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Gigot de chevreuil au lard avec des légumes et des knödel (cuisine allemande).
Joachim Bueckelaer, 1560-1565.

De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, la nourriture dĂ©signe les aliments d'origine animale, vĂ©gĂ©tale, fongique (parfois bactĂ©rienne ou minĂ©rale) ou chimique, consommĂ©s par des ĂȘtres vivants Ă  des fins d'alimentation. Mais il existe aussi une nourriture festive, ou de rĂ©crĂ©ation incluant des aliments dits « facultatifs Â», c'est-Ă -dire non nĂ©cessaires Ă  l'alimentation humaine. Ces aliments sont gĂ©nĂ©ralement classĂ©s parmi les aliments ultratransformĂ©s (ou UPF)[1] (qui eux-mĂȘmes constituent l'essentiel de la « malbouffe Â»).

Les aliments liquides sont appelĂ©s « boissons Â».

ÉlĂ©ments de dĂ©finitions juridiques

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Dans toute l'Union europĂ©enne[2], la notion d'aliment dĂ©signe toute substance ou produit, transformĂ©, partiellement transformĂ© ou non transformĂ©, destinĂ© Ă  ĂȘtre ingĂ©rĂ© ou raisonnablement susceptible d’ĂȘtre ingĂ©rĂ© par l’ĂȘtre humain. Ce terme recouvre les boissons, les gommes Ă  mĂącher et toute substance, y compris l’eau, intĂ©grĂ©e intentionnellement dans les denrĂ©es alimentaires au cours de leur fabrication, de leur prĂ©paration ou de leur traitement. Il inclut l’eau au point de conformitĂ© dĂ©fini Ă  l’article 6 de la directive 98/83/CE[3].

Le terme « denrĂ©e alimentaire Â» n'inclut pas en Europe :

  • les aliments pour animaux ;
  • les animaux vivants (sauf s'ils sont prĂ©parĂ©s en vue de la consommation humaine ; huĂźtres par exemple) ;
  • les plantes avant leur rĂ©colte ;
  • les mĂ©dicaments (au sens des directives 65/65/CEE et 92/73/CEE du Conseil) ;
  • les cosmĂ©tiques au sens de la directive 76/768/CEE du Conseil ;
  • le tabac et les produits du tabac (au sens de la directive 89/622/CEE du Conseil) ;
  • les stupĂ©fiants et les substances psychotropes (au sens de la Convention unique des Nations unies sur les substances psychotropes de 1971) ;
  • les rĂ©sidus et contaminants susceptibles d'ĂȘtre trouvĂ©s dans la nourriture.

En Europe toujours, les « denrĂ©es alimentaires gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ©es Â» sont « les denrĂ©es alimentaires contenant des OGM, consistant en de tels organismes ou produites Ă  partir d'OGM Â»[4] et « on entend par « aliments pour animaux gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ©s Â», les aliments contenant des OGM, consistant en de tels organismes ou produits Ă  partir d'OGM, pour animaux Â». Elles sont soumises Ă  une traçabilitĂ© et un Ă©tiquetage spĂ©cifique[5].

Aliments consommés, ou gaspillés

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Une partie importante des denrĂ©es alimentaires est dĂ©gradĂ©e avant d'ĂȘtre consommĂ©e. Beaucoup d'aliments sont gaspillĂ©es. La FAO (Food and Agriculture Organization) estime que nourrir toute la planĂšte ne sera pas possible sans rĂ©duction du gaspillage et des dĂ©chets alimentaires[6].

La FAO mĂšne une analyse en 2011 et estime que 1,3 milliard de tonnes par an, soit environ un tiers de la production totale de denrĂ©es alimentaires destinĂ©es Ă  la consommation humaine est gaspillĂ© dans le monde[7]. En France, le gaspillage alimentaire concerne plus de 10 millions de tonnes par an soit Ă  peu prĂšs de 18 milliards de repas jetĂ©e Ă  la poubelle. Afin de lutter contre le gaspillage, certaines enseignes (grande distribution, petits commerçants...) procĂšdent Ă  des partenariats avec des associations (Too Good To Go) dans le but de donner la nourriture non achetĂ©e par les consommateurs, en respectant tout de mĂȘme la rĂšglementation en vigueur.

Histoire

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Alimentaire ou spirituelle, la nourriture désigne ce qui entretient la vie d'un organisme en lui procurant au moins les substances à assimiler nécessaires à sa subsistance.

Les divers panthĂ©ons incluaient une dĂ©esse de la nourriture : ainsi Zywienia, Ă©pouse de Radegast, dieu de l'hospitalitĂ©, est-elle la dĂ©esse de la nourriture dans la mythologie slave.

En 2017, alors que depuis les années 1950 les aliments industriels gagnent du terrain, et que la diversité génétique et la diversité spécifique des plantes et animaux consommés se sont effondrées, la malbouffe a tué plus de gens dans le monde que tout autre facteur (tabagisme y compris)[8].

En 2020, plus de 2 milliards de personnes Ă©taient en surpoids ou obĂšses (dans les rĂ©gions du monde de culture occidentale essentiellement) alors que 811 millions de personnes ne mangeaient pas Ă  leur faim (surtout dans les rĂ©gions les plus pauvres)[8]. Selon la FAO, au rythme de la dĂ©mographie mondiale et des tendances alimentaires dans le monde, la production de viande, de produits laitiers et d'Ɠufs devrait augmenter d'environ 44% en 30 ans, de 2020 Ă  2050, ce qui est incompatible avec les objectifs climatiques et tous les objectifs de dĂ©veloppement durable de l'ONU et de ses États membres[8].

Dénominations

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Le mot « nourriture Â», a de nombreux synonymes, techniques, familiers ou argotiques : produit alimentaire, bouffe, rata, casse-dalle, graille, boustifaille, etc.

Dans l'Union europĂ©enne, dans le domaine de l'IAA (Industrie agroalimentaire), un Plan de MaĂźtrise Sanitaire, un agrĂ©ment sanitaire ou une dĂ©claration[9] avant l'ouverture peuvent ĂȘtre nĂ©cessaires pour les Ă©tablissements produisant ou utilisant des POADAC (Produits d'Origine Animale et DenrĂ©es Alimentaires en Contenant) et POVDAC (Produits d'Origine VĂ©gĂ©tale et DenrĂ©es Alimentaires en Contenant).

Typologie

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Article dĂ©taillĂ© : NOVA (nutrition).
L'herbe dont se nourrissent les herbivores.
Nourriture industrielle pour chats.

