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Libanios (Λιϐάνιος)
Libanios (gravure du XVIIIe siècle).
Biographie
Naissance
314 ap. J.-C.
Antioche
Décès
393 ap. J.-C.
AntiocheVoir et modifier les données sur Wikidata
Époque
Antiquité tardive
Activités
Rhéteur, écrivainVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Domaine
Politique, rhétorique
Maîtres
Diophante (en), Zénobios (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Influencé par
Homère, Hésiode, Aristophane, Démosthène

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Libanios (en grec ancien : Λιϐάνιος / Libánios; en latin Libanius) est un rhéteur syrien[1] de culture grecque de l'Antiquité tardive (314-v. 393). Il occupe une place de premier plan dans la littérature grecque du IVe siècle, et il fut un grand défenseur de l'hellénisme.

Biographie

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Famille

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Libanios est né en 314 à Antioche de Syrie[2], une des plus importantes métropoles de l'Empire romain[3]. Il est issu d’une influente famille curiale, mais qui s'était appauvrie[3]. Il perd son père vers l’âge de onze ans, et ce sont sa mère et ses deux oncles Panolbios et Phasganiois qui veillent sur ses études[4]. Ses origines lui permettent de bénéficier d'une bonne formation[3].

Jeunesse et formation

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Vers l'âge de quinze ans, il décide de se consacrer entièrement à la rhétorique. Il se lance pour cela seul dans l'étude de la rhétorique classique avant de se rendre à Athènes, où il parfait sa formation auprès de Diophantus. Il y reste de 336 à 340[3],[2],[5].

Entretemps, il avait rejeté l'enseignement de Zenobios d'Elusa (auquel il devait succéder comme sophiste d'Antioche après 354) parce qu'il le trouve de piètre qualité, il suit un parcours d'études atypique en se formant par lui-même tout en continuant de travailler chez un bon grammairien, qui pourrait être Didymus Chalcenterus[6].

Séjours à Constantinople et à Nicomédie (340-354)

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En 340, Nicoklès, un grammatiste de Sparte, lui offre un poste de professeur (sophiste) à Constantinople, mais ce poste lui échappe et il doit s'installer à son compte. Professeur libre, il vit des revenus de ses cours (il a eu jusqu'à quatre-vingts élèves). Mais sa renommée grandissante pousse l'empereur à le garder à Constantinople, et à lui offrir une nomination à un titre surnuméraire.

Néanmoins ses rivaux profitent des émeutes entre ariens et nicéens et de la répression de 342 pour le chasser de la ville. Après un bref passage par Nicée, Libanios se réfugie à Nicomédie, capitale de la province de Bithynie, où son art de la rhétorique lui attire la célébrité. Il vit alors une période heureuse et très productive. C'est à cette époque qu'il aurait pu avoir dans son auditoire Basile de Césarée, et que le futur empereur Julien se fit remettre en secret ses cours.

Rappelé à Constantinople par l'empereur Constance II vers 347/348, Libanios ne s'y plaît pas. Il refuse une chaire de rhétorique en 354 à Athènes, mais en accepte une à Antioche[2], où il resta jusqu'à sa mort.

Retour à Antioche (à partir de 354)

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Peu après son retour à Antioche en 354, il prend une concubine d’origine servile avec laquelle il a un fils, Arabios (renommé Cimon). Il acquiert rapidement une grande réputation de rhéteur dans la ville. De plus, il développe de très bons contacts avec les dirigeants municipaux ainsi qu'avec les fonctionnaires de la cour de l'empereur Constance II. Son successeur, l'empereur Julien, installe un temps son palais à Antioche pour préparer une expédition contre la Perse. Mais son paganisme affiché et sa rigueur morale provoquent un conflit avec la population de la ville, ce qui n'est pas pour déplaire à Libanios qui entretient une relation amicale avec l'empereur[7].

