![]() Trotteur d'Orlov à l'entraînement. | |
Région d’origine | |
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Région | ![]() |
Caractéristiques | |
Morphologie | Cheval de course |
Taille | 1,52 à 1,72 m |
Poids | 500 à 550 kg |
Robe | Généralement grise |
Tête | Moyenne, profil rectiligne et petites oreilles |
Pieds | Larges et plats |
Caractère | Énergique et audacieux |
Autre | |
Utilisation | Courses de trot |
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Le Trotteur d'Orlov (russe : Орловский рысак Écouter) est une race de chevaux trotteurs russe. Sélectionné par le comte Alexeï Orlov auquel il doit son nom, les origines de ce cheval sont marquées par une extrême consanguinité à partir de l'étalon arabe fondateur, Smetanka. Trotteur le plus rapide au monde jusqu'à la fin du XIXe siècle, il est ensuite détrôné par le Trotteur américain et le Trotteur français.
Le Trotteur d'Orlov est hitoriquement caractérisé par une assez grande taille, des crins abondants et une longue encolure portée en col de cygne, qui le rendent élégant du point de vue d'observateurs humains.
Il constitue l'une des plus célèbres races de chevaux élevées en Russie.
Dénomination
Cette race de trotteurs est sélectionnée au XVIIIe siècle par le comte Alexeï Orlov (ou Orloff, selon la transcription ancienne[1]), qui lui a légué son nom en hommage[2],[3],[4],[5]. Ce dernier a également sélectionné une race de chevaux de selle[6]. Donner le nom de son éleveur à une race de chevaux semble être une spécificité russe, d'après Jean-Louis Gouraud[7].
Le Trotteur d'Orlov est aussi nommé pendant un temps « Trotteur russe »[8].
Historique
L'élevage s'effectue originellement du haras d'Ostrov, fondé à proximité de Moscou par le comte Orlov[9],[10]. Ce dernier se lance dans l'élevage de trotteurs en raison du manque de qualités autres que la rusticité des chevaux russes de l'époque[11], et de son embonpoint qui l’empêche de pratiquer l'équitation[12]. Il se forme à l'hippologie en assistant à des conférences donnés par des spécialistes réputés en Europe de l'Ouest[13]. Il s'installe ensuite en 1775[14] ou en 1788 dans la région de Voronej, au sud de Moscou, dans le haras de Khrenov[9],[11]. Les chevaux sont dès lors élevés de manière extensive dans les plaines inondables de la rivière Bitioug[A 1].
Origines

Les débuts de sélection de cette race datent de 1775 à 1784[A 1],[15], ce qui en fait le plus ancien exemple mondial d'élevage sélectif d'un trotteur[13],[16]. Orlov a défini clairement son objectif d'élevage dès ses débuts, à savoir un cheval d'attelage élégant et résistant aux conditions climatiques russes ; en tant qu'éleveur, il se montre particulièrement en avance pour son époque[17]. La race qu'il a sélectionnée est fixée dans son type dès 1796, où le Trotteur d'Orlov est le cheval russe le plus grand, le plus élégant et le plus réputé de son époque[18].
Le Trotteur d'Orlov descend de l'étalon arabe gris Smetanka, soit reçu d'un amiral turc en récompense pour sa bravoure au combat[3],[19], soit acheté par le comte Orlov[14] pour la somme de 60 000 roubles[12],[17]. Dans les années 1870, Smetanka se reproduit avec le cheptel du comte Orlov, bien qu'il n'ait effectué qu'une seule saison de reproduction[2],[17]. Un autre important fondateur de cette race est l'étalon arabe bai Sultan I[20].
En 1777, Orlov croise Smetanka avec une jument flamande ou danoise (à la robe isabelle), dont naît l'étalon Polkan[3],[8],[4],[12],[17]. Ce dernier est le père d'un étalon gris, Bars Ier, considéré comme le véritable fondateur de la race du Trotteur d'Orlov[3],[8],[11]. Né en 1784, Bars Ier (« Lion des neiges ») est le fils d'une jument harddraver hollandaise de robe noire[4],[19],[12], dotée d'un excellent trot et d'une grande amplitude dans ses allures[9],[11]. Il se reproduit à Khrenov durant 17 ans[17].