On distingue plusieurs grandes familles d'aliments :

  • boissons ;
  • corps gras (riches en lipides, vitamine A et vitamine D (beurre et crĂšme), en vitamine E et acides gras essentiels) ;
  • fĂ©culents (pain, pĂątes, riz, pommes de terre, lĂ©gumes secs, autres cĂ©rĂ©ales) (riches surtout en glucides mais Ă©galement en protĂ©ines, vitamine B, minĂ©raux et fibres) ;
  • produits laitiers (riches en protĂ©ines, calcium et vitamine B) ;
  • lĂ©gumes et fruits (riches en vitamines antioxydantes et vitamine C (surtout crus)) ;
  • produits sucrĂ©s (riches en glucides) ;
  • viande, poisson, Ɠufs (riches en protĂ©ines et en fer).

Ces aliments sont regroupĂ©s selon leur degrĂ© de transformation en 4 catĂ©gories par une classification dite « NOVA Â». La consommation de nourriture ultra-transformĂ©e (UPF, tels que dĂ©finis par la classification NOVA) est en hausse forte et rĂ©guliĂšre depuis les annĂ©es 1950.

Les multinationales agro-industrielles ont créé une nourriture « prĂȘte Ă  consommer Â», artificiellement rendue hyper-appĂ©tissante et goĂ»teuse, qui pousse Ă  la suralimentation[10]. « La majoritĂ© de la malbouffe ou des aliments facultatifs (c'est-Ă -dire des aliments non nĂ©cessaires Ă  l'alimentation humaine) sont classĂ©s comme UPF Â»[1].

Ces formules industrielles d'aliments et de boissons à base de substances alimentaires et d'additifs (souvent controversés), contenant souvent peu ou pas d'aliments entiers (biscuits, confiseries, aliments à base de poulet, boissons sucrées, margarine et nombreux plats préparés) sont commercialement trÚs rentables car utilisant des ingrédients peu coûteux semblant pouvoir remplacer tous les autres groupes d'aliments[11].

Alors que les preuves de nocivitĂ© des UPF s'accumulent[12],[13],[10], leurs impacts environnementaux (par exemple liĂ© Ă  leurs hautes teneurs en sucre industriel, huile de palme et soja transgĂ©nique, mais aussi liĂ©s Ă  leurs chaines de transformation, d'emballage [sources d'une Ă©norme quantitĂ© de dĂ©chets mĂ©nagers et de la restauration et de distribution) sont encore mal cernĂ©s. Or, la nourriture hypertransformĂ©e est essentiellement produite par des multinationales ayant le pouvoir de dicter oĂč et quand cultiver ses produits ensuite achetĂ©s Ă  bas prix, transportĂ©s, prĂ©parĂ©s et introduits dans les systĂšmes alimentaires du monde entier, en s'appuyant sur un marketing agressif et des allĂ©gations trompeuses, nutritionnelles et de santĂ©, instituant de nouvelles cultures alimentaires encourageant la poursuite de la production de masse de nourriture, de son transport planĂ©taire et une production de dĂ©chets problĂ©matiques[14].

Faire Ă©voluer ces aliments vers des rĂ©gimes alimentaires soutenables est un enjeu pour le XXIe siĂšcle.

Alimentations saine et non-saine

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Malbouffe

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Article dĂ©taillĂ© : Malbouffe.

Elle affecte l'environnement et la santé via des effets à longs termes (maladies chroniques souvent évitables)[14]. La mal bouffe tend à s'auto-entretenir via des addictions associées aux excÚs de sucre, de sel, d'alcool et à certains additifs exhausteurs de goût et autres auxiliaires technologiques, trÚs utilisés par les producteurs de nourriture industrielle.

Une mauvaise nourriture est aussi parfois source d'intoxications alimentaires, chroniques ou aiguĂ«s alors souvent causĂ©es par des bactĂ©ries, des toxines et des virus ; la nourriture peut aussi ĂȘtre source de parasites et de prions pathogĂšnes. Il s'agit aussi de « maladies Ă©vitables Â».

DĂ©jĂ  citĂ©es par Hippocrate, les intoxications alimentaires tuent encore environ 7 millions de personnes par an. Et environ 10 fois plus de personnes souffrent d'une intoxication non-mortelle. En France, environ 1,5 million de cas par an causent plus de 17 000 hospitalisations, et plus de 200 dĂ©cĂšs[15]. Elles rĂ©sultent souvent d'une contamination croisĂ©e d'aliments prĂȘts Ă  consommer par d'autres aliments non cuits, et/ou d'un mauvais contrĂŽle de la tempĂ©rature. Plus rarement, c'est une contamination chimique des aliments qui est en cause, par exemple Ă  la suite d'un stockage inappropriĂ©, dans un rĂ©cipient inapte au contact alimentaire, en plastique libĂ©rant des perturbateurs endocriniens, ou recouvert d'un Ă©mail Ă  base de plomb, alors source de saturnisme ou Ă  la suite de l'utilisation de savons et de dĂ©sinfectants de qualitĂ© non alimentaire. Les produits animaux se gĂątant facilement (viandes, certains produits laitiers, fruits de mer) nĂ©cessitent des procĂ©dures strictes et adĂ©quates d'hygiĂšne (chaĂźne du froid et conservation au chaud jusqu'au stockage aprĂšs cuisson, au risque d'une prolifĂ©ration bactĂ©rienne dangereuse, comme Salmonella ou Escherichia coli). Beaucoup d'aliments industriels peuvent aussi ĂȘtre falsifiĂ©s ou adultĂ©rĂ©s, lors de l'Ă©levage, de la fabrication, de la cuisson, de l'emballage, de la distribution ou de la vente.

Divers biocontaminants ((ex. : microbes, moisissures, parasites et/ou leurs Ɠufs) et corps Ă©trangers (poils, mĂ©gots, bris de bois, mĂ©taux, verre, etc.) et polluants sont parfois retrouvĂ©s dans les aliments.

L'Ă©tiquetage[Laquelle ?], la traçabilitĂ©, les dates limites et divers contrĂŽles d'hygiĂšne visent Ă  amĂ©liorer la sĂ©curitĂ© alimentaire. Les procĂ©dures de type HACCP impliquent une traçabilitĂ© « de la fourche Ă  la fourchette Â», le maintien d'une zone de prĂ©paration propre et de circuits sĂ©parĂ©s des aliments de diffĂ©rents types, avec maintien de la chaine du froid, et garanties de tempĂ©ratures adĂ©quates de cuisson ou de sĂ©chage, e rĂ©frigĂ©ration rapide des aliments aprĂšs cuisson, etc.[16].

