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Putois « vrais »

Putorius
Description de l'image Ferrets and polecats; subgenus Putorius.jpg.
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Sous-classe Theria
Infra-classe Eutheria
Ordre Carnivora
Sous-ordre Caniformia
Famille Mustelidae
Sous-famille Mustelinae
Genre Mustela

Sous-genre

Putorius
Cuvier, 1817
(Invalide selon ITIS)

Putorius est un sous-genre de mammifères carnivores de la famille des Mustélidés au sein du genre Mustela, regroupant les putois « vrais ».

Taxonomie

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Le sous-genre Putorius a été décrit pour la première fois en 1817 par Georges Cuvier dans son ouvrage Le Règne Animal. À l’origine, Cuvier incluait un large éventail d’espèces sous ce nom comme un synonyme du genre Mustela, parmi lesquelles le putois d’Europe (Mustela putorius), le furet (Mustela furo), le putois des steppes (Mustela eversmannii), ainsi que d’autres mustélidés apparentés comme le vison d’Europe (Mustela lutreola), l'hermine (Mustela erminea), le kolonock (Mustela sibirica) et la zorille commune (Ictonyx striatus)[1].

En 1877, Elliott Coues réévalue le sous-genre et ne conserve sous Putorius que le putois d’Europe, le furet domestique et le putois des steppes. Le putois à pieds noirs (Mustela nigripes), auparavant placé dans un sous-genre distinct nommé Cynomyonax[2].

Des analyses génétiques récentes confirment que le putois d’Europe et le furet domestique forment un clade distinct de celui du putois des steppes et du furet à pieds noirs, indiquant une divergence ancienne entre les lignées eurasiatique et nord-américaine[3], toutefois, une étude de 2008 a finalement retrouvé un lien entre le putois des steppes, le putois d’Europe et le fuert[4].

Dans la taxonomie actuelle, on considèrent généralement le sous genre Putorius comme taxonomiquement non fondée, donc invalide[5]. Pour autant, il existe une proximité indiscutable entre les espèces de putois eurasiatiques[4].

Liste des espèces

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Nom et auteur Répartition Sous-espèces
Mustela putorius
Linné, 1758
Putois d’Europe
Continent Européen, de la petite portion septentrionale du Maroc jusqu’au Nord de l’Asie centrale.
6 ou 7[6]
Mustela furo
Linné, 1758
Furet
Largement réparti à travers le monde, notamment dans les pays développés, en Europe, aux États-Unis ou encore au Japon. Des populations férales existent en Nouvelle-Zélande. Généralement considérée comme une sous-espèce de Mustela putorius.
Mustela eversmanii
Lesson, 1827
Putois des steppes
Largement réparti sur le continent eurasiatique, du Caucase jusqu’en Chine.
7[7]
Mustela nigripes
Audubon, 1851
Putois à pieds noirs
Dans diverses portions minuscules de terres en Amérique du Nord centrale ; au Canada, aux États-Unis et au Mexique.
Monotypique[8]

Répartition, écologie et alimentation

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Les espèces du sous-genre Putorius se rencontrent principalement en Europe, en Asie centrale et en Amérique du Nord. Le putois d’Europe (Mustela putorius) est présent dans la majeure partie de l’Europe[9], tandis que le putois à pieds noirs (Mustela nigripes) occupe certaines zones du centre et de l’ouest des États-Unis[10]. Le putois des steppes (Mustela eversmannii) est endémique aux steppes d’Asie centrale[11].

Ces carnivores sont essentiellement nocturnes et crépusculaires, et ils préfèrent les zones boisées, les lisières de forêts, les marécages et les prairies[12]. Les putois creusent souvent des terriers pour se protéger et se reproduire, ou utilisent ceux d’autres animaux[13].

Le régime alimentaire de ces espèces est principalement carnivore. Ils se nourrissent de petits mammifères (comme des rongeurs), d’oiseaux, d’amphibiens et de poissons[14]. Certains putois consomment également des insectes et occasionnellement des fruits ou des baies[12]. Leur alimentation varie selon la disponibilité des proies et les saisons, mais la chasse reste un comportement central de leur écologie[14].

Conservation

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Plusieurs espèces du sous-genre Putorius sont considérées comme menacées ou vulnérables. Le putois à pieds noirs (Mustela nigripes) est l'une des espèces les plus menacées ; il a été déclaré éteint à l'état sauvage dans les années 1980[15]. Des programmes de reproduction en captivité et de réintroduction ont été mis en place aux États-Unis, avec un certain succès, et plusieurs populations sauvages subsistent aujourd'hui dans des zones protégées[16].