Cette race est issue des croisements de Bars Ier avec différents chevaux importés par le comte Orlov[9], soit 77 juments poulinières dont des harddraver hollandaises (ancêtres du Frison[21],[22],[S 1]), des juments danoises et cinq mecklembourgeoises[2],[3],[9],[19], mais aussi des juments russes, polonaises, et une dizaine d'arabes[3],[4],[19]. Il recours fortement à la consanguinité pour fixer les caractéristiques de la race, Bars étant croisé avec ses propres filles et fils[9]. Les petites-filles de Bars Ier jouent ainsi un rôle reproducteur majeur[A 1].
Du vivant du comte Orlov et même après sa mort, aucun reproducteur n'est commercialisé ou donné[6].
Gestion par Schischkin
Après la mort du comte Orlov en 1809, le haras est géré par W. J. Schischkin, qui accroit encore les croisements consanguins[6]. Jasper Nissen décrit des « accouplements incestueux extrêmes souvent répétés »[17]. Ainsi, l'étalon Ljubesnoj I naît du croisement de Bars Ier avec une jument elle-même fille de Bars Ier, le même croisement consanguin étant ensuite répété sur trois générations pour donner Ljubesnoj III, issu de l'accouplement de Ljubesnoj avec sa propre sœur[17]. Les chevaux perdent en taille et en masse[6].
Des croisements avec le Pur-sang sont pratiqués par la suite, le type du trotteur d'Orlov étant dès lors définitivement fixé[3],[6]. Schischkin renouvelle le croisement avec des juments harddraver, et introduit le trotteur Norfolk en plus des juments danoises[6]. En 1811, le tsar de Russie reçoit quatre hongres du cheptel d'Orlov de la part de la comtesse, alors veuve, alors qu'il avait demandé quatre étalons[6].
Parmi les 11 fils de Bars Ier, deux étalons influencent particulièrement la race à ses débuts, le gris Lebed'I et le bai-brun Liubeznyl / Ljubesnoj[14],[S 2]. Les étalons Ljubimes, issus d'une jument harddraver, et son fils Waruur, jouent également un grand rôle dans la consolidation du Trotteur d'Orlov[6]. Lorsque Schischkin ouvre son propre haras à partir de quelques-unes des meilleures juments de Khrenov, le Trotteur d'Orlov commence à se répandre dans toute la Russie[6]. En tant que reproducteur vu comme améliorateur d'autres races, il est amené vers des élevages situés dans des régions climatiques russes très différentes les unes des autres, comme Poltava, Pskov, la Kirghizie et les montagnes orientales du lac Baïkal[A 1]. Le meilleur étalon de Khrenov se révèle être Udaloj, né en 1871[6].
Élevage sélectif du XIXe siècle
Si les premières courses de trot ont eu lieu à Moscou en 1799, c'est la création de la société des courses de trot à Moscou en 1834 qui conduit à une grande popularité des courses de traîneaux organisées en hiver[6], et à un élevage sélectif qui améliore considérablement les capacités du trotteur d'Orlov[2],[9],[11]. En 1845, le haras de khrenov ayant commencé à péricliter sous la direction de la fille du comte Orlov, le gouvernement russe en fait l'acquisition[6]. C'est à cette époque que des registres généalogiques sont mis en place, des règlements de courses au trot créés, et des reproducteurs Orlov distribués[6]. De petits haras éleveurs de Trotteurs d'Orlov s'installent partout dans l'Empire russe[6], au point que 1 500 élevages soient dénombrés en Russie européenne[23]. Le registre généalogique (stud-book) de la race est créé en 1865, et réservé dans un premier temps aux chevaux capables de trotter durant un kilomètre en moins de deux minutes[3]. Par la suite, il est fermé aux chevaux qui ne sont pas eux-mêmes des Trotteurs d'Orlov[3].
- Peintures du Trotteur d'Orlov par Nicolas Swertschkoff
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Attelage de l'empereur Alexandre III.