Un rĂ©gime alimentaire trop riche en sucre, huile, viande, sel, conservateurs et « aliments ultra-transformĂ©s Â» (sodas sucrĂ©s, plats surgelĂ©s, viandes reconstituĂ©es) est l'une des premiĂšres causes de diabĂšte, d'obĂ©sitĂ©, de troubles cardiovasculaires et d'autres pathologies en augmentation, dont de nombreux cancers (environ 35 % des cancers selon une analyse Ă©pidĂ©miologique publiĂ©e par Richard Doll et Richard Peto en 1981). L'alimentation est en effet source de substances cancĂ©rogĂšnes et/ou mutagĂšnes, soit naturellement prĂ©sentes dans certains aliments ou boissons (alcools), soit radiotoxiques (iode 131 dissĂ©minĂ© par la catastrophe de Tchernobyl par exemple, source de cancers de la thyroĂŻde), ou encore issus de moisissures sources de mycotoxines (ex. : aflatoxines issues de maĂŻs, blĂ© ou arachides contaminĂ©s) ou de bactĂ©ries (ex. : certaines cyanophycĂ©es sources de cyanotoxines). La cuisson Ă  haute tempĂ©rature de la viande gĂ©nĂšre des amines hĂ©tĂ©rocycliques et/ou des hydrocarbures polyaromatiques dans ses parties carbonisĂ©es (comme dans le poisson fumĂ©), et certains jambons ou viandes sĂ©chĂ©es de type saucissons, bacon
 apportent des nitrosamines issues de nitrites utilisĂ©s comme conservateurs.

De nombreux fruits et lĂ©gumes contiennent des vitamines, antioxydants et anticarcinogĂšnes prĂ©venant les maladies chroniques, mais ils tendent Ă  ĂȘtre moins consommĂ©s ou Ă  ĂȘtre dĂ©gradĂ©s par les processus agro-industriels. Il est cependant souvent difficile d'identifier les composants spĂ©cifiques de l'alimentation qui servent Ă  augmenter ou diminuer le risque de cancer, car de nombreux aliments, tels que le steak de bƓuf et le brocoli, contiennent de faibles concentrations Ă  la fois de cancĂ©rigĂšnes et d'anticancĂ©rigĂšnes. Il existe de nombreuses certifications internationales dans le domaine de la cuisine, telles que Monde Selection, AA Certification, iTQi. Ils utilisent des mĂ©thodes d'Ă©valuation de haute qualitĂ© pour rendre les aliments plus sĂ»rs.

Alimentation saine

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Les progrĂšs scientifiques rĂ©cents (dont sur l'importance du microbiote intestinal, Ă©clairent la diĂ©tĂ©tique d'un jour nouveau et font reculer certaines idĂ©es reçues[17] ; en particulier les Ă©tudes Ă©pidĂ©miologiques et leurs mĂ©ta-analyses ont rĂ©cemment[C'est-Ă -dire ?] fourni des preuves supplĂ©mentaires qu'« une consommation plus Ă©levĂ©e de fruits et lĂ©gumes est associĂ©e Ă  un risque plus faible de mortalitĂ© toutes causes confondues, en particulier de mortalitĂ© cardiovasculaire Â»[18].

Une Commission EAT-The Lancet, financĂ©e par l'ONG Wellcome Trust a rĂ©uni des experts nutritionnistes pour Ă©laborer, Ă  partir d'une revue de la littĂ©rature scientifique, les bases d'un rĂ©gime alimentaire rĂ©pondant au mieux aux besoins du corps humain et respectant autant que possible actuellement les limites planĂ©taires climatique et environnementales[19] ; c'est-Ă -dire tenant notamment compte des impacts de la production de la nourriture est termes d'Ă©missions de carbone (au regard des donnĂ©es du GIEC publiĂ©es en 2018[20], sachant que la situation a empirĂ© depuis), de perte de biodiversitĂ©, de consommation d'eau, de sols terre, d'azote[21] et de phosphore.

Pour un adulte de 30 ans et de corpulence moyenne, cette commission recommande des aliments diversifiĂ©s, surtout locaux et vĂ©gĂ©taux (lĂ©gumes, lĂ©gumes-racines et fruits frais) apportent 2 500 calories/jour. La viande rouge ne devrait pas dĂ©passer 100 g/semaine (soit moins du quart de ce qu'un AmĂ©ricain moyen consomme en 2020). Les aliments ultra-transformĂ©s sont « pour la plupart Ă©vitĂ©s Â» et le rĂ©gime est Ă  saisonniĂšrement dĂ©cliner selon les produits rĂ©gionaux[22]. Selon cette commission, ce rĂ©gime variĂ©, meilleur pour la santĂ© (santĂ© mentale y compris)[23] et « soutenable Â» dans l'anthropocĂšne[24], permettrait de sauver la vie d'environ 11 millions de personnes par an[25] et de « nourrir 10 milliards de personnes sainement, sans dĂ©truire davantage les Ă©cosystĂšmes Â», commente Tim Lang (coauteur du rapport EAT-The Lancet, et chercheur en politique alimentaire Ă  la City University de Londres) qui ajoute : « Que les partisans de la ligne dure de l'industrie bovine et laitiĂšre le veuillent ou non, ils sont vraiment en retard. Le changement est dĂ©sormais inĂ©vitable Â» ; les donnĂ©es rĂ©centes semblent indiquer qu'il existe un seuil de cinq portions de fruits et lĂ©gumes par jour au-delĂ  duquel le risque de cancer ne diminue plus, mais le risque de mortalitĂ© cardiovasculaire continue lui Ă  diminuer pour chaque portion supplĂ©mentaire de fruits et lĂ©gumes par jour.

Une critique faite Ă  ce rĂ©gime est qu'il serait excellent pour les pays riches aux habitudes alimentaires non soutenables ; mais est-il suffisamment nutritif pour ceux qui vivent dans des milieux Ă  faibles ressources. Selon Ty Beal, scientifique travaillant Ă  Washington avec l'Alliance mondiale pour l'amĂ©lioration de la nutrition, d'aprĂšs des calculs non publiĂ©s, ce rĂ©gime ne fournirait que 78 % de l'apport aujourd'hui recommandĂ© en zinc et 86 % de calcium pour les plus de 25 ans, et seulement 55 % des besoins en fer des femmes en Ăąge de procrĂ©er. D'autres, comme Fanzo et Davis en 2010, se demandent si dans le contexte dĂ©mographique et sociopolitique des annĂ©es 2010, un rĂ©gime alimentaire peut « Ă  la fois ĂȘtre sain, soutenable et Ă©quitable ? Â»[26].

