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Gallium 👆 Click Here! Read More..
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Gallium
Image illustrative de l’article Gallium
Gallium à l'état solide.
Zinc ← Gallium → Germanium
Al
  Structure cristalline orthorhombique Ă  base centrĂ©e
 
31
Ga
 
               
               
                                   
                                   
                                                               
                                                               
   
                                           
↑
Ga
↓
In
  • Tableau complet
  • Tableau Ă©tendu
Position dans le tableau périodique
Symbole Ga
Nom Gallium
Numéro atomique 31
Groupe 13
Période 4e période
Bloc Bloc p
Famille d'éléments Métal pauvre
Configuration électronique [Ar] 4s2 3d10 4p1
Électrons par niveau d’énergie 2, 8, 18, 3
Propriétés atomiques de l'élément
Masse atomique 69,723 Â± 0,001 u[1]
Rayon atomique (calc) 130 pm (136 pm)
Rayon de covalence 122 Â± 3 pm[2]
Rayon de van der Waals 187 pm
État d’oxydation +3
ÉlectronĂ©gativitĂ© (Pauling) 1,81
Oxyde AmphotĂšre
Énergies d’ionisation[1]
1re : 5,999 301 eV 2e : 20,515 15 eV
3e : 30,725 8 eV 4e : 63,241 eV
5e : 86,01 eV 6e : 112,7 eV
7e : 140,9 eV 8e : 169,9 eV
9e : 210,8 eV 10e : 244,0 eV
11e : 280,7 eV 12e : 319,2 eV
13e : 357,2 eV 14e : 471,2 eV
15e : 508,8 eV 16e : 548,3 eV
Isotopes les plus stables
Iso AN Période MD Ed PD
MeV
69Ga60,1 %stable avec 38 neutrons
71Ga39,892 %stable avec 40 neutrons
Propriétés physiques du corps simple
État ordinaire solide diamagnĂ©tique
Masse volumique 5,904 g/cm3 (solide, 29,6 Â°C),
6,095 g/cm3 (liquide, 29,6 Â°C)[1]
SystÚme cristallin Orthorhombique à base centrée
(no 64 : Cmce)
Dureté (Mohs) 1,5
Couleur Blanc argenté
Point de fusion 29,764 6 Â°C[3]
Point d’ébullition 2 403 Â°C[4]
Enthalpie de fusion 5,59 kJ/mol
Enthalpie de vaporisation 254 kJ/mol (1 atm, 2 204 Â°C)[1]
Volume molaire 11,80 Ă— 10−6 m3/mol
Pression de vapeur 9,31 Ă— 10−6 Pa Ă  29,76 Â°C
Vitesse du son 2 740 m/s Ă  20 Â°C
Chaleur massique 370 J/kg/K
ConductivitĂ© Ă©lectrique 6,78 Ă— 106 S/m
ConductivitĂ© thermique 40,6 W/m/K
Solubilité sol. dans HCl[5]
Divers
No CAS 7440-55-3[6]
No ECHA 100.028.330
No CE 231-163-8
Précautions
SGH[7]
SGH05 : Corrosif
Danger
H290, H314, P234, P280, P301+P330+P331, P303+P361+P353, P305+P351+P338 et P309+P311
H290 : Peut ĂȘtre corrosif pour les mĂ©taux
H314 : Provoque de graves brĂ»lures de la peau et des lĂ©sions oculaires
P234 : Conserver uniquement dans le rĂ©cipient d’origine.
P280 : Porter des gants de protection/des vĂȘtements de protection/un Ă©quipement de protection des yeux/du visage.
P301+P330+P331 : En cas d'ingestion : rincer la bouche. NE PAS faire vomir.
P303+P361+P353 : En cas de contact avec la peau (ou les cheveux) : enlever immĂ©diatement les vĂȘtements contaminĂ©s. Rincer la peau Ă  l’eau/se doucher.
P305+P351+P338 : En cas de contact avec les yeux : rincer avec prĂ©caution Ă  l’eau pendant plusieurs minutes. Enlever les lentilles de contact si la victime en porte et si elles peuvent ĂȘtre facilement enlevĂ©es. Continuer Ă  rincer.
P309+P311 : En cas d’exposition prouvĂ©e ou suspectĂ©e : appeler immĂ©diatement un CENTRE ANTIPOISON ou un mĂ©decin.
SIMDUT[8]

