Technopedia Center
PMB University Brochure
Faculty of Engineering and Computer Science
S1 Informatics S1 Information Systems S1 Information Technology S1 Computer Engineering S1 Electrical Engineering S1 Civil Engineering

faculty of Economics and Business
S1 Management S1 Accountancy

Faculty of Letters and Educational Sciences
S1 English literature S1 English language education S1 Mathematics education S1 Sports Education
  • Registerasi
  • Brosur UTI
  • Kip Scholarship Information
  • Performance
  1. Weltenzyklopädie
  2. Charles II le Chauve — Wikipédia
Charles II le Chauve — Wikipédia 👆 Click Here! Read More..
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voir Charles II.

Charles II
Illustration.
Enluminure représentant Charles le Chauve avant 869, Psautier de Charles le Chauve, BnF, Département des Manuscrits.
Titre
Empereur d'Occident
25 décembre 875 – 6 octobre 877
(1 an, 9 mois et 11 jours)
Couronnement 25 décembre 875 à Rome par le pape Jean VIII
Prédécesseur Louis II le Jeune
Successeur Charles III le Gros
Roi d'Italie
8 février 876 – 6 octobre 877
(2 ans, 1 mois et 24 jours)
Prédécesseur Louis II le Jeune
Successeur Carloman de Bavière
Roi des Francs
Francie occidentale
août 843 – 6 octobre 877
(34 ans et 2 mois)
Couronnement 6 juin 848 à Orléans
Prédécesseur Louis Ier le Pieux
Successeur Louis II le Bègue
Roi de Lotharingie
9 septembre 869 – 8 août 870
(10 mois et 30 jours)
Prédécesseur Lothaire II
Successeur Disparition du royaume puis Zwentibold en 895
Roi d'Aquitaine
septembre 832 – 15 mars 834
(1 an et 7 mois)
Couronnement septembre 832 à Limoges
Prédécesseur Pépin Ier
Successeur Pépin Ier
décembre 838 – août 843
(4 ans et 8 mois)
Prédécesseur Pépin Ier
Successeur Pépin II
Biographie
Titre complet Roi de Francie occidentale
Roi d'Aquitaine (832-834), (838-843)
Empereur d'Occident (875-877)
Dynastie Carolingiens
Date de naissance 13 juin 823
Lieu de naissance Francfort-sur-le-Main
Date de décès 6 octobre 877 (à 54 ans)
Lieu de décès Avrieux
Sépulture Nécropole royale de la basilique de Saint-Denis
Père Louis Ier le Pieux
Mère Judith de Bavière
Fratrie Lothaire Ier
Pépin Ier
Rotrude
Hildegarde
Louis II
Gisèle
Arnulf de Sens
Conjoint Ermentrude d'Orléans (842-869)
Richilde d'Ardennes (870-877)
Enfants Avec Ermentrude d'Orléans :
Judith
Louis II le Bègue
Charles l'Enfant
Carloman
Ermentrude
Hildegarde
Rotrude
Lothaire le Boiteux
Godehilde

Avec Richilde d'Ardennes :
Rothilde
Héritier Louis II
Religion Catholique
modifier 

Charles II[1] dit « le Chauve », né le 13 juin 823 à Francfort-sur-le-Main et mort le 6 octobre 877 à Avrieux, est un des petits-fils de Charlemagne qui se partagent l'Empire carolingien en 843. Duc d'Alémanie (829-832), puis roi d'Aquitaine durant le règne de son père Louis le Pieux (832-834 puis 838-845), il est roi de Francie occidentale de 843 à 877, roi de Lotharingie occidentale à partir de 869, et est couronné roi de Provence, d'Italie et empereur d'Occident en 875.

Biographie

[modifier | modifier le code]

Surnom

[modifier | modifier le code]

Charles doit son surnom le Chauve à la circonstance suivante : dès 867, il est abbé laïc de Saint-Denis. Le 5 mai 877, jour de la consécration par le pape Jean VIII[2] de la collégiale Sainte-Marie, future abbaye Saint-Corneille de Compiègne, il se serait fait raser le crâne en signe de soumission à l’Église malgré la coutume franque exigeant qu’un roi ait les cheveux longs[3]. Il porte de longues moustaches tombantes[4].

Il est aussi possible que son surnom ait une autre explication : dans sa petite enfance, ses demi-frères avaient tous un royaume attitré, en vue de l'héritage de leur père. Charles, né d'une autre mère, était le seul sans royaume, donc sans couronne, donc « chauve »[5]. Le surnom aurait par la suite été gardé par ses détracteurs et ennemis pour lui rappeler que son destin n'était pas d'être roi.

Origines et enfance

[modifier | modifier le code]

Fils de l'empereur Louis le Pieux et de sa seconde épouse Judith de Bavière, Charles est né le 13 juin 823 ou 820[6]. Il est confié, à l'âge de sept ans, à un précepteur de renom, Walafrid Strabon (v. 808/809 – 849), moine au monastère de Reichenau, en Alémanie, esprit cultivé attaché au mythe impérial, poète, auteur d'une glose contenant des commentaires de la Bible, sur lesquels se sont fondées durant des siècles les interprétations du livre sacré. Pendant neuf années, Strabon assure l'éducation du jeune prince, convaincu de la grande destinée qui attend son élève.

Honneurs et commandements sous le règne de Louis le Pieux

[modifier | modifier le code]
Denier de Charles II le Chauve frappé à Paris.

Dès août 829 à Worms, son père le fait duc d'Alémanie, incluant la Rhétie, l'Alsace et une partie de la Bourgogne[7], alors qu'il est âgé de six ans.

En septembre 832, à neuf ans, il le nomme à Limoges roi d'Aquitaine en remplacement de son demi-frère Pépin Ier d'Aquitaine ; ce dernier, ayant aidé son père dans la rébellion contre ses fils, récupère son trône le 15 mars 834 à Quierzy.

En 837, à l'assemblée d'Aix-la-Chapelle, son père lui accorde les territoires côtiers situés entre la Frise et la Seine. En 838, il obtient un territoire assimilé à un royaume incluant le Maine et la région comprise entre la Seine et la Loire. En 839, le 28[8] ou le 30 mai[9], à l'assemblée de Worms, Louis le Pieux lui donne une partie de la Francie occidentale comprise entre la Meuse et la Seine, l'ouest et le sud de la Bourgogne, la Provence, la Neustrie, la marche de Bretagne, le royaume d'Aquitaine, la Gascogne et la Septimanie.

