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Pour les articles homonymes, voir Jacob et Veil.

Page d’aide sur l’homonymie

Ne doit pas être confondue avec la philosophe Simone Weil.

Simone Veil
Illustration.
Simone Veil en 1982.
Fonctions
Membre du Conseil constitutionnel français
3 mars 1998 – 3 mars 2007
(9 ans)
Président Roland Dumas
Yves Guéna
Pierre Mazeaud
Prédécesseur Jean Cabannes
Successeur Renaud Denoix de Saint Marc
Ministre d'État
Ministre des Affaires sociales,
de la Santé et de la Ville
30 mars 1993 – 11 mai 1995
(2 ans, 1 mois et 11 jours)
Président François Mitterrand
Premier ministre Édouard Balladur
Gouvernement Balladur
Prédécesseur René Teulade (Affaires sociales)
Bernard Kouchner (Santé)
Bernard Tapie (Ville)
Successeur Élisabeth Hubert (Santé)
Jacques Barrot (Dialogue social)
1re présidente du Parlement européen
17 juillet 1979 – 18 janvier 1982
(2 ans, 6 mois et 1 jour)
Élection 17 juillet 1979
Prédécesseur Emilio Colombo
Successeur Piet Dankert
Députée européenne
17 juillet 1979 – 30 mars 1993
(13 ans, 8 mois et 13 jours)
Élection 10 juin 1979
Réélection 17 juin 1984
15 juin 1989
Législature 1re, 2e et 3e
Successeur Jean-Marie Vanlerenberghe
Ministre de la Santé[N 1]
28 mai 1974 – 4 juillet 1979
(5 ans, 1 mois et 6 jours)
Président Valéry Giscard d'Estaing
Premier ministre Jacques Chirac
Raymond Barre
Gouvernement Chirac I
Barre I, II et III
Prédécesseur Michel Poniatowski
Successeur Jacques Barrot
Fauteuil 13 de l'Académie française
20 novembre 2008 – 30 juin 2017
(8 ans, 7 mois et 2 jours)
Prédécesseur Pierre Messmer
Successeur Maurizio Serra
Biographie
Nom de naissance Simone Annie Liline Jacob[1]
Date de naissance 13 juillet 1927
Lieu de naissance Nice (France)
Date de décès 30 juin 2017 (à 89 ans)
Lieu de décès Paris 7e (France)
Sépulture Panthéon
Nationalité Française
Parti politique UDF (1995-1997)
UDI (2012-2017)
Père André Jacob
Mère Yvonne Jacob
Grand-père paternel Edmond Jacob
Grand-mère paternelle Mathilde Schnerb
Grand-père maternel Jonas Gaston Jules Steinmetz
Grand-mère maternelle Henriette Schweich
Fratrie Denise Vernay
Madeleine Jacob
Jean Jacob (d)
Conjoint Antoine Veil
Enfants Jean Veil
Pierre-François Veil
Claude-Nicolas Veil (d)
Famille Famille Veil
Diplômée de IEP de Paris
ENM
Profession Magistrate
Distinctions Voir distinctions
Religion Judaïsme

Signature de Simone Veil

Image illustrative de l’article Simone Veil
Présidents du Parlement européen
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Simone Veil (/simɔn vɛj/[N 2] Écouterⓘ), née Jacob le 13 juillet 1927 à Nice (Alpes-Maritimes) et morte le 30 juin 2017 à Paris, est une magistrate et femme d'État française.

Née dans une famille juive aux origines lorraines, elle est déportée à Auschwitz à l'âge de 16 ans, durant la Shoah, où elle perd son père, son frère et sa mère. Rescapée avec ses sœurs Madeleine et Denise, elles aussi déportées, Simone Jacob épouse Antoine Veil en 1946. Après des études de droit et de science politique, elle entre dans la magistrature comme haut fonctionnaire.

En 1974, elle est nommée ministre de la Santé par le président Valéry Giscard d'Estaing, qui la charge de faire adopter la loi dépénalisant le recours à l'interruption volontaire de grossesse (IVG), loi qui sera ensuite couramment désignée comme la « loi Veil ». Elle apparaît dès lors comme une icône de la lutte contre la discrimination des femmes en France.

Elle est la première présidente du Parlement européen — et la première personne élue à ce poste au suffrage universel —, une fonction qu’elle occupe de 1979 à 1982. De façon générale, elle est considérée comme l'une des promotrices de la réconciliation franco-allemande et de la construction européenne.

