avec la nationalité espagnole, comme antiquaire à Paris, 5 rue de Châteaudun[14], après une première vie à Caracas[14]. Élevé avec son frère[15], square Pétrelle[13] puis square de la rue d'Hauteville[15], par une mère anglo-picarde[14], dans un certain abandon, c'est à l'âge de 30 ans qu'Albert Modiano rencontre dans le Paris occupé, en octobre 1942[16], Louisa Colpijn, alors traductrice à la Continental[12].

Τrafiquant de marché noir dans sa jeunesse, vivant dans le milieu des producteurs de cinéma originaires d'Europe centrale[17], Albert Modiano a été, juste avant la guerre et après quelques échecs dans la finance et le pétrole[15], gérant d'une boutique de bas et de parfums, sise 71 boulevard Malesherbes[18]. Après sa démobilisation[18], il se trouve sous le coup de la loi du 3 octobre 1940 contre les juifs mais ne se déclare pas au commissariat[19] comme il en a l'obligation. En février 1942, soit six mois avant le décret du 6 juin 1942 portant application de cette loi et organisant les déportations, il entre dans la clandestinité à la suite d'une rafle[19] et après s'être évadé[20]. Introduit dans ces circonstances par un ami banquier italien[21], ou par la maîtresse d'un de ses dirigeants[22], au bureau d'achat du Sicherheitsdienst (le service de renseignements de la SS)[21] qu'il fournira par le marché noir[23], « Aldo Modiano[15] » a, au moment de sa rencontre avec Louisa Colpijn, commencé d'accumuler une fortune[21] qui durera jusqu'en 1947[24]. Désormais protégé des arrestations, mais pas des poursuites[25], il s'installe début 1943[26] 15 quai de Conti[12] avec sa nouvelle compagne, là où vécut l'écrivain Maurice Sachs, qui y laissa sa bibliothèque[27]. Le couple y mène la vie de château[26] et fréquente la pègre[28], et cela jusqu'à la Libération, qui coïncide avec la naissance de leur fils aîné, Patrick.

L'enfant est confié à ses grands-parents maternels venus à Paris pour cela, renforçant chez lui le flamand comme langue maternelle[24]. En septembre 1949, sa mère rentre de vacances à Biarritz sans lui, l'y laissant pour deux ans à la nourrice[29] de son frère Rudy, né le 5 octobre 1947[24]. C'est là qu'à cinq ans, il est baptisé, en l'absence de ses parents, et inscrit dans une école catholique[29]. Début 1952, sa mère, rejetante[30] qui souhaite assurer ses tournées en province, installe les deux frères à Jouy-en-Josas, où ils deviennent enfants de chœur, chez une amie dont la maison sert à des rendez-vous interlopes[31],[32]. L'arrestation en février 1953 de cette amie pour cambriolage[33] le ramène pour trois ans[34] dans un foyer désuni[31]. Les seuls signes d'attention lui viennent des prêtres et des dames qui assurent le catéchisme[34].

L'atmosphère particulière de cette enfance, entre l'absence de son père — au sujet duquel il entend des récits troubles — et les tournées de sa mère, le rend très proche de son frère Rudy. La mort de celui-ci à la suite d'une leucémie à l'âge de dix ans, en février 1957[35], sonne la fin de l'enfance. L'écrivain gardera une nostalgie marquée de cette période et dédiera ses premiers ouvrages, publiés entre 1967 et 1982, à ce frère disparu en une semaine.

L'adolescence (1957-1962)

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D'octobre 1956[36] à juin 1960[37], il est placé en pensionnat, avec d'autres adolescents de parents fortunés[38], à l'école du Montcel à Jouy-en-Josas, où la discipline et le fonctionnement militaires[39] font de lui un fugueur[40] récidiviste[37]. De septembre 1960[41] à juin 1962[42], on l'éloigne un peu plus[41] en le confiant aux pères du collège-lycée Saint-Joseph de Thônes, en Haute-Savoie[41], prison[43] où il attrape la gale[44] dans un linge rarement changé[45] et éprouve avec ses camarades paysans[46] la solidarité de la faim[47].

De retour en juillet 1961 d'une tournée ruineuse[48] de vingt-deux mois à travers l'Espagne[49], sa mère trouve son père en ménage avec une blonde italienne en instance de divorce de vingt ans plus jeune que lui[50] qu'il épouse un an plus tard[51]. Ses parents vivent désormais chacun à un étage de leur duplex commun[52].

Soutenu depuis l'âge de quinze ans par Raymond Queneau, ami de sa mère rencontré en 1960, qui lui donne des leçons particulières de géométrie, il décroche son baccalauréat à Annecy en juin 1962[42], avec un an d'avance. Comme son père, il a l'ambition balzacienne de faire fortune mais en devenant écrivain[53]. Toutefois, éthéromane[29], il abandonne définitivement[42] les études à la rentrée suivante, en novembre 1962[51], en désertant l'internat[54] du lycée Henri-IV à Paris où il a été inscrit en terminale « philosophie »[55]. Sa belle-mère refuse de l'héberger chez elle, quai Conti, à moins de deux kilomètres de là[51].

Il vient habiter, à la place de son père, chez sa mère[56]. Là, neuf mois plus tôt, en février 1962[52], il connaît ses premières expériences amoureuses avec une amie de sa mère, de plus de dix ans son aînée[57]. Pour subvenir aux besoins de cette mère[58] qui n'a pas de contrat[54], il mendie[56] auprès de son père, qui organise[59] leurs rencontres à l'insu de sa nouvelle épouse[60].

Vers l'âge adulte (1963-1966)

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Ce n'est que dans le foyer d'une ancienne relation, baby sitter, et de son mari vétérinaire aux haras de Saint-Lô, qu'il peut goûter, le temps renouvelé de quelques vacances, un semblant de vie familiale[61]. À partir de l'été 1963[58], toujours pour pallier l'impécuniosité de sa mère, il revend à des libraires des éditions remarquables volées chez des particuliers ou dans des bibliothèques[62]. Trois ou quatre fois, la dédicace d'un grand auteur ajoutée de sa main augmente fortement la plus-value, falsification qui deviendra un jeu[63].

En septembre 1964[64], une inscription contre son gré en hypokhâgne au lycée Michel-Montaigne à Bordeaux[65], en forme de bannissement ourdi par sa belle-mère[65], se solde par une nouvelle fugue[66] et une rupture avec son père[67] qui durera près de deux ans[68]. Le soir du 8 avril 1965, envoyé par sa mère chercher auprès de celui-ci un secours financier, il est emmené par la maréchaussée abusivement alertée par cette belle-mère[69]. Son père, sans un mot pour lui, le dénonce au commissaire comme un « voyou »[70].

