

De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, la nourriture dĂ©signe les aliments d'origine animale, vĂ©gĂ©tale, fongique (parfois bactĂ©rienne ou minĂ©rale) ou chimique, consommĂ©s par des ĂȘtres vivants Ă des fins d'alimentation. Mais il existe aussi une nourriture festive, ou de rĂ©crĂ©ation incluant des aliments dits « facultatifs », c'est-Ă -dire non nĂ©cessaires Ă l'alimentation humaine. Ces aliments sont gĂ©nĂ©ralement classĂ©s parmi les aliments ultratransformĂ©s (ou UPF)[1] (qui eux-mĂȘmes constituent l'essentiel de la « malbouffe »).
Les aliments liquides sont appelés « boissons ».
ĂlĂ©ments de dĂ©finitions juridiques
[modifier | modifier le code]Dans toute l'Union europĂ©enne[2], la notion d'aliment dĂ©signe toute substance ou produit, transformĂ©, partiellement transformĂ© ou non transformĂ©, destinĂ© Ă ĂȘtre ingĂ©rĂ© ou raisonnablement susceptible dâĂȘtre ingĂ©rĂ© par lâĂȘtre humain. Ce terme recouvre les boissons, les gommes Ă mĂącher et toute substance, y compris lâeau, intĂ©grĂ©e intentionnellement dans les denrĂ©es alimentaires au cours de leur fabrication, de leur prĂ©paration ou de leur traitement. Il inclut lâeau au point de conformitĂ© dĂ©fini Ă lâarticle 6 de la directive 98/83/CE[3].
Le terme « denrée alimentaire » n'inclut pas en Europe :
- les aliments pour animaux ;
- les animaux vivants (sauf s'ils sont préparés en vue de la consommation humaine ; hußtres par exemple) ;
- les plantes avant leur récolte ;
- les médicaments (au sens des directives 65/65/CEE et 92/73/CEE du Conseil) ;
- les cosmétiques au sens de la directive 76/768/CEE du Conseil ;
- le tabac et les produits du tabac (au sens de la directive 89/622/CEE du Conseil) ;
- les stupéfiants et les substances psychotropes (au sens de la Convention unique des Nations unies sur les substances psychotropes de 1971) ;
- les rĂ©sidus et contaminants susceptibles d'ĂȘtre trouvĂ©s dans la nourriture.
En Europe toujours, les « denrées alimentaires génétiquement modifiées » sont « les denrées alimentaires contenant des OGM, consistant en de tels organismes ou produites à partir d'OGM »[4] et « on entend par « aliments pour animaux génétiquement modifiés », les aliments contenant des OGM, consistant en de tels organismes ou produits à partir d'OGM, pour animaux ». Elles sont soumises à une traçabilité et un étiquetage spécifique[5].
Aliments consommés, ou gaspillés
[modifier | modifier le code]Une partie importante des denrĂ©es alimentaires est dĂ©gradĂ©e avant d'ĂȘtre consommĂ©e. Beaucoup d'aliments sont gaspillĂ©es. La FAO (Food and Agriculture Organization) estime que nourrir toute la planĂšte ne sera pas possible sans rĂ©duction du gaspillage et des dĂ©chets alimentaires[6].
La FAO mĂšne une analyse en 2011 et estime que 1,3 milliard de tonnes par an, soit environ un tiers de la production totale de denrĂ©es alimentaires destinĂ©es Ă la consommation humaine est gaspillĂ© dans le monde[7]. En France, le gaspillage alimentaire concerne plus de 10 millions de tonnes par an soit Ă peu prĂšs de 18 milliards de repas jetĂ©e Ă la poubelle. Afin de lutter contre le gaspillage, certaines enseignes (grande distribution, petits commerçants...) procĂšdent Ă des partenariats avec des associations (Too Good To Go) dans le but de donner la nourriture non achetĂ©e par les consommateurs, en respectant tout de mĂȘme la rĂšglementation en vigueur.
Histoire
[modifier | modifier le code]Alimentaire ou spirituelle, la nourriture désigne ce qui entretient la vie d'un organisme en lui procurant au moins les substances à assimiler nécessaires à sa subsistance.
Les divers panthéons incluaient une déesse de la nourriture : ainsi Zywienia, épouse de Radegast, dieu de l'hospitalité, est-elle la déesse de la nourriture dans la mythologie slave.
En 2017, alors que depuis les années 1950 les aliments industriels gagnent du terrain, et que la diversité génétique et la diversité spécifique des plantes et animaux consommés se sont effondrées, la malbouffe a tué plus de gens dans le monde que tout autre facteur (tabagisme y compris)[8].
En 2020, plus de 2 milliards de personnes Ă©taient en surpoids ou obĂšses (dans les rĂ©gions du monde de culture occidentale essentiellement) alors que 811 millions de personnes ne mangeaient pas Ă leur faim (surtout dans les rĂ©gions les plus pauvres)[8]. Selon la FAO, au rythme de la dĂ©mographie mondiale et des tendances alimentaires dans le monde, la production de viande, de produits laitiers et d'Ćufs devrait augmenter d'environ 44% en 30 ans, de 2020 Ă 2050, ce qui est incompatible avec les objectifs climatiques et tous les objectifs de dĂ©veloppement durable de l'ONU et de ses Ătats membres[8].
