| Pechiney | |
| Création | 1921 |
|---|---|
| Dates clés | 1855 : Création de Henry Merle et Cie 1995 : Privatisation1988 : Rachat de l'activité d'emballage de Triangle |
| Disparition | 2003 (rachat par Alcan) |
| Personnages clés | Alfred Rangod Pechiney, Paul Héroult |
| SiĂšge social | Paris |
| Activité | Métallurgie |
| Filiales | Affimet, Carbone Savoie, Comurhex, Sotrassum |
| Effectif | n/a |
| Chiffre d'affaires | n/a |
| Résultat net | n/a |
| Société précédente | Compagnie des produits chimiques d'Alais et de la Camargue, SEMF |
| Société suivante | Alcan |
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Pechiney est un ancien groupe industriel français, fondé en 1855 et actif jusqu'en 2003, dans les domaines de l'aluminium (production et transformation), de l'électrométallurgie, de l'emballage, de la chimie, et du combustible nucléaire. Ses activités ont fusionné dans le groupe Alcan.
Histoire
[modifier | modifier le code]Aux origines
[modifier | modifier le code]L'origine du groupe Pechiney remonte Ă la crĂ©ation le par le chimiste Henry Merle de la SociĂ©tĂ© Henry Merle et Cie. En aoĂ»t de la mĂȘme annĂ©e, il s'associe avec Jean-Baptiste Guimet, et fondent ensemble la Compagnie des produits chimiques d'Alais et de la Camargue[1] pour produire de la soude Ă Salindres, le « berceau de l'aluminium », dans le Gard. En 1860, Henry Merle dĂ©cide de diversifier les activitĂ©s de son entreprise et se lance dans la production de l'aluminium. Ce mĂ©tal est Ă cette Ă©poque, onĂ©reux et peu utilisĂ©. L'entreprise prendra le quasi-monopole de la production en France pendant les trois dĂ©cennies suivantes[2].
Association avec Alfred Rangod Pechiney
[modifier | modifier le code]Ă la mort de Henry Merle en 1877, la sociĂ©tĂ© fusionne avec la sociĂ©tĂ© Alfred Rangod Pechiney et Cie, basĂ©e Ă Salindres (Gard) et conserve le nom de Compagnie des produits chimiques d'Alais et de la Camargue (PCAC)[3]. Alfred Rangod Pechiney gĂšre dĂšs lors l'activitĂ© de l'entreprise. Le nouveau procĂ©dĂ© de fabrication de l'aluminium par Ă©lectrolyse que lui prĂ©sente son ingĂ©nieur, Paul HĂ©roult, le laisse incrĂ©dule, et la rencontre se passe mal[4]. Ce dernier s'associera aux Suisses Peter Emil Huber-WerdmĂŒller et Gustave Naville, et ils seront Ă l'origine de la sociĂ©tĂ© Alusuisse. Le succĂšs du procĂ©dĂ© et l'insistance du fils de Jean-Baptiste Guimet et prĂ©sident du directoire de l'entreprise, Ămile Guimet, font revenir Pechiney sur son erreur initiale et assure l'avenir de l'entreprise.
En 1906, Adrien Badin succĂšde Ă Alfred Rangod Pechiney en tant que directeur gĂ©nĂ©ral (il lui succĂšde Ă©galement Ă la mairie de Salindres). Il fait construire l'usine de Saint-Jean-de-Maurienne, et lance un projet pour s'implanter aux Ătats-Unis. Il y fonde en 1912 la Southern Aluminum Co. dans le but de concurrencer Alcoa, et la ville nouvelle de Badin en Caroline du Nord. Il demande Ă Paul HĂ©roult d'administrer le site, mais celui-ci ne supportant pas le climat, finit par rentrer prĂ©maturĂ©ment, malade, en France.
En 1921, la SEMF de Héroult fusionne avec PCAC, quelques années aprÚs les décÚs de Badin, Pechiney et Héroult. Elle prend alors le nom de Compagnie de Produits chimiques d'AlÚs, Froges et Camargue (connue sous l'acronyme AFC).