À la rentrée 1965, il s'inscrit à la Sorbonne en faculté de lettres pour prolonger son sursis militaire[71]. Il n'assiste à aucun cours[71] mais fréquente, à Saint-Germain des Prés, des adeptes du psychédélisme et du tourisme hippy à Ibiza[72]. Il retrouve au Café de Flore les précurseurs du mouvement Panique[73] auxquels il soumet son premier manuscrit[74]. C'est donc à un connaisseur qu'en 1966 Le Crapouillot commande pour son « spécial LSD » un article évoquant la génération Michel Polnareff, premier texte publié de Patrick Modiano[75].

Le samedi, Raymond Queneau le reçoit chez lui à Neuilly pour un déjeuner hilare que prolonge durant l'après-midi une promenade dans Paris évocatrice de Boris Vian[76]. En juin 1966, son père reprend contact avec lui mais c'est pour le persuader de devancer l'appel[68], ce qui se termine par un échange épistolaire acerbe[77]. Libéré par sa majorité, Patrick Modiano ne reverra jamais son père[73] qui meurt en 1977.

L'écriture et la reconnaissance (1967–1978)

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Dans une interview de Jacques Chancel, il se présente comme un admirateur des styles de Paul Morand et de Louis-Ferdinand Céline[78].

Sa rencontre avec Raymond Queneau est cruciale. Introduit par celui-ci dans le monde littéraire, Patrick Modiano a l'occasion de participer à des cocktails donnés par les éditions Gallimard. Il y publie son premier roman en 1967, La Place de l'Étoile, après en avoir fait relire le manuscrit à Queneau. Jean Cau, compagnon de sa mère depuis le début des années 1960, en signe la préface. L'écrivain aura été une grande source d’encouragement aux débuts du jeune Modiano[79]. À partir de cette année, il se consacre exclusivement à l'écriture.

Avec Hughes de Courson, camarade d'Henri-IV, il compose un album de chansons, Fonds de tiroirs, pour lesquelles ils espèrent trouver un interprète. Ιntroduit dans le show bizz, de Courson propose l'année suivante, en 1968, la chanson Étonnez-moi, Benoît…! à Françoise Hardy[75]. Deux ans plus tard, ce sera L'Aspire-à-cœurs chantée par Régine[75]. En mai 68, Modiano est sur les barricades mais en tant que journaliste pour Vogue[75].

Le 12 septembre 1970, il épouse Dominique Zehrfuss, fille de l'architecte du CNIT, Bernard Zehrfuss[note 2]. De cette union naissent deux filles, Zina Modiano (1974), future réalisatrice, et Marie Modiano (1978), chanteuse et écrivain.

Dès son troisième roman, Les Boulevards de ceinture, le grand prix du roman de l'Académie française de l'année 1972 l'inscrit définitivement comme une figure de la littérature française contemporaine.

En 1973, il écrit, avec le réalisateur Louis Malle, le scénario du film Lacombe Lucien, dont le sujet est un jeune homme, désireux de rejoindre le maquis pendant l'Occupation, que le hasard fait basculer dans le camp de la Milice et de ceux qui ont emprisonné son père. Le scénario, publié chez Gallimard, est présenté par Modiano à l'émission Italiques[80]. La sortie du film en janvier 1974 déclenche une polémique au sujet de l'absence de justification du parcours du personnage, ressentie comme un déni de l'engagement, voire une remise en cause de l'héroïsme, et provoque l'exil de Malle.

En 1975, il écrit le scénario et les dialogues du téléfilm Un innocent réalisé par Nadine Trintignant dans la série Madame le juge, où un rôle est donné à sa mère, Luisa Colpijn[81].

Le journaliste et historien Emmanuel Berl quelques mois avant sa disparition en septembre 1976, répond aux questions de l'écrivain Modiano[82]. Un livre récapitulant ce long entretien intitulé crûment Interrogatoire est publié chez Gallimard la même année[83].

En 1977, Gérard Lebovici lui propose à nouveau d'écrire pour le cinéma un scénario sur Jacques Mesrine, avec Michel Audiard. Le film ne se fera pas mais il en restera une amitié durable pour ce dernier[63].

En novembre 1978, il parvient à la consécration avec son sixième roman, Rue des Boutiques obscures, qui reçoit le prix Goncourt[84].

Thèmes

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Une histoire fantôme

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Les romans de Patrick Modiano sont traversés par le thème de l'absence, de « la survie des personnes disparues, l’espoir de retrouver un jour ceux qu'on a perdus dans le passé », avec le goût de l'enfance trop vite effacée[17]. Son œuvre littéraire est d'abord construite à partir de deux thèmes majeurs : la quête de l'identité (la sienne et celle de son entourage), ainsi que l'impuissance à comprendre les désordres, les mouvements de la société. Ce qui produit un phénomène où le narrateur se trouve presque toujours en observateur, subissant et essayant de trouver un sens aux nombreux événements qui se produisent devant lui, relevant des détails, des indices, qui pourraient éclaircir et constituer une identité.

Modiano (ou son narrateur) se montre parfois comme un véritable archéologue de la mémoire, relevant et conservant le moindre document, insignifiant au premier abord, afin de réunir des informations à propos de lui-même, de proches ou bien d'inconnus. Certaines pages sont travaillées de façon à sembler être écrites par un détective ou par un historiographe.

Autre obsession de Modiano, la période de l'Occupation allemande. Né en 1945, il ne l'a évidemment pas connue, mais il s'y réfère sans cesse à travers le désir de cerner la vie de ses parents durant cette période au point de se l'approprier et d'y plonger certains de ses personnages. L'évidente dualité idéologique de ses parents tend ainsi à faire émerger dans ses œuvres des protagonistes à la situation floue, aux limites et profils mal définis (notamment dans la première trilogie, dite « de l'Occupation », que composent ses trois premiers romans).

La question du père

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Le thème du père et de la paternité est central chez Patrick Modiano. D'abord parce qu'il constitue l'épicentre de tout un réseau de thèmes secondaires variables (l'absence, la trahison, l'hérédité…), mais aussi parce qu'il s'agit d'un élément d'autofiction déterminant l'ensemble de son univers romanesque. Ce thème est ainsi majoritairement présent comme toile de fond des récits de Modiano, et plus directement dans le récit autobiographique Un pedigree[85].