Dénominations
[modifier | modifier le code]Le mot « nourriture », a de nombreux synonymes, techniques, familiers ou argotiques : produit alimentaire, bouffe, rata, casse-dalle, graille, boustifaille, etc.
Dans l'Union europĂ©enne, dans le domaine de l'IAA (Industrie agroalimentaire), un Plan de MaĂźtrise Sanitaire, un agrĂ©ment sanitaire ou une dĂ©claration[9] avant l'ouverture peuvent ĂȘtre nĂ©cessaires pour les Ă©tablissements produisant ou utilisant des POADAC (Produits d'Origine Animale et DenrĂ©es Alimentaires en Contenant) et POVDAC (Produits d'Origine VĂ©gĂ©tale et DenrĂ©es Alimentaires en Contenant).
Typologie
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On distingue plusieurs grandes familles d'aliments :
- boissons ;
- corps gras (riches en lipides, vitamine A et vitamine D (beurre et crĂšme), en vitamine E et acides gras essentiels) ;
- féculents (pain, pùtes, riz, pommes de terre, légumes secs, autres céréales) (riches surtout en glucides mais également en protéines, vitamine B, minéraux et fibres) ;
- produits laitiers (riches en protéines, calcium et vitamine B) ;
- légumes et fruits (riches en vitamines antioxydantes et vitamine C (surtout crus)) ;
- produits sucrés (riches en glucides) ;
- viande, poisson, Ćufs (riches en protĂ©ines et en fer).
Ces aliments sont regroupés selon leur degré de transformation en 4 catégories par une classification dite « NOVA ». La consommation de nourriture ultra-transformée (UPF, tels que définis par la classification NOVA) est en hausse forte et réguliÚre depuis les années 1950.
Les multinationales agro-industrielles ont créé une nourriture « prĂȘte Ă consommer », artificiellement rendue hyper-appĂ©tissante et goĂ»teuse, qui pousse Ă la suralimentation[10]. « La majoritĂ© de la malbouffe ou des aliments facultatifs (c'est-Ă -dire des aliments non nĂ©cessaires Ă l'alimentation humaine) sont classĂ©s comme UPF »[1].
Ces formules industrielles d'aliments et de boissons à base de substances alimentaires et d'additifs (souvent controversés), contenant souvent peu ou pas d'aliments entiers (biscuits, confiseries, aliments à base de poulet, boissons sucrées, margarine et nombreux plats préparés) sont commercialement trÚs rentables car utilisant des ingrédients peu coûteux semblant pouvoir remplacer tous les autres groupes d'aliments[11].
Alors que les preuves de nocivitĂ© des UPF s'accumulent[12],[13],[10], leurs impacts environnementaux (par exemple liĂ© Ă leurs hautes teneurs en sucre industriel, huile de palme et soja transgĂ©nique, mais aussi liĂ©s Ă leurs chaines de transformation, d'emballage [sources d'une Ă©norme quantitĂ© de dĂ©chets mĂ©nagers et de la restauration et de distribution) sont encore mal cernĂ©s. Or, la nourriture hypertransformĂ©e est essentiellement produite par des multinationales ayant le pouvoir de dicter oĂč et quand cultiver ses produits ensuite achetĂ©s Ă bas prix, transportĂ©s, prĂ©parĂ©s et introduits dans les systĂšmes alimentaires du monde entier, en s'appuyant sur un marketing agressif et des allĂ©gations trompeuses, nutritionnelles et de santĂ©, instituant de nouvelles cultures alimentaires encourageant la poursuite de la production de masse de nourriture, de son transport planĂ©taire et une production de dĂ©chets problĂ©matiques[14].
Faire évoluer ces aliments vers des régimes alimentaires soutenables est un enjeu pour le XXIe siÚcle.
Alimentations saine et non-saine
[modifier | modifier le code]Malbouffe
[modifier | modifier le code]Elle affecte l'environnement et la santé via des effets à longs termes (maladies chroniques souvent évitables)[14]. La mal bouffe tend à s'auto-entretenir via des addictions associées aux excÚs de sucre, de sel, d'alcool et à certains additifs exhausteurs de goût et autres auxiliaires technologiques, trÚs utilisés par les producteurs de nourriture industrielle.
Une mauvaise nourriture est aussi parfois source d'intoxications alimentaires, chroniques ou aiguĂ«s alors souvent causĂ©es par des bactĂ©ries, des toxines et des virus ; la nourriture peut aussi ĂȘtre source de parasites et de prions pathogĂšnes. Il s'agit aussi de « maladies Ă©vitables ».
