| Nom de naissance | Jean Marcel Lefebvre |
|---|---|
| Naissance |
Valenciennes (Nord, France) |
| Nationalité | Française |
| Décès |
(à 84 ans) Marrakech (Maroc) |
| Profession | Acteur |
| Films notables |
Le Gentleman d'Epsom Les Tontons flingueurs série Le Gendarme Ne nous fâchons pas série La Septième Compagnie On n'est pas sorti de l'auberge Le Braconnier de Dieu |
Jean Lefebvre est un acteur français, né le à Valenciennes, dans le Nord, et mort le à Marrakech au Maroc.
Connu pour ses rôles comiques dans des films de Georges Lautner (dont Les Tontons flingueurs), pour la série du Gendarme ou celle de La Septième Compagnie, il a tourné dans plus de cent vingt films[1].
Il a également été la vedette de nombreuses pièces de boulevard.
Biographie
Enfance, formation et débuts
Jean Marcel Lefebvre naît le à Valenciennes[2], dans une famille de petits industriels, Georges Marcel Lefebvre et de Zélia Louise Mathilde Masquelier[3]. À l'âge de 18 mois, il est atteint de poliomyélite et reste appareillé jusqu'à l'âge de dix ans[4]. Il a vécu cette maladie comme un drame dans son enfance mais c'est ce qui a déterminé d'une certaine façon son destin de comique car il a réagi en faisant le clown pour s'attirer la sympathie de ses camarades d'école. Il est surnommé « Fifi l'oiseau » au lycée Henri-Wallon parce qu'il chante bien[5].
Ses études pour devenir pharmacien sont interrompues par la Seconde Guerre mondiale. Fait prisonnier, puis réquisitionné comme ouvrier agricole, il s'échappe pour rejoindre sa famille évacuée près de Châteauroux[3]. Il est quelque temps conducteur de tramway à Limoges sur la ligne Hôtel de ville de Limoges-Cimetière de Louyat où il écrase un âne. Il fait aussi du marché noir en vendant des harengs fumés[5]. Il devient ensuite vendeur de sous-vêtements[3]. À la fin de la guerre, il rentre chez lui dans sa maison de Valenciennes, où il travaille quelque temps pour son père, puis entre au Conservatoire de Paris en 1948.
Avec un deuxième prix d'opéra-comique du Conservatoire, il doit, pour complaire à sa famille, faire carrière en tant que chanteur d'opéra[6], mais, repéré par René Simon, célèbre professeur d'art dramatique, il commence à jouer au cabaret au début des années 1950, puis intègre la célèbre troupe des Branquignols avec laquelle il part jouer aux États-Unis pendant deux ans[7].
Carrière
Après de petites apparitions au cinéma dans les années 1950, il devient l'un des acteurs les plus célèbres de sa génération dans les années 1960-70, tant à l'écran qu'au théâtre, en incarnant souvent le personnage du « franchouillard » gentil et un peu hébété, au « regard triste de cocker » (qualifié ainsi par Lino Ventura). Toujours dans un registre burlesque, il enchaîne ainsi les seconds rôles dans des comédies, faisant de lui un acteur populaire reconnu et apprécié.

C'est le film Ne nous fâchons pas (1966) qui lui donne le statut d'acteur de premier plan[8].
Parmi ses apparitions notables, citons son rôle de Paul Volfoni (le frère de Raoul alias Bernard Blier) dans Les Tontons flingueurs, de Charly, garçon d'écurie donnant des tuyaux à Jean Gabin dans Le Gentleman d'Epsom, de Goubi dans Un idiot à Paris, d'Arsène, compère — à nouveau — de Blier dans Quand passent les faisans, de Léonard Michalon, petite frappe victimisée par Lino Ventura dans Ne nous fâchons pas, de Fougasse dans la série du Gendarme de Saint-Tropez et de Pithiviers dans La Septième Compagnie. Il reste dans les mémoires pour son comique de l'autodérision, dont il fit la trame de sa carrière.