Impacts

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En 2014, une Ă©tude prospective estime qu'au vu des tendances en termes d'urbanisation et de dĂ©mographie mondiale, l'augmentation des Ă©missions de GES en 40 ans (entre 2010 et 2050) va entraĂźner + 80 % des Ă©missions liĂ©es Ă  l'alimentation[27], or ces Ă©missions sont dĂ©jĂ  majeures (voir plus bas).

Tout aliment, qu'il soit local ou non, d'origine vĂ©gĂ©tale/fongique, ou d'origine animale, cru ou cuit, congelĂ© ou non, prĂ©parĂ© ou non
 a une empreinte eau, une empreinte carbone, une empreinte Ă©nergĂ©tique et climatique. Les rĂ©gimes alimentaires ont des empreintes extrĂȘmement diffĂ©rentes selon leur type, de plus en plus Ă©levĂ©es dans le modĂšle industriel dominant contemporain. « Nous devons progresser vers des rĂ©gimes alimentaires qui ont des empreintes Ă©cologiques considĂ©rablement plus faibles, ou ce ne sera qu'une question de quelques dĂ©cennies avant que nous commencions Ă  voir des effondrements mondiaux de la biodiversitĂ©, de l'utilisation des terres et tout cela Â», alerte en 2021 Sam Myers (directeur de la « Planetary Health Alliance Â», un consortium mondial basĂ© Ă  Boston (Massachusetts), qui Ă©tudie les impacts sanitaires des changements environnementaux[8].

Impacts climatiques

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En 2020, la production, le transport, la consommation et le gaspillage de la nourriture industrielle contribue au dépassement des limites planétaires (ce qui conduit à terme à un effondrement écologique rendant la planÚte inhospitaliÚre pour les humains et à l'effondrement des sociétés)[28],[29]. La production de nourriture est en 2021 source d'un peu plus du quart (26%) des émissions de gaz à effet de serre dans le monde[30].

La production de nourriture dans son ensemble « gĂ©nĂšre tellement de pollution par les gaz Ă  effet de serre[31] qu'au rythme actuel, mĂȘme si les pays rĂ©duisaient Ă  zĂ©ro toutes les Ă©missions non alimentaires, ils ne seraient toujours pas en mesure de limiter l'augmentation de la tempĂ©rature Ă  1,5 °C - l'objectif climatique de l'accord de Paris sur le climat. Une grande partie des Ă©missions du systĂšme alimentaire – 30 Ă  50 %, selon certaines estimations – provient de la chaine d'approvisionnement du bĂ©tail, car les animaux sont inefficaces pour convertir les aliments pour animaux en aliments Â»[8].

Selon une estimation de 2014, si le terrien moyen mangeait plus de vĂ©gĂ©taux et moins de viande/poisson, et si les Ă©missions de tous les autres secteurs Ă©taient stoppĂ©es, le monde aurait 50 % de chances d'atteindre l'objectif climatique de 1,5 Â°C[27] ; et si, conjointement Ă  ce choix alimentaire, des changements plus larges du secteur agroalimentaire incluant la rĂ©duction et une meilleure gestion des dĂ©chets, nos chances de ne pas dĂ©passer 1,5 Â°C en 2100 passeraient Ă  67 %[8]. Les Ă©conomies d'Ă©nergie, une consommation gĂ©nĂ©rale plus locale et une rĂ©duction des transports suffiraient alors pour stabiliser le climat.

Bien que ces scénarios n'éliminent pas la viande et qu'il existe des modÚles d'élevage plus soutenable, ces données scientifiques n'ont pas été appréciées par le lobby de l'industrie de la viande[8].

Autres impacts environnementaux

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En 2020, les aliments agro-industriels et industriels reprĂ©sentent environ 70 % de la consommation d'eau douce[8] et 40 % des surfaces terrestres Ă©mergĂ©es[8] dans le monde (au dĂ©triment d'une grande partie de la faune, flore et fonce sauvages, ainsi privĂ©es d'une partie de leurs habitats naturels, et notamment des sols le plus riches. La surpĂȘche surexploite une grande partie des ocĂ©ans.

Pour produire les aliments industriels, les cultures industrielles exigent (pour la plupart) des engrais et pesticides destructeurs de biodiversité. Les engins et pratiques de l'agriculture industrielles dégradent les sols (érosion, tassement, lessivage, pollution, épuisement des nutriments
). Les engrais azotés perturbent le cycle de l'azote et les phosphates perturbent le cycle du phosphore, et sont en grande partie responsable de la pollution chronique des riviÚres et des eaux littorales[32].

Composition

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Les aliments sont composĂ©s de plusieurs types d'ingrĂ©dients, qu'on peut classer selon leur origine : vĂ©gĂ©tale, bactĂ©rienne, animale, fongique, minĂ©rale et chimique.

Origine végétale

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Légumes.
Fruits.
Fruits, légumes et pistaches.
Eau Protides Lipides Glucides (solubles) Cellulose (fibre) Minéraux Kilocalories
Légumes frais
Laitue 94 1,2 0,2 3 0,6 0,75 18
Tomate 93 1 0,3 4 0,6 0,6 22
Haricot vert 89 2,4 0,2 7 1,4 0,5 40
Petit pois 74 6,0 0,4 16 2,2 0,5 90
Légumes secs
Haricots 12 19 1,5 60 4 3 330
Soja (grains) 8 35 18 30 5 4,9 420
Produits céréaliers
Blé tendre 14 11,5 1,5 68 2 1,75 330
Farine (blutage 75 %) 12 9,5 1,2 75 0,6 350
Riz poli 12 7,5 1,7 77 0,2 350
PĂątes, semoules 8 13 1,4 76 0,4 375
PĂątes cuites 61 5 0,6 32 0,2 150
Pain blanc 35 7 0,8 55 0,3 2,3 255
Fruits frais
Cerise 80 1,2 0,5 17 0,3 77
Orange 87 1 0,2 9 0,8 44
Banane 75 1,4 0,5 20 90
ChĂątaigne 52 4 2,6 40 2 200
Fruits secs
Figue 27 4 1 62 3,5 275
Noix 4 15 60 15 660
Confiture de fruits
30 0,5 0,1 70 0,2 280
Miel
20 0,5 0,2 76 0,3 300
En gramme pour 100 grammes