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Attelage en traineau
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Attelage en traineau de course
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Attelage au drojki de course
Durant tout le XIXe siècle, l'Orlov est considéré comme le meilleur trotteur au monde[4] et largement utilisé pour tirer calèches et traîneaux. Son usage rend les courses de trot populaires jusqu'en Europe occidentale, de l'Allemagne à l'Autriche-Hongrie en passant par la Slovaquie et l'Italie, la race gagnant ces régions d'Europe pour y être élevée ou croisée[23]. Les premières courses de vitesse au trot organisées en Europe occidentale sont totalement dominées par l'Orlov[23]. Il perd cependant sa supériorité à la fin de ce même siècle, le Trotteur américain étant plus rapide[12],[11],[S 3]. Dès lors, c'est le Trotteur américain qui commence à être importé massivement vers l'Europe, d'autant plus facilement qu'il est bon marché à l'achat[23].
Depuis le XXe siècle

Entre 1885 et 1913, le Trotteur Orlov est régulièrement croisé avec le Trotteur américain[19],[24]. En 1900, sur 1 500 élevages de trotteurs répertoriés en Russie, 52 élèvent le Trotteur américain, mais 90 % des chevaux croisés américains gagnent en course contre un Orlov de race pure[23]. De plus, dans la sélection de l'Orlov, l'apparence extérieure compte pour l'approbation à la reproduction, alors que ce n'est pas le cas chez le Trotteur américain, seule la vitesse du cheval étant évaluée[23]. Entre 1900 et 1914, l'élevage de l'Orlov décline[23]. En 1906, son registre généalogique est fermé aux croisements extérieurs, mais cela n'empêche pas le Trotteur américain ou croisé américain de dominer les champs de course, mettant à mal la fierté des éleveurs russes[23]. Les déclarations d'un membre de la commission de recherche sur les trotteurs, A. Krasovskii, suscite la controverse en 1915, ce dernier déclarant qu'aucun trotteur n'est de « pure race » et que le croisement augmente leurs performances[S 3].
La Première guerre mondiale et la guerre civile russe font ensuite souffrir la race[19],[23]. Par la suite, il devient nécessaire de sauvegarder le Trotteur d'Orlov[19]. Après la création de l'Union Soviétique (1922), d'important débats idéologiques portent sur le statut des courses au trot, vues comme un outil de domination bourgeoise ou au contraire comme un divertissement des classes populaires[23]. En 1927, le stud-book du « Trotteur russe » est publié pour la première fois[S 4], et compte 939 étalons pour 1 120 juments[A 1]. Les autorités soviétiques établissent alors un règlement sévère pour préserver la race[12], en lui retirant son nom d'origine pour la rebaptiser « Trotteur russe » en honneur à l'idéologie communiste[23]. En 1937, Witt. V. rédige le premier programme de sélection du Trotteur d'Orlov[S 2]. Re-nommé Trotteur russe, il est séparé du Trotteur métis (croisé américain), le registre généalogique réservé à ce dernier étant créé en 1945[25].
Depuis les années 1950
En 1949, le nom « Trotteur d'Orlov » est ré-introduit[23]. Parallèlement à l'augmentation des performances de vitesse de l'Orlov durant les années 1930, la taille moyenne au garrot des chevaux augmente également[26].
En 1954, le stud-book de l'Orlov compte 3 228 juments[A 1]. En 1979, ses effectifs totaux sont estimés à 30 000 têtes selon Silver[8], les chiffres cités par l’Université d'État de l'Oklahoma étant de 432 étalons et 652 juments dans le stud-book soviétique en 1982, témoignant d'un déclin[A 1]. Haller dénombre environ 25 000 sujets au total en 2002[12]. Durant la période communiste, d'après l'autrice tchèque Helena Kholová, cette race est élevée dans 34 haras d'État soviétiques[2],[27]. Les plus réputés sont alors ceux de Novotomnikov, de Perm, de Khrenov et d'Altaï[19].
En 1997, une union internationale vouée à la préservation du Trotteur d'Orlov est créée[28],[24]. L'élevage du Trotteur d'Orlov reste en crise en raison de la concurrence du Trotteur américain[29].
Description

Il fait partie du groupe des trotteurs, des races de chevaux de course le plus souvent sélectionnées localement sur la base de leurs performances de vitesse au trot[30]. Il existe cinq types de trotteurs d'Orlov, distingués par leur haras d'origine et par des particularités physiques[2],[9],[4],[19],[A 1] :
- Khrenov, le plus réputé[2],[9],[4],[19], type médian[31], celui qui est décrit par la plupart des sources[A 1] ;
- Dubrov / Dubrovski, de taille plus réduite et de constitution plus charnue[19], avec un type plus primitif[32] ;
- Novotomnikov, plus proche de l'Arabe et plus précoce[33],[31],[A 1] ;
- Perm, plus grand et plus trapu[19], proche d'un type d'attelage[31] ;
- Tula[4],[19].