La mort de Julien en 363, au terme de sa campagne en Perse, a une double conséquence pour Libianos : d'une part il est personnellement affecté par ce décès, d'autre part il voit s'effacer définitivement le projet et l'espoir d'un retour à l'empire païen d'Auguste, Trajan et Marc Aurèle[8]. C'est vers cette époque qu'il dut avoir pour élève le futur évêque Amphiloque d'Iconium, nom auquel les auteurs chrétiens ultérieurs ajoutent celui de Jean Chrysostome, qui aurait aussi suivi ses enseignements.

La période qui suit la mort de Julien est plus difficile pour Libanios. La tentative de coup d'État menée par Procope contre le nouvel empereur Valens vers 365, à laquelle bon nombre de cités de Syrie se sont associées, et surtout la conspiration menée par Théodore d'Antioche alors que Valens venait d'établir sa capitale dans cette cité dans le cadre d'opérations militaires (371/372), entraînent des représailles sévères à l'égard des cités d'Orient et la persécution de beaucoup d'intellectuels païens. Même si, en raison de l'influence qu'il conservait à la cour, Libanios ne fut pas directement touché par les persécutions, cette affaire le marqua, même si ses écrits ne manifestent pas d'hostilité particulière à l'égard de cet empereur.

Après la catastrophe de la bataille d'Andrinople et la mort de Valens en 378, Libanios put à nouveau obtenir les faveurs de la cour du nouvel empereur Théodose Ier. Il interpelle ce dernier en faveur des sanctuaires païens[9] et pour dénoncer divers abus des puissants. Vers 383/384, il reçoit le titre de questeur honoraire.

On admet communément qu'il est mort vers 393[2]. Bien qu'il fût païen et grand admirateur et ami de l'empereur Julien, les auteurs chrétiens du siècle suivant (Socrate de Constantinople, Sozomène) lui ont attribué pour élèves Jean Chrysostome, Basile le Grand, Grégoire de Naziance et Grégoire de Nysse.

Libanios, rhéteur et sophiste

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Libanios exerce le métier de professeur, dispensateur de la paideia et de la tradition culturelle grecque classique, seule culture noble à ses yeux. Culture d'autant plus noble et importante que cette tradition perd son importance dans la romanité, surtout dans la partie occidentale de l'empire où la latinité s'affirme avec la montée du christianisme et de l'Église. On est loin du célèbre constat d'Horace (65 à 8 av. J.-C.)[10] : « La Grèce conquise a conquis son farouche vainqueur et apporté les arts dans le rustique Latium. »

Pour Libanios l'éloquence rhétorique n'est pas simplement une profession où il veut exceller; c'est un art de vivre, un élément fondamental de l'homme bien fait[11]. En cela, il s'inscrit dans la tradition isocratique, cette tradition pédagogique de la rhétorique où, selon le mot d'Isocrate (436 – 338 av. J.-C..-), « l'art oratoire apprend à bien penser, à bien agir en même temps qu'à bien écrire  »[12]. De la même manière, on peut aussi trouver les racines de la pensée réactionnaire et du« nationalisme » hellénique[réf. nécessaire] de Libanios dans la célèbre remarque du même Isocrate dans le Panégyrique[13] : « Grâce à Athènes, le nom de "Grecs" semble désigner moins une race qu'une forme de pensée et l'on mérite plus d'être appelé "Grecs" si l'on a reçu sa part de la culture athénienne que si l'on est seulement d'origine grecque. »

Conscient de l'évolution de son siècle, LIbanios combat tous ceux qui, à ses yeux, sont des adversaires de la culture grecque et de ses traditions païennes, comme les empereurs Constantin et surtout Constance II, à qui l'on doit une politique de répression contre le paganisme. Il soutient les hommes favorables à la réaction païenne, tel l'empereur Julien[8].

Il combat aussi l'évolution centralisatrice du pouvoir et l'interventionnisme croissant des empereurs dans la cité en ce IVe siècle, qui s'opposent à l'idéal libéral de la civilisation hellénique.

Œuvre

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Une richesse...

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Libanius, Discours, in Vaticanus Urbinas graecus 126, folio 124r. Rome, Biblioteque apostolique vaticane.

