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Lycopodiophyta, Lycopodiidae Â· Lycophytes

Page d’aide sur l’homonymie

Cet article concerne l'ensemble des lycophytes. Pour l'ancien sens plus restreint de la classe ne comprenant que les lycopodes, voir Lycopodiales.

Lycopodiopsida
Description de cette image, également commentée ci-aprÚs
Différentes lycophytes
419.625–0 Ma
PreꞒ
Ꞓ
O
S
D
C
P
T
J
K
Pg
N
1 296 collections
Dévonien inférieur au présent.
Classification ITIS
RĂšgne Plantae
Sous-rĂšgne Viridiplantae
Infra-rĂšgne Streptophyta
Super-division Embryophyta
Division Tracheophyta
Sous-division Lycopodiophytina

Classe

Lycopodiopsida
Bartl., 1830

Ordres de rang inférieur

  • IsoĂ«tales – IsoĂštes
  • Lycopodiales – Lycopodes
  • Selaginellales – SĂ©laginelles
  • † Drepanophycales
  • † Lepidodendrales
  • † Protolepidodendrales

Synonymes

  • Lepidophyta Bessey, 1907[1]
  • Lycophyta
  • Lycopodiidae Beketov, 1863
  • Lycopodiophyta D.H.Scott, 1909
  • Microphyllophyta

Les Lycopodiopsides (Lycopodiopsida), plus connues sous le nom de lycophytes, forment une classe de plantes vasculaires caractérisée par de petites feuilles appelées microphylles et une reproduction par spores. Ce groupe comprend aujourd'hui les lycopodes, les isoëtes et les sélaginelles.

Le terme « lycophytes Â» a historiquement dĂ©signĂ© un ensemble plus large correspondant Ă  une ancienne division, les Lycopodiophytes (Lycopodiophyta). Dans les classifications modernes, notamment dans la classification phylogĂ©nĂ©tique des plantes terrestres (classification APG III selon Chase et Reveal (2009)[2]), les lycophytes sont rattachĂ©s Ă  la sous-classe des LycopodiidĂ©es (Lycopodiidae).

Les lycophytes sont les reprĂ©sentants d'un des plus anciens lignages de plantes vasculaires, apparus il y a plus de 400 millions d'annĂ©es. Jadis dominants sous des formes arborescentes au cours de l’ùre Primaire, ils sont aujourd'hui rĂ©duits Ă  environ un millier d’espĂšces herbacĂ©es dispersĂ©es Ă  travers le monde.

Bien que souvent discrets dans les Ă©cosystĂšmes actuels, les lycophytes occupent une place clĂ© dans la comprĂ©hension de l’évolution des plantes, en particulier durant le Silurien, le DĂ©vonien et le CarbonifĂšre, ainsi que lors des grandes crises biotiques.

Ce groupe ancien, dont l'histoire s'étend sur plus de 420 millions d'années, comprend des genres à la morphologie remarquable, tels Phlegmariurus, Lycopodiella, Lycopodium ou encore Isoetes, dont les rhizomorphes rappellent ceux des Stigmaria, des Lépidophytes fossiles.

Caractéristiques

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Exemple de ramification dichotomique caractéristique des Lycophytes.
Cycle de reproduction d’une Isoetes oĂč le microsporange (1) et le mĂ©gasporange (2) sont illustrĂ©s.

Les lycophytes forment un groupe ancestral de plantes vasculaires, considérées comme les plus primitives parmi les plantes vasculaires actuelles. Elles comprennent des genres fossiles ayant existé dans le passé sous des formes arborescentes, mais n'incluent actuellement que des plantes herbacées, avec environ un millier d'espÚces vivantes[3].