Taille et poids
C'est un cheval de taille moyenne[12], ou bien de grande taille[34]. Caroline Silver (1984)[8], Edwards (1994)[35] et Jean-François Ballereau (1993)[36] indiquent une taille de 1,52 à 1,70 m, avec une moyenne à 1,53 m selon Silver[8]. L'autrice tchèque Helena lui attribue une taille de 1,57 à 1,64 m[2], tandis que l'auteur américain Nicolas Jane Swinney donne 1,55 à 1,70 m[14], l'auteur italien Maurizio Bongianni une fourchette de 1,55 à 1,72 m[3], CABI 1,54 à 1,73 m[15] et Jasper Nissen 1,58 à 1,65 m[34]. Le guide Delachaux en donne une très proche, de 1,53 à 1,72 m[37]. L'auteur anglais Elwyn Hartley Edwards donne (en 2016) une moyenne de 1,63 m[9], et Emmanuelle Hubrecht de 1,65 m[27].
Le tour de poitrine atteint 1,80 m, et le tour de canon dépasse les 20 cm[2],[38],[35]. Les mesures moyennes officielles fournies pour les étalons indiquent une hauteur au garrot de 1,62 m, une longueur de corps de 1,64 m, un tour de poitrine de 1,87 m, et un tour de canon de 20,5 cm ; chez les juments ces mêmes mesures sont de 1,60 m de hauteur, 1,64 m de longueur, 1,86 m de tour de poitrine et 20,2 cm de tour de canon[A 1]. D'après Hubrecht, le standard de race exige un tronc long d'au moins 1,65 m et un tour de poitrine d'au moins 1,85 m[27].
Le poids moyen est de 500 à 550 kg selon les auteurs russes Koževnikov et Gurevič[39], l'auteur américain J. Mortensen indiquant 400 à 540 kg[40], et les éditions Dorling Kindersley une moyenne de 500 kg[41].
Morphologie
La morphologie est assez variable en raison de l'existence des lignées[8],[19],[34], mais distinctive[19] et harmonieuse[4],[34], dégageant une impression de beauté[14] et d'élégance désuète pour l'observateur humain[12]. L'Orlov se distingue immédiatement des autres races de trotteurs[27] grâce à son type plus oriental[34].

Le format général s'inscrit dans un carré[2], avec une impression générale de puissance[12] et de compacité[34], mais sans être massif[2], grâce à son ossature légère[4]. L'Orlov est en effet de type médio-longiligne[3]. Certains sujets ont beaucoup d'« air sous le ventre » en raison d'un passage de sangle peu profond et de membres longs[34],[35] ; Edwards attribue cette caractéristique aux croisements hollandais pratiqués entre 1825 et 1840[35].
Tête
La tête est typique du cheval oriental[2],[8],[27]. Proportionnée au corps[3],[19], elle est de petite taille selon une majorité d'auteurs[37],[38],[35],[14],[42], Kholová la décrivant d'une taille moyenne[2], Nissen comme « pouvant être grande »[34], et Silver comme parfois un peu lourde[8],[27] et ordinaire[38]. Le profil est généralement rectiligne[3],[37],[35], mais peut aussi être légèrement convexe[2],[12].
- Tête du Trotteur d'Orlov
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Bai, vu de profil
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Bai, vu de profil
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Gris, vu de trois quarts
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Gris, vu de trois quarts
Le front est large[3],[37],[35] et arqué[34]. Les yeux sont grands[2],[37],[8] et de couleur sombre[34]. Les oreilles sont petites[2],[37],[8], ressemblant à celles des chevaux arabes[35],[42]. Les naseaux[34] et les joues sont larges[19]. La tête est bien attachée à l'encolure[3].