Produit non classé
La classification de ce produit n'a pas encore été validée par le Service du répertoire toxicologique

Divulgation à 1,0% selon la liste de divulgation des ingrédients
Transport[7]
80
2803
Code Kemler :
80 : matiĂšre corrosive ou prĂ©sentant un degrĂ© mineur de corrosivitĂ©
NumĂ©ro ONU :
2803 : GALLIUM
Classe :
8
Code de classification :
C10 : MatiĂšres corrosives sans risque subsidiaire ;
Autres matiĂšres corrosives:
Liquides ;
Étiquette :
pictogramme ADR 8
8 : MatiĂšres corrosives
Emballage :
Groupe d'emballage III : matiĂšres faiblement dangereuses.

-
3554
NumĂ©ro ONU :
3554 :
Classe :
8
Code de classification :
C11 : MatiĂšres corrosives :
Objets ;
Étiquette :
pictogramme ADR 8
8 : MatiĂšres corrosives
Emballage :
Groupe d'emballage III : matiĂšres faiblement dangereuses.

Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.
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Le gallium est l'élément chimique de numéro atomique 31, de symbole Ga. Il appartient au groupe 13 du tableau périodique ainsi qu'à la famille des métaux pauvres.

Le corps simple gallium est un mĂ©tal. Son point de fusion bas (29,76 Â°C) lui permet de fondre dans la main. Des traces en sont trouvĂ©es dans la bauxite et les minerais de zinc.

Découverte et étymologie

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Paul-Émile Lecoq de Boisbaudran.

PrĂ©dit sous le nom d'Ă©ka-aluminium par MendeleĂŻev, dĂ©couvert en 1875, son nom lui a Ă©tĂ© donnĂ© par son dĂ©couvreur, le chimiste français Paul-Émile Lecoq de Boisbaudran. Une thĂ©orie prĂ©tend que le nom du gallium provient de celui de son dĂ©couvreur (car « coq Â» en latin se dit gallus), mais Lecoq de Boisbaudran a au contraire affirmĂ© avoir donnĂ© ce nom Ă  l'Ă©lĂ©ment « en l'honneur de la France Â»[9]. Par la suite, le germanium et le scandium seront nommĂ©s par analogie en rĂ©fĂ©rence Ă  la Germanie et Ă  la Scandie par leurs dĂ©couvreurs respectifs, l'Allemand Clemens Winkler et le SuĂ©dois Lars Fredrik Nilson.

Caractéristiques notables

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Cristaux de gallium.

Le gallium pur a un aspect argentĂ© et il se brise sous forme solide de la mĂȘme maniĂšre que le verre. Le volume du gallium augmente de 3,1 % lorsqu'il se solidifie[a] et pour cette raison ne doit pas ĂȘtre stockĂ© dans un rĂ©cipient en verre ou en mĂ©tal. Le gallium corrode la plupart des autres mĂ©taux en se diffusant dans le rĂ©seau mĂ©tallique. Du fait de son point de fusion de 29,76 Â°C[3], proche de la tempĂ©rature ambiante, le gallium peut y ĂȘtre maintenu liquide grĂące au phĂ©nomĂšne de surfusion — il en va de mĂȘme pour le cĂ©sium et le rubidium, le mercure Ă©tant le seul mĂ©tal liquide avec un point de fusion infĂ©rieur Ă  0 Â°C. Il peut pour cette raison ĂȘtre utilisĂ© dans les thermomĂštres Ă  haute tempĂ©rature. Il est aussi connu pour avoir une faible pression de vapeur Ă  haute tempĂ©rature.

Isotopes

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Article dĂ©taillĂ© : Isotopes du gallium.

Le gallium possÚde 31 isotopes connus, de nombre de masse variant de 56 à 86, ainsi que trois isomÚres nucléaires. Parmi ces isotopes, deux sont stables, 69Ga et 71Ga, et constituent l'ensemble du gallium naturel dans une proportion 60/40. La masse atomique standard du gallium est donc de 69,723(1) u.