Le tournage de la série du Gendarme n'aura pas toujours été du goût de Lefebvre. Le Gendarme de Saint-Tropez se fait sans mal, mais à partir du deuxième film Le Gendarme à New York, une brouille entre Lefebvre et Jean Girault apparaît. Le cinéaste l'écarte quelque temps de l'aventure, d'où sa faible présence dans le deuxième film. Lors du troisième film, Le Gendarme se marie, des scènes entre Lefebvre et Geneviève Grad sont tournées mais n'apparaissent pas dans le montage final. Lefebvre reprochera à Louis de Funès de lui voler toutes ses scènes et son temps dans le film. « Tu es connu pour faire ce genre de choses », lui reproche-t-il. « Lorsque tu as tourné Le Corniaud, tu es arrivé un matin sur le plateau et tu as refusé de tourner parce que ton rôle ne prévoyait pas assez d'effets comiques... c'est exactement pareil ! »[réf. nécessaire] Lefebvre acceptera néanmoins de faire partie de l'aventure du quatrième film, Le Gendarme en balade, mais sera absent dans Le Gendarme et les Extraterrestres et Le Gendarme et les Gendarmettes pour cause d'exigences autant artistiques que financières. « Je ne vais pas continuer à servir la soupe à monsieur Louis de Funès », conclut-il. Michel Modo avouera : « Il avait dit du mal sur Louis et le producteur n'en voulait plus. C'est le producteur qui l'a viré, il a fait courir le bruit que c'était Louis, mais c'est le producteur. »[réf. nécessaire]

À la suite de leur collaboration dans Les Tontons flingueurs, Jean Lefebvre et Bernard Blier se retrouvent souvent dans des comédies sans prétention où leur association rappelle celle des frères Volfoni : Quand passent les faisans en 1965, Du mou dans la gâchette en 1966, C'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule en 1974, Un idiot à Paris ou Le Fou du labo 4. Il tourne avec certains des plus grands comédiens, comme Jean Gabin, Louis de Funès, Orson Welles, Richard Burton, Lino Ventura, Bourvil, Paul Meurisse, Jean-Paul Belmondo ou encore Bernard Blier et Michel Serrault, avec lesquels il collabore souvent, ainsi qu'avec de grands cinéastes : Georges Lautner, Philippe de Broca, Roger Vadim, Gilles Grangier, Jean Girault, Costa-Gavras, Yves Robert, Édouard Molinaro, Yves Allégret, Robert Lamoureux ou encore Julien Duvivier. Parieur invétéré et gros flambeur, Jean Lefebvre dilapidait ses cachets au casino d'Enghien-les-Bains au point d'avoir régulièrement des problèmes avec le fisc. Son appétit pour les jeux d'argent oriente sa carrière vers une suite moins glorieuse. En effet, le succès le fuit à partir des années 1980 ; il accepte de jouer dans des films pour rembourser ses nombreuses dettes de jeu et non pas pour la qualité de leur scénario. Il déclare alors : « J'ai tourné tellement de navets que ma carrière ressemble à un potager. »[9] Il gagne pourtant au Loto en 1999 mais ce lot de 15 millions de francs ne parvient pas à le tirer totalement d'affaire[10].

Toutefois, selon un sondage de l'IFOP réalisé en 1981, il est désigné par les Français comme leur troisième acteur comique favori, après Louis de Funès et Coluche[11]. Il regrette surtout que le cinéma ne lui ait pas offert un rôle dramatique, comme Coluche avec Tchao Pantin, et déclare qu'il n'attend que ça[12].
Il se distingue au théâtre en jouant le double-rôle principal de la pièce Les Jumeaux.
Il est aussi l'un des fondateurs de l'émission Les Grosses Têtes, sur RTL, émission à laquelle il participe régulièrement dans les années 1980. Il s'y distingue par ses questions ingénues : « Est-ce que ça a un rapport avec le sexe ? »
En plus de sa carrière d'acteur, il s'était essayé à l'écriture avec le livre Qu'est-ce qu'elles me trouvent ? ou encore à la chanson avec, entre autres, le 45 tours Le Démon de midi.
Mort
Jean Lefebvre meurt le à l'âge de 84 ans, des suites d'une crise cardiaque dans sa résidence du restaurant La Bohème à Marrakech, au Maroc. Ses funérailles se déroulent à l'église de Saint-Nom-la-Bretèche (Yvelines).
