Mellivora capensis · Ratel du Cap
Statut CITES
Répartition géographique
- Viverra capensis (von Schreber, 1776) (Protonyme)[1]
- Viverra ratel (Sparrman, 1777) [1]
- Viverra (Mellivora) (E. A. W. von Zimmermann, 1780) [1]
- Meles indicus (Boddaert, 1785) [1]
- Ursus indicus (Kerr, 1792) [1]
- Meles mellivorus (Link, 1795) [1]
- Viverra mellivora (J. Wolf, 1796) [1]
- Ursus mellivorus (G. Cuvier, 1797) [1]
- Viverra mellivora (G. K. Shaw, 1800) [1]
- Meles mellivora (Treviranus, 1803) [1]
- Meles inauritus (Goldfuss, 1809) [1]
- Meles capensis (G. Fischer, 1814) [1]
- Gulo mellivorus (Illiger, 1815) [1]
- Gulo capensis (F. S. Voigt, 1819) [1]
- Taxus mellivorus (Muirhead, 1819) [1]
- Meles indica (H. R. Schinz, 1821) [1]
- Gulo mellivora (A. Smith, 1826) [1]
- Mellivora capensis Lesson, 1827 [1]
- Ratelus mellivorus (E. T. Bennett, 1830) [1]
- Ratellus typicus (A. Smith, 1833) [1]
- Ratellus mellivorus (Swainson, 1835) [1]
- Ursitaxus inauritus (B. H. Hodgson, 1836) [1]
- Rattelus mellivorus (W. Ogilby, 1839) [1]
- Mellivora ratel C. H. Smith, 1842 [1]
- Ursitaxus nepalensis (Lesson, 1842) [1]
- Ratelus indicus (H. R. Schinz, 1844) [1]
- Mellivora ratel Horsfield, 1851 [1]
- Ratelus capensis (Fitzinger, 1855) [1]
- Mellivora ratelus L. Fraser, 1862 [1]
- Mellivora indica J. E. Gray, 1865 [1]
- Mellivora indicus A. Murray, 1866 [1]
- Mellivora leuconota P. L. Sclater, 1867 [1]
- Mellivora ratel leuconota Trouessart, 1904 [1]
- Mellivora ratel indica Trouessart, 1904 [1]
- Mellivora cottoni Lydekker, 1906 [1]
- Mellivora concisa O. Thomas & Wroughton, 1907 [1]
- Mellivora signata Pocock, 1909 [1]
- Mellivora abyssinica Hollister, 1910 [1]
- Mellivora sagulata Hollister, 1910 [1]
- Mellivora wilsoni Cheesman, 1920 [1]
- Mellivora brockmani Wroughton & Cheesman, 1920 [1]
- Mellivora maxwelli O. Thomas, 1923 [1]
- Mellivora buchanani O. Thomas, 1925 [1]
- Mellivora capensis vernayi A. Roberts, 1932 [1]
- Mellivora capensis capensis Shortridge, 1934 [1]
- Mellivora capensis abyssinica G. M. Allen, 1939 [1]
- Mellivora capensis brockmani G. M. Allen, 1939 [1]
- Mellivora capensis buchanani G. M. Allen, 1939 [1]
- Mellivora capensis concisa G. M. Allen, 1939 [1]
- Mellivora capensis cottoni G. M. Allen, 1939 [1]
- Mellivora capensis leuconota G. M. Allen, 1939 [1]
- Mellivora capensis maxwelli G. M. Allen, 1939 [1]
- Mellivora capensis sagulata G. M. Allen, 1939 [1]
- Mellivora capensis signata G. M. Allen, 1939 [1]
- Mellivora capensis pumilio Pocock, 1946 [1]
- Mellivora capensis buechneri Baryshnikov, 2000 [1]
- Mellivora capensis inaurita Wozencraft, 2005 [1]
- Mellivora capensis indica Wozencraft, 2005 [1]
- Mellivora capensis wilsoni Wozencraft, 2005 [1]
Le Ratel est un mammifère carnivore de la famille des mustélidés. Au sein de son genre Mellivora, il s’agit de la seule espèce actuelle : le Ratel du Cap (Mellivora capensis). Bien qu’il soit également désigné sous les noms de « Blaireau à Miel » ou encore « Zorille du Cap », il fait en fait partie de sa propre sous famille des Mellivorinae.
