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Ne doit pas être confondu avec Roger Peyrefitte.

Alain Peyrefitte
Illustration.
Alain Peyrefitte en 1964.
Fonctions
Sénateur français
2 octobre 1995 – 27 novembre 1999
(4 ans, 1 mois et 25 jours)
Élection 24 septembre 1995
Circonscription Seine-et-Marne
Groupe politique RPR
Successeur Paul Dubrule
Titulaire du fauteuil 11
de l'Académie française[1]
10 février 1977 – 27 novembre 1999
(22 ans, 9 mois et 17 jours)
Élection 10 février 1977
Prédécesseur Paul Morand
Successeur Gabriel de Broglie
Garde des Sceaux, ministre de la Justice
30 mars 1977 – 13 mai 1981
(4 ans, 1 mois et 13 jours)
Président Valéry Giscard d'Estaing
Premier ministre Raymond Barre
Gouvernement Barre II et III
Prédécesseur Olivier Guichard
Successeur Maurice Faure
Ministre des Affaires culturelles et de l'Environnement
2 mars – 27 mai 1974
(2 mois et 25 jours)
Président Georges Pompidou
Alain Poher (intérim)
Premier ministre Pierre Messmer
Gouvernement Messmer III
Prédécesseur Maurice Druon (Affaires culturelles)
Robert Poujade (Environnement)
Successeur Michel Guy (Affaires culturelles)
Gabriel Péronnet (Environnement)
Ministre chargé des Réformes administratives
6 avril 1973 – 27 février 1974
(10 mois et 21 jours)
Président Georges Pompidou
Premier ministre Pierre Messmer
Gouvernement Messmer II
Prédécesseur Roger Frey (indirectement)
Successeur Jean-Jacques Servan-
Schreiber
(indirectement)
Ministre de l'Éducation nationale
7 avril 1967 – 28 mai 1968
(1 an, 1 mois et 21 jours)
Président Charles de Gaulle
Premier ministre Georges Pompidou
Gouvernement Pompidou IV
Prédécesseur Christian Fouchet
Successeur Georges Pompidou (intérim)
François-Xavier Ortoli
Ministre délégué à la Recherche scientifique et aux Questions atomiques et spatiales
8 janvier 1966 – 1er avril 1967
(1 an, 2 mois et 24 jours)
Président Charles de Gaulle
Premier ministre Georges Pompidou
Gouvernement Pompidou III
Prédécesseur Yvon Bourges
Successeur Maurice Schumann
Maire de Provins
21 mars 1965 – 8 janvier 1997
(31 ans, 9 mois et 18 jours)
Réélection 1971, 1977, 1983, 1989, 1995
Prédécesseur André Dujeu
Successeur Robert Chevalier
Conseiller général de Seine-et-Marne
15 mars 1964 – 2 octobre 1988
(24 ans, 6 mois et 17 jours)
Circonscription Canton de Bray-sur-Seine
Prédécesseur Jacques Lebouc
Successeur Dominique Satiat
Ministre de l'Information
28 novembre 1962 – 8 janvier 1966
(3 ans, 1 mois et 11 jours)
Président Charles de Gaulle
Premier ministre Georges Pompidou
Gouvernement Pompidou II
Prédécesseur Christian Fouchet
Successeur Yvon Bourges
Ministre délégué aux Rapatriés
11 septembre – 28 novembre 1962
(2 mois et 17 jours)
Président Charles de Gaulle
Premier ministre Georges Pompidou
Gouvernement Pompidou I
Prédécesseur Robert Boulin
Successeur François Missoffe
Secrétaire d'État chargé de l'Information
14 avril – 11 septembre 1962
(4 mois et 28 jours)
Président Charles de Gaulle
Premier ministre Georges Pompidou
Gouvernement Pompidou I
Prédécesseur Christian de La Malène
Successeur Christian Fouchet
Député français
17 janvier 1982 – 24 septembre 1995
(13 ans, 8 mois et 7 jours)
Élection 17 janvier 1982
Réélection 16 mars 1986
12 juin 1988
28 mars 1993
Circonscription 4e de Seine-et-Marne (1982-1986)
Seine-et-Marne (1986-1988)
4e de Seine-et-Marne (1988-1995)
Législature VIIe, VIIIe, IXe et Xe (Cinquième République)
Groupe politique RPR
Prédécesseur Marc Fromion (invalidé)
Claude Eymard-Duvernay
Successeur Christian Jacob
3 avril – 6 mai 1978
(1 mois et 3 jours)
Élection 12 mars 1978
Circonscription 4e de Seine-et-Marne
Législature VIe (Cinquième République)
Groupe politique RPR
Prédécesseur Étienne Pinte
Successeur Claude Eymard-Duvernay
11 juillet 1968 – 6 mai 1973
(4 ans, 9 mois et 25 jours)
Élection 23 juin 1968
Réélection 11 mars 1973
Circonscription 4e de Seine-et-Marne
Législature IVe et Ve (Cinquième République)
Groupe politique UDR
Prédécesseur Roger Pezout
Successeur Étienne Pinte
3 avril – 7 mai 1967
(1 mois et 4 jours)
Élection 5 mars 1967
Circonscription 4e de Seine-et-Marne
Législature IIIe (Cinquième République)
Groupe politique UD-Ve
Prédécesseur Roger Pezout
Successeur Roger Pezout
6 décembre 1962 – 6 janvier 1966
(3 ans et 1 mois)
Élection 18 novembre 1962
Circonscription 4e de Seine-et-Marne
Législature IIe (Cinquième République)
Groupe politique UNR-UDT
Prédécesseur Michel Vincent
Successeur Roger Pezout
9 décembre 1958 – 15 mai 1962
(3 ans, 5 mois et 6 jours)
Élection 30 novembre 1958
Circonscription 4e de Seine-et-Marne
Législature Ire (Cinquième République)
Groupe politique UNR
Prédécesseur Circonscription créée
Successeur Michel Vincent
Biographie
Nom de naissance Alain Antoine Peyrefitte
Date de naissance 26 août 1925
Lieu de naissance Najac (Aveyron, France)
Date de décès 27 novembre 1999 (à 74 ans)
Lieu de décès Paris 16e (France)
Sépulture Cimetière de la Ville Haute, Provins
Nationalité Française
Parti politique UNR (1958-1967)
UDR (1967-1976)
RPR (1976-1986)
Diplômé de École normale supérieure
ENA
Profession Diplomate
Écrivain
Religion Catholicisme
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Alain Peyrefitte, né le 26 août 1925 à Najac en Aveyron et mort le 27 novembre 1999 à Paris, est un homme politique, diplomate, spécialiste en sciences humaines et politiques, et enfin écrivain français, membre de l’Académie française.

Après l'École normale supérieure, il intègre la première promotion de l'ENA, et choisit à sa sortie la carrière diplomatique. Celle-ci le mène en Allemagne de l'Ouest, alors en plein redressement économique, puis en Pologne, où il est nommé consul général au moment où s'affermit l'emprise soviétique.

En 1958, il est élu député, au sein de la génération d'hommes qui entrent en politique avec le retour au pouvoir du général de Gaulle. Il en devient un des proches collaborateurs, puis est nommé ministre et porte-parole du gouvernement en 1962. À ce titre, il noue avec le chef de l’État une relation privilégiée, et il tirera de nombreux entretiens particuliers le recueil C'était de Gaulle, qui fait référence. Ministre dans de nombreux gouvernements sous les présidences de Charles de Gaulle, Georges Pompidou puis Valéry Giscard d'Estaing, il fait des passages notables et parfois critiqués aux ministères de l’Information, où il crée l'ORTF, de la Recherche scientifique, où il accélère le programme de dissuasion nucléaire français, et de la Justice, où il fait voter la loi liberté et sécurité. Élu député dans toutes les législatures de la Ve République entre 1958 et 1995, puis sénateur en 1995, c'est alors une des figures majeures de la droite. Il cultive en même temps un ancrage local en Seine-et-Marne, où il est élu député, conseiller général, et maire de Provins de 1965 à 1997.

Il publie en 1976 un essai dans lequel il revient sur les résistances aux réformes qu'il a entreprises comme ministre, et cherche à comprendre les causes profondes de ce qu'il nomme Le Mal français, et qui connaît un grand succès de librairie. La question centrale à laquelle il cherche à répondre est celle de la cause première du développement et du sous-développement, qu'il identifie non pas dans les causes matérielles habituellement avancées mais dans un « tiers facteur immatériel », la confiance. Ces réflexions initiées dans Le Mal français sont développées dans son maître ouvrage, La Société de confiance, et ont fait l'objet de leçons au Collège de France intitulées Du Miracle en économie. Fasciné par la Chine, il est aussi l'auteur de deux essais sur le renouveau de l'empire du Milieu, dont le premier de prospective Quand la Chine s'éveillera… le monde tremblera connaît un grand succès de librairie.

Collaborateur régulier de nombreux journaux, il devient président du comité éditorial du quotidien Figaro en 1983. Il est élu à l'Académie française le 10 février 1977.

Jeunesse et formation

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Son grand-père paternel est originaire de Saint-Lary, petit village pyrénéen situé dans le département de l'Ariège. Il s'enrôle dans la gendarmerie et est affecté à Saint-Beauzély, dans l'Aveyron. C'est là qu'il rencontre sa future épouse, fille d'un artisan-maçon[2].

Les grands-parents maternels d'Alain Peyrefitte sont quant à eux originaires de l’Aubrac, à la lisière du Cantal. Le grand-père y est à la fois paysan, instituteur, secrétaire de mairie, et correspondant local de La Dépêche[3]. Plutôt gagné aux idées modernes et laïques, il doit comme secrétaire de mairie servir de témoin lors de l'inventaire des biens de l'Église au moment de la séparation des Églises et de l'État en 1905. Cela lui vaut l'hostilité du curé qui lui refuse des obsèques religieuses à sa mort accidentelle en 1909. La mère d'Alain Peyrefitte, alors âgée de 13 ans, gardera de cet événement un fort sentiment anti-religieux, qui se ressentira dans l'éducation donnée à son fils[2].

Plaque commémorative sur la maison d'Alain Peyrefitte à Najac.

Ses parents Jean et Augustine Peyrefitte se rencontrent à l'école normale de Rodez, et ils commencent à exercer leur profession d'instituteur à Najac. René, leur premier enfant, y naît en 1920, et Alain suit en 1925.

À la naissance, Alain Peyrefitte se prénomme Roger Antoine. Il change de prénom au cours de ses études pour éviter la confusion avec son homonyme Roger Peyrefitte, écrivain à l'époque très controversé. Les deux hommes auraient des ancêtres communs dans le village de Salsein, toutefois leur cousinage n'est pas établi avec certitude[4],[5].