Les radioisotopes 67Ga et 68Ga sont utilisĂ©s en imagerie mĂ©dicale (scintigraphie au gallium et tomographie par Ă©mission de positons). Le gallium 68 a Ă©tĂ© testĂ© comme mĂ©dicament radiopharmaceutique et radiomarqueur, mais il se montre « extrĂȘmement sensible, notamment au pH, Ă  la tempĂ©rature ou aux mĂ©taux contaminants Â»[10].

Production

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Gallium 6N enfermé dans une ampoule sous vide.

Technique de production

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Comme l'aluminium qui est juste au-dessus dans le tableau pĂ©riodique des Ă©lĂ©ments, le gallium est prĂ©sent dans la nature Ă  l'Ă©tat d'oxydation +3. Il se rencontre sous forme d'impuretĂ©s dans les minerais d'aluminium (bauxite). Lors de l'obtention de l'alumine par hydromĂ©tallurgie (procĂ©dĂ© Bayer), les ions Ga3+, qui ont des propriĂ©tĂ©s similaires aux ions Al3+, sont extraits sous forme d'ions gallate GaO2− en mĂȘme temps que les ions aluminate AlO2−. Cependant, les ions gallate ne prĂ©cipitent pas sous forme d'hydroxyde de gallium(III) Ga(OH)3 lors de l'Ă©tape de prĂ©cipitation de l'hydroxyde d'aluminium Al(OH)3 puisqu'ils sont en trop faible concentration. La solution basique surnageante de l'Ă©tape de prĂ©cipitation Ă©tant rĂ©utilisĂ©e pour une nouvelle extraction d'ions aluminium, le gallium subit un phĂ©nomĂšne de concentration. Quand les ions gallate sont suffisamment concentrĂ©s, la solution est orientĂ©e dans une cellule d'Ă©lectrolyse.

GrĂące Ă  son potentiel rĂ©dox (E° = -0,56V), bien plus Ă©levĂ© que celui de l'aluminium, le gallium peut ĂȘtre sĂ©lectivement rĂ©duit sous forme d'amalgame de gallium (Ga[Hg]) par Ă©lectrolyse dans des cellules Ă  cathode de mercure. La dĂ©composition de cet amalgame en milieu basique redonne du gallate de sodium, mais cette fois sans aluminium. Une seconde Ă©lectrolyse donne du gallium mĂ©tallique avec un bon niveau de puretĂ©. Les donnĂ©es industrielles Ă©tant confidentielles, peu d'informations dĂ©taillĂ©es sont accessibles[11], mais une obtention par Ă©lectrolyse donne dans le cas du cuivre une puretĂ© de 99,99 %. L'ultrapurification du gallium (99,9999 %), que requiert l'industrie des semi-conducteurs, est conduite par le procĂ©dĂ© de croissance monocristalline (mĂ©thode de la zone fondue) et est commercialement, dans les dĂ©cennies 2000/2010, largement disponible.

Le gallium est principalement utilisé pour produire de l'arséniure de gallium (GaAs) et du nitrure de gallium (GaN)[12].

Statistiques de production et réserves

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La production annuelle en 2008 Ă©tait de 111 tonnes[13]. La Chine produisait 83 % de l'approvisionnement mondial[14] en 2006, et 98 % du gallium raffinĂ© en 2024[15].

Les rĂ©serves sont difficilement Ă©valuables. Elles sont cependant estimĂ©es Ă  1 Mt[16], soit 9 000 ans de production annuelle.

