Type de traité | convention multilatérale |
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Adoption | 18 juin 1998 |
Lieu d'adoption |
Tampere, ![]() |
Signature | 22 juin 1998-21 juin 2003 |
Entrée en vigueur | 8 janvier 2005 |
Condition | 30 jour après le dépôt du 30e instrument de ratification |
Signataires | 60 |
Parties | 49 |
Dépositaire | Secrétaire général des Nations Unies |
Langues | français, anglais, espagnol, chinois, arabe et russe |
La Convention de Tampere, de son nom complet Convention de Tampere sur la mise à disposition de ressources de télécommunication pour l'atténuation des effets des catastrophes et pour les opérations de secours en cas de catastrophe, est un traité international multilatéral régissant la fourniture et la disponibilité d'équipements de communication lors d'opérations de secours en cas de catastrophe, notamment en ce qui concerne le transport d'équipements radio et connexes au-delà des frontières internationales par des radioamateurs. Elle a été conclue lors de la première Conférence intergouvernementale sur les télécommunications d'urgence (ICET-98) à Tampere, en Finlande, en 1998, et est entrée en vigueur le 8 janvier 2005[1]. En mars 2025, 49 États étaient parties à l’accord[2].
Premier traité de ce type, la Convention a été conçue principalement comme un moyen d’inciter les États parties à poursuivre un ensemble d’attentes communes concernant la liberté et l’accès des personnes fournissant des services d’urgence dans les situations de catastrophe. Les obstacles au déploiement des équipements et des opérateurs de télécommunications au-delà des frontières ont coûté des vies lors de catastrophes passées[3].
Les questions relatives au champ d'application de la Convention de Tampere sont discutées lors de la Conférence mondiale sur les communications d'urgence des radioamateurs (CMCUR), qui se tient chaque année dans différents lieux internationaux.
Aperçu
La Convention vise principalement à organiser un cadre général de coopération entre les États parties et les autres acteurs humanitaires internationaux, sous l'autorité du coordonnateur des Nations unies pour les secours d’urgence. Elle encadre le déroulement des procédures de sollicitation et de fournitures d'assistance en matière de télécommunication, invite les parties à dresser la liste des autorités compétentes en la matière, et les conditions financières de cette assistance[4].
La Convention déclare que les ressources de télécommunications doivent être utilisée pour surveiller et prévenir les risques et répondre aux catastrophes, et met l'accent sur le partage d'information et la diffusion auprès du public[5].
Un des principes fondamentaux de la Convention est l'engagement des parties à réduire les obstacles règlementaires à l'utilisation des télécommunications en cas de catastrophe, notamment avec la levées de entraves aux transferts de technologies et aux accès aux fréquences, la garantie des privilèges ou l'octroi d'immunités (contre les arrestation ou les poursuites du personnel ou les saisies ou réquisition des équipements), d'exemptions fiscales ou administratives et de la protection du personnel et du matériel[6].
Références
- ↑ The Tampere Convention on the Provision of Telecommunication Resources for Disaster Mitigation and Relief Operations http://www.iaru.org/tampere-convention.html Accessed 20 April 2016
- ↑ (en) « United Nations Treaty Collection », sur treaties.un.org (consulté le )
- ↑ "Tampere Convention Eases International Emergency Telecommunications" in The ARRL Letter Vol. 24, No. 04, 28 January 2005 http://www.arrl.org/arrlletter/05/0128/ Accessed 12 May 2008
- ↑ Jean Glavany Rapport fait au nom de la Commission des affaires étrangères sur le projet de loi, adopté par le Sénat, autorisant l’adhésion à la convention sur la mise à disposition de ressources de télécommunication pour l’atténuation des effets des catastrophes et pour les opérations de secours en cas de catastrophe. (rapport), , 17 p. (lire en ligne), Assemblée nationale française, XIIIe législature de la Cinquième République française
- ↑ André Trillard Rapport fait au nom de la commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées sur le projet de loi autorisant l’adhésion à la convention sur la mise à disposition de ressources de télécommunication pour l’atténuation des effets des catastrophes et pour les opérations de secours en cas de catastrophe. (rapport), , 13 p. (lire en ligne), Sénat français
- ↑ Union internationale des télécommunications, « Convention de Tampere. Ratification et mise en œuvre »,
Liens externes
- Traité signé par le Venezuela
- Traité signé par l'Uruguay
- Traité signé par le Royaume-Uni
- Traité signé par la Suisse
- Traité signé par la Suède
- Traité signé par le Sri Lanka
- Traité signé par l'Espagne
- Traité signé par la Slovaquie
- Traité signé par la Roumanie
- Traité du Pérou
- Traité signé par le Panama
- Traité signé par le Pakistan
- Traité signé par le Nicaragua
- Traité signé par les Pays-Bas
- Traité signé par le Maroc
- Traité signé par le Monténégro
- Traité signé par le Luxembourg
- Traité signé par la Lituanie
- Traité signé par le Liechtenstein
- Traité signé par le Liban
- Traité signé par l'Irlande
- Traité signé par l'Inde
- Traité signé par l'Islande
- Traité signé par la Hongrie
- Traité signé par la France
- Traité signé par la Finlande
- Traité signé par le Danemark
- Traité signé par la Tchéquie
- Traité signé par Chypre
- Traité signé par la Colombie
- Traité signé par le Canada
- Traité signé par la Bulgarie
- Traité signé par la Belgique
- Traité signé par l'Arménie
- Traité signé par l'Argentine
- Traité signé par l'Albanie
- Traité des Nations unies
- 1998 en Finlande
- Traité entré en application en 2005
- Traité signé en 1998
- Plan d'urgence