Au cours de son existence, AFC, initialement centré sur l'aluminium, aura eu un périmÚtre trÚs variable car il s'est diversifié, a absorbé ou fusionné avec d'autres entreprises, s'est recentré sur certaines activités. L'aluminium est toujours resté une de ses activités essentielles, à laquelle se sont ajoutées d'autres métallurgies, de la chimie, du nucléaire, de l'emballage.
En 1936, AFC devient la dixiÚme capitalisation boursiÚre française, aprÚs la montée en puissance des sociétés industrielles françaises à la Bourse.
Pechiney
[modifier | modifier le code]En 1950, AFC[5] se rebaptise Pechiney. Ă ce moment-lĂ , un nouveau procĂ©dĂ© de fabrication basĂ© sur l'Ă©lectrolyse, fait chuter les coĂ»ts de production de l'aluminium et le marchĂ© dĂ©colle. Pechiney entreprend de se dĂ©velopper Ă l'Ă©tranger et ouvre une premiĂšre usine au Cameroun en 1954. Pechiney cherche Ă utiliser des sources d'Ă©lectricitĂ© compĂ©titives et Ă Ă©largir son portefeuille d'activitĂ©s. En 1962, Pechiney acquiert Howe Sound (devenu Howmet) aux Ătats-Unis. En 1965, la sociĂ©tĂ© se diversifie dans l'emballage en crĂ©ant la sociĂ©tĂ© Cebal. En 1967, Pechiney rachĂšte TrĂ©fimĂ©taux, un transformateur de mĂ©taux non ferreux[2].
Selon les archives du monde du travail, « aux cĂŽtĂ©s de la COGEMA (Compagnie gĂ©nĂ©rale des matiĂšres nuclĂ©aires), parfois en collaboration avec elle, Ugine Kuhlmann fut le seul industriel français Ă assurer le traitement de lâuranium, depuis lâextraction du minerai Ă sa conversion en hexafluorure, tout en ayant participĂ© Ă des Ă©tudes et des rĂ©alisations sur tous les continents »[6].
Pechiney-Ugine-Kuhlmann
[modifier | modifier le code]En 1971, la Société de raffinage de l'uranium et la Société des usines chimiques de Pierrelatte, appartenant au CEA, fusionnent pour donner naissance à la société Comurhex, détenue à 51 % par Pechiney et à 49 % par la Cogema. Pechiney cÚdera ses parts en 1992 à la Cogema.
Toujours en 1971, Pechiney fusionne avec Ugine Kuhlmann[2], lui-mĂȘme issu du regroupement d'Ugine aciers[7] et des Ătablissements Kuhlmann, pour donner naissance Ă Pechiney-Ugine-Kuhlmann (PUK) qui devient alors le premier groupe industriel privĂ© français et est prĂ©sent dans l'aluminium, la chimie, le cuivre, le combustible nuclĂ©aire et les aciers spĂ©ciaux.
Ugine Aciers, par le biais de sa filiale, Durferrit-Sofumi[8], Ă Villers-Saint-SĂ©pulcre , selon l'historienne Annie Lacroix-Riz, produisit avant 1945, prĂšs de 37 tonnes de cristaux d'insecticide Zyklon B utilisĂ© dans les chambres Ă gaz de certains camps dâextermination[9].
à partir de 1974, le conglomérat subit le premier choc pétrolier et la concurrence des pays asiatiques, si bien que sa situation financiÚre se dégrade. En 1976, PUK vend sa filiale TLM à la société italienne SMI-Società Metallurgica Italiana.