Albert Modiano reste une énigme sur divers points, et l'écriture permet à l'auteur de les développer de façon libératrice. De sa jeunesse, on ignore quasiment tout, hormis sa participation à quelques trafics. Durant l'Occupation, il vit dans l'illégalité complète et utilise une fausse identité (Henri Lagroua) qui lui permet de ne pas porter l'étoile jaune. Mais le plus troublant reste un épisode dans lequel, après avoir été pris dans une rafle, Albert Modiano est emmené à Austerlitz, annexe du camp de Drancy, pour un convoi[note 3]. De façon surprenante, il sera rapidement libéré par un ami haut placé. L'identité de cet individu demeure floue. On suppose qu'il s'agit d'un membre de la Carlingue, et sans doute, selon les différentes évocations de Patrick Modiano, d'Eddy Pagnon, un des proches d'Henri Lafont, un des chefs de la Gestapo française.

Ayant pour habitude de rencontrer son fils dans des lieux hautement fréquentés, comme les halls de gares et d'hôtels, Albert Modiano est toujours préoccupé par de mystérieuses affaires.

Son fils décide à l'âge de dix-sept ans de ne plus le revoir. Il apprendra sa mort (jamais élucidée), sans jamais connaître le lieu de l'inhumation.

Controverses

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Dans Dora Bruder, considéré comme l'une de ses œuvres les plus importantes, il ne fait pas état de l'apport de Serge Klarsfeld à la préparation de l'écriture[86]. Klarsfeld en est dépité et lui en fait part dans un courrier du 3 avril 1997[87].

Le roman Oublier Modiano de Marie Lebey (2011) crée une polémique avec l'écrivain qui n'admet pas de voir certains épisodes de sa vie romancée, en particulier la mort de son frère. L'avocat de Modiano écrit à l'éditeur de Marie Lebey pour lui dire combien l'écrivain a été choqué par ce texte qui lui rend pourtant hommage[88].

Œuvre

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Romans et récits

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  • 1968 : La Place de l'Étoile — prix Roger-Nimier et prix Fénéon
  • 1969 : La Ronde de nuit
  • 1972 : Lacombe Lucien — scénario du film co-écrit avec Louis Malle
  • 1972 : Les Boulevards de ceinture — grand prix du roman de l'Académie française
  • 1975 : Villa Triste — prix des Libraires
  • 1977 : Livret de famille
  • 1978 : Rue des Boutiques obscures — prix Goncourt
  • 1981 : Une jeunesse
  • 1981 : Memory Lane (avec des dessins de Pierre Le-Tan)
  • 1982 : De si braves garçons
  • 1985 : Quartier perdu
  • 1986 : Dimanches d'août
  • 1988 : Remise de peine
  • 1989 : Vestiaire de l'enfance
  • 1990 : Voyage de noces
  • 1991 : Fleurs de ruine
  • 1992 : Un cirque passe
  • 1993 : Chien de printemps
  • 1996 : Du plus loin de l'oubli
  • 1997 : Dora Bruder
  • 1998 : Aux jours anciens (nouvelle parue dans Elle)
  • 1999 : Des inconnues
  • 2001 : La Petite Bijou
  • 2003 : Accident nocturne
  • 2005 : Un pedigree
  • 2007 : Dans le café de la jeunesse perdue
  • 2010 : L'Horizon
  • 2012 : L'Herbe des nuits
  • 2014 : Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier
  • 2017 : Souvenirs dormants
  • 2019 : Encre sympathique
  • 2021 : Chevreuse[89]
  • 2023 : La Danseuse
  • 2025 : 70 bis, entrée des artistes, avec Christian Mazzalaï

Littérature d'enfance et de jeunesse

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  • 1986 : Une aventure de Choura (illustré par Dominique Zehrfuss)
  • 1987 : Une fiancée pour Choura (illustré par Dominique Zehrfuss)
  • 1988 : Catherine Certitude (avec le dessinateur Sempé)

Théâtre

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  • 1974 : La Polka (créée à Paris, au Théâtre du Gymnase, le 15 mai 1974, dans une mise en scène de Jacques Mauclair)[90],[91],[note 4]
  • 1983 : Poupée blonde (avec des dessins de Pierre Le-Tan)
  • 2017 : Nos débuts dans la vie

Essais et discours

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  • 1990 : Paris Tendresse (avec des photographies de Brassaï)
  • 1996 : Elle s'appelait Françoise (avec Catherine Deneuve)
  • 2002 : Éphéméride
  • 2015 : Discours à l’Académie suédoise[92], Paris, Gallimard, coll. « Blanche », 2015 (ISBN 978-2-07-014906-3)

Préfaces

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  • 1976 : Interrogatoire d'Emmanuel Berl suivi d’Il fait beau, allons au cimetière, Gallimard
  • 1980 : Cahiers de Malte Laurids Brigge de Rainer Maria Rilke. Seuil, coll. « Points-roman » no 7
  • 2000 : Automne à Berlin de Joseph Roth, La Quinzaine littéraire/Louis Vuitton.
  • 2005 : Serons-nous vivantes le 2 janvier 1950 ? de Françoise Verny, éditions Grasset (ISBN 224657871X)
  • 2008 : Journal[93] d'Hélène Berr, éditions Tallandier
  • 2009 : À l'ouest rien de nouveau[94] d’Erich Maria Remarque, éditions Stock
  • 2010 : La Guerre des cancres de Bertrand Matot, éditions Perrin (ISBN 226203334X)
  • 2015 : Rien où poser sa tête de Françoise Frenkel, Gallimard, coll. « L'arbalète » (ISBN 2070108392)
  • 2018 : Police des temps noirs, France 1939-1945 de Jean-Marc Berlière, éditions Perrin (ISBN 226203561X)

Chansons

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Patrick Modiano a écrit en 1967 une vingtaine de chansons mises en musique par Hughes de Courson. Certaines ont fait l'objet d'un disque intitulé Fonds de tiroir — regroupant douze morceaux : trois instrumentaux plus neuf chansons sur des textes de Modiano —, paru en 1979 aux éditions Ballon noir et passé inaperçu à l'époque[95]. L'album est édité en CD en 1997, aux éditions Masq, et réédité en 2005 sous le titre Fonds de tiroirs 1967[note 5].