Utilisations

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La principale utilisation du gallium est la fabrication de divers matĂ©riaux semi-conducteurs. On peut notamment citer parmi les semi-conducteurs binaires III-V l'arsĂ©niure de gallium (GaAs), l'antimoniure de gallium (GaSb), le phosphure de gallium (GaP) et le nitrure de gallium (GaN), et parmi les principaux semi-conducteurs ternaires, l'arsĂ©niure d'aluminium-gallium (AlGaAs) et le nitrure d'aluminium-gallium (AlGaN). Parmi ces matĂ©riaux, le plus courant est l'arsĂ©niure de gallium, second matĂ©riau semi-conducteur le plus utilisĂ© derriĂšre le silicium ; il possĂšde par rapport Ă  ce dernier des propriĂ©tĂ©s Ă©lectroniques et opto-Ă©lectroniques intĂ©ressantes, notamment une conductivitĂ© des Ă©lectrons plus importante, ainsi qu'un gap direct permettant, contrairement au silicium, de l'utiliser dans des applications optoĂ©lectroniques, aussi bien dans des dispositifs d'Ă©mission (LED) que de dĂ©tection (photodĂ©tecteur). Il constitue le substrat privilĂ©giĂ© des composants actifs hyperfrĂ©quences. Le gallium est utilisĂ© pour les dĂ©pĂŽts en couche mince en Ă©pitaxie en phase gazeuse (MOCVD) pour le dĂ©pĂŽt de couches de GaAs ou de GaN Ă©pitaxiĂ©es, sous deux formes[17] :

  • sous forme de trimĂ©thylgallium (dit TMGa, de formule (CH3)3Ga dont le numĂ©ro CAS est 1445-79-0) ou
  • sous forme de triĂ©thylgallium (dit TEGa, de formule (C2H5)3Ga, dont le numĂ©ro CAS est 1115-99-7).


L'alliage du gallium avec l'indium et l'Ă©tain appelĂ© galinstan est souvent utilisĂ© dans les thermomĂštres depuis l’interdiction du mercure.

Un radioisotope du gallium, 67Ga est utilisĂ© en imagerie mĂ©dicale (scintigraphie au gallium 67), dans la dĂ©tection de sites d'inflammation, de sites d'infection — ostĂ©omyĂ©lite, abcĂšs et autres infections localisĂ©es, infections tuberculeuses et Ă  mycobactĂ©ries, pneumonie Ă  P. Carinei, etc. — ainsi que dans la recherche de certaines nĂ©oplasies, notamment les lymphomes et les carcinomes hĂ©patocellulaires. Un autre radioisotope, 68Ga, est lui utilisĂ©, pour l'instant de façon marginale, comme Ă©metteur de positron en tomographie par Ă©mission de positrons (PET scan).

Le gallium est aussi généralement la source d'ions utilisée dans la sonde ionique focalisée.

Le gallium peut ĂȘtre aussi utilisĂ© comme dĂ©tecteur de neutrinos, par exemple dans l'expĂ©rience GALLEX.

Toxicologie et santé environnementale

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En dépit du potentiel de risques d'exposition à l'arséniure de gallium (GaAs) dans l'industrie des semi-conducteurs, le gallium ne semble pas avoir fait l'objet d'études toxicologiques ou écotoxicologiques poussées. Le gallium était considéré comme faiblement toxique et réputé ne pas présenter de problÚme pour la santé aux doses habituellement présentes dans notre environnement ou alimentation[18]. Il semble néanmoins corrosif pour la peau et les muqueuses[19].

Certains de ses composĂ©s prĂ©sentent une toxicitĂ© encore mal comprise ; liĂ© Ă  l'un des composants (arsenic par exemple) ou intrinsĂšque.