Il est ensuite incinéré et ses cendres sont répandues sur le mont Blanc[13].
Vie privée
Jean Lefebvre se marie quatre fois (dont deux fois avec la même femme) :
- il épouse en premières noces le à Paris 16e Micheline Reine Grasser dont il divorce le ;
- en deuxièmes noces le à Neuilly-sur-Seine la comédienne Catherine Chassin-Briault, dite Yori Bertin dont il divorce le avant de la réépouser le à Paris 16e. Le couple a un fils, Pascal, puis divorce définitivement le ;
- il épouse enfin le à Las Vegas Brigitte Jacqueline Françoise Lerebours avec laquelle il aura quatre enfants : Bernard, Catherine, Marie-Christine et Carole.
Théâtre
- 1949 : Les Voyous de Robert Hossein, mise en scène de l'auteur, théâtre du Vieux-Colombier
- 1950 : Macbeth de William Shakespeare, mise en scène André Clavé, Centre dramatique de l'Est (Colmar)
- 1951 : L'Amour, toujours l'amour de Jean Girault et Jacques Vilfrid, mise en scène Pierre Mondy, théâtre Antoine : Jacques
- 1954 : Jupon vole de Robert Dhéry et Francis Blanche, mise en scène Robert Dhéry, théâtre des Variétés
- 1954 : Chocolat show de Roger Pierre, L'Amiral (Paris)
- 1955 : Le Mal d'amour de Marcel Achard, mise en scène François Périer, théâtre de la Michodière : Escargasse
- 1955-1957 : La Plume de ma tante, comédie musicale de Francis Blanche et André Maheux, musique Gérard Calvi, mise en scène Robert Dhéry, Garrick Theater (Londres)
- 1956 : Fabien de Marcel Pagnol, mise en scène Guy Rétoré, théâtre des Bouffes-Parisiens : le docteur
- 1957 : Minnie moustache, opérette de Jean Broussolle et André Hornez, lyrics de Jean Broussolle, musique de Georges van Parys, mise en scène Robert Manuel, Gaîté-Lyrique : Jack la Bible
- 1958 : Pommes à l'anglaise de Robert Dhéry et Colette Brosset, musique Gérard Calvi, théâtre de Paris
- 1958-1960 : La Plume de ma tante, comédie musicale de Francis Blanche et André Maheux, musique Gérard Calvi, mise en scène Robert Dhéry, Broadway Theatre (New York)
- 1963 : Les Six Hommes en question de Frédéric Dard et Robert Hossein, mise en scène Robert Hossein, théâtre Antoine : Jérôme Marinelli
- 1964 : Sur le chemin du forum, comédie musicale de Burt Shevelove, Larry Gelbart et Stephen Sondheim, adaptation Raymond Castans, mise en scène Yves Robert, théâtre du Palais-Royal : Hysterium
- 1965 : La Plume de ma tante, comédie musicale de Francis Blanche et André Maheux, musique Gérard Calvi, mise en scène Robert Dhéry, théâtre des Variétés
- 1969-1970 : Cash-Cash d'Alistair Foot et Anthony Marriott, mise en scène Michel Vocoret, théâtre Fontaine puis théâtre des Célestins : Murdoch Cooper
- 1977 : Les Vignes du seigneur de Robert de Flers et Francis de Croisset, théâtre Michel : Henri Levrier
- 1979-1980 : Je veux voir Mioussov de Valentin Kataïev, adaptation Marc-Gilbert Sauvajon, mise en scène Jacques Fabbri, théâtre du Palais-Royal puis théâtre des Variétés : Mioussov
- 1981-1982 : Pauvre France ! de Sam Bobrick et Ron Clark, mise en scène Michel Roux, théâtre du Palais-Royal puis comédie des Champs-Élysées
- 1984 : Le Bluffeur ou l'Amour propre de Marc Camoletti, mise en scène de l'auteur, théâtre de la Michodière puis théâtre des Variétés
- 1988 : Mais qui est qui de Jean Barbier, mise en scène Michel Roux, théâtre des Nouveautés
