Eygalières | |||||
![]() La chapelle Saint-Sixte d'Eygalières. | |||||
![]() Blason |
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Administration | |||||
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Pays | ![]() |
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Région | Provence-Alpes-Côte d’Azur | ||||
Département | Bouches-du-Rhône | ||||
Arrondissement | Arles | ||||
Intercommunalité | Communauté de communes Vallée des Baux-Alpilles | ||||
Maire Mandat |
Aline Pélissier 2020-2026 |
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Code postal | 13810 | ||||
Code commune | 13034 | ||||
Démographie | |||||
Gentilé | Eygaliérois, Eygaliéroise | ||||
Population municipale |
1 740 hab. (2022 ![]() |
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Densité | 51 hab./km2 | ||||
Géographie | |||||
Coordonnées | 43° 45′ 39″ nord, 4° 57′ 00″ est | ||||
Altitude | 20 m Min. 12 m Max. 300 m |
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Superficie | 33,97 km2 | ||||
Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
Unité urbaine | Avignon (banlieue) |
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Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
Élections | |||||
Départementales | Canton de Salon-de-Provence-1 | ||||
Législatives | Quinzième circonscription | ||||
Localisation | |||||
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Bouches-du-Rhône
Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur
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Liens | |||||
Site web | www.mairieeygalieres.com | ||||
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Eygalières est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle est située sur le versant Nord-Est de la chaîne des Alpilles.
Géographie
Situation
Eygalières se trouve au pied des Alpilles, entre Orgon et Saint-Rémy-de-Provence. On accède à cette commune par la RD 24B.
Communes limitrophes
Les communes limitrophes sont Aureille, Eyguières, Mollégès, Mouriès, Orgon, Plan-d'Orgon et Saint-Rémy-de-Provence.
![]() |
Mollégès, Saint-Rémy-de-Provence | Mollégès | Orgon | ![]() |
Saint-Rémy-de-Provence | N | Orgon | ||
O Eygalières E | ||||
S | ||||
Aureille | Eyguières |
- Le village au pied des Alpilles
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Vue de la Place des Pago-tard
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Les Alpilles vues du village
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La rue Pareneuve
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La place des Pago-tard
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La rue Pareneuve
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[2].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 687 mm, avec 6,1 jours de précipitations en janvier et 2,2 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Eyragues », sur la commune d'Eyragues à 13 km à vol d'oiseau[3], est de 15,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 631,8 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 42,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −9,9 °C, atteinte le [Note 1],[4],[5].
Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[6]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[7].
Le mistral
Le mistral y souffle violemment du nord ou du nord-ouest, particulièrement en hiver et au printemps. Le mistral souffle fortement 100 jours par an en moyenne et faiblement 83 jours, ce qui ne laisse que 182 jours sans vent par an[8].
On distingue deux types de mistral : le « mistral blanc », qui dégage le ciel en totalité et accentue la luminosité, et le « mistral noir », plus rare, qui est accompagné de pluie.
Données météorologiques
Eygalières n'a pas de station météo, la plus proche est celle de Saint-Rémy-de-Provence[9]. Les données du tableau suivant sont approximatives.
Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
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Température minimale moyenne (°C) | 3 | 3,6 | 6 | 8,4 | 12,2 | 15,9 | 18,6 | 18,3 | 15 | 11,5 | 6,4 | 4,3 | 10,3 |
Température moyenne (°C) | 7 | 8 | 11 | 13,4 | 17,6 | 21,6 | 24,6 | 24,1 | 20,2 | 15,7 | 10,4 | 7,9 | 15,1 |
Température maximale moyenne (°C) | 11 | 12,4 | 16 | 18,5 | 23 | 27,3 | 30,6 | 30 | 25,5 | 20 | 14,4 | 11,5 | 20 |
Précipitations (mm) | 55,6 | 33,3 | 23 | 48,8 | 36,2 | 31,3 | 26,5 | 34,2 | 65,6 | 69,5 | 57,8 | 41,3 | 523,1 |
Diagramme climatique | |||||||||||
J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm |
Hydrographie
Le territoire d’Eygalières est traversé, du sud vers le nord, par des « gaudres » qui dévalent le piémont nord des Alpilles pour se jeter dans les « paluds » ou « paluns » de Mollégès -Noves. Respectivement, de l’ouest à l’est :
- le gaudre de Romanin[11], qui marque la limite communale St Rémy-Eygalières,
- le gaudre de Sounègues
- le gaudre de Saint-Sixte, nommé la « Resclauso » dans son cours inférieur.Leurs eaux sont collectées par la « Roubine de Tiran[12] » et le Réal, deux des nombreux drains d’assèchement de l’ancien marais durancien, et enfin le Grand Anguillon qui les conduit vers la Durance à hauteur de Châteaurenard.