La constitution du groupe Pechiney-Ugine-Kuhlmann avait Ă©tĂ© considĂ©rĂ©e, Ă lâĂ©poque, comme lâune des plus grandes rĂ©ussites de la politique française des champions nationaux[10],[11]. Dix ans plus tard, en 1981, PUK est un groupe au bord de la faillite, avec 15 milliards de francs de dettes pour seulement 4,5 milliards de capitaux propres[12] (NDR : Cet ouvrage retrace avec luciditĂ© toutes les Ă©tapes de lâĂ©chec du groupe Pechiney-Ugine-Kuhlmann, puis Pechiney). Cette situation pouvait sâexpliquer par trois facteurs. La fusion avait Ă©tĂ© mal conçue. Elle illustrait le caractĂšre mythique de la « politique des champions nationaux », que le prĂ©sident Georges Pompidou avait imposĂ©e sur la base des rapports Rueff-Armand (1958)[13], Clappier (1964)[14] et Ortoli (1967)[15],[16]. InspirĂ©e par les ouvrages de Jean-Jacques Servan-Schreiber, Le DĂ©fi AmĂ©ricain[17] et de Lionel StolĂ©ru, LâimpĂ©ratif industriel[18], cette politique avait constituĂ© lâun des objectifs des IVe, Ve et VIe Plans.
La fusion Pechiney-Ugine-Kuhlmann, quant Ă elle, Ă©tait une initiative de Pierre Jouven, PDG de PechineyâŻ[15]. Ce dernier visait au monopole de lâaluminium en France, mais, pour son malheur, les usines dâUgine Ă©taient obsolĂštes. De plus, dans son apprĂ©ciation, il avait sans doute fait trois erreurs : croire que la taille rĂ©sout tout (erreur frĂ©quente Ă lâĂ©poque) ; accepter un retour Ă la chimie, alors mĂȘme quâil voulait vendre la chimie dâUgine-Kuhlmann Ă RhĂŽne-Poulenc, et que plusieurs des dirigeants de son groupe sây opposaient notamment Philippe Thomas et FrĂ©dĂ©ric Gutmann. De ces tensions avaient rĂ©sultĂ© de longues nĂ©gociations, celles-ci avaient abouti, le 16 juillet 1971, Ă un accord de fusion. Il avait donnĂ© lieu Ă un trĂšs grand groupe, presquâĂ©quivalent dâAlcan dans lâaluminiumâŻ[16], mĂȘme si cette activitĂ© ne reprĂ©sentait que 31 % du chiffre dâaffaires globalâŻ[17].
En second lieu, de 1971 Ă 1981, lâenvironnement sâĂ©tait dĂ©gradĂ©. Le contexte Ă©tait devenu de moins en moins favorable. LâĂ©conomie française se heurtait alors Ă des difficultĂ©s croissantesâŻ[18]. Le maintien dâune politique dirigiste hexagonale (contrĂŽle des prix) sâaccompagnait dâune dĂ©gradation des grands Ă©quilibres (inflation, perte de compĂ©titivitĂ©, hausse du chĂŽmage) et donc dâun renforcement de lâopposition politique. Les dirigeants de Pechiney crurent possible dây rĂ©pondre par le perfectionnement des outils de gestion. En effet, Pechiney Ă©tait trĂšs en avance en matiĂšre de recherche opĂ©rationnelle, de consolidation des comptes dâappel aux consultants amĂ©ricains, de primes Ă la production (missions de productivitĂ©) et dâappel aux compĂ©tences internationales en matiĂšre dâinvestissement. Mais câĂ©tait une illusion. Ces initiatives sâĂ©taient avĂ©rĂ©es sans effets profonds : le rĂŽle des barons sâĂ©tait combinĂ© avec les rigiditĂ©s de lâemploi et lâabsence de choix stratĂ©giques (crainte des nationalisations, dĂ©lais excessifs dâĂ©laboration des dĂ©cisions stratĂ©giques). Sây ajoutaient deux questions majeures : Pechiney-Ugine-Kuhlmann se trouvait confrontĂ© Ă la pollution, au point dâapparaĂźtre comme « le premier pollueur de France » ; de plus, PUK souffrait des insuffisances de sa politique de gestion des ressources humaines (GRH).
