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Sitarane
Biographie
Naissance
1858Voir et modifier les données sur Wikidata
Mozambique portugais ou ComoresVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
20 juin 1911Voir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Tombe de SitaraneVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Simicoudza SimicourbaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
françaiseVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Voleur, meurtrierVoir et modifier les données sur Wikidata
La tombe de Sitarane dans le cimetière de Saint-Pierre, à La Réunion.

modifier - modifier le code - modifier WikidataDocumentation du modèle

Sitarane, de son vrai nom Simicoudza Simicourba, né en [1858 au Mozambique portugais, guillotiné le 20 juin 1911, était un cambrioleur et un meurtrier de La Réunion. La légende lui a associé des actes de sorcellerie qui étaient en réalité l’œuvre de son complice Pierre-Élie Calendrin, dit Saint-Ange Gardien. Il fut également surnommé « le vampire de La Réunion ».

Biographie

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Simicoudza Simicourba, dit Sitarane, est né dans les possessions portugaises du Mozambique en 1858[1]. Cependant, la presse française de l'époque le tient pour né aux îles Comores[2]. Il arriva à La Réunion à l'âge de 31 ans[3] en 1889 avec un contrat de travailleur engagé sur les terres de M. Morange à Saint-Benoît, sous le no 10 8958. Deux ans plus tard, il abandonne son emploi et adopte un nom d'emprunt, Sitarane, sans doute pour échapper à l'obligation de souscrire un autre contrat de travailleur engagé ou de retourner au Mozambique. Sitarane serait un surnom dont l'avaient affublé ses compagnons de labeur à son arrivée, dérivé de « tsy hita rano » en malgache, qui veut dire « celui qui n'aime pas l’eau », soit parce qu’il ne se lavait jamais[4], ou bien parce qu'il n'aimait pas le climat humide de l'est de l'île[5],[6],[7].

En 1906, il fait la connaissance de ses deux futurs complices, Pierre-Élie Calendrin, dit Saint-Ange (1869-1937), le chef de bande, fabricant de tisanes (tisaneur) qui avait une réputation de sorcier et Emmanuel Fontaine (1886-1911), menuisier. À leurs côtés se trouvent une dizaine de complices de moindre importance.

Ils commettent de nombreux cambriolages d'une façon mystérieuse : les occupants assoupis n'entendent rien, les chiens n'aboient pas. Ils sont aussi accusés d'avoir commis trois meurtres : celui de Hervé Deltel et ceux des époux Robert[8].

Lors de l'enquête les témoignages affirment que les trois hommes ont bu le sang de leurs victimes et en ont recueilli pour servir aux pratiques occultes de Calendrin[8].

Pendant l'enquête et le procès les accusés (meneurs et complices) s'accusent mutuellement, avouent et se rétractent plusieurs fois.

Les trois meneurs sont condamnés à mort.

Calendrin est gracié par la présidence de la République et sa peine est transformée en travaux forcés à perpétuité.

Sitarane et Fontaine sont guillotinés.

Juste avant d'être exécuté, Sitarane demande à être baptisé.

Depuis la mort de Sitarane, sa réputation ne cesse de croître. Il fait l'objet d'une des plus grandes histoires d’horreurs racontées au peuple réunionnais. Enterré à Saint-Pierre en 1911, sa tombe attire de nombreuses personnes, qui en échange d'offrandes lui demandent de répandre le bien ou le mal et de commettre des actes inimaginables. Sa dépouille ne serait pas à l'emplacement où se situe sa tombe selon certains auteurs[9].

Postérité

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Curieusement, seul le nom de Sitarane demeure vivace dans l'histoire locale. Sa tombe, toujours fleurie et garnie de bougies et de cierges, est aujourd'hui l'objet d'un véritable culte.

Selon la tradition sorcière de l'île, de nombreux envoûteurs et jeteurs de sort enrôlent l'esprit de Sitarane pour leurs opérations de magie noire.

On prétend aussi que tous ceux qui envisagent un crime ou un hold-up, un détournement d'héritage ou l'assassinat d'une personne, vont prier nuitamment sur la tombe de Sitarane pour que son esprit démoniaque favorise leur entreprise.

On raconte encore l'histoire de cet homme qui, une nuit, planta un couteau de boucher sur la tombe de Sitarane, et s'en servit ensuite pour assassiner sa maîtresse qui assistait sur la place de l'hôtel de ville à un spectacle de variétés en compagnie de dix mille personnes. C'est le même culte qui conduisit Noël Clarel, un manœuvre travaillant à des fouilles archéologiques de la pointe du Diable à Saint-Pierre à entraîner un enfant de onze ans dans une ravine, puis à l'étrangler. Poursuivant les fouilles de nuit pour son propre compte en espérant découvrir le trésor supposé y être enfoui, Noël Clarel pensait qu'une telle découverte était subordonnée au sacrifice d'un enfant.[réf. nécessaire]

L'auteur et historien français Daniel Vaxelaire a écrit au moins deux livres ayant pour sujet Sitarane[10],[11]. Le romancier, poète et essayiste français Jean-François Samlong a consacré un roman à l'histoire de Sitarane, Une guillotine dans un train de nuit, publié en 2012 aux Éditions Gallimard[12].