Morphologie

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Les Lycophytes se distinguent par plusieurs traits morphologiques caractĂ©ristiques. Leur tige prĂ©sente une ramification dite dichotomique, dans laquelle chaque branche se divise en deux parties Ă©gales Ă  chaque nƓud. Ce type de ramification, considĂ©rĂ© comme ancestral chez les plantes vasculaires, diffĂšre de celui observĂ© chez la plupart des autres groupes vĂ©gĂ©taux [4]. Les feuilles, simples et disposĂ©es le long des tiges, sont sessiles, c’est-Ă -dire dĂ©pourvues de pĂ©tioles, ce qui constitue Ă©galement un caractĂšre archaĂŻque partagĂ© avec les premiĂšres plantes vasculaires[4]. Les Lycophytes possĂšdent en outre des rhizomes, des tiges souterraines souvent impliquĂ©es dans la propagation vĂ©gĂ©tative. Ainsi que des structures appelĂ©es rhizophores, morphologiquement proches des racines mais issues de la ramification dichotomique. Ces rhizophores sont considĂ©rĂ©s comme des formes intermĂ©diaires entre les racines des Lycophytes et celles des autres plantes vasculaires[4]. Enfin, les sporanges des Lycophytes peuvent produire soit un seul type de spore (homosporie), soit deux types distincts (hĂ©tĂ©rosporie, avec spores mĂąles et femelles). La majoritĂ© des espĂšces actuelles sont homosporĂ©es, mais certaines, comme celles appartenant Ă  la famille des SelaginellacĂ©es, sont hĂ©tĂ©rosporĂ©es, ce qui implique des diffĂ©rences significatives dans leurs cycles reproductifs [4],[5].

Anatomie secondaire

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DĂ©tails sur les cicatrices foliaires d’un fossile de LĂ©pidodendron.

Certaines lycophytes fossiles, notamment durant le CarbonifĂšre, ont Ă©voluĂ© vers des formes arborescentes. Les espĂšces comme Lepidodendron et Sigillaria dĂ©veloppaient des troncs massifs, marquĂ©s par des cicatrices foliaires disposĂ©es en spirale ou en rangĂ©es, rĂ©sultant de la chute des feuilles. Leur croissance secondaire Ă©tait assurĂ©e par un cambium particulier, produisant du tissu cortical secondaire et une faible quantitĂ© de bois secondaire par rapport aux arbres modernes. Ce mode de croissance leur permettait d’atteindre des tailles impressionnantes, tout en conservant une architecture interne diffĂ©rente de celle des plantes ligneuses actuelles[6],[7].

Évolution des racines

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Schéma de ramification des racines de L.clavatum var. nipponicum

Les racines des lycophytes prĂ©sentent un intĂ©rĂȘt particulier du point de vue Ă©volutif. Elles ont Ă©tĂ© dĂ©montrĂ©es comme une Ă©volution convergente Ă  celle des autres plantes vasculaires, telles que les Euphyllophytes, avec des origines distinctes pour chaque groupe. Il est prouvĂ© que les racines des Lycophytes sont apparues indĂ©pendamment de celles des autres trachĂ©ophytes (plantes avec vaisseaux conducteurs de sĂšve), ce qui marque une Ă©tape clĂ© de l'Ă©volution des plantes terrestres.

Des études de fossiles ont révélé que les racines des Lycophytes ont émergé aprÚs la différenciation des racines chez d'autres groupes de plantes vasculaires. Ainsi, les racines des Lycophytes sont apparues indépendamment et à un moment plus tardif que chez les Euphyllophytes, un événement marquant de l'évolution des plantes terrestres[8],[9].

Cycle de vie et reproduction

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Les lycophytes possÚdent un cycle de vie dit haplodiplophasique hétéromorphe, caractéristique des plantes vasculaires. Ce cycle alterne entre une phase sporophytique diploïde dominante et une phase gamétophytique haploïde réduite, souvent souterraine et dépendante de symbioses mycorhiziennes.

Ce schéma illustre le cycle de vie de Selaginella, un lycophyte hétérosporé. Il met en évidence les différentes étapes, de la production des spores à la formation des gamétophytes et la fécondation.

Le sporophyte, qui constitue la plante visible dans la nature, produit des spores au sein de structures appelĂ©es sporanges, gĂ©nĂ©ralement regroupĂ©es dans des strobiles ou cĂŽnes situĂ©s Ă  l’extrĂ©mitĂ© des tiges ou des rameaux fertiles. Chez les lycophytes, ces sporanges sont portĂ©s Ă  la face supĂ©rieure de feuilles modifiĂ©es appelĂ©es sporophylles. Selon les espĂšces, cette reproduction peut ĂȘtre homosporĂ©e, avec un seul type de spore donnant naissance Ă  un gamĂ©tophyte bisexuĂ© (cas chez Lycopodium ou Phlegmariurus), ou hĂ©tĂ©rosporĂ©e, avec des microspores mĂąles et des mĂ©gaspores femelles produisant des gamĂ©tophytes unisexuĂ©s. Cette derniĂšre stratĂ©gie, prĂ©sente notamment chez Selaginella et Isoetes, marque une Ă©tape Ă©volutive importante vers la reproduction des plantes Ă  graines [10],[11].