- 1988 : Le Grand Standing de Neil Simon, mise en scène Michel Roux, théâtre des Nouveautés
- 1991 : Les Jumeaux de Jean Barbier, mise en scène Gérard Savoisien, théâtre des Nouveautés (reprise en 2001) : Fulbert et Gaëtan de Maisonnave
- 1993 : Faites comme chez nous de Guy Grosso et Michel Modo, mise en scène Daniel Colas
- 1994 : Oui Patron ! de Jean Barbier, mise en scène Gérard Savoisien, théâtre des Nouveautés
- 1997 : L'Entourloupe d'Alain Reynaud-Fourton, théâtre Fontaine
Filmographie
Cinéma
- 1933 : Judex 34 de Maurice Champreux : Roger de Trémeuse
- 1947 : Un flic de Maurice de Canonge : figuration chez le coiffeur
- 1948 : Ruy Blas de Pierre Billon : Un garde
- 1951 : Bouquet de joie de Maurice Cam : Georges
- 1952 : Une fille sur la route ou Voyage incognito de Jean Stelli : Loulou
- 1952 : L'Amour toujours l'amour de Maurice de Canonge : Jacques
- 1955 : Une fille épatante ou Une fille futée de Raoul André
- 1955 : Les Diaboliques de Henri-Georges Clouzot : Robert
- 1955 : Cherchez la femme ou Une fille à la redresse de Raoul André : Joé
- 1955 : Gas-oil de Gilles Grangier : le chauffeur du car
- 1956 : Villa sans souci de Maurice Labro : le valet de chambre
- 1956 : Les Indiscrètes de Raoul André : Laroche
- 1956 : La Meilleure Part d'Yves Allégret : Raymond
- 1956 : Cette sacrée gamine ou Mademoiselle Pigalle de Michel Boisrond : Jérôme
- 1956 : Les Aventures de Gil Blas de Santillane (Una aventura de Gil Blas) de René Jolivet et Ricardo Muñoz Suay : Scipion
- 1956 : L'Homme et l'Enfant de Raoul André : Albert
- 1956 : Et Dieu… créa la femme de Roger Vadim : l'homme qui veut danser
- 1956 : La Châtelaine du Liban de Richard Pottier : La Pie
- 1957 : Le Septième Commandement de Raymond Bernard : Edouard
- 1957 : Que les hommes sont bêtes de Roger Richebé : Francis
- 1957 : L'Ami de la famille de Jack Pinoteau : le jardinier
- 1957 : Méfiez-vous fillettes d'Yves Allégret : Matz
- 1957 : Nous autres à Champignol de Jean Bastia : Un soldat romain, un roi Mérovingien, Henri III, un mousquetaire, le zouave du pont de l'Alma, un homme en exode
- 1957 : La Polka des menottes de Raoul André : l'inspecteur Martial
- 1957 : Quand la femme s'en mêle d'Yves Allégret : Fred
- 1958 : Le Dos au mur d'Édouard Molinaro : Mauvin
- 1958 : La Bigorne, caporal de France de Robert Darène : Potiron
- 1958 : Tabarin de Richard Pottier] : Julien
- 1958 : En légitime défense d'André Berthomieu : Georges
- 1958 : La Fille de Hambourg d'Yves Allégret : Georges
- 1958 : Un drôle de dimanche de Marc Allégret : l'huissier
- 1959 : Houla-Houla de Robert Darène : le gendarme farfelu
- 1960 : Les Moutons de Panurge ou La Grande Ville de Jean Girault (apparition)
- 1961 : La Vendetta de Jean Chérasse : Colombo
- 1961 : La Belle Américaine de Robert Dhéry et Pierre Tchernia : Chougnasse, le chef comptable
- 1962 : Les Veinards de Jean Girault, segment Un yacht : Le marin
- 1962 : Un clair de lune à Maubeuge de Jean Chérasse : Un mineur
- 1962 : Le Roi des montagnes ou Le Voleur de femmes de Willy Rozier
- 1962 : Terreur sur la savane (Konga Yo) d'Yves Allégret : Jean
- 1962 : Le Gentleman d'Epsom ou Les Grands Seigneurs de Gilles Grangier : Charly
- 1962 : Les Ennemis d'Édouard Molinaro : le médecin
