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Un prince de Kiev prenant tribut, peinture de Nicholas Roerich, 1908 (Moscou).

Un tribut (du latin tributum, contribution[1]) est une contribution périodique qu’une partie fait à une autre en signe de soumission ou d'allégeance. Le tribut peut être constitué de biens de valeurs, de production agricole, ou de monnaies pour les périodes historiques durant lesquelles la monnaie existe.
Cette contribution a parfois une valeur monétaire infime et est uniquement symbolique ; un exemple célèbre en est le faucon chasseur que les Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem devaient procurer chaque année au roi d'Espagne.

Le tribut est le signe de reconnaissance d’une domination ; le refus de paiement est synonyme de révolte[2].

Selon Raymond Descat, le tribut des peuples dominés était un des ressources principales de l’Empire achéménide[3]. Selon Pierre Briant, le tribut prélevé par les Achéménides l’est le plus souvent en nature[4] (grain, chevaux, produits artisanaux, métaux) et rarement en monnaie. Ce tribut en nature servait surtout à entretenir les garnisons[5], le reste de l’armée étant financé différemment[6] Toutefois, l’entretien des troupes de garnison n’absorbait pas tout le tribut et une part arrivait dans les caisses royales[7]. Une partie du tribut pouvait être exigé en nature afin d’équiper une expédition : ainsi, pendant les deux annéees avant la campagne contre la Grèce, l’Empire exige des villes tributaires de Phénicie et d’Asie mineure qu’elles construisent une flotte pour l’invasion de la Grèce[8]. Le versement en nature du tribut permettait de nourrir l’armée : le tribut servait essentiellement à faire la guerre, et celle-ci permettait d’obtenir le versement de tribut[9].

Les Normands prélevaient un tribut, le danegeld, sur les régions qui leur étaient soumises ou qu’ils menaçaient. Dans le royaume des Francs, un tel tribut a été versé en 845, 853, 860-861, 862, 866 et 877, et s’élevait à 5000 livres. L’Angleterre versait de 10 000 à 83 000 livres[10].

Après la conquête mongole, les principautés russes, non-occupées, sont soumises au versement d’un tribut sous le nom spécifique de vyhod ou plus générique de dan[11]. Les estimations de son montant total varient grandement, de 5 à 10 000 roubles pour les estimations les plus basses, jusqu’à 170 000 pour la plus haute[12], ce montant tombant à 1000 roubles après 1480 et la Grande halte sur la rivière Ougra[13]. Les roubles en question sont des pièces d’argent de 92 ou de 100 grammes, selon la référence choisie[14]. Le montant était prélevé par les princes et reversé à Moscou, qui le payait ensuite aux Mongols. Au XIVe siècle, la répartition de ce prélèvement fixe était inégalitaire, les régions les plus aisées pouvant payer moins que les régions périphériques plus pauves[15], et certaines régions, rien[16]. À la fin du XVe siècle, le prélèvement est réparti de manière plus équitable entre les différentes régions[17].

Chantal Caillavet signale aux premiers temps de l’Empire colonial espagnol en Amérique du Sud un tribut en textile dans l’audience de Quito. Ce tribu reprend une pratique d’imposition des Incas fournissant des revenus aux encomenderos, titulaires des encomiendas, qui les revendaient ensuite. Ce tribut en nature est converti en numéraire après 1565[18]. Dans une autre possession espagnole, les Philippines, les tribus pré-hispaniques versaient tribut à la plus puissante d’entre elles, système repris par l’Empire espagnol[19].

Notes et références

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  1. ↑ Informations lexicographiques et étymologiques de « Tribut » dans le Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales
  2. ↑ Raymond Descat, « Le tribut et l'économie tributaire dans l'Empire achéménide », Topoi. Orient-Occident, 1997, supplément 1, p. 261.
  3. ↑ Descat, op. cit., p. 253-262.
  4. ↑ Pierre Briant, « Guerre, tribut et forces productives dans l'Empire achéménide », Dialogues d'histoire ancienne, 1986, no 12, p. 41.
  5. ↑ Briant, op. cit., p. 37 et 44
  6. ↑ Briant, op. cit., p. 36.
  7. ↑ Briant, op. cit., p. 37.
  8. ↑ Briant, op. cit., p. 39 et 42.
  9. ↑ Briant, op. cit., p. 44.
  10. ↑ Ferdinand Lot, « Les tributs aux Normands et l'Église de France au IXe siècle », Bibliothèque de l'École des chartes, 1924, no 85, p. 58-60.
  11. ↑ Michel Roublev, « Le tribut aux Mongols d'après les testaments et accords des princes russes », Cahiers du Monde Russe, 1966, no 7-4, p. 487.
  12. ↑ Roublev, op. cit., p. 489-490.
  13. ↑ Roublev, op. cit., p. 525.
  14. ↑ Roublev, op. cit., p. 490.
  15. ↑ Roublev, op. cit., p. 505.
  16. ↑ Roublev, op. cit., p. 507 et 514-517.
  17. ↑ Roublev, op. cit., p. 520.
  18. ↑ Chantal Caillavet, « Tribut textile et caciques dans le nord de l'Audiencia de Quito », Mélanges de la Casa de Velázquez, 1980, no 16, p. 179-201.
  19. ↑ Ghislaine Loyré, » Mindanao aux XVIe et XVIIe siècles : les Visayans et les Caragans »,Outre-Mers. Revue d'histoire, 1988, no 281, p. 413-414.

Voir aussi

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Sur les autres projets Wikimedia :

  • tribut, sur le Wiktionnaire

Bibliographie

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  • Rodolphe Keller, Laury Sarti, Pillages, tributs, captifs. Prédation et sociétés de l'Antiquité tardive au haut Moyen Âge, Éditions de la Sorbonne, 2020

Articles connexes

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  • Déditice et fœdus (d'autres types de soumission dans la Rome antique)
  • Iassak (en Russie)
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