Libanios est un rhéteur parmi les plus doués et les plus prolifiques de l'Antiquité tardive, à quoi s'ajoute que son œuvre est particulièrement bien conservée[14]. En fait, il s'agit du troisième plus grand corpus de textes de l'Antiquité classique qui est venu jusqu'à nous[15] — l'œuvre occupe onze volumes dans l'édition de Richard Förster[16]. Elle fit l'admiration de ses contemporains et servit de modèle pendant toute l'histoire de Byzance. Sa notoriété fut grande aussi en Europe pendant la Renaissance. .

Son œuvre se divise en différents genres littéraires, au nombre de cinq[17]: déclamations (declamatio), discours (oratio), et lettres, ainsi que des hypothèses et des progymnasmata. Les déclamations sont au nombre de cinquante et une, elles portent essentiellement sur des sujets historiques et mythologiques ; soixante-quatre discours (oratio, « oration ») sur des thèmes tels que l’art oratoire, la justice ou les problèmes relatifs à la vie des écoles et des grandes cités d’Orient ; mille cinq cents quarante-quatre lettres adressées aux empereurs, aux préfets, à des rhéteurs, des philosophes ou des évêques; d'autre part, soixante-quatre discours. Les Hypothèses sont des résumés (hypotheses) des discours de Démosthène. Quant aux Progymnasmata, il s'agit d'« exercices » (gymnasmata) « préliminaires à » (pro-) la déclamation[18], soit cent quarante-quatre texte relevant de différents types d'exercices[17],[Note 1].

... insuffisamment connue

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Après avoir été plutôt oublié, Libanius est à nouveau lu et plus étudié depuis une quarantaine d'années[19]. C'est que son œuvre occupe une place prépondérante dans la littérature du IVe siècle[20], et qu'il est un auteur « incontournable », mentionné dans la plupart des études sur l'antiquité tardive, car il est souvent une de nos meilleures sources sur plusieurs aspects ou personnalités de la société du IVe siècle. Et pourtant, il reste souvent mal connu et en partie négligé par la recherche. On peut y voir deux raisons. Tout d'abord, la difficulté d'accéder à une œuvre abondante, dont on a essentiellement des traductions partielles en différentes langues ; ensuite, il n'est pas aisé de mesurer son potentiel réel : son œuvre est souvent utilisée pour y chercher telle ou telle information particulière, si bien que l'on néglige la richesse de ses textes et que l'on passe à côté des éléments les plus intéressants qu'ils contiennent[21].

Sélection de textes importants

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  • Autobiographie ou Sur sa propre fortune, en deux parties écrites entre 374 et 392
  • Discours 12 à 18, qui concernent l'empereur Julien (parmi eux : Discours de bienvenue à Julien (« Prosphonétikos ») (362) ; Aux Antiochiens sur la colère de l'Empereur (363) ; Éloge funèbre de Julien (« Epitaphios logos ») (365)
  • Panégyrique de Constance II (« Basilikos logos ») (346)
  • Éloge d'Antioche (356) (« Antiochikos ») où Libanios fait l’éloge de Daphné, un des quartiers de cette ville : « Un éclat brillant envahit les yeux, qui tourne le spectateur de tous côtés : sanctuaire d’Apollon, temple de Zeus, stade olympique, théâtre absolument exquis, cyprès en masse, épais et haut dressés... »
  • Pour les sanctuaires (« Pro templis ») (386)
Libanios, Lettres. Trad en latin de Francesco Zambeccari, vers 1490. Florence, Bibliothèque Laurentienne.

Notes et références

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Notes

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  1. ↑ Ces exercices préparatoires sont un genre très ancien. On y trouve par exemple : fable, récit, réfutation et confirmation, éloge, thèse, description, proposition de loi (L. Pernot, La Rhétorique dans l'Antiquité, Le Livre de Poche, 2000, 351 p. (ISBN 978-2-253-90553-0) p. 194-199 ; 284-285). Les genres mentionnés figurent aussi dans le Progymnasmata de Libanios (dans le même ordre). Il n'est cependant pas certain que tous les textes soient de la plume de Libanios (Gibson 2008, p. xxiii).