- 1962 : Le Repos du guerrier de Roger Vadim : Armand
- 1962 : Gigot, le clochard de Belleville (Gigot) de Gene Kelly : Gaston
- 1963 : Faites sauter la banque, de Jean Girault : le contremaître sur le chantier
- 1963 : Le Coup de bambou de Jean Boyer : l'auvergnat
- 1963 : Chair de poule de Julien Duvivier : le curé
- 1963 : Les Grands Chemins de Christian Marquand : le joueur aux cartes à Bellecourt
- 1963 : Paris champagne de Pierre Armand
- 1963 : Les Tontons flingueurs de Georges Lautner : Paul Volfoni
- 1963 : Bébert et l'Omnibus de Yves Robert : Balissart
- 1964 : La Mort d'un tueur de Robert Hossein : Tony
- 1964 : Le Gendarme de Saint-Tropez de Jean Girault : le maréchal des logis Lucien Fougasse
- 1964 : Une souris chez les hommes ou Un drôle de caïd de Jacques Poitrenaud : le surveillant T.V
- 1964 : Relaxe-toi chérie de Jean Boyer : Blaise
- 1964 : Monsieur de Jean-Paul Le Chanois : le détective privé
- 1964 : Allez France ! de Robert Dhéry : le supporter saoul
- 1964 : Les Gorilles de Jean Girault : le machiniste électro
- 1964 : Compartiment tueurs de Costa-Gavras
- 1964 : Angélique, marquise des anges de Bernard Borderie : un courtisan
- 1965 : Les Copains d'Yves Robert : le restaurateur
- 1965 : Quand passent les faisans ou Les Escrocs d'Édouard Molinaro : Arsène Baudu
- 1965 : Le Gendarme à New York de Jean Girault] : le maréchal des logis Lucien Fougasse
- 1965 : Le Dix-septième Ciel ou Une page d'amour de Serge Korber : le plongeur
- 1965 : La Bonne Occase ou Les Belles Conduites de Michel Drach : le pompiste
- 1965 : Les Bons Vivants ou Un grand seigneur de Gilles Grangier, segment Le Procès : Léonard Maburon
- 1966 : Le Solitaire passe à l'attaque de Ralph Habib : Robert Le Goff
- 1966 : On a volé la Joconde (Il Ladro della Gioconda) de Michel Deville : le gardien
- 1966 : Du mou dans la gâchette ou Deux Tueurs de Louis Grospierre : Léon Dubois
- 1966 : Angélique et le Roy de Bernard Borderie : le médecin
- 1966 : Ne nous fâchons pas de Georges Lautner : Léonard Michalon
- 1966 : Trois Enfants dans le désordre de Léo Joannon : Fernand
- 1967 : Un idiot à Paris de Serge Korber : Goubi
- 1967 : Le Fou du labo 4 de Jacques Besnard : Eugène Ballanchon
- 1968 : Un drôle de colonel de Jean Girault : Cutterfeet
- 1968 : Le Gendarme se marie de Jean Girault : le maréchal des logis Lucien Fougasse
- 1969 : Le Bourgeois gentil mec de Raoul André : M. Gentil
- 1970 : L'Âne de Zigliara ou Une drôle de bourrique de Jean Canolle : Gégé
- 1970 : Le Gendarme en balade de Jean Girault : le maréchal des logis Lucien Fougasse
- 1972 : L'Ingénu de Norbert Carbonnaux : l'abbé de Kerkabon
- 1972 : Barbe-Bleue (Bluebeard) d'Edward Dmytryk et Luciano Sacripanti : le père de Greta
- 1972 : L'Île au trésor (Treasure Island) de John Hough et Andrea Bianchi : Ben Gunn
- 1973 : La Valise de Georges Lautner : le bagagiste arabe
- 1973 : Quelques messieurs trop tranquilles de Georges Lautner : Julien Michalon
- 1973 : J'ai mon voyage ! ou Quand c'est parti, c'est parti de Denis Héroux : M. Cartier
- 1973 : L'Île mystérieuse (La Isla misteriosa y el capitán Nemo) de Juan Antonio Bardem et Henri Colpi
- 1973 : Le Solitaire d'Alain Brunet : La Carlingue
- 1973 : Le Magnifique de Philippe de Broca : l'électricien