Origine animale

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Différents types de viandes
Fromages
Eau Protides Lipides Glucides (solubles) Minéraux Kilocalories
Viandes mi-grasses
BƓuf, mouton 60 17 20 0,5 1,3 250
Porc 55 16 25 0,5 1,2 290
Viandes maigres
Cheval 75 21 2 1 1 110
Filet de bƓuf 67 20 10 0,7 1,3 180
Poulet 70 21 8 1,4 150
ƒuf de poule
74 13 12 0,6 0,9 160
Poisson de riviĂšre
Carpe 78 18 2 1,4 100
Poisson de mer, maigre
Colin 80 17 2 1,6 90
Poisson de mer, gras
Thon 60 26 13 1,6 220
HuĂźtres
80 10 1,8 6 1-10 80
Abat
Foie de génisse 70 20 4 3 1,7 120
Cervelle de génisse 78 10 9 2 1,5 130
Charcuterie
Boudin 30 28 41 1-10 480
Jambon cuit 48 22 22 1-10 300
Saucisson sec 30 24 35 1-10 400
Lait de vache
87,5 3,5 3,9 4,8 0,8 68
Fromage
Camembert de Normandie 55 20 23 1 0,9 310
GruyÚre français 34 30 30 < 0,5 2,6 390
En gramme pour 100 grammes

Origine minérale

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Dans cette famille, on trouve tous les minĂ©raux frĂ©quemment utilisĂ©s dans les processus de fabrication. Le plus frĂ©quent est le Chlorure de Sodium (le sel). Cette catĂ©gorie est rĂ©partie en sels minĂ©raux (calcium, sodium, potassium) et en oligo-Ă©lĂ©ments (fer, magnĂ©sium selon les cas, cuivre, cobalt, etc.).

Acides et acidifiants

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Article dĂ©taillĂ© : Équilibre acido-basique.

Il est important de distinguer le potentiel hydrogĂšne (pH) des aliments de leur effet sur le corps humain une fois digĂ©rĂ©s. Par exemple, certains aliments basiques (pH Ă©levĂ©) auront pour effet de diminuer l'aciditĂ© (augmentation du pH, potentiel alcalinisant), alors que certains aliments acides (pH faible) auront pour effet d'augmenter l'aciditĂ© (diminution du pH, potentiel acidifiant)[rĂ©f. nĂ©cessaire].

Sources et qualité

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Les aliments non transformĂ©s sont des ressources primaires provenant de l'agriculture (Ă©levages et cultures) et de la pisciculture ou de la nature (cueillette, pĂȘche, chasse) ou de situations intermĂ©diaires (chasse en enclos ou de gibier d'Ă©levage, pĂȘche en Ă©tangs de pĂȘche ou Ă  la suite de rempoissonnements issus de piscicultures).

Qualité des denrées

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La qualitĂ© des denrĂ©es varie selon l'environnement, les modes de productions agricoles mis en Ɠuvre, la fraĂźcheur du produit, d'Ă©ventuelles contaminations (mĂ©taux lourds, pesticides, biocides, bactĂ©ries spĂ©cifiques, radionuclĂ©ides, etc.) ou ruptures de la chaĂźne du froid. Dans la plupart des pays, des systĂšmes plus ou moins poussĂ©s de contrĂŽle et surveillance existent, y compris pour les contaminations radioactives[33].

Pour mettre en surbrillance les diffĂ©rentes natures des aliments dĂ©volus au commerce, il existe quantitĂ© de labels sur lesquels le consommateur peut s'appuyer avec plus ou moins de certitude pour avoir une indication sur leurs vertus organoleptiques, sociales, environnementales ou/et sanitaires. Des dĂ©signations (AOP), des identifications (IGP, STG, LR) et des marques collectives de certification officielles (AB) dĂ©cernĂ©s par des organismes d'État permettent aux consommateurs de faire leur choix en fonction de critĂšres objectifs et rĂ©pondant Ă  un cahier des charges prĂ©cis. En parallĂšle, des organisations privĂ©es ont créé des marques ou des signes distinctifs (Max Havelaar, Produit de l'annĂ©e , etc.).

Réglementation

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Dans la plupart des pays existe un corpus de législation alimentaire, spécifique, incluant des dispositions législatives, réglementaires et administratives. Cette réglementation régit les denrées alimentaires et leur sécurité, à échelle communautaire (en Europe par exemple) et/ou nationale. Elle concerne toutes les étapes de la production, de la transformation et de la distribution des denrées alimentaires et aussi les aliments destinés ou donnés à des animaux producteurs de denrées alimentaires.

Droit européen et hygiÚne alimentaire

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Article dĂ©taillĂ© : Paquet hygiĂšne.

Denrée alimentaire (définition)

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Dans l'Union europĂ©enne, un aliment, ou denrĂ©e alimentaire, est « toute substance ou produit, transformĂ©, partiellement transformĂ© ou non transformĂ©, destinĂ© Ă  ĂȘtre ingĂ©rĂ© ou raisonnablement susceptible d'ĂȘtre ingĂ©rĂ© par l'ĂȘtre humain. Ce terme recouvre les boissons, les gommes Ă  mĂącher et toute substance, y compris l'eau, intĂ©grĂ©e intentionnellement dans les denrĂ©es alimentaires au cours de leur fabrication, de leur prĂ©paration ou de leur traitement. Il inclut l'eau au point de conformitĂ© dĂ©fini Ă  l'article 6 de la directive 98/83/CE, sans prĂ©judice des exigences des directives 80/778/CEE et 98/83/CE Â» ; le terme « denrĂ©e alimentaire Â» ne couvre pas :

  1. les aliments pour animaux[34] ;
  2. les animaux vivants Ă  moins qu'ils ne soient prĂ©parĂ©s en vue de la consommation humaine[34] ;
  3. les plantes avant leur rĂ©colte[34] ;
  4. les mĂ©dicaments au sens des directives 65/65/CEE et 92/73/CEE du Conseil[34] ;
  5. les cosmĂ©tiques au sens de la directive 76/768/CEE du Conseil[34] ;
  6. le tabac et les produits du tabac au sens de la directive 89/622/CEE du Conseil[34] ;
  7. les stupĂ©fiants et les substances psychotropes au sens de la Convention unique des Nations unies sur les stupĂ©fiants de 1961 et de la Convention des Nations unies sur les substances psychotropes de 1971[34] ;
  8. les résidus et contaminants[34].

Paquet hygiĂšne

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C'est l'ensemble des cinq rĂšglements communautaires fixant des exigences relatives Ă  l’hygiĂšne des denrĂ©es alimentaires et des denrĂ©es animales[rĂ©f. nĂ©cessaire]. Il impose notamment un systĂšme de « traçabilitĂ© des denrĂ©es alimentaires, des aliments pour animaux, des animaux producteurs de denrĂ©es alimentaires et de toute autre substance destinĂ©e Ă  ĂȘtre incorporĂ©e ou susceptible d’ĂȘtre incorporĂ©e dans des denrĂ©es alimentaires ou des aliments pour animaux, Ă  toutes les Ă©tapes de la production, de la transformation et de la distribution Â»[35], y compris, dans une certaine mesure pour l'alimentation animale[36]. Pour l'alimentation humaine, la traçabilitĂ© doit ĂȘtre assurĂ©e de la fourche Ă  la fourchette, via :

  • une traçabilitĂ© fournisseur ou ascendante (traçabilitĂ© des matiĂšres premiĂšres et ingrĂ©dients ou aliments pour animaux et emballages) ;
  • une traçabilitĂ© interne (traçabilitĂ© dans les processus de production) ;
  • une traçabilitĂ© client ou descendante (traçabilitĂ© de la distribution du produit fini).