On dénombre aussi quatre chansons pour Françoise Hardy, Étonnez-moi Benoît… ! (interprétée en 1968 sur le disque suivant son tube Comment te dire adieu), San Salvador et Je fais des puzzles (adaptation en français de la chanson Magic Horse de Micky Jones) qui figurent sur l'album Soleil sorti en 1970 et À cloche-pied sur la grande muraille de Chine (version française de Soon Is Slipping Away de Tony Macaulay)[95], plus une autre pour Régine[95], L’Aspire-à-cœur (qui figure sur l'album La Fille que je suis en 1970), une pour Henri Seroka (Les oiseaux reviennent, titre évoqué dans Livret de famille) et une pour Myriam Anissimov[95] (À tout petits petits petons).

Trois chansons (Les Escaliers, Le Commandeur et Mélé-cass issue des Fonds de tiroirs) figurent également au répertoire de la comédienne Mona Heftre[note 6].

Deux chansons tirées des Fonds de tiroir (La Coco des enfants sages et Les Escaliers) figurent au répertoire de Casse-Pipe et ont été enregistrées par ce groupe sur leur premier disque Chansons Noires - Tome 1 en 1993.

Prix littéraires (récapitulatif)

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  • 1968 : prix Roger-Nimier et prix Fénéon pour La Place de l'Étoile
  • 1972 : grand prix du roman de l'Académie française pour Les Boulevards de ceinture
  • 1976 : prix des Libraires pour Villa Triste
  • 1978 : prix Goncourt pour Rue des Boutiques obscures
  • 1984 : prix littéraire Prince-Pierre-de-Monaco pour l'ensemble de son œuvre
  • 1990 : prix Relay[96] pour Voyage de noces
  • 2000 : grand prix de littérature Paul-Morand pour son œuvre[97]
  • 2002 : prix Jean-Monnet de littérature européenne du département de la Charente[98] pour La Petite Bijou
  • 2010 : prix mondial Cino-Del-Duca pour l'ensemble de son œuvre[99],[100]
  • 2011 : prix de la BnF[101] et prix Marguerite-Duras pour l’ensemble de son œuvre
  • 2012 : prix de l'État autrichien pour la littérature européenne
  • 2014 : prix Nobel de littérature

Filmographie

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Scénariste

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  • 1974 : Lacombe Lucien de Louis Malle,
  • 1975 : Un innocent[note 7] de Nadine Trintignant, dans la série télévisée Madame le juge, scénario et dialogues[81]
  • 1995 : Le Fils de Gascogne de Pascal Aubier
  • 2003 : Bon Voyage de Jean-Paul Rappeneau

Acteur

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  • 1997 : Généalogies d'un crime de Raoul Ruiz : Bob

Adaptations de ses romans

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  • 1983 : Une jeunesse de Moshé Mizrahi, scénario d'après son roman homonyme
  • 1994 : Le Parfum d'Yvonne de Patrice Leconte, adaptation de Villa Triste
  • 2001 : Te quiero de Manuel Poirier, adaptation de Dimanches d'août
  • 2006 : Charell (moyen métrage) de Mikhaël Hers, adaptation d'après De si braves garçons
  • 2009 : Des gens qui passent (téléfilm) d'Alain Nahum, adaptation de Un cirque passe

Décorations

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  • 2022 : Commandeur de la Légion d'honneur Commandeur de la Légion d'honneur[102] (officier en 2014[103], chevalier en 1996[104])
  • 1994 : Commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres Commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres le 16 juin 1994[105]

Hommages

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Odonymie

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La municipalité de Bessancourt dans le Val-d'Oise a donné le nom de l'écrivain à l'une des rues de la commune.

Le Baiser Modiano

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En 2004, Vincent Delerm écrit et compose sur son deuxième album, Kensington Square, une chanson qui s'intitule Le Baiser Modiano[106] ; elle raconte le souvenir d'un baiser donné le jour où les protagonistes auraient croisé Modiano, tout cela dans une ambiance brumeuse de cafés et de squares parisiens typiques de certains livres de Modiano[107],[note 8].

Delerm y cite notamment le square Carpeaux du 18e arrondissement de Paris (au-dessus duquel habitait sa grand-mère qu'il allait visiter le dimanche et qui l'avait inspiré). À la première écoute de cette chanson à la radio, Modiano interviewé à ce sujet avoue qu'il a eu peur, se demandant comment Delerm avait pu savoir qu'il fréquentait cet endroit dans sa jeunesse et ajoutant : « Il y a un truc[108],[109],[110]. »

Notes et références

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Notes

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  1. ↑ L'essentiel de la jeunesse de Patrick Modiano est surtout connu par ce qu'il en livre dans son « roman familial » Un pedigree, Paris, éditions Gallimard, 2005 (ISBN 978-2-0707-7333-6).
  2. ↑ Dans une interview à Elle du 6 octobre 2003, elle raconte une anecdote symptomatique de la querelle esthétique entre héros et subversifs :

    « Je garde un souvenir catastrophique de la journée de notre mariage. Il pleuvait. Un vrai cauchemar. Nos témoins étaient Raymond Queneau, qui avait protégé Patrick depuis son adolescence, et André Malraux, un ami de mon père. Ils ont commencé à se disputer à propos de Dubuffet, et nous, on était là comme devant un match de tennis ! Cela dit, ça aurait été amusant d’avoir des photos, mais la seule personne qui avait un appareil avait oublié de mettre de la pellicule. Alors il ne nous reste qu’une seule photo, de dos et sous un parapluie ! »

  3. ↑ L'épisode est raconté notamment dans Fleurs de ruine.
  4. ↑ Le texte, initialement titré Has Been, est resté inédit.
  5. ↑ Denis Cosnard, « Fonds de tiroir 1967, un disque de Patrick Modiano et Hughes de Courson », sur Le Réseau Modiano, 11 novembre 2011 (consulté le 18 mars 2022).
    Édité par le label Le Roseau et initialement distribué par Harmonia Mundi.
  6. ↑ Elle les a notamment interprétées lors d'un récital au théâtre Déjazet en 2010.
  7. ↑ Sa mère, Louisa Colpeyn, tient un rôle dans le téléfilm.
  8. ↑ Extrait :

    C'est le soir où près du métro
    Nous avons croisé Modiano
    Le soir où tu voulais pas croire
    Que c'était lui sur le trottoir
    Le soir où j'avais dit « Tu vois
    La fille juste en face du tabac
    Tu vois le type derrière de dos
    En imper gris c'est Modiano » (…)
    Et le baiser qui a suivi
    Sous les réverbères, sous la pluie
    Devant les grilles du square Carpeaux
    Je l’appelle Patrick Modiano