Corps
L'encolure est souvent portée haut et arquée en col de cygne[2],[38],[12],[27],[34] (dite aussi rouée[3]), longue et musclée[3],[37],[35],[19], une forme qui était très à la mode au XIXe siècle[35]. Les épaules sont droites, longues et musclées selon une majorité d'auteurs[3],[37],[8],[14],[34], de taille moyenne selon Haller[12], légèrement inclinées selon Kholová[2]. La poitrine (ou thorax) est profonde selon une majorité d'auteurs[2],[3],[14], Hendricks la décrivant de profondeur moyenne[19] et l'auteur autrichien Martin Haller comme peu profonde[12]. Elle est ample[3],[37],[8],[12]. Le garrot est moyennement relevé[3],[19] et bien défini selon Edwards[38], les auteurs Haller et Nissen le décrivant comme effacé[12],[34] et fondu dans le dos[34]. Le passage de sangle est profond[8].
Le dos est long et droit[3],[2],[37],[38], large[35] et fort, de même que le rein[3], qui est bien musclé[34]. Le dos peut cependant être légèrement ensellé[19],[34]. La cage thoracique est arrondie[2],[19].
Son arrière-main est puissante[2], avec une croupe musclée[37],[8],[9]. Si Edwards et Bongianni estiment qu'elle est allongée[35],[3], Edwards la décrit comme courte[9]. Hendricks cite une forme droite vue de profil et arrondie vue de l'arrière[19], Bongianni une légèrement inclinée[3], et Haller une croupe fortement inclinée[12]. Selon Hubrecht, elle est « peu arrondie »[27]. La queue est attachée haut[37],[38],[27].
Les crins de la crinière et de la queue sont bien fournis[37],[8], les fanons également, probable héritage des chevaux harddraver[34].
Membres
Son influence hollandaise lui a longtemps donné des membres de faible qualité au niveau des tendons et des déformations osseuses, mais cela a été corrigé chez les chevaux modernes[35]. Certains sujets ont des articulations grossières[19].
Les membres sont durs[8],[12], de format carré[9] et résistants, bien musclés et solides, avec des articulations solides et sèches, et des tendons bien détachés[3],[34]. Selon Edwards et Haller, bras et avant-bras sont longs[4],[12], de même que les canons[3], donnant une impression générale de cheval haut sur ses membres[4],[12]. Hendricks décrit des membres de longueur moyenne[19]. Pour Hubrecht, les membres sont relativement fins[27].
Les postérieurs sont forts[38]. Les paturons sont plutôt court-jointés et relativement droits[19]. Les sabots sont larges[37],[12],[34], plats selon Kholová, mais exempts de maladies[2],[34].
Les bas des membres peuvent avoir des fanons[19],[12], souvent drus[8].
Robe
La robe est le plus souvent grise, avec des pommelures[3],[37],[9],[4] : 50 % des chevaux de cette race seraient gris selon Nissen, les pommelures pouvant disparaître avec l'âge[34]. Elle peut aussi être noire, cité comme la seconde couleur la plus fréquente par Silver et Hubrecht[8],[27], ou baie[3],[2],[37],[9],[4]. D'après Nissen, 25 % des chevaux seraient bais et 20 % de robe noire[34]. L'alezan est rare[3],[37],[4], concernant 5 % des chevaux d'après Nissen[34]. Les marques blanches sont possibles et courantes[34].
- Robes du Trotteur d'Orlov
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Gris pommelé
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Bai foncé
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Noir
Le pie et le tacheté ne sont pas possibles[27].
Tempérament et entretien
Si le tempérament est variable d'une lignée à l'autre[27], il se révèle docile et énergique, avec une bonne résistance à l'effort[3],[37] et un tempérament courageux[8], audacieux et plein d'entrain[27],[34]. Sa longévité est très bonne[8],[19],[34], surtout pour le rude climat russe, ce cheval étant apte à se déplacer sur la neige[37],[27]. La fertilité des juments est également réputée[37],[8],[34], avec 80 à 85 % de poulinages réussis après gestation[19]. La longévité est réputée bonne, avec des exemples de décès très tardifs comme l'étalon Kvadrat qui se reproduisait encore à 32 ans, et la jument Gondola, née en 1933, qui a vécu 27 ans et donné naissance à 17 poulains[A 1].
L'Orlov peut être élevé en extérieur ou en écurie, cette capacité d'adaptation ayant contribué à son expansion dans toute la Russie[19].
Allures

Cette race dispose d'une aptitude naturelle pour le trot[2],[42] et d'allures réputées d'excellente qualité[8],[12]. Cependant, sa foulée peut être un peu courte[34]. Lorsqu'il se déplace rapidement, l'Orlov tend à relever sa queue[27]. En course, il part d'une poussée très importante venue de l'arrière-main[13]. Il relève fortement les genoux au trot, mouvement permis par sa grande liberté d'épaules[34]. Sa capacité de galop varie selon les lignées concernées[13].