Les faveurs accordées à Charles le Chauve, au détriment de ses demi-frères, constituent la cause des troubles qui agitent la fin du règne de leur père, et de la mésintelligence qui existe entre ses héritiers.

Le partage de l'Empire (840-843)

[modifier | modifier le code]
Moulage du sceau de Charles II le Chauve, roi de France. Archives Nationales.

En 840, à la mort de Louis le Pieux, la guerre commence immédiatement entre ses fils. Charles s'unit à Louis le Germanique, contre Lothaire Ier, leur frère aîné, qui aspire à les exclure du partage de l'Empire, ainsi que Pépin II d'Aquitaine, le fils de Pépin Ier d'Aquitaine, qui avait été dépossédé de son royaume par Charles le Chauve. Ensemble, Louis et Charles remportent en 841 la bataille de Fontenoy-en-Puisaye, en Bourgogne. Le 14 février 842, ils renforcent leur alliance en prononçant réciproquement les serments de Strasbourg, prononcés en langue romane et en langue tudesque afin d'être compris par les troupes de l'ouest comme de l'est de la Francie.

Les hostilités cessent avec le traité de Verdun en 843, partageant l'empire de Charlemagne en trois royaumes de taille comparable :

  • Lothaire Ier reçoit la Francie médiane, Francia media (ultérieurement Lotharingie), de la mer du Nord à l'Italie et est nommé Empereur ;
  • Louis le Germanique reçoit la Francie orientale, Francia orientalis ou Germanie ;
  • Charles le Chauve reçoit la Francie occidentale, Francia occidentalis, origine du royaume de France[10].

Cinq ans plus tard, le 6 juin 848[11] dans la cathédrale d'Orléans et en présence de l'évêque de ce diocèse, Agius, Charles le Chauve, élu puis acclamé par les grands du royaume, est sacré par l’archevêque de Sens, Wénilon (ou Ganelon) : « Et, dans la ville d’Orléans, presque tous les grands, réunis aux évêques et aux abbés, élisent Charles pour leur roi et le consacrent par l’onction du saint chrême et par la bénédiction épiscopale »[12].

Les guerres contre les Bretons (843-851)

[modifier | modifier le code]

En 841, Charles le Chauve reçoit le serment de Nominoë, missus de Bretagne durant le règne de Louis le Pieux. Par ailleurs, il confie à un fidèle aquitain, Bego (Bégon) la défense de la rive sud de la Loire ; Bego installe à quelques kilomètres de Nantes une place forte (à l'origine de la localité de Bouguenais), mais il est rapidement victime de dissensions au sein du camp franc.

Dès 843, les hostilités sont déclenchées entre Charles le Chauve et Nominoë. En 845, lors de la bataille de Ballon, Nominoë remporte une victoire sur Charles le Chauve. Un premier traité est conclu en 846 : Nominoë devient souverain de Bretagne. Lors de la reprise des hostilités en 849, les Bretons mènent de nombreux raids en Francie occidentale (Maine, Anjou, Poitou), et s'emparent des cités de Rennes et Nantes.

Le 22 août 851, Charles le Chauve est battu par Erispoë, lors de la bataille de Jengland. Cette défaite le conduit à signer au mois de septembre suivant le traité d'Angers qui cède à Erispoë les comtés de Rennes et Nantes ainsi que le pays de Retz, et lui reconnaît le titre de roi en échange de l'hommage.

Quelques années plus tard, sous le règne de Salomon, nouveau roi de Bretagne, Charles est encore obligé d'accepter une extension du royaume breton. Le 1er août[13] ou le 25 août 867[14],[15], par le traité de Compiègne, Charles le Chauve concède à Salomon la péninsule du Cotentin et l'Avranchin.

Les raids vikings et la guerre de 858 contre Louis le Germanique

[modifier | modifier le code]
Confirmation par Charles le Chauve du partage des biens de l'abbaye de Saint-Denis entre l'abbé et les religieux. Établi à Compiègne le 19 septembre 863. Archives Nationales.

Les Vikings multiplient les raids dès les années 840 dans l'ouest du royaume (pillage de Nantes en 843 ayant entraîné la mort d'un grand nombre d'habitants parmi lesquels l'évêque saint Gohard ; premier siège de Paris en 845 ; pillage de Bordeaux en 848), ce qui contribue à affaiblir les positions franques face aux Bretons durant cette période.

De 856 à 861, la Francie occidentale est plusieurs fois rançonnée par les Vikings, alors très actifs (deuxième siège de Paris en 856-857 et troisième siège de Paris en 861).

Articles détaillés : chronologie des invasions vikings et raids vikings en France.

Maintes fois, le roi Charles s'engage à leur donner de grosses sommes afin que ceux-ci se retirent et cessent de piller les riches abbayes ; les Normands touchent la rançon et reviennent plus tard. En raison de son incapacité à soumettre l'envahisseur, les grands du royaume, ayant à leur tête Robert le Fort, se rebellent contre Charles et demandent l'aide de son frère Louis le Germanique.

Au cours de l'automne 858, tandis que Charles II assiège l'île d'Oscelle (Oissel) occupée par des Vikings, Louis II quitte Worms et envahit le royaume de Charles[16]. Il reçoit l'hommage des Aquitains, de la plupart des vassaux de la couronne et d'une faible minorité de prélats sous l'autorité de l'archevêque Wénilon de Sens qui lui donne même l'onction du sacre[17]. Charles est contraint de se réfugier en Bourgogne ; plusieurs évêques réagissent, sous la conduite de l'archevêque Hincmar de Reims. Réunis à Reims le 25 novembre 858, ils demandent le départ des Francs orientaux et le retour de Charles. Louis s'exécute et licencie une partie de son armée. Profitant de la situation, Charles réussit à rassembler des troupes et marche vers le nord. Les deux armées se font face à Jouy, près de Soissons ; voyant que l'armée de Charles est plus importante que la sienne, Louis se retire sans combattre.