Le gamĂ©tophyte issu de la germination de la spore est une petite structure haploĂŻde. Chez de nombreuses espĂšces, il est souterrain, sans chlorophylle, et dĂ©pendant de symbioses mycorhiziennes pour sa nutrition, comme c’est le cas chez Lycopodium. Dans d’autres, comme certaines Selaginella ou Isoetes tropicaux, il peut ĂȘtre photosynthĂ©tique et Ă©pigĂ© (en surface). Le gamĂ©tophyte produit des anthĂ©ridies, contenant les spermatozoĂŻdes mobiles, et des archĂ©gones, qui renferment l’oosphĂšre. Chez les lycophytes hĂ©tĂ©rosporĂ©s, les gamĂ©tophytes sont fortement rĂ©duits : le microgamĂ©tophyte se dĂ©veloppe entiĂšrement Ă  l’intĂ©rieur de la paroi de la microspore, Ă  la maniĂšre des grains de pollen, tandis que le mĂ©gagamĂ©tophyte reste partiellement contenu dans la mĂ©gaspore [12].

La fĂ©condation est oogame : les spermatozoĂŻdes flagellĂ©s nagent dans une pellicule d’eau jusqu’aux archĂ©gones pour atteindre l’oosphĂšre. Ce besoin d’eau impose une contrainte Ă©cologique forte, rendant les lycophytes dĂ©pendants de conditions humides au moment de la reproduction. Le zygote qui en rĂ©sulte donne naissance Ă  un nouveau sporophyte, d’abord rattachĂ© au gamĂ©tophyte nourricier, avant de devenir autonome et de reprendre le cycle.

L’apparition de l’hĂ©tĂ©rosporie chez certains lycophytes reprĂ©sente une innovation Ă©volutive majeure. Elle constitue une prĂ©adaptation Ă  la reproduction indĂ©pendante de l’eau, et un jalon vers l’apparition de la graine chez les spermatophytes[3].

Associations microbiennes

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Les lycophytes forment des associations avec divers micro-organismes, notamment des champignons et des bactéries, incluant des relations avec les mycorhizes arbusculaires et des endophytes.

Les associations mycorhiziennes arbusculaires ont Ă©tĂ© observĂ©es Ă  toutes les Ă©tapes du cycle de vie des lycophytes : le gamĂ©tophyte mycohĂ©tĂ©rotrophe, le gamĂ©tophyte photosynthĂ©tique vivant en surface, le jeune sporophyte, et le sporophyte mature. Ces mycorhizes ont Ă©tĂ© retrouvĂ©es dans les racines et les vĂ©sicules de certaines espĂšces de Selaginella [13]. Pendant le stade mycohĂ©tĂ©rotrophe du gamĂ©tophyte, les lycophytes obtiennent tout leur carbone des champignons glomĂ©ens souterrains. Dans d'autres taxons vĂ©gĂ©taux, les rĂ©seaux glomĂ©ens transfĂšrent le carbone provenant de plantes voisines vers les gamĂ©tophytes mycohĂ©tĂ©rotrophes. Un phĂ©nomĂšne similaire pourrait se produire chez les gamĂ©tophytes de Huperzia hypogeae, qui forment des associations avec les mĂȘmes phĂ©notypes glomĂ©ens que les sporophytes voisins de la mĂȘme espĂšce [14].

Les endophytes fongiques ont Ă©tĂ© retrouvĂ©s dans de nombreuses espĂšces de lycophytes, mais la fonction prĂ©cise de ces endophytes dans la biologie des plantes hĂŽtes reste Ă  dĂ©terminer. Chez d’autres taxons vĂ©gĂ©taux, les endophytes remplissent des rĂŽles tels que l'amĂ©lioration de la compĂ©titivitĂ© des plantes, la tolĂ©rance aux stress biotiques et abiotiques, la stimulation de la croissance vĂ©gĂ©tale via la production de phytohormones ou encore la production de nutriments limitants. Cependant, certains champignons endophytes prĂ©sents chez les lycophytes produisent des composĂ©s d’intĂ©rĂȘt mĂ©dical. Par exemple, Shiraia sp. Slf14, un champignon endophyte retrouvĂ© dans Huperzia serrata, gĂ©nĂšre de l'Huperzine A, un composĂ© biomĂ©dical approuvĂ© en Chine comme mĂ©dicament et aux États-Unis comme supplĂ©ment alimentaire pour traiter la maladie d'Alzheimer. Ce champignon endophyte peut ĂȘtre cultivĂ© plus facilement et Ă  une Ă©chelle plus grande que Huperzia serrata elle-mĂȘme, ce qui pourrait augmenter la disponibilitĂ© de l’Huperzine A comme mĂ©dicament [15].