La race a fait l'objet d'une étude visant à déterminer la présence de la mutation du gène DMRT3 à l'origine des allures supplémentaire : cette étude a permis de confirmer la présence de cette mutation chez le trotteur d'Orlov, ainsi que l'existence de chevaux ambleurs parmi la race[S 5].
Sélection
L'analyse généalogique du Trotteur d'Orlov montre une forte connexion de tous les sujets actuels avec l'étalon fondateur Bars Ier[9],[17]. Le taux de consanguinité chez cette race s'établit à environ 5 %[A 1], la réduction du nombre de reproducteurs découlant du manque de performances en vitesse pure[A 1]. La sélection porte sur la recherche d'une grande taille, de puissance, d'une bonne charpente, de membres aux tendons secs et de capacités à trotter[9],[23]. Le registre généalogique est toujours régulièrement publié[13].
L'Orlov est génétiquement très proche du Trotteur russe, ou Trotteur métis[24]. La sélection moderne de cette race est assurée par le comité international pour la protection du trotteur d'Orlov, fondé en 1997[40].
Il existe douze lignées mâles et seize lignées femelles selon Hendricks (1995)[19],[A 1], dix lignées mâles d'après Nissen, qui cite Bartschuk / Barchuk, Bubenschek / Bubenchik- Veter, Lowtschy / Lovchii-Ulov, Otboy, Pilot, Weterok / Veterok-Kvadrat, et Woin / Voin, tous descendants de Bars Ier[23]. La chercheuse bulgare Nadejda Lukanova cite 11 lignées mâles en 2016, ajoutant aux précédemment citées les lignées de Proliv, Pion, Velobot et Gromodnogo-Uspeh[S 2]. Certaines lignées se sont éteintes au cours du XXe siècle, notamment les lignées Metsenat, Koreshok, et Udaloy Crolik[S 2].
Utilisations

C'est originellement un cheval de course et d'attelage, entraîné à tracter des sulkys et/ou des traîneaux[34], mais la réduction de sa population fait que la majorité des usages modernes se font sous la selle[40]. Malgré ses origines, il n'a jamais été cantonné au rôle de cheval de luxe, étant toujours mis à des travaux utilitaires[6],[40]. Il est encore utilisé pour les travaux agricoles et à la traction légère, grâce à sa robustesse[3],[37],[35],[34].
À l'origine, le Trotteur d'Orlov était très réputé comme cheval pivot central dans l'attelage traditionnel russe à trois chevaux, la troïka[2],[27],[43] : le cheval central doit en effet trotter rapidement pendant que les deux chevaux des cotés galopent[4],[44]. Il reste de bonne réputation pour toute activité d'attelage[27],[14],[6] et tracte encore des attelages russes traditionnels, comme la tatchanka[34]. Le prince Albert de Saxe-Cobourg-Gotha possédait un drojki tracté par un Trotteur d'Orlov attelé à la douga[4].
Il peut aussi utilisé sous la selle[27],[40], et monté dans différents sports équestres ainsi qu'en randonnée équestre[2]. Le Trotteur d'Orlov est monté en compétitions de dressage, un exemple étant Balagur, monté par Alexandra Korelova aux Jeux olympiques d'été de 2008, alors qu'il était âgé de 18 ans[28]. D'après Grand Prix magazine, ce cheval a « fait sensation » lors de cette édition des JO[P 1].
Courses de trot
L'Orlov est sélectionné pour les courses de trot attelé et joue toujours un rôle important en tant que trotteur de vitesse en Europe, bien qu'il ne soit pas aussi rapide que les races modernes spécialisées[2],[45]. Depuis les années 1950 et 1960, il est en effet supplanté par par le Trotteur français et le Trotteur américain[3],[4],[31]. L'un des grands champions de cette race fut Ulov, un étalon gris né en 1928, qui a trotté les 1 600 m en 2 min 5 s 10[3]. Le record de vitesse de cette race sur cette distance serait de 2 min 2 s 10 selon Silver[8], ou 2 min 1 s réalisé par un cheval nommé Pion selon CABI et Nissen[31],[23]. Cependant, Nissen témoigne de son manque de confiance envers certains temps enregistrés, qui semblent « incroyables »[6].