En 2002, un rĂšglement a rappelĂ©[37] que la lĂ©gislation alimentaire inclut aussi des exigences relatives aux aliments pour animaux, notamment Ă  leur production et Ă  leur utilisation, lorsque ces aliments sont destinĂ©s Ă  des animaux producteurs de denrĂ©es alimentaires et ce, « sans prĂ©judice des exigences similaires qui ont Ă©tĂ© appliquĂ©es Ă  ce jour et seront appliquĂ©es en matiĂšre de lĂ©gislation alimentaire applicable Ă  l'ensemble des animaux, y compris aux animaux de compagnie Â»[37].

Protection alimentaire et libre ciculation

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Un rĂšglement europĂ©en (CE 178/2002[37]) vise Ă  renforcer et entretenir le « niveau de protection de la vie et de la santĂ© humaines Â» dans l'exĂ©cution des politiques communautaires, tout en permettant une « libre circulation des denrĂ©es Â» dans la CommunautĂ© europĂ©enne. Il inclut :

  • des prescriptions sur la sĂ©curitĂ© des denrĂ©es. Ces prescriptions sont mises en Ɠuvre sous l'Ă©gide (Ă  partir de 2002) de l'AutoritĂ© europĂ©enne de sĂ©curitĂ© des aliments et du ComitĂ© permanent de la chaĂźne alimentaire et de la santĂ© animale[38], sur des bases scientifiques et techniques claires, et avec l'aide d'un rĂ©seau de laboratoires d'excellence (« La CommunautĂ© doit disposer en la matiĂšre d'un support scientifique et technique, de haute qualitĂ©, indĂ©pendant et efficace Â»[39] ;
  • ces prescriptions font l'objet d'une harmonisation europĂ©enne pour Ă©viter les inĂ©galitĂ©s en matiĂšre de concurrence dans le marchĂ© intĂ©rieur europĂ©en. Le rĂšglement rappelle[40], qu'il est nĂ©cessaire « de prendre en considĂ©ration la production, la fabrication, le transport et la distribution des aliments donnĂ©s aux animaux producteurs de denrĂ©es alimentaires, y compris la production d'animaux susceptibles de servir d'aliments pour animaux dans les fermes aquacoles, Ă©tant donnĂ© qu'une contamination accidentelle ou intentionnelle, une falsification, des pratiques frauduleuses ou d'autres pratiques douteuses concernant les aliments pour animaux peuvent avoir un impact direct ou indirect sur la sĂ©curitĂ© des denrĂ©es alimentaires Â», de mĂȘme pour les intrants agricoles[41] ;
  • pour « rĂ©duire, d'Ă©liminer ou d'Ă©viter un risque pour la santĂ©, les trois volets interconnectĂ©s de l'analyse des risques — Ă©valuation des risques, gestion des risques et communication sur les risques — constituent une mĂ©thodologie systĂ©matique pour dĂ©terminer des mesures efficaces, proportionnĂ©es et ciblĂ©es ou d'autres actions pour protĂ©ger la santĂ© Â»[42] ;
  • la confiance dans les Ă©valuations des risques nĂ©cessite qu'elles soient « rĂ©alisĂ©es de maniĂšre indĂ©pendante, objective et transparente et se fonder sur les informations et les donnĂ©es scientifiques disponibles Â»[43], en intĂ©grant tant que nĂ©cessaire « les facteurs sociĂ©taux, Ă©conomiques, traditionnels, Ă©thiques et environnementaux, ainsi que la faisabilitĂ© des contrĂŽles Â»[44], et le cas Ă©chĂ©ant le principe de prĂ©caution[45].