Des Ă©tudes palynologiques ont Ă©galement permis de mieux comprendre les relations phylogĂ©nĂ©tiques entre diffĂ©rentes lignĂ©es de lycophytes. Une analyse approfondie des microspores et mĂ©gaspores in situ de Pleuromeia sternbergii, une espĂšce caractĂ©ristique du Trias infĂ©rieur, a rĂ©vĂ©lĂ© la prĂ©sence de structures pariĂ©tales spĂ©cifiques comme les zones laminĂ©es et les papilles, que l’on retrouve aussi bien chez des lycophytes fossiles que chez des reprĂ©sentants actuels des Isoetaceae. Ces caractĂ©ristiques sont considĂ©rĂ©es comme des marqueurs phylogĂ©nĂ©tiques importants pour retracer l’histoire Ă©volutive de la lignĂ©e isoĂ©talĂ©enne[16].

Aujourd'hui, les Lycophytes n'incluent plus que des espĂšces herbacĂ©es, les grandes formes arborescentes ayant disparu. Leur diversitĂ© actuelle se trouve dans des environnements variĂ©s, allant des forĂȘts tropicales aux rĂ©gions tempĂ©rĂ©es, bien que leur nombre d'espĂšces soit beaucoup plus rĂ©duit par rapport Ă  leurs ancĂȘtres[17].

Répartition et habitat

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Répartition

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Bien que leur diversitĂ© soit aujourd’hui rĂ©duite par rapport Ă  leur apogĂ©e au PalĂ©ozoĂŻque, les lycophytes occupent encore une vaste gamme de milieux Ă  travers le globe. On les retrouve sur tous les continents, Ă  l’exception de l’Antarctique, avec une prĂ©dilection marquĂ©e pour les environnements humides, ombragĂ©s et souvent acides.

Habitat

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Les lycophytes occupent une grande variĂ©tĂ© de milieux Ă  travers le globe, bien qu’ils soient gĂ©nĂ©ralement associĂ©s Ă  des habitats humides et ombragĂ©s. On les retrouve dans les forĂȘts tempĂ©rĂ©es, les forĂȘts tropicales humides, les tourbiĂšres, les landes acides, mais aussi dans des environnements plus extrĂȘmes, comme les rocailles alpines ou les falaises exposĂ©es. Certaines espĂšces, notamment parmi les Selaginella, prĂ©sentent une tolĂ©rance remarquable Ă  la sĂ©cheresse et peuvent survivre dans des rĂ©gions semi-arides grĂące Ă  des mĂ©canismes de dormance en pĂ©riode de stress hydrique.

Les lycophytes Ă©piphytes, comme de nombreux Phlegmariurus tropicaux, vivent sur les troncs et les branches d’arbres, profitant de l’humiditĂ© ambiante sans puiser dans les ressources de leurs hĂŽtes. D’autres, comme les Isoetes, se dĂ©veloppent dans des milieux aquatiques ou amphibies, souvent dans les sĂ©diments peu profonds des lacs ou des Ă©tangs, parfois mĂȘme dans des mares temporaires. Ces diffĂ©rents modes de vie tĂ©moignent de l’adaptabilitĂ© Ă©cologique des lycophytes, malgrĂ© leur apparente discrĂ©tion dans les flores actuelles [18],[19].

Quelques exemple d’habitat des Lycopodiopsides
Exemple d’habitat d’une Lycopodiales, ici Lycopodium clavatum
Exemple d’habitat d’une Isoetes, ici Isoetes melanopoda.
Exemple d’habitat d’une SĂ©laginellacĂ©es, ici Selaginella helvetica.

Systématique

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Historique

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La classe Lycopodiopsida a été décrite pour la premiÚre fois par le botaniste allemand Friedrich Gottlieb Bartling en 1830, dans son ouvrage Ordines naturales plantarum. Bartling y proposait une organisation naturelle des plantes et employa explicitement le nom Lycopodiopsida pour désigner un groupe incluant les lycopodes et plantes apparentées[20].

Historiquement, les lycophytes ont d'abord Ă©tĂ© classĂ©s parmi les ptĂ©ridophytes (fougĂšres et plantes alliĂ©es), avant qu'une meilleure comprĂ©hension de leur structure et de leur lignĂ©e Ă©volutive ne justifie une distinction Ă  part entiĂšre. Le terme Lycopodiopsida a Ă©tĂ© utilisĂ© dĂšs le XIXe siĂšcle dans certaines classifications (notamment chez Engler et Prantl[rĂ©f. nĂ©cessaire]) pour regrouper des lycopodes, mais il est aujourd’hui utilisĂ© dans un sens plus large pour dĂ©signer tous les lycophytes vivants.