Cet animal est répandu dans toute l’Afrique subsaharienne, ainsi que dans la Péninsule arabique, jusque dans le sous-continent indien.
Le ratel mesure de 55 à 77 cm de long et peut peser jusqu'à 16 kg. Il possède un corps allongé, avec un dos large trapu, ainsi qu'une peau d’une souplesse remarquable, lui permettant ainsi une grande facultés dans les mouvements. Un dimorphisme sexuel est observé chez cette espèce, les mâles étant plus grands et plus lourds que les femelles.
Le ratel est solitaire et peut être actif à tout moment de la journée. C'est un animal au régime omnivore à forte tendance carnivore qui possède peu de prédateurs naturels. Les adultes maintiennent de vastes domaines vitaux et pratiquent le marquage olfactif. L'espèce n'a pas de période de reproduction fixe. Après une gestation de 50 à 70 jours, la femelle donne naissance en moyenne à un ou deux petits qui resteront sous sa protection pendant une période allant de 1 an à 1 an et trois mois.
En raison de sa vaste répartition et de sa présence dans des habitats variés, il est classé comme « préoccupation mineure » sur la Liste rouge de l'UICN. Réputé pour son comportement féroce et particulièrement tenace ainsi que pour son endurance et son intelligence, il est capable de tenir tête aux plus grands prédateurs comme les lions ou les hyènes tachetées. Il est pour cette raison devenu une figure incontournable dans les médias et la culture populaire de la sphère anglophone.
Dénominations
- Nom scientifique : Mellivora capensis (Schreber, 1776)
- Nom typique en français : Ratel[2],[3],[4],[5],[6],[7]
- Autres noms vulgaires (vulgarisation scientifique) : Ratel du Cap[4],[7], Zorille du Cap[4], Blaireau à miel[8], Civette du Cap de Bonne-espérence (erroné) [9] ;
- Noms vernaculaires (langage courant), pouvant désigner éventuellement d'autres espèces : blaireau puant[4].
Étymologie
L'origine du mot « ratel » est incertaine, mais on pense qu'il dérive soit du terme ratel, qui signifie « crécelle » en néerlandais, soit du mot néerlandais raat, signifiant « rayon de miel »[10].
Taxinomie

Le ratel fut décrit pour la première fois en 1776 par le naturaliste allemand Johann Christian Daniel von Schreber (1739-1810), classé dans le genre des civettes sous le protonyme de Viverra capensis[11].
Dans le Systema Naturae publié en 1793, l’animal fut divisé en deux espèces distinctes : le Ratel (Viverra mellivora) et la Civette du Cap de Bonne espérance (Viverra capensis) qui bien que possédant une description similaire, seul Viverra capensis était associé à d’autres animaux, tels que l’ours ou le glouton[9].
Dès 1780 déjà, l’animal fut associé à son nouveau genre Mellivora par Storr[12], mais il fut surtout désigné par d’autres noms de genres, comme Ursus ou encore Meles sous le nom de Indian Badger[13],[14], mais il le sera surtout sur le genre Gulo dans les années 1820. Durant cette décennie, il fut associé à nouveaux à un genre spécifique à cette période : Ratelus ou encore Ursitaxus, mais ce fut Mellivora qui fut conservé car ce fut celui qui fut décrit en premier en 1780, en 1827, Lesson associe de manière sûre et certaine au nom vernaculaire « ratel » en français et le nom vulgaire (nom d’espèce) « ratel du Cap » pour Mellivora capensis[15].