Références

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  1. ↑ a et b « Le Français Patrick Modiano remporte le Nobel de littérature », Le Figaro,‎ 9 octobre 2014 (lire en ligne).
  2. ↑ (fr) « Le Nobel de littérature décerné à … Patrick Modiano », Ijsberg Magazine, 9 octobre 2014.
  3. ↑ a et b « Patrick Modiano Prix Nobel de littérature ! », sur Le Point, 9 octobre 2014 (consulté le 20 décembre 2024)
  4. ↑ Voir, (en) Alexandra Alter and Dan Bilefsky. « Patrick Modiano, a Modern 'Proust', Is Awarded Nobel in Literature », The New York Times, Thursday, October 9, 2014.
  5. ↑ [vidéo]« Le discours du prix Nobel de Patrick Modiano » : « Lauréat du prix Nobel de littérature 2014, l'écrivain français Patrick Modiano a prononcé ce dimanche à Stockholm (Suède) son discours de réception du prix », le 7 décembre 2014.
  6. ↑ « Les premières pages de Dans la peau de Patrick Modiano, de Denis Cosnard », lexpress.fr.
  7. ↑ Un pedigree, p. 9.
  8. ↑ Voir sur lereseaumodiano.blogspot.se, novembre 2011.
  9. ↑ « "Un Joyau signé Modiano" par Marc Lambron », sur lepoint.fr, 27 avril 2001, modifié le 22 janvier 2007 (consulté le 25 août 2017).
  10. ↑ Jérôme Garcin, Littérature vagabonde, Paris, Flammarion, 2009 (ISBN 978-2-08-122836-8 et 2-08-122836-X).
  11. ↑ Voir sur lereseaumodiano.blogspot.se, novembre 2011.
  12. ↑ a b et c Un pedigree, p. 12.
  13. ↑ a et b Un pedigree, p. 13.
  14. ↑ a b et c Un pedigree, p. 14.
  15. ↑ a b c et d Un pedigree, p. 15.
  16. ↑ Un pedigree, p. 20.
  17. ↑ a et b Encyclopædia Universalis (lire en ligne).
  18. ↑ a et b Un pedigree, p. 16.
  19. ↑ a et b Un pedigree, p. 17.
  20. ↑ Un pedigree, p. 18.
  21. ↑ a b et c Un pedigree, p. 23.
  22. ↑ Un pedigree, p. 19.
  23. ↑ Un pedigree, p. 24.
  24. ↑ a b et c Un pedigree, p. 33.
  25. ↑ Un pedigree, p. 28.
  26. ↑ a et b Un pedigree, p. 26.
  27. ↑ « Les huit secrets de Patrick Modiano », L'Express
  28. ↑ Un pedigree, p. 27.
  29. ↑ a b et c Un pedigree, p. 34.
  30. ↑ Un pedigree, p. 35.
  31. ↑ a et b Un pedigree, p. 36.
  32. ↑ Thierry Gandillot, « Nobel de littérature : Patrick Modiano et "l’art de la mémoire" », sur Les Échos, 9 octobre 2014.
  33. ↑ Un pedigree, p. 37.
  34. ↑ a et b Un pedigree, p. 38.
  35. ↑ Un pedigree, p. 44.
  36. ↑ Un pedigree, p. 43.
  37. ↑ a et b Un pedigree, p. 62.
  38. ↑ Un pedigree, p. 47.
  39. ↑ Un pedigree, p. 45.
  40. ↑ Un pedigree, p. 59.
  41. ↑ a b et c Un pedigree, p. 65.
  42. ↑ a b et c Un pedigree, p. 78.
  43. ↑ Un pedigree, p. 66.
  44. ↑ Un pedigree, p. 74.
  45. ↑ Un pedigree, p. 69.
  46. ↑ Un pedigree, p. 68.
  47. ↑ Un pedigree, p. 70.
  48. ↑ Un pedigree, p. 73.
  49. ↑ Un pedigree, p. 67.
  50. ↑ Un pedigree, p. 72.
  51. ↑ a b et c Un pedigree, p. 85.
  52. ↑ a et b Un pedigree, p. 75.
  53. ↑ Un pedigree, p. 77.
  54. ↑ a et b Un pedigree, p. 86.
  55. ↑ Un pedigree, p. 83.
  56. ↑ a et b Un pedigree, p. 87.
  57. ↑ Un pedigree, p. 76.
  58. ↑ a et b Un pedigree, p. 88.
  59. ↑ Un pedigree, p. 89.
  60. ↑ Un pedigree, p. 90.
  61. ↑ Un pedigree, p. 94-95.
  62. ↑ Un pedigree, p. 144.
  63. ↑ a et b M. Payot & D. Peras, « Patrick Modiano : "Je suis devenu comme un bruit de fond" », L'Express, Paris, 4 mars 2010.
  64. ↑ Un pedigree, p. 97.
  65. ↑ a et b Un pedigree, p. 98.
  66. ↑ Un pedigree, p. 99.
  67. ↑ Un pedigree, p. 100.
  68. ↑ a et b Un pedigree, p. 115.
  69. ↑ Un pedigree, p. 101.
  70. ↑ Un pedigree, p. 102.
  71. ↑ a et b Un pedigree, p. 105.
  72. ↑ Un pedigree, p. 110.
  73. ↑ a et b Un pedigree, p. 120.
  74. ↑ Un pedigree, p. 121.
  75. ↑ a b c et d J. Dupuis, « Les huit secrets de Patrick Modiano », in L'Express, Paris, 5 janvier 2011.
  76. ↑ Un pedigree, p. 108.
  77. ↑ Un pedigree, p. 117-119.
  78. ↑ « Jacques Chancel et les politiques », France 2.
  79. ↑ Ludovic Marino, Louis Michaud, Jean Cau, l’indocile, Paris, Gallimard, 2024, 336 p. (ISBN 9782073051400)
  80. ↑ Italiques, deuxième chaîne de l'ORTF, 8 février 1973.
  81. ↑ a et b Institut National de l’Audiovisuel- Ina.fr, « Madame le juge - Pack VOD Ina.fr », sur Ina.fr (consulté le 12 mai 2019).
  82. ↑ Emmanuel Berl avait loué le second roman du jeune Modiano, La Ronde de nuit, par un long article intitulé "Patrick Modiano et la ronde des elfes" de la revue Contrepoint n°2, Paris, octobre 1970.
  83. ↑ Emmanuel Berl et Modiano par le blog Le Réseau Modiano de Denis Cosnard en date du 12 novembre 2011.
  84. ↑ « Modiano Goncourt enfin ! », reportage de Patrick Grainville dans Les Nouvelles littéraires du 23 novembre 1978, no 2662.
  85. ↑ « Le livret de famille de Patrick Modiano », par Pol Vandromme, Valeurs actuelles du 4 février 2005. [lire en ligne].
  86. ↑ « Sur les traces de Dora Bruder, 3. par Claire Placial », langues de feu'
  87. ↑ Beate et Serge Klarsfeld, Mémoires, Fayard/Flammarion, p. 629.
  88. ↑ « Modiano veut qu'on l'oublie » sur nouvelobs.com, le 13 mai 2011.
  89. ↑ « Patrick Modiano : "Basculer dans l'imaginaire" », France Culture, L'invité des matins par Guillaume Erner, le 7 octobre 2021.
  90. ↑ « La Polka, une pièce de Patrick Modiano » sur le site Le Réseau Modiano.
  91. ↑ La Polka de Patrick Modiano sur lesarchivesduspectacle.net.
  92. ↑ Discours de réception du Prix Nobel, une traduction du journal Le Monde.
  93. ↑ Préface au Journal d'Hélène Berr par Patrick Modiano, Le Nouvel Observateur du 3 janvier 2008.
  94. ↑ Préface d’À l'Ouest, rien de nouveau d’Erich Maria Remarque.
  95. ↑ a b c et d « Un écrivain avec plus d’un 45 tours dans son sac » par François-Xavier Gomez, Libération du 9 octobre 2014.
  96. ↑ Lauréats du prix Relay, sur le site officiel.
  97. ↑ Grand prix de littérature Paul-Morand, Académie française, consulté le 26 décembre 2019.
  98. ↑ Site officiel du prix Jean Monnet de littérature européenne.
  99. ↑ « Le Prix Simone et Cino del Duca couronne Patrick Modiano » sur Livrehebdo.fr.
  100. ↑ « Remise des grands prix de l'Institut de France 2010 » sur le site de l'Institut de France.
  101. ↑ Cécile Mazin, « Patrick Modiano lauréat du prix de la BnF 2011 », sur actualitte.com, 7 juin 2011 (consulté le 7 juin 2011).
  102. ↑ Décret du 29 décembre 2022 portant promotion dans l'ordre national de la Légion d'honneur
  103. ↑ « La promotion civile de la Légion d'honneur du 1er janvier 2015 compte 691 décorés dont quatre nominations à titre exceptionnel » sur le site legiondhonneur.fr.
  104. ↑ Décret du 3 avril 1996 portant promotion et nomination, JORF no 84 du 7 avril 1996, p. 5438, NOR PREX9610753D, sur Légifrance.
  105. ↑ Archives des nominations et promotions dans l'ordre des Arts et des Lettres.
  106. ↑ eastofthesun91, « Delerm Modiano », 9 novembre 2014 (consulté le 31 mai 2019).
  107. ↑ Denis Cosnard, « Patrick Modiano vu par Vincent Delerm », sur Le Réseau Modiano, 31 décembre 2011 (consulté le 31 mai 2019).
  108. ↑ France 3, La vie secrète des chansons : Fan de… (2015), réalisation Alexis de la Fontaine, présentation André Manoukian, diffusion 10 mai 2018, à partir de 43 min 52 s.
  109. ↑ Interview initiale de Patrick Modiano par Guillaume Durand dans l'émission Esprits libres du 5 octobre 2007 sur France 2. Annonce en ligne.
  110. ↑ « Patrick Modiano, "Je me souviens de tout…" du 12 octobre sur France 5 (page 15) », sur Telescoop (consulté le 15 juin 2019).