Urbanisme
Typologie
Au , Eygalières est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Avignon, une agglomération inter-régionale dont elle est une commune de la banlieue[14],[15]. La commune est en outre hors attraction des villes[16],[17].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (50 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (50,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (39,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (25,1 %), forêts (24,9 %), cultures permanentes (5,8 %), zones urbanisées (5,1 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Nom du village
La forme la plus ancienne est Aquileria, attestée en 1216. L’origine du nom se prête à différentes hypothèses. La plus vraisemblable serait liée à une « eigaliero » qui, en provençal, signifie « rigole d’eau d’irrigation ». En effet, le rocher sur lequel a été bâti le village possède plusieurs réserves naturelles ou aménagées (citernes) d’eau pluviale, ainsi que trois conduites souterraines maçonnées (aqueducs) à la datation indéterminée, partant des trois sources pérennes les plus importantes : Saint-Sixte/Mas Blanc, « Calafiguiere » (à l’abri des figuiers), « Sounègues » (les eaux saines).
Histoire
Préhistoire et Antiquité
Le terroir d’Eygalières est occupé et mis en valeur depuis des temps immémoriaux. Des « baumes » (grottes) du versant Nord des Alpilles au « château vieux » - ou Mur des Ligures - au-dessus du vallon de la Lèque, les découvertes de traces anciennes attestent la présence humaine sur plusieurs siècles de l’Age du Bronze. L’antiquité gallo-romaine, bien représentée, a laissé de nombreux témoignages de la présence de « villas » dispersées dans les parties les plus exploitables, pour l’époque, de l’espace communal. Elles ont été à l’origine de l’implantation des plus anciens « mas », comme La Tabayonne ou Le Fray.
Moyen Âge, Renaissance et période moderne
Du Bas Moyen Âge à la fin de la Renaissance (VIIe au XVe siècle), les habitants du village, plus bergers que paysans, peu nombreux pour cet assez vaste territoire, se replient sur la partie la plus sûre à défendre, le piton rocheux du « vieux village » d’aujourd’hui, aménagé en forteresse de pierre, essayant d’échapper ainsi aux dangers et malheurs de ces temps troublés. Jusqu’au XIIe siècle, la communauté est dominée par de petits seigneurs locaux avant de connaître des suzerains plus importants - mais aussi plus lointains - comme aux XIIIe et XIVe siècles les abbesses de Mollégès ou du XVIIe au XVIIIe siècle la Maison de Guise-Lorraine. En 1172, Pierre Isnard, intendant du duc de Guise, fait construire ce qu’on appelle aujourd’hui le « Mas de la Brune », bel exemple d’architecture Renaissance régionale. Bien que soumise à des seigneurs supérieurs (Comte de Provence ou Roi de France), Eygalières fonctionne toujours comme les anciens « municipes » romains dont elle est issue : elle se gouverne selon ses propres lois et usages, faisant corps autour des « syndics » ou « conses », qu’elle se choisit. Eygalières a même suffisamment de biens pour racheter elle -même ses « libertés » en 1660, bien avant la « Grande Révolution », en contribuant à la rançon du duc de Guise, fait prisonnier par les Espagnols.
Période contemporaine
Des bouleversements radicaux surviennent du XIXe au milieu du XXe siècle. Le relatif « âge d’or » des paysans « meinagés » (propriétaires) dure effectivement environ un siècle et demi. Favorisée par l’arrivée tant espérée de l’eau de la Durance vers 1840, avec le canal d’irrigation des Alpines, et celle plus tardive mais essentielle du chemin de fer au quartier de « La Gare », le « déperchement » du village, initié déjà, comme partout en Provence, dès la fin du XVIe siècle, s’accélère. La possibilité d’exploiter de manière intensive les « baisso » (plaine) incite les paysans d’Eygalières à transformer leur modeste agro-pastoralisme autarcique en exploitations « exportatrices » vouées aux productions maraîchères tournées vers les grands marchés urbains du « Nord ». Le vieux village, serré autour de ce qui reste du château médiéval, abandonné par la plupart de ses habitants, tombe peu à peu en ruines.
Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la communauté ancestrale entre dans le « modèle « contemporain de modernisation urbaine sous deux aspects bien distincts. Dans un premier temps (1950-1970), la modernisation agricole accompagnée de la mutation socio-professionnelle d’une grande partie des descendants directs des paysans de l’après-guerre, et leur départ vers les grandes villes et les zones industrielles, semble condamner le village à une lente régression ou à une relative léthargie. Mais rapidement, le phénomène est stoppé par l’évolution générale des économies et des sociétés de l’Europe méditerranéenne, associée au haut niveau de vie des populations urbaines du Nord de l’Europe occidentale. L’arrivée et l’installation d’une frange de population nouvelle - « lis estrangié » (« les étrangers ») - détermine un virage économique dominé par le tourisme (favorisé par le climat et les modes nouvelles) et impose un caractère « résidentiel aisé », grâce à un cadre naturel remarquable et à une « rurbanité » commode. Cet effet socio-économique, qui semble irréversible, est cependant contrebalancé par le « retour au pays » des générations exilées du « baby-boom », ce qui contribue à rétablir un certain équilibre « identitaire » traditionnel dans ce village dont le cours a été bouleversé en quelques décennies[19],[20]
Politique et administration
Listes des maires
De 1789 à 1799, les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour 2 ans et rééligibles, par les citoyens actifs de la commune, contribuables payant une contribution au moins égale à 3 journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt au moins équivalent à dix journées de travail.
De 1799 à 1848, la constitution du 22 frimaire an VIII () revient sur l’élection du maire, les maires sont nommés par le préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants. La Restauration instaure la nomination des maires et des conseillers municipaux. Après 1831, les maires sont nommés (par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le préfet pour les plus petites), mais les conseillers municipaux sont élus pour six ans.
Du à 1851, les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants.
De 1851 à 1871, les maires sont nommés par le préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour 5 ans à partir de 1855.
Depuis 1871, les maires sont élus par le conseil municipal à la suite de son élection au suffrage universel.
Identité | Période | Durée | Étiquette | |
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Début | Fin | |||
Paul Meynier (d) (né le ) | 8 ans | |||
Félix Pélissier (d)[21],[22] ( - ) | 31 ans | |||
René Fontès[23],[24] ( - ) | (mort en cours de mandat) | 11 ans et 8 jours | indépendant | |
Bernard Wibaux (d) | 1 an | |||
Aline Pelissier (d) (née le ) | En cours | 4 ans, 10 mois et 4 jours |
Intercommunalité
Eygalières est une des dix communes de la communauté de communes Vallée des Baux-Alpilles.
Environnement
Le traitement des déchets des ménages et déchets assimilés est assuré dans le cadre des missions de la communauté de communes Vallée des Baux-Alpilles[25].
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[27].
En 2022, la commune comptait 1 740 habitants[Note 2], en évolution de −7,89 % par rapport à 2016 (Bouches-du-Rhône : +2,48 %, France hors Mayotte : +2,11 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 23,6 %, soit en dessous de la moyenne départementale (35,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 41,7 % la même année, alors qu'il est de 26,3 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 864 hommes pour 926 femmes, soit un taux de 51,73 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (52,24 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Enseignement
« Les écoles » de garçons et de filles ont été construites entre 1876 et 1878, au pied de l’ancien quartier de la Ferrage, au sud-ouest du village.
Après agrandissements et rénovations au fil du temps, le groupe scolaire, aujourd’hui mixte, accueille plus de 150 élèves, des classes maternelles (60 enfants) aux classes élémentaires (une centaine d’élèves).
La crèche « Li Petouset », située Traverse Arnaud, rue de la République, offre une cinquantaine de places pour les enfants de 0 à 3 ans.
Santé
Le village est doté d’un centre médical, « Les Passereaux », avenue du général de Gaulle. Ce centre regroupe 2 médecins généralistes, 3 infirmières libérales, 1 orthophoniste et 1 podologue.