Étymologie

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Le nom Lycopodiopsida dĂ©rive du genre type Lycopodium, lui-mĂȘme issu du grec ancien lĂœkos (λύÎșÎżÏ‚, « loup Â») et pĂłdion (πόΎÎčÎżÎœ, « petit pied Â»), ce qui a donnĂ© le surnom poĂ©tique de « pied de loup Â» Ă  certaines espĂšces.

Liste des ordres

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Selon la classification du Pteridophyte Phylogeny Group (PPG I, 2016)[21] et l'Integrated Taxonomic Information System (ITIS)[22], les Lycophytes modernes forment une sous-classe unique, les Lycopodiidae (Beketov, 1863), comprenant les trois ordres encore vivants :

  • Isoetales Prantl, 1874 comprenant un seul genre actuel, Isoetes.
  • Lycopodiales DC. ex Bercht. & J.Presl, 1820 regroupant les lycopodes.
  • Selaginellales Prantl, 1874 comprenant Ă©galement un seul genre actuel, Selaginella (sĂ©laginelles). Dans l'ancienne classification basĂ©e sur deux classes distinctes, les Isoetales et Selaginellales Ă©taient regroupĂ©s dans la classe des Isoetopsida (Rolle, 1885).

Taxons fossiles

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Les Lycophytes fossiles montrent une plus grande diversitĂ© morphologique et Ă©cologique. Plusieurs ordres Ă©teints sont reconnus, d'aprĂšs Thomas & Brack-Hanes (1984)[23] et Taylor & Taylor (1993)[24] :

  • † Drepanophycales Novak, 1961
  • † Lepidodendrales Prand, 1883 (= † Lepidocarpales G. M. Smith, 1938)
  • † Miadesmiales Doweld, 2001 (parfois inclus dans les Selaginellales)
  • † Pleuromeiales Zimmermann, 1959, parfois considĂ©rĂ©s comme un sous-groupe des Lepidodendrales
  • † Protolepidodendrales Koidzumi, 1939
  • Le genre fossile † Asteroxylon, gĂ©nĂ©ralement rattachĂ© aux Drepanophycales, est parfois isolĂ© dans un ordre distinct : † Asteroxylales Koidzumi ex Nakai, 1943.

Relations évolutives

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Bien que les plantes archaïques du groupe des zostérophylles aient longtemps été associées aux Lycophytes (et parfois appelées ainsi), elles sont aujourd'hui considérées comme un groupe-tronc paraphylétique de la lignée des Lycopodiophytines. Elles ne possédaient pas de microphylles véritables, ce qui les distingue des véritables Lycophytes.

Phylogénie

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Il est maintenant admis qu’une profonde dichotomie phylogĂ©nĂ©tiques s’est produite trĂšs tĂŽt au cours de l’ùre Primaire (probablement au Silurien), sĂ©parant la lignĂ©e des Lycophytes de celle des Euphyllophytes [25].

Avant l’essor des phylogĂ©nies molĂ©culaires, les relations entre les genres de Lycopodiaceae ont Ă©tĂ© principalement abordĂ©es Ă  travers des analyses morphologiques. Ainsi, une Ă©tude de Wikström et Kenrick (2001), fondĂ©e sur 19 caractĂšres morpho-anatomiques (formes du sporophyte, structure des strobiles, type de spores, etc.), a permis de proposer un cladogramme regroupant les genres en trois clades principaux : les Lycopodioideae (Lycopodium sensu stricto), les Lycopodielloideae (Lycopodiella) et les Huperzioideae (Huperzia, Phlegmariurus). Cette structuration, fondĂ©e sur la morphologie, s’est rĂ©vĂ©lĂ©e en grande partie congruente avec les rĂ©sultats ultĂ©rieurs obtenus par la phylogĂ©nie molĂ©culaire, bien que certaines positions gĂ©nĂ©riques aient depuis Ă©tĂ© rĂ©visĂ©es.

Des analyses moléculaires approfondies ont permis de clarifier les relations phylogénétiques au sein des Lycopodiaceae. Notamment, des études ont révélé que certaines espÚces auparavant incluses dans le genre Huperzia présentent des divergences moléculaires significatives, justifiant leur transfert vers le genre Phlegmariurus. Cette révision taxonomique reflÚte une diversification principalement néotropicale au sein des Huperzioideae[26].