Le ratel fut placé dans la sous-famille des Melinae dans les années 1860. Bien que l’espèce fut placée relativement rapidement dans sa propre sous-famille des Mellivorina (Mellivorinae) par Gray en 1865[16], cette position taxinomique ne fut pas systématiquement respectée et de très nombreux documents de zoologie mentionnaient encore le genre Mellivora dans les Melinae[17]. On peut statuer que c’est lors de la sortie de la première édition de Mammal Species of the World en 1982 que le ratel sera définitivement considéré comme à part des Melinae[18]. Cette position sera soutenue par une étude de 2008[19].
| Mustelidae |
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Sous-espèces
Entre le XIXe et le XXe siècles, 16 spécimens zoologiques de ratel ont été décrits et proposés comme sous-espèces[20]. Les critères pris en compte pour l'attribution des différentes sous-espèces incluent la taille ainsi que l'étendue de la couleur blanche ou grise sur le dos[21]. En 2005, 12 sous-espèces sont reconnues comme taxons valides[22][20] et cela n’a pas changé depuis.
| Sous-espèce | Description | Répartition | Synonymes |
|---|---|---|---|
| M. c. capensis (Schreber, 1776) Ratel du Cap espèce-type |
Sous-espèce nominale. | Partie méridionale et orientale de l’Afrique du Sud. | mellivorus (Cuvier, 1798) ratel (Sparrman, 1777) typicus (Smith, 1833) vernayi (Roberts, 1932) |
| M. c. indica (Kerr, 1792) Ratel de l’Inde |
Il se distingue de la sous-espèce nominale par une taille plus petite, sa fourrure plus claire et sa bande blanche latérale moins distincte séparant les zones blanches supérieures et noires inférieures du corps[24]. | Partie occidentale de l’Asie mineure, du nord jusqu'au plateau d'Oust-Ourt et vers l'est jusqu'à l'Amou-Daria. En dehors de l'ex-Union soviétique, son aire de répartition comprend l'Afghanistan, l'Iran (à l'exception de la partie sud-ouest), l'ouest du Pakistan et l'ouest de l'Inde. | mellivorus (Bennett, 1830) ratel (Horsfield, 1851) ratelus (Fraser, 1862) |
| M. c. inaurita (Hodgson, 1836) |
Se distingue de indica par son pelage plus long et beaucoup plus laineux et possède des poils couvrant les talons[25]. | Le Népal et les régions contiguës à l'est de celui-ci. | |
| M. c. leuconota Sclater, 1867 Ratel à taches blanches |
Tout le dessus, depuis la face jusqu'à la moitié de la queue, est d'un blanc crème pur avec très peu de poils noirs mélangés[26]. | Afrique de l'Ouest, sud du Maroc et ancien Congo français. | |
| M. c. cottoni Lydekker, 1906 |
Le pelage est typiquement entièrement noir, avec des poils fins et rudes[26]. | Ghana et nord-est du Congo. | sagulata (Hollister, 1910) |
| M. c. concisa Thomas & Wroughton, 1907 |
Le pelage dorsal est composé en grande partie de très longs poils de jarre d'un blanc pur parmi un sous-poil long, fin et noir. Se distingue par l'absence de ces poils blancs dans la zone lombaire[26]. | Zones du Sahel et du Soudan, jusqu'en Somalie. | brockmani (Wroughton & Cheesman, 1920) buchanani (Thomas, 1925) |
| M. c. signata Pocock, 1909 |
Bien que le pelage présente le blanc dense habituel sur le sommet de la tête, la couleur commence à s'éclaircir sur le cou et les épaules jusqu'à la croupe où elle se fond dans le noir. Possède une molaire inférieure supplémentaire sur le côté gauche de la mâchoire[26]. | Sierra Leone. | |
| M. c. abyssinica Hollister, 1910 |
Éthiopie. | ||
| M. c. wilsoni Cheesman, 1920 |
Sud-ouest de l'Iran et Irak. | ||
| M. c. maxwelli Thomas, 1923 |
Kenya. | ||
| M. c. pumilio Pocock, 1946 |
Hadramaut, sud de l'Arabie. | ||
| M. c. buechneri Baryshnikov, 2000 |
Semblable aux sous-espèces indica et inaurita, mais s'en distingue par sa taille plus imposante et un rétrécissement postorbitaire plus étroit[27]. | Turkménistan. |
Évolution
L'espèce est apparue pour la première fois durant le Pliocène moyen en Asie[28]. Un certain nombre de parents éteints sont connus, remontant à au moins 7 millions d'années jusqu'au Miocène supérieur. Parmi ceux-ci figurent Mellivora benfieldi, découvert en Afrique du Sud et en Italie, Promellivora au Pakistan et Howellictis au Tchad. Parmi les parents plus éloignés, on trouve Eomellivora, qui a évolué en plusieurs espèces distinctes dans l'Ancien Monde et le Nouveau Monde, ainsi que le géant Ekorus aux longues pattes, découvert au Kenya[29].