Le putois d’Europe (Mustela putorius) bénéficie d'une protection variable selon les pays. Dans certaines régions d'Europe occidentale, il est rare et en déclin en raison de la destruction de son habitat et de la chasse[9]. Le putois des steppes (Mustela eversmannii) est moins menacé, mais les modifications agricoles et l'urbanisation peuvent affecter certaines populations[11].

La conservation des putois dépend donc fortement de la protection de leur habitat, de la réduction de la chasse et de la surveillance des populations sauvages. Des efforts de sensibilisation et de programmes de réintroduction ont montré qu’il est possible de restaurer certaines populations menacées.

Notes et références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Putorius » (voir la liste des auteurs).
  1. ↑ Cuvier, F. et Cuvier, G. (éd.), Le règne animal distribué d'après son organisation, pour servir de base à l'histoire naturelle des animaux et d'introduction à l'anatomie comparée, vol. I, Paris, Deterville, 1816, 147–149 p. (lire en ligne)
  2. ↑ Elliott Coues, Fur-bearing Animals, U.S. Geological Survey, 1877, 131–135 p. (lire en ligne)
  3. ↑ (en) K.-P. Koepfli, J. Pollinger et S. Funk, « Phylogenetic relationships of Mustelidae inferred from mitochondrial and nuclear DNA sequences », Molecular Phylogenetics and Evolution, vol. 36,‎ 2005, p. 345–362 (DOI 10.1016/j.ympev.2005.02.005)
  4. ↑ a et b (en) Naoko Kurose, Alexei V. Abramov et Ryuichi Masuda, « Molecular phylogeny and taxonomy of the genus Mustela (Mustelidae, Carnivora), inferred from mitochondrial DNA sequences: New perspectives on phylogenetic status of the back-striped weasel and American mink », Mammal Study, vol. 33, no 1,‎ 2008, p. 25–33 (DOI 10.3106/1348-6160(2008)33[25:MPATOT]2.0.CO;2, lire en ligne Accès libre)
  5. ↑ Integrated Taxonomic Information System (ITIS), www.itis.gov, CC0 https://doi.org/10.5066/F7KH0KBK, consulté le 16 décembre 2025.
  6. ↑ (en) Mammal Species of the World (3e  éd., 2005) : Mustela putorius {{{2}}} (consulté le 24 septembre 2025)
  7. ↑ (en) Mammal Species of the World (3e  éd., 2005) : eversmanii {{{2}}} (consulté le 24 septembre 2025)
  8. ↑ (en) « A species account of the Black-footed ferret (Mustela nigripes) », sur Mammals of Texas – Natural Science Research Laboratory, TTU (consulté le 31 décembre 2024)
  9. ↑ a et b (en) David W. Macdonald et Christine Barlow, The Encyclopedia of Mammals, Facts on File, 2002, 720 p.
  10. ↑ (en) William Larson, Black-footed Ferret Recovery Plan, U.S. Fish and Wildlife Service, 1981
  11. ↑ a et b (en) Heptner et Sludskii, « Mammals of the Soviet Union: Vol. II, Part 1 », Smithsonian Institution Libraries,‎ 1992
  12. ↑ a et b (en) David W. Macdonald, The Encyclopedia of Mammals, Oxford, Oxford University Press, 2002 (ISBN 978-0198508239[à vérifier : ISBN invalide])
  13. ↑ (en) Chris Carbone, Mustelids: Ecology, Behaviour and Conservation, Oxford University Press, 2003, 112-115 p.
  14. ↑ a et b (en) C. Carbone et ... (à compléter si nécessaire), « The impact of carnivores on their prey: how we measure it matters », Journal of Animal Ecology, vol. 72, no 1,‎ 2003, p. 70–81 (DOI 10.1046/j.1365-2656.2003.00606.x)
  15. ↑ (en) Biggins et Godbey, « Recovery of the Black-footed Ferret », Conservation Biology, vol. 5, no 2,‎ 1991, p. 189–197 (DOI 10.1111/j.1523-1739.1991.tb00141.x)
  16. ↑ (en) Lockhart, « Black-footed Ferret Reintroduction », Endangered Species Update, vol. 15, no 1,‎ 1998, p. 12–18

Voir aussi

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  • Putois (nom vernaculaire)

Liens externes

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  • (fr + en) EOL : Putorius (consulté le 24 septembre 2025)
  • (fr + en) ITIS : Putorius (consulté le 24 septembre 2025)
  • (en) Taxonomicon : Putorius (consulté le 24 septembre 2025)
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