Voir aussi

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Sur les autres projets Wikimedia :

  • Patrick Modiano, sur Wikinews

Bibliographie

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Essais

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  • Daniel Parrochia, Ontologie fantôme. Essai sur l'œuvre de Patrick Modiano, Paris, Encre marine, 1996
  • Thierry Laurent, L'Œuvre de Patrick Modiano : une autofiction, avec une lettre-préface de Patrick Modiano, Presses universitaires de Lyon, 1997 De ce livre, Patrick Modiano a écrit dans sa lettre-préface : « Il m'éclaire sur moi-même. »
  • Olivier Barrot, Pages pour Modiano, Paris, Le Rocher, 1999
  • Donato Sperduto, « Les farces nocturnes : Balzac et Patrick Modiano », Lendemains, 2004, p. 114-115, p. 226-236
  • Dervila Cooke, Present Pasts: Patrick Modiano's (Auto)Biographical fictions, Rodopi, 2005 (ISBN 9042018844)
  • John E. Flower, Patrick Modiano, Rodopi, 2007 (ISBN 9042023163)
  • Nadia Butaud, Patrick Modiano, Paris, Textuel, 2008
  • Annelies Schulte Nordholt, Perec, Modiano, Raczymow. La génération d’après et la mémoire de la Shoah, Rodopi, 2008
  • Roger-Yves Roche, Lectures de Modiano, Paris, Cécile Defaut, 2009
  • Bruno Blanckeman, Lire Modiano, Paris, Armand Colin, 2009
  • Anne-Yvonne Julien (dir.), Modiano ou les intermittences de la mémoire, Paris, Hermann, 2010
  • Denis Cosnard, Dans la peau de Patrick Modiano, Paris, Fayard, 2011
  • Cahier Modiano, dirigé par Maryline Heck et Raphaëlle Guidée, Paris, L'Herne, 2012
  • Béatrice Commengé, Le Paris de Modiano, Éditions Alexandrines, 2015
  • Elisabetta Sibilio, Leggere Modiano, Carocci, 2015
  • Europe, « Patrick Modiano », Maxime Decout (dir.), octobre 2015, n° 1038
  • Fernando Castillo Cáceres, París-Modiano. De la Ocupación a Mayo del 68, Madrid, Fórcola, 2015
  • Marc Alpozzo, Patrick Modiano, coll. « Duetto », Paris, Nouvelles lectures, 2018, 35 p. (ISBN 978-2-37424-052-7)
  • Philippe Zard, « Spectres juifs chez Perec et Modiano », in De Shylock à Cinoc. Essai sur les judaïsmes apocryphes, Classiques Garnier, 2018, p. 505-568
  • Didier Saillier, Poétique de la répétition chez Patrick Modiano - Style, symptômes, vestiges, L'Harmattan, 2021, 112 p.