Par ailleurs, Charles II doit soutenir plusieurs guerres contre son neveu Pépin II d'Aquitaine pour conserver son pouvoir sur l'Aquitaine.

La Monnaie[18] est instituée en 864 par l'édit de Pîtres : c'est aujourd'hui l'une des plus anciennes institutions françaises.

Roi de Lotharingie (869) puis empereur (875)

[modifier | modifier le code]
Charles le Chauve, miniature peinte vers 870.

Après la mort de Lothaire II, il est couronné roi de Lotharingie le 9 septembre 869 à Metz par l'archevêque Hincmar de Reims[19], l’évêque de Metz Advence prétendant que tous les évêques et grands laïcs de Lotharingie souhaitent l'avènement de Charles. Avant le couronnement, Charles doit prendre des engagements envers ses nouveaux sujets[20],[21].

Mais Louis le Germanique intervient aussi en Lotharingie : en août 870, au traité de Meerssen, Charles doit lui céder une partie du territoire. La frontière entre leurs deux royaumes suit alors la Moselle et de la ville de Thionville vers la rivière l’Ourthe[22] en Belgique qui fort probablement servira de repère pour rejoindre la Meuse jusqu’à son embouchure en Mer du Nord. Le traité accorde aussi à Charles le Chauve la partie nord du royaume de Provence, domaine (avec l'Italie) de l'empereur Louis II[23], fils aîné de Lothaire Ier.

En 875, après la mort de Louis II, héritier du trône impérial, ainsi que des royaumes d'Italie et de Provence, il entreprend un voyage en Italie. Le 25 décembre 875 à Rome, 75 ans exactement après le couronnement de Charlemagne, il est couronné empereur par le pape Jean VIII.

Louis le Germanique meurt à Francfort le 28 août 876. Charles en profite pour envahir la Lotharingie orientale. Mais les fils de Louis lui infligent une sévère défaite le 8 octobre 876 à Andernach près de Coblence.

S'étant ensuite rendu en Italie afin de porter secours au pape Jean VIII en lutte contre les Sarrasins, il est contraint de revenir en France pour faire face à une attaque de Carloman, autre fils de Louis le Germanique. Sur le chemin, entre le 14 et le 16 juin 877, il promulgue le capitulaire de Quierzy, considéré comme la reconnaissance juridique de l'hérédité de la charge de comte — qui était déjà un état de fait depuis des décennies — et des honneurs, et donc l'un des fondements juridiques de la future féodalité[24].

Sur le chemin du retour, il est atteint d'une pleurésie, se réfugie à Aussois et meurt des suites de cette maladie[25], le 6 octobre 877, au village de Brios[26], l'actuel Avrieux, au pied du Mont-Cenis. La rumeur publique accuse rapidement Sédécias (Zédéchias), un de ses médecins juifs, de l'avoir empoisonné[27], avec la complicité de Richilde.

Tombeau

[modifier | modifier le code]
Apparition de Charles le Chauve et sa mise en sépulture à Saint-Denis (France, XVe siècle).
Dessin du tombeau de Charles II.

Au cours du retour vers Paris, en raison de la décomposition du corps, son corps est enterré à Saint-Pierre de Nantua. Selon la tradition, sept ans après sa mort, Charles le Chauve apparaît à un moine de Saint-Denis (et à un moine de Saint-Quentin-en-Vermandois). À sa requête, le moine demande à son fils Louis II le Bègue de faire rapporter le corps de son père à Saint-Denis[28]. Finalement, en 884, ses ossements sont ramenés à l'abbatiale de Saint-Denis.

En effet, l’empereur et roi Charles II, ayant assumé l’abbatiat de Saint-Denis en 867, exprime le vœu de reposer dans l’abbatiale, en précisant même l’emplacement de sa future sépulture, derrière l’autel de la Trinité. La reine Ermentrude, son épouse, est enterrée à Saint-Denis en 869. Un fils du couple impérial, Charles, meurt la même année que son père en 877 et est inhumé au côté de sa mère.

On ignore toutefois quel était l’aspect de ce premier tombeau impérial. Trois siècles et demi plus tard, la réalisation d’un nouveau tombeau donne le coup d’envoi à la réorganisation sous Louis IX du nouveau transept et du chœur de la basilique Saint-Denis en lieu mémoriel de la royauté. Lorsque l’abbé Eudes Clément (1229-1245) part pour Rouen en 1245, le tombeau de Charles II le Chauve est achevé.

Il s’agissait d'un gisant sur dalle en bronze porté par des colonnettes. L'empereur était représenté en demi-relief, sa tête couronnée reposant sur un coussin, ses pieds sur un lion. La main droite tenait un sceptre fleurdelisé, la gauche une sphère. Deux angelots, placés dans les écoinçons du trilobe encadrant la tête du souverain, tenaient des encensoirs et des navettes. Une inscription en creux formait la bordure de la tombe rappelait les bienfaits qu’il avait dispensés à l’abbaye. Le fond de la plaque était entièrement émaillé en bleu, avec fleurs de lis et réseau en or.

Des plaques d'émail incrusté décoraient aussi les bordures des robes et du manteau. Quatre lions de bronze, reposant sur des colonnettes jumelles très courtes, de pierre, supportaient cette table. Sur les quatre angles les ecclésiastiques mitrés devaient servir à porter des cierges que l’on faisait régulièrement brûler en l’honneur de l’empereur, comme à Saint-Germain-des-Prés pour le roi mérovingien Childebert Ier.

Le monument se trouvait au milieu du chœur des moines, devant la croix que Charles II le Chauve avait offerte à l’abbaye, aligné avec les tombeaux de Philippe II Auguste et de Louis VIII situés devant le maître-autel. Le tombeau de l’empereur marquait la limite occidentale de l’espace funéraire.

Après la journée du 10 août 1792, la convention décida de faire fondre toutes les statues et monuments en bronze de la monarchie abolie. Les statues de bronze des tombeaux ainsi que les gisants en métaux furent enlevés et fondus au cours des journées de profanation des tombes de la basilique Saint-Denis. Seuls des dessins de François Roger de Gaignières nous en gardent le souvenir ainsi que la description faite par Viollet-le-Duc dans son Dictionnaire raisonné de L'architecture.