Alain Peyrefitte passe son enfance à Aubin, puis à Rodez et à Montpellier, au gré des affectations successives de ses parents[2]. Il conserve cependant des attaches à Saint-Beauzély, où les vacances le ramènent dans la maison bâtie par son arrière-grand-père maternel, artisan-maçon[2].

Bachelier de philosophie et de mathématiques à seize ans, il est en mars 1944 étudiant en khâgne à Montpellier quand des attentats et des manifestations d’étudiants l'exposent au risque du travail forcé en Allemagne. Il gagne alors l'Aveyron où il entre dans la clandestinité[2].

À la Libération, il s'installe à Paris. Il rate le concours d'entrée à l'École normale supérieure à sa première tentative, avant d'être reçu l'année suivante. En 1946, il intègre l'École nationale d'administration, nouvellement créée, et fait ainsi partie de sa première promotion, la promotion 1946-1947 (France Combattante). Il mène les deux cursus en parallèle.

Il travaille ensuite à une thèse de doctorat, inscrite à la Sorbonne en 1947 sous le titre « Phénoménologie de la confiance », qu'il ne soutiendra que trente-sept ans plus tard, une fois passé l'âge de postuler à une chaire comme docteur d'État[6]. Pendant quelques mois attaché puis chargé de recherche au CNRS en anthropologie[7], il entame alors des travaux sur la notion de confiance, qui sera toute sa vie au cœur de ses réflexions.

Vie privée

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Vers 18-20 ans, il se convertit au catholicisme et devient pratiquant[6], ses parents n'étant eux-mêmes pas très croyants[8].

En 1947, lors du pèlerinage annuel des étudiants à Chartres, il rencontre Monique Luton (1924-2005), écrivaine sous le nom de plume de Claude Orcival[6],[8],[9].

Ils se marient le 14 décembre 1948, et de cette union naîtront cinq enfants : quatre filles, Florence, Christel, Véronique et Emmanuelle, et un fils, Benoît[8].

Après ses études, Alain Peyrefitte fait une retraite d'un an au couvent Saint-Dominique de Corbara en Corse, pendant laquelle il met par écrit le programme de sa vie : « 1948-1958 : vie diplomatique ; 1958-1968 : vie politique ; 1968-1978 : vie littéraire »[6].

Carrière diplomatique

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En 1948, il embrasse une carrière de diplomate.

Il travaille d'abord en Allemagne avec Jean-François Deniau sous la direction d'André François-Poncet, alors haut commissaire de la Zone d'occupation française en Allemagne. Il mène alors une vie faite de réceptions officielles et mondaines en tous genres. Mais surtout, il assiste également au décollage économique de l'Allemagne de l'Ouest, qu'il décrypte dans les notes adressées au Quai d'Orsay et dont l'exemple nourrit la réflexion publiée plus tard dans Le Mal français.

Alain Peyrefitte rentre à Paris fin 1952. Mais ce séjour en Allemagne inspirera à Monique, l'épouse d'Alain, un roman intitulé Ton pays sera mon pays, qu'elle publie courant 1953, quelques mois après leur retour à Paris, sous le pseudonyme Claude Orcival. Les principaux collaborateurs d'Alain Peyrefitte ont pu se reconnaître sans difficulté dans les personnages du roman. Ils y sont décrits de manière souvent assez négative, ce qui valut à Alain Peyrefitte une profonde inimitié de leur part, et notamment de la part d'André François-Poncet[10].

Courant 1954, Alain Peyrefitte se rend à Cracovie, en Pologne, où il est nommé consul général de France. Malgré des conditions de vie parfois difficiles, en dépit d'une surveillance policière certes moins pesante que dans d'autres villes du monde communiste, mais bien réelle, Alain Peyrefitte profite de ce séjour pour observer attentivement les conditions de vie d'habitants passés depuis peu sous la domination soviétique. Il livre alors ses témoignages dans de multiples dépêches adressées au Quai d'Orsay. Ces observations alimentent évidemment ses réflexions sur le développement, exposées plus tard dans deux livres, Le Mal français et La Société de confiance.

Alain Peyrefitte rentre à Paris en 1956. Il reste alors travailler au Quai d'Orsay, où il se consacre aux affaires européennes.

Carrière politique

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Entrée en politique (1958)

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Alain Peyrefitte est élu député UNR de Seine-et-Marne en 1958 lors des premières élections législatives qui suivent le retour au pouvoir de Charles de Gaulle. Il sera continuellement réélu par la suite, sauf en 1981 où il est battu par le socialiste Marc Fromion, dans la foulée de la victoire de François Mitterrand à l'élection présidentielle, mais l'élection de Fromion est invalidée, et Peyrefitte retrouve son siège dès janvier 1982, à la faveur d'une législative partielle. Il conservera ce siège jusqu'en 1995. Cette année-là, Alain Peyrefitte abandonne en effet son siège de député pour devenir sénateur de Seine-et-Marne, poste qu'il occupera jusqu'à sa mort.

En 1958, Alain Peyrefitte présente un profil atypique parmi les députés gaullistes, de par son jeune âge et sa formation d'énarque. Cette originalité séduit le général de Gaulle, qui en fait alors un de ses collaborateurs, chargé notamment de l'Algérie — dont il proposera la partition en 1961 — et des questions européennes. Alain Peyrefitte s'impose alors peu à peu comme un proche du Général.

Ancrage local en Seine-et-Marne (1958-1997)

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Élu député de Seine-et-Marne en 1958, il s'était présenté pour la première fois au suffrage universel quelques mois plus tôt, en avril 1958, c'est-à-dire avant le retour au pouvoir du Général de Gaulle, lors d'une élection cantonale dans le canton de Bray-sur-Seine. Il met en ballottage le candidat sortant[réf. nécessaire], mais cède finalement au second tour.

Alain Peyrefitte est aussi élu conseiller général de Bray-sur-Seine de 1964 à 1988, et devient premier vice-président du conseil général de Seine-et-Marne de 1982 à 1988.

Il est élu maire de Provins pendant 32 ans, de 1965 jusqu'en mars 1997.

Entrée au gouvernement (1962)

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En avril 1962, il fait son entrée au gouvernement. Mais, alors qu'il rêvait plutôt du Quai d'Orsay[11], il est nommé secrétaire d'État à l'Information. Il occupe cette fonction quelques mois seulement, puisqu'en septembre de la même année, il devient, pour quelques semaines, ministre des Rapatriés.

Ministre de l'Information (1962-1966)

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Alain Peyrefitte dans un studio de télévision en 1963.

En décembre 1962, il revient à l'Information, avec cette fois-ci le titre de ministre.

Pendant trois ans, il devient une sorte de porte-parole du gouvernement, entretenant alors des relations privilégiées, tant avec les journalistes qu'avec le Général de Gaulle qu'il rencontre régulièrement dans le cadre de ses fonctions.

Il dira bien plus tard dans le Mal français s'être donné comme priorité, comme objectif majeur, de moderniser et libéraliser la radio et l'audiovisuel publics, avec notamment le développement des chaînes de télévision régionales et la création de l'ORTF. Notamment parce qu'il aurait constaté que les Français se méfient des médias contrôlés par l'exécutif et préfèrent les indépendants comme RTL. Et qu'il a trouvé à sa prise de poste des sonnettes pour sonner comme des domestiques certains dirigeants de l'audiovisuel et de la radio. En 1963, il prend l'initiative de modifier la formule du journal télévisé et vient lui-même l'exposer en direct devant le journaliste présentateur Léon Zitrone[12].

Pourtant, malgré cette entreprise de libéralisation[non neutre], il fut et reste souvent présenté comme « le ministre de la censure »[13]. En effet, à l'époque, le ministre de l’Information vise chaque jour le conducteur du journal télévisé et les responsables des informations télévisées assistent aux réunions du service gouvernemental chargé de la coordination de l'information (Service des Liaisons Interministérielles pour l’Information - SLII)[14],[15].

Ministre de la Recherche (1966-1967)

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En janvier 1966, dans la foulée de la réélection du général de Gaulle à la présidence de la République, il devient ministre de la Recherche. Il œuvre alors au développement commercial du procédé français de télévision couleur SÉCAM ; il dira des années plus tard dans son best-seller Le Mal français avoir tenté de faire un partenariat avec les Allemands qui sont en train de développer le PAL, de conception très proche du SECAM. Les Allemands lui répondent qu'ils ont une confiance absolue en la recherche française, que les chercheurs français feront du très bon travail. Mais que l'industrie n'arrivera pas à produire en grande série le travail des laboratoires. Il dira qu'il veut que les ingénieurs français ne soient pas des ronds-de-cuir, qu'ils aient à affronter les rudesses de la compétition internationale. Finalement le SECAM est acheté par l'URSS (selon lui l'idée est de trouver un allié de revers, comme François Ier s'alliant à Soliman le Magnifique, musulman, pour lutter contre l'encerclement de la France par l'empire chrétien de Charles Quint) et une partie des ex-colonies françaises.

Surtout, il est responsable du programme de mise au point de la bombe H, dont il confie la direction à Robert Dautray, et qui aboutira en août 1968 avec l'explosion, à Mururoa de la première bombe H française. Cependant, cette version est controversée et même démentie par certains chercheurs du CEA[16].

Ministre de l'Éducation nationale (1967-1968)

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En avril 1967, il devient ministre de l'Éducation nationale, succédant à Christian Fouchet, englué dans le conflit avec les étudiants des résidences universitaires.

Pendant les événements de Mai 68 et l'année qui précède, il poursuit la politique de son prédécesseur, consistant à tenter d'affaiblir, isoler et ridiculiser l'UNEF, dans l'espoir de la voir basculer à droite, et qu'il n'acceptera de recevoir avec les autres syndicats du secteur éducatif qu'à la demande insistante de la FEN, à une heure du matin, en pleine Nuit des Barricades de Mai 68.

Entre-temps, durant tout l'hiver 1967-1968, l'agitation se poursuit chez les étudiants des résidences universitaires, faisant jonction avec la contestation de la réforme Fouchet des universités et le mouvement contre les ordonnances sur la sécurité sociale, avec le soutien de l'UNEF. Les milieux conservateurs ou d'extrême droite, censés s'indigner des outrances des étudiants et provoquer un contre-mouvement, sont affaiblis par les lourdes condamnations judiciaires contre Occident de l'été 1967, et leur réaction n’est vraiment importante qu'à la toute fin des événements de Mai 68.

Le 6 mai 1968, au cours d'une longue interview sur l'ORTF, Alain Peyrefitte reste inflexible, exigeant l'arrêt des manifestations avant d'envisager l'amnistie des personnes condamnées après les affrontements du 3 mai.

Le 10 mai, Alain Peyrefitte, qui est dans le bureau du ministre de la Justice Louis Joxe, apprend la nouvelle de la négociation entre le vice-recteur et les dirigeants de l'UNEF et du SNESup, par la radio. Le vice-recteur annonce qu'il va demander l'arbitrage du ministre mais ce dernier ne donne pas suite. C'est Alain Peyrefitte qui demande ensuite à Alain Touraine, son ex-condisciple à l'École normale supérieure de mener chez le recteur Jean Roche une délégation de trois professeurs et trois étudiants, parmi lesquels Daniel Cohn-Bendit. Leur arrivée se fait avec retard à cette entrevue, au cours de laquelle le recteur téléphone au ministre, sans parvenir à trouver une solution. Au milieu de cette entrevue, en discussion de son côté avec la FEN, Alain Peyrefitte promet une réunion avec l'UNEF. Mais le lendemain, il exige finalement à nouveau l'arrêt des manifestations, en échange de l'amnistie des personnes condamnées après les affrontements du 3 mai, ce qui fait capoter la réunion prévue le dimanche avec l'UNEF. Le Premier ministre Georges Pompidou va pourtant annoncer d'emblée l'amnistie demandée, dès son retour à Paris dans la soirée, mais trop tard pour enrayer la montée des mécontentements.

Après la crise, du fait des événements de Mai 68, il est contraint à la démission, Georges Pompidou considérant que les décisions de son ministre ont exacerbé les tensions[17].

Parenthèse non gouvernementale (1968-1973)

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Alain Peyrefitte occupe de 1968 à 1972 la fonction de président de la Commission des Affaires culturelles et sociales de l'Assemblée nationale.

En 1971, il effectue, dans le cadre d'une mission parlementaire, un voyage en Chine. De ce voyage, il ramènera un de ses plus célèbres ouvrages : Quand la Chine s'éveillera… le monde tremblera, publié en 1973, dans lequel il prédit pour la Chine un développement économique et politique fondé sur la pensée maoïste et porté par l'esprit révolutionnaire, et tente d'en cerner les conséquences. Ce livre est un succès auprès du public mais est très critiqué par les sinologues qui s'étonnent que l'auteur, qui ne parle pas le chinois, ne soit resté que trois semaines sur place[18] et n'évoque pas le Laogai.

De 1972 à 1973, il est secrétaire général du mouvement gaulliste, l'UDR.

Parallèlement, Alain Peyrefitte fut également chargé de missions de réflexion sur des problèmes de société : la participation (1968-1969) ; la drogue (1969-1970) ; et plus tard la décentralisation (1973-1974), puis la violence, la criminalité et la délinquance (1976-1977).

Bref retour au gouvernement (1973-1974)

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En mars 1973, il devient ministre des Réformes administratives et du Plan, puis, en février 1974, ministre des Affaires culturelles et de l'Environnement, jusqu'à la mort de Georges Pompidou.

Après l'élection de Valéry Giscard d'Estaing et la nomination de Jacques Chirac comme Premier ministre, il ne fait pas partie du nouveau gouvernement. C'est à cette époque qu'il rédige Le Mal français.

Ministre de la Justice (1977-1981)

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En mars 1977, peu après son élection à l'Académie française, il devient garde des Sceaux (ministre de la Justice) du gouvernement de Raymond Barre. Il occupera cette fonction jusqu'en mai 1981.

Dans un contexte d'hostilités croissantes entre les gaullistes, emmenés par Jacques Chirac, et les non-gaullistes, fidèles à Valéry Giscard d'Estaing, Alain Peyrefitte fait alors partie des rares ministres gaullistes, avec notamment Robert Boulin. Il est « numéro deux » du gouvernement dans l'ordre protocolaire. Sans renier son appartenance à la famille gaulliste, il défend publiquement la politique du gouvernement et prend ses distances avec les chiraquiens, ce qui lui vaut de nombreuses attaques de la part de ces derniers. Cette opposition atteint son paroxysme fin 1978, lorsque Alain Peyrefitte se désolidarise de l'appel de Cochin.

Au ministère de la Justice, Alain Peyrefitte lance notamment l'informatisation du casier judiciaire. Il met en place des « conciliateurs de justice », dont la création a été décidée par son prédécesseur, Olivier Guichard. Il obtient une augmentation des crédits consacrés à son ministère. Il décide également de rendre les procédures judiciaires moins onéreuses pour les justiciables. Cette décision donne d'ailleurs lieu à un malentendu avec une opinion publique[réf. nécessaire] croyant majoritairement que tous les frais des procès allaient être remboursés et que les procédures judiciaires deviendraient ainsi totalement gratuites, alors qu'il s'agit uniquement de supprimer les taxes et droits que l'État percevait jusqu'alors à l'occasion des procès civils.

Par la suite, d'autres décisions lui valent d'intenses critiques de la part de l'opposition de gauche, d'une partie de la presse, d'une partie de la magistrature, de nombreux avocats et intellectuels (Jean-Paul Sartre, Laurent Schwartz, Vladimir Jankélévitch...)[19].

À l'automne 1977, il décide l'extradition en Allemagne de Klaus Croissant, ancien avocat de la Bande à Baader, malgré une intense campagne de presse en faveur de sa libération.

Alain Peyrefitte décide également de modifier le mode de recrutement des magistrats, en posant le principe d'un recrutement latéral : des hommes et des femmes sans diplôme de droit mais disposant d'une culture juridique pouvaient, après quinze ans d'expérience professionnelle, devenir magistrats, sur concours spécifique ou sur titres. Il accroit chaque année le nombre des postes de magistrats créés au budget, tout comme celui des surveillants de prison et du personnel des greffes. Le nombre des magistrats atteint alors les 5 500 membres, et celui des places de prisons dépasse les 20 000[réf. nécessaire].

La mort de Robert Boulin, survenue le 30 octobre 1979, place Alain Peyrefitte au centre de la tourmente médiatique. En effet, dans une lettre rendue publique peu après sa mort, Robert Boulin s'était indigné d'une procédure judiciaire dont il faisait alors l'objet. Il avait notamment indiqué que : « Ce dévoiement dans la révélation du secret de l'instruction laisse froid un garde des Sceaux plus préoccupé de sa carrière que du bon fonctionnement de la Justice. » Il n'est alors question que de suicide. Mais une partie de la presse ainsi que les chiraquiens lui imputent une responsabilité morale dans ce suicide. Plus tard, Lionel Jospin dira qu'Alain Peyrefitte avait compromis son honneur dans l'affaire Boulin[20]. Les interrogations sur la mort de Robert Boulin grandissent peu à peu, ce qui donne lieu à une véritable affaire Robert Boulin, et alimente d'autant les spéculations sur une quelconque implication d'Alain Peyrefitte, même si rien n'a jamais été prouvé et qu'il s'agisse manifestement[non neutre] d'une application de la théorie du complot, Alain Peyrefitte ministre d'une justice bien plus indépendante qu'on ne le dit[non neutre], n'avait en effet pas les moyens d'assumer le rôle que certains ont voulu lui voir jouer dans cette affaire de suicide. Il semble que le bruit selon lequel il aurait pu être appelé à succéder à Raymond Barre comme Premier ministre, avant la fin du mandat présidentiel[réf. nécessaire], soit à l'origine d'une campagne hostile de divers milieux[Quoi ?], qui n'a néanmoins pas réussi à nuire à son image d'intellectuel gaulliste, académicien et écrivain, célèbre pour le grand succès du Mal français et de Quand la Chine s'éveillera[non neutre].

À la fin du mandat de Valéry Giscard d'Estaing, dans l'optique de l'élection présidentielle à venir, Alain Peyrefitte fait voter une loi destinée à lutter fermement contre la délinquance, la loi du 2 février 1981 dite « Loi sécurité et liberté ». Cette loi qui étend les pouvoirs de la Police et du Parquet et restreint le pouvoir d'appréciation du juge est considérée comme « liberticide » par l'opposition de gauche à l'époque ; elle sera d'ailleurs abrogée en partie par la gauche revenue au pouvoir[21]. Il prend position en faveur de Valéry Giscard d'Estaing dès le premier tour de l'élection présidentielle de 1981.

Lors de son passage au ministère de la Justice, il se heurte souvent aux accusations de Robert Badinter. En effet, Alain Peyrefitte s'était déclaré, au même titre que Valéry Giscard d'Estaing, contre la peine de mort. Pourtant, lors de son mandat, selon Robert Badinter, Alain Peyrefitte aurait mené une politique absurde quant à la peine de mort. En effet, Peyrefitte déclare en 1979 que « La peine de mort est maintenue à titre exceptionnel en attendant son abolition définitive ». Cette déclaration fut suivie d'un débat animé entre Alain Peyrefitte et Robert Badinter dans les colonnes du journal Le Monde cette année là[22],[23]. L’enjeu n'était pas que de principe puisque, bien que la dernière exécution en France remontait au 10 septembre 1977 , le sort de plusieurs condamnés à mort dépendait soit de pourvois en cassation, soit du résultat de l'élection présidentielle de 1981, Valéry Giscard d'Estaing refusant l'abolition, et François Mitterrand la promettant.

Éloignement progressif des responsabilités

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Plaque Alain Peyrefitte à Provins.
La dernière demeure d’Alain Peyrefitte, 111 rue du Ranelagh (Paris 16e).

Alain Peyrefitte n'occupe alors plus d'autre fonction ministérielle, même s'il n'exclut pas de diriger un gouvernement de cohabitation après la victoire de la droite aux élections législatives de 1986. Il se consacre alors essentiellement à ses fonctions d'élu local, de sénateur, d'écrivain et de journaliste comme directeur du comité éditorial du Figaro. Le 15 décembre 1986, il échappe de peu à un attentat attribué à Action directe près de son domicile de Provins ; un employé municipal est tué dans l'explosion de sa voiture[24].

Écrivain

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Alliant tout au long de sa vie action et réflexion, Alain Peyrefitte s'est distingué par une bibliographie abondante en parallèle de sa carrière politique et diplomatique.

Son œuvre littéraire lui vaut d'être élu membre de l'Académie française le 10 février 1977, au fauteuil de Paul Morand, le no 11.

Il est élu à l'Académie des sciences morales et politiques le 1er juin 1987 au fauteuil de Raymond Tournoux, dans la section Histoire.

Premières œuvres

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À l'issue de ses études, il publie un premier ouvrage tiré de sa vie d'étudiant, Rue d'Ulm, chroniques de la vie normalienne, en 1946.

Son premier essai, Le Mythe de Pénélope, publié en 1949, reçoit le prix Lange de l'Académie française.

Réflexions sur la confiance

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Dans Le Mal français, paru fin 1976, il cherche à tirer les enseignements de son action, et surtout des freins qu'il a éprouvés en cherchant à réformer l'État à la tête de ministères : « quand j'ai écrit Le Mal français, j'éprouvais le besoin de faire un bilan. Je n'avais pu aboutir, par deux fois, dans une entreprise de réforme pourtant minutieusement préparée, en mai 1968 à l'Éducation nationale, en 1973 à la Réforme administrative »[25]. Il y reprend notamment les thèses de Michel Crozier parues en 1970 dans La Société bloquée[26]. Cet essai a connu un très grand succès de librairie, avec un million d'exemplaires vendus[6].

En 1995, Alain Peyrefitte publie un essai intitulé La Société de confiance, dans lequel il étudie les causes du développement et du sous-développement dans le monde, approfondissant ainsi une idée déjà abordée dans Le Mal français. Nombreux exemples à l'appui, il avance l'idée selon laquelle les principaux facteurs du développement et du sous-développement ne sont pas à rechercher dans certaines causes matérielles classiquement avancées telles que le climat ou les ressources naturelles, mais dans ce qu'il appelle le « tiers facteur immatériel », c'est-à-dire la culture, les mentalités. Plus précisément, le ressort du développement résiderait dans la constitution d'une société de confiance, confiance que l'État accorde à l'initiative individuelle, et surtout confiance que les individus accordent à l'État, se reconnaissent entre eux et se font à eux-mêmes. Ce serait notamment cet « éthos de confiance » qui, en bousculant des tabous traditionnels et en favorisant l'innovation, la mobilité, la compétition, l'initiative rationnelle et responsable, aurait permis le développement de l'Europe occidentale ces derniers siècles. La publication de l'ouvrage a suivi la présentation d'une thèse en Sorbonne sur le même thème de la confiance. Dans l'esprit d'Alain Peyrefitte, la confiance est l'élément moteur des nombreuses initiatives qui ont fait la société industrielle et non pas selon la célèbre thèse de Max Weber la théorie de la prédestination des calvinistes et leur puritanisme, qui auraient incité les calvinistes anglo-saxons à chercher la réussite sociale par leur travail.

Il donne en 1993-1994 une série de leçons au Collège de France, intitulées Du Miracle en économie, et publiées en 1995. Alors que le dénuement est le lot commun des hommes depuis les origines, il cherche à expliquer le miracle du développement qui a permis à l'Europe occidentale, puis aux États-Unis et au Japon de s'arracher à la surmortalité, à la disette, aux maladies endémiques, à l'analphabétisme, qui y sévissaient encore il y a deux cents ans. Il cherche à les mettre au jour afin que les trois-quarts de l'humanité qui connaissent encore ces affres puissent être gagnées elles aussi par le « miracle du développement »[27].

Essais sur la Chine

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Il effectue des missions et voyages dans de nombreux pays du monde, notamment en Chine [28].

Il rapporte d'une mission parlementaire effectuée en juillet et août 1971 en Chine[29], alors en pleine Révolution culturelle, un essai : Quand la Chine s'éveillera… le monde tremblera, dont le titre cite une phrase apocryphe attribuée à Napoléon Ier. Sa thèse est que compte tenu de sa démographie, la Chine finira inexorablement par s'imposer au reste du monde dès qu'elle maîtrisera une technologie suffisante. Ce livre connaît un grand succès de librairie avec plus de 885 000 exemplaires vendus pour la seule édition française.

En 1996, Alain Peyrefitte publie une suite en forme de constat, La Chine s'est éveillée.

C'était de Gaulle

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Tout au long de sa carrière politique, Alain Peyrefitte est un proche du général de Gaulle[30] mais sans en être un intime[31]. Il le rencontre à trois cents reprises en entretien particulier, notamment dans ses fonctions de ministre de l'Information. Son excellente mémoire lui permet de tout retenir sans paraître prendre des notes devant le général de Gaulle, et il consigne tout aussitôt sorti du bureau présidentiel, « dans l'heure qui suit. […] La vie diplomatique m'avait appris qu'une conversation doit être mise au net sur-le-champ, faute de quoi à la faveur d'une seule nuit, voire de quelques heures, sa trace se brouille, ou l'inconscient recompose ce qu'on aurait aimé qui fût dit »[31]. Comme porte-parole du gouvernement de 1962 à 1966, c'est le seul ministre à être autorisé à prendre des notes pendant les Conseils des ministres, aussi note-t-il les échanges sur le vif.

Le fruit de ces échanges et de ces entretiens particuliers est un recueil de propos, C'était de Gaulle, qui fait référence pour la connaissance du fondateur de la Ve République. Jean d'Ormesson en écrit : « Plus qu'un livre : une date dans l'histoire contemporaine. L'habileté suprême du peintre est de s'effacer devant celui qu'il fait revivre en un portrait saisissant. Peyrefitte est à de Gaulle ce que Joinville est à Saint Louis »[32]. Le député et gaulliste Jacques Baumel considère que c'est son œuvre de mémorialiste qui passera à la postérité, le qualifiant de « Saint-Simon de la Ve République »[33]. Son éditeur, Bernard de Fallois, en disait même : « Je pense que les trois tomes de Peyrefitte sont bien plus importants que les Mémoires du Général. On y retrouve tout de Gaulle, tel qu'il était, ses qualités mais ses défauts aussi. »[32].

C'était de Gaulle paraît en trois tomes, les deux premiers en 1994 et 1997 et le dernier, posthume, en 2000. Si cet ouvrage paraît aussi longtemps après la mort du général de Gaulle en 1970, malgré les instances pressantes de nombreux éditeurs, c'est qu'Alain Peyrefitte s'était fixé pour règle de ne rien publier avant une vingtaine d'années après celle-ci, « Je ne veux pas profiter de sa mort » disait-il à son éditeur[32].

Journaux

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Alain Peyrefitte collabore à plusieurs journaux et revues, en particulier Le Figaro, dont il est président du comité éditorial à partir de 1983.

Mort et obsèques

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La tombe d'Alain Peyrefitte au cimetière de la ville haute à Provins (Seine-et-Marne).

Alain Peyrefitte est mort à Paris le 27 novembre 1999, à l'âge de 74 ans, des suites d'un cancer[34]. Ses obsèques ont été célébrées en l'église Saint-Louis des Invalides, en présence du président Jacques Chirac, puis les honneurs militaires ont été rendus, et un hommage prononcé par Jean-François Deniau[35].

Il est inhumé à Provins, au cimetière de la Ville Haute[36].

Détail des mandats et fonctions politiques

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Mandats de député

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  • Député (UNR, UDR puis RPR) de Seine-et-Marne dans toutes les législatures de la Ve République (1958, 1962, 1967, 1968, 1973, 1978, janvier 1982, 1986, 1988, 1993). Conformément à la Constitution de la Ve République, il doit laisser son siège à son suppléant quand il est nommé à des fonctions ministérielles.

Mandat de sénateur

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  • Sénateur de Seine-et-Marne de septembre 1995 à 1999

Mandats locaux

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  • Conseiller général de Bray-sur-Seine de 1964 à 1988 (premier vice-président du conseil général de 1982 à 1988)
  • Maire de Provins de 1965 à 1997

Fonction politique

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  • Secrétaire général du mouvement gaulliste, l'UDR, de 1972 à 1973

Fonctions gouvernementales

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  • Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé de l'Information du gouvernement Pompidou I (du 14 avril au 11 septembre 1962)
  • Ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Rapatriés du gouvernement Pompidou I (du 11 septembre au 28 novembre 1962)
  • Ministre de l'Information du gouvernement Pompidou II (du 6 décembre 1962 au 8 janvier 1966)
  • Ministre délégué, chargé de la Recherche scientifique et des Questions atomiques et spatiales du gouvernement Pompidou III (du 8 janvier 1966 au 6 avril 1967)
  • Ministre de l'Éducation nationale du gouvernement Pompidou IV (du 6 avril 1967 au 28 mai 1968)
  • Ministre chargé des Réformes administratives du gouvernement Messmer II (du 5 avril 1973 au 27 février 1974)
  • Ministre des Affaires culturelles et de l'Environnement du gouvernement Messmer III (du 1er mars au 28 mai 1974)
  • Garde des Sceaux, ministre de la Justice du gouvernement Barre II (du 30 mars 1977 au 5 avril 1978)
  • Garde des Sceaux, ministre de la Justice du gouvernement Barre III (du 5 avril 1978 au 22 mai 1981)

Décorations

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  • Chevalier de la Légion d'honneur Chevalier de la Légion d'honneur [28]
  • Commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres Commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres[28] le 17 septembre 1974[37]
  • Commandeur de l'ordre des Palmes académiques Commandeur de l'ordre des Palmes académiques [28]
  • Grand officier de l'ordre du Mérite de la République italienne (1964)[38].
  • Commandeur de l'ordre du Mérite culturel Commandeur de l'ordre du Mérite culturel (Monaco) le 18 novembre 1999[39]

Œuvre littéraire

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  • 1946 : Rue d'Ulm, chroniques de la vie normalienne.
  • 1947 : Le Sentiment de confiance, essai.
  • 1948 : Les Roseaux froissés, roman.
  • 1949 : Le Mythe de Pénélope, essai, prix Lange de l’Académie française en 1950.
  • 1961 : Faut-il partager l'Algérie ?, essai.
  • 1973 : Quand la Chine s'éveillera… le monde tremblera, essai.
  • 1976 : Le Mal français, essai.
  • 1981 : Les Chevaux du lac Ladoga - la justice entre les extrêmes, essai.
  • 1983 : Quand la rose se fanera, essai.
  • 1985 : Encore un effort, Monsieur le Président, essai.
  • 1989 : L’Empire immobile ou le choc des mondes, récit historique.
  • 1990 : La Tragédie chinoise, essai.
  • 1995 : La Société de confiance, essai.
  • 1995 : Du Miracle en économie (leçons au Collège de France).
  • 1997 : La Chine s'est éveillée, essai (21e Prix Fondation Pierre-Lafue 1997).
  • 1994-2000 : C'était de Gaulle (Éditions de Fallois – Fayard, 3 t.).

Dans la fiction

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Dans la mini-série De Gaulle, l'éclat et le secret (2020), son rôle est interprété par Christophe Barbier.

Notes et références

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  1. ↑ Il est reçu sous la Coupole le 13 octobre 1977 par Claude Lévi-Strauss.
  2. ↑ a b c d et e Réponse de Claude Lévi-Strauss au discours de réception d'Alain Peyrefitte
  3. ↑ « Alain Peyrefitte, un enfant de l'Aveyron », sur ladepeche.fr (consulté le 18 août 2022)
  4. ↑ Il obtient le changement officiel par jugement du tribunal de Villefranche-de-Rouergue le 17 mai 1957.
  5. ↑ « Roger Peyrefitte : enfance fuxéenne », La Dépêche du midi, 11 novembre 2000.
  6. ↑ a b c d et e « Discours de réception, et réponse de M. Maurice Druon », sur academie-francaise.fr (consulté le 26 avril 2023).
  7. ↑ LesBiographies.com, « M. Alain PEYREFITTE - Ministre plénipotentiaire honoraire (à la date de son… », sur lesbiographies.com (consulté le 26 avril 2023).
  8. ↑ a b et c Courte biographie de M. Alain Peyrefitte par Benoît, son fils. 28 août 2010, sur le site de l'Union des gaullistes de France.
  9. ↑ C'est l'arrière petite fille du médecin rémois et directeur de l’école de médecine Étienne Alfred Luton (1830-1896).
  10. ↑ Pierre de Boisdeffre. Alain Peyrefitte, le Tocqueville du XXe siècle. Revue des deux mondes, octobre 1999.
  11. ↑ Alain Peyrefitte, C'était de Gaulle, t. 1, Éditions de Fallois/Fayard, 1994 (ISBN 2-213-02832-X), p. 95
  12. ↑ Présentation de la nouvelle formule du journal télévisé par Alain Peyrefitte. Fresques Ina, 20 avril 1963.
  13. ↑ Gilles Bresson. Mort d'Alain Peyrefitte, le censeur gaulliste. Libération, 29 novembre 1999.
  14. ↑ Claire Blandin. Le journal télévisé : incontournable ou dépassé ? INA global, 9 septembre 2015.
  15. ↑ « Histoire du SIG », sur Gouvernement.fr (consulté le 5 août 2020).
  16. ↑ Maurice Vaïsse. L'historiographie française relative au nucléaire. Revue historique des armées, 2011, no 262, p. 3-8.
  17. ↑ « Pompidou accepte la démission d'Alain Peyrefitte », L'Obs,‎ 26 mai 2008 (lire en ligne, consulté le 5 août 2020).
  18. ↑ François Bougon. Alain Peyrefitte, l'ami éclairé de Pékin. Le Monde, 24 juillet 2015.
  19. ↑ Liora Israël. Défendre le défenseur de l'ennemi public : l'affaire Croissant. Le Mouvement social, 2012, no 240, PP. 174 et suiv.
  20. ↑ Sylvie Matton. Me Morice : "MAM s'est opposée à la réouverture du dossier Boulin". Paris-Match, 24 janvier 2011.
  21. ↑ Une justice indigne de la France. Institut François Mitterrand, 16 mars 2009.
  22. ↑ Robert Badinter, « Qu’aucune sentence ne soit irréversible », Le Monde,‎ 21 août 1979 (lire en ligne)
  23. ↑ Alain Peyrefitte, « Contre le tout ou rien », Le Monde,‎ 19 septembre 1979 (lire en ligne)
  24. ↑ Attentat manqué contre Alain Peyrefitte
  25. ↑ « "Le Mal français", Alain Peyrefitte » [livre], sur fayard.fr, 31 mars 2020 (consulté le 5 août 2020).
  26. ↑ Philippe Bezes. Un jeu redistribué sous la cinquième République : nouvelles formes et nouveaux acteurs de la réforme de l'État. Revue française d'administration publique, 2006, no 120, p. 130 et suiv.
  27. ↑ « Du miracle en économie », sur odilejacob.fr (consulté le 5 août 2020).
  28. ↑ a b c et d http://www.academie-francaise.fr/les-immortels/alain-peyrefitte.
  29. ↑ Shen Xiaoqquan, Cinq gaullistes attachés à la Chine et au sort de son peuple, french.beijingreview.com.cn (Beijing Information), 16 mars 2011, section « Alain Peyrefitte : six visites d'étude en Chine ».
  30. ↑ Pierre Moinot, « Hommage prononcé à l'occasion du décès de M. Alain Peyrefitte », Académie française, 9 décembre 1999.
  31. ↑ a et b Guillaume Tabard, « Alain Peyrefitte, le gaulliste mémorialiste », La Croix, 29 novembre 1999.
  32. ↑ a b et c Mohammed Aïssaoui, « Bernard de Fallois, à la poursuite du général de Gaulle », Le Figaro, 27 août 2017
  33. ↑ « Journal de 20h de France 2 : Alain Peyrefitte est mort - Archive INA », sur YouTube / INA, 27 novembre 1999
  34. ↑ « Décès d'Alain Peyrefitte un fidèle de De Gaulle », sur Le Telegramme, 29 novembre 1999 (consulté le 18 août 2022)
  35. ↑ « OFF OBSEQUES PEYREFITTE », sur ina.fr (consulté le 19 août 2022)
  36. ↑ Archives départementales de Seine-et-Marne, sur archives.seine-et-marne.fr
  37. ↑ « Archives des nominations et promotions dans l'ordre des Arts et des Lettres. »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?)
  38. ↑ https://www.quirinale.it/onorificenze/insigniti/259601
  39. ↑ « Journal de Monaco, no 7418 du vendredi 26 novembre 1999 : Ordonnance Souveraine no 14.274 du 18 novembre 1999 portant promotions »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur legimonaco.mc

Voir aussi

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Sur les autres projets Wikimedia :

  • Alain Peyrefitte, sur Wikimedia Commons

Bibliographie

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  • Jean-Claude Michaud, Alain Peyrefitte : biographie, Paris, Éditions de Fallois Fayard, coll. « Biographies », 2002 (ISBN 9782213611709).
  • Les papiers personnels d'Alain Peyrefitte sont conservés aux Archives nationales sous la cote 718AP. [lire en ligne].

Liens externes

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  • Archives conservées parVoir et modifier les données sur Wikidata :
    • Archives nationales (718AP, p-4o3jzo2cz-9fqud77t4amq)
    • archives départementales de Seine-et-Marne
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    • Portugal
    • Grèce
  • « Radioscopie de Alain Peyrefitte » [vidéo], sur ina.fr, France Inter, 14 décembre 1976
  • Répertoire méthodique du fonds Alain Peyrefitte [718 AP] aux Archives nationales.
Fauteuil 11 de l’Académie française
Précédé par Suivi par
Paul Morand
Alain Peyrefitte
1977-1999
Gabriel de Broglie
v · m
◀ Composition de l'Académie française au jour de son élection (10 février 1977) ▶
Par numéro
de fauteuil

1. Louis de Broglie
2. René de Castries
3. Roger Caillois
4. Pierre Emmanuel
5. René Huyghe
6. Eugène Ionesco
7. André Roussin
8. Jean Rostand
9. Jean Guéhenno
10. Jean Guitton

11. Alain Peyrefitte
12. Jean d'Ormesson
13. Maurice Schumann
14. Jean Mistler
15. André Chamson
16. Antoine de Lévis-Mirepoix
17. Jean Delay
18. André François-Poncet
19. René Clair
20. Thierry Maulnier

21. Félicien Marceau
22. Julien Green
23. Étienne Gilson
24. Étienne Wolff
25. Jean Bernard
26. Marcel Arland
27. Joseph Kessel
28. Henri Troyat
29. Claude Lévi-Strauss
30. Maurice Druon

31. Jacques Rueff
32. Maurice Rheims
33. Marcel Brion
34. Maurice Genevoix
35. Louis Leprince-Ringuet
36. Pierre Gaxotte
37. Ambroise-Marie Carré
38. Jean-Jacques Gautier
39. Jacques de Lacretelle
40. Jacques Chastenet

Par date
d'élection
  • 1936 Jacques de Lacretelle
  • 1944 Louis de Broglie
  • 1946 Étienne Gilson
  • 1946 Maurice Genevoix
  • 1952 André François-Poncet
  • 1953 Pierre Gaxotte
  • 1953 Antoine de Lévis-Mirepoix
  • 1956 André Chamson
  • 1956 Jacques Chastenet
  • 1959 Jean Rostand
  • 1959 Henri Troyat
  • 1959 Jean Delay
  • 1960 René Huyghe
  • 1960 René Clair
  • 1961 Jean Guitton
  • 1962 Jean Guéhenno
  • 1962 Joseph Kessel
  • 1964 Thierry Maulnier
  • 1964 Marcel Brion
  • 1964 Jacques Rueff
  • 1966 Louis Leprince-Ringuet
  • 1966 Jean Mistler
  • 1966 Maurice Druon
  • 1968 Pierre Emmanuel
  • 1968 Marcel Arland
  • 1970 Eugène Ionesco
  • 1971 Roger Caillois
  • 1971 Julien Green
  • 1971 Étienne Wolff
  • 1972 René de La Croix de Castries
  • 1972 Jean-Jacques Gautier
  • 1973 André Roussin
  • 1973 Claude Lévi-Strauss
  • 1973 Jean d'Ormesson
  • 1974 Maurice Schumann
  • 1975 Jean Bernard
  • 1975 Ambroise-Marie Carré
  • 1975 Félicien Marceau
  • 1976 Maurice Rheims
  • 1977 Alain Peyrefitte
v · m
◀ Composition de l'Académie française au jour de sa mort (27 novembre 1999) ▶
Par numéro
de fauteuil

1. René Rémond
2. Hector Bianciotti
3. Jean-Denis Bredin
4. Jean-Marie Lustiger
5. Georges Vedel
6. Marc Fumaroli
7. Jacqueline de Romilly
8. Michel Déon
9. Alain Decaux
10. fauteuil vacant

11. Alain Peyrefitte
12. Jean d'Ormesson
13. Pierre Messmer
14. H. Carrère d'Encausse
15. Jacques Laurent
16. Léopold Sédar Senghor
17. Erik Orsenna
18. Michel Serres
19. Pierre Moinot
20. José Cabanis

21. Félicien Marceau
22. René de Obaldia
23. Pierre Rosenberg
24. Jean-François Revel
25. Jean Bernard
26. Jean-Marie Rouart
27. Michel Droit
28. Henri Troyat
29. Claude Lévi-Strauss
30. Maurice Druon

31. Jean Dutourd
32. Maurice Rheims
33. Michel Mohrt
34. J. de Bourbon Busset
35. Louis Leprince-Ringuet
36. Jean-François Deniau
37. Ambroise-Marie Carré
38. François Jacob
39. Bertrand Poirot-Delpech
40. Pierre-Jean Rémy

Par date
d'élection
  • 1959 Henri Troyat
  • 1966 Louis Leprince-Ringuet
  • 1966 Maurice Druon
  • 1973 Claude Lévi-Strauss
  • 1973 Jean d'Ormesson
  • 1975 Jean Bernard
  • 1975 Ambroise-Marie Carré
  • 1975 Félicien Marceau
  • 1976 Maurice Rheims
  • 1977 Alain Peyrefitte
  • 1978 Michel Déon
  • 1978 Jean Dutourd
  • 1979 Alain Decaux
  • 1980 Michel Droit
  • 1981 Jacques de Bourbon Busset
  • 1982 Pierre Moinot
  • 1983 Léopold Sédar Senghor
  • 1985 Michel Mohrt
  • 1986 Bertrand Poirot-Delpech
  • 1986 Jacques Laurent
  • 1988 Pierre-Jean Rémy
  • 1988 Jacqueline de Romilly
  • 1989 Jean-Denis Bredin
  • 1990 Michel Serres
  • 1990 José Cabanis
  • 1990 Hélène Carrère d'Encausse
  • 1992 Jean-François Deniau
  • 1995 Marc Fumaroli
  • 1995 Jean-Marie Lustiger
  • 1995 Pierre Rosenberg
  • 1996 Hector Bianciotti
  • 1996 François Jacob
  • 1997 Jean-François Revel
  • 1997 Jean-Marie Rouart
  • 1998 Georges Vedel
  • 1998 Erik Orsenna
  • 1998 René Rémond
  • 1999 Pierre Messmer
  • 1999 René de Obaldia
  • ---
v · m
Gouvernements Pompidou I, II, III et IV (14 avril 1962 - 10 juillet 1968)
Sous la présidence de Charles de Gaulle
Ministres d'État
  • André Malraux
  • Pierre Pflimlin
  • Louis Jacquinot
  • Louis Joxe
  • Gaston Palewski
  • Pierre Billotte
  • Edmond Michelet
  • Maurice Schumann
  • Roger Frey
  • Henri Rey



Georges Pompidou
Affaires culturelles André Malraux
Justice
  • Jean Foyer
  • Louis Joxe
  • René Capitant
Affaires étrangères
  • Maurice Couve de Murville
  • Michel Debré
Intérieur
  • Roger Frey
  • Christian Fouchet
  • Raymond Marcellin
Armées Pierre Messmer
Finances et Affaires économiques
  • Valéry Giscard d'Estaing
  • Michel Debré
  • Maurice Couve de Murville
Éducation nationale
  • Pierre Sudreau
  • Louis Joxe
  • Christian Fouchet
  • Alain Peyrefitte
  • Georges Pompidou
  • François-Xavier Ortoli
Équipement et Logement
  • Edgard Pisani
  • François-Xavier Ortoli
  • Robert Galley
Industrie
  • Michel Maurice-Bokanowski
  • Raymond Marcellin
  • Olivier Guichard
  • Albin Chalandon
Travaux publics et Transports
  • Robert Buron
  • Roger Dusseaulx
  • Marc Jacquet
  • Jean Chamant
Agriculture
  • Edgard Pisani
  • Edgar Faure
Travail et Affaires sociales
  • Paul Bacon
  • Gilbert Grandval
  • Jean-Marcel Jeanneney
Santé publique et Population
  • Joseph Fontanet
  • Raymond Marcellin
Construction Jacques Maziol
Anciens combattants et Victimes de guerre
  • Raymond Triboulet
  • Jean Sainteny
  • Alexandre Sanguinetti
  • Henri Duvillard
Postes et Télécommunications
  • Jacques Marette
  • Jacques Marette
  • Yves Guéna
  • André Bettencourt
Outre-Mer
  • Louis Jacquinot
  • Pierre Billotte
  • Joël Le Theule
Coopération
  • Pierre Pflimlin
  • Georges Gorse
  • Raymond Triboulet
Information
  • Christian Fouchet
  • Alain Peyrefitte
  • Georges Gorse
  • Yves Guéna
Premier ministre et ministres délégués
  • Roger Dusseaulx
  • Maurice Schumann
  • Raymond Marcellin
  • Olivier Guichard
Rapatriés
  • Alain Peyrefitte
  • François Missoffe
  • Roger Frey
Jeunesse et Sports
  • François Missoffe
  • Roland Nungesser
Fonction publique
  • Edmond Michelet
  • Robert Boulin
Recherche scientifique et Questions atomiques et spatiales
  • Maurice Schumann
  • Christian de La Malène
Liste des secrétaires d’État
  • Alain Peyrefitte
  • Jean de Broglie
  • Georges Gorse
  • Robert Boulin
  • François Missoffe
  • Gilbert Grandval
  • Pierre Dumas
  • Michel Habib-Deloncle
  • Maurice Herzog
  • Yvon Bourges
  • Jean Charbonnel
  • André Bord
  • Charles de Chambrun
  • Roland Nungesser
  • André Bettencourt
  • Jacques Chirac
  • Yvon Morandat
  • Marie-Madeleine Dienesch
  • Philippe Dechartre
(← DEBRÉ) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (COUVE DE MURVILLE →)
v · m
Gouvernements Messmer I, II et III (5 juillet 1972 - 27 mai 1974)
Sous la présidence de Georges Pompidou
Ministres d'État
  • Michel Debré
  • Edgar Faure
  • Jean Taittinger
  • Valéry Giscard d'Estaing
  • Olivier Guichard



Pierre Messmer
Défense nationale
  • Michel Debré
  • Robert Galley
Travail et Affaires sociales
  • Edgar Faure
  • Georges Gorse
Justice
  • René Pleven
  • Pierre Messmer
  • Jean Taittinger
Affaires étrangères
  • Maurice Schumann
  • André Bettencourt
  • Michel Jobert
Intérieur
  • Raymond Marcellin
  • Jacques Chirac
Économiques et Finances Valéry Giscard d'Estaing
Éducation nationale Joseph Fontanet
Équipement, Logement, Aménagement du territoire et Tourisme Olivier Guichard
Affaires culturelles
  • Jacques Duhamel
  • Maurice Druon
  • Alain Peyrefitte
Agriculture et Développement rural
  • Jacques Chirac
  • Raymond Marcellin
Développement industriel et scientifique
  • Jean Charbonnel
  • Yves Guéna
Santé publique et Sécurité sociale
  • Jean Foyer
  • Michel Poniatowski
Transports
  • Robert Galley
  • Yves Guéna
Postes et Télécommunications
  • Hubert Germain
  • Jean Royer
Anciens combattants et Victimes de Guerre André Bord
Commerce et Artisanat
  • Yvon Bourges
  • Jean Royer
  • Yves Guéna
Réformes administratives Alain Peyrefitte
Protection de la nature et de l’Environnement
  • Robert Poujade
  • Alain Peyrefitte
Relations avec le Parlement
  • Robert Boulin
  • Joseph Comiti
  • Hubert Germain
Information
  • Philippe Malaud
  • Jean-Philippe Lecat
Outre-Mer Bernard Stasi
Fonction publique Philippe Malaud
Ministres délégués
  • Robert Boulin
  • Robert Poujade
  • André Bettencourt
Liste des secrétaires d’État
  • Philippe Malaud
  • Joseph Comiti
  • Jean-Philippe Lecat
  • Xavier Deniau
  • Christian Poncelet
  • Pierre Billecocq
  • Jean Taittinger
  • Christian Bonnet
  • Bernard Pons
  • Marie-Madeleine Dienesch
  • Paul Dijoud
  • Pierre Mazeaud
  • Jean de Lipkowski
  • Pierre Vertadier
  • Aymar Achille-Fould
  • Jean-Philippe Lecat
  • Suzanne Ploux
  • Jacques Limouzy
  • Aimé Paquet
  • Henri Torre
  • Olivier Stirn
  • André Bord
  • Jean-François Deniau
(← CHABAN-DELMAS) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (CHIRAC I →)
v · m
Gouvernement Barre II (29 mars 1977 – 31 mars 1978)
Sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing
Économie et Finances
Raymond Barre, Premier ministre
Ministre délégué à l'Économie et aux Finances : Robert Boulin
Secrétaire d'État au Budget auprès du ministre délégué à l'Économie et aux Finances : Pierre Bernard-Reymond
Secrétaire d'État à la Consommation auprès du ministre délégué à l'Économie et aux Finances : Christiane Scrivener

Raymond Barre
Premier ministre
Justice, garde des sceaux
Alain Peyrefitte
Secrétaire d'État (4) : Monique Pelletier (4)
Affaires étrangères
Louis de Guiringaud
Secrétaire d'État : Pierre-Christian Taittinger (dém) (3) puis Jean-François Deniau (3)
Intérieur
Christian Bonnet
Secrétaire d'État aux Départements et Territoire d'outre-mer : Olivier Stirn
Secrétaire d'État aux Collectivités locales : Marc Bécam
Défense
Yvon Bourges
Secrétaire d'État puis supprimé (3) : Jean-Jacques Beucler
Coopération Robert Galley
Culture et Environnement
Michel d'Ornano
Secrétaire d'État au Tourisme : Jacques Médecin
Équipement et Aménagement du territoire
Jean-Pierre Fourcade (dém) (3) puis Fernand Icart (3)
Secrétaire d'État au Logement : Jacques Barrot
Secrétaire d'État aux Transports : Marcel Cavaillé
Secrétaire d'État à l'Aménagement du territoire puis supprimé (2) : Paul Dijoud
Éducation René Haby
Agriculture
Pierre Méhaignerie
Secrétaire d'État : Jacques Blanc
Industrie, Commerce et Artisanat
René Monory
Secrétaire d'État : Antoine Rufenacht
Secrétaire d'État : Claude Coulais
Travail
Christian Beullac
Secrétaire d'État : Lionel Stoléru
Secrétaire d'État : Jacques Legendre
Secrétaire d'État chargé de l’Emploi féminin (4) : Nicole Pasquier (4)
Santé et Sécurité sociale
Simone Veil
Secrétaire d'État : René Lenoir
Secrétaire d'État : Hélène Missoffe
Commerce extérieur André Rossi
Postes et Télécommunications Secrétaire d'État  : Norbert Ségard
Anciens Combattants Secrétaire d'État  : André Bord puis Jean-Jacques Beucler (3)
Universités Secrétaire d'État puis ministre (4)  : Alice Saunier-Seïté
Secrétaire d'État à la Jeunesse et aux Sports Secrétaire d'État  : Jean-Pierre Soisson (dém) (1) puis Paul Dijoud (2)
Secrétaires d'État
auprès du Premier ministre
Secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement  : Christian Poncelet (dém) (3) puis André Bord (3)
Secrétaire d'État à la Fonction publique  : Maurice Ligot
Secrétaire d'État à la Recherche  : Jacques Sourdille
Secrétaire d'État  : Jacques Dominati
  • Ordonnancement par ordre de préséance
  • (dém) Démission
  • (1) Remaniement du 1er juin 1977
  • (2) Remaniement du 8 juin 1977
  • (3) Remaniement du 26 septembre 1977
  • (4) Remaniement du 10 janvier 1978
(← BARRE I) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (BARRE III →)
v · m
Gouvernement Barre III (3 avril 1978 – 13 mai 1981)
Sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing
Justice, garde des sceaux
Alain Peyrefitte
Secrétaire d'État : Monique Pelletier puis Jean-Paul Mourot (1)

Raymond Barre
Premier ministre
Santé et Famille
puis Santé et Sécurité sociale (3)
Simone Veil (dém) (3) puis Jacques Barrot (3)
Secrétaire d'État : Daniel Hoeffel puis Rémy Montagne (7)
Secrétaire d'État (3) puis supprimé (12) : Jean Farge (3) puis (dém) (12)
Intérieur
Christian Bonnet
Secrétaire d'État aux Départements et Territoire d'outre-mer : Paul Dijoud
Secrétaire d'État aux Collectivités locales puis supprimé (7) : Marc Bécam non remplacé (7)
Affaires étrangères
Louis de Guiringaud (dém) (2) puis Jean François-Poncet (2)
Secrétaire d'État : Olivier Stirn
Secrétaire d'État : Pierre Bernard-Reymond (1)
Défense Yvon Bourges (dém) (7) puis Joël Le Theule (7) puis Robert Galley (9)
Travail et Participation
Robert Boulin puis Jean Mattéoli (5)
Secrétaire d'État à la Formation professionnelle puis changement de ministre de tutelle (7) : Jacques Legendre
Secrétaire d'État aux Travailleurs manuels et immigrés : Lionel Stoléru
Secrétaire d'État à l’Emploi féminin : Nicole Pasquier
Coopération Robert Galley
Économie René Monory
Budget Maurice Papon
Environnement et Cadre de vie
Michel d'Ornano
Secrétaire d'État au Logement puis supprimé (7) : Marcel Cavaillé non remplacé (7)
Secrétaire d'État à l'Environnement : François Delmas
Éducation
Christian Beullac
Secrétaire d'État puis supprimé (7) : Jacques Pelletier non remplacé (7)
Universités Alice Saunier-Seïté
Agriculture
Pierre Méhaignerie
Secrétaire d'État : Jacques Fouchier
Industrie
André Giraud
Secrétaire d'État à la Petite et Moyenne Industrie : Jean-Pierre Prouteau
Transports Joël Le Theule puis Daniel Hoeffel (7)
Commerce et Artisanat Jacques Barrot puis Maurice Charretier (3)
Commerce extérieur Jean-François Deniau puis Michel Cointat (7)
Jeunesse, Sports et Loisirs Jean-Pierre Soisson
Culture et Communication Jean-Philippe Lecat (dém) (11) puis Michel d'Ornano (11)
Postes et Télécommunications Secrétaire d'État  : Norbert Ségard puis Pierre Ribes (8)
Anciens Combattants Secrétaire d'État  : Maurice Plantier
Ministres délégués et secrétaires d'État
auprès du Premier ministre
Ministre délégué chargé de la Condition féminine (1) puis ministre délégué chargé de la Famille et de la Condition féminine (6) : Monique Pelletier (dém) (11) puis Alice Saunier-Seïté (11)
Ministre délégué chargé des Réformes administratives (7) : Jean-François Deniau (dém) (11) puis Raymond Barre (11)
Ministre délégué (8) puis supprimé (10) : Norbert Ségard
Secrétaire d'État  : Jacques Dominati
Secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement  : Jacques Limouzy
Secrétaire d'État à la Recherche  : Pierre Aigrain
Secrétaire d’État chargé des Industries agricoles et alimentaires (4)  : Michel Debatisse (4)
Secrétaire d'État chargé de la Formation professionnelle (7)  : Jacques Legendre
  • Ordonnancement par ordre de préséance
  • (dém) Démission
  • (1) Remaniement du 11 septembre 1978
  • (2) Remaniement du 29 novembre 1978
  • (3) Remaniement du 4 juillet 1979
  • (4) Remaniement du 22 octobre 1979
  • (5) Remaniement du 8 novembre 1979
  • (6) Remaniement du 18 février 1980
  • (7) Remaniement du 2 octobre 1980
  • (8) Remaniement du 5 novembre 1980
  • (9) Remaniement du 22 décembre 1980
  • (10) Modification du 1er février 1981
  • (11) Remaniement du 4 mars 1981
  • (12) Modification du 12 mai 1981
(← BARRE II) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (MAUROY I →)
v · m
Ministres français de la Justice (depuis 1871)
IIIe République
(1870-1940)
  • Adolphe Crémieux (1870-1871)
  • Jules Dufaure (1871-1873)
  • Jean Ernoul (1873)
  • Octave Depeyre (1873-1874)
  • Adrien Tailhand (1874-1875)
  • Jules Dufaure (1875-1876)
  • Louis Martel (1876-1877)
  • Albert, duc de Broglie (1877)
  • François Lepelletier (1877)
  • Jules Dufaure (1877-1879)
  • Philippe Le Royer (1879)
  • Jules Cazot (1879-1882)
  • Gustave Humbert (1882)
  • Paul Devès (1882-1883)
  • Félix Martin-Feuillée (1883-1885)
  • Henri Brisson (1885-1886)
  • Charles Demôle (1886)
  • Ferdinand Sarrien (1886-1887)
  • Charles Mazeau (1887)
  • Armand Fallières (1887-1888)
  • Joannis Ferrouillat (1888-1889)
  • Edmond Guyot-Dessaigne (1889)
  • Marius Thévenet (1889-1890)
  • Armand Fallières (1890-1892)
  • Louis Ricard (1892)
  • Léon Bourgeois (1892-1893)
  • Jules Develle (1893)
  • Léon Bourgeois (1893)
  • Eugène Guérin (1893)
  • Antonin Dubost (1893-1894)
  • Eugène Guérin (1894-1895)
  • Ludovic Trarieux (1895)
  • Louis Ricard (1895-1896)
  • Jean-Baptiste Darlan (1896-1897)
  • Victor Milliard (1897-1898)
  • Ferdinand Sarrien (1898)
  • Georges Lebret (1898-1899)
  • Ernest Monis (1899-1902)
  • Ernest Vallé (1902-1905)
  • Joseph Chaumié (1905-1906)
  • Ferdinand Sarrien (1906)
  • Edmond Guyot-Dessaigne (1906-1907)
  • Aristide Briand (1908-1909)
  • Louis Barthou (1909-1910)
  • Théodore Girard (1910-1911)
  • Antoine Perrier (1911)
  • Jean Cruppi (1911-1912)
  • Aristide Briand (1912-1913)
  • Louis Barthou (1913)
  • Antony Ratier (1913)
  • Jean-Baptiste Bienvenu-Martin (1913-1914)
  • Alexandre Ribot (1914)
  • Jean-Baptiste Bienvenu-Martin (1914)
  • Aristide Briand (1914-1915)
  • René Viviani (1915-1917)
  • Raoul Péret (1917)
  • Louis Nail (1917-1920)
  • Gustave Lhopiteau (1920)
  • Laurent Bonnevay (1921-1922)
  • Louis Barthou (1922)
  • Maurice Colrat (1922-1924)
  • Edmond Lefebvre du Prey (1924)
  • Antony Ratier (1924)
  • René Renoult (1924-1925)
  • Théodore Steeg (1925)
  • Anatole de Monzie (1925)
  • Camille Chautemps (1925)
  • René Renoult (1925-1926)
  • Pierre Laval (1926)
  • Maurice Colrat (1926)
  • Louis Barthou (1926-1929)
  • Lucien Hubert (1929-1930)
  • Théodore Steeg (1930)
  • Raoul Péret (1930)
  • Henry Chéron (1930-1931)
  • Léon Bérard (1931-1932)
  • Paul Reynaud (1932)
  • René Renoult (1932)
  • Abel Gardey (1932-1933)
  • Eugène Penancier (1933)
  • Albert Dalimier (1933)
  • Eugène Raynaldy (1933-1934)
  • Eugène Penancier (1934)
  • Henry Chéron (1934)
  • Henry Lémery (1934)
  • Georges Pernot (1934-1935)
  • Léon Bérard (1935-1936)
  • Marc Rucart (1936-1937)
  • Vincent Auriol (1937-1938)
  • César Campinchi (1938)
  • Marc Rucart (1938)
  • Paul Marchandeau (1938)
  • Paul Reynaud (1938-1939)
  • Georges Bonnet (1939-1940)
  • Albert Sérol (1940)
  • Charles Frémicourt (1940)
Régime de Vichy
(1940-1944)
  • Raphaël Alibert (1940-1941)
  • Joseph Barthélemy (1941-1943)
  • Maurice Gabolde (1943-1944)
Gouvernement provisoire
(1944-1946)
  • François de Menthon (1944-1945)
  • Pierre-Henri Teitgen (1945-1946)
IVe République
(1946-1959)
  • Paul Ramadier (1946-1947)
  • André Marie (1947-1948)
  • Robert Lecourt (1948)
  • André Marie (1948-1949)
  • Robert Lecourt (1949)
  • René Mayer (1949-1951)
  • Edgar Faure (1951-1952)
  • Léon Martinaud-Déplat (1952-1953)
  • Paul Ribeyre (1953-1954)
  • Émile Hugues (1954)
  • Jean Michel Guérin du Boscq de Beaumont (1954-1955)
  • Emmanuel Temple (1955)
  • Robert Schuman (1955-1956)
  • François Mitterrand (1956-1957)
  • Édouard Corniglion-Molinier (1957)
  • Robert Lecourt (1957-1958)
  • Michel Debré (1958-1959)
Ve République
(depuis 1959)
  • Edmond Michelet (1959-1961)
  • Bernard Chenot (1961-1962)
  • Jean Foyer (1962-1967)
  • Louis Joxe (1967-1968)
  • René Capitant (1968-1969)
  • Jean-Marcel Jeanneney (1969)
  • René Pleven (1969-1973)
  • Jean Taittinger (1973-1974)
  • Jean Lecanuet (1974-1976)
  • Olivier Guichard (1976-1977)
  • Alain Peyrefitte (1977-1981)
  • Maurice Faure (1981)
  • Robert Badinter (1981-1986)
  • Michel Crépeau (1986)
  • Albin Chalandon (1986-1988)
  • Pierre Arpaillange (1988-1990)
  • Henri Nallet (1990-1992)
  • Michel Vauzelle (1992-1993)
  • Pierre Méhaignerie (1993-1995)
  • Jacques Toubon (1995-1997)
  • Élisabeth Guigou (1997-2000)
  • Marylise Lebranchu (2000-2002)
  • Dominique Perben (2002-2005)
  • Pascal Clément (2005-2007)
  • Rachida Dati (2007-2009)
  • Michèle Alliot-Marie (2009-2010)
  • Michel Mercier (2010-2012)
  • Christiane Taubira (2012-2016)
  • Jean-Jacques Urvoas (2016-2017)
  • François Bayrou (2017)
  • Nicole Belloubet (2017-2020)
  • Éric Dupond-Moretti (2020-2024)
  • Didier Migaud (2024)
  • Gérald Darmanin (depuis 2024)
  • Ministère de la Justice
  • Ministre de la Justice
v · m
Ministres français de l'Éducation nationale (depuis 1871)
Troisième République
(1871-1940)
  • Jules Simon
  • Eugène Pelletan
  • Pierre-Frédéric Dorian
  • Saint-René Taillandier
  • Charles de Rémusat
  • William Waddington
  • Anselme Batbie
  • Oscar Bardi de Fourtou
  • Arthur de Cumont
  • Henri Wallon
  • William Waddington
  • Joseph Brunet
  • Hervé Faye
  • Agénor Bardoux
  • Jules Ferry
  • Paul Bert
  • Jules Ferry
  • Jules Duvaux
  • Jules Ferry
  • Armand Fallières
  • René Goblet
  • Marcellin Berthelot
  • Eugène Spuller
  • Léopold Faye
  • Édouard Lockroy
  • Armand Fallières
  • Léon Bourgeois
  • Charles Dupuy
  • Raymond Poincaré
  • Eugène Spuller
  • Georges Leygues
  • Raymond Poincaré
  • Émile Combes
  • Alfred Nicolas Rambaud
  • Léon Bourgeois
  • Georges Leygues
  • Joseph Chaumié
  • Jean-Baptiste Bienvenu-Martin
  • Aristide Briand
  • Gaston Doumergue
  • Maurice-Louis Faure
  • Théodore Steeg
  • Gabriel Guist'hau
  • Théodore Steeg
  • Louis Barthou
  • René Viviani
  • Arthur Dessoye
  • Jean-Victor Augagneur
  • Albert Sarraut
  • Paul Painlevé
  • René Viviani
  • Théodore Steeg
  • Daniel Vincent
  • Louis Lafferre
  • Léon Bérard
  • Henry de Jouvenel
  • Adolphe Landry
  • François Albert
  • Anatole de Monzie
  • Yvon Delbos
  • Édouard Daladier
  • Lucien Lamoureux
  • Paul Bénazet
  • Pierre Rameil
  • Bertrand Nogaro
  • Édouard Daladier
  • Édouard Herriot
  • Pierre Marraud
  • Jean Durand
  • Pierre Marraud
  • Camille Chautemps
  • Marius Roustan
  • Anatole de Monzie
  • Adrien Berthod
  • André Mallarmé
  • Marius Roustan
  • Henri Guernut
  • Jean Zay
  • Yvon Delbos
  • Albert Sarraut
  • Yvon Delbos
Régime de Vichy
(1940-1944)
  • Albert Rivaud
  • Émile Mireaux
  • Georges Ripert
  • Jacques Chevalier
  • Jérôme Carcopino
  • Abel Bonnard
GPRF
(1944-1946)
  • René Capitant
  • Paul Joseph Marie Giacobbi
  • Marcel-Edmond Naegelen
Quatrième République
(1946-1959)
  • Marcel-Edmond Naegelen
  • Édouard Depreux
  • Yvon Delbos
  • Tony Revillon
  • Yvon Delbos
  • André Morice
  • Pierre-Olivier Lapie
  • André Marie
  • Jean Berthoin
  • René Billères
  • Jacques Bordeneuve
  • Jean Berthoin
Cinquième République
(depuis 1959)
  • Jean Berthoin
  • André Boulloche
  • Michel Debré
  • Louis Joxe
  • Pierre Guillaumat
  • Lucien Paye
  • Pierre Sudreau
  • Louis Joxe
  • Christian Fouchet
  • Alain Peyrefitte
  • François-Xavier Ortoli
  • Edgar Faure
  • Olivier Guichard
  • Joseph Fontanet
  • René Haby
  • Christian Beullac
  • Alain Savary
  • Jean-Pierre Chevènement
  • René Monory
  • Lionel Jospin
  • Jack Lang
  • François Bayrou
  • Claude Allègre
  • Jack Lang
  • Luc Ferry
  • François Fillon
  • Gilles de Robien
  • Xavier Darcos
  • Luc Chatel
  • Vincent Peillon
  • Benoît Hamon
  • Najat Vallaud-Belkacem
  • Jean-Michel Blanquer
  • Pap Ndiaye
  • Gabriel Attal
  • Amélie Oudéa-Castéra
  • Nicole Belloubet
  • Anne Genetet
  • Élisabeth Borne
  • Édouard Geffray
v · m
Ministres français de la Culture et de la Communication (depuis 1958)
Ministres
  • André Malraux (1958-1969)
  • Edmond Michelet (1969-1970)
  • André Bettencourt (1970-1971)
  • Jacques Duhamel (1971-1973)
  • Maurice Druon (1973-1974)
  • Alain Peyrefitte (1974)
  • Michel d'Ornano (1977-1978)
  • Jean-Philippe Lecat (1978-1981)
  • Michel d'Ornano (1981)
  • Jack Lang (1981-1986)
  • François Léotard (1986-1988)
  • André Santini (1987-1988)
  • Jack Lang (1988-1993)
  • Catherine Tasca (1988-1991)
  • Georges Kiejman (1991-1992)
  • Jacques Toubon (1993-1995)
  • Alain Carignon (1993-1994)
  • Nicolas Sarkozy (1994-1995)
  • Philippe Douste-Blazy (1995-1997)
  • Catherine Trautmann (1997-2000)
  • Catherine Tasca (2000-2002)
  • Jean-Jacques Aillagon (2002-2004)
  • Renaud Donnedieu de Vabres (2004-2007)
  • Christine Albanel (2007-2009)
  • Frédéric Mitterrand (2009-2012)
  • Aurélie Filippetti (2012-2014)
  • Fleur Pellerin (2014-2016)
  • Audrey Azoulay (2016-2017)
  • Françoise Nyssen (2017-2018)
  • Franck Riester (2018-2020)
  • Roselyne Bachelot (2020-2022)
  • Rima Abdul Malak (2022-2024)
  • Rachida Dati (2024-2026)
  • Catherine Pégard (depuis 2026)
Secrétaires d'État
  • Paul Dijoud (1974)
  • Michel Guy (1974-1976)
  • Françoise Giroud (1976-1977)
  • Philippe de Villiers (1986-1987)
  • Émile Biasini (1988-1993)
  • Jean-Noël Jeanneney (1992-1993)
  • Michel Duffour (2000-2002)
v · m
Ministres français de l'Écologie (depuis 1971)
Ministère de l'Écologie sous la Ve République
  • Robert Poujade (1971-1972)
  • Alain Peyrefitte (1972-1974)
  • Gabriel Péronnet (1974-1976)
  • André Fosset (1976)
  • Vincent Ansquer (1976-1978)
  • Michel d'Ornano (1978-1981)
  • Michel Crépeau (1981-1983)
  • Huguette Bouchardeau (1983-1986)
  • Alain Carignon (1986-1988)
  • Brice Lalonde (1988-1992)
  • Ségolène Royal (1992-1993)
  • Michel Barnier (1993-1995)
  • Corinne Lepage (1995-1997)
  • Dominique Voynet (1997-2001)
  • Yves Cochet (2001-2002)
  • Roselyne Bachelot (2002-2004)
  • Serge Lepeltier (2004-2005)
  • Nelly Olin (2005-2007)
  • Alain Juppé (2007)
  • Jean-Louis Borloo (2007-2010)
  • Nathalie Kosciusko-Morizet (2010-2012)
  • François Fillon (2012)
  • Nicole Bricq (2012)
  • Delphine Batho (2012-2013)
  • Philippe Martin (2013-2014)
  • Ségolène Royal (2014-2017)
  • Nicolas Hulot (2017-2018)
  • François de Rugy (2018-2019)
  • Élisabeth Borne (2019-2020)
  • Barbara Pompili (2020-2022)
  • Amélie de Montchalin (2022)
  • Christophe Béchu (2022-2024)
  • Agnès Pannier-Runacher (2024-2025)
  • Monique Barbut (depuis 2025)
v · m
Dirigeants des formations politiques gaullistes puis néo-gaullistes
RPF
  • Jacques Soustelle (1947-1951)
  • Louis Terrenoire (1952-1954)
  • Jacques Foccart (1954)
  • Michel Anfrol (1954-1955)
RS
  • Jacques Chaban-Delmas (1955-1958)
  • Edmond Michelet (1958)
UNR
  • Roger Frey (1958-1959)
  • Albin Chalandon (1959)
  • Jacques Richard (1959-1961)
  • Roger Dusseaulx (1961-1962)
  • Louis Terrenoire (1962)
UDT
  • René Capitant (1959-1962)
UNR-UDT Jacques Baumel (1962-1967)
UD-Ve / UDR
  • Jacques Baumel (1967-1968)
  • Robert Poujade (1968-1971)
  • René Tomasini (1971-1972)
  • Alain Peyrefitte (1972-1973)
  • Alexandre Sanguinetti (1973-1974)
  • Jacques Chirac (1974-1975)
  • André Bord (1975-1976)
  • Yves Guéna (1976)
RPR
  • Jacques Chirac (1976-1994)
  • Alain Juppé (1994-1997)
  • Philippe Séguin (1997-1999)
  • Nicolas Sarkozy (intérim, 1999)
  • Michèle Alliot-Marie (1999-2002)
  • Serge Lepeltier (intérim, 2002)
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Catégories :
  • Ministre de la Cinquième République
  • Ministre français de la Réforme de l'État
  • Ministre français de la Justice
  • Ministre français de l'Éducation nationale
  • Ministre français de la Recherche
  • Ministre français de la Culture
  • Ministre français de l'Information
  • Ministre français des Rapatriés
  • Député de la Ire législature de la Ve République
  • Sénateur de Seine-et-Marne
  • Député de Seine-et-Marne
  • Maire de Provins
  • Gaulliste
  • Personnalité de la guerre d'Algérie
  • Personnalité de l'Union pour la nouvelle République
  • Personnalité de l'Union des démocrates pour la République
  • Personnalité du Rassemblement pour la République
  • Officier de l'Ordre national du Québec
  • Lauréat du prix Aujourd'hui
  • Membre de l'Académie française
  • Membre de l'Académie des sciences morales et politiques
  • Collaborateur du Figaro
  • Élève de l'École normale supérieure
  • Élève de l'École nationale d'administration (France)
  • Personnalité liée à Provins
  • Député de la IIe législature de la Ve République
  • Député de la IIIe législature de la Ve République
  • Député de la IVe législature de la Ve République
  • Député de la VIIe législature de la Ve République
  • Député de la VIIIe législature de la Ve République
  • Député de la IXe législature de la Ve République
  • Député de la Xe législature de la Ve République
  • Député européen délégué par la France 1958-1979
  • Vice-président du Conseil supérieur de la magistrature (France)
  • Personnalité ayant donné son nom à une loi
  • Premier ministre par délégation de la Cinquième République française
  • Lauréat du prix du Mémorial, grand prix littéraire d'Ajaccio
  • Chevalier de la Légion d'honneur
  • Commandeur des Arts et des Lettres
  • Commandeur des Palmes académiques
  • Commandeur de l'ordre du Mérite culturel
  • Victime d'une tentative de meurtre
  • Naissance en août 1925
  • Naissance dans l'Aveyron
  • Décès en novembre 1999
  • Décès dans le 16e arrondissement de Paris
  • Décès à 74 ans
  • Mort d'un cancer en France
  • Personnalité inhumée en Seine-et-Marne
  • Ministre de la Justice durant la Cinquième République française
  • Auteur publié par les éditions Plon
  • Auteur publié par les éditions Fayard
Catégories cachées :
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