De 1993 à 1995, elle est ministre d'État, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville au sein du gouvernement Édouard Balladur. Elle siège au Conseil constitutionnel de 1998 à 2007, avant d'être élue à l'Académie française en 2008.

Sur décision du président Emmanuel Macron, Simone Veil fait son entrée au Panthéon avec son époux le 1er juillet 2018.

Biographie

Origines familiales

Article connexe : Famille Veil.

La famille Jacob est originaire de Bionville-sur-Nied, village de Lorraine. Le père de Simone, l'architecte André Jacob, obtient en 1919 le second grand prix de Rome[2],[3],[4].

Le 22 mai 1922, il épouse dans le 9e arrondissement de Paris Yvonne Steinmetz (1900-1945), fille d'un fourreur de la capitale[N 3],[5], bachelière et étudiante en chimie. André Jacob exige avec succès qu'elle abandonne ses études après leur mariage[5].

La famille de Simone est explicitement juive, mais non pratiquante et « très laïque »[6] : « Mon appartenance à la communauté juive ne m'a jamais fait problème. Elle était hautement revendiquée par mon père, non pour des raisons religieuses, mais culturelles », écrit Simone Veil dans son autobiographie. « À ses yeux, si le peuple juif demeurait le peuple élu, c’était parce qu’il était celui du Livre, le peuple de la pensée et de l’écriture. »[7]

Enfance (1927-1940)

Après la naissance de deux filles, Madeleine et Denise, la famille Jacob quitte Paris pour s'installer à Nice sur la Côte d'Azur[5]. Un fils, Jean, naît en 1925[5]. La benjamine, Simone, naît le 13 juillet 1927[5].

Du fait de la crise de 1929, la famille Jacob est contrainte de quitter son appartement du 50, avenue Georges-Clemenceau, pour un autre plus petit, rue Cluvier[5],[8]. Lorsque la crise s'aggrave, les commandes aux architectes comme son père se raréfient, et sa mère tricote pour les enfants de familles démunies[pas clair][5].

En 1937, Simone entre en sixième au lycée de jeunes filles (lycée Albert-Calmette depuis 1962), où elle fait ses études secondaires jusqu'au baccalauréat (en 1944).

Seconde Guerre mondiale

Le 3 septembre 1939, le Royaume-Uni (à 11 h), puis la France (à 17 h) entrent en guerre contre l'Allemagne qui vient d'attaquer la Pologne. Le 10 mai 1940, l'armée allemande lance une offensive sur le front Ouest. Les armées franco-britanniques sont très vite mises en déroute. Le 14 juin, l'armée allemande entre dans Paris alors que le gouvernement français de Paul Reynaud s'est réfugié à Bordeaux. Le 16 juin, Reynaud est remplacé par le maréchal Pétain comme président du Conseil.

De la défaite (juin 1940) au premier statut des Juifs (octobre 1940)

Le 17 juin 1940, les enfants Jacob sont envoyés vers Toulouse, où ils séjournent quelque temps chez leur oncle[9].

Ils rentrent ensuite à Nice.

Lorsque l'armistice est signé le 22 juin 1940 par le gouvernement Pétain, la France est soumise à une occupation partielle : Nice se retrouve dans la zone non occupée. André Jacob est accablé[5], mais il ne pense pas que les Juifs aient quoi que ce soit à craindre[10].

Le 10 juillet, l'Assemblée nationale, c'est-à-dire l'ensemble des députés et des sénateurs, réunie à Vichy, accorde à une écrasante majorité des présents[11] les pleins pouvoirs au maréchal Pétain, qui devient peu après chef de l'État, renommé « État français ».

Le 4 octobre, le gouvernement de Pierre Laval met en place le premier statut des Juifs qui instaure à leur encontre des mesures d'interdiction professionnelle et l'obligation de se déclarer, de se faire « recenser »[5]. André Jacob effectue les démarches obligatoires — ce à quoi Simone déclarera plus tard s’être alors opposée[12] — ; il perd le droit d'exercer sa profession d'architecte[5]. Yvonne Jacob passe ses journées à chercher de la nourriture pour sa famille[5].

La vie dans Nice non occupée (1940-novembre 1942)

Simone Jacob (première à gauche, dernier rang) au lycée Albert-Calmette de Nice pendant l'année scolaire de 1941-1942.