La disparition de ce tombeau, unique en son genre, laisse un vide majeur dans la nécropole royale de Saint-Denis. Eugène Viollet-le-Duc envisage une reconstitution au milieu du XIXe siècle. Il en a laissé des dessins mais ce projet n'est pas réalisé.

Naissance de la féodalité

[modifier | modifier le code]

Poursuivant l’œuvre législatrice et organisatrice de Charlemagne[29], Charles II a laissé un grand nombre de capitulaires, dont le capitulaire de Quierzy particulièrement important pour l'évolution politique et sociale du royaume[30].

En 847, il promulgue le capitulaire de Meerssen, qui marque le début de la féodalité. Charles II invite tout homme libre à se choisir un seigneur, que ce soit le roi ou un autre seigneur : « Volumus ut unusquisque liber homo in nostro Regno Seniorem, qualem voluerit in nobis & in nostris Senioribus, accipiat » (Nous voulons que chaque homme libre dans notre royaume reçoive pour seigneur celui qu'il aura lui-même choisi, soit nous-même, soit un de nos fidèles)[31].

À la suite de Charlemagne, créateur d'un corps d'officiers chargé de décimer les loups dans l'empire (la louveterie), Charles II crée un corps d'officiers spécialisés (les « bévari » ou « bevarii », officier des bièvres) spécialement chargé de la chasse aux castors, très recherchés pour leur fourrure et depuis l'Antiquité pour le castoréum qu'ils produisent (il est également probable que les moines se soient plaints des castors qui font volontiers des barrages sur les fossés de drainage que l'on creusait alors dans toute l'Europe pour gagner de nouvelles terres sur les marais et forêts inondées) ; on l'accusait aussi de dégrader les cultures faites en bord d'eau[32].

Entre le 14 et le 16 juin 877, quelques semaines avant de mourir, Charles le Chauve promulgue le Capitulaire de Quierzy. Celui-ci reconnaît l'hérédité de la charge de comte (qui était déjà un état de fait) et l'hérédité des honneurs, ce qui rend illégal la révocation d'un comte ou le refus d'accorder le titre de comte au fils d'un comte qui venait de mourir comme c'était possible jusque-là (car Charlemagne avait créé le poste de comte comme un fonctionnaire révocable à l'origine). Il s'agit de l'un des fondements juridiques importants de la féodalité[24].

Ascendance

[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Généalogie des Carolingiens.
Charles II le Chauve
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
32. Pépin de Herstal
 
 
 
 
 
 
 
16. Charles Martel
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
33. Alpaïde
 
 
 
 
 
 
 
8. Pépin le Bref
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
17. Rotrude
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
4. Charlemagne
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
18. Caribert de Laon
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
37. Bertrade de Prüm
 
 
 
 
 
 
 
9. Bertrade de Laon
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
19. Gisèle d'Aquitaine
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
2. Louis Ier dit le Pieux
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
20. Hado de Vintzgau
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
10. Gérold Ier de Vintzgau
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
21. Gerniu de Suevie
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
5. Hildegarde de Vintzgau
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
44. Huoching (en)
 
 
 
 
 
 
 
22. Hnabi (en) ou Nebe d'Alémanie
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
11. Emma d'Alémanie
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
23. Hereswind
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
1. Charles II le Chauve
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
24.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
12. Rothard d'Argengau ou de Metz
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
25.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
6. Welf Ier
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
26.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
13. Hermenlindis
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
27.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
3. Judith de Bavière
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
28.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
14. Widukind de Saxe
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
29.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
7. Edwige de Saxe
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
30.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
15. Geva
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
31.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Mariage et descendance

[modifier | modifier le code]

Le 14 décembre 842 à Quierzy, Charles épouse Ermentrude d'Orléans, de la famille des Agilolfinges, dont il a neuf enfants :

  • Judith (vers 843 – 870), qui épouse en 856 le roi du Wessex Æthelwulf (mort en 858), puis son fils Æthelbald (mort en 860), puis le comte de Flandre Baudouin Ier ;
  • Louis II « le Bègue » (846-879), roi des Francs, qui épouse en 862 Ansgarde de Bourgogne puis en 878 Adélaïde de Frioul ;
  • Charles « l'Enfant » (vers 847 – 866) roi d'Aquitaine ;
  • Carloman (vers 847 – vers 877), abbé de Saint-Médard de Soissons puis d'Echternach ;
  • Ermentrude, abbesse de l'abbaye d'Hasnon en 877[33] ;
  • Hildegarde ;
  • Rotrude ;
  • Lothaire « le Boiteux » (vers 850 – 866), abbé de Saint-Germain d'Auxerre ;
  • Godehilde de France (vers 864 - 923), qui épouse le comte du Maine Godefroi III (ou Gozlin)[34],[35].

Charles épouse ensuite Richilde, de la famille des Bosonides, dont il a une fille :

  • Rothilde (vers 871 – vers 928), épouse le comte du Maine Roger.

Le couple aurait également d'autres enfants morts jeunes, dont Pépin et Dreux, peut-être jumeaux, enterrés dans l'abbaye de Saint-Amand[33].

Dans la fiction

[modifier | modifier le code]
  • Vikings (saisons 3, 4 et 5), Charles II le Chauve est incarné par Lothaire Bluteau.

Locution argotique

[modifier | modifier le code]

Charles le Chauve est utilisé en argot pour désigner le sexe ou sans doute plus précisément le gland. Il est difficile de reconstituer toutes les origines des locutions argotiques, mais dans le Milieu (crime organisé français) il était d'usage d'affubler les prénoms de surnoms (par exemple Pierre Loutrel dit Pierrot le Fou), reprenant un mode de désignation très ancien. "Charles le Chauve" évoquait par sa structure une désignation argotique, transférée dans l'argot lui-même vers une partie de l'anatomie, pour son caractère évocateur.

Faire sauter la cervelle à Charles le Chauve : se masturber[36].