Références

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  • (de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Libanios » (voir la liste des auteurs).
  • (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Libanius » (voir la liste des auteurs).
  1. ↑ (en) Edward Gibbon, The History of the Decline and Fall of the Roman Empire, Claxton, Remsen & Haffelfinger, 1879 (lire en ligne)
  2. ↑ a b c et d Margaret C. Howatson (Dir.), Dictionnaire de l'Antiquité. Mythologie, littérature, civilisation, Paris, Robert Laffont, 1993, 1066 p. (ISBN 978-2-221-06800-7), p. 570
  3. ↑ a b c et d Lieve Van Hoof, « Libanius' Life and life », in Van Hoof 2014, p. 7-8
  4. ↑ Libanios, Autobiographie, I, 5
  5. ↑ Libanios, Autobiographie, I, 25
  6. ↑ Libanios, Autobiographie, I, 8
  7. ↑ Libanios, Aux Antiochiens sur la colère de l'Empereur (363)
  8. ↑ a et b Libanios, Éloge funèbre de Julien (365).
  9. ↑ Libanios, Pour les sanctuaires (Pro templis) (386)
  10. ↑ Horace, Epîtres II, 1, vers 156-157
  11. ↑ Libanios, Autobiographie, I, 38.
  12. ↑ Libanios, Discours, tome 1, Autobiographie, discours, trad. J. Martin & P. Petit, Les Belles Lettres, 1979.
  13. ↑ Cité in Suzanne Saïd, Monique Trédé, Alain Le Boulluec, Histoire de la littérature grecque, Paris, PUF, coll. « Quadrige Manuels », 2019 [4e éd. mise à jour], 724 p. (ISBN 978-2-130-82079-6), p. 253.
  14. ↑ L. Van Hoof, « Introduction. Libanius and the margins », in Van Hoof 2014, p. 1
  15. ↑ L. Van Hoof, « Preface », in Van Hoof 2014, p. xiv
  16. ↑ (grc) + (la) R. Foerster, Libanii opera, Leipzig, Bibliotheca Teubneriana, 12 vol., 1903–1927. (Le douzième volume est l'index des noms propres.)
  17. ↑ a et b (en) « Appendices : Survey of Libanius' works and of available translations » in Van Hoof 2014, p. 317-350. On trouvera dans ce chapitre une liste exhaustives des textes de Libanios ainsi qu'un état des traductions existantes en 2014.
  18. ↑ Gibson 2008, p. xx
  19. ↑ Suzanne Saïd, Monique Trédé, Alain Le Boulluec, Histoire de la littérature grecque, Paris, PUF, coll. « Quadrige Manuels », 2019 [4e éd. mise à jour], 724 p. (ISBN 978-2-130-82079-6), p. 550-553
  20. ↑ Suzanne Saïd, Monique Trédé et Alain Le Boulluec, Histoire de la littérature grecque, Paris, PUF, coll. « Quadrige Manuels », 2019 [4e éd. mise à jour], 724  (ISBN 978-2-130-82079-6), p. 550-553
  21. ↑ L. Van Hoof, « Preface », in Van Hoof 2014, p. xiii - xiv

Bibliographie

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Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Édition et traductions