DĂ©jĂ citĂ©es par Hippocrate, les intoxications alimentaires tuent encore environ 7 millions de personnes par an. Et environ 10 fois plus de personnes souffrent d'une intoxication non-mortelle. En France, environ 1,5 million de cas par an causent plus de 17 000 hospitalisations, et plus de 200 dĂ©cĂšs[15]. Elles rĂ©sultent souvent d'une contamination croisĂ©e d'aliments prĂȘts Ă consommer par d'autres aliments non cuits, et/ou d'un mauvais contrĂŽle de la tempĂ©rature. Plus rarement, c'est une contamination chimique des aliments qui est en cause, par exemple Ă la suite d'un stockage inappropriĂ©, dans un rĂ©cipient inapte au contact alimentaire, en plastique libĂ©rant des perturbateurs endocriniens, ou recouvert d'un Ă©mail Ă base de plomb, alors source de saturnisme ou Ă la suite de l'utilisation de savons et de dĂ©sinfectants de qualitĂ© non alimentaire. Les produits animaux se gĂątant facilement (viandes, certains produits laitiers, fruits de mer) nĂ©cessitent des procĂ©dures strictes et adĂ©quates d'hygiĂšne (chaĂźne du froid et conservation au chaud jusqu'au stockage aprĂšs cuisson, au risque d'une prolifĂ©ration bactĂ©rienne dangereuse, comme Salmonella ou Escherichia coli). Beaucoup d'aliments industriels peuvent aussi ĂȘtre falsifiĂ©s ou adultĂ©rĂ©s, lors de l'Ă©levage, de la fabrication, de la cuisson, de l'emballage, de la distribution ou de la vente.
Divers biocontaminants ((ex. : microbes, moisissures, parasites et/ou leurs Ćufs) et corps Ă©trangers (poils, mĂ©gots, bris de bois, mĂ©taux, verre, etc.) et polluants sont parfois retrouvĂ©s dans les aliments.
L'étiquetage[Laquelle ?], la traçabilité, les dates limites et divers contrÎles d'hygiÚne visent à améliorer la sécurité alimentaire. Les procédures de type HACCP impliquent une traçabilité « de la fourche à la fourchette », le maintien d'une zone de préparation propre et de circuits séparés des aliments de différents types, avec maintien de la chaine du froid, et garanties de températures adéquates de cuisson ou de séchage, e réfrigération rapide des aliments aprÚs cuisson, etc.[16].
Un régime alimentaire trop riche en sucre, huile, viande, sel, conservateurs et « aliments ultra-transformés » (sodas sucrés, plats surgelés, viandes reconstituées) est l'une des premiÚres causes de diabÚte, d'obésité, de troubles cardiovasculaires et d'autres pathologies en augmentation, dont de nombreux cancers (environ 35 % des cancers selon une analyse épidémiologique publiée par Richard Doll et Richard Peto en 1981). L'alimentation est en effet source de substances cancérogÚnes et/ou mutagÚnes, soit naturellement présentes dans certains aliments ou boissons (alcools), soit radiotoxiques (iode 131 disséminé par la catastrophe de Tchernobyl par exemple, source de cancers de la thyroïde), ou encore issus de moisissures sources de mycotoxines (ex. : aflatoxines issues de maïs, blé ou arachides contaminés) ou de bactéries (ex. : certaines cyanophycées sources de cyanotoxines). La cuisson à haute température de la viande génÚre des amines hétérocycliques et/ou des hydrocarbures polyaromatiques dans ses parties carbonisées (comme dans le poisson fumé), et certains jambons ou viandes séchées de type saucissons, bacon⊠apportent des nitrosamines issues de nitrites utilisés comme conservateurs.
De nombreux fruits et lĂ©gumes contiennent des vitamines, antioxydants et anticarcinogĂšnes prĂ©venant les maladies chroniques, mais ils tendent Ă ĂȘtre moins consommĂ©s ou Ă ĂȘtre dĂ©gradĂ©s par les processus agro-industriels. Il est cependant souvent difficile d'identifier les composants spĂ©cifiques de l'alimentation qui servent Ă augmenter ou diminuer le risque de cancer, car de nombreux aliments, tels que le steak de bĆuf et le brocoli, contiennent de faibles concentrations Ă la fois de cancĂ©rigĂšnes et d'anticancĂ©rigĂšnes. Il existe de nombreuses certifications internationales dans le domaine de la cuisine, telles que Monde Selection, AA Certification, iTQi. Ils utilisent des mĂ©thodes d'Ă©valuation de haute qualitĂ© pour rendre les aliments plus sĂ»rs.
Alimentation saine
[modifier | modifier le code]Les progrÚs scientifiques récents (dont sur l'importance du microbiote intestinal, éclairent la diététique d'un jour nouveau et font reculer certaines idées reçues[17] ; en particulier les études épidémiologiques et leurs méta-analyses ont récemment[C'est-à -dire ?] fourni des preuves supplémentaires qu'« une consommation plus élevée de fruits et légumes est associée à un risque plus faible de mortalité toutes causes confondues, en particulier de mortalité cardiovasculaire »[18].
Une Commission EAT-The Lancet, financée par l'ONG Wellcome Trust a réuni des experts nutritionnistes pour élaborer, à partir d'une revue de la littérature scientifique, les bases d'un régime alimentaire répondant au mieux aux besoins du corps humain et respectant autant que possible actuellement les limites planétaires climatique et environnementales[19] ; c'est-à -dire tenant notamment compte des impacts de la production de la nourriture est termes d'émissions de carbone (au regard des données du GIEC publiées en 2018[20], sachant que la situation a empiré depuis), de perte de biodiversité, de consommation d'eau, de sols terre, d'azote[21] et de phosphore.