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. ↑ Généalogie de Charles le Chauve sur le site de la Fondation pour la généalogie médiévale.
  2. ↑ Bulletin de la Société historique de Compiègne, 1904, p. 128.
  3. ↑ Henri Leblanc-Ginet, Histoire des rois de France, 1997, p. 38.
  4. ↑ Marie-France Auzepy, Histoire du poil, Belin, 2011, 352 p. (ISBN 978-2-7011-4821-2 et 2-7011-4821-9).
  5. ↑ Thomas Schuld, « Reinhard Lebe, War Karl der Kahle wirklich kahl? », Geschichte in Köln, vol. 29, no 1,‎ 1er décembre 1991, p. 166–167 (ISSN 0720-3659 et 2198-0667, DOI 10.7788/gik.1991.29.1.166).
  6. ↑ Guy Breton, Histoires d'Amour de l'Histoire de France, Tome I, 1955, Editions Noir et Blanc.
  7. ↑ Augustin Fliche, La Chrétienté médiévale, 1929, p. 174.
  8. ↑ Léonce Auzias, L'Aquitaine carolingienne (778-987),  éd. Privat, 1937, p. 132.
  9. ↑ Jean Chélini, L'Aube du Moyen Âge : naissance de la chrétienté occidentale : la vie religieuse des laïcs dans l'Europe carolingienne (750-900), Picard, 1991, p. 408.
  10. ↑ Michel Parisse, Histoire de la Lorraine : l’époque médiévale, Metz / Nancy, Éd. Serpenoise / Presses universitaires de Nancy, 1990-1995 (ISBN 978-2-86480-220-4, présentation en ligne, lire en ligne), p. 49.
  11. ↑ Léon Levillain, Le sacre de Charles le Chauve à Orléans, Bibliothèque de l'école des chartes, 1903, volume 64, p. 33.
  12. ↑ Jean de Pange, Le roi très chrétien, 1949, p. 195.
  13. ↑ Flach/ori Anc France V4, publié par Ayer Publishing (ISBN 0-8337-1147-4 et 978-0-8337-1147-2).
  14. ↑ Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 2002, p. 439.
  15. ↑ Joëlle Quaghebeur, La Cornouaille du IXe au XIIe siècle : mémoire, pouvoirs, noblesse, 2001, p. 36.
  16. ↑ Yves Sassier, Structures du pouvoir, royauté et res publica : France, IXe – XIIe siècles, Publication Univ. Rouen Havre, 2004, p. 17.
  17. ↑ Robert-Henri Bautier, Sacre et couronnement chez les Carolingiens, Librairie Droz, 1985, p. 35.
  18. ↑ Gildas Salaün, « Les deniers carolingiens », Monnaie magazine,‎ juillet 2019, p. 48-53 (ISSN 1626-6145).
  19. ↑ Jean Devisse, Hincmar - Archevêque de Reims, 1976, tome 1, p. 455.
  20. ↑ Annales de Saint-Bertin (Annales Bertiniani), a. 869.
  21. ↑ Société Lorraine des études locales, Textes d'histoire lorraine. Du VIe siècle à nos jours, deuxième édition, Imprimerie Georges Thomas, Nancy, 1933, pp. 5 et 8, Couronnement de Charles Le Chauve à Metz comme roi de Lorraine.
  22. ↑ « Les comtés au temps du traité de Meerssen (870) », sur connaitrelawallonie.wallonie.be (consulté le 18 juillet 2021).
  23. ↑ Mais il (Charles le Chauve) se dédommagea en enlevant à l'empereur Louis II la province viennoise, cf. Traité de Meerssen, p. 41.
  24. ↑ a et b BÜHRER-THIERRY, Geneviève ; Charles MÉRIAUX, La France avant la France, 481-888, Paris, Belin, 2010, 687 p. (ISBN 978-2-7011-3358-4), Chapitre VIII. De la fondation à la fin de l'Empire, ps 329-371.
  25. ↑ Jean-Joseph Julaud, L'Histoire de France pour les nuls, 2009, p. 35.
  26. ↑ Nelson 1996, p. 53-66.
  27. ↑ Claude Charles Fauriel, Histoire de la Gaule méridionale sous la domination des conquérants, 1836, p. 393.
  28. ↑ Apparition de Charles le Chauve et sa mise en sépulture à Saint-Denis.
  29. ↑ Zelelr Berthold, Charles le Chauve, 840-877 : la succession de Charlemagne, 1883.
  30. ↑ Émile Bourgeois, Le capitulaire de Kiersy-sur-Oise (877) : étude sur l'état et le régime politique de la société carolingienne à la fin du IXe siècle d'après la législation de Charles le Chauve, Hachette, 1885.
  31. ↑ Charles Clémencet (congr. de St-Maur), L'Art de vérifier les dates, t. 2, Paris, Alexandre Jombert Jeune, 1783, 3e éd., 924 p. (lire en ligne).
  32. ↑ Jean-Pierre & Yan-Chim Jost, Le castor : Ingénieux bâtisseur. Éditions Cabedita, 2011.
  33. ↑ a et b Anselme de Sainte Marie (Père Anselme), Histoire généalogique et chronologique de la Maison Royale de France, 9 volumes, Paris, 1725 et années suivantes, tome 1, page 34, lire en ligne.
  34. ↑ « Godehilde de France », sur www.pagedhistoire.com (consulté le 3 décembre 2021).
  35. ↑ « Godehilde Carolingian de France (864-923) -... », sur fr.findagrave.com (consulté le 3 décembre 2021).
  36. ↑ languefrancaise.net, « faire sauter la cervelle à Charles le Chauve – Définition avec Bob, dictionnaire d'argot » dans Bob, dictionnaire de français argotique, populaire et familier (révision n° du 2025-02-07 19:15) <https://www.languefrancaise.net/Bob/25082>, consulté le 20/04/2025.