En troisiĂšme et dernier lieu, PUK se trouvait dans lâincapacitĂ© de rĂ©agit au point que certains ont pu parler de « lâEmpire immobile » (Philippe ThaurâŻ[19]). Le groupe fournissait trois catĂ©gories de produits : primaires (environ 30-35 % du chiffre dâaffaires total), de premiĂšre transformation (50 %) et de haute technologie, plus rentables (15 Ă 20 %). Entre eux il existait des diffĂ©rentiels de rentabilitĂ© tout Ă fait significatifs. Surtout dâimportants secteurs Ă©taient en difficultĂ©. Tel Ă©tait le cas de TrĂ©fimĂ©taux (12 200 salariĂ©s et 20 % du chiffre dâaffaires en 1981). Les mĂ©diocres rĂ©sultats de lâentreprise Ă©taient liĂ©s Ă sa dĂ©pendance envers le LME, non Ă un manque dâintĂ©gration. Sây ajoutaient des faiblesses structurelles qui se traduisirent par une baisse des profits et mĂȘme, aprĂšs 1979, par un dĂ©ficit dâexploitation. Certes, TrĂ©fimĂ©taux Ă©tait le premier transformateur de cuivre en Europe, mais ses prix de revient nâĂ©taient pas compĂ©titifs, Ă la diffĂ©rence de ses concurrents.
Le gouvernement socialiste de Pierre Mauroy, arrivé au pouvoir en juin 1981, décide de sauver le groupe, le nationalise en 1982 et finance sa restructuration. Tous les salariés de plus de 57 ans et 6 mois sont licenciés : cette décision spectaculaire deviendra par la suite un « cas » étudié dans les écoles de commerce. PUK abandonne la chimie et les aciers spéciaux en revendant Ugine Aciers à Usinor en 1982[19] et reprend le nom de Pechiney[2]. En 1983, toute la division chimie du groupe, PCUK (Produits chimiques Ugine Kuhlmann), est reprise par le groupe Atochem (actuelle Arkema).
Privatisation
[modifier | modifier le code]Assaini, le groupe reprend sous la prĂ©sidence de Jean Gandois une stratĂ©gie expansionniste et acquiert en 1988 le gĂ©ant de l'emballage amĂ©ricain American National Can. L'OPA sur sa maison mĂšre, Triangle, donne lieu Ă un scandale politico-financier fondĂ© sur un dĂ©lit d'initiĂ© : c'est l'affaire Pechiney-Triangle. L'entreprise double de taille, son endettement s'envole. En 1994, le nouveau PDG, Jean-Pierre Rodier, dĂ©cide de recentrer le groupe sur son cĆur de mĂ©tier et de le dĂ©sendetter, en vue de le privatiser. Howmet, Carbone Lorraine et l'essentiel d'American National Can sont revendus, les coĂ»ts sont rĂ©duits, et l'entreprise est privatisĂ©e en 1995[2].
En 2000, un projet de fusion à trois avec ses concurrents canadien Alcan et suisse Algroup est refusé par la Commission européenne pour risque d'abus de position dominante dans plusieurs domaines, notamment l'automobile, la construction, les conserves alimentaires, et les emballages. L'idée des trois partenaires était de constituer un vaste ensemble international pesant 22 milliards de dollars[20].
Disparition de Pechiney et naissance de Constellium et d'Albéa
[modifier | modifier le code]Alcan reprend seul le suisse Algroup en 2001 et tente en juillet 2003 une OPA hostile sur Pechiney. En situation financiÚre fragile, Pechiney ne peut résister et se fait absorber pour 4 milliards d'euros[2]. Pour se conformer aux clauses de non-concurrence, Alcan se sépare de certaines de ses activités. C'est à ce titre que l'ensemble de ses activités de laminage ont été regroupées dans une nouvelle société, nommée Novelis, qui est devenue indépendante du groupe Alcan.
Six grands producteurs d'aluminium intégrés verticalement dominaient historiquement le secteur avant 1984 : Alcoa, Alcan, Kaiser Steel, Reynolds, Alusuisse et Pechiney. Quatre d'entre eux se sont fait absorber en trois ans, et ne restent que le canadien Alcan et l'américain Alcoa. à l'été 2007, l'américain tente de racheter le canadien. Mais le conglomérat minier anglo-australien Rio Tinto intervient, parvient à racheter Alcan à l'automne 2007 et prend le nom de Rio Tinto Alcan[2].