Pour un adulte de 30 ans et de corpulence moyenne, cette commission recommande des aliments diversifiés, surtout locaux et végétaux (légumes, légumes-racines et fruits frais) apportent 2 500 calories/jour. La viande rouge ne devrait pas dépasser 100 g/semaine (soit moins du quart de ce qu'un Américain moyen consomme en 2020). Les aliments ultra-transformés sont « pour la plupart évités » et le régime est à saisonniÚrement décliner selon les produits régionaux[22]. Selon cette commission, ce régime varié, meilleur pour la santé (santé mentale y compris)[23] et « soutenable » dans l'anthropocÚne[24], permettrait de sauver la vie d'environ 11 millions de personnes par an[25] et de « nourrir 10 milliards de personnes sainement, sans détruire davantage les écosystÚmes », commente Tim Lang (coauteur du rapport EAT-The Lancet, et chercheur en politique alimentaire à la City University de Londres) qui ajoute : « Que les partisans de la ligne dure de l'industrie bovine et laitiÚre le veuillent ou non, ils sont vraiment en retard. Le changement est désormais inévitable » ; les données récentes semblent indiquer qu'il existe un seuil de cinq portions de fruits et légumes par jour au-delà duquel le risque de cancer ne diminue plus, mais le risque de mortalité cardiovasculaire continue lui à diminuer pour chaque portion supplémentaire de fruits et légumes par jour.
Une critique faite Ă ce rĂ©gime est qu'il serait excellent pour les pays riches aux habitudes alimentaires non soutenables ; mais est-il suffisamment nutritif pour ceux qui vivent dans des milieux Ă faibles ressources. Selon Ty Beal, scientifique travaillant Ă Washington avec l'Alliance mondiale pour l'amĂ©lioration de la nutrition, d'aprĂšs des calculs non publiĂ©s, ce rĂ©gime ne fournirait que 78 % de l'apport aujourd'hui recommandĂ© en zinc et 86 % de calcium pour les plus de 25 ans, et seulement 55 % des besoins en fer des femmes en Ăąge de procrĂ©er. D'autres, comme Fanzo et Davis en 2010, se demandent si dans le contexte dĂ©mographique et sociopolitique des annĂ©es 2010, un rĂ©gime alimentaire peut « Ă la fois ĂȘtre sain, soutenable et Ă©quitable ? »[26].
Impacts
[modifier | modifier le code]En 2014, une étude prospective estime qu'au vu des tendances en termes d'urbanisation et de démographie mondiale, l'augmentation des émissions de GES en 40 ans (entre 2010 et 2050) va entraßner + 80 % des émissions liées à l'alimentation[27], or ces émissions sont déjà majeures (voir plus bas).
Tout aliment, qu'il soit local ou non, d'origine vĂ©gĂ©tale/fongique, ou d'origine animale, cru ou cuit, congelĂ© ou non, prĂ©parĂ© ou non⊠a une empreinte eau, une empreinte carbone, une empreinte Ă©nergĂ©tique et climatique. Les rĂ©gimes alimentaires ont des empreintes extrĂȘmement diffĂ©rentes selon leur type, de plus en plus Ă©levĂ©es dans le modĂšle industriel dominant contemporain. « Nous devons progresser vers des rĂ©gimes alimentaires qui ont des empreintes Ă©cologiques considĂ©rablement plus faibles, ou ce ne sera qu'une question de quelques dĂ©cennies avant que nous commencions Ă voir des effondrements mondiaux de la biodiversitĂ©, de l'utilisation des terres et tout cela », alerte en 2021 Sam Myers (directeur de la « Planetary Health Alliance », un consortium mondial basĂ© Ă Boston (Massachusetts), qui Ă©tudie les impacts sanitaires des changements environnementaux[8].
Impacts climatiques
[modifier | modifier le code]En 2020, la production, le transport, la consommation et le gaspillage de la nourriture industrielle contribue au dépassement des limites planétaires (ce qui conduit à terme à un effondrement écologique rendant la planÚte inhospitaliÚre pour les humains et à l'effondrement des sociétés)[28],[29]. La production de nourriture est en 2021 source d'un peu plus du quart (26%) des émissions de gaz à effet de serre dans le monde[30].
La production de nourriture dans son ensemble « gĂ©nĂšre tellement de pollution par les gaz Ă effet de serre[31] qu'au rythme actuel, mĂȘme si les pays rĂ©duisaient Ă zĂ©ro toutes les Ă©missions non alimentaires, ils ne seraient toujours pas en mesure de limiter l'augmentation de la tempĂ©rature Ă 1,5 °C - l'objectif climatique de l'accord de Paris sur le climat. Une grande partie des Ă©missions du systĂšme alimentaire â 30 Ă 50 %, selon certaines estimations â provient de la chaine d'approvisionnement du bĂ©tail, car les animaux sont inefficaces pour convertir les aliments pour animaux en aliments »[8].