Ce travail illustre l’importance de l’analyse morphologique dans les premiĂšres tentatives de reconstitution des relations Ă©volutives, en particulier dans un groupe ancien et morphologiquement conservateur comme les Lycopodiopsida.

L’intĂ©gration des donnĂ©es molĂ©culaires, Ă  partir des annĂ©es 2000, a permis d’affiner ces relations et de mieux comprendre la place des lycophytes dans l’arbre Ă©volutif des plantes vasculaires. Le cladogramme ci-dessous prĂ©sente les principales relations phylogĂ©nĂ©tiques des Lycopodiopsida, en mettant en lumiĂšre leurs liens avec les autres groupes de trachĂ©ophytes. Il offre une synthĂšse des donnĂ©es actuelles sur leur diversification et leur origine Ă©volutive [27].

Voici une explication dĂ©taillĂ©e de chaque branche de cet arbre phylogĂ©nĂ©tique :

  • Plantes vasculaires
    • Lycophytes (dĂ©finition large)
      • Zosterophyllophytes † (branches multiples, incertae sedis)
        • Asteroxylales †
        • Drepanophycales †
        • Protolepidodendrales †
        • Lepidodendrales †
          • Pleuromeiales †
      • Lycopodiopsida (lycophytes vivants et leurs proches parents Ă©teints)
        • Selaginellales
          • Miadesmiales †
        • IsoĂ«tales
        • Lycopodiales (Lycopodiaceae)
          • Lycopodioideae
            • Lycopodium sensu stricto
            • Diphasiastrum
            • Dendrolycopodium
            • Spinulum
          • Lycopodielloideae
            • Lycopodiella
            • Pseudolycopodiella
            • Palhinhaea
            • Lateristachys
          • Huperzioideae
            • Huperzia
            • Phlegmariurus
            • Phylloglossum
    • Euphyllophytes
      • FougĂšres et prĂȘles
      • Spermatophytes (plantes Ă  graines)

Histoire évolutive

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Un fossile de Baragwanathia longifolia, spécimen primitif attribué aux lycophytes.

Les Lycopodiopsida constituent l'un des groupes les plus anciens de plantes vasculaires terrestres. Leur origine remonte au Silurien supérieur, il y a environ 420 millions d'années, avec des représentants fossiles primitifs tels que Baragwanathia[3], une plante déjà pourvue de véritables tissus conducteurs et de microphylles, les feuilles caractéristiques du groupe[28].

Durant le DĂ©vonien (419–359 Ma), les lycophytes connaissent une diversification importante. Des formes telles que Asteroxylon, appartenant aux Drepanophycales, montrent une structuration plus complexe avec un systĂšme vasculaire organisĂ©, ce qui tĂ©moigne de l’évolution progressive vers des plantes de plus grande taille[3]. La coiffe racinaire, caractĂ©ristique des racines modernes, n'apparaĂźt qu'au cours de cette pĂ©riode parmi les lycophytes[29].

ReprĂ©sentation palĂ©oartistique d’une forĂȘt du CarbonifĂšre.

Au cours du CarbonifĂšre (359–299 Ma), les Lycopodiopsida dominent les Ă©cosystĂšmes terrestres humides sous la forme de grands arbres, appartenant Ă  des genres tels que Lepidodendron et Sigillaria. Ces « arbres-lycopodes Â» pouvaient atteindre des hauteurs de 30 Ă  40 mĂštres[30]. Leurs vastes forĂȘts marĂ©cageuses ont jouĂ© un rĂŽle essentiel dans la formation des gisements de charbon exploitĂ©s aujourd’hui. Des dĂ©couvertes rĂ©centes ont mis en lumiĂšre la diversitĂ© des lycophytes au dĂ©but du CarbonifĂšre. Notamment, Hestia eremosa, une lycophyte herbacĂ©e sans ligule du Mississippien d'Oxroad Bay en Écosse, prĂ©sente des caractĂ©ristiques morphologiques simples, telles qu'une stĂšle Ă©toilĂ©e et des axes dichotomiques. Cette espĂšce suggĂšre que des formes herbacĂ©es ont coexistĂ© avec les formes arborescentes plus complexes, indiquant une diversification morphologique plus prĂ©coce que prĂ©cĂ©demment supposĂ©e [31].