Romans, témoignages

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  • Marie Lebey, Oublier Modiano, éditions Léo Scheer, 2011
  • Pauline Dreyfus, Le Déjeuner des barricades, éditions Grasset, 2017 (ISBN 9782246813477) Roman qui met en scène Patrick Modiano lors de la remise, pour La Place de l'Étoile, du prix Roger-Nimier le 22 mai 1968 en plein milieu des événements de Mai.
  • Betty Duhamel, Gare Saint-Lazare, ou ennemis intimes, NRF Gallimard ; rééd. L'Herne, 2018 Récit mettant en scène le jeune Modiano au moment où il s'apprête à entrer dans la vie littéraire.
  • Jérôme Tubiana, Fragments de jeunesse. Une amitié d’enfance avec Patrick Modiano, préface d’Erik Orsenna, L’Herbe rouge, 2020, 124 p. Témoignage d'un très proche ami d'enfance de l'école primaire aux années lycéennes.

Thèses

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  • Olivier Tardy, « La quête de l'identité chez Patrick Modiano », université de Besançon, 1984
  • Xiao-He Chen, « Mémoire et quête dans quelques romans de Patrick Modiano », université Paris 7, 1992
  • Florence Davidovits, « L'écriture de la nostalgie dans l'œuvre de Modiano », université d'Amiens, 1993
  • Pierre Srour, « La métaphysique dans les romans de Patrick Modiano », université de Metz, 1994
  • Thierry Laurent, « L'autofiction dans les romans de Patrick Modiano », université Paris 4, 1995
  • Shounong Feng, « Problématique de l'identité chez Patrick Modiano », université de Besançon, 1996
  • Elena-Brandusa Steiciuc, « Patrick Modiano - une lecture multiple », université de Bucarest, 1997
  • Denise Cima, « Les images paternelles dans l'œuvre de Patrick Modiano », université de Nantes, 1998
  • Baptiste Roux, « Figures de l'Occupation dans les romans de Patrick Modiano », université Paris 4, 1998
  • Manal Salama, « Fantasmes et angoisses dans les trois premiers romans de Patrick Modiano », université de Poitiers, 1999
  • Annie Demeyère, « Portraits de l'artiste dans l'œuvre de Patrick Modiano », université Paris 10, 2000
  • Céline Magaud, « Romans, écriture, identité : Paul Auster, Assia Djebar, Patrick Modiano, Toni Morrison », université Paris 3, 2001
  • Samuel Khalifa, « Le traitement symbolique et poétique de Paris dans l'œuvre romanesque de Patrick Modiano », université Paris 3, 2002
  • Elena Andrééva-Tintignac, « L'écriture de Patrick Modiano ou la frustration de l'attente romanesque », université de Limoges, 2003
  • Timo Obergöker, « Écritures du non-lieu ; topographies d'une impossible quête identitaire : Georges Perec, Romain Gary, Patrick Modiano », université Nancy 2, 2003
  • Myoung-Sook Kim, « Imaginaire et espaces urbains : Georges Perec, Patrick Modiano et Kim Sung-ok », université Paris 3, 2007
  • Kwang Jin Lee, « Famille impossible, identité possible chez Patrick Modiano », université Paris 8, 2009
  • Hélène Maurud Müller, « Filiation et écriture de l'Histoire chez Patrick Modiano et Monika Maron », université Paris 3, 2009
  • Francis Delahaye, « L'invention de soi dans l'œuvre de Patrick Modiano », université Paris 4, 2012

Articles connexes

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  • Littérature de la Shoah
  • Liste de romans sur la Shoah
  • Liste des Français lauréats du prix Nobel

Liens externes

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    • Catalogne
    • Suède
    • Australie
    • Norvège
  • Le Réseau Modiano
  • Au temps, Dictionnaire Patrick Modiano, par Bernard Obadia
  • « Le Paris de Modiano, version Google map », par Philippe Azoury et Joseph Ghosn, Bibliobs, 2014
  • (en) Autobiographie sur le site de la fondation Nobel (le bandeau sur la page comprend plusieurs liens relatifs à la remise du prix, dont un document rédigé par la personne lauréate — le Nobel Lecture — qui détaille ses apports)