Selon une estimation de 2014, si le terrien moyen mangeait plus de végétaux et moins de viande/poisson, et si les émissions de tous les autres secteurs étaient stoppées, le monde aurait 50 % de chances d'atteindre l'objectif climatique de 1,5 °C[27] ; et si, conjointement à ce choix alimentaire, des changements plus larges du secteur agroalimentaire incluant la réduction et une meilleure gestion des déchets, nos chances de ne pas dépasser 1,5 °C en 2100 passeraient à 67 %[8]. Les économies d'énergie, une consommation générale plus locale et une réduction des transports suffiraient alors pour stabiliser le climat.
Bien que ces scénarios n'éliminent pas la viande et qu'il existe des modÚles d'élevage plus soutenable, ces données scientifiques n'ont pas été appréciées par le lobby de l'industrie de la viande[8].
Autres impacts environnementaux
[modifier | modifier le code]En 2020, les aliments agro-industriels et industriels reprĂ©sentent environ 70 % de la consommation d'eau douce[8] et 40 % des surfaces terrestres Ă©mergĂ©es[8] dans le monde (au dĂ©triment d'une grande partie de la faune, flore et fonce sauvages, ainsi privĂ©es d'une partie de leurs habitats naturels, et notamment des sols le plus riches. La surpĂȘche surexploite une grande partie des ocĂ©ans.
Pour produire les aliments industriels, les cultures industrielles exigent (pour la plupart) des engrais et pesticides destructeurs de biodiversitĂ©. Les engins et pratiques de l'agriculture industrielles dĂ©gradent les sols (Ă©rosion, tassement, lessivage, pollution, Ă©puisement des nutrimentsâŠ). Les engrais azotĂ©s perturbent le cycle de l'azote et les phosphates perturbent le cycle du phosphore, et sont en grande partie responsable de la pollution chronique des riviĂšres et des eaux littorales[32].
Composition
[modifier | modifier le code]Les aliments sont composés de plusieurs types d'ingrédients, qu'on peut classer selon leur origine : végétale, bactérienne, animale, fongique, minérale et chimique.
Origine végétale
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| Eau | Protides | Lipides | Glucides (solubles) | Cellulose (fibre) | Minéraux | Kilocalories | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Légumes frais | |||||||
| Laitue | 94 | 1,2 | 0,2 | 3 | 0,6 | 0,75 | 18 |
| Tomate | 93 | 1 | 0,3 | 4 | 0,6 | 0,6 | 22 |
| Haricot vert | 89 | 2,4 | 0,2 | 7 | 1,4 | 0,5 | 40 |
| Petit pois | 74 | 6,0 | 0,4 | 16 | 2,2 | 0,5 | 90 |
| Légumes secs | |||||||
| Haricots | 12 | 19 | 1,5 | 60 | 4 | 3 | 330 |
| Soja (grains) | 8 | 35 | 18 | 30 | 5 | 4,9 | 420 |
| Produits céréaliers | |||||||
| Blé tendre | 14 | 11,5 | 1,5 | 68 | 2 | 1,75 | 330 |
| Farine (blutage 75 %) | 12 | 9,5 | 1,2 | 75 | 0,6 | 350 | |
| Riz poli | 12 | 7,5 | 1,7 | 77 | 0,2 | 350 | |
| PĂątes, semoules | 8 | 13 | 1,4 | 76 | 0,4 | 375 | |
| PĂątes cuites | 61 | 5 | 0,6 | 32 | 0,2 | 150 | |
| Pain blanc | 35 | 7 | 0,8 | 55 | 0,3 | 2,3 | 255 |
| Fruits frais | |||||||
| Cerise | 80 | 1,2 | 0,5 | 17 | 0,3 | 77 | |
| Orange | 87 | 1 | 0,2 | 9 | 0,8 | 44 | |
| Banane | 75 | 1,4 | 0,5 | 20 | 90 | ||
| ChĂątaigne | 52 | 4 | 2,6 | 40 | 2 | 200 | |
| Fruits secs | |||||||
| Figue | 27 | 4 | 1 | 62 | 3,5 | 275 | |
| Noix | 4 | 15 | 60 | 15 | 660 | ||
| Confiture de fruits | |||||||
| 30 | 0,5 | 0,1 | 70 | 0,2 | 280 | ||
| Miel | |||||||
| 20 | 0,5 | 0,2 | 76 | 0,3 | 300 | ||
Origine animale
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| Eau | Protides | Lipides | Glucides (solubles) | Minéraux | Kilocalories | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Viandes mi-grasses | |||||||
| BĆuf, mouton | 60 | 17 | 20 | 0,5 | 1,3 | 250 | |
| Porc | 55 | 16 | 25 | 0,5 | 1,2 | 290 | |
| Viandes maigres | |||||||
| Cheval | 75 | 21 | 2 | 1 | 1 | 110 | |
| Filet de bĆuf | 67 | 20 | 10 | 0,7 | 1,3 | 180 | |