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Traductions en anglais

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  • (grc) + (en) Richard Foerster, Libanii opera, Leipzig, B.G. Teubner, coll. « Bibliotheca scriptorum Graecorum et Romanorum Teubneriana », 12 vol. 1903–1927, Réimpression Hildseheim, Georg Olms, 12 vol. en 13, 1985-1998
  • (en) Autobiography and Selected Letters (Edited and Translated by A. F. Norman), Harvard, Harvard University Press, coll. « The Loeb Classical Library » (no 478- 479), 1992, vol. I : viii, 529 p. ; vol. II 486 (présentation en ligne)
  • (en) Selected Letters of Libanius: From the Age of Constantius and Julian (trad. et introduction par Scott Bradbury), Liverpool, Liverpool University Press, coll. « Translated Texts for Historians », 2004, 256 p. (ISBN 978-0-853-23509-5)
  • (en) Craig A. Gibson (Translation with an Introduction and Notes), Libanius’s Progymnasmata: Model Exercises in Greek Prose Composition and Rhetoric, Atlanta, GA, Society of Biblical Literature, 2008, xxv + 572 p. (ISBN 978-1-589-83360-9, présentation en ligne)
    La présentation en ligne est en italien.

Traductions en français (sans texte grec)

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  • Discours sur les patronages (traduit, annoté et commenté par Louis Harmand), Paris, PUF, 1955, 216 p. (présentation en ligne)
  • Lettres aux hommes de son temps (choisies, traduites et commentées par Bernadette Cabouret), Paris, Les Belles Lettres, coll. « La Roue à Livres », 2000, 256 p. (ISBN 978-2-251-33938-2)
  • L. Petit (trad.), 1866, « Discours sur sa propre fortune (= Autobiographie) », sur remacle.org (consulté le 29 juillet 2025)

Éd. Les Belles Lettres

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  • (grc) + (fr) T. 1: Autobiographie. Discours 1, éd. Jean Martin, trad. Paul Petit, 1979, XXXVI + 436 p.
  • (grc) + (fr) T. 2: Discours 2-10, éd. et trad. Jean Martin, 1988, X + 400 p.
  • (grc) + (fr) T. 3: Discours 11. Antiochicos, Éd. et trad. Michel Casevitz et Odile Lagacherie, Notes de Catherine Saliou, 2016, CIII + 398 p.
  • (grc) + (fr) T. 4: Discours 59, éd. et trad. Pierre-Louis Malosse, 2003, 392 p.
  • (grc) + (fr) Discours 34 - 35 - 36, Éd. et trad. Catherine Bry, 2020, 278 p.
  • (grc + fr) Apologie de Socrate suivie de Socrate condamné au silence (Texte établi par Pierre-Louis Malosse. Traduction, commentaires et notes de Bernard Schouler), vol. 1, Paris, Les Belles Lettres, 2024, XXIV + 304 p. (ISBN 978-2-251-00663-5)