Description
Le ratel possède une allure générale faisant effectivement penser aux différents mustélidés fouisseurs, d’où le nom de blaireau qui lui est parfois donné : c’est un animal dont le corps est tout en longueur, mais dont les courtes pattes et l’épaisse circonférence de son corps lui mais il a un aspect trapu, assez remarquable vu de son dos. Sa peau, très souple et peu attachée à ses membres , lui permet une grande aisance dans ses mouvements et ainsi de prendre de se retourner librement dans les positions les plus délicates[30]. La peau est relativement épaisse : celle autour du cou mesurant 6 mm d'épaisseur, est une adaptation dans la lutte entre congénères[31]. La tête est petite et plate, avec un museau court. Les yeux sont petits et les oreilles ne sont guère plus que de petit moignons sur la peau[30], une autre adaptation possible pour éviter les blessures lors des combats[31].
Le ratel a des pattes courtes et robustes, terminés par cinq orteils. Ces pattes sont armées de griffes très puissantes, assez courtes sur les pattes postérieures, mais très longues sur les pattes antérieures. C'est un animal partiellement plantigrade dont les plantes de pieds sont dotées de coussinets épais et nus jusqu'aux carpes. La queue est courte et couverte de longs poils, sauf sous la base[20],[30].
Il s’agit du plus grand mustélidé terrestre d'Afrique. Les adultes mesurent de 23 à 28 cm au garrot et de 55 à 77 cm de longueur pour le corps, la queue ajoutant 12 à 30 cm supplémentaires. Les femelles sont plus petites que les mâles[30]. Sur le continent africain, les mâles pèsent de 9 à 16 kg tandis que les femelles pèsent de 5 à 10 kg en moyenne. Le poids moyen des adultes selon les régions a été rapporté entre 6,4 et 12 kg, avec une médiane d'environ 9 kg[20],[32].
Cependant, le poids moyen de trois femelles sauvages en Irak a été rapporté à 18 kg, ce qui correspond au poids typique des gloutons mâles ou des blaireaux européens mâles à la fin de l'automne, indiquant qu'ils peuvent atteindre des tailles bien supérieures dans des conditions favorables. À l'inverse, une femelle adulte et deux mâles en Inde étaient relativement petits, pesant 6,4 kg et une médiane de 8,4 kg[20]. La longueur du crâne est de 13,9 à 14,5 cm chez les mâles et de 13 cm pour les femelles[33].
Le ratel possède deux paires de mamelles[34]. Il dispose d'une poche anale éversible, un trait partagé avec les hyènes et les mangoustes. L'odeur de cette poche est décrite comme « suffocante » et pourrait aider à calmer les abeilles lors du pillage des ruches[35].