| Poulet | 70 | 21 | 8 | 1,4 | 150 | ||
| Ćuf de poule | |||||||
| 74 | 13 | 12 | 0,6 | 0,9 | 160 | ||
| Poisson de riviĂšre | |||||||
| Carpe | 78 | 18 | 2 | 1,4 | 100 | ||
| Poisson de mer, maigre | |||||||
| Colin | 80 | 17 | 2 | 1,6 | 90 | ||
| Poisson de mer, gras | |||||||
| Thon | 60 | 26 | 13 | 1,6 | 220 | ||
| HuĂźtres | |||||||
| 80 | 10 | 1,8 | 6 | 1-10 | 80 | ||
| Abat | |||||||
| Foie de génisse | 70 | 20 | 4 | 3 | 1,7 | 120 | |
| Cervelle de génisse | 78 | 10 | 9 | 2 | 1,5 | 130 | |
| Charcuterie | |||||||
| Boudin | 30 | 28 | 41 | 1-10 | 480 | ||
| Jambon cuit | 48 | 22 | 22 | 1-10 | 300 | ||
| Saucisson sec | 30 | 24 | 35 | 1-10 | 400 | ||
| Lait de vache | |||||||
| 87,5 | 3,5 | 3,9 | 4,8 | 0,8 | 68 | ||
| Fromage | |||||||
| Camembert de Normandie | 55 | 20 | 23 | 1 | 0,9 | 310 | |
| GruyÚre français | 34 | 30 | 30 | < 0,5 | 2,6 | 390 | |
Origine minérale
[modifier | modifier le code]Dans cette famille, on trouve tous les minéraux fréquemment utilisés dans les processus de fabrication. Le plus fréquent est le Chlorure de Sodium (le sel). Cette catégorie est répartie en sels minéraux (calcium, sodium, potassium) et en oligo-éléments (fer, magnésium selon les cas, cuivre, cobalt, etc.).
Acides et acidifiants
[modifier | modifier le code]Il est important de distinguer le potentiel hydrogÚne (pH) des aliments de leur effet sur le corps humain une fois digérés. Par exemple, certains aliments basiques (pH élevé) auront pour effet de diminuer l'acidité (augmentation du pH, potentiel alcalinisant), alors que certains aliments acides (pH faible) auront pour effet d'augmenter l'acidité (diminution du pH, potentiel acidifiant)[réf. nécessaire].
Sources et qualité
[modifier | modifier le code]Les aliments non transformĂ©s sont des ressources primaires provenant de l'agriculture (Ă©levages et cultures) et de la pisciculture ou de la nature (cueillette, pĂȘche, chasse) ou de situations intermĂ©diaires (chasse en enclos ou de gibier d'Ă©levage, pĂȘche en Ă©tangs de pĂȘche ou Ă la suite de rempoissonnements issus de piscicultures).
Qualité des denrées
[modifier | modifier le code]La qualitĂ© des denrĂ©es varie selon l'environnement, les modes de productions agricoles mis en Ćuvre, la fraĂźcheur du produit, d'Ă©ventuelles contaminations (mĂ©taux lourds, pesticides, biocides, bactĂ©ries spĂ©cifiques, radionuclĂ©ides, etc.) ou ruptures de la chaĂźne du froid. Dans la plupart des pays, des systĂšmes plus ou moins poussĂ©s de contrĂŽle et surveillance existent, y compris pour les contaminations radioactives[33].
Pour mettre en surbrillance les diffĂ©rentes natures des aliments dĂ©volus au commerce, il existe quantitĂ© de labels sur lesquels le consommateur peut s'appuyer avec plus ou moins de certitude pour avoir une indication sur leurs vertus organoleptiques, sociales, environnementales ou/et sanitaires. Des dĂ©signations (AOP), des identifications (IGP, STG, LR) et des marques collectives de certification officielles (AB) dĂ©cernĂ©s par des organismes d'Ătat permettent aux consommateurs de faire leur choix en fonction de critĂšres objectifs et rĂ©pondant Ă un cahier des charges prĂ©cis. En parallĂšle, des organisations privĂ©es ont créé des marques ou des signes distinctifs (Max Havelaar, Produit de l'annĂ©e , etc.).
Réglementation
[modifier | modifier le code]Dans la plupart des pays existe un corpus de législation alimentaire, spécifique, incluant des dispositions législatives, réglementaires et administratives. Cette réglementation régit les denrées alimentaires et leur sécurité, à échelle communautaire (en Europe par exemple) et/ou nationale. Elle concerne toutes les étapes de la production, de la transformation et de la distribution des denrées alimentaires et aussi les aliments destinés ou donnés à des animaux producteurs de denrées alimentaires.
Droit européen et hygiÚne alimentaire
[modifier | modifier le code]Denrée alimentaire (définition)
[modifier | modifier le code]Dans l'Union europĂ©enne, un aliment, ou denrĂ©e alimentaire, est « toute substance ou produit, transformĂ©, partiellement transformĂ© ou non transformĂ©, destinĂ© Ă ĂȘtre ingĂ©rĂ© ou raisonnablement susceptible d'ĂȘtre ingĂ©rĂ© par l'ĂȘtre humain. Ce terme recouvre les boissons, les gommes Ă mĂącher et toute substance, y compris l'eau, intĂ©grĂ©e intentionnellement dans les denrĂ©es alimentaires au cours de leur fabrication, de leur prĂ©paration ou de leur traitement. Il inclut l'eau au point de conformitĂ© dĂ©fini Ă l'article 6 de la directive 98/83/CE, sans prĂ©judice des exigences des directives 80/778/CEE et 98/83/CE » ; le terme « denrĂ©e alimentaire » ne couvre pas :
- les aliments pour animaux[34] ;
- les animaux vivants à moins qu'ils ne soient préparés en vue de la consommation humaine[34] ;
- les plantes avant leur récolte[34] ;
- les médicaments au sens des directives 65/65/CEE et 92/73/CEE du Conseil[34] ;
- les cosmétiques au sens de la directive 76/768/CEE du Conseil[34] ;
- le tabac et les produits du tabac au sens de la directive 89/622/CEE du Conseil[34] ;
- les stupéfiants et les substances psychotropes au sens de la Convention unique des Nations unies sur les stupéfiants de 1961 et de la Convention des Nations unies sur les substances psychotropes de 1971[34] ;
- les résidus et contaminants[34].
Paquet hygiĂšne
[modifier | modifier le code]C'est l'ensemble des cinq rĂšglements communautaires fixant des exigences relatives Ă lâhygiĂšne des denrĂ©es alimentaires et des denrĂ©es animales[rĂ©f. nĂ©cessaire]. Il impose notamment un systĂšme de « traçabilitĂ© des denrĂ©es alimentaires, des aliments pour animaux, des animaux producteurs de denrĂ©es alimentaires et de toute autre substance destinĂ©e Ă ĂȘtre incorporĂ©e ou susceptible dâĂȘtre incorporĂ©e dans des denrĂ©es alimentaires ou des aliments pour animaux, Ă toutes les Ă©tapes de la production, de la transformation et de la distribution »[35], y compris, dans une certaine mesure pour l'alimentation animale[36]. Pour l'alimentation humaine, la traçabilitĂ© doit ĂȘtre assurĂ©e de la fourche Ă la fourchette, via :
- une traçabilité fournisseur ou ascendante (traçabilité des matiÚres premiÚres et ingrédients ou aliments pour animaux et emballages) ;
- une traçabilité interne (traçabilité dans les processus de production) ;
- une traçabilité client ou descendante (traçabilité de la distribution du produit fini).
En 2002, un rÚglement a rappelé[37] que la législation alimentaire inclut aussi des exigences relatives aux aliments pour animaux, notamment à leur production et à leur utilisation, lorsque ces aliments sont destinés à des animaux producteurs de denrées alimentaires et ce, « sans préjudice des exigences similaires qui ont été appliquées à ce jour et seront appliquées en matiÚre de législation alimentaire applicable à l'ensemble des animaux, y compris aux animaux de compagnie »[37].
Protection alimentaire et libre ciculation
[modifier | modifier le code]Un rÚglement européen (CE 178/2002[37]) vise à renforcer et entretenir le « niveau de protection de la vie et de la santé humaines » dans l'exécution des politiques communautaires, tout en permettant une « libre circulation des denrées » dans la Communauté européenne. Il inclut :
- des prescriptions sur la sĂ©curitĂ© des denrĂ©es. Ces prescriptions sont mises en Ćuvre sous l'Ă©gide (Ă partir de 2002) de l'AutoritĂ© europĂ©enne de sĂ©curitĂ© des aliments et du ComitĂ© permanent de la chaĂźne alimentaire et de la santĂ© animale[38], sur des bases scientifiques et techniques claires, et avec l'aide d'un rĂ©seau de laboratoires d'excellence (« La CommunautĂ© doit disposer en la matiĂšre d'un support scientifique et technique, de haute qualitĂ©, indĂ©pendant et efficace »[39] ;
- ces prescriptions font l'objet d'une harmonisation europĂ©enne pour Ă©viter les inĂ©galitĂ©s en matiĂšre de concurrence dans le marchĂ© intĂ©rieur europĂ©en. Le rĂšglement rappelle[40], qu'il est nĂ©cessaire « de prendre en considĂ©ration la production, la fabrication, le transport et la distribution des aliments donnĂ©s aux animaux producteurs de denrĂ©es alimentaires, y compris la production d'animaux susceptibles de servir d'aliments pour animaux dans les fermes aquacoles, Ă©tant donnĂ© qu'une contamination accidentelle ou intentionnelle, une falsification, des pratiques frauduleuses ou d'autres pratiques douteuses concernant les aliments pour animaux peuvent avoir un impact direct ou indirect sur la sĂ©curitĂ© des denrĂ©es alimentaires », de mĂȘme pour les intrants agricoles[41] ;
- pour « rĂ©duire, d'Ă©liminer ou d'Ă©viter un risque pour la santĂ©, les trois volets interconnectĂ©s de l'analyse des risques â Ă©valuation des risques, gestion des risques et communication sur les risques â constituent une mĂ©thodologie systĂ©matique pour dĂ©terminer des mesures efficaces, proportionnĂ©es et ciblĂ©es ou d'autres actions pour protĂ©ger la santĂ© »[42] ;
- la confiance dans les évaluations des risques nécessite qu'elles soient « réalisées de maniÚre indépendante, objective et transparente et se fonder sur les informations et les données scientifiques disponibles »[43], en intégrant tant que nécessaire « les facteurs sociétaux, économiques, traditionnels, éthiques et environnementaux, ainsi que la faisabilité des contrÎles »[44], et le cas échéant le principe de précaution[45].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- (en) Michalis Hadjikakou, « Trimming the excess: environmental impacts of discretionary food consumption in Australia », Ecological Economics, vol. 131,â , p. 119â128 (ISSN 0921-8009, DOI 10.1016/j.ecolecon.2016.08.006, lire en ligne, consultĂ© le ).
- â RĂšglement 178/2002/CE
- â JOL 330 du 05/12/1998 p. 32-54 (eau)
- â RĂšglement (CE) no 1829/2003 Du Parlement europĂ©en et du Conseil du 22 septembre 2003 concernant les denrĂ©es alimentaires et les aliments pour animaux gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ©s (Voir points 6 et 7 du rĂšglement)
- â Cf. notamment le RĂšglement 1829/2003/CE sur l'Ă©tiquetage des OGM
- â FAO/french.news.cn FAO : pour nourrir la planĂšte, il est nĂ©cessaire de rĂ©duire les dĂ©chets alimentaires, mai 2011
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- Eur-lex, Article 2 du RÚglement CE178/2002 du Parlement européen et du Conseil du 28 janvier 2002, établissant les principes généraux et les prescriptions générales de la législation alimentaire, instituant l'Autorité européenne de sécurité des aliments et fixant des procédures relatives à la sécurité des denrées alimentaires
- â RĂšglement europĂ©en 178/2002/CE du Parlement europĂ©en et du conseil du 28 janvier 2002 relatif Ă la sĂ©curitĂ© des denrĂ©es alimentaires.
- â RĂšglement CE no 183/2005 du Parlement europĂ©en et du Conseil du 12 janvier 2005 Ă©tablissant des exigences en matiĂšre dâhygiĂšne des aliments pour animaux dĂ©crit les mesures minimales selon les activitĂ©s des Ă©tablissements.
- RÚglement CE178/2002 du parlement européen et du Conseil du 28 janvier 2002, établissant les principes généraux et les prescriptions générales de la législation alimentaire, instituant l'Autorité européenne de sécurité des aliments et fixant des procédures relatives à la sécurité des denrées alimentaires
- â AlinĂ©a 62 et suivants du rĂšglement
- â AlinĂ©a 32 et suivants du rĂšglement
- â AlinĂ©a 13 du rĂšglement
- â AlinĂ©a 14 du rĂšglement
- â Alinea 17 du rĂšglement
- â AlinĂ©a 18 du rĂšglement
- â AlinĂ©a 19 du rĂšglement
- â AlinĂ©as 20 et 21 du rĂšglement
Annexes
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Alimentation
- Ingrédient de cuisine
- Alimentation animale
- Chimie alimentaire
- Conservation des aliments
- HygiĂšne des aliments
- Sécurité alimentaire
- RÎle de l'alimentation dans la prévention des cancers
- Traçabilité
- Analyse des dangers et points critiques pour leur maĂźtrise (HACCP)
- Allégations nutritionnelles et de santé
- Labex â Laboratoire d'excellence â
- Laboratoire communautaire de référence
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Michel Chauvet, Encyclopédie des plantes alimentaires, Paris, Belin, , 878 p. (ISBN 978-2-7011-5971-3, BNF 45594130, présentation en ligne).
- Janick Auberger, Manger en GrÚce classique : la nourriture, ses plaisirs et ses contraintes, Presses de l'Université Laval, Québec, 2010, 242 p. (ISBN 978-2-7637-8684-1)
- Pierre Feillet, La nourriture des Français : de la maĂźtrise du feu⊠aux annĂ©es 2030, Ăd. Quae, Versailles, 2007, 245 p. (ISBN 978-2-7592-0049-8)
- (en) Walter Willett, Johan Rockström, Brent Loken et Marco Springmann, « Food in the Anthropocene: the EATâLancet Commission on healthy diets from sustainable food systems », The Lancet, vol. 393, no 10170,â , p. 447â492 (DOI 10.1016/S0140-6736(18)31788-4, lire en ligne, consultĂ© le )
Filmographie
[modifier | modifier le code]- Nourriture divine : la cuisine des autres, documentaire réalisé par Mary Stephen, CNRS Images, Meudon, 2004, 21 min (DVD)
Liens externes
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- Ressources relatives à la santé :
- Ressource relative Ă l'audiovisuel :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Base de données AFSSA/CIQUAL (mise à jour ) sur la composition nutritionnelle de plus de 1 300 aliments, avec teneurs en 42 constituants apportant des informations sur la teneur énergétique, les valeurs moyennes en nutriments majeurs, acides gras, vitamines (liposolubles et hydrosolubles), minéraux. Lorsque ces données sont disponibles, la base affiche aussi la valeur basse, la valeur haute, le nombre d'échantillons, avec sources et degrés de confiance des données. Les données sur les métaux lourds, résidus de pesticides et autres indésirables sont à rechercher ailleurs.
- Qualitionnaire - Définitions légales et normatives - Aliment