- 1973 : Mais où est donc passée la septième compagnie ? de Robert Lamoureux : Pithiviers
- 1974 : Le Plumard en folie de Jacques Lemoine : Adrien
- 1974 : Commissariat de nuit (Commissariato di notturna) de Guido Leoni
- 1974 : Comme un pot de fraises de Jean Aurel : Adrien
- 1974 : C'est jeune et ça sait tout ou L'Éducatrice de Claude Mulot : Charles Lebrun
- 1974 : Impossible... pas français de Robert Lamoureux : Louis Brisset
- 1975 : C'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule... de Jacques Besnard : Riton
- 1975 : Pas de problème ! de Georges Lautner : Edmond Michalon
- 1975 : On a retrouvé la septième compagnie de Robert Lamoureux : Pithiviers
- 1976 : La situation est grave mais... pas désespérée ! de Jacques Besnard : Bertrand Duvernois
- 1976 : Le Jour de gloire de Jacques Besnard : Grégoire
- 1976 : Le Chasseur de chez Maxim's de Claude Vital : le chanoine
- 1977 : Treize Femmes pour Casanova (Casanova & Co.) de Franz Antel : le sergent
- 1977 : Le Maestro de Claude Vital : Alexis Kemper
- 1977 : La Septième Compagnie au clair de lune de Robert Lamoureux : Pithiviers
- 1978 : Freddy de Robert Thomas : Frédéric Corban dit Freddy
- 1978 : Ils sont fous ces sorciers de Georges Lautner : Julien Picard
- 1978 : Plein les poches pour pas un rond de Daniel Daërt : Julien
- 1979 : Le Temps des vacances de Claude Vital : Alexandre
- 1979 : Tendrement vache de Serge Penard : Henri Duchemin
- 1979 : Duos sur canapé de Marc Camoletti : Victor
- 1980 : Les Borsalini de Michel Nerval : Momo Bichonnet
- 1981 : Le Chêne d'Allouville ou Ils sont fous ces Normands de Serge Penard : Albert Lecourt
- 1981 : Prends ta Rolls et va pointer de Richard Balducci : Camille
- 1982 : N'oublie pas ton père au vestiaire de Richard Balducci : Antoine Chevrier
- 1982 : On n'est pas sorti de l'auberge de Max Pécas : Félix
- 1983 : Le Braconnier de Dieu de Jean-Pierre Darras : Vincent Espérendieu
- 1983 : Salut la puce de Richard Balducci : Robert « capitaine » Dumourier
- 1985 : Le Gaffeur de Serge Penard : Gabriel Duchemin
- 1989 : La Folle Journée ou Le mariage de Figaro de Roger Coggio : Bazile
- 1989 : À deux minutes près d'Éric Le Hung : le mari de la matronne
- 1990 : Domotica de Magà Ettori : Toussaint Croce
- 2001 : Fifi Martingale de Jacques Rozier : Gaston Manzanarès
Télévision
Téléfilms
- 1958 : L'Amant de Bornéo de Roger Iglésis : un bourgeois
- 1960 : Rue de la gaîté : lui-même
- 1961 : Sans cérémonie de Jean Girault et Jacques Vilfrid, réal. André Pergament : Antoine
- 1964 : L'Affaire de la rue de Lourcine d'Eugène Labiche, réal. René Lucot : Mistingue
- 1968 : Un chat sur la ligne de Frédéric Dard :
- 1970 : La Fleur de Jacques Robin : La Douleur
- 1971 : Au théâtre ce soir : Cash-Cash d'Alistair Foot et Anthony Marriott, mise en scène Michel Vocoret, réalisation Pierre Sabbagh, théâtre Marigny : Murdoch Cooper
- 1972 : La Sainte Farce de Jean Pignol : M. Dupin
- 1972 : Avec le cœur de Rémy Grumbach
- 1973 : La Vie du bon côté : Claude Chabrol, documentaire de Roger Sciandra : lui-même
- 1977 : Le Petit Théâtre d'Antenne 2 Monsieur Badin de Georges Courteline, réal. Daniel Ceccaldi : Monsieur Badin
- 1985 : La Mariée rouge de Jean-Pierre Bastid
- 1987 : Le Jupon de Nemours de Serge Korber : Hubert