Le crâne ressemble fortement à une version plus grande de celui du Pérouassaca (Vormela peregusna)[36]. La denture présente souvent des signes de développement irrégulier, certaines étant exceptionnellement petites, implantées selon des angles inhabituels ou totalement absentes. Les ratels de la sous-espèce signata possèdent une deuxième molaire inférieure sur le côté gauche de la mâchoire, mais pas sur le droit. Bien qu'il se nourrisse principalement d'aliments mous, les dents jugales du ratel sont souvent très usées. Les canines sont exceptionnellement courtes pour des carnivores[37]. Les papilles sur la langue sont tranchantes et pointues, ce qui facilite la consommation des aliments les plus coriaces[38].
La fourrure d'hiver est longue (40 à 50 mm sur le bas du dos) et se compose de poils rudes et grossiers semblables à des poils de brosse, avec un duvet minimal. Les poils sont encore plus clairsemés sur les flancs, le ventre et l'aine. La fourrure d'été est plus courte (seulement 15 mm sur le dos) et encore plus rare, le ventre étant à moitié nu. Les côtés de la tête et le bas du corps sont d'un noir pur. Une large bande blanche couvre le dessus du corps, du sommet de la tête jusqu'à la base de la queue[39]. Les ratels de la sous-espèce cottoni sont uniques par leur pelage entièrement noir[26].
Répartition et habitat
Le ratel est présent dans la majeure partie de l'Afrique subsaharienne, depuis la province du Cap-Occidental en Afrique du Sud jusqu'au sud du Maroc et au sud-ouest de l'Algérie. Hors d'Afrique, sa répartition s'étend à travers l'Arabie, l'Iran et l'Asie de l'Ouest jusqu'au Turkménistan et la péninsule indienne. On le trouve depuis le niveau de la mer jusqu'à des altitudes atteignant 2 600 m dans le Haut Atlas marocain et 4 000 m dans les Monts Balé en Éthiopie[40].
Sur l'ensemble de son aire de répartition, le ratel vit principalement dans les déserts, les régions montagneuses et les forêts[41]. Ces habitats peuvent présenter des précipitations annuelles allant de seulement 100 mm dans les régions arides jusqu'à 2 000 mm[20].
Écologie et comportement

Le ratel est un animal principalement solitaire, bien qu'il ait été observé chassant en couples en Afrique. Le ratel ne creuse généralement pas son terrier lui-même, il utilise également d'anciens terriers d'oryctéropes, de phacochères ou des termitières abandonnées[38].
Dans le Parc national du Serengeti, son niveau d'activité dépend largement de la saison : durant la saison sèche, il est essentiellement nocturne, alors qu'en saison des pluies, il reste actif toute la journée, atteignant son pic d'activité au crépuscule[42]. Dans la réserve de Sariska en Inde, ainsi que dans le sanctuaire de Cauvery, des études ont conclu que le ratel y était généralement nocturne[43].
Le ratel est un terrassier habile, capable de creuser des tunnels dans un sol dur en 10 minutes. Ces terriers n'ont généralement qu'une seule entrée et mesurent entre 1 et 3 mètres de long, avec une chambre de nidification dépourvue de litière[44].
Les adultes contrôlent un domaine vital. Les femelles établissent de grands domaines dont la taille varie selon l'abondance de la nourriture et l'élevage des petits. Les domaines des mâles, considérablement plus vastes, dépendent de la disponibilité des femelles en chaleur ; le territoire d'un mâle peut ainsi croiser celui d'environ 13 femelles[41]. En moyenne, le domaine d'un mâle adulte est de 548 km2, contre 138 km2 pour une femelle. Les mâles semblent suivre une hiérarchie de dominance, tandis que les femelles ont tendance à s'éviter, bien que leurs domaines puissent se chevaucher à 25 %. Le marquage olfactif par accroupissement est une forme de communication importante ; ils marquent fréquemment leur territoire avec les sécrétions de leurs glandes anales, leurs fèces et leur urine[45].