La « Maison Arnaud », rue de la République, abrite 3 chirurgiens-dentistes et 1 kinésithérapeute.
L’EHPAD « La Sousto », situé en haut de l’avenue de la Lèque, accueille une cinquantaine de résidents de la région.
Sports et loisirs
Les activités sportives et éducatives sont très nombreuses à Eygalières. Les diverses associations, affiliées aux différentes Fédérations régionales, utilisent les équipements communaux regroupés au quartier des Écoles :
- le boulodrome, où « La boule eygaliéroise » organise des concours tous les week-ends ;
- le « stade Gaston Breugne », pour les équipes de jeunes, seniors et féminines du « F.C. Mollégès -Eygalières » ;
- la « Maison des sports René Fontès », utilisée, pour tous les âges, par les nombreuses sections du Foyer rural, les amateurs de squash ou de musculation, ainsi que, pour son mur d’escalade, par l’association « M’Eygagrimpe » ;
- les courts de tennis pour tous les pratiquants et le « Tennis Club Eygalières.
Le grand parking des Écoles est le point de départ de multiples chemins de randonnée à travers le territoire de la commune, dans le massif des Alpilles. À ces chemins s’ajoutent quatre parcours de découverte, balisés et légendés, du riche patrimoine historique et architectural du village et de ses alentours (dépliant disponible à l’Office du Tourisme).
Tous les ans en avril, le Foyer rural organise la « course des Quiéu Blanc » (ancien surnom des Eygaliérois), course pédestre sur les chemins des Alpilles qui réunit environ 400 participants.
On peut également s’initier à l’équitation au « Centre équestre des Grandes-Terres », au nord du village.
Cultes
Le culte catholique est représenté par les paroisses de Saint-Rémy-de-Provence, Eygalières, Mollégès, Saint-Andiol, Plan-d'Orgon, Verquières et Cabannes qui sont regroupées en un ensemble pastoral[32].
Économie
Revenus de la population et fiscalité
En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 18 212 €, ce qui plaçait Eygalières au 11 821e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[33].
Agriculture
La zone agricole s’étend sur 1 100 ha, soit environ un tiers du territoire communal, en forte diminution au cours des deux dernières décennies du XXe siècle. Beaucoup de parcelles sur l’ensemble du terroir, jadis intensément cultivées, sont aujourd’hui en friches ou abandonnées. 800 ha de la zone agricole peuvent être irriguées grâce à la branche nord (Orgon-St Rémy-Le Grès) du Canal des Alpines. La trentaine d’exploitations agricoles restantes n’occupe plus que 20% de la superficie de la commune.
Les productions dominantes sont :
- les cultures maraîchères sous abri : on compte (en 2025) treize petites ou moyennes exploitations familiales, qui pratiquent souvent la vente directe ou de proximité.
- l’arboriculture fruitière : elle est représentée par deux grandes fermes.
- la viticulture : voir plus bas.
- l’oléiculture : voir plus bas.
La culture de l’amandier, jusqu’en 1914 une des grandes productions du village, semble renaître lentement aux quartiers du « Devenson » et de « Tournedon ».
Le quartier de la La Roque abrite un petit élevage de taureaux et de chevaux camarguais. Depuis une vingtaine d’années, on observe la reprise des friches par la culture d’herbage pour les chevaux de selle des particuliers, de plus en plus nombreux.
Viticulture
Les vins élaborés à partir de vignes situées sur la commune d’Eygalières (tous les producteurs du village disposent également de vignes dans les villages voisins) peuvent être commercialisés sous deux appellations.
D’une part, en AOC (pour le marché français) ou en AOP (pour les marchés de l’Union européenne), il s’agit de l’appellation « Côteaux d’Aix-en-Provence ». En revanche, les vins d’Eygalières ne peuvent revendiquer l’appellation « Côteaux des Baux-de-Provence. D’autre part, une « IGP Alpilles » a également été créée en 2000. Elle est souvent privilégiée par rapport à l’AOP des Côteaux d’Aix, compte tenu de la distance importante entre les Alpilles et le pays d’Aix.

Vincent van Gogh, juin 1889
Huile sur toile.
