| Première version | |
|---|---|
| État du projet | Actif |
| Langues | Français |
| Type | Application web |
| Site web | tchap.numerique.gouv.fr |
Tchap est une messagerie instantanée chiffrée française, destinée aux communications professionnelles des fonctionnaires. Opérée par l’État, via la direction interministérielle du Numérique (DINUM), elle garantit la confidentialité des échanges. Son usage est validé par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) et est hébergée dans le cloud du ministère de l’Intérieur. En , elle serait utilisée par environ 300 000 agents.
Historique
Contexte et développement
L'administration publique française cherche à remplacer, pour des questions de la souveraineté nationale, les applications de messagerie grand public, utilisées pour des usages professionnels jusqu'au sommet de l'État, notamment Telegram, Slack ou WhatsApp, qui sont jugées peu sûres, et dont les développeurs et les serveurs informatiques ne relèvent pas de la souveraineté nationale[1],[2].
Le développement de Tchap est annoncé le sur France Inter par Mounir Mahjoubi, alors secrétaire d'État au Numérique. Le nom du service est choisi en hommage à Claude Chappe, inventeur du sémaphore.
L'application et le protocole de Tchap sont basés sur le fork du logiciel libre, Element, qui permet des communications chiffrées en s'appuyant sur le protocole Matrix[3], mais en excluant les fonctions d'appels audio, d'appel vidéo et l'ouverture à la fédération.
L'entreprise Thales a déjà développé une solution logicielle reposant sur les mêmes bases, appelée Citadel. Henri Verdier, alors directeur de la DINSIC, affirme en qu'il existe « un accord de coopération et d'interopérabilité avec Thales » et qu'il « serait dommage de se tirer dans les pattes alors qu'on part de la même souche ». D'autres agences étatiques, comme l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI), contribuent également au projet. La tentative de rapprochement entre la DINSIC et Thales pour unifier Tchap et Citadel a échoué.
Livraison et déploiement
La première version de l'application est publiée le sur Google Play et sur l'App Store. Le service est disponible sur ordinateur, tablette et smartphone[4].
Tchap est intégrée dans la plateforme collaborative Resana, proposée par la direction interministérielle du Numérique (DINUM) à tous les agents de l'État et qui regroupe des outils d'édition de documents en ligne et de gestion des tâches[5],[6].
Le , le Premier ministre, François Bayrou, publie une circulaire de déploiement du service dès le pour les agents publics, en particulier au sein des cabinets ministériels. Si Tchap est préféré, la messagerie Olvid choisie en par la Première ministre Élisabeth Borne pourra continuer d'être utilisée[7].
En , elle est utilisée par environ 300 000 agents[7].
Articles connexes
- LaSuite : Docs, Grist, Messagerie, Fichiers, FranceTransfert, Visio.
- Olvid
Références
- ↑ Julien Lausson, « L'après Telegram : avec la messagerie Tchap, la France regagne sa souveraineté », sur Numerama, (consulté le )
- ↑ Guénaël Pépin, « La France travaille à une messagerie d'État chiffrée pour « cet été » », sur Next, (consulté le )
- ↑ Guénaël Pépin, « À la découverte de Riot, l'outil libre derrière la future messagerie de l’État français », sur Next, (consulté le )
- ↑ Alix Lavoue, « Qu’est-ce que Tchap, la messagerie française ultrasécurisée bientôt imposée dans les ministères ? », sur Le Figaro, (consulté le )
- ↑ « La DINUM lance un collaboratif pour l'ensemble des agents de l'Etat », sur www.cio-online.com, (consulté le )
- ↑ « Resana : plateforme collaborative interministérielle pour vos groupes de travail - le catalogue interministériel des Pros du Numérique », sur Le catalogue interministériel des Pros du Numérique (consulté le )
- « Tchap, la nouvelle messagerie sécurisée d’Etat que tous les ministères devront utiliser dès la rentrée », Le Monde, (lire en ligne
, consulté le )