v · m
Œuvre de Patrick Modiano
Romans et récits
  • La Place de l'Étoile (1968)
  • La Ronde de nuit (1969)
  • Les Boulevards de ceinture (1972)
  • Villa Triste (1975)
  • Livret de famille (1977)
  • Rue des Boutiques obscures (1978)
  • Une jeunesse (1980)
  • Memory Lane (1981)
  • De si braves garçons (1982)
  • Quartier perdu (1985)
  • Dimanches d'août (1986)
  • Catherine Certitude (1988)
  • Remise de peine (1988)
  • Vestiaire de l'enfance (1989)
  • Voyage de noces (1990)
  • Fleurs de ruine (1991)
  • Un cirque passe (1992)
  • Chien de printemps (1993)
  • Du plus loin de l'oubli (1996)
  • Dora Bruder (1997)
  • Des inconnues (1999)
  • La Petite Bijou (2001)
  • Accident nocturne (2003)
  • Un pedigree (2004)
  • Dans le café de la jeunesse perdue (2007)
  • L'Horizon (2010)
  • L'Herbe des nuits (2012)
  • Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier (2014)
  • Souvenirs dormants (2017)
  • Encre sympathique (2019)
  • Chevreuse (2021)
  • La Danseuse (2023)
Pièces de théâtre
  • La Polka (1974)
  • Poupée blonde (1983)
  • Nos débuts dans la vie (2017)
Cinéma
(scénarios et adaptations)
  • Lacombe Lucien de Louis Malle (1974)
  • Une jeunesse de Moshé Mizrahi (1983)
  • Le Parfum d'Yvonne de Patrice Leconte (1995)
  • Le Fils de Gascogne de Pascal Aubier (1995)
  • Te quiero de Manuel Poirier (2001)
  • Bon Voyage de Jean-Paul Rappeneau (2003)
  • Charell de Mikhaël Hers (2006)
v · m
Lauréats du prix Nobel de littérature
1901-1925
  • Sully Prudhomme (1901)
  • Mommsen (1902)
  • Bjørnson (1903)
  • F. Mistral, Echegaray (1904)
  • Sienkiewicz (1905)
  • Carducci (1906)
  • Kipling (1907)
  • Eucken (1908)
  • Lagerlöf (1909)
  • Heyse (1910)
  • Maeterlinck (1911)
  • Hauptmann (1912)
  • Tagore (1913)
  • non décerné (1914)
  • Rolland (1915)
  • Heidenstam (1916)
  • Gjellerup, Pontoppidan (1917)
  • non décerné (1918)
  • Spitteler (1919)
  • Hamsun (1920)
  • France (1921)
  • Benavente (1922)
  • Yeats (1923)
  • Reymont (1924)
  • Shaw (1925)
1926-1950
  • Deledda (1926)
  • Bergson (1927)
  • Undset (1928)
  • Mann (1929)
  • Lewis (1930)
  • Karlfeldt (1931)
  • Galsworthy (1932)
  • Bounine (1933)
  • Pirandello (1934)
  • non décerné (1935)
  • O'Neill (1936)
  • Martin du Gard (1937)
  • Buck (1938)
  • Sillanpää (1939)
  • non décerné (1940–1943)
  • Jensen (1944)
  • G. Mistral (1945)
  • Hesse (1946)
  • Gide (1947)
  • Eliot (1948)
  • Faulkner (1949)
  • Russell (1950)
1951-1975
  • Lagerkvist (1951)
  • Mauriac (1952)
  • Churchill (1953)
  • Hemingway (1954)
  • Laxness (1955)
  • Jiménez (1956)
  • Camus (1957)
  • Pasternak (1958)
  • Quasimodo (1959)
  • Saint-John Perse (1960)
  • Andrić (1961)
  • Steinbeck (1962)
  • Séféris (1963)
  • Sartre (1964)
  • Cholokhov (1965)
  • Agnon, Sachs (1966)
  • Asturias (1967)
  • Kawabata (1968)
  • Beckett (1969)
  • Soljenitsyne (1970)
  • Neruda (1971)
  • Böll (1972)
  • White (1973)
  • Johnson, Martinson (1974)
  • Montale (1975)
1976-2000
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  • Mahfouz (1988)
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  • Physique
v · m
Lauréats des prix Nobel 2014
Chimie
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Littérature Patrick Modiano (France)
Paix
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  • Edvard Moser (Norvège)
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Sciences économiques Jean Tirole (France)
Lauréats par année :
  • 2000
  • 01
  • 02
  • 03
  • 04
  • 05
  • 06
  • 07
  • 08
  • 09
  • 10
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  • 12
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  • 18
  • 19
  • 20
  • 21
  • 22
  • 23
  • 24
  • 25
v · m
Lauréats français du prix Nobel
Physique
  • 1903 : Henri Becquerel, Marie Curie et Pierre Curie
  • 1908 : Gabriel Lippmann
  • 1926 : Jean Perrin
  • 1929 : Louis de Broglie
  • 1966 : Alfred Kastler
  • 1970 : Louis Néel
  • 1991 : Pierre-Gilles de Gennes
  • 1992 : Georges Charpak
  • 1997 : Claude Cohen-Tannoudji
  • 2007 : Albert Fert
  • 2012 : Serge Haroche
  • 2018 : Gérard Mourou
  • 2022 : Alain Aspect
  • 2023 : Pierre Agostini et Anne L'Huillier
  • 2025 : Michel Devoret
Chimie
  • 1906 : Henri Moissan
  • 1911 : Marie Curie
  • 1912 : Victor Grignard et Paul Sabatier
  • 1935 : Frédéric Joliot-Curie et Irène Joliot-Curie
  • 1987 : Jean-Marie Lehn
  • 2005 : Yves Chauvin
  • 2016 : Jean-Pierre Sauvage
  • 2020 : Emmanuelle Charpentier
  • 2023 : Moungi G. Bawendi
Physiologie ou médecine
  • 1907 : Alphonse Laveran
  • 1912 : Alexis Carrel
  • 1913 : Charles Richet
  • 1928 : Charles Nicolle
  • 1956 : André Frédéric Cournand
  • 1965 : François Jacob, André Lwoff et Jacques Monod
  • 1977 : Roger Guillemin
  • 1980 : Jean Dausset
  • 2008 : Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier
  • 2011 : Jules Hoffmann
Littérature
  • 1901 : Sully Prudhomme
  • 1904 : Frédéric Mistral
  • 1915 : Romain Rolland
  • 1921 : Anatole France
  • 1927 : Henri Bergson
  • 1937 : Roger Martin du Gard
  • 1947 : André Gide
  • 1952 : François Mauriac
  • 1957 : Albert Camus
  • 1960 : Saint-John Perse
  • 1964 : Jean-Paul Sartre
  • 1985 : Claude Simon
  • 2000 : Gao Xingjian
  • 2008 : J. M. G. Le Clézio
  • 2014 : Patrick Modiano
  • 2022 : Annie Ernaux
Paix
  • 1901 : Frédéric Passy
  • 1907 : Louis Renault
  • 1909 : Paul Henri Balluet d'Estournelles de Constant
  • 1920 : Léon Bourgeois
  • 1926 : Aristide Briand
  • 1927 : Ferdinand Buisson
  • 1951 : Léon Jouhaux
  • 1952 : Albert Schweitzer
  • 1968 : René Cassin
  • 1999 : Médecins sans frontières
Économie
  • 1983 : Gérard Debreu
  • 1988 : Maurice Allais
  • 2014 : Jean Tirole
  • 2019 : Esther Duflo
  • 2025 : Philippe Aghion
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  • Écrivain français du XXe siècle
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  • Dramaturge français du XXIe siècle
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  • Auteur de littérature sur la Shoah
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  • Lauréat du prix Nobel de littérature
  • Lauréat du prix Fénéon
  • Lauréat du prix Goncourt
  • Lauréat français du prix Nobel
  • Lauréat du grand prix du roman de l'Académie française
  • Lauréat du grand prix de littérature Paul-Morand
  • Lauréat du prix Prince-Pierre-de-Monaco
  • Lauréat du prix Roger-Nimier
  • Lauréat du prix des Libraires
  • Lauréat du prix mondial Cino-Del-Duca
  • Lauréat du prix Marguerite-Duras
  • Officier de la Légion d'honneur promu en 2022
  • Commandeur des Arts et des Lettres
  • Auteur publié par les éditions Gallimard
  • Auteur publié par les éditions de l'Herne
  • Élève du lycée Henri-IV au XXe siècle
  • Naissance en juillet 1945
  • Naissance dans le département de la Seine
  • Naissance à Boulogne-Billancourt
  • Membre du comité de lecture des éditions Gallimard
Catégories cachées :
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