- 1990 : Le Congrès de Claude Guillemot : André Delamarre
- 1990 : Le Grand Standing de Neil Simon, réal. Stéphane Bertin : Jef Edison
- 1990 : La Grande Embrouille de Claude Guillemot : Laurent Baudoin
- 1991 : Des cadavres à la pelle d'Éric Le Hung : Jean
- 1991 : Papy super star de Serge Penard : Victor Colinet
- 1991 : Sous le signe du poisson de Serge Pénard : Michel Sénachal
- 1991 : Bienvenue à Bellefontaine de Gérard Louvin : Gaëtan Lantier
- 1991 : Trois coups pour rire de Jean-Claude Massoulier
- 1992 : Feu Adrien Muset de Jacques Besnard : Adrien Muset
- 1993 : Le Gourou occidental de Danièle J. Suissa : André Gachot
- 1995 : Jo d'Alec Coppel, adaptation Claude Magnier, mise en scène Daniel Colas : Antoine Brisebard
- 1996 : Château Magot de Jean-Louis Lorenzi : Jean
- 1996 : Le bourgeois se rebiffe de Jean-Pierre Alessandri : Jean Lebourgeois
- 1997 : Un malade en or de Sylvain Madigan : Jean Figeac
- 2003 : Louis de Funès : La Comédie humaine, documentaire de Philippe Azoulay : lui-même
Séries télévisées
- 1963 : Treize contes de Maupassant, épisodes En famille et Premier Rendez-vous de Carlo Rim
- 1970 : Les Enquêteurs associés, épisode Le Voisin de Serge Korber : Paul Hochetot
- 1972 : Les Dossiers de maître Robineau, épisode Les Cagnards de Jean-Marie Coldefy : Gaétan
- 1974 : Chéri-Bibi de Jean Pignol : La Ficelle
- 1986-1987 : Affaire suivante de Stéphane Bertier : François-Joseph Le Bol
- 1993 : Une famille pas comme les autres de Christophe Andréi et Patrick Bureau : Jean Lemercier
- 2003 : Caméra café : Ça va déchirer ce soir de Francis Duquet : lui-même
Distinctions
- Tony Awards 1959 : Special Tony Award décerné à l'ensemble de la distribution du spectacle La Plume de ma tante, joué au Royale Theatre de Broadway.
Box-office
- Le Gendarme de Saint-Tropez : 7 809 334 entrées
- Le Gendarme se marie : 6 828 626 entrées
- Le Gendarme à New York : 5 495 045 entrées
- Le Gendarme en balade : 4 870 609 entrées
- Mais où est donc passée la septième compagnie ? : 3 944 014 entrées
- On a retrouvé la septième compagnie : 3 740 209 entrées
- Les Tontons flingueurs : 3 342 393 entrées
- Quelques messieurs trop tranquilles : 2 067 380 entrées
- Le Jour de gloire : 1 991 801 entrées
- Ne nous fâchons pas : 1 877 412 entrées
- Pas de problème ! : 1 810 383 entrées
- La Septième Compagnie au clair de lune : 1 792 134 entrées
- Trois Enfants dans le désordre : 1 547 346 entrées
- Un idiot à Paris : 1 360 642 entrées
- Impossible... pas français : 1 227 309 entrées
- Quand passent les faisans : 1 003 633 entrées
- C'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule... : 974 344 entrées
- Ils sont fous ces sorciers : 844 890 entrées
- Le Fou du labo 4 : 806 582 entrées
Discographie
Albums
- 1995 : C'est drôle c'que j'plais - Tréma
- 1995 : Pauvre France
Singles
- 1968 : On est les minets de la plage / On y va, bonne chance, merci (avec Henri Génès) - Vogue[14]
- 1971 : Aimons nous les uns les autres / Moi j'drague pas - Philips
- 1978 : Les Vignes du Seigneur (avec Bernard Dumaine) - Barclay
- 1981 : Tout baigne dans l'huile (avec Bruna)
- 1982 ; Le Pied - CBS
- 1990 : Le Démon de midi
Jean Lefebvre a aussi repris la chanson du film Simplet (1942) de Fernandel.