Le ratel est célèbre pour sa force, sa férocité et sa robustesse. Il est connu pour attaquer sauvagement presque n'importe quelle espèce lorsqu'il ne peut s'échapper, repoussant parfois des prédateurs bien plus grands comme le lion ou l'hyène[46]. Pour dissuader les grands carnivores, il peut libérer un liquide jaune fétide produit par ses glandes anales, accompagné d'une posture de menace (grognements, poils hérissés, queue dressée). En 2018, une étude au Serengeti a montré que la présence de grands prédateurs n'affectait pas la population de ratels, suggérant que ces derniers occupent une niche écologique similaire à celle des super-prédateurs[42]. Sa peau est rarement pénétrée par les piqûres d'abeilles, les piquants de porcs-épics ou les morsures. En Afrique du Sud, il est toutefois une proie potentielle pour le Léopard d'Afrique[47] et le Python de Seba[20].
Le cri du ratel est un « khrya-ya-ya-ya » rauque. Lors de l'accouplement, les mâles émettent des grognements sonores[48]. Les petits gémissent de manière plaintive et, face à des chiens, les ratels peuvent pousser des grognements à la manière des oursons[49].
Alimentation

Le ratel possède le régime alimentaire le moins spécialisé de la famille des mustélidés après le glouton[31]. Il obtient une grande partie de sa nourriture en la déterrant[20]. Il pille souvent les ruches à la recherche de larves et de miel. Son régime comprend également des insectes, des grenouilles, des tortues, des lézards, des rongeurs, des serpents, des oiseaux et des œufs. Il consomme aussi des baies, des racines et des bulbes[20].
Certains individus ont été observés chassant des lionceaux de leurs proies[38]. Il dévore sa proie en entier (peau, poils, plumes et os), la maintenant au sol avec ses pattes avant[50].
Dans le Parc transfrontalier de Kgalagadi, les ratels se nourrissent principalement de geckos et de scinques (47,9 %), ainsi que de gerbilles et de souris (39,7 %). Les proies plus imposantes incluent des cobras, de jeunes pythons et des lièvres sauteurs du Cap. L'étude a révélé que mâles et femelles capturent des proies de taille similaire malgré leur différence de gabarit[51]. Dans le Kalahari, ils ont été vus s'attaquant à du bétail (brebis et chèvres) et tuant des mambas noirs[45]. En Inde, on rapporte qu'ils déterrent parfois des cadavres humains[52].
Contrairement à la croyance populaire, il n'existe aucune preuve scientifique que les oiseaux indicateurs guident volontairement le ratel vers les ruches[53]. Une étude de 2022 a montré que les chacals à chabraque peuvent concurrencer le ratel en lui dérobant de la nourriture, réduisant son apport alimentaire de 5 %[54].
Reproduction
Le ratel n'a pas de saison de reproduction spécifique. L'oestrus dure environ 14 jours. La gestation dure entre 50 et 70 jours[55], donnant généralement naissance à un ou deux petits, aveugles et nus. La femelle transporte ses petits d'un abri à l'autre durant les trois premiers mois.
Vers l'âge de 3 à 5 semaines, les petits commencent à développer leur pelage bicolore. À 8-12 semaines, ils accompagnent leur mère pour chasser ; le sevrage a lieu durant cette période. Les jeunes restent avec leur mère pendant 12 à 15 mois pour apprendre les techniques de survie. Dans le Parc de Kgalagadi, le taux de mortalité des petits atteint 37 %, dû à la prédation, l'infanticide et la famine. Les mâles atteignent la maturité sexuelle vers 2 ou 3 ans. La longévité en captivité peut atteindre environ 24 ans [21][55].
Pathogènes
Le ratel est sensible à la rage. En juillet 2021, un individu enragé a attaqué plusieurs personnes en Afrique du Sud avant d'être abattu[56].
Les parasites internes incluent des vers plats et divers nématodes (Strongyloides akbari, Uncinaria stenocephala, etc.). Les ectoparasites incluent des tiques comme Haemaphysalis indica et Rhipicephalus microplus[20]. Le ratel peut également contracter le parvovirus félin[57].