  • Le nitrate de gallium Ga(NO3)3 et de l'oxyde de gallium(III) Ga2O3 prĂ©sentent une toxicitĂ© Ă  l'ingestion (DL50 par voie orale d'environ 4,360 g/kg pour la forme nitrate, et 10 g/kg pour l'oxyde[20]). De lĂ©gĂšres nĂ©croses pulmonaires sont observĂ©es chez les rats exposĂ©s[21].
  • L'arsĂ©niure de gallium pourrait ĂȘtre reprotoxique. Il se montre en effet facteur de dĂ©lĂ©tion de la spermatogenĂšse chez le rat[22]. Une nette toxicitĂ© testiculaire a Ă©tĂ© aussi observĂ©e chez le rat (exposĂ© Ă  des doses de 7,7 mg d'arsĂ©niure de gallium par kg (deux fois par semaine, pour un total de 16 inhalations)[22]. On constate dans ce cas une diminution du nombre de spermatozoĂŻdes et une augmentation du taux de spermatozoĂŻdes anormaux. Une anomalie dĂ©gĂ©nĂ©rative particuliĂšre de la tĂȘte du spermatozoĂŻde augmente particuliĂšrement (40 fois plus frĂ©quente aux stades postspermiation, stades IX, X et XI) dans le groupe exposĂ© Ă  l'ArsĂ©niure de gallium. Cet effet de dĂ©lĂ©tion de la spermatogenĂšse Ă©tait plus important que celui observĂ© chez les rats exposĂ©s Ă  de l'oxyde d'arsenic[22]. Un produit chimique proche, Ă©galement utilisĂ© par l'industrie de l'Ă©lectronique, l'ArsĂ©niure d'indium a Ă©galement provoquĂ© une diminution du nombre de spermatozoĂŻdes dans l'Ă©pididyme, mais sa toxicitĂ© testiculaire semble nettement plus faible que celle de l'arsĂ©niure de gallium[22]. On pourrait penser que c'est le trioxyde d'arsenic (As2O3), produit probable de dĂ©gradation et dissolution de l'arsĂ©niure de gallium et de l'arsĂ©niure d'indium in vivo, qui en est responsable, mais il n'a pas montrĂ© de toxicitĂ© testiculaire[22].

Cinétique corporelle du gallium

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La cinĂ©tique corporelle du gallium ingĂ©rĂ© ou inhalĂ©, et sa mĂ©tabolisation semble encore mal connues, mais selon les Ă©tudes disponibles :

  • une exposition orale unique au GaAs (500, 1 000 ou 2 000 mg/kg) a des effets physiologiques[23], hĂ©matologiques notamment, observables un jour, 7 jours et 15 jours aprĂšs l'administration.
    Le GaAs modifie l'activitĂ© de l'acide ÎŽ-dĂ©shydratase aminolĂ©vulinique (ALAD) dans le sang et le cƓur (particuliĂšrement observĂ©e au 7e jour) aprĂšs une exposition Ă  2 g/kg, alors que l'acide ÎŽ-aminolĂ©vulinique urinaire (ALA) a une excrĂ©tion plus Ă©levĂ© (observĂ©e au 7e jour uniquement)[23].
    Le GaAs n'avait pas dans cette expérience d'effet notable sur l'hémoglobine, la protoporphyrine du zinc ou l'hématocrite[23].
    Le taux sanguin de Glutathion (GSH) a diminuĂ©, significativement rĂ©duit au 7e jour, mais inchangĂ© au 1er ou 15e jour aprĂšs exposition. La pression artĂ©rielle, le rythme cardiaque et la respiration ou la contraction en rĂ©ponse restaient inchangĂ©s, sauf pour quelques modifications mineures observĂ©es au 7e jour aprĂšs une exposition Ă  une dose de 2 000 mg/kg de GaAs [23].
    Le taux de gallium de sang n'Ă©tait cependant pas dĂ©tectable chez les animaux normaux et des rats exposĂ©s Ă  500 mg/kg GaAs[23].
    Le taux sanguin d'arsenic avait lui, augmentĂ© de maniĂšre dĂ©tectable, mĂȘme pour les faibles doses et de maniĂšre dose-dĂ©pendante. Tous les animaux exposĂ©s ont montrĂ© une tendance Ă  la rĂ©cupĂ©ration aprĂšs trois semaines, laissant penser que ces modifications physiologiques sont rĂ©versibles[23] (on sait cependant que l'arsenic est un cancĂ©rigĂšne Ă  long terme).
  • Le poumon du rat stocke facilement, un certain temps, une grande partie du gallium inhalĂ©. Une toxicitĂ© pulmonaire a Ă©tĂ© dans ce cas dĂ©montrĂ©e chez le rat de laboratoire exposĂ© Ă  l'oxyde de gallium par inhalation (d'une suspension de particules d'oxyde de gallium Ă©quimolaire (Ga2O3), Ă  65 mg/kg), qui semble liĂ©e Ă  une forte rĂ©tention pulmonaire (36 % en moyenne de la dose inhalĂ©e de gallium, 14 jours aprĂšs l'exposition[24]).