Publications
- Jean Lefebvre, Pourquoi ça n'arrive qu'à moi, Michel Lafon, 1984 (ISBN 978-2-86804-264-4)
- Jean Lefebvre, Mais qu'est ce qu'elles me trouvent, Michel Lafon, 1991 (ISBN 2-863-91468-5)
Notes et références
- ↑ « Jean Lefebvre », sur universalis.fr (consulté le ).
- ↑ « Acte no 327 (vue 90/154) », registre des naissances de l'année 1919 pour la ville de Valenciennes, sur archives départementales du Nord (avec mentions marginales).
- « Jean Lefebvre, populaire de Valenciennes à Marrakech », La Voix du Nord, .
- ↑ « Interview de Thierry Ardisson dans Le Bar de la plage », sur youtube.com, (consulté le ).
- Lise Genet, « Jean Lefebvre : “Jouer un drame ? C'est mon rêve” », Télé 7 jours no 1233, semaine du 14 au , page 39[source insuffisante].
- ↑ « Je devais être pharmacien, mais j'avais une vocation de comédien. Mais j'ai un frère aux Arts et Métiers, un autre à Centrale. Si je montais sur les planches, j'allais passer pour un dégénéré. En revanche, l'Opéra paraissant un métier plus noble, on voulait bien l'admettre. J'ai commencé par le Conservatoire de Valenciennes, puis de Lille, avant de gagner Paris et de dévier légèrement. » in L'Écho républicain de la Beauce et du Perche, [source insuffisante].
- ↑ « “Au lieu de la grande scène de l'Opéra, on m'a retrouvé sur la petite scène de l'Amiral, aux côtés de ces joyeux farfelus qui se nommaient Jean Richard, Roger Pierre, Jean-Marc Thibault, Darry Cowl ”. Ensuite, vint pour Lefebvre un épisode branquignolesque et américain. Engagé par Robert Dhéry pour jouer La Plume de ma tante, il part aux États-Unis et prisonnier du succès, il y reste deux ans. » L'Écho républicain de la Beauce et du Perche, [source insuffisante].
- ↑ « Je passe la moitié de mon temps à lire des sujets. Depuis trois mois les producteurs me relancent au téléphone. On m'envoie des romans, on me propose des rôles de vedette, alors que l'on me limitait aux personnages pittoresques et secondaires. J'ai peine à y croire. » L'Écho républicain de la Beauce et du Perche, [source insuffisante].
- ↑ [vidéo] « Jean Lefebvre: “J’ai tourné énormément de navets” » (consulté le )
- ↑ Jean-Luc Douin, « Jean Lefebvre », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Carole Sandrel : « Trente paires de gifles ont fait de Jean Lefebvre une vedette », Télé 7 jours no 1081, semaine du 14 au , pages 54-55.[source insuffisante].
- ↑ « — Jean, avez-vous vu Coluche dans le film Tchao Pantin ? Quel virage pour un burlesque. — Ça fait vingt ans que le cinéma me fait jouer des idioties. Ah, si on me proposait un rôle fort, une histoire dramatique... Je n'attends que ça ! » Télé 7 jours no 1233, semaine du 14 au , page 39[source insuffisante].
- ↑ Veronique Beaugr et Mehdi Gherdane, « Le dernier salut des amis de Jean Lefebvre », sur leparisien.fr, (consulté le ).
- ↑ « Discographie de Jean Lefebvre », sur discogs.com (consulté le )
Liens externes
- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Ressources relatives au spectacle :
- Ressource relative à la musique :
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- Acteur français de cinéma
- Acteur de théâtre de boulevard
- Élève du lycée Henri-Wallon de Valenciennes
- Élève du cours Simon
- Sociétaire des Grosses Têtes
- Personnalité liée à la région Hauts-de-France
- Naissance en octobre 1919
- Naissance à Barlin
- Décès en juillet 2004
- Décès à Marrakech
- Décès à 84 ans
- Mort d'une crise cardiaque
- Personnalité française incinérée