Cependant, la crise environnementale de la fin du CarbonifÚre, marquée par une diminution des zones humides et un climat plus sec, entraßne le déclin progressif de ces grandes formes arborescentes[32].

Une vue d’artiste de ce qu’aurait pu ĂȘtre un spĂ©cimen de Sigillaria

Parmi les lycophytes ayant survĂ©cu Ă  cette crise, certaines formes ont prolifĂ©rĂ© dĂšs le dĂ©but du MĂ©sozoĂŻque, comme en tĂ©moigne Pleuromeia sternbergii, abondante durant le Trias infĂ©rieur. Cette espĂšce, proche des IsoĂ«tales actuelles, semble avoir occupĂ© des milieux pionniers perturbĂ©s Ă  la suite de l’extinction Permien-Trias. Des Ă©tudes de palynologie ultrastructurale ont Ă©tĂ© menĂ©es sur des Ă©chantillons provenant notamment du bassin houiller de Moatize ont montrĂ© que ses spores fossiles, qu’on appelle aussi des morphotaxa, Densoisporites nejburgi (microspores) et Trileites polonicus (mĂ©gaspores)[note 1], prĂ©sentent des caractĂšres morphologiques et structuraux proches de ceux des spores des Isoetaceae modernes, notamment au niveau des papilles de la paroi sporale et de la stratification laminaire fine. Ces similitudes renforcent l’hypothĂšse d’un lien Ă©volutif direct entre Pleuromeia et les isoĂštes actuels, et tĂ©moignent d’une continuitĂ© morphologique sur plus de 240 millions d’annĂ©es [16].

Les lycophytes survivants, adaptĂ©s Ă  des conditions plus sĂšches ou aquatiques, persistent durant le MĂ©sozoĂŻque et jusqu'Ă  aujourd'hui, principalement sous des formes herbacĂ©es. Actuellement, trois groupes majeurs subsistent : les Lycopodiales (lycopodes), les IsoĂ«tales (isoĂštes) et les Selaginellales (sĂ©laginelles), reprĂ©sentant une diversitĂ© d’environ un millier d’espĂšces[33].

Une dĂ©couverte marquante, publiĂ©e en 2015 Ă  partir d’un fossile retrouvĂ© en Antarctique, atteste de la prĂ©sence d’un isoĂ©talĂ©en morphologiquement trĂšs proche des espĂšces actuelles dĂšs le Trias infĂ©rieur, il y a plus de 245 millions d’annĂ©es. Ce spĂ©cimen, remarquablement bien conservĂ©, prĂ©sente dĂ©jĂ  des feuilles spiralĂ©es, un strobile basal bien diffĂ©renciĂ©, et des spores similaires Ă  celles des isoĂštes modernes. Il montre que la morphologie de ce groupe Ă©tait dĂ©jĂ  largement stabilisĂ©e Ă  cette Ă©poque. La localisation antarctique de ce fossile suggĂšre en outre une origine gondwanienne pour les isoĂ©talĂ©ens, ce qui invite Ă  reconsidĂ©rer leur histoire biogĂ©ographique et leur rĂŽle Ă©cologique dans les Ă©cosystĂšmes du MĂ©sozoĂŻque sudiste [34].

Les recherches récentes en phylogénie moléculaire confirment que les Lycopodiopsida forment un groupe monophylétique distinct des autres Trachéophytes (plantes à vaisseaux conducteurs), notamment des fougÚres et des plantes à graines[35].

Enfin, les fossiles des lycophytes anciens, notamment ceux du cĂ©lĂšbre gisement du Rhynie Chert en Écosse, ont permis d'observer des stades intermĂ©diaires uniques dans l’évolution des racines et des tissus vasculaires[9].

Frise chronologique

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Évolution des Lycopodiopsides
Date ÉvĂ©nement
Vers -420 millions d'années Apparition des premiers lycophytes, parmi les plus anciennes plantes vasculaires.
Dévonien (-419 à -359 millions d'années) Diversification rapide des lycophytes, avec l'apparition de formes plus complexes et de premiers arbres primitifs.
CarbonifĂšre (-359 Ă  -299 millions d'annĂ©es) Domination des forĂȘts humides par de grandes formes arborescentes de lycophytes, comme Lepidodendron et Sigillaria.
Fin du CarbonifÚre et Permien (-300 à -250 millions d'années) Déclin des grands lycophytes arborescents, en lien avec les changements climatiques et l'assÚchement progressif des marécages.
Depuis le Trias (-250 millions d'années) jusqu'à aujourd'hui Survivance des lycophytes sous des formes herbacées ou de petite taille, appartenant aux groupes actuels comme les Lycopodiaceae, Isoetaceae et Selaginellaceae.