Notes et références

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  1. ↑ a et b (en) Michalis Hadjikakou, « Trimming the excess: environmental impacts of discretionary food consumption in Australia Â», Ecological Economics, vol. 131,‎ janvier 2017, p. 119–128 (ISSN 0921-8009, DOI 10.1016/j.ecolecon.2016.08.006, lire en ligne, consultĂ© le 4 dĂ©cembre 2021).
  2. ↑ Rùglement 178/2002/CE
  3. ↑ JOL 330 du 05/12/1998 p. 32-54 (eau)
  4. ↑ RĂšglement (CE) no 1829/2003 Du Parlement europĂ©en et du Conseil du 22 septembre 2003 concernant les denrĂ©es alimentaires et les aliments pour animaux gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ©s (Voir points 6 et 7 du rĂšglement)
  5. ↑ Cf. notamment le RĂšglement 1829/2003/CE sur l'Ă©tiquetage des OGM
  6. ↑ FAO/french.news.cn FAO : pour nourrir la planĂšte, il est nĂ©cessaire de rĂ©duire les dĂ©chets alimentaires, mai 2011
  7. ↑ « Le gaspillage alimentaire dans le monde Â», sur ArcGIS StoryMaps (consultĂ© le 30 septembre 2020)
  8. ↑ a b c d e f g h et i (en) Peter Morfeld et Thomas C Erren, « Uncertainties in the GBD 2017 estimates on diet and health Â», The Lancet, vol. 394, no 10211,‎ novembre 2019, p. 1802 (ISSN 0140-6736, DOI 10.1016/s0140-6736(19)32477-8, lire en ligne, consultĂ© le 3 dĂ©cembre 2021)
  9. ↑ Formulaire CERFA dĂ©claratif
  10. ↑ a et b (en) Kevin D Hall, « Ultra-processed diets cause excess calorie intake and weight gain: A one-month inpatient randomized controlled trial of ad libitum food intake Â», nutriXiv (prĂ©publication),‎ 11 fĂ©vrier 2019 (lire en ligne, consultĂ© le 4 dĂ©cembre 2021)
  11. ↑ (en) Carlos Augusto Monteiro, Geoffrey Cannon, Jean-Claude Moubarac et Renata Bertazzi Levy, « The UN Decade of Nutrition, the NOVA food classification and the trouble with ultra-processing Â», Public Health Nutrition, vol. 21, no 1,‎ 21 mars 2017, p. 5–17 (ISSN 1368-9800 et 1475-2727, DOI 10.1017/s1368980017000234, lire en ligne, consultĂ© le 4 dĂ©cembre 2021).
  12. ↑ (en) Leonie Elizabeth, Priscila Machado, Marit Zinöcker et Phillip Baker, « Ultra-Processed Foods and Health Outcomes: A Narrative Review Â», Nutrients, vol. 12, no 7,‎ 30 juin 2020, p. 1955 (ISSN 2072-6643, DOI 10.3390/nu12071955, lire en ligne, consultĂ© le 4 dĂ©cembre 2021)
  13. ↑ (en) « Ultra-processed foods, diet quality, and health using the NOVA classification system Â», Food and Agriculture Organization of the United Nations (rapport),‎ 9 aoĂ»t 2019 (lire en ligne, consultĂ© le 4 dĂ©cembre 2021)
  14. ↑ a et b (en) Gayathri Vaidyanathan, « What humanity should eat to stay healthy and save the planet Â», Nature, vol. 600, no 7887,‎ 1er dĂ©cembre 2021, p. 22–25 (DOI 10.1038/d41586-021-03565-5, lire en ligne, consultĂ© le 4 dĂ©cembre 2021).
  15. ↑ « Intoxications alimentaires, les salmonelles 1re cause de dĂ©cĂšs en France Â», sur pourquoidocteur.fr (consultĂ© le 10 mai 2021)
  16. ↑ (en) Assistant Secretary for Public Affairs (ASPA), « 4 Steps to Food Safety Â», sur FoodSafety.gov, 12 avril 2019 (consultĂ© le 10 mai 2021)
  17. ↑ (en) Nita G. Forouhi et Nigel Unwin, « Global diet and health: old questions, fresh evidence, and new horizons Â», The Lancet, vol. 393, no 10184,‎ 11 mai 2019, p. 1916–1918 (ISSN 0140-6736 et 1474-547X, PMID 30954306, DOI 10.1016/S0140-6736(19)30500-8, lire en ligne, consultĂ© le 4 dĂ©cembre 2021)
  18. ↑ (en) X. Wang, Y. Ouyang, J. Liu et M. Zhu, « Fruit and vegetable consumption and mortality from all causes, cardiovascular disease, and cancer: systematic review and dose-response meta-analysis of prospective cohort studies Â», BMJ, vol. 349, no jul29 3,‎ 29 juillet 2014, g4490–g4490 (ISSN 1756-1833, DOI 10.1136/bmj.g4490, lire en ligne, consultĂ© le 4 dĂ©cembre 2021)
  19. ↑ (en) Marco Springmann, Michael Clark, Daniel Mason-D’Croz et Keith Wiebe, « Options for keeping the food system within environmental limits Â», Nature, vol. 562, no 7728,‎ octobre 2018, p. 519–525 (ISSN 0028-0836 et 1476-4687, DOI 10.1038/s41586-018-0594-0, lire en ligne, consultĂ© le 4 dĂ©cembre 2021)
  20. ↑ (en) Intergovernmental Panel on Climate Change, Climate Change 2014 Mitigation of Climate Change, Cambridge University Press, 2014 (ISBN 978-1-107-41541-6, lire en ligne)
  21. ↑ (en) Will Steffen, Katherine Richardson, Johan Rockström et Sarah E. Cornell, « Planetary boundaries: Guiding human development on a changing planet Â», Science, vol. 347, no 6223,‎ 13 fĂ©vrier 2015, p. 1259855 (ISSN 0036-8075 et 1095-9203, DOI 10.1126/science.1259855, lire en ligne, consultĂ© le 4 dĂ©cembre 2021)
  22. ↑ (en) Walter Willett, Johan Rockström et Brent Loken, « The EAT–Lancet Commission: a flawed approach? – Authors' reply Â», The Lancet, vol. 394, no 10204,‎ 28 septembre 2019, p. 1141–1142 (ISSN 0140-6736 et 1474-547X, PMID 31571599, DOI 10.1016/S0140-6736(19)31910-5, lire en ligne, consultĂ© le 4 dĂ©cembre 2021)
  23. ↑ (en) Catherine Armitage, « Sustainable nutrition Â», Nature, vol. 588, no 7837,‎ 10 dĂ©cembre 2020, S53–S53 (ISSN 0028-0836 et 1476-4687, DOI 10.1038/d41586-020-03442-7, lire en ligne, consultĂ© le 4 dĂ©cembre 2021)
  24. ↑ (en) Walter Willett, Johan Rockström, Brent Loken et Marco Springmann, « Food in the Anthropocene: the EAT–Lancet Commission on healthy diets from sustainable food systems Â», The Lancet, vol. 393, no 10170,‎ fĂ©vrier 2019, p. 447–492 (DOI 10.1016/S0140-6736(18)31788-4, lire en ligne, consultĂ© le 4 dĂ©cembre 2021)
  25. ↑ Comment on Willett et al., 17 septembre 2020 (DOI 10.5194/esurf-2020-59-sc1, lire en ligne)
  26. ↑ (en) Jessica Fanzo et Claire Davis, « Can Diets Be Healthy, Sustainable, and Equitable? Â», Current Obesity Reports, vol. 8, no 4,‎ dĂ©cembre 2019, p. 495–503 (ISSN 2162-4968, PMID 31654336, PMCID PMC6910888, DOI 10.1007/s13679-019-00362-0, lire en ligne, consultĂ© le 4 dĂ©cembre 2021)
  27. ↑ a et b (en) David Tilman et Michael Clark, « Global diets link environmental sustainability and human health Â», Nature, vol. 515, no 7528,‎ novembre 2014, p. 518–522 (ISSN 0028-0836 et 1476-4687, DOI 10.1038/nature13959, lire en ligne, consultĂ© le 3 dĂ©cembre 2021)
  28. ↑ (en) Will Steffen, Katherine Richardson, Johan Rockström et Sarah E. Cornell, « Planetary boundaries: Guiding human development on a changing planet Â», Science, vol. 347, no 6223,‎ 13 fĂ©vrier 2015, p. 1259855 (DOI 10.1126/science.1259855, lire en ligne, consultĂ© le 3 dĂ©cembre 2021)
  29. ↑ (en) David W. Reid et Christopher V. Nicchitta, « Comment on “Principles of ER cotranslational translocation revealed by proximity-specific ribosome profiling” Â», Science, vol. 348, no 6240,‎ 12 juin 2015, p. 1217–1217 (DOI 10.1126/science.aaa7257, lire en ligne, consultĂ© le 3 dĂ©cembre 2021)
  30. ↑ (en) J. Poore et T. Nemecek, « Reducing food’s environmental impacts through producers and consumers Â», Science, vol. 360, no 6392,‎ juin 2018, p. 987–992 (ISSN 0036-8075 et 1095-9203, DOI 10.1126/science.aaq0216, lire en ligne, consultĂ© le 4 dĂ©cembre 2021)
  31. ↑ (en) Michael A. Clark, Nina G. G. Domingo, Kimberly Colgan et Sumil K. Thakrar, « Global food system emissions could preclude achieving the 1.5° and 2°C climate change targets Â», Science, vol. 370, no 6517,‎ 6 novembre 2020, p. 705–708 (ISSN 0036-8075 et 1095-9203, DOI 10.1126/science.aba7357, lire en ligne, consultĂ© le 3 dĂ©cembre 2021)
  32. ↑ (en) Marco Springmann, Keith Wiebe, Daniel Mason-D'Croz et Timothy B Sulser, « Health and nutritional aspects of sustainable diet strategies and their association with environmental impacts: a global modelling analysis with country-level detail Â», The Lancet Planetary Health, vol. 2, no 10,‎ octobre 2018, e451–e461 (ISSN 2542-5196, DOI 10.1016/s2542-5196(18)30206-7, lire en ligne, consultĂ© le 3 dĂ©cembre 2021)
  33. ↑ [PDF] Sophie Blanquart (2009) Risque de contamination des filiĂšres de production des denrĂ©es alimentaires par des rejets accidentels de radionuclĂ©ides. RĂ©daction de fiches synthĂ©tiques Ă  l'usage des dĂ©cideurs, ThĂšse de doctorat vĂ©tĂ©rinaire de l'Ă©cole nationale vĂ©tĂ©rinaire de Lyon, soutenue le 17 dĂ©cembre 2009, 188 p.
  34. ↑ a b c d e f g et h Eur-lex, Article 2 du RĂšglement CE178/2002 du Parlement europĂ©en et du Conseil du 28 janvier 2002, Ă©tablissant les principes gĂ©nĂ©raux et les prescriptions gĂ©nĂ©rales de la lĂ©gislation alimentaire, instituant l'AutoritĂ© europĂ©enne de sĂ©curitĂ© des aliments et fixant des procĂ©dures relatives Ă  la sĂ©curitĂ© des denrĂ©es alimentaires
  35. ↑ RĂšglement europĂ©en 178/2002/CE du Parlement europĂ©en et du conseil du 28 janvier 2002 relatif Ă  la sĂ©curitĂ© des denrĂ©es alimentaires.
  36. ↑ RĂšglement CE no 183/2005 du Parlement europĂ©en et du Conseil du 12 janvier 2005 Ă©tablissant des exigences en matiĂšre d’hygiĂšne des aliments pour animaux dĂ©crit les mesures minimales selon les activitĂ©s des Ă©tablissements.
  37. ↑ a b et c RĂšglement CE178/2002 du parlement europĂ©en et du Conseil du 28 janvier 2002, Ă©tablissant les principes gĂ©nĂ©raux et les prescriptions gĂ©nĂ©rales de la lĂ©gislation alimentaire, instituant l'AutoritĂ© europĂ©enne de sĂ©curitĂ© des aliments et fixant des procĂ©dures relatives Ă  la sĂ©curitĂ© des denrĂ©es alimentaires
  38. ↑ AlinĂ©a 62 et suivants du rĂšglement
  39. ↑ AlinĂ©a 32 et suivants du rĂšglement
  40. ↑ AlinĂ©a 13 du rĂšglement
  41. ↑ AlinĂ©a 14 du rĂšglement
  42. ↑ Alinea 17 du rùglement
  43. ↑ AlinĂ©a 18 du rĂšglement
  44. ↑ AlinĂ©a 19 du rĂšglement
  45. ↑ AlinĂ©as 20 et 21 du rĂšglement