Voir aussi

[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Charles le Chauve, sur Wikimedia Commons

Bibliographie

[modifier | modifier le code]
  • [Bouillet 1878] Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Charles II le Chauve » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, 1878 (lire sur Wikisource). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • [Boyer 2013] Jean-François Boyer, « Élites carolingiennes autour des couronnement et sacre de Charles l’Enfant comme roi d’Aquitaine à Limoges en 855 », Siècles : revue du centre d'histoire « Espaces et cultures », no 38 « Élites et territoires : Lémovices et Limousins de l'âge du fer au Moyen Âge »,‎ 2013 (lire en ligne).
  • [Davy 2005] Gilduin Davy , « Les enjeux du conseil dans les écrits de Loup de Ferrières (805-862) : « non est consilium contra dominum » », Revue française d'histoire des idées politiques, Paris, Éditions Picard, no 21,‎ 2005, p. 49-71 (DOI 10.3917/rfhip.021.0049, lire en ligne).
  • [Jusselin 1921] Maurice Jusselin, « La chancellerie de Charles le Chauve d'après les notes tironiennes », Le Moyen Âge, t. 33,‎ 1921, p. 1-90 (lire en ligne sur Gallica).
  • [Lot 1909] Ferdinand Lot et Louis Halphen, Annales de l'histoire de France à l'époque carolingienne : le règne de Charles le Chauve (840-877), Première partie (840-851), Paris, Librairie Honoré Champion, coll. « Bibliothèque de l'École des hautes études. Sciences historiques et philologiques » (no 175), 1909, VI-232 p. (présentation en ligne, lire en ligne)
    Reproduction en fac-similé : Ferdinand Lot et Louis Halphen, Annales de l'histoire de France à l'époque carolingienne : le règne de Charles le Chauve (840-877), Première partie (840-851), Genève, Slatkine, 1975, VI-232 p.
  • [Nelson 1994] Janet Nelson (trad. de l'anglais par Denis-Armand Canal), Charles le Chauve [« Charles the Bald »], Paris, Aubier, coll. « Histoires », 1994, 404 p. (ISBN 2-7007-2261-2, présentation en ligne), [présentation en ligne].
  • [Nelson 1996] Janet Nelson, « La mort de Charles le Chauve », Médiévales, no 31 « La mort des grands. Hommage à Jean Devisse »,‎ automne 1996, p. 53-66 (lire en ligne).
  • [Peze 2012] Warren Peze, « Autorité royale et controverses théologiques sous Charles le Chauve (840-877) », Hypothèses 2011 : Travaux de l'école doctorale d'histoire, Paris, Éditions de la Sorbonne,‎ 2012, p. 209-224 (lire en ligne).
  • [Riché 1983] Pierre Riché, Les Carolingiens, une famille qui fit l'Europe, Paris, Hachette, coll. « Pluriel », 1983 (réimpr. 1997), 490 p. (ISBN 2-01-278851-3, présentation en ligne).
  • [Zumthor 1957] Paul Zumthor, Charles le Chauve, Paris, Club français du livre, coll. « Portraits de l'histoire » (no 9), 1957, 259 p. (présentation en ligne)
    Réédition : Paul Zumthor, Charles le Chauve, Paris, Tallandier, coll. « Figures de proue du Moyen Âge », 1981, 304 p. (ISBN 2-235-01011-3).
  • Laurent Theis, Charles le Chauve. L'empire des Francs, Gallimard, 2021.

Iconographie et articles connexes

[modifier | modifier le code]
  • Première Bible de Charles le Chauve
  • Seconde Bible de Charles le Chauve
  • Coupe des Ptolémées

Liens externes

[modifier | modifier le code]