Le ratel et l'Homme
Conflits
Les ratels deviennent souvent de sérieux prédateurs de volaille. En raison de leur force et de leur persistance, ils sont difficiles à dissuader. Ils sont connus pour arracher d'épaisses planches de poulaillers ou creuser sous des fondations en pierre. Le phénomène de surplus killing (tuerie excessive) est courant lors de ces événements ; un incident documenté a ainsi entraîné la mort de 17 canards de Barbarie et 36 poulets[38].
En raison de la résistance et de la laxité de leur peau, les ratels sont très difficiles à chasser avec des chiens. Leur peau est difficile à pénétrer et sa souplesse leur permet de se retourner sur leurs assaillants lorsqu'ils sont maintenus. La seule prise sûre sur un ratel se situe à l'arrière de la tête ; toute autre prise, y compris par la peau du cou, est extrêmement dangereuse[58].
Au Kenya, le ratel est un réservoir majeur de la rage[59] et est soupçonné de contribuer de manière significative au cycle sylvatique de la maladie[60].
Conservation
Le ratel est assez largement répandu sur le continent africain et le sud-ouest asiatique, depuis 2016, l’espèce est classée dans la catégorie « préoccupation mineure » sur la Liste rouge de l'UICN[40]. Toutefois, il semble menacé dans certains pays tels que le Niger, le Maroc ou l'Afrique du Sud : Il subit une certaine persécution par les apiculteurs et des agriculteurs, qui utilisant parfois des poisons ou des pièges, ainsi que par son usage dans la médecine traditionnelle et comme viande de brousse. Dans d'autres cas, des programmes de contrôle destinés à d'autres prédateurs, tels que les caracals, ont entraîné des morts accidentelles de ratels. On estime que de nombreuses populations du méllivore ont été éradiquées par le seul effet des empoisonnements [40]. Le ratel est protégé à l’échelle locale dans de nombreux pays de son aire de répartition, tels que l'Algérie, le Maroc, le Kazakhstan, l'Ouzbékistan et le Turkménistan. Il est également présent dans des zones protégées au sein de nombreux pays, comme le Parc national Kruger en Afrique du Sud et la Réserve naturelle d'Oust-Ourt au Kazakhstan. Au Ghana et au Botswana, les populations sont inscrites à l'Annexe III de la CITES. La population indienne est quant à elle protégée au titre de l'Annexe I de la loi de protection de la faune sauvage de 1972[43].
En captivité
Les ratels sont parfois gardés en captivité comme animaux de compagnie ou exposés dans des zoos. Ils sont réputés faciles à apprivoiser, certains individus cessant même d'utiliser leurs glandes anales. Malgré cela, lors de contacts avec un soigneur, les ratels libèrent souvent des sécrétions de leurs glandes anales[20].
Si le ratel est capturé dans les premiers jours après sa naissance, lorsqu’il a encore les yeux fermés, il peut, à l’instar de la plupart des carnivores, être élevé en captivité. Il conservera néanmoins son caractère teigneux, car il ne cesse de grogner, même en jouant, et des morsures sont toujours à redouter[61].
Culture et représentations
Les populations autochtones de Somalie prêtent au ratel le pouvoir de rendre les hommes infertiles par simple morsure, une croyance qui pousse les habitants à s'en tenir prudemment à l'écart de l'espèce[20]. En Inde, la rumeur veut qu'il déterre parfois des cadavres humains[24].
Lors de l'occupation britannique du Gouvernorat de Bassora en 2007, des rumeurs ont circulé sur l'apparition de « blaireaux mangeurs d'hommes ». Certains locaux accusaient les troupes britanniques d'avoir délibérément relâché ces bêtes, ce que le commandement britannique a catégoriquement nié[62]. Un porte-parole de l'armée a précisé que ces animaux étaient indigènes à la région, bien que rares en Irak, et qu'ils ne représentaient généralement un danger pour l'homme que s'ils étaient provoqués[63].