Menaces et conservation

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MalgrĂ© leur anciennetĂ© Ă©volutive et leur intĂ©rĂȘt scientifique, les lycophytes reçoivent rarement autant d'attention que d'autres groupes de plantes vasculaires. Plusieurs espĂšces sont pourtant aujourd'hui menacĂ©es par la destruction de leur habitat, les changements climatiques, la concurrence d'espĂšces invasives ou encore la surexploitation Ă  des fins mĂ©dicinales ou horticoles.

Les lycophytes occupent une grande variĂ©tĂ© d’habitats, souvent spĂ©cialisĂ©s, comme les zones humides, les forĂȘts tropicales, les landes acides ou les substrats rocheux. Cette spĂ©cialisation Ă©cologique les rend particuliĂšrement vulnĂ©rables aux perturbations environnementales. Par exemple, Huperzia phlegmaria, espĂšce Ă©piphyte des forĂȘts humides, voit ses populations dĂ©cliner en raison de la dĂ©forestation. D’autres, comme Isoetes malinverniana, endĂ©mique du PiĂ©mont en Italie, sont aujourd’hui en danger critique d’extinction, principalement Ă  cause de la pollution des eaux douces et de l’artificialisation des zones humides [36].

Dans plusieurs rĂ©gions du monde, des mesures de conservation ont Ă©tĂ© mises en Ɠuvre. Certaines espĂšces bĂ©nĂ©ficient d'une protection in situ, Ă  travers des aires protĂ©gĂ©es oĂč subsistent des populations naturelles. D'autres sont cultivĂ©es ex situ dans des jardins botaniques, comme Selaginella oregana dans le nord-ouest des États-Unis. Les inventaires floristiques et les Ă©valuations de l’état de conservation permettent d’identifier les espĂšces vulnĂ©rables et de mieux comprendre leurs exigences Ă©cologiques. Certaines rĂ©glementations locales ou internationales encadrent Ă©galement la collecte de lycophytes, en particulier pour les espĂšces inscrites Ă  la CITES ou protĂ©gĂ©es par des lois nationales, comme en Afrique du Sud ou au BrĂ©sil [37].

Le manque de notoriété de ce groupe végétal complique toutefois les efforts de protection. Une meilleure sensibilisation du public, des scientifiques et des autorités à leur rÎle écologique, à leur histoire évolutive et à leurs usages traditionnels pourrait renforcer leur conservation. Plusieurs espÚces, telles que Lycopodium clavatum, sont par ailleurs utilisées en phytothérapie, ce qui exerce une pression supplémentaire sur les populations sauvages [38].

Notes et références

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Notes

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  1. ↑ Les noms Densoisporites nejburgi et Trileites polonicus dĂ©signent des types morphologiques de spores fossiles dĂ©finis en palynologie. Ils ne correspondent pas Ă  des espĂšces de plantes, mais servent Ă  dĂ©crire et classer les spores selon leurs caractĂšres observables. : (en) Francesca Galasso, Paulo Fernandes, Giovanni Montesi, JoĂŁo Marques, Amalia Spina et ZĂ©lia Pereira, « Thermal history and basin evolution of the Moatize - Minjova Coal Basin (N'CondĂ©dzi sub-basin, Mozambique) constrained by organic maturation levels Â», Journal of African Earth Sciences, vol. 153,‎ mai 2019, p. 219-238 (DOI 10.1016/j.jafrearsci.2019.02.020)

Références

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Annexes

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Publication originale

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Bibliographie

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Liens externes

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  • (en) NCBI : Lycopodiidae Bek., 1863 (Syn. de Lycopodiophyta) (taxons inclus) (consultĂ© le 22 mars 2019)
  • (en) Paleobiology Database : Lycophyta † (consultĂ© le 22 mars 2019)
  • (en) Paleobiology Database : Lycopodiophyta Scott 1900 (consultĂ© le 22 mars 2019)
  • (en) Tree of Life Web Project : Lycopodiopsida (consultĂ© le 20 juillet 2017)
  • (en) Tropicos : Lycopodiidae Bek. (+ liste sous-taxons)
  • (en) UICN : taxon Lycopodiopsida (consultĂ© le 5 janvier 2023)
  • (en) WoRMS : Lycopodiopsida (+ liste ordres + liste familles) (consultĂ© le 20 juillet 2017)
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