- Course de trot à Ramenskoïe, juillet 2024
Ces courses de trot restent populaires en Russie[8],[35]. Des réunions hippiques lui sont régulièrement réservées dans ce pays et les pays voisins (Communauté des États indépendants)[3],[37],[19],[11]. La carrière d'un cheval débute généralement à l'âge de trois ans, jusqu'à ses huit ans voire plus tard[13]. La course la plus importante pour cette race est le derby du trot russe de Moscou, couru sur 1 600 m et réservé aux chevaux de quatre ans, avec des tempos de deux minutes en moyenne[13]. Les courses se disputent généralement sur 1 600 à 6 400 m[13]. La distance la plus courte possible est de 426 mètres, la plus longue est de 20 verstes, soit 21 km[6].
Chaque année, quelques champions de race Orlov viennent courir en France, sur l'hippodrome de Vincennes.[réf. nécessaire]
Le cas Hans le Malin

Hans le Malin, un cheval devenu célèbre en raison de son rôle dans la psychologie cognitive et notamment la découverte de l'effet expérimentateur, était un Trotteur d'Orlov selon un certain nombre de sources, dont Frans de Waal[46] et les chercheurs Laasya Samhita et Hans J. Gross[S 6] ; cependant Norbert M. Seel le décrit comme un Pur-sang arabe dans l′Encyclopedia of the Sciences of Learning[S 7].
Il est de robe noire, avec une marque en tête et des balzanes blanches aux membres postérieurs[47].
Croisements
Le Trotteur d'Orlov est considéré comme un améliorateur d'autres races, en raison de sa grande taille et de sa force[48],[19]. C’est l'une des races de croisement les plus influentes en Russie[38],[34], car il a notamment été croisé avec des chevaux de trait à partir du XVIIIe siècle et à l'époque des pénuries russes pour ce type de chevaux, avec succès[27]. Il a ainsi influencé le Bitugue[49],[50], son descendant le Voronej, le Kouznetsk[34],[51], le Lovets[52], le Chumysh[53], le Megezh[54], le Chilkov[55] et le Trait russe[56],[57].
- Races de chevaux influencées par le Trotteur d'Orlov
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Trotteur russe / Trotteur métis
Il est à l'origine du Trotteur allemand et du Trotteur métis russe, par croisement avec le Trotteur américain[4]. Il est entré en croisement pour donner d'autres races de trotteurs, particulièrement en France, en Italie et en Allemagne à la fin du XIXe siècle[3], mais aussi en Finlande[58]. Le Trotteur français[59],[42], le Trotteur espagnol[60] et le Trotteur roumain[61] ont des ancêtres Orlov. Le Trotteur latgale, désormais fusionné avec le Letton, a des origines par l'Orlov et le Trotteur américain[62].
Enfin, le Trotteur d'Orlov a influencé des races de selle comme le cheval du Don[3], le Strelets ukrainien[63], l'Adaev kazakh[64] et peut-être le Tchernomor[65]. On le retrouve parmi les ancêtre du Grand Žemaitukas lituanien[66],[67], du Polesskaya biélorusse[68],[69], et du Kushum kazakh[51].
En Chine, le Sanhe[70], le Jinzhou[71],[32], le Tieling[72] et le Helongjiang[73] en descendent, ainsi que peut-être le Yanqi[74]. Le Kladruber a été croisé avec lui de façon mineure[75].
Diffusion de l'élevage

Il est originaire d'Union soviétique[3], et désormais élevé en Russie, en Ukraine[37] et dans différents pays d'ex-URSS[27], ses qualités d'adaptation à des biotopes variés en faisant un cheval d'exportation[76],[A 1]. Présente dans quatre pays de ce continent, l'Orlov est la troisième race de chevaux la plus diffusée en Asie, après le Pur-sang et l'Arabe[77]. L'ouvrage Equine Science (4e édition de 2012) le classe parmi les races de chevaux de selle peu connues au niveau international[78], au contraire d'autres sources qui précisent une reconnaissance internationale[37],[8], le Trotteur d'Orlov étant décrit comme la race de chevaux russe la plus connue en dehors de son pays d'origine[8].