  • Ressources relatives aux beaux-artsVoir et modifier les données sur Wikidata :
    • British Museum
    • Grove Art Online
    • Union List of Artist Names
  • Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistesVoir et modifier les données sur Wikidata :
    • Britannica
    • Deutsche Biographie
    • Dizionario di Storia
    • Enciclopedia De Agostini
    • Frankfurter Personenlexikon
    • Gran Enciclopèdia Catalana
    • Hrvatska Enciklopedija
    • Internetowa encyklopedia PWN
    • Larousse
    • Proleksis enciklopedija
    • Store norske leksikon
    • Treccani
    • Universalis
    • Visuotinė lietuvių enciklopedija
  • Notices d'autoritéVoir et modifier les données sur Wikidata :
    • VIAF
    • ISNI
    • BnF (données)
    • IdRef
    • LCCN
    • GND
    • Italie
    • Espagne
    • Pays-Bas
    • Pologne
    • Israël
    • NUKAT
    • Suède
    • Vatican
    • Tchéquie
    • PASE
    • CIRDOC
  • Le serment de Strasbourg, 14 février 842, sur ge-dip.etat-ge.ch.
  • Quierzy, résidence royale.
v · m
Empereurs romains germaniques
Empereurs d’Occident
  • Charlemagne
  • Louis le Pieux
  • Lothaire Ier
  • Louis II le Jeune
  • Charles II le Chauve
  • Charles III le Gros
  • Guy III de Spolète
  • Lambert de Spolète
  • Arnulf de Carinthie
  • Louis III l'Aveugle
  • Bérenger de Frioul
Bannière impériale après 1400
Empereurs du Saint-Empire
  • Otton Ier
  • Otton II
  • Otton III
  • Henri II
  • Conrad II le Salique
  • Henri III
  • Henri IV
  • Henri V
  • Lothaire de Supplinbourg
  • Frédéric Barberousse
  • Henri VI
  • Otton IV
  • Frédéric II
  • Henri VII
  • Louis IV
  • Charles IV
  • Sigismond
  • Frédéric III
  • Maximilien Ier
  • Charles Quint
  • Ferdinand Ier
  • Maximilien II
  • Rodolphe II
  • Matthias
  • Ferdinand II
  • Ferdinand III
  • Léopold Ier
  • Joseph Ier
  • Charles VI
  • Charles VII
  • François Ier
  • Joseph II
  • Léopold II
  • François II
v · m
Souverains d’Italie
Non dynaste Odoacre (476-493)
Ostrogoths (493-553)
  • Théodoric (493-526)
  • Athalaric (526-534)
  • Théodat (534-536)
  • Vitigès (536-540)
  • Hildebad (540-541)
  • Éraric (541)
  • Totila (541-552)
  • Teias (552-553)
Empire byzantin (553-568)
  • Justinien (553-565)
  • Justin II (565-568)
Rois lombards d’Italie
(568-759)
  • Alboïn (568-572)
  • Cleph (572-574)
  • interrègne (574-584)
  • Authari (584-590)
  • Agilulf (590-616)
  • Adaloald (616-626)
  • Arioald (626-636)
  • Rothari (636-652)
  • Rodoald (652-653)
  • Aripert (653-661)
  • Pertharite et Godepert (661-662)
  • Grimoald (662-671)
  • Garibald (671-671)
  • Pertharite (671-688) (second règne)
  • Cunipert (688-700)
  • Liutpert (700-700)
  • Raginpert (700-701)
  • Aripert II (701-701)
  • Liutpert (701-702) (second règne)
  • Aripert II (703-712) (second règne)
  • Ansprand (712-712)
  • Liutprand (712-744)
  • Hildeprand (744-744)
  • Ratchis (744-749)
  • Aistolf (749-756)
  • Ratchis (756-757) (second règne)
  • Didier (757-774)
  • Adalgis (759-774) (co-roi)
Rois francs d’Italie
(781-951)
  • Pépin (781-810)
  • Bernard (810-818)
  • Lothaire Ier (818-855)
  • Louis II (855-875)
  • Charles II (875-877)
  • Carloman (878-880)
  • Charles III (880-888)
  • Bérenger Ier (888-889)
  • Guy III (889-891)
  • Lambert (891-898)
  • Arnulf (896-899)
  • Ratold (896-?)
  • Louis III (900-902)
  • Bérenger Ier (905-924)
  • Rodolphe II (924-926)
  • Hugues (926-947)
  • Lothaire II (947-950)
  • Bérenger II (950-962)
  • Aubert Ier (951-966)
Rois d'Italie souverains du St-Empire (951-973) Otton Ier (951-973)
Désormais le titre de roi d’Italie se confond avec celui de roi des Romains que prend le souverain du Saint-Empire avant son couronnement comme empereur.
Royaume d’Italie sous le 1er Empire (1805-1814) Napoléon Ier et Eugène de Beauharnais (vice-roi)
Rois d’Italie de la maison de Savoie (1861-1946)
  • Victor-Emmanuel II (1861-1878)
  • Humbert Ier (1878-1900)
  • Victor-Emmanuel III (1900-1946)
  • Humbert II (1946)
v · m
Dynastie carolingienne
Ancêtres
  • Arnulfiens
  • Origine des Arnulfiens
  • Pépinides
Denier de Charlemagne
Rois des Francs
  • Pépin le Bref
  • Carloman Ier
  • Charlemagne
  • Pépin d'Italie
  • Charles II le Jeune
  • Louis le Pieux
Rois de Francie occidentale
  • Charles II le Chauve
  • Louis II le Bègue
  • Louis III
  • Carloman II
  • Charles III le Simple
  • Louis IV d'Outremer
  • Lothaire
  • Louis V le Fainéant
  • Charles
  • Otton
  • Louis
Rois de Francie médiane
  • Lothaire Ier
  • Louis II le Jeune
  • Lothaire II
  • Charles de Provence
  • Hugues
  • Louis III l'Aveugle
  • Bérenger
  • Ratold
Rois de Francie orientale
  • Louis II le Germanique
  • Carloman de Bavière
  • Louis III le Jeune
  • Charles III le Gros
  • Arnulf de Carinthie
  • Zwentibold
  • Louis IV l'Enfant
Rois d'Aquitaine
  • Pépin Ier
  • Pépin II
  • Charles l'Enfant
En gras, les empereurs d'Occident. En italique, les prétendants sans réel pouvoir.
Généalogie
v · m
Renaissance carolingienne
Contexte
  • Carolingiens
  • Charlemagne
  • Empire carolingien
  • Louis le Pieux
  • Traité de Verdun
  • Charles le Chauve
Lettrés
  • Académie palatine
  • Adalard de Corbie
  • Agobard de Lyon
  • Alcuin
  • Angilbert
  • Benoît d'Aniane
  • Claude de Turin
  • Clément d'Irlande
  • Dhuoda
  • Dungal
  • Eginhard
  • Frédegis de Tours
  • Gottschalk d'Orbais
  • Heiric d'Auxerre
  • Hélisachar
  • Hildebold
  • Hincmar de Reims
  • Jean Scot Érigène
  • Leidrade
  • Loup de Ferrières
  • Lull
  • Maurdramne
  • Modoin
  • Nithard
  • Notker le Bègue
  • Paul Diacre
  • Paulin d'Aquilée
  • Paschase Radbert
  • Pierre de Pise
  • Raban Maur
  • Ratramne de Corbie
  • Théodulf d'Orléans
  • Smaragde
  • Wala
  • Walafrid Strabon
Lieux principaux
  • Palais d'Aix-la-Chapelle
  • Abbaye Saint-Pierre de Corbie
  • Abbaye de Saint-Riquier
  • Abbaye de Saint-Amand
  • Abbaye de Ferrières
  • Basilique Saint-Martin de Tours
  • Abbaye Saint-Germain d'Auxerre