Études

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  • Peter Brown (trad. de l'angl. par Pierre Chuvin, avec la collaboration de Huguette Meunier-Chuvin), Pouvoir et persuasion dans l'Antiquité tardive. Vers un Empire chrétien, Paris, Seuil, coll. « Points Histoire » (no 334), 1998, 252 p. (ISBN 978-2-020-62283-7), passim (nombreux passages, v. l'index)
  • Pascal Célérier, L’ombre de l’empereur Julien : Le destin des écrits de Julien chez les auteurs païens et chrétiens du IVe au VIe siècle, Paris, Presses universitaires de Paris, 2013, 527 p. (ISBN 978-2-840-16132-5, lire en ligne), « Libanios lecteur et continuateur de Julien », p. 17-88.
  • Panagiotis N. Doukellis, Libanios et la terre : Discours et idéologie politique, Institut français du Proche-Orient, 2015 (1re éd. 1995), 280 p. (ISBN 978-2-7053-0561-1, lire en ligne).
  • (en) Craig A. Gibson, « The Agenda of Libanius’ Hypotheses to Demosthenes », Greek, Roman, and Byzantine Studies, vol. 40, no 2,‎ 1999, p. 171–202 (lire en ligne)
  • André-Jean Festugière, Antioche païenne et chrétienne : Libanius, Chrysostome et les moines de Syrie, E. de Boccard, 1959, 540 p. (présentation en ligne).
  • Odile Lagacherie, Pierre-Louis Malosse (Dir.), Libanios, le premier humaniste. Études en hommage à Bernard Schouler (Actes du colloque de Montpellier, 18-20 mars 2010), Alessandria, Edizioni dell’Orso, 2011, vi + 256 p. (ISBN 978-8-862-74317-4).
  • (en) Margaret E. Molloy, Libanius and the Dancers, Hildesheim, Olms-Weidmann, 1996, 340 p. (ISBN 978-3-487-10220-7).
  • Émile Monnier, Histoire de Libanius : 1re partie. Examen critique de ses mémoires depuis l'époque de sa naissance jusqu'à l'année 355 après J. C., Paris, Ch. Lahure, 1866, 176 p. (OCLC 249183993, lire en ligne).
  • Paul Petit, Libanius et la vie municipale à Antioche au IVe siècle après J.-C., Beyrouth, Presses de l’Ifpo, 2014 (1re éd. Geuthner, 1955), 446 p. (ISBN 978-2-351-59484-1, lire en ligne).
  • Paul Petit, Les étudiants de Libanius : Un professeur de faculté et ses élèves au Bas-Empire, Paris, Nouvelles Éditions latines, 1956, 206 p. (ISBN 978-2-7233-1143-4, présentation en ligne).
  • Paul Petit, Les fonctionnaires dans l'œuvre de Libanius : analyse prosopographique, Presses Univ. Franche-Comté, 1994, 286 p. (ISBN 978-2-251-60541-8, lire en ligne).
  • Bernard Schouler, La tradition hellénique chez Libanios, vol. I+II, Les Belles Lettres, 1984, 1021 p. (ISBN 978-2-251-32625-2).
  • (en) Lieve Van Hoof (Ed.), Libanius. A critical introduction, Cambridge, Cambridge University Press, 2014, 403 p. (ISBN 978-1-108-72993-2). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.

Articles et chapitres d'ouvrages

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  • Odile Lagacherie, « Libanios, l’Empire et l’histoire de Rome, à propos de XII, 8-10 et de XVI, 1. », Topoi. Orient-Occident, vol. Mélanges A.F. Norman, no Supplément 7,‎ 2006 (lire en ligne).
  • (en) Isabella Sandwell, « Libanius' Social Networks: Understanding the Social Structure of the Later Roman Empire », Mediterranean Historical Review, vol. 22, no 1,‎ juin 2007, p. 133–147 (ISSN 0951-8967 et 1743-940X, DOI 10.1080/09518960701539323, lire en ligne).
  • Bernard Schouler, « Libanios et l’autobiographie tragique », dans Marie-Françoise Baslez, Philippe Hoffmann et Laurent Pernot (dir.), L'invention de l'autobiographie d'Hésiode à Saint Augustin, Paris, Éd. Rue d'Ulm, 2018 [1990], 390 p. (ISBN 978-2-728-82780-0, lire en ligne), p. 356-378.
  • Bernard Schouler, « Hommage de Libanios aux femmes de son temps », Pallas. Revue d'études antiques, vol. 32 « La femme dans l'Antiquité grecque »,‎ 1985, p. 123-148 (lire en ligne).
  • Bernard Schouler, Carlos Lévy et Laurent Pernot, Dire l'évidence : la rhétorique aux frontières de l'évidence, Paris, L'Harmattan, 1997
  • Bernard Schouler, « Libanios ou la sophistique comme critique », dans Francesca Mestre & Pilar Gómez (Ed.), Three Centuries of greek culture under the Roman Empire, Homo romanus graeca oratione, Barcelona, Publicacions i Edicions de la Universitat de Barcelona, 2013, 480 p. (ISBN 978-8-447-53717-4, lire en ligne), p. 235-256
  • (en) Bernard Schouler, « Libanius versus Plato », dans Ryan C. Fowler (Ed.), Plato in the third sophistic, Boston & Berlin, Walter de Gruyter, coll. « Millenium Studies in the culture and history of the first millenium C.E. » (no 50), 2014, VIII + 309 p. (ISBN 978-1-614-51032-1, lire en ligne), p. 121 - 130

Voir aussi

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Articles connexes

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  • Danse dans la Rome antique

Liens externes

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