DĂšs novembre 2007, Rio Tinto Alcan est menacĂ© Ă son tour d'une OPA hostile de la part d'un concurrent, un autre groupe minier australien, BHP Billiton. La sociĂ©tĂ© dĂ©cide de cĂ©der pour au moins 15 milliards de dollars d'actifs. Les activitĂ©s emballage (6 milliards de dollars de chiffre d'affaires pour 31 000 salariĂ©s) et produits usinĂ©s doivent ĂȘtre vendues. En aoĂ»t 2010, une nouvelle sociĂ©tĂ©, Alcan EP, est créée, regroupant l'activitĂ© produits usinĂ©s, c'est-Ă -dire les anciennes activitĂ©s de Pechiney dans les produits usinĂ©s en aluminium pour l'aĂ©ronautique civile et militaire, l'automobile, la construction ferroviaire ou l'industrie. Pour la partie Emballages, les activitĂ©s seront scindĂ©es et vendues Ă plusieurs fonds. L'ancienne Cebal enrichie d'activitĂ©s pour les soins corporels sera rachetĂ©e par Sun Capital Partners pour donner naissance Ă AlbĂ©a.
Début 2011, 51 % d'Alcan EP sont cédés à Apollo Global Management, un fonds d'investissement américain, et 10 % sont cédés au fonds souverain français, le Fonds Stratégique d'Investissement. Rio Tinto Alcan conserve le solde du capital, soit 39 %[21]. Enfin en , Alcan EP prend le nom de Constellium.
En 2011, Constellium compte 70 sites et 11 000 salariés dans le monde, dont 5 000 en France[2].
En 2011, Albéa compte une quarantaine de sites dans le monde et génÚre un chiffre d'affaires d'un milliard de dollars.
Liste des PDG
[modifier | modifier le code]- 1950 à 1958 : René Piaton
- 1958 Ă 1967 : Raoul de Vitry d'Avaucourt, DG depuis 1936
- 1968 Ă 1975 : Pierre Jouven, DG depuis 1960
- 1975 Ă 1982 : Philippe Thomas, DG depuis 1968
- 1982 Ă 1985 : Georges Besse
- 1985 Ă 1987 : Bernard Pache
- 1987 Ă 1994 : Jean Gandois
- 1994 Ă 2003 : Jean-Pierre Rodier
Implantations en 2003
[modifier | modifier le code]Plus de 40 sites étaient détenus par Péchiney en 2003, lors de son rachat par Alcan[22] :
Raffinage de bauxite (alumine)
[modifier | modifier le code]- Arbine (La BĂąthie, Savoie), cĂ©dĂ© au fonds dâinvestissement HIG (Alteo) en 2012, puis Ă l'amĂ©ricain New Day Aluminum en 2017
- BeyrĂšde (Hautes-PyrĂ©nĂ©es), cĂ©dĂ© au fonds dâinvestissement HIG (Alteo) en 2012, puis Imerys en 2017
- Gardanne, cĂ©dĂ© au fonds dâinvestissement HIG (Alteo) en 2012[23]
- Teutschenthal
, cĂ©dĂ© au fonds dâinvestissement HIG (Alteo) en 2012, puis Imerys en 2017
Production d'aluminium
[modifier | modifier le code]- Dunkerque, cédé à AIP en 2021
- Lannemezan, fermé en 2008
- Saint-Jean-de-Maurienne, cédé à l'allemand Trimet Aluminium en 2014
- Tarascon-sur-AriÚge, fermé en 2003
Fabrication de produits usinés
[modifier | modifier le code]- Carquefou, cédé à Constellium en 2011, devient indépendant sous le nom d'Aviatube en 2015
- Chambéry cédé à l'italien CGA en 2006, fermé en 2008
- Cran-Gevrier, Novelis en 2005 acquis par Hindalco Industries en 2007
- Froges, cédé à l'italien Industrie Laminazone Alluminio (ILA) en 2006, fermé en 2007
- Goncelin, cédé à l'italien Almeco en 2007 puis à Kendeil en 2008
- Ham, cédé à Constellium en 2011 puis Aluminium France Extrusion en 2013
- Issoire, cédé à Constellium en 2011