Oléiculture
L’olive bénéficie également d’une AOP, celle de la « Vallée des Baux-de-Provence ». Plus précisément, il s’agit de trois AOP, respectivement pour les olives cassées, les olives noires et l’huile d’olive. C’est, par la taille, la plus petite appellation en France, mais la plus importante en termes de production puisqu’elle représente 10% de la production nationale. Pour bénéficier de l’appellation, l’huile d’olive doit être issue d’au moins deux des cinq variétés reconnues : la salonenque, l’aglandau (ou béruguette), la grossane, la verdane et la picholine.
La typicité des huiles est contrôlée par des dégustations systématiques, organisées par le Syndicat interprofessionnel de l’Olive de la Vallée des Baux (SIOVB), qui regroupe oléiculteurs, oliverons, confiseurs et mouliniers.
Environ 70 000 oliviers sont complantés sur le terroir d’Eygalières, cultivés par deux grands domaines viticoles mais aussi sur les parcelles familiales d’une cinquantaine de petits propriétaires, pour la plupart non-paysans, qui bénéficient du renouveau de cette culture et de ses produits depuis 40 ans.
Une entreprise industrielle importante, Richel Group, producteur de serres horticoles et de matériel destiné à l'agriculture, a son siège sur la commune.
Tourisme
Hormis l'agriculture, l'économie la plus facilement identifiable autour du massif des Alpilles est liée au tourisme. Même les producteurs viticoles et oléicoles semblent tenir compte du développement du tourisme et de plus en plus de domaines proposent de la dégustation, voire dans certains cas de véritables cours d'initiation à l'œnologie.
On peut considérer trois principales sortes de tourisme dans les Alpilles. Tout d'abord, le tourisme historique et culturel qui s'appuie sur un patrimoine riche (les Baux-de-Provence, Glanum, etc.) ou sur des festivals. Ensuite, le tourisme détente qui se traduit par un développement des chambres d'hôtes, de l'hôtellerie et de la location saisonnière, par une concentration de piscines et par des animations comme des marchés provençaux. Enfin, le tourisme vert qui profite des chemins de randonnées.
Culture et patrimoine
Monuments
- La chapelle Saint-Sixte (XIIe siècle)
Inscrit MH (1971)[34] ;
- L'église Saint-Laurent ;
- Ancienne église Saint-Laurent d'Eygalières.
Classé MH (1983)[35] ;
- Église Notre-Dame-de-Grâce d'Eyguières.
Inscrit MH (1984)[36] ;
- Église de Roquemartine.
Inscrit MH (1926)[37] ;
- Église Saint-Sauveur de Castellas ;
- Le vieux village ;
- Les ruines du château ;
- La chapelle des Pénitents (XVIIe siècle) ;
- La vue sur les Alpilles ;
- Manoir Renaissance dit mas de la Brune,
Classé MH (1924)[38].
Personnalités liées à la commune
- Jean-Claude Brialy (1933-2007) y avait une maison.
- Renaud Capuçon, y a une maison
- Michel Drucker et Dany Saval, y ont une maison
- Bruno Gaccio y possède un restaurant
- Charles Galtier (1913-2004), écrivain et dramaturge.
- Hugh Grant, y a une maison
- Raymond Guerrier (1920-2002), peintre, y résida.
- Philippe Hériat (1898-1971), romancier, membre de l'Académie Goncourt.
- Fernand Mourret (1854-1938), prêtre, historien et écrivain français.
- Robert Namias, y a une maison
- Mario Prassinos (1916-1985), peintre, créateur de décors et costumes pour le théâtre, y résida.
- Alain Prost, y a une maison
- Patrick Sabatier, y a une maison
- Jean-Marc Thibault (1923-2017) y avait une maison.
- Charlotte de Turckheim, y a une maison
- Jacques Winsberg (1929-1999), peintre, y résida.
Héraldique
Blason choisi par le maire d'Eygalières, Jean Roque, en 1855 en signe de fidélité au Second Empire et toujours utilisé par la commune[39] : |
Blason historique[39] : |
Notes et références
Notes
Cartes
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Orthodromie entre Eygalières et Eyragues », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Eyragues », sur la commune d'Eyragues - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Eyragues », sur la commune d'Eyragues - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « Les nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. », sur drias-climat.fr (consulté le ).
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.com, (consulté le ).