Simone Jacob poursuit sa scolarité au lycée de jeunes filles, tout en participant au mouvement scout[13] au sein de la Fédération française des éclaireuses (FFE), dans laquelle toute sa famille s'investit aussi[14]. Simone considère les scouts comme une deuxième famille.

Les Jacob y côtoient Nicole Clarence, cheftaine de Jean[15] et future résistante.

Éclaireuse au groupe Nice IV de la section neutre de la FFE, Simone reçoit le totem « Lièvre astucieux »[16].

Une photographie d'elle en éclaireuse, de Karel Egermeier (« Aiglon »), sera publiée en 1945 dans le calendrier FFE[17].

Période de l'occupation italienne (novembre 1942-septembre 1943)

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En novembre 1942, à la suite du débarquement allié en Afrique du Nord, l'armée allemande occupe la zone libre, laissant cependant les départements à l'est du Rhône (sauf les Bouches-du-Rhône) à l'occupation italienne.

Pour les Juifs de Nice, la situation ne subit pas de changement, car l'armée italienne, qui occupait déjà Menton depuis 1940, n'applique pas les mesures antisémites du régime nazi, contrairement à l'armée allemande.

Le 3 septembre 1943, alors que les Alliés viennent de débarquer en Calabre, le gouvernement italien du maréchal Badoglio, qui a arrêté Mussolini, signe secrètement l'armistice avec les Alliés. Cet armistice est annoncé le 8 septembre par l'armée américaine, sans l'aval de Badoglio, prenant l'armée italienne au dépourvu et permettant aux Allemands d'occuper l'Italie jusqu'à la ligne de front. La zone d'occupation italienne en France est abandonnée et passe sous occupation allemande.

Période de l'occupation allemande

La Gestapo commence alors son travail à Nice sous la direction d'Alois Brunner.

André Jacob, venant d'apprendre l'arrestation d'une famille proche, prévient Denise et Madeleine, qui se trouvent dans un camp d'éclaireuses[Quand ?]. Denise rejoint le mouvement Franc-tireur dans la région de Lyon, tandis que Madeleine rentre à Nice.

En novembre, Simone, disposant de faux-papiers au nom de « Jacquier » que ses parents se sont procurés, cesse d'aller au lycée pour travailler à la bibliothèque municipale, et, à la demande de sa mère, trouve un hébergement chez sa professeure de lettres, Mme de Villeroy[18].

En mars 1944, elle passe tout de même son baccalauréat.

Période de la déportation

Les arrestations du 30 mars 1944

Le 30 mars 1944, alors qu'elle va, avec un ami, rejoindre les filles de sa classe pour fêter la fin des épreuves du baccalauréat, ce que sa famille lui avait interdit[19], elle est contrôlée dans le centre-ville de Nice par deux Allemands en civil qui détectent la falsification de sa carte d'identité et l'arrêtent. Son camarade et elle sont emmenés à l'hôtel Excelsior[20], quartier général des Allemands, qui sert aussi de lieu de regroupement des Juifs arrêtés. Le garçon, à qui Simone Jacob a eu le temps de glisser l'adresse de Madame de Villeroy (boulevard Carabacel), se rend chez elle la prévenir et tenter d'informer sa famille[8],[21]. Mais il est filé par la Gestapo, et dans les heures qui suivent, Jean, Madeleine et Yvonne, qui se trouvent dans l'immeuble du boulevard Carabacel, sont eux aussi appréhendés[22].

Tous quatre sont envoyés au camp de Drancy, d'où les trois femmes partent pour Auschwitz par le convoi n° 71 du 13 avril 1944.

Le camp d'Auschwitz-Birkenau (avril-juillet 1944)

Le 13 avril 1944, deux semaines après leur arrestation, Simone, Madeleine et Yvonne partent de Drancy par le convoi no 71[23], où se trouvent également Anne-Lise Stern, Ginette Cherkasky et Marceline Rozenberg, qui deviendra sa meilleure amie dans le camp[24], vers le camp d'Auschwitz-Birkenau, principal camp d'extermination nazi, où elles arrivent le 15 avril au soir, après deux jours et demi de transport dans des wagons « étouffants, surpeuplés » dans lesquels s'entassaient des personnes de tous âges.

« Cette arrivée nocturne n'était pas due au hasard, elle contribuait à désorienter les nouveaux venus. On nous a débarqués sur un quai avec des lumières violentes, des projecteurs. Les SS étaient là, les chiens aboyaient, et puis des êtres tout à fait étonnants ont surgi. Ils ressemblaient à des bagnