Technopedia Center
PMB University Brochure
Faculty of Engineering and Computer Science
S1 Informatics S1 Information Systems S1 Information Technology S1 Computer Engineering S1 Electrical Engineering S1 Civil Engineering

faculty of Economics and Business
S1 Management S1 Accountancy

Faculty of Letters and Educational Sciences
S1 English literature S1 English language education S1 Mathematics education S1 Sports Education
  • Registerasi
  • Brosur UTI
  • Kip Scholarship Information
  • Performance
  1. Weltenzyklopädie
  2. Woke — Wikipédia
Woke — Wikipédia 👆 Click Here! Read More..
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Page d’aide sur l’homonymie

Pour l'empereur du Japon, voir Kenzō.

Page d’aide sur l’homonymie

Pour l’article ayant un titre homophone, voir Wok.

Marcia Fudge, représentante au Congrès, avec un t-shirt « Stay Woke: Vote » en 2018 (« restez en éveil : votez »).

Le terme anglo-américain woke (« éveillé ») désigne initialement le fait d'être conscient des problèmes liés à la justice sociale et à l'égalité raciale. En raison de son adoption croissante au-delà de ses origines afro-américaines, le terme est devenu un fourre-tout utilisé pour désigner et généralement dénigrer les idées progressistes et les militantismes centrés sur la défense des droits de groupes minoritaires et s'appuyant sur les idées de courants universitaires comme la critical race theory (« théorie critique de la race ») qui visent à promouvoir la justice sociale. Celles-ci incluent le mouvement Black Lives Matter et des formes connexes d'antiracisme, ainsi que des campagnes sur les questions relatives à la condition féminine (comme le mouvement #MeToo) et aux droits LGBT. L'expression « capitalisme éveillé » (woke capitalism) a été inventée pour décrire les entreprises qui expriment leur soutien à ces causes.

Selon leurs détracteurs, les personnes qualifiées de woke revendiqueraient un ascendant moral injustifié, et contribueraient à une forme d'intolérance envers les opinions divergentes. Cette critique leur associe une cancel culture, perçue ou présentée comme une pratique limitant le débat public et menaçant la liberté d'expression. Mais les opposants au mouvement woke adoptent souvent eux-mêmes des stratégies similaires, appelant à boycotter ou exclure des figures publiques, des artistes ou des universitaires qu'ils jugent trop engagés dans ces causes. Pour des philosophes comme Sylviane Agacinski ou Laure Murat, ce double phénomène révèle une tendance à la polarisation politique, où chaque camp tend à disqualifier l'autre, parfois en recourant aux mêmes mécanismes d'annulation qu'il prétend combattre.

Origines et dérivés du mot woke

[modifier | modifier le code]
Manifestations du mouvement Black Lives Matter à Oakland (Californie) en 2014. Le mouvement est considéré comme à l'origine de l'utilisation du mot woke, ensuite récupéré par d'autres courants.

Le terme woke provient du verbe anglais wake (réveiller), pour décrire un état « d'éveil » face à l'injustice[1],[2]. Il est tout d'abord utilisé pour désigner des personnes conscientes des problèmes liés à la justice sociale et à l'égalité raciale[3].

Le terme, dans son sens « militant » aurait d'abord été utilisé dans le monde africain-américain, avec par exemple l'expression wide awake (« bien éveillés ») utilisée par les anti esclavagistes du XIXe siècle[4] alors qu'Abraham Lincoln était président, puis en 1938 avec l'expression stay woke dans une chanson protestataire du musicien de blues Lead Belly (relative à l'histoire d'un groupe d'adolescents noirs accusés de viol)[1],[5], puis en 2008, dans une chanson I stay woke (« je reste éveillée ») dans le titre Master Teacher de la chanteuse Erykah Badu et en 2012 quand elle tweete son soutien au groupe de rock féministe russe Pussy Riot (dont des membres étaient emprisonnées au prétexte d'« incitation à la haine religieuse »)[6].

Le terme refait surface lors de la naissance du mouvement Black Lives Matter[7] en 2014, comme slogan encourageant la vigilance et l'activisme face à la discrimination raciale[1],[8] et à d'autres inégalités sociales telles que les discriminations vis-à-vis de la communauté LGBT, des femmes, des immigrés et d'autres populations marginalisées[9], et les mobilisations pour le climat[1].

July Robert, dans un article Le wokisme, la nouvelle panique morale à la mode, estime qu'y compris en Europe, le mot est devenu un « mot-valise » (à prendre ici au sens de « mot fourre-tout »), flou et péjoratif, utilisé dans les sphères politiques et médiatiques, notamment de droite, pour exciter l'opinion publique. C'est un outil rhétorique (de la « novlangue anglosaxone » selon Michel Wieviorka) pour disqualifier en bloc les mouvements contestataires issus des minorités, mais aussi la parole de scientifiques ou personnalité des sciences humaines, environnementales, climatiques et sociales, notamment sur le genre, l'intersectionnalité et l'anti-racisme. Ces champs d'études se voient jugés comme étant idéologique et radicaux. L'intersectionnalité et les études de genre supposées être au cœur du wokisme sont devenus des concepts à combattre[10],[11].

Le terme woke a fait l'objet de mèmes, de détournements parodiques et de critiques de la part de ceux qui lui reprochent d'être une idéologie moralisatrice, sectaire et manichéenne pouvant porter atteinte à la liberté d'expression.[réf. nécessaire] Selon Vivien Vergnaud, alors rédacteur en chef adjoint du Journal du dimanche, remarquant que cette expression a été beaucoup moquée et que peu de gens s'en revendiquent[12], l'expression « wokisme » ressemble à l'expression politique « gauchisme ». Elle est plutôt utilisée pour dénigrer et disqualifier des adversaires politiques en regroupant plusieurs mouvements de pensée souvent assimilés à la gauche[13],[14],[15],[16],[17],[18],[19].

Pour le politologue Clément Viktorovitch, le terme woke est aujourd'hui davantage utilisé par les adversaires des mouvements progressistes que par les militants eux-mêmes ; il est devenu un concept fourre-tout, « un outil purement rhétorique, une arme de disqualification massive utilisée contre le discours de gauche »[20]. Il constate que les polémiques autour du wokisme ont progressivement remplacé celles autour de l'islamo-gauchisme, mais avec les mêmes finalités : « disqualifier les luttes antiracistes et féministes »[20].

Dans le magazine américain de gauche The Atlantic, le journaliste David Graham estime que le wokisme a remplacé le socialisme comme adversaire idéologique de la droite[21]. Cependant, relève Nicolas Truong dans le journal Le Monde, « la différence avec le communisme, c'est qu'aucun intellectuel ne se déclare wokiste »[22]. Le magazine Regards identifie dans « l'anti-wokisme » une forme « d'anti-communisme »[23].

Sens du mot woke au Québec

[modifier | modifier le code]

Le mot woke s'est répandu dans le français québécois à la fin des années 2010, avec un sens péjoratif popularisé par l'essayiste et chroniqueur Mathieu Bock-Côté, qui aurait aussi contribué à faire connaître le mot en France[24].

Selon le linguiste québécois Gabriel Martin, est péjorativement désignée woke « une personne dont le militantisme s'inscrit dans une idéologie de gauche radicale et structurée en fonction de questions identitaires (liées à la race, au genre, à l'orientation sexuelle, etc.) » ; et l'idéologie en jeu est « en opposition conceptuelle et sémantique aussi bien avec l'universalisme progressiste hérité des Lumières qu'avec ses contreparties plus conservatrices[25]». Il indique que le mot s'emploie aussi comme adjectif, par exemple dans l'expression idéologie woke qui désigne le « wokisme ».

Les linguistes québécois notent que le mot woke prend généralement un sous-sens péjoratif dans leur variété de français[25],[26]. Selon eux, « [il] sert nommément à dépeindre comme endoctrinées et étrangères au dialogue démocratique sain les personnes dont on l'affuble »[25] et on l'associe souvent à des individus « moralistes, dogmatiques, qui donnent des leçons, qui prônent la culture du bannissement et la rectitude politique »[26]. Il en découle que le mot a pris le caractère d'un exonyme : il est peu employé par la gauche pour s'autodésigner[25],[26]. Pour le journaliste Stéphane Baillargeon, le mot woke est « une arme retournée par la droite contre la gauche »[24].

Histoire

[modifier | modifier le code]

XXe siècle

[modifier | modifier le code]

L'Oxford English Dictionary enregistre[27] une utilisation politiquement consciente précoce en 1962 dans l'article If You're Woke You Dig It de William Melvin Kelley dans le New York Times[28] et dans la pièce de 1971 Garvey Lives! de Barry Beckham (« I been sleeping all my life. And now that Mr. Garvey done woke me up, I'm gon' stay woke. And I'm gon help him wake up other black folk. »)[29],[30].[pertinence contestée]

Fin des années 2000

[modifier | modifier le code]

La première utilisation moderne du terme woke apparaît dans la chanson Master Teacher de l'album New Amerykah Part One (4th World War) (2008) de la chanteuse de musique soul Erykah Badu. Tout au long de la chanson, Erykah Badu chante la phrase : « I stay woke ». Bien que la phrase n'ait pas encore de lien avec les questions de justice sociale, la chanson de Erykah Badu est associée ultérieurement à ces problèmes[3],[2].

To stay woke (« rester éveillé ») dans ce sens exprime l'aspect grammatical continu et habituel intensifié de l'anglais vernaculaire afro-américain : en substance, être toujours éveillé, ou être toujours vigilant. Selon David Stovall, « Erykah l'a introduit dans la culture populaire. Elle veut dire « ne pas être en paix », « ne pas être anesthésié »[31]. »

Années 2010

[modifier | modifier le code]

En 2012, les utilisateurs de Twitter ont commencé à utiliser woke et stay woke en relation avec des questions de justice sociale et raciale et #StayWoke est devenu un mot-dièse largement utilisé[32]. Erykah Badu a utilisé ce terme dès 2012 dans un message de soutien au groupe de musique féministe russe Pussy Riot, elle tweete : « La vérité ne nécessite aucune croyance. / Restez éveillés. Soyez vigilants. / #FreePussyRiot[6],[1] ».

Dans le monde anglo-saxon, le terme woke s'est répandu dans son usage courant à travers les réseaux sociaux et les cercles militants. En 2016, le titre d'un article de Bloomberg Businessweek s'interrogeait ainsi : « Is Wikipedia Woke? » (« Est-ce que Wikipédia est woke ? »), en faisant référence à la base des contributeurs majoritairement blancs de la communauté anglophone de l'encyclopédie en ligne[33].

Cette large utilisation du terme est telle qu'en 2016, Amanda Hess (en), une journaliste du New York Times, avance qu'il est « devenu presque à la mode pour les gens de clamer à quel point ils sont devenus conscients ». Selon elle, « si le « P.C. » [politiquement correct] est une raillerie de la droite, une façon de dénoncer l'hypersensibilité dans le discours politique, alors le woke est un retour de la gauche, une manière d'affirmer le sensible. Cela signifie que l'on veut être considéré comme quelqu'un de correct, et que l'on veut que tout le monde sache à quel point on est correct. » Elle exprime des inquiétudes sur le fait que le mot woke est l'objet d'une appropriation culturelle, écrivant : « Lorsque les Blancs aspirent à s'acheter une conscience, ils naviguent entre l'altruisme et l'appropriation[34]. »

Le linguiste Ben Zimmer a également estimé en 2017 qu'avec la généralisation du terme, son « appartenance originelle à la conscience politique afro-américaine a été occultée »[35].

À la fin des années 2010, le sens du terme woke évolue, pour évoquer, selon Charles Pulliam-Moore, « une paranoïa saine, en particulier sur les questions de justice raciale et politique ». Il est adopté plus généralement comme un terme d'argot et fait l'objet de mèmes[32]. Par exemple, MTV News l'identifie comme un mot-clé de l'argot adolescent en 2016[36].

Le « concept woke » soutient l'idée que cette prise de conscience est une évidence. Le rappeur Earl Sweatshirt se souvient d'avoir chanté « I stay woke ». Sa mère, dénigrant la chanson, lui aurait répondu : « Non, tu ne l'es pas »[37].

Enfin, le terme woke s'est étendu à d'autres causes et d'autres usages, plus mondains[38]. En effet, le monde semble maintenant « éveillé » : la 75e cérémonie des Golden Globes, marquée par l'affaire Harvey Weinstein et la volonté d'en finir avec le harcèlement sexuel, était en partie woke, selon le New York Times[39]. Le magazine London Review of Books affirme même que la famille royale britannique est désormais woke après les fiançailles du prince Harry avec l'actrice métisse Meghan Markle, dont les positions anti-Trump sont connues[40].

Années 2020

[modifier | modifier le code]
Marche pour le climat à Melbourne en 2020 : « Stay woke, bin off this bloke » (« Restez woke, laissez tomber ce mec ») avec une photo de Rupert Murdoch, en référence au déni du réchauffement climatique promu par les médias qu'il contrôle[41],[42].

Créée par Keith Knight et Marshall Todd, la série télévisée Woke traite des injustices subies par les Afro-Américains du point de vue d'un dessinateur afro-américain à succès qui « entre dans le woke après une interpellation aussi brutale qu'injustifiée par des policiers blancs »[43].

Le 4 mars 2021, l'IFOP publie un sondage intitulé « Notoriété et adhésion aux thèses de la « pensée woke » parmi les Français »[44]. Cette étude indique que les concepts et notions rattachés, selon les termes du sondeur, à la « pensée woke » (écriture inclusive, racisme systémique, masculinité toxique, etc.) ne sont que peu connus des Français. Concernant la notion de « pensée woke », 14±1,8 % des 1 011 sondés en ont déjà entendu parler, 6±1,8 % du panel en connaissent le sens[1]. Le sondage démontre également que la compréhension des concepts exprimés dépendait principalement de l'âge et du niveau de diplôme[45].

Le 29 mars 2021, Soisic Belin recense dans le journal Les Échos le mot woke parmi huit mots adoptés par la génération Z[46].

En juillet 2021, le ministère de l'Éducation nationale décide de lancer pour la rentrée un « laboratoire républicain » contre le wokisme en vue d'étudier l'influence de ce mouvement[47]. Le rapport no 143 de l'IGESR fait état dans son Annexe 17 de plusieurs cas de mises en cause diffamatoires d'étudiants[Par qui ?] dans les IEP[48]. Le sociologue Michel Wieviorka s'est rapidement opposé à la mesure, la jugeant disproportionnée[49].

En mars 2022, la Législature de Floride adopte la loi sur la liberté individuelle, que le gouverneur de Floride Ron DeSantis surnomme Stop Wrongs to Our Kids and Employees (WOKE) Act[50], interdisant en Floride l'enseignement dans les écoles et sur les lieux de travail de la théorie critique de la race et de l'existence d'un racisme systémique aux États-Unis, sous prétexte qu'elles amplifient les divisions raciales[51]. DeSantis présente cette loi comme un outil permettant aux entreprises, aux employés, aux enfants et aux familles de lutter contre « l'endoctrinement woke »[51].

Remise en question de l'existence d'un « mouvement woke »

[modifier | modifier le code]

Certains politologues, médias et groupes militants estiment que le terme woke a perdu sa signification avec sa réappropriation par les milieux conservateurs et serait devenu un simple mot fourre-tout, n'étant plus défini que par sa connotation péjorative et ne servant plus qu'à diaboliser artificiellement des revendications gênantes pour les intérêts de l'extrême droite[52],[53].

Ainsi, le site d'informations indépendant Mr Mondialisation qualifie le wokisme de « nouveau fantasme réac pour rester dans le déni » permettant d'« enfin assumer une posture anti-sociale, anti-minorité, anti-écologie, anti-tout-ce-qui-sort-de-la-norme sans grand effort intellectuel »[54], tandis que le Parti du travail de Belgique y voit un moyen de diviser la classe travailleuse au profit exclusif du haut patronat[55].

Pour le politologue français et enseignant en rhétorique Clément Viktorovitch, le terme woke est en 2021 davantage utilisé par les adversaires des mouvements progressistes que par les militants eux-mêmes. D'après lui, ce mot est devenu un concept fourre-tout, « un outil purement rhétorique, une arme de disqualification massive utilisée contre le discours de gauche ». Il constate que les polémiques autour du wokisme ont remplacé celles autour de l'islamo-gauchisme, terme rapidement délaissé dans le débat public, mais qu'elles ont les mêmes finalités : « disqualifier les luttes antiracistes et féministes ». Il souligne également l'existence du « principe de proférence » : « le simple fait de proférer un mot suffit à le faire exister. Même si les auditeurs ne savent pas exactement ce qu'il signifie, ils vont partir du principe qu'il possède une signification »[20].

Le spécialiste des religions Frédéric Dejean a critiqué les usages récurrents d'une analogie religieuse visant le « wokisme »[56], notamment par Jean-François Braunstein[57]. Il considère que c'est « un « prêt-à-penser » commode » qui exonère de tester empiriquement les hypothèses et que « l'analogie religieuse finit par être constamment recherchée sans aucune prise de distance critique ». De cet usage non maîtrisé, serait retiré « des bénéfices médiatiques et symboliques conséquents sans avoir à fournir un travail de recherche trop exigeant » avec trois conséquences néfastes : le transfert indu de propriétés d'un domaine à un autre par simple effet d'étiquetage[58], la propagation d'une vision datée du religieux en sociologie et la suggestion de l'existence d'une organisation structurée, l'équivalent d'une « Église » woke.

Le woke en marketing et dans les affaires

[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Woke washing.

Le 21 novembre 2019, dans un article du magazine Time, la journaliste Alana Semuels détaille un phénomène qu'elle nomme Woke capitalism (« capitalisme éveillé »), dans lequel les marques tentent d'inclure des messages socialement « conscients » dans les campagnes publicitaires. Dans l'article, elle cite l'exemple de la star de football américain Colin Kaepernick, égérie d'une campagne de Nike avec le slogan « Croyez en quelque chose, même si cela signifie tout sacrifier ». Peu avant, Kaepernick avait créé une controverse en posant un genou à terre pendant l'hymne national américain, dans un geste de protestation contre le racisme et les violences policières contre la communauté noire[59]. Le terme Woke Capital a également été utilisé par l'éditorialiste conservateur Ross Douthat (en)[60]. Selon Ross Douthat, l'attention portée par les entreprises aux injustices sociales n'est que la manifestation d'un Woke capital, qui se moque de la prolifération des armes ou de la transphobie, mais qui a senti le vent tourner[61]. Pour le journaliste indépendant Barthélemy Dont, aborder ces sujets permet à ces entreprises d'esquiver les polémiques sur les réseaux sociaux et de détourner l'attention médiatique de leurs agissements moins glorieux. Barthélemy Dont s'interroge également sur la pertinence de la campagne publicitaire de Nike : « Lorsque Nike mettait Colin Kaepernick en tête d'affiche d'une campagne publicitaire, est-ce parce qu'elle voulait « aider les communautés dans lesquelles elle travaille » ou bien parce que son cœur de cible est constitué de jeunes Noirs ? Ce qui est certain, c'est que ses ventes ont augmenté de 31 % dans les jours qui ont suivi »[61].

Le « capitalisme woke » décrit également l'attitude des grandes entreprises confrontées à la force des réseaux sociaux à une époque où les enjeux de réputation deviennent déterminants. Selon Le Monde, « des collectifs très organisés de consommateurs ou d'actionnaires harcèlent les multinationales pour les inciter à bien se comporter, que ce soit sur le plan écologique ou en matière de discrimination »[62]. Ces pressions posent la question, pour la journaliste Anne de Guigné, des possibles dérives liées aux pressions morales exercées sans débat démocratique, notamment par certains mouvements féministes et antiracistes sur les acteurs économiques[62]. Ainsi, la marque Gucci a été fortement critiquée au printemps 2019 pour avoir lancé un pull évoquant la pratique du blackface en présentant une grande bouche rouge sur fond noir qui rappellerait des caricatures racistes. Afin de se faire pardonner, la société a par la suite multiplié les dons à des associations de lutte contre les discriminations et les séminaires de sensibilisation[63]. Les Échos notent que les groupes américains n'hésitent plus à prendre position publiquement sur toutes les grandes réformes sociétales, étant poussés en cela par les groupes de pression[64]. Selon Anne de Guigné, la grande majorité des dirigeants adopterait cette nouvelle orientation morale par intérêt[64]. Dans la même veine, Le Guardian souligne que l'industrie pétrolière, après avoir financé le déni du réchauffement climatique pendant des années, argue maintenant que la transition doit être très progressive pour éviter de pénaliser les classes défavorisées : la mutation vers une idéologie woke n'est qu'un argument pour prolonger la rente[65].

De nos jours, le terme woke-washing est utilisé pour dénoncer une pratique publicitaire ou communicationnelle par laquelle une marque revendique un engagement de façade similaire au greenwashing mais étendu à d'autres causes que l'environnement, telles que l'égalité entre les sexes, les genres ou encore l'inclusion[66].

Le wokefishing est l'utilisation d'un point de vue progressiste pour séduire une personne[67].

Critiques

[modifier | modifier le code]

Le terme a fait l'objet de mèmes, de détournements parodiques et de critiques[32],[68].

Doutes sur l'existence du wokisme en tant que mouvement structuré

[modifier | modifier le code]

Certains intellectuels et politiciens estiment que le mot woke ne recouvre aucune réalité sociologique et le considèrent comme un terme vague destiné à disqualifier les causes progressistes.

Pour François Cusset, historien des idées et professeur de civilisation américaine à l'Université de Paris-Nanterre, « le terme ne recoupe rien de cohérent ou d'unitaire » et est principalement « un fantasme de la droite réactionnaire qu'elle a mis sur le marché des fantasmes politiques »[69].

Le sociologue Alain Policar, dans son livre Le wokisme n'existe pas, retrace la généalogie de ce terme, dont il estime qu'il sert à nommer « ce que les conservateurs n'aiment pas »[70].

En réaction à une polémique suscitée par le Mouvement réformateur, qui avait publié une vidéo faisant un portrait élogieux de Mussolini, le député Ecolo Guillaume Defossé a déclaré : « le MR défend le fascisme de Mussolini » puis : « Après les republications de l'extrême-droite française, le respect pour Éric Zemmour, les discours délirants sur ce qu'il appelle le 'wokisme', ça fait longtemps que les lignes sont dépassées[71]. »

Pour Frédéric Lordon, la généralisation du mot « wokisme » dans le débat public est le reflet d'un « stupéfiant triomphe des idéologues d'extrême droite à imposer leurs thématiques délirantes »[72].

Selon Marie-Anne Paveau, professeure en sciences du langage à l'université Paris-XIII, le mot « n'a aucun contenu sémantique sérieux, si ce n'est de vouloir détruire l'adversaire qu'on désigne ainsi, de manière malhonnête parce qu'il s'agit de faire croire qu'il y a là un ennemi dangereux pour la République »[73].

De son côté, le Parti du travail de Belgique le considère comme un moyen de diversion et de division afin de freiner les luttes sociales[55].

Get woke, go broke

[modifier | modifier le code]

L'expression get woke, go broke (alternativement go woke, go broke (en)), que l'on pourrait traduire par : « devenez woke, finissez fauché ») est généralement utilisée aux États-Unis pour exprimer le sentiment que les entreprises (notamment celles du secteur du divertissement) qui adhèrent au politiquement correct, ou qui cèdent aux demandes des militants pour la justice sociale en souffriront financièrement[74]. L'expression a été inventée par le romancier américain John Ringo[75].

Critiques du « mouvement woke »

[modifier | modifier le code]

Ascendant moral

[modifier | modifier le code]

L'écrivain conservateur britannique Douglas Murray a critiqué l'activisme moderne pour la justice sociale et les politiques woke dans son livre The Madness of Crowds: Gender, Race and Identity. Il a également fait valoir que le woke est un mouvement avec des objectifs respectables, mais qui est maintenant un terme « un peu chargé, de sorte qu'il a été beaucoup moqué ces dernières années et que beaucoup de gens eux-mêmes ne sont pas très enthousiastes à l'idée d'être décrits comme étant des woke ». Selon Douglas Murray, l'un des problèmes du mouvement woke, est qu'il « aggrave les choses en faisant croire aux gens qu'ils sont meilleurs. » Il affirme que « Beaucoup d'entre nous n'aiment pas l'antagonisation des gays contre les hétéros ou l'antagonisation des femmes contre les hommes, nous ne voulons pas que les races soient instrumentalisées les unes contre les autres »[68].

L'anti-wokisme peut se manifester par du vandalisme, comme ici à Montpellier où un arc en ciel aux couleurs LGBTQ+ a été recouvert par l'inscription « Stop Woke » par le groupuscule d'extrême droite Jeunes d'Oc[76],[77],[78].

L'ancien président des États-Unis Barack Obama a montré son opposition à la course à la pureté idéologique des personnes se revendiquant woke, qu'il juge contre-productive. Il a déclaré : « L'idée de pureté, de n'être jamais compromis et d'être toujours politiquement woke (éveillé), tous ces trucs, vous devriez en finir vite avec ça... Le monde est compliqué, il y a des ambiguïtés. Les gens qui font de très bonnes choses ont des défauts. Les gens avec qui vous vous battez peuvent aimer leurs enfants et même, vous savez, partager certaines choses avec vous »[trad 1],[79],[80]. Barack Obama critique également les stratégies déployées en ligne par certains militants, s'inquiétant de cette tendance woke, particulièrement au sein des campus universitaires[80] : « Il y a des gens qui pensent que pour changer les choses, il suffit de constamment juger et critiquer les autres », en l'illustrant par un exemple : « Si je publie un tweet ou un hashtag dénonçant vos mauvaises actions, ou le fait que vous avez utilisé le mauvais mot ou le mauvais verbe, et qu'ensuite je peux me détendre et être fier de moi parce que je suis super woke en vous ayant montré du doigt, ça n'est pas pour autant de l'activisme. Ce n'est pas comme ça qu'on fait changer les choses »[trad 2],[81],[82]. Obama ajoute encore : « Si vous vous contentez de jeter la pierre aux autres (sur les réseaux sociaux notamment), vous n'irez probablement pas très loin »[trad 3],[83],[82].

Pour l'anthropologue et professeur de psychiatrie Samuel Veissière, « ceux qui se revendiquent comme woke éprouvent une certaine fierté morale à percevoir de la violence partout (patriarcat, sexisme, héterosexisme, grossophobie, transphobie, etc. Le terme a selon lui maintenant acquis une connotation plus cynique pour dénoter un puritanisme hystérique dans la montée du politiquement correct) ». Il ajoute : « Cette sorte d'inconscient judiciaire ne paraît pas très enviable. Il correspond cependant à une dérive de la société dans laquelle sera portée devant les tribunaux toute forme d'expression jugée déviante et non politiquement correcte : la liberté d'expression en est la première victime »[84].

En juillet 2020, la journaliste et commentatrice australienne Rita Panahi accuse les activistes et entreprises woke d'« être obsédés par des évènements historiques survenus il y a des centaines d'années », tout en fermant les yeux sur les exemples contemporains d'esclavage et de violations des droits humains contre les Ouïghours, les dissidents politiques et les prisonniers en Chine[85].

L'écrivaine et militante Chloé Valdary a déclaré que le concept d'être woke est une « épée à double tranchant » qui peut « alerter les gens sur l'injustice systémique » tout en étant « une interprétation agressive et performative de la politique progressiste qui ne fait qu'empirer les choses »[86].

Caractère religieux

[modifier | modifier le code]

Pour le philosophe et professeur émérite Jean-François Braunstein, le « projet woke » n'est ni philosophique, ni idéologique, ni même politique, mais relève du religieux extrême avec son péché originel, son credo, son inquisition, son radicalisme, ses différents textes fondateurs, apôtres, rites, dénonciations, anathèmes, blasphèmes… que l'auteur dénonce en 2022 dans son ouvrage intitulé La Religion woke[57]. Contrairement à nombre d'autres critiques, il récuse la filiation avec la French Theory « des Foucault, Derrida et Lyotard », et renvoie plutôt à une tradition puritaine américaine avec un mouvement qui s'en prendrait « radicalement à la science et aux Lumières, à l'objectivité comme à la vérité » et s'attaquerait à l'universalisme républicain au profit d'un communautarisme[87].

Langage woke

[modifier | modifier le code]

Dans deux articles de 2021 du NouvelObs et du Figaro, il est répertorié les principaux nouveaux concepts du wokisme « forgés par des luttes militantes diverses » : adelphité, agenre, appropriation culturelle, black-face, blanchité, binarité, cancel culture, cisgenre, culture du viol, deadname (« morinom » en québécois), décoloniser, déconstruction (ou « déconstructivisme »), écoféminisme, écriture inclusive (ou « langage épicène »), féminicide, fluidité, grossophobie, intersectionnalité, invisibilisation, hétéronormativité, LGBTQIA+, male gaze (ou « regard masculin »), mansplaining (ou « mecsplication », voire « pénisplication » au Québec), manspreading, masculinité toxique, mégenrer , non-mixité, offensant, pansexualité, patriarcat, privilège (masculin, blanc…), queer, race, racisé, racisme (ou « sexisme ») systémique, SJW, sorcière, sororité, transidentité (ou « transgénérisme »), trans-racialisme, validisme (ou « capacitisme »), white washing[88],[89],[90].

Le docteur en philosophie à l'ENS Sami Biason avance que « le littéralisme est un des marqueurs du wokisme. Ses promoteurs considèrent que l'acte d'énonciation d'un mot peut primer sur son sens. C'est ce qui amène certaines féministes à ne plus dire woman mais womyn, afin de ne pas entendre la syllabe man, contenue dans le mot, qui porterait une malheureuse correspondance avec un régime qu'elles qualifient d'oppressif »[91].

Liberté académique

[modifier | modifier le code]

Dans un article du quotidien néerlandais De Volkskrant, un certain nombre d'universitaires expriment la crainte que la liberté académique ne soit menacée par une génération d'étudiants dotés d'une nouvelle « pureté morale » — que l'on appelle désormais woke. Les étudiants supposent parfois que vous êtes réveillé ou non sur la base d'un seul mot. Les activistes éveillés imposent une nouvelle forme de pureté morale, qui crée une coercition à la pensée, supprime et exclut les idées contraires, les débats conflictuels et les résultats de recherche indésirables, ce qui conduit à l'autocensure et menace la liberté académique. »[réf. nécessaire]

Le géographe électoral Josse de Voogd, qui travaillait à l'Université d'Amsterdam, mais qui est maintenant chercheur indépendant, déclare qu'« un groupe d'universitaires se tait sagement, car toute critique de la politique de diversité ou de la politique identitaire peut faire beaucoup de bruit ». Il explique que la résistance au wokeness [à l'état d'éveil] est rejetée comme une fragilité blanche, une attaque contre la position de personne blanche de la personne exprimant cette résistance, même si elle-même se trouve dans une position défavorisée et que sa critique en découle. Selon lui, il est même possible qu'on traite les personnes opposés aux woke d'extrême droite[92].

En octobre 2021, après que Kathleen Stock, professeur de philosophie à l'Université du Sussex, en Angleterre, militante féministe et lesbienne, considérée comme « critique du genre », a subi en octobre 2021 une campagne étudiante exigeant son licenciement, 200 universitaires décident de signer une tribune dans le Sunday Times pour dénoncer une « culture de la peur » et la complicité passive des universités. Les professeurs dénoncent l'emprise et la violence du mouvement woke au sein des universités britanniques concernant les questions de transidentité. Selon les universitaires, 80 incidents relevant de l'intimidation, du harcèlement ou de la censure, ont été relevés au cours des cinq années précédentes dans les plus grandes universités du pays. L'ampleur de la campagne contre Kathleen Stock est telle que la police a conseillé à la professeur de s'entourer de gardes du corps et d'installer des caméras de vidéosurveillance chez elle[93],[94].

Intolérance et cancel culture

[modifier | modifier le code]

Une tribune publiée dans le magazine Harpers, « A Letter on Justice and Open Debate », signée notamment de Noam Chomsky, Salman Rushdie ou encore de J.K. Rowling, prévient que la prise de conscience nécessaire des inégalités raciales et/ou de genre intensifie « un nouvel ensemble d'attitudes morales et d'engagements politiques qui tendent à affaiblir nos normes de débat ouvert et de tolérance des différences en faveur de la conformité idéologique »[95],[96],[97].

Oppositions politiques

[modifier | modifier le code]
En France et au Québec
[modifier | modifier le code]

Selon la journaliste Assma Maad, au sein de la gauche française, les partisans de la « laïcité offensive » s'inquiètent de la montée d'une intolérance au sein du mouvement woke à l'égard d'opinions opposées et d'un musellement de la liberté d'expression par les woke, notamment par la cancel culture[1].

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, s'est opposé à diverses pratiques woke[98],[99].

Des personnalités centristes comme François Legault, premier ministre du Québec, ou Jean-Michel Blanquer, alors ministre français de l'Éducation nationale[100], ont critiqué le « wokisme »[101]. Jean-Michel Blanquer a accusé les militants woke de remettre en question l'unité républicaine en renvoyant les citoyens à une identité fondée sur leur origine, leur sexualité ou leur genre[102].

Selon Stéphanie Chayet du Monde, les tenants de l'universalisme républicain soutiennent que les penseurs de la French Theory des années 1970 (Michel Foucault, Gilles Deleuze, Jacques Derrida) ont énoncé les prémices de cette tension idéologique[103].

Ailleurs dans le monde
[modifier | modifier le code]
Couverture du livre Left Is Not Woke de Susan Neiman (2023).

La philosophe américaine Susan Neiman estime, dans son livre Left Is Not Woke (2023), que le woke est une perversion de la gauche. Pour elle, si cette idéologie part de constats nécessaires sur les inégalités ainsi que sur les chapitres sombres de l'histoire, le woke pousse ses constats jusqu'à l'absurde, essentialise les supposées différences entre personnes de « races » ou de genres différents, attribuant à tous les membres d'un supposé groupe les mêmes caractéristiques, et nie toute possibilité de progrès. Susan Neiman décrit ainsi le woke comme étant l'antithèse de la gauche, la gauche se devant de promouvoir « l'universalisme à la place du tribalisme »[104]. Elle écrit : « Sans universalisme, il n'y a pas d'argument contre le racisme ; il n'y a que des tribus qui se font concurrence pour le pouvoir »[105].

Écrivant en 2023, Eric Levitz du magazine New York note que les personnes de gauche opposées au « wokisme » y dénoncent une dérive « extrême ou illibérale » du progressisme, et / ou « un moralisme superficiel »[104]. Abondant en partie dans le sens de Susan Neiman, il souligne que diverses institutions éducatives aux États-Unis — dont (brièvement) la Smithsonian Institution — ont adopté et promeuvent l'argument de l'intellectuelle noire Tema Okun de l'université Duke qui dénonce l'objectivité, la rationalité et la prévoyance comme étant des valeurs de la « culture blanche » dont les Américains non-blancs devraient s'émanciper en les rejetant. Eric Levitz écrit que ces idées racisantes inhibent le progressisme au lieu de le faciliter. Il souligne également « les prétentions et les modes idéologiques absurdes » qui sont inculquées à certains élèves et étudiants au nom de l'antiracisme, et cite le chercheur en études noir-américaines Vincent Lloyd qui, étant de gauche, dénonce « l'endoctrinement d'étudiants dans un dogme identitaire lugubre » : toutes les personnes non-noires sont racistes, les Noirs ont besoin de rester entre eux, l'oppression contre les Noirs est la pire de toutes, elle est indépassable, et « les faits objectifs sont un outil de la suprématie blanche », devant donc être rejetés au profit de convictions woke[104].

Umut Özkirimli, du think tank espagnol Centre de Barcelone pour les Affaires internationales (en), publie en 2023 le livre Cancelled: The Left Way Back from Woke. Il y reproche à la gauche woke d'être réactionnaire, contre-productive et idéologiquement proche de la droite populiste. Il appelle au retour à une gauche progressiste, soucieuse de liberté et de pluralisme et qui ait pour boussole l'humanité commune à tous les êtres humains[106].

Le journaliste américain Jay Sophalkalyan reproche quant à lui aux idées woke d'avoir « une perspective réductrice qui filtre le monde à travers le prisme de relations de pouvoir fondées sur l'identité », où toute personne « perçue comme blanche, masculine, non-handicapée, hétérosexuelle » est jugée inévitablement « complice » d'oppressions systémiques. Reprenant la formule « gauche régressive », proposée en 2007 par le journaliste et activiste britannique de centre-gauche Maajid Nawaz, Jay Sophalkalyan voit dans le mouvement woke une « myopie morale » qui amène les idéologues woke à « s'abstenir de critiquer l'islam, prétendument en raison de son assimilation à des personnes de couleur ». Il souligne que des personnes de gauche n'ont pas voulu critiquer le travail forcé, le quasi-esclavage et les milliers de morts sur les chantiers de la Coupe du monde de football 2022 au Qatar, invoquant pour ce faire le passé esclavagiste de l'Occident ou le respect de la culture qatarie et de l'islam. Jay Sophalkalyan dénonce ainsi la distorsion par laquelle « toute personne qui ne souscrit pas à chaque aspect du dogme woke sans exception est un esclavagiste ou un fasciste » et selon laquelle il ne faut pas critiquer « les véritables esclavagistes et fascistes au Moyen-Orient et en Chine. […] Nous détestons tellement notre propre société [occidentale] que nous refusons d'accepter le fait que d'autres puissent être pires »[107].

Accusation d'importation d'un mouvement anglo-saxon dans des pays de cultures différentes

[modifier | modifier le code]

L'ex-ministre français de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, sous l'impulsion d'Emmanuel Macron, souhaitait lutter contre les méthodes et les messages de la culture « woke » et de la « cancel culture »[100]. Il estimait que cette idéologie venue des États-Unis contribuait à la fragmentation de la République : « on ne doit pas essentialiser les différences » et « on ne doit pas chercher à fragmenter la société en sous-chapelles identitaires »[108].

Pour l'essayiste Anne-Sophie Chazaud « L'importation de ces « concepts » souvent hystériques représente un appauvrissement culturel, une soumission à des schémas de pensée dominants qui sont ceux de l'économie culturelle dominante : comme émancipation, on pourrait faire mieux ! » Par ailleurs, « ce modèle anglo-saxon, à la fois des social justice warriors et de sa déclinaison à la mode du woke est l'émanation d'une société dans laquelle tout est judiciarisé. Il convient donc d'être en « éveil », ce qui, dans le fond, correspond aussi à la notion de « veille » liée aux nouvelles technologies de l'information et de la communication sur lesquelles règnent les GAFA, afin de pouvoir toujours porter le fer, sur le modèle d'une potentielle action judiciaire permanente. »[84].

Au contraire, pour Albin Wagener, chercheur associé à l'INALCO, c'est plutôt l'inverse qui se produit : ce ne sont pas des militants qui importent la « culture woke », mais des think tanks français qui « organisent une importation des paniques morales conservatrices américaines dans l'espace politique français, afin de contrer le progressisme politique »[109]. Il vise notamment le think tank Fondapol et tout un « spectre politique qui va de la gauche républicaine conservatrice à l'extrême droite ». D'après lui, le but est « de présenter une vision conservatrice de la société » et de présenter « des mouvements de reconnaissance et de justice sociale comme dangereux pour l'équilibre démocratique »[109].

Élection présidentielle américaine de 2024

[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Vote populaire à l'élection présidentielle américaine.

Au lendemain de l'élection présidentielle américaine de 2024, le 6 novembre, Google a constaté que les demandes de définition du terme «wokisme» ont battu des records[110]. La candidate démocrate Kamala Harris aurait perdu le vote populaire à l'échelle nationale de justesse (avec 48,3% contre 49,9% à Trump) car elle aurait trop évoqué ces thématiques, selon des partisans du président élu Donald Trump, et le «wokisme» aurait été le bouc émissaire de ce dernier, selon le quotidien français Libération[110]. Publié trois jours après le scrutin, un large sondage sortie des urnes de l'institut américain Blueprint, proche du camp démocrate, a montré que la supposée « trop grande attention de Kamala Harris » aux « questions culturelles, telles que la transidentité, plutôt qu'aux intérêts de la classe moyenne » est arrivée en 3e position après l'inflation et l'immigration dans les motivations du vote Trump[110], avec 17% des électeurs interrogés qui ont coché cette case et près d'un quart pour ceux qui étaient restés indécis jusqu'aux derniers jours.

En France, des leaders politiques tels que Nicolas Sarkozy, Éric Ciotti, Éric Zemmour et Jean-François Copé se sont réjouis de la victoire de Trump en invoquant cette raison[111]. Cependant, Kamala Harris n'a « jamais mis en avant le fait qu'elle était une femme ou noire »[110] et s'est « tenue loin de ce type de discours et de mobilisations », selon une enquête de vérification des faits de Libération[110], et « gommé toute référence » au wokisme, selon le quotidien Le Monde[112]. La motivation des électeurs de Trump viendrait plutôt du fait que leur candidat « a martelé en permanence et mené une campagne ouvertement antiwoke, à coups de spots publicitaires transphobes associant Harris à la lutte pour les droits des personnes trans »[110], en dépensant 65 millions de dollars en publicités sur ce thème, Trump ayant lui-même « agité le spectre d'un changement de sexe à l'école », de manière brutale et sans consulter les parents des enfants. La candidate démocrate avait pourtant recentré son Parti sur « l'abandon du wokisme » et le « soutien à la classe moyenne » avait pourtant titré dès août 2024 le quotidien Le Figaro[113] et évité soigneusement d'aborder les questions de race et de genre dans ses discours, avait analysé en septembre dans Le Point Nicole Bacharan, historienne et politologue spécialiste des États-Unis[114]. Mais même si elle n'a « heureusement pas du tout mené une campagne woke », selon le constat de la philosophe Susan Neiman, dans Philosophie magazine[110], une partie des électeurs de Trump ont eu cette perception[110].

Notes et références

[modifier | modifier le code]

Notes

[modifier | modifier le code]
  1. ↑ (en) « This idea of purity, and you're never compromised, and you're always politically woke and all that stuff. You should get over that quickly. The world is messy. There are ambiguities. People who do really good stuff have flaws. People who you're fighting, may love there kids, and, you know, share certain things with you. »
  2. ↑ (en) « Like if I tweet or hashtag about how you didn't do something right or used the wrong verb. Then, I can sit back and feel pretty good about myself because, ‘Man, you see how woke I was? I called you out.' [...] You know, that's not activism. That's not bringing about change. »
  3. ↑ (en) « If all you're doing is casting stones, you're probably not going to get that far. »

Références

[modifier | modifier le code]
  1. ↑ a b c d e f et g Assma Maad, « Qu'est-ce que la pensée woke ? Quatre questions pour comprendre le terme et les débats qui l'entourent », Les Décodeurs, Le Monde, 23 septembre 2021 (consulté le 23 septembre 2021).
  2. ↑ a et b Simon Blin, « L'autocensure a-t-elle gagné le New York Times et la gauche américaine ? » Accès libre, Libération, 23 juillet 2020.
  3. ↑ a et b (en) « Stay Woke: The new sense of 'woke' is gaining popularity », Merriam-Webster (consulté le 26 décembre 2016).
  4. ↑ (en-US) Matthew Wills, « Abolitionist “Wide Awakes” Were Woke Before “Woke” », sur JSTOR Daily, 29 juin 2020 (consulté le 1er septembre 2025).
  5. ↑ Pap Ndiaye (interviewé) et Marie Slavicek (intervieweuse), « Les militants woke s'inscrivent dans une histoire longue de mobilisation politique de la jeunesse », Le Monde, 8 février 2021 (consulté le 23 septembre 2021).
  6. ↑ a et b (en) Erykah Badoula, « Truth requires no belief. Stay woke. Watch closely. » [archive du 24 février 2017], sur Twitter, 8 août 2012 (consulté le 12 août 2020).
  7. ↑ Anne Chemin, « Derrière le débat sur le « wokisme », les trois mutations du racisme : biologique, culturel, systémique », Le Monde, 6 janvier 2022 (consulté le 19 mars 2024).
  8. ↑ (en) Elaine Richardson et Alice Ragland, « #StayWoke: The Language and Literacies of the #BlackLivesMatter Movement », Community Literacy Journal, vol. 12, no 2,‎ printemps 2018, p. 27–56 (DOI 10.25148/clj.12.2.009099, lire en ligne [PDF]).
  9. ↑ (en) Perry Jr. Bacon, « The Ideas That Are Reshaping The Democratic Party And America », sur FiveThirtyEight, 16 mars 2021.
  10. ↑ July Robert, « Le wokisme, la nouvelle panique morale à la mode », La Revue nouvelle, no 8,‎ 2022, p. 5–7 (DOI 10.3917/rn.228.0005, lire en ligne, consulté le 11 août 2022).
  11. ↑ Olivier Postel-Vinay, « Critiques et défense du wokisme », Books, no 49,‎ 19 octobre 2023 (lire en ligne, consulté le 1er septembre 2025).
  12. ↑ Vivien Vergnaud, « C'est quoi le "wokisme"? » [archive du 26 septembre 2021], Le Journal du dimanche, 14 septembre 2021 (consulté le 26 septembre 2021).
  13. ↑ Fabien Jannic-Cherbonnel, « L'article à lire pour comprendre ce que signifie le mot "woke", qui s'installe dans le débat public », sur franceinfo.fr, 19 octobre 2021 (consulté le 20 octobre 2021) ; « Aux États-Unis, il est fréquemment employé pour dénigrer la gauche, les personnes identifiées comme progressistes, les universitaires étudiant les discriminations ou encore les militants pour l'égalité des droits. ».
  14. ↑ Alain Policar, « De woke au wokisme : Anatomie d'un anathème », Raison présente, no 221,‎ 2022, p. 115–118 (DOI 10.3917/rpre.221.0115, lire en ligne) : « Le slogan […] gagne en popularité avant d'être récupéré par les conservateurs américains pour le dénigrer et, plus généralement, disqualifier ceux qui en font usage. »
  15. ↑ Romano 2020 : « This framing of “woke” is bipartisan: It's used as a shorthand for political progressiveness by the left, and as a denigration of leftist culture by the right. ».
  16. ↑ Mahoudeau 2022 citant et soutenant la position de Romano 2020 : « À gauche comme à droite, comme explique la journaliste Aja Romano, le terme sert rapidement de mot fourre-tout, « utilisé comme un raccourci pour décrire le progressisme politique par la gauche, et comme une façon de dénigrer la gauche par la droite ». »
  17. ↑ Maad 2021 : « Le terme, issu des problématiques de justice sociale et raciale aux États-Unis, est devenu une expression fourre-tout, utilisée pour dénigrer des idées progressistes ».
  18. ↑ Élisabeth Roudinesco, « Soi-même contre tout : Réflexion sur l'assignation identitaire », Figures de la psychanalyse, no 44,‎ 2022, p. 89-96 (DOI 10.3917/fp.044.0089, lire en ligne) : « Depuis 2020, le mot a été repris par les opposants à cette culture qui se plaisent désormais à la dénigrer en comparant ses représentants à une tribu communautariste ».
  19. ↑ Frédéric Dejean, « L'analogie religieuse dans la critique du wokisme », La Vie des idées, 8 novembre 2022 : « Les critiques du wokisme l'assimilent régulièrement à une « nouvelle religion », afin d'en dénigrer les abus supposés : fanatisme, emprise, irrationalité. »
  20. ↑ a b et c Clément Viktorovitch, « Le "wokisme" : une arme de disqualification massive », Entre les lignes, sur franceinfo.fr, 19 octobre 2021 (consulté le 22 décembre 2021).
  21. ↑ (en) David A. Graham, « Wokeness Has Replaced Socialism as the Great Conservative Bogeyman », The Atlantic, 20 mars 2023 (consulté le 1er février 2024).
  22. ↑ Nicolas Truong, « Le « wokisme », déconstruction d'une obsession française » Accès payant, Le Monde, 23 juin 2023 (consulté le 1er février 2024).
  23. ↑ Pablo Pillaud-Vivien, « Dans l'anti-wokisme, il y a beaucoup d'anti-communisme », Regards, 24 mai 2022 (consulté le 1er février 2024).
  24. ↑ a et b Stéphane Baillargeon, « Le WOKE, le mot, la chose », Le Devoir, Montréal, vol. 112, no 160,‎ 20 juillet 2021, A8 (lire en ligne, consulté le 26 septembre 2021).
  25. ↑ a b c et d Gabriel Martin, « Le sens québécois du mot woke », Le Devoir, Montréal, vol. 112, no 215,‎ 23 septembre 2021, A7 (lire en ligne, consulté le 26 septembre 2021).
  26. ↑ a b et c Gabriel Ouimet et Andrea Lubeck, « C'est quoi un woke, des origines à aujourd'hui », 24 heures, Montréal, vol. 21, no 28,‎ 23 septembre 2021, p. 8 (lire en ligne, consulté le 26 septembre 2021).
  27. ↑ (en) Nicole Holliday, «How 'woke' fell asleep» [archive du 5 décembre 2018], sur OxfordWords Blog, 16 novembre 2016 (consulté le 12 août 2020).
  28. ↑ (en-US) William Melvin Kelley, « If You're Woke You Dig It; No mickey mouse can be expected to follow today's Negro idiom without a hip assist », The New York Times, 20 mai 1962 (consulté le 12 août 2020).
  29. ↑ (en) Barry Beckham, Garvey Lives! : A Play, 1972 (lire en ligne).
  30. ↑ (en) Marcus Garvey, The Philosophy and Opinions of Marcus Garvey, Or, Africa for the Africans, The Majority Press, 1986, 514 p. (ISBN 978-0-912469-24-9, lire en ligne).
  31. ↑ (en) Paul Finkelman, Encyclopedia of African American History, 1896 to the Present : From the Age of Segregation to the Twenty-first Century Five-volume Set, Oxford, Oxford University Press, 2 février 2009 (ISBN 978-0-19-516779-5, lire en ligne).
  32. ↑ a b et c (en-US) Charles Pulliam-Moore, « How 'woke' went from black activist watchword to teen internet slang », sur Splinter News (en), 8 janvier 2016 (consulté le 12 août 2020).
  33. ↑ (en) Dimitra Kessenides et Max Chafkin, « Is Wikipedia Woke? », Bloomberg Businessweek, 22 décembre 2016 (consulté le 21 mai 2023).
  34. ↑ (en-US) Amanda Hess, « Earning the ‘Woke' Badge », The New York Times, 19 avril 2016 (consulté le 12 août 2020).
  35. ↑ (en-US) Ben Zimmer, « ‘Woke,' From a Sleepy Verb to a Badge of Awareness », The Wall Street Journal, 14 avril 2017 (consulté le 11 juin 2021).
  36. ↑ (en) Taylor Trudon, « Say Goodbye To 'On Fleek,' 'Basic' And 'Squad' In 2016 And Learn These 10 Words Instead », MTV News, 5 janvier 2016 (consulté le 12 août 2020).
  37. ↑ (en) Kelley Frannie, « Earl Sweatshirt: 'I'm Grown' », NPR, 24 mars 2015 (consulté le 12 août 2020).
  38. ↑ Marc-Olivier Bherer, « Ne soyez plus cool, soyez « woke » », Le Monde, 3 mars 2018 (consulté le 12 août 2020).
  39. ↑ (en-US) James Poniewozik, « The Golden Globes Get (Halfway) Woke », The New York Times, 7 janvier 2018 (consulté le 12 août 2020).
  40. ↑ (en) Richard Power Sayeed, « Richard Power Sayeed | Woke Windsors », London Review of Books Blog, 8 janvier 2018 (consulté le 12 août 2020).
  41. ↑ (en) Damien Cave, « Rupert Murdoch's Australia News Outlets to Ease Their Climate Denial », The New York Times, 6 septembre 2021.
  42. ↑ (en) Graham Readfearn et Adam Morton, « ‘Climate villain': scientists say Rupert Murdoch wielded his media empire to sow confusion and doubt », The Guardian, 23 septembre 2023.
  43. ↑ AFP, « La série "Woke" est lancée : un pavé dans l'Amérique post-George Floyd », sur franceinfo.fr, 10 septembre 2020 (consulté le 28 juin 2021).
  44. ↑ « Notoriété et adhésion aux thèses de la pensée "woke" parmi les français », IFOP, 4 mars 2021 (consulté le 30 août 2021).
  45. ↑ Étienne Girard et Thomas Mahler, « Sondage exclusif. "Privilège blanc", "culture du viol"… Les Français ne parlent pas "woke" », L'Express, 2 mars 2021.
  46. ↑ Soisic Belin, « Huit mots pour comprendre la génération Z » [archive du 26 septembre 2021], Start, Les Échos, 29 mars 2021 (consulté le 26 septembre 2021).
  47. ↑ Marie-Amélie Lombard-Latune, « Les coulisses de l'opération Blanquer contre le wokisme », L'Opinion, 19 juillet 2021.
  48. ↑ « Mission relative à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans les Instituts d'études politiques », sur enseignementsup-recherche.gouv.fr, 26 juillet 2021 (consulté le 16 janvier 2022).
  49. ↑ « Michel Wieviorka : "Non, la France n'est pas envahie par le 'wokisme' !" », L'Express, 29 août 2021 (consulté le 23 septembre 2021).
  50. ↑ (en-US) « Governor DeSantis Announces Legislative Proposal to Stop W.O.K.E. Activism and Critical Race Theory in Schools and Corporations » [« Le gouverneur DeSantis annonce une proposition de loi visant à mettre fin à l'activisme W.O.K.E. et à la théorie critique de la race dans les écoles et les entreprises. »] [archive du 15 décembre 2021], sur flgov.com, 15 décembre 2021.
  51. ↑ a et b (en-US) Ali Shirin, « Florida House passes ‘Stop WOKE Act' to limit talks on race, gender, and discrimination in schools, workplaces » [« La législature de Floride adopte la loi Stop Woke Act, qui limite les discussions sur la race, le sexe et la discrimination dans les écoles et sur les lieux de travail »] [archive du 17 avril 2022], The Hill, 24 février 2022.
  52. ↑ Belga, « Journée de lutte pour les droits des femmes : 'Woke', ce terme flou utilisé pour dévaloriser », RTBF, 8 mars 2022 (consulté le 26 décembre 2023).
  53. ↑ Jannic-Cherbonnel 2021.
  54. ↑ Sharon Houri, « « Wokisme » : le nouveau fantasme réac pour rester dans le déni », sur Mr Mondialisation, 13 janvier 2022 (consulté le 26 décembre 2023).
  55. ↑ a et b Petya Obolensky, « La « lutte contre le wokisme », une arme de diversion massive », sur solidaire.org, 29 juin 2023 (consulté le 26 décembre 2023).
  56. ↑ Frédéric Dejean, « L'analogie religieuse dans la critique du wokisme », La Vie des idées, 8 novembre 2022.
  57. ↑ a et b Braunstein 2022.
  58. ↑ Éric Maigret, « Du mythe au culte… ou de charybde en scylla ? », dans Philippe Le Guern (dir.), Les cultes médiatiques, Presses universitaires de Rennes, coll. « Le sens social », 2002 (DOI 10.4000/books.pur.24172, lire en ligne).
  59. ↑ (en) Alana Semuels, « Why Corporations Can No Longer Avoid Politics », Time, 21 novembre 2019 (consulté le 12 août 2020).
  60. ↑ (en-US) Ross Douthat, « Opinion | The Rise of Woke Capital », The New York Times, 28 février 2018 (consulté le 12 août 2020).
  61. ↑ a et b Barthélemy Dont, « Les entreprises peuvent-elles avoir d'autres objectifs que leur profit? », sur korii.slate.fr, 25 septembre 2019 (consulté le 13 août 2020).
  62. ↑ a et b Isabelle Chaperon, « « Le Capitalisme woke » d'Anne de Guigné : les entreprises face à la morale », Le Monde, 12 avril 2022.
  63. ↑ Anne de Guigné, « Comment les entreprises ont cédé à la tentation woke dans le sillage du mouvement Black Lives Matter », sur Atlantico, 7 mai 2022.
  64. ↑ a et b Guillaume de Calignon, « Quand l'entreprise se met à faire de la politique », Les Échos, 28 mars 2022.
  65. ↑ Amy Westervelt (The Guardian), « La nouvelle tactique des pétrolières: être woke », sur sciencepresse.qc.ca, Agence Science-Presse, 19 octobre 2021 (consulté le 28 juillet 2022).
  66. ↑ Mireille, « Woke washing », sur definitions-marketing.com.
  67. ↑ Elisa Samourcachian, « Le "wokefishing", une technique de drague visant à se faire passer pour progressiste et féministe », sur Le HuffPost, 22 août 2020 (consulté le 5 avril 2022).
  68. ↑ a et b (en-NZ) « Douglas Murray: The groupthink tyranny of woke », Saturday Morning, Radio New Zealand, 14 décembre 2019 (consulté le 12 août 2020).
  69. ↑ « Qu'est-ce que le wokisme ? », Répliques, sur radiofrance.fr, France Culture, 11 juin 2022 (consulté le 19 novembre 2024).
  70. ↑ Cyprien Caddeo, « Alain Policar : « Les conservateurs nomment “wokisme” tout ce qu'ils n'aiment pas » », L'Humanité, 2 mai 2024 (consulté le 19 novembre 2024).
  71. ↑ Belga, « Une vidéo du MR qui “relativise” le fascisme de Mussolini crée la polémique », sur 7 sur 7, 29 octobre 2022.
  72. ↑ « Frédéric Lordon : « La multitude mobilisée en masse est l'unique solution » », Ballast, 18 novembre 2021 (consulté le 19 novembre 2024).
  73. ↑ Florent Le Du, « Diabolisation de la gauche. « User du mot « wokisme » sert une propagande politique » », L'Humanité, 6 novembre 2021 (consulté le 19 novembre 2024).
  74. ↑ (en-GB) Bernd Debusmann Jr., « If US companies 'go woke', do they really go broke? », BBC News, 20 juin 2023 (consulté le 24 août 2023).
  75. ↑ (en-GB) « When brands go woke, do they go broke? » [archive du 3 juillet 2021], sur cim.co.uk, Chartered Institute of Marketing, 3 février 2020 (consulté le 3 juillet 2021).
  76. ↑ « « Stop Woke » : un « groupuscule d’extrême droite » tague un drapeau LGBT, le maire de Montpellier va porter plainte », Le Parisien, 24 novembre 2025.
  77. ↑ Jean-Marc Aubert, « Vandalisme à Montpellier : le groupe identitaire les Jeunes d'Oc revendique, le maire porte plainte », Métropolitain, sur actu.fr, 25 novembre 2025.
  78. ↑ Nicolas Zarrouk, « Le groupe Jeunes d’Oc s’en prend aux symboles LGBT et signe une nouvelle action identitaire à Montpellier : la Ville va porter plainte », Midi libre, 24 novembre 2025.
  79. ↑ (en-GB) « Barack Obama challenges 'woke' culture », BBC News, 30 octobre 2019 (consulté le 12 août 2020).
  80. ↑ a et b « Barack Obama appelle les progressistes à cesser d'être sectaires et manichéens », Marianne, 31 octobre 2019 (consulté le 12 août 2020).
  81. ↑ Claire Levenson, « Le coup de gueule d'Obama contre la tendance woke sur Twitter », sur Slate.fr, 31 octobre 2019 (consulté le 12 août 2020).
  82. ↑ a et b (en) Ed Mazza, « Obama Calls Out Woke Culture, Twitter Outrage: 'That's Not Activism' », sur HuffPost, 30 octobre 2019 (consulté le 18 avril 2025)
  83. ↑ Philippe Corbé, « Black Lives Matter : qu'est-ce que le "woke", cet état d'esprit "éveillé" ? », RTL, 16 juin 2020 (consulté le 13 août 2020).
  84. ↑ a et b Samuel Veissière et Anne-Sophie Chazaud, « Êtes-vous contaminé par l'épidémie de “woke” (ça n'est pas parce que vous ne savez pas ce que c'est que vous n'êtes pas concerné) ? », sur Atlantico, 6 octobre 2019 (consulté le 13 août 2020).
  85. ↑ (en) « Hypocrisy rife inside ‘woke' corporations turning a blind eye to China », Sky News Australia, 20 juillet 2020 (consulté le 20 octobre 2020).
  86. ↑ (en) Aja Romano, « A history of “wokeness” », sur Vox, 9 octobre 2020 (consulté le 11 juin 2021) ; « Even on the left, the idea of being “woke” can be a double-edged sword, often used to suggest an aggressive, performative take on progressive politics that only makes things worse. ».
  87. ↑ Philippe Foussier, « Jean-François Braunstein, La religion woke, Grasset, 282 p., 20,90 € » (compte-rendu de l'ouvrage), Humanisme, Grand Orient de France, no 340,‎ 2023, p. 116–122 (DOI 10.3917/huma.340.0116, lire en ligne).
  88. ↑ Pascal Riché, « Exclusif : notre dictionnaire woke-français », Le Nouvel Obs, 29 octobre 2021 (consulté le 21 novembre 2025).
  89. ↑ Maguelonne de Gestas, « Parlez-vous le «woke»? », Le Figaro, 22 octobre 2021 (consulté le 21 novembre 2025).
  90. ↑ « Mindmap Lexique du wokisme », sur educ.arte.tv, Arte (consulté le 21 novembre 2025).
  91. ↑ Alice Develey, « Pourquoi le «girlcott» est un non-sens étymologique », Le Figaro, 20 novembre 2025 (consulté le 21 novembre 2025).
  92. ↑ (nl) Kaya Bouma et Haro Kraak, « Worstelen met ‘woke' in de collegezaal: bedreigt woke-activisme de academische vrijheid? » [archive du 11 juillet 2021], sur De Volkskrant, 2 juillet 2021 (consulté le 28 juillet 2021).
  93. ↑ « Accusés de transphobie, 200 universitaires britanniques dénoncent les intimidations de militants «woke» et la complicité des universités », Le Figaro, 17 octobre 2021.
  94. ↑ (en) « Academic freedom in British universities is under threat », The Economist, 16 octobre 2021.
  95. ↑ (en) « A Letter on Justice and Open Debate », Harper's Magazine, 7 juillet 2020 (consulté le 5 mars 2023).
  96. ↑ « Polémique. La tribune contre la “cancel culture” qui a enflammé Twitter », Courrier international, 9 juillet 2020 (consulté le 5 mars 2023).
  97. ↑ « Mark Lilla, Margaret Atwood, Wynton Marsalis… : « Notre résistance à Donald Trump ne doit pas conduire au dogmatisme ou à la coercition » », Le Monde, 8 juillet 2020 (consulté le 5 mars 2023).
  98. ↑ Benjamin Dodman, « Présidentielle : Fabien Roussel ou la stratégie du contre-pied pour exister à gauche », France 24, 18 février 2022 (consulté le 30 juillet 2022).
  99. ↑ Thomas Mahler, « EXCLUSIF. "J'ai cru que les 'woke', c'était un plat" : Fabien Roussel face à Raphaël Enthoven », L'Express, 10 mars 2022 (consulté le 30 juillet 2022).
  100. ↑ a et b « Vu de l'étranger. La mission anti-woke de Jean-Michel Blanquer », Courrier international, 19 octobre 2021.
  101. ↑ Isabelle Porter et Marie-Michèle Sioui, « Les «wokes» veulent «faire sentir coupables» les Québécois, selon Legault », Le Devoir, 16 septembre 2021 (consulté le 30 juillet 2022).
  102. ↑ « C'est quoi exactement, le « wokisme » ? », L'Heure du Monde, sur podcasts.lemonde.fr, Le Monde, 4 novembre 2021.
  103. ↑ Stéphanie Chayet, « Foucault, Deleuze, Derrida… Aux origines françaises du « wokisme » », M, le magazine du Monde, 26 février 2022.
  104. ↑ a b et c (en) Eric Levitz, « Do the ‘Woke' Betray the Left's True Principles? », New York, 11 mai 2023.
  105. ↑ (en) Susan Neiman, « The true Left is not woke : Progressive activists have forgotten their roots », sur UnHerd (en), 18 mars 2023.
  106. ↑ (en) Umut Özkirimli, Cancelled : The Left Way Back from Woke, Polity Press, 2023 (ISBN 978-1-5095-5092-0).
  107. ↑ (en) Jay Sophalkalyan, « The Moral Myopia of Woke Culture », The Journal of Political Inquiry, 25 mars 2023.
  108. ↑ « La cancel culture est “déstabilisatrice pour nos civilisations”, estime Jean-Michel Blanquer », CNews, 19 juillet 2021 (consulté le 1er août 2021).
  109. ↑ a et b (en) Albin Wagener, « Le « wokisme » ou l'import des paniques morales », sur The Conversation, 8 décembre 2021 (consulté le 22 décembre 2021).
  110. ↑ a b c d e f g et h Clémence Mary, « Qu'est-ce que le «wokisme», ce bouc émissaire de Trump, de la droite française et d'une partie de la gauche ? », Libération, 21 novembre 2024.
  111. ↑ Patrick Cohen, « Victoire de Trump, défaite du wokisme ? », L'édito politique, sur radiofrance.fr, France Inter, 12 novembre 2024.
  112. ↑ Piotr Smola (correspondant à Washington), « Présidentielle américaine 2024 : Kamala Harris, l'échec d'une vie politique », Le Monde, 6 novembre 2024.
  113. ↑ Adrien Jaulmes, « Abandon du wokisme, soutien à la classe moyenne, stratégie de rassemblement... Kamala Harris recentre le Parti démocrate contre Donald Trump », Le Figaro, 22 août 2024.
  114. ↑ Nicole Bacharan (interviewée) et Kévin Badeau (intervieweur), « Kamala Harris a mis le wokisme en sourdine », Le Point, 6 septembre 2024.

Voir aussi

[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Stay woke, sur Wikimedia Commons
  • woke, sur le Wiktionnaire
  • wokisme, sur le Wiktionnaire

Bibliographie

[modifier | modifier le code]
  • Eugénie Bastié, La Guerre des idées : Enquête au cœur de l'intelligentsia française, Paris, Robert Laffont, 2021, 312 p. (ISBN 978-2-221-25294-9).
  • Daniel Bernabé (trad. de l'espagnol par Patrick Marcolini, avec l'aide de Victoria Goicovich), Le piège identitaire : L'effacement de la question sociale [« La trampa de la diversidad : cómo el neoliberalismo fragmentó la identitad de la clase trabajodara »], Paris, L'Échappée, 2022, 304 p. (ISBN 978-2-37309-104-5).
  • Jean-François Braunstein, La Religion woke, Paris, Grasset, 2022, 288 p. (ISBN 978-2-246-83031-3) [présentation en ligne] [présentation en ligne].
  • Nora Bussigny, Les Nouveaux Inquisiteurs : L'enquête d'une infiltrée en terres wokes, Paris, Albin Michel, 2023, 240 p. (ISBN 978-2-226-47695-1).
  • Brice Couturier, Ok Millennials ! : Puritanisme, victimisation, identitarisme, censure, l'enquête d'un baby-boomer sur les mythes de la génération woke, Paris, L'Observatoire, 2021, 331 p. (ISBN 979-10-329-1833-3).
  • Brice Couturier et Erell Thevenon-Poullennec, L'entreprise face aux revendications identitaires, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Société », 2023, 213 p. (ISBN 978-2-13-085006-9).
  • Francis Dupuis-Déri, Panique à l'université : Rectitude politique, wokes et autres menaces imaginaires, Montréal, Lux, coll. « Lettres libres », 2022, 315 p. (ISBN 978-2-89833-030-8).
  • Jonas Follonier (préf. Olivier Massin), La diffusion du wokisme en Suisse : Censure, quotas, écriture inclusive, intimidation, Genève, Slatkine, 2024, 120 p. (ISBN 9782832113301, présentation en ligne).
  • Frédéric Gros, La Honte est un sentiment révolutionnaire, Paris, Albin Michel, 2021, 224 p. (ISBN 978-2-226-44579-7).
  • Anne de Guigné, Le Capitalisme woke, Paris, Presses de la Cité, coll. « La Cité », 2022, 200 p. (ISBN 978-2-258-19791-6, présentation en ligne).
  • Pierre Jourde, La tyrannie vertueuse, Paris, Le Cherche midi, 2022, 243 p. (ISBN 978-2-7491-7238-5).
  • (en) Jonathan Haidt et Greg Lukianoff, The Coddling of the American Mind : How Good Intentions and Bad Ideas Are Setting Up a Generation for Failure, Penguin Press, 2018, 338 p. (ISBN 978-0-7352-2489-6) [présentation en ligne] [présentation en ligne] [présentation en ligne].
  • Alex Mahoudeau, La Panique woke : Anatomie d'une offensive réactionnaire, Éditions Textuel, mai 2022, 160 p. (ISBN 978-2-84597-900-0, OCLC 1319726454, BNF 47062406).Voir et modifier les données sur Wikidata.
  • Yascha Mounk, Le piège de l'identité : Comment une idée progressiste est devenue une idéologie mortifère, Paris, Éditions de l'Observatoire, 2023, 560 p. (ISBN 979-10-329-2717-5, présentation en ligne).
  • Helen Pluckrose et James Lindsay (trad. de l'anglais par Olivier Bosseau et Peggy Sastre, préf. Alan Sokal), Le triomphe des impostures intellectuelles : Comment les théories sur l'identité, le genre, la race gangrènent l'université et nuisent à la société [« Cynical Theories: How Activist Scholarship Made Everything About Race, Gender, and Identity—and Why This Harms Everybody »], Saint-Martin-de-Londres, H&O, 2021, 444 p. (ISBN 978-2-84547-384-3, présentation en ligne).
  • Olivier Roy, L'aplatissement du monde : La crise de la culture et l'empire des normes, Paris, Seuil, coll. « La Couleur des idées », 2022, 230 p. (ISBN 978-2-02-150593-1, présentation en ligne).
  • Romuald Sciora, Faut-il avoir peur du wokisme ? Comprendre la philosophie woke, Malakoff, Armand Colin, 2023, 188 p. (ISBN 978-2-200-63779-8, présentation en ligne).
  • Pierre Valentin, L'idéologie woke. Anatomie du wokisme (1) et Face au wokisme (2), Paris, Fondation pour l'innovation politique, 2021, 55 et 56 p. (ISBN 978-2-36408-258-8 et 978-2-36408-259-5, lire en ligne).
  • Pierre Valentin, Comprendre la révolution woke, Paris, Gallimard, 2023, 224 p. (ISBN 978-2072997488).

Ressources radiophoniques

[modifier | modifier le code]
  • Alain Finkielkraut, « Êtes-vous "woke" ? » [audio], émission Répliques (50 min), France Culture, 13 novembre 2021.
  • Thomas Legrand, « Le wokisme ou la panique woke ? » [audio], émission En quête de politique (47 min), France Inter, 24 décembre 2022.

Articles connexes

[modifier | modifier le code]
  • Black Lives Matter
  • Baizuo
  • Cancel culture
  • Constructivisme social
  • Culture afro-américaine
  • Gauchisme, islamo-gauchisme
  • Gauche régressive
  • Religion politique
  • Social justice warrior
  • Théorie critique, théorie critique de la race
  • Vertu ostentatoire
  • Veille (vigilance), esprit critique, scepticisme (philosophie)
  • Éveil spirituel, réveil spirituel, grand réveil
  • Wokefishing, Catfishing
  • Studies / Études en sciences sociales
    • Études de genre (en anglais : Gender studies)
    • Études des sciences (en anglais : Science studies)
    • Études des femmes (en anglais : Women's studies)
    • Théorie queer (en anglais : Queer theory)
  • Mission civilisatrice, Destinée manifeste, Assimilation coloniale, Impérialisme culturel, Occidentalisation
  • Culpabilité blanche (White guilt), Privilège blanc
    • Le Fardeau de l'homme blanc (1899, Rudyard Kipling)
    • Le Sanglot de l'homme blanc (1983, Pascal Bruckner)
    • Larmes de femmes blanches (2007)
    • Le Sanglot de l'homme noir (2012, Alain Mabanckou)
  • Backlash (sociologie)

Vidéographie

[modifier | modifier le code]
  • [vidéo] Mediapart, « « Wokisme » : pourquoi ce mot est piégé », sur YouTube, 6 mai 2025.

Liens externes

[modifier | modifier le code]

  • Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistesVoir et modifier les données sur Wikidata :
    • Den Store Danske Encyklopædi
    • Nationalencyklopedin
v · m
Discrimination
Formes
Racisme
  • Colorisme
  • Racialisme
  • Suprémacisme blanc
  • Suprémacisme noir
  • Xénophobie
  • Xénoracisme
Sexisme
  • Misogynie
  • Misandrie
Discrimination religieuse
  • Antichristianisme
  • Antisémitisme
  • Islamophobie
  • Envers les athées
Capacitisme
  • Audisme
  • Sérophobie
  • Exclusion des personnes autistes
  • Psychophobie
Envers les LGBT
  • Biphobie
  • Genrisme
  • Hétéronormativité
  • Homophobie
  • Lesbophobie
  • Transphobie
    • Génocide transgenre
    • V-coding
    • Violences transphobes
    • Transmisogynie
Mépris de classe
  • Classisme
  • Élitisme
  • Discrimination pour précarité sociale
  • Pauvrophobie
  • Snobisme
  • Jobisme
Âgisme
  • Adultisme
  • Pédophobie
  • Gérontophobie
  • Jeunisme
Selon l'apparence physique
  • Body shaming
  • Discrimination par la taille
  • Envers les personnes de petite taille
  • Grossophobie
  • Envers les albinos
Discrimination culturelle
  • Discrimination linguistique
  • Bon article Antiméridionalisme français sous la Troisième République
  • Patois
  • Minorité linguistique
  • Langue minoritaire
  • Symbole (enseignement)
  • Caste
  • Spécisme
  • Suprémacisme
  • Antimaçonnisme
  • Endophobie
Manifestations
  • Accusation de meurtre rituel
  • Bouc émissaire
  • Chasse aux sorcières
  • Conversion forcée
  • Contrôle au faciès
  • Crime de haine
  • Violences transphobes
  • Diffamation
  • Discours de haine
  • Discrimination à l'embauche
  • Discrimination au logement
  • Discrimination éducationnelle
  • Discrimination religieuse
  • Discrimination systémique
  • Épuration
  • Esclavagisme
  • Féminicide
  • Génocide
  • Génocide culturel
  • Guerre ethnique
  • Groupe de haine
  • Incitation au génocide
  • Inégalités de revenus salariaux entre hommes et femmes
  • Lynchage
  • Murder music
  • Nettoyage ethnique
  • Ortho-shaming
  • Persécution
  • Persécutions religieuses
  • Plafond de verre
  • Pogrom
  • Profilage racial
  • Racisme d'État
  • Ségrégation professionnelle
  • Slut-shaming
  • Stérilisation contrainte
  • Avortement forcé
  • Victimisation
  • Violence contre la communauté LGBT
    • Agression sexuelle
Politiques discriminatoires
  • Âge de candidature
  • Bancs ghetto
  • Ethno-différentialisme
  • Nationalisme ethnique
  • Degrés de sang
  • Limpieza de sangre
  • Apartheid
  • Discrimination positive
  • Gérontocratie
  • Gerrymandering
  • Lois anti-métissage
  • Loi anti-sodomie
  • Lois de Nuremberg
  • Lois Jim Crow
  • Maccarthysme
  • Mariage entre personnes de même sexe (lois et parutions l'interdisant)
  • Règle de l'unique goutte de sang
  • Quota ethnique
  • Redlining
  • Ségrégation
    • raciale
    • religieuse
    • sexuelle
Contre-mesures
  • Assimilation culturelle
  • Déségrégation
  • Discrimination positive
  • Droits de l'homme
  • Droits des animaux
  • Droit des peuples à disposer d'eux-mêmes
  • Empowerment
  • Féminisme
  • Intégration
  • Masculinisme
  • Multiculturalisme
  • Neurodiversité
  • Intégration raciale
  • Tolérance
Sujets associés
  • Allophilie
  • Anthropocentrisme
  • Discrimination positive
  • Assimilation
  • Biais
  • Bien-pensance
  • Bigoterie
  • Critical race theory
  • Déshumanisation
  • Diversité
    • culturelle
    • sexuelle et de genre
  • Égalité
    • devant la loi
    • des chances
    • sociale
  • Eugénisme
  • Gauche régressive
  • Intersectionnalité
  • Intolérance religieuse
  • Kyriarchie
  • Multiculturalisme
  • Oppression
  • Politiquement correct
  • Préjugé
  • Privilège
    • d'Ancien Régime
    • blanc
    • masculin
    • social
  • Pyramide de la discrimination et de la violence
  • Snobisme
  • SJW
  • Woke
  • Stéréotypes
  • Tokénisme
  • Violence policière
  • Zoophobie
v · m
Black Lives Matter
Personnalités
  • Melina Abdullah
  • Tay Anderson
  • Gwen Carr
  • Charlene Carruthers
  • Patrisse Cullors
  • Bruce Franks Jr.
  • Erica Garner
  • Alicia Garza
  • Opal Tometi
  • Blair Imani
  • Marissa Johnson
  • Jari Jones
  • Linda Sarsour
  • Tamika Mallory
  • Al Sharpton
Événements
  • Manifestations de Ferguson
  • Émeutes de 2015 à Baltimore
  • Manifestations de 2015 à l'université du Missouri à Columbia
  • Manifestations et émeutes consécutives au meurtre de George Floyd
  • Blackout Tuesday
  • Zone autonome de Capitol Hill
  • Émeutes de Kenosha
  • Manifestations consécutives à la mort de Tyre Nichols
Affaires
  • Affaire Ahmaud Arbery
  • Mort de Rayshard Brooks
  • Affaire Michael Brown
  • Mort de Ma'Khia Bryant
  • Affaire Terence Crutcher
  • Affaire Edson Da Costa
  • Meurtre de George Floyd
  • Mort d'Eric Garner
  • Meurtre de Ramarley Graham
  • Mort de Freddie Gray
  • Affaire Patrick Harmon
  • Mort de Larry Jackson Jr.
  • Affaire Botham Jean
  • Meurtre d'Atatiana Jefferson
  • Affaire Trayvon Martin
  • Mort de Tyre Nichols
  • Mort de Nina Pop
  • Mort de Tamir Rice
  • Affaire Walter Scott
  • Mort de Breonna Taylor
Médias
  • Alright
  • Fruitvale Station
  • Stay Woke: The Black Lives Matter Movement
  • Whose Streets?
Critiques
  • All Lives Matter
  • Blue Lives Matter
  • White Lives Matter
  • Say Her Name
    • Say Their Names
Voir aussi
  • Black Visions Collective
  • I can't breathe
  • Protestations durant l'hymne américain
  • Pas de justice, pas de paix
  • Woke
  • icône décorative Portail des années 2010
  • icône décorative Portail des Afro-Américains
  • icône décorative Portail LGBT+
  • icône décorative Portail des femmes et du féminisme
  • icône décorative Portail des minorités
  • icône décorative Portail de la politique américaine
  • icône décorative Portail de la culture
  • icône décorative Portail de l'écologisme
Ce document provient de « https://fr.teknopedia.teknokrat.ac.id/w/index.php?title=Woke&oldid=233445228 ».
Catégories :
  • Mouvement culturel
  • Black Lives Matter
  • Antiracisme
  • Minorité ethnique
  • Lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres
  • Culture afro-américaine
  • Culture LGBT
  • Gauche (politique)
  • Intersectionnalité
  • Consommation
  • Société américaine
  • Groupe ou mouvement politique aux États-Unis
  • Expression ou néologisme politique
  • Expression américaine
  • Expression argotique
  • Idéologie
  • Controverse en politique
  • Phénomène de mode des années 2020
  • Péjoratif politique
Catégories cachées :
  • Article contenant un appel à traduction en anglais
  • Article à référence nécessaire
  • Catégorie Commons avec lien local différent sur Wikidata
  • Page utilisant un modèle Bases inactif
  • Page utilisant P8313
  • Page utilisant P3222
  • Page pointant vers des bases externes
  • Page pointant vers des dictionnaires ou encyclopédies généralistes
  • Page utilisant le modèle Autorité inactif
  • Portail:Années 2010/Articles liés
  • Portail:XXIe siècle/Articles liés
  • Portail:Histoire/Articles liés
  • Portail:Époque contemporaine/Articles liés
  • Portail:Afro-Américains/Articles liés
  • Portail:États-Unis/Articles liés
  • Portail:Amérique/Articles liés
  • Portail:Amérique du Nord/Articles liés
  • Portail:LGBT/Articles liés
  • Portail:Femmes/Articles liés
  • Portail:Minorités/Articles liés
  • Portail:Société/Articles liés
  • Portail:Politique aux États-Unis/Articles liés
  • Portail:Politique/Articles liés
  • Portail:Culture/Articles liés
  • Portail:Écologisme/Articles liés
  • Portail:Environnement/Articles liés

  • indonesia
  • Polski
  • الرية
  • Deutsch
  • English
  • Español
  • Français
  • Italiano
  • مصر
  • Nederlands
  • 本語
  • Português
  • Sinugboanong Binisaya
  • Svenska
  • Українска
  • Tiếng Việt
  • Winaray
  • 中文
  • Русски
Sunting pranala
Pusat Layanan

UNIVERSITAS TEKNOKRAT INDONESIA | ASEAN's Best Private University
Jl. ZA. Pagar Alam No.9 -11, Labuhan Ratu, Kec. Kedaton, Kota Bandar Lampung, Lampung 35132
Phone: (0721) 702022
Email: pmb@teknokrat.ac.id