- ↑ « Le climat », in Les Alpilles, encyclopédie d'une montagne provençale, H. Bruneton, éd. Les Alpes de Lumière, Forcalquier, 2009, p. 23-24.
- ↑ « Station météo la plus proche : Saint-Rémy-de-Provence », MSN Météo.
- ↑ « Relevé météo de Saint-Rémy-de-Provence », MSN Météo.
- ↑ Fiche du Gaudre de Romanin sur le site du SANDRE
- ↑ Fiche de la Roubine du Tiran sur le site du SANDRE
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- ↑ « Unité urbaine 2020 d'Avignon », sur insee.fr (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Claude Ricard, « Historique du village », Site internet de la Mairie d’Eygalières, (lire en ligne)
- ↑ Suzanne et Maurice Pezet, Chronique d’un village en Provence, Editions Equinoxe,
- ↑ « Eygalières : disparition du maire emblématique Félix Pélissier », La Provence, : « Félix Pélissier a été maire de 1978 à 2008. Félix Pélissier, l'ancien maire d'Eygalières qui a exercé ce mandat pendant trois décennies, est décédé à l'âge de 92 ans. Ses obsèques ont eu lieu hier, dans un village endeuillé et en présence de nombreux élus du territoire. »
- ↑ nécrologie (genre littéraire).
- ↑ M. C., « Bouches-du-Rhône: René Fontès, maire d'Eygalières et ancien président de l'AS Montferrand, est mort », 20 minutes, : « René Fontès, maire d’Eygalières dans les Bouches-du-Rhône et ancien dirigeant du club de rugby de Clermont-Ferrand de 2004 à 2013, est décédé brutalement à 77 ans, annonce l’ASM dimanche. »
- ↑ C. V., « Bouches-du-Rhône : décès soudain de René Fontès, maire d'Eygalières, cet après-midi à la suite d'un malaise cardiaque », La Provence, : « Le maire d'Eygalières René Fontès est décédé cet après-midi à l'âge de 77 ans, des suites d'un malaise cardiaque. »
- ↑ http://www.aspic.interieur.gouv.fr/Aspic2/asvixGroupementHTML.php?idGrpt=74&style=doc&x=1288173399
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021 et 2022.
- ↑ Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune d'Eygalières (13034) », (consulté le ).
- ↑ Insee, « Évolution et structure de la population en 2021 - Département des Bouches-du-Rhône (13) », (consulté le ).
- ↑ « Site du groupement paroissial », sur upsaintremy.free.fr.
- ↑ « CC-Résumé statistique/com,dep,zone empl », sur site de l'Insee (consulté le ).
- ↑ Notice no PA00081243, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ Notice no PA00081245, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ « Eglise », sur pop.culture.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ « Eglise de Roquemartine (ancienne) », sur pop.culture.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ Notice no PA00081246, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- « Journal »(Archive.org • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?), sur Mairie d'Eygalières (consulté le ).
- ↑ « Eygalières », sur Armorial de France (consulté le ).
Voir aussi
Bibliographie
- Maurice Pezet (préf. Fernand Benoît), Les Alpilles. Eygalières et Mollegès des origines au XVIe siècle, Cavaillon,
- Les Alpilles. Encyclopédie d'une montagne provençale, divers auteurs, éd. Les Alpes de Lumière, Forcalquier, 2009, (ISBN 978-2906162976).
- « Les Alpilles et la Montagnette », Carte archéologique de la Gaule, t. 13/2, 1999, p. 136-140, (ISBN 978-2877540599).
- Jean-Luc Martin, Toponymie eygalièroise, étude sur l’origine des noms de lieux du village d’Eygalières, 2017 (ISBN 978-2-37598-052-1).
- Paul Hunsinger, Eygalières, une galerie de portraits. 4 volumes en vente à la Librairie de l’Avenir à Eygalières, 2019 à 2024 (ISBN 978-2-9567721-0-1, 978-2-9567721-1-8, 978-2-9567721-2-5 et 978-2-9567721-3-2).
Articles connexes
- Vin de pays des Alpilles
- Liste des monuments historiques des Bouches-du-Rhône
- Liste des communes des Bouches-du-Rhône
Liens externes
- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Ressource relative à plusieurs domaines :
- Ressource relative à la musique :
- Eygalières sur le site Alpilles.com