Écotoxicologie

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La toxicitĂ© du gallium pour l'environnement est encore peu Ă©tudiĂ©e. On sait cependant qu'il prĂ©sente une certaine toxicitĂ© pour les bactĂ©ries, plus ou moins Ă©levĂ©e — au moins chez Pseudomonas fluorescens[25] â€” selon la prĂ©sence ou l'absence d'oligo-Ă©lĂ©ments tels que le fer et les phosphates. P. fluorescens dispose en revanche d'une certaine capacitĂ© d'excrĂ©tion du gallium[25].

Dans la littérature

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  • Dans le roman Gallium[26] d'Olivier Marchand, le dopage et la transmutation du gallium sont au cƓur de l'intrigue d'un monde brutalement dĂ©pourvu des techniques modernes.

Notes et références

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Notes

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  1. ↑ Le gallium solide flotte donc sur du gallium liquide, comme pour la glace et l'eau.

Références

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  1. ↑ a b c et d (en) David R. Lide, CRC Handbook of Chemistry and Physics, CRC Press Inc, 2009, 90e Ă©d., 2804 p., ReliĂ© (ISBN 978-1-420-09084-0)
  2. ↑ (en) Beatriz Cordero, VerĂłnica GĂłmez, Ana E. Platero-Prats, Marc RevĂ©s, Jorge EcheverrĂ­a, Eduard Cremades, Flavia BarragĂĄn et Santiago Alvarez, « Covalent radii revisited Â», Dalton Transactions,‎ 2008, p. 2832 - 2838 (DOI 10.1039/b801115j)
  3. ↑ a et b ProcĂšs-verbaux du ComitĂ© international des poids et mesures, 78e session, 1989, pp. T1-T21 (et pp. T23-T42, version anglaise).
  4. ↑ (en) Yiming Zhang, Julian R. G. Evans et Shoufeng Yang, « Corrected Values for Boiling Points and Enthalpies of Vaporization of Elements in Handbooks Â», Journal of Chemical & Engineering Data, vol. 56, no 2,‎ 11 janvier 2011, p. 328-337 (DOI 10.1021/je1011086, lire en ligne).
  5. ↑ (en) Thomas R. Dulski, A manual for the chemical analysis of metals, vol. 25, ASTM International, 1996, 251 p. (ISBN 0803120664, lire en ligne), p. 71
  6. ↑ Base de donnĂ©es Chemical Abstracts interrogĂ©e via SciFinder Web le 15 dĂ©cembre 2009 (rĂ©sultats de la recherche)
  7. ↑ a et b EntrĂ©e « Gallium Â» dans la base de donnĂ©es de produits chimiques GESTIS de la IFA (organisme allemand responsable de la sĂ©curitĂ© et de la santĂ© au travail) (allemand, anglais), accĂšs le 27 aoĂ»t 2018 (JavaScript nĂ©cessaire)
  8. ↑ « Gallium Ă©lĂ©mentaire Â» dans la base de donnĂ©es de produits chimiques Reptox de la CSST (organisme quĂ©bĂ©cois responsable de la sĂ©curitĂ© et de la santĂ© au travail), consultĂ© le 25 avril 2009
  9. ↑ Annales de chimie et de physique | 1877 | Gallica
  10. ↑ A. Rauscher, M. Frindel, P. Baumgartner, F. K. BodĂ©rĂ© et A. F. Chauvet, A. F., « Retour d’expĂ©rience de 4 ans de marquage au Gallium-68 (68Ga) Â», MĂ©decine NuclĂ©aire, vol. 41, no 3,‎ mai-juin 2017, p. 186 (DOI 10.1016/j.mednuc.2017.02.130).
  11. ↑ « Production et recyclage Â», sur Techniques de l'IngĂ©nieur (consultĂ© le 30 aoĂ»t 2020).
  12. ↑ « MĂ©tallurgie du gallium Â», sur ingenieur.fr, 10 mars 2011 (consultĂ© le 30 aoĂ»t 2020).
  13. ↑ USGS
  14. ↑ Arnaud de la Grange, « PĂ©kin joue de l'arme des « terres rares Â» Â», Le Figaro, le 25 octobre 2010