- Montreuil-Juigné, cédé à Constellium en 2011
- Neuf-Brisach (Biesheim), cédé à Constellium en 2011
- Nuits-Saint-Georges, cédé à Constellium en 2011
- Rugles, Novelis en 2005 acquis par Hindalco Industries en 2007
- Sabart (Tarascon-sur-AriÚge), cédé à Constellium en 2011, fermé en 2017
- Ussel, cédé à Constellium en 2011
Centre de recherche
[modifier | modifier le code]- Voreppe, Constellium en 2011
Emballage
[modifier | modifier le code]- Chalon-sur-SaÎne, cédé à l'australien Amcor en 2009
- Dijon, cédé à l'australien Amcor en 2009
- Froges, cédé à l'australien Amcor en 2009
- Mareuil-sur-Ay, cédé à l'australien Amcor en 2009
- Saint-Seurin-sur-l'Isle, cédé à l'australien Amcor en 2009
- Emballage pour cosmétique
- Sainte-Menehould, cédé à Albéa en 2010
- VandiÚres, cédé à Albéa en 2010
- Vienne-le-Chùteau, cédé à Albéa en 2010
- Filiale Cebal
- Bellegarde-sur-Valserine, cédé à l'américain Ball en 2010
- Saumur, cédé à l'américain Aurora en 2011
- Ancienne société Soplaril
- Arras, cĂ©dĂ© Ă l'australien Amcor en 2009, puis Ă l'espagnole Plastienvase la mĂȘme annĂ©e
- Dax, cédé à l'australien Amcor en 2009
- Moreuil, cédé à l'australien Amcor en 2009
Electrométallurgie
[modifier | modifier le code]- Anglefort, cédé à l'espagnol FerroAtlåntica en 2005[24]
- Laudun, cédé à l'espagnol FerroAtlåntica en 2005
- La LéchÚre, cédé à l'espagnol FerroAtlåntica en 2005
- Livet-et-Gavet, cédé à l'espagnol FerroAtlåntica en 2005
- Marignac, cédé à l'espagnol FerroAtlåntica en 2005
- Montricher-Albanne, cédé à l'espagnol FerroAtlåntica en 2005
- Pierrefitte-Nestalas, cédé à l'espagnol FerroAtlåntica en 2005
Notes et références
[modifier | modifier le code]- â Le nom de la ville d'AlĂšs s'Ă©crivait alors Alais.
- « Pechiney, l'histoire mouvementée d'un ex-champion national », sur lesechos.fr,
- â HervĂ© Beaumont, Les aventures d'Ămile Guimet (1836-1918), un industriel voyageur, Paris, Arthaud, , 356 p. (ISBN 978-2-08-131321-7, OCLC 937039398, lire en ligne).
- â Talansier 1890 : Ch. Talansier, MĂTALLURGIE. LA FABRICATION DE L'ALUMINIUM. Historique. â DiffĂ©rentes mĂ©thodes. â ProcĂ©dĂ©s HĂ©roult., Le GĂ©nie civil : revue gĂ©nĂ©rale des industries françaises et Ă©trangĂšres, 3 mai 1890, t.7, no 1, p. 1-5 [1] ; Lescale 1986 : Hubert Lescale, Paul HĂ©roult et l'aluminium p. 125-138, SociĂ©tĂ© d'histoire et d'archĂ©ologie de Maurienne, ed. Imprimerie Roux (Saint-Jean- de-Maurienne), 1986, t. 22 [2] / Biographie p. 129[3] ; Caron 1988 :Michel Caron (Ancien ingĂ©nieur Ă PĂ©chiney-Ugine-Kuhlman): Paul HĂ©roult (1863-1914) : un grand inventeur original, La Vie des sciences, AcadĂ©mie des sciences (France) ed. Gauthier-Villars, Paris, 1988, t.5, p. 39-57[4]
- â Histoire de Pechiney sur le site de la SociĂ©tĂ© chimique de France
- â Archives nationales du monde du travail, Fonds « COMURHEX (Uranium Pechiney) », Archives publiques 201 AQ. Comurex signifie Conversion MĂ©tal URanium HEXafluorure ; c'est le nom d'une sociĂ©tĂ© créée en 1971 par la fusion de l'usine de MalvĂ©si (dĂ©but d'activitĂ© en 1959, Aube) et des Usines Chimiques de Pierrelatte (dĂ©but d'exploitation en 1960, DrĂŽme).