Bien que Hendricks le classe comme race « commune »[5], ses effectifs d'autrefois plusieurs dizaines de milliers de têtes ont très fortement baissé, avec environ 800 poulinières subsistantes en 2016[37], pour 1 500 sujets au total répartis à travers le monde en 2018[24], en particulier dans une douzaine de haras de Russie et d'Ukraine[40]. Les effectifs de cette race présents aux États-Unis vers 2021 sont de moins d'une demi-douzaine[28].
En Russie
En 2003, une vingtaine de haras d'état russes élèvent cette race, majoritairement dans la partie européenne de la Russie ; dans la région de Voronej, les principaux sont les haras de Khrenov et de Tschesmensk[13]. Il est également élevé au haras de Moscou, à celui de Perm, celui de Prilepsk, celui de Nijni Novgorod, celui de Novotomnikovo (ru), et au haras des steppes de Yelan près de Saratov[13].
En Ukraine
Historiquement, le haras de Dibrov était un haut lieu de l'élevage du Trotteur d'Orlov à l'époque soviétique.[réf. souhaitée]
D'importants changements dans l'élevage du cheval survenus entre 2002 et 2019 en Ukraine ont conduit à une forte baisse du nombre de Trotteur d'Orlov élevés dans ce pays[S 8].
En Bulgarie

Entre 1893 et 1923, le haras de Kabiuk reçoit la mission de mettre des étalons Orlov à disposition pour améliorer les races locales, et importe dans un premier temps 26 étalons de cette race[S 9]. En 1927, ce haras détenait 15 juments Trotteurs d'Orlov, d'après Al. Petrov[S 9]. La race est aussi présente au haras national de Klementina, et aux haras régionaux de Plovdiv, Saint Zagora, Roussé et Yambol ; au total 24 801 juments locales sont saillies par des étalons Orlov[S 9]. 8 étalons Orlov stationnent à Klementina entre 1893 et 1986 : Priytni, Zefir, Risak, Kolesnik I, Vasilchik, Omar, Voronensk et Arnaud, ainsi que deux demi-sang Orlov, donnant une quarantaine de descendants et entrant en croisement sur le cheval de Pleven[S 9]. L'Orlov sert ainsi principalement de cheval de croisement en Bulgarie[S 10].
Après la reconstruction du pays à la fin du XXe siècle, l'élevage du Trotteur d'Orlov en Bulgarie s'est restructuré[S 9]. En 2016, cette race est élevée au haras de Stefan Karadja, qui publie un registre généalogique tous les ans[S 9]. Parmi les lignées subsistantes de cette race en Bulgarie, on compte Voronenok (1893), Stepeni, Chernyo[S 9], Bludliviy, Mech (1894), Zhelezniy, Vasilchik, et Zefir (1893)[S 11]. La taille moyenne des étalons Orlov bulgares est de 1,60 m en 2016[S 12].
Impact culturel
Cette race de chevaux est l'une des plus célèbres de Russie[2],[4],[11],[14],[79], qualifiée de « race de la plus grande importance » par le département d'agriculture russe en 1893[H 1], elle le reste en raison de son ancienneté et de son importance historique[37],[9]. D'après Emmanuelle Hubrecht, elle a valeur d'emblème probablement parce qu'elle symbolise le passé russe durant lequel des troïkas étaient tractées par des chevaux portant des grelots[27].
- Le Trotteur d'Orlov en philatélie
-
Timbre soviétique de 1968
-
Timbre azerbaïdjanais de 1993
-
Timbre moldave de 2002
-
Timbre ukrainien de 2005
-
Timbre russe de 2007
En 1959, Nikita Khrouchtchev offre plusieurs chevaux de cette race au secrétaire américain en charge de l'agriculture, Ezra Taft Benson, en remerciement pour l'envoi de nourriture pendant la famine[28]. En 2020, The Moscow Times révèle que Kim Jong-un, dictateur de la Corée du Nord, a acheté en 2019 deux Trotteurs d'Orlov d'apparence blanche nommés Druzhba et Dubrovnik en Russie, pour la somme d'1,5 million de roubles[P 2].
Notes et références
Notes
- ↑ Les différentes photographies disponibles de Hans le Malin correspondent davantage à la description du Trotteur d'Orlov qu'à celle du Pur-sang arabe.
Références
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Références associatives et web
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Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
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