Dans les médias populaires
Dans la culture populaire de la sphère anglophone, le ratel, le plus souvent désigné sous le nom d’Honey badger (« blaireau à miel »), jouit d'une réputation d'animal intelligent et d'une témérité absolue. Il est souvent désigné par des superlatifs tels que « l'animal le plus intrépide au monde » ou « la créature la plus puissante d'Afrique, toute proportion gardée ». Cette image d'invincibilité provient de sa propension à tenir tête à des prédateurs bien plus imposants, mais aussi des vocalisations impressionnantes qu'il émet lors de ses parades de menace.
Sa capacité à utiliser des outils témoigne d'une intelligence remarquable. Le documentaire de la BBC Honey Badgers: Masters of Mayhem montre notamment des individus en captivité capables de coopérer pour déverrouiller des enclos à l'aide d'objets détournés. Son attitude désinvolte est devenue un phénomène viral via la vidéo humoristique Randall's Guide to Nastyass Animals et son slogan « Honey Badger Don't Care » (« le ratel s'en fout »)[64].
Cette réputation a franchi le domaine de la biologie :
- Le ratel est devenu le symbole du Bitcoin, ses partisans comparant la résilience et le caractère incontrôlable de la cryptomonnaie à la robustesse légendaire de l'animal[65].
- Le pilote de Formule 1 Daniel Ricciardo a adopté le « honey badger » comme emblème et surnom pour illustrer son style de pilotage agressif caché derrière un tempérament jovial[66].
Notes et références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Honey badger » (voir la liste des auteurs).
- ASM Mammal Diversity Database, consulté le 23 février 2026.
- ↑ Annexes au Journal officiel des Communautés européennes du . Lire en ligne.
- ↑ Nom vernaculaire français d'après Dictionary of Common (Vernacular) Names sur Nomen.at.
- Meyer C., ed. sc., 2009, Dictionnaire des Sciences Animales. consulter en ligne. Montpellier, France, Cirad.
- ↑ Nom vernaculaire en français d’après Termium plus, la banque de données terminologiques et linguistiques du gouvernement du Canada.
- ↑ Voir définition donnée par le Grand dictionnaire terminologique de l’Office québécois de la langue française.
- (en) Murray Wrobel, 2007. Elsevier's dictionary of mammals: in Latin, English, German, French and Italian. Elsevier, 2007. (ISBN 0444518770 et 9780444518774). 857 pages Rechercher dans le document numérisé.
- ↑ Nom en français d'après l'UICN sur le site de la liste rouge de l'UICN.
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Voir aussi
Bibliographie et liens externe
- National Geographic Magazine no 60
- Jean Dorst et Pierre Dandelot, Guide des mammifères d’Afrique, Delachaux et Niestlé, 1971
- Léo Grasset, Le coup de la girafe, chapitre 11, éditions du Seuil, 2015
- (en) « The Crazy Nastyass Honey Badger », sur Know Your Meme
Autres liens externes
- (en) Mammal Diversity Database (MDD) : Mellivora capensis (consulté le )
- (en) Mammal Species of the World (3e éd., 2005) : Mellivora capensis (consulté le )
- (en) Animal Diversity Web : Mellivora capensis (consulté le )
- (en) Catalogue of Life : Mellivora capensis (Schreber, 1776) (consulté le )
- (fr + en) CITES : espèce Mellivora capensis (Schreber, 1776) (+ répartition) (sur le site de l’UNEP-WCMC) (consulté le )
- (fr) CITES : taxon Mellivora capensis (sur le site du ministère français de l'Écologie) (consulté le )
- (fr + en) ITIS : Mellivora capensis (Schreber, 1776) (consulté le )
- (en) NCBI : Mellivora capensis (taxons inclus) (consulté le )
- (en) Paleobiology Database : Mellivora capensis Schreber 1776 (consulté le )
- (en) UICN : espèce Mellivora capensis (Schreber, 1776) (consulté le )
- (en) Paleobiology Database : Mellivora capensis Schreber (1776) (consulté le )