- â Pauline Destrem et Dominique Destrem, A la botte : la bourse sous l'occupation, L'Ăge d'homme, , 327 p. (ISBN 978-2-8251-1758-3, lire en ligne), p. 61
- â R. LICHTENBERGER, « Le groupe Ugine et le zyklon B », Le Monde,â (lire en ligne
, consulté le ).
- â « La France a produit pour les nazis des quantitĂ©s massives de Zyklon B », sur humanite.fr via Wikiwix, (consultĂ© le ).
- â Michel Beaud, Pierre Danjou et Jean David, Une multinationale française â Pechiney Ugine Kuhlmann, Seuil Paris,
- â Roland de Villalongue, Pechiney Ugine Kuhlmann. Pourquoi ?, Stock Paris,
- â Philippe Thaure, Pechiney ? ⊠vendu !, Presses des Mines, Paris,
- â Jacques Rueff & Louis Armand, Les obstacles Ă lâexpansion Ă©conomique : rapport prĂ©sentĂ© par le ComitĂ© instituĂ© par dĂ©cret n°59-1284 du 13 novembre 1959, Paris, La Documentation française,
- â Centre des Archives du Monde du Travail, FĂ©dĂ©ration des industries mĂ©caniques et transformatrices de mĂ©taux (FIMTM) 78 AS 78 AS 6-8 ComitĂ© des industries exposĂ©es (notamment Vincent Duchaussoy), La Banque de France et lâĂtat : de Giscard Ă Mitterrand : enjeux de pouvoir ou rĂ©surgence du mur dâargent (1978-1984), ComitĂ© dâHistoire de la Banque de France, Paris,
- â F.-X. Ortoli, Rapport sur les consĂ©quences sociales de lâĂ©volution des structures de lâĂ©conomie, Archives de lâEuropean University Institute, Fonds FXO, File : FXO-22 04/1967 - Rapport Ortoli,
- â Philippe Askenazy, Les dĂ©cennies aveugles, Emploi et croissance (1970-2010), Le Seul, Paris,
- â Jean-Jacques Servan-Schreiber, Le DĂ©fi amĂ©ricain, Ăditions DenoĂ«l, Paris,
- â Lionel StolĂ©ru, LâimpĂ©ratif industriel, Le Seuil, Paris,
- â « Chronologie d'un rapprochement complexe », sur lesechos.fr, (consultĂ© le )
- â Bruxelles refuse la fusion Pechiney-Alcan-Algroup, dans L'Expansion, .
- â « La renaissance de l'ex-Pechiney prend effet », La Tribune,â
- â que sont devenues les 40 usines de pechiney ou la gabegie industrialofianciĂšre
- â Pechiney devient Alteo
- â TransfĂ©rĂ© vers un groupe espagnol, PEM change de mains
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Jean-Etienne Léger, Une Grande entreprise dans la chimie française : Kuhlmann, 1825-1982, Paris, Debresse, , 288 p. (ISBN 978-2-7164-0142-5, OCLC 230983546).
- Gérard Vindt, Les hommes de l'aluminium : histoire sociale de Péchiney,1921-1973, Paris, Les Ed. de l'Atelier, coll. « Mouvement social », , 254 p. (ISBN 978-2-7082-3847-3, OCLC 840765932, lire en ligne).
Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Liste de producteurs d'aluminium
- Affaire Pechiney-Triangle
- Raymond Berr
- Frédéric Kuhlmann
- Le Chant du StyrÚne, court-métrage d'Alain Resnais filmé en 1957 à l'usine Pechiney.
Liens externes
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- Ressource relative Ă la vie publique :
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