Son histoire relevant de la mythologie réunionnaise inspire périodiquement la littérature populaire[13] ainsi que la musique, comme en témoignent les paroles de Maloya ton tisane, composé par Narmine Ducap pour sa fille Michou [14],[15] :

« Mauvais moun té koné rien qu'la tisane

Par exemple regarde Sitarane

Heureusement pou fait nout bonheur su la terre

Maloya lé toujours à l'heure »

(Les malfaiteurs ne connaissent rien que la tisane, comme Sitarane, heureusement pour faire notre bonheur, le Maloya est toujours à l'heure)

Notes et références

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  1. ↑ « Saint-Pierre, Le culte de Sitarane n'est pas mort »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur Le Quotidien.
  2. ↑ « L'Aurore : littéraire, artistique, sociale / dir. Ernest Vaughan ; réd. Georges Clemenceau », sur Gallica, 20 août 1910 (consulté le 8 octobre 2019).
  3. ↑ « Sitarane : 100 ans après », sur L'info.re, 10 décembre 2011 (consulté le 22 août 2025).
  4. ↑ « Sitarane histoire ou légende ? », sur iledelareunion97.blogspot.com, 2 décembre 2009 (consulté le 22 août 2025).
  5. ↑ « Des crimes presque parfaits : Sitarane et Saint-Ange nuits rouges à la Réunion », sur programmetv.ouest-france.fr, Planète+, 2023 (consulté le 22 août 2025).
  6. ↑ Morvan 2024, p. 81-84.
  7. ↑ « Rentrée littéraire : l’envol du papangue, un roman noir de Philippe Morvan », sur Zinfos974, 12 octobre 2024 (consulté le 22 août 2025).
  8. ↑ a et b Le Peuple, 06 décembre 1910, p2, Les buveurs de sang devant les Assises de Saint Denis sur Gallica.
  9. ↑ « Sitarane : comment s’est construite la légende ? », sur FreeDom, 27 juillet 2023 (consulté le 22 août 2025).
  10. ↑ Vaxelaire 2008.
  11. ↑ Vaxelaire 2011.
  12. ↑ Samlong 2012.
  13. ↑ Maumont 2012.
  14. ↑ « Michou (4) - Mariage Fanny / Maloya Ton Tisane », sur Discogs (consulté le 8 octobre 2019)
  15. ↑ 7 Lames la Mer, « Oté maloya ! 1975/1986 : la fusion prodigieuse (1) », sur 7 Lames la Mer (consulté le 8 octobre 2019)

Annexes

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Sur les autres projets Wikimedia :

  • Sitarane, sur Wikimedia Commons

Bibliographie

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Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Jules Bénard, Sitarane, Azalées, 1996, 279 p. (ISBN 978-2-908127-67-6)
  • So-y-sen Maumont, Moi, Sitarane, Terriciae, 2012. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Jean-François Samlong, Une guillotine dans un train de nuit, Paris, Gallimard, coll. « Continents noirs », 2012, 292 p. (ISBN 978-2-07-013866-1). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Daniel Vaxelaire, Les Buveurs de sang, ou la véritable histoire de Sitarane, Orphie, 2008. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Daniel Vaxelaire, Saint Ange et Sitarane : Les buveurs de sang, Orphie, 2011. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Fictions

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  • Jean-Pierre Haga, Sitarane Blues, Orphie, 2008
  • Tobie Nathan, Ethno-Roman, Grasset, 2012
  • Bruno Testa, La fête noire ou le retour de Sitarane, Orphie, 2019 (ISBN 9791029803611)
  • Philippe Morvan, L'Envol du papangue, Éditions Orphie, octobre 2024 (ISBN 979-1-0298-0701-5)

Documentaires

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  • Planète +, Des crimes presque parfaits : Sitarane et Saint-Ange nuits rouges à la Réunion [1]
  • William Cally, « Sitarane le valet de Pique », documentaire composé d'entretiens avec Jules Bénard, Jean-François Samlong, Sudel Fuma, Daniel Honoré, Laurent Hoareau, Stéphane Nicaise, Victor Petit de la Rhodière, Jean-François Amouny, Mickaël Fontaine, Thérèse Louisette Grelin, sur youtube.com, Kapali Studios, 19 août 2019 (consulté le 30 mars 2024)

Articles connexes

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  • Sorcellerie à La Réunion
  • Pierre-Élie Calendrin

Liens externes

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  • « Sitarane ou le commando du sang », sur clicanoo.re (consulté le 28 mars 2012)
  • « Les buveurs de sang », sur www.orphie.net/ (archivé sur Internet Archive)
  • « Moi, Sitarane », sur www.editions-terriciae.com (consulté le 7 novembre 2012)
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