  15. ↑ Isabelle Chaperon, « IA : « D’ici Ă  2030, la consommation d’électricitĂ© des data centers sera Ă©quivalente Ă  celle du Japon Â» Â», Le Monde, le 10 avril 2025.
  16. ↑ UNEP (2009), Critical Metals for Future Sustainable Technologies and their Recycling Potential
  17. ↑ Base de donnĂ©es d'Air liquide
  18. ↑ Arnold F. Holleman, Nils Wiberg: Lehrbuch der Anorganischen Chemie. 102. Auflage, de Gruyter, Berlin 2007, (ISBN 978-3-11-017770-1), S. 1179.
  19. ↑ BGIA GESTIS ; Gallium ; CAS=7440-55-3, 2009/11/23.
  20. ↑ Bernard Martel, Keith Cassidy: Chemical risk analysis: a practical handbook. Taylor & Francis, 2000, (ISBN 1-56032-835-5), S. 376.
  21. ↑ Peter L. Goering, Robert R. Maronpot et Bruce A. Fowler, Effect of intratracheal gallium arsenide administration on ÎŽ-aminolevulinic acid dehydratase in rats: Relationship to urinary excretion of aminolevulinic acid ; Toxicology and Applied Pharmacology ; Volume 92, Issue 2, February 1988, Pages 179-193 (RĂ©sumĂ©)
  22. ↑ a b c d et e Minoru Omura, Akiyo Tanaka, Miyki Hirata, Mangen Zhao, Yuji Makita, Naohide Inoue, Kaoru Gotoh & Noburu Ishinishi; Testicular Toxicity of Gallium Arsenide, Indium Arsenide, and Arsenic Oxide in Rats by Repetitive Intratracheal Instillation ; Toxicological Sciences (1996) 32 (1): 72-78. doi: 10.1093/toxsci/32.1.72 ; Online (ISSN 1096-0929), Print (ISSN 1096-6080). (RĂ©sumĂ©)
  23. ↑ a b c d e et f Swaran J. S. Flora, Shashi N. Dube, Rajagopalan Vijayaraghavan and Satish C. Pant, 1997, Changes in certain hematological and physiological variables following single gallium arsenide exposure in rats Biological Trace Element Research Volume 58, Number 3, 197-208, DOI: 10.1007/BF02917471 (RĂ©sumĂ©)
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  25. ↑ a et b Ala Al-Aoukaty, Vasu D. Appanna and Herman Falter ; Gallium toxicity and adaptation in Pseudomonas fluorescens ; FEMS Microbiology Letters ; Volume 92, Issue 3, 1 May 1992, Pages 265-272 doi:10.1016/0378-1097(92)90720-9 (RĂ©sumĂ©).
  26. ↑ Olivier Marchand: Gallium; Amazon, 2018, (ISBN 978-1-9802-2595-9).

Voir aussi

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Sur les autres projets Wikimedia :

  • Gallium, sur Wikimedia Commons
  • gallium, sur le Wiktionnaire

Bibliographie

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  • Michael Dickey, « Le gallium, un mĂ©tal liquide d'avenir Â», Pour la science, no 532,‎ fĂ©vrier 2022, p. 48-54

Articles connexes

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  • MĂ©tal liquide

Liens externes

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  • (fr) BRGM Panorama 2010 du marchĂ© du gallium, dĂ©cembre 2011
  • (fr) France-Gallium.com : Échantillons et photographies de Gallium
  • (en) Images du gallium sous diffĂ©rentes formes
  • (en) Compilation de donnĂ©es physiques et thermodynamiques sur le gallium liquide
  • (en) « Technical data for Gallium Â» (consultĂ© le 15 aoĂ»t 2016), avec en sous-pages les donnĂ©es connues pour chaque isotope
  • [vidĂ©o] Heliox, « Fabriquer une clĂ© Ă  la maison avec du gallium ! Â», sur YouTube


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