  • Abbaye de Saint-Gall
  • Abbaye de Reichenau
  • Abbaye de Fulda
Manuscrits enluminés
  • Aratea de Leyde
  • Bible de Maurdramne
  • Codex Corbeiensis
  • Évangéliaire d'Ada
  • Évangéliaire d'Ebbon
  • Évangéliaire de Lorsch
  • Évangéliaire de Saint-Riquier
  • Liber de laudibus Sanctae Crucis
  • Physiologus de Berne
  • Psautier de Corbie
  • Psautier d'Utrecht
  • Sacramentaire de Drogon
Architecture
  • Chapelle palatine d'Aix-la-Chapelle
  • Église Notre-Dame-de-la-Basse-Œuvre de Beauvais
  • Oratoire carolingien de Germigny-des-Prés
  • Plan de Saint-Gall
v · m
Rois des Francs, rois de France, rois des Français et empereurs des Français
  • Titulature
    • Roi des Francs saliens
    • Roi de France
    • Roi de France et de Navarre
    • Roi des Français
    • Empereur des Français
  • Règnes
  • Généalogie
  • Descendants
  • Prétendants
Mérovingiens
  • Théodomir (~393)
  • Clodion le Chevelu (~428)
  • Mérovée (~450)
  • Childéric Ier (457)
  • Clovis Ier (481)
  • Ragnacaire (491)
  • Cararic (491)
  • Thierry Ier (511)
  • Clodomir (511)
  • Childebert Ier (511)
  • Clotaire Ier (511)
  • Bon article Théodebert Ier (534)
  • Thibaut (548)
  • Caribert Ier (561)
  • Gontran (561)
  • Sigebert Ier (561)
  • Chilpéric Ier (561)
  • Childebert II (575)
  • Clotaire II (584)
  • Thibert II (595)
  • Thierry II (595)
  • Sigebert II (613)
  • Dagobert Ier (629)
  • Caribert II (629)
  • Chilpéric (II) (632)
  • Sigebert III (639)
  • Clovis II (639)
  • Childebert III (656)
  • Clotaire III (657)
  • Childéric II (662)
  • Clovis III (675)
  • Thierry III (675)
  • Dagobert II (676)
  • Clovis IV (691)
  • Childebert IV (695)
  • Dagobert III (711)
  • Chilpéric II (715)
  • Clotaire IV (717)
  • Thierry IV (721)
  • Childéric III (743)
Carolingiens,
Robertiens et Bivinides
  • Pépin (751)
  • Carloman Ier (768)
  • Charles Ier (768)
  • Charles le Jeune (781)
  • Louis Ier (814)
  • Charles II (843)
  • Louis II (877)
  • Louis III (879)
  • Carloman II (879)
  • Charles le Gros (885)
  • REudes (888)
  • Charles III (898)
  • RRobert Ier (922)
  • BRaoul (923)
  • Bon article Louis IV (936)
  • Lothaire (954)
  • Louis V (986)
Capétiens
Directs
  • Article de qualité Hugues Capet (987)
  • Article de qualité Robert II (996) (Hugues associé)
  • Henri Ier (1031)
  • Philippe Ier (1060)
  • Louis VI (1108) (Philippe associé)
  • Louis VII (1137)
  • Philippe II (1180)
  • Louis VIII (1223)
  • Article de qualité Louis IX (1226)
  • Philippe III (1270)
  • Philippe IV (1285)
  • Louis X (1314)
  • Jean Ier (1316)
  • Philippe V (1316)
  • Charles IV (1322)
Valois
  • Philippe VI (1328)
  • Article de qualité Jean II (1350)
  • Article de qualité Charles V (1364)
  • Charles VI (1380)
  • Charles VII (1422)
  • Louis XI (1461)
  • Charles VIII (1483)
  • Louis XII (1498)
  • François Ier (1515)
  • Henri II (1547)
  • François II (1559)
  • Charles IX (1560)
  • Henri III (1574)
Bourbons
  • Henri IV (1589)
  • Louis XIII (1610)
  • Bon article Louis XIV (1643)
  • Bon article Louis XV (1715)
  • Louis XVI (1774)
Bonaparte
  • Napoléon Ier (1804)
Capétiens
Bourbons
  • Louis XVIII (1814)
  • Charles X (1824)
Orléans
  • Louis-Philippe Ier (1830)
Bonaparte Article de qualité Napoléon III (1852)
  • Note : les personnes en italique ont changé de titre au cours de leur règne.
  • icône décorative Portail du haut Moyen Âge • section Empire carolingien
  • icône décorative Portail du christianisme
  • icône décorative Portail de la monarchie
Ce document provient de « https://fr.teknopedia.teknokrat.ac.id/w/index.php?title=Charles_II_le_Chauve&oldid=234409216 ».
Catégories :
  • Charles II le Chauve
  • Naissance à Francfort-sur-le-Main
  • Personnalité du IXe siècle
  • Empereur d'Occident
  • Roi des Francs (Francie occidentale)
  • Abbé de Saint-Denis
  • Carolingien
  • Enfant de Louis le Pieux
  • Naissance en 823
  • Décès en 877
  • Personnalité inhumée dans la basilique Saint-Denis
  • Personnalité du haut Moyen Âge par nom
  • Décès à 54 ans
  • Roi de Bourgogne
  • Noblesse franque
  • Abbé du IXe siècle
  • Duc du Maine
  • Roi d'Aquitaine
  • Personnalité liée à Metz
Catégories cachées :
  • Article utilisant une Infobox
  • Article contenant un appel à traduction en anglais
  • Catégorie Commons avec lien local identique sur Wikidata
  • Article partiellement issu du Dictionnaire universel d'histoire et de géographie Bouillet
  • Page utilisant P1711
  • Page utilisant P8406
  • Page utilisant P245
  • Page pointant vers des bases externes
  • Page pointant vers des bases relatives aux beaux-arts
  • Page utilisant P1417
  • Page utilisant P7902
  • Page utilisant P6404
  • Page utilisant P6706
  • Page utilisant P8044
  • Page utilisant P1296
  • Page utilisant P7982
  • Page utilisant P7305
  • Page utilisant P6058
  • Page utilisant P8349
  • Page utilisant P4342
  • Page utilisant P3365
  • Page utilisant P3219
  • Page utilisant P7666
  • Page pointant vers des dictionnaires ou encyclopédies généralistes
  • Article de Wikipédia avec notice d'autorité
  • Portail:Haut Moyen Âge/Articles liés
  • Portail:Empire carolingien/Articles liés
  • Portail:Italie/Articles liés
  • Portail:Histoire/Articles liés
  • Portail:Christianisme/Articles liés
  • Portail:Religions et croyances/Articles liés
  • Portail:Monarchie/Articles liés
  • Wikipédia:Article biographique
  • Portail:Biographie/Articles liés/Politique
  • Portail:Biographie/Articles liés/Culture et arts

  • indonesia
  • Polski
  • الرية
  • Deutsch
  • English
  • Español
  • Français
  • Italiano
  • مصر
  • Nederlands
  • 本語
  • Português
  • Sinugboanong Binisaya
  • Svenska
  • Українска
  • Tiếng Việt
  • Winaray
  • 中文
  • Русски
Sunting pranala
Pusat Layanan

UNIVERSITAS TEKNOKRAT INDONESIA | ASEAN's Best Private University
Jl. ZA. Pagar Alam No.9 -11, Labuhan Ratu, Kec. Kedaton, Kota Bandar Lampung, Lampung 35132
Phone: (0721) 702022
Email: pmb@teknokrat.ac.id