Annexes

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Sur les autres projets Wikimedia :

  • Nourriture, sur Wikimedia Commons
  • nourriture, sur le Wiktionnaire

Articles connexes

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  • Alimentation
  • IngrĂ©dient de cuisine
  • Alimentation animale
  • Chimie alimentaire
  • Conservation des aliments
  • HygiĂšne des aliments
  • SĂ©curitĂ© alimentaire
  • RĂŽle de l'alimentation dans la prĂ©vention des cancers
  • TraçabilitĂ©
  • Analyse des dangers et points critiques pour leur maĂźtrise (HACCP)
  • AllĂ©gations nutritionnelles et de santĂ©
  • Labex — Laboratoire d'excellence â€”
  • Laboratoire communautaire de rĂ©fĂ©rence

Bibliographie

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  • Michel Chauvet, EncyclopĂ©die des plantes alimentaires, Paris, Belin, 2018, 878 p. (ISBN 978-2-7011-5971-3, BNF 45594130, prĂ©sentation en ligne).
  • Janick Auberger, Manger en GrĂšce classique : la nourriture, ses plaisirs et ses contraintes, Presses de l'UniversitĂ© Laval, QuĂ©bec, 2010, 242 p. (ISBN 978-2-7637-8684-1)
  • Pierre Feillet, La nourriture des Français : de la maĂźtrise du feu
 aux annĂ©es 2030, Éd. Quae, Versailles, 2007, 245 p. (ISBN 978-2-7592-0049-8)
  • (en) Walter Willett, Johan Rockström, Brent Loken et Marco Springmann, « Food in the Anthropocene: the EAT–Lancet Commission on healthy diets from sustainable food systems Â», The Lancet, vol. 393, no 10170,‎ fĂ©vrier 2019, p. 447–492 (DOI 10.1016/S0140-6736(18)31788-4, lire en ligne, consultĂ© le 4 dĂ©cembre 2021)

Filmographie

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  • Nourriture divine : la cuisine des autres, documentaire rĂ©alisĂ© par Mary Stephen, CNRS Images, Meudon, 2004, 21 min (DVD)

Liens externes

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  • Base de donnĂ©es AFSSA/CIQUAL (mise Ă  jour aoĂ»t 2008) sur la composition nutritionnelle de plus de 1 300 aliments, avec teneurs en 42 constituants apportant des informations sur la teneur Ă©nergĂ©tique, les valeurs moyennes en nutriments majeurs, acides gras, vitamines (liposolubles et hydrosolubles), minĂ©raux. Lorsque ces donnĂ©es sont disponibles, la base affiche aussi la valeur basse, la valeur haute, le nombre d'Ă©chantillons, avec sources et degrĂ©s de confiance des donnĂ©es. Les donnĂ©es sur les mĂ©taux lourds, rĂ©sidus de pesticides et autres indĂ©sirables sont Ă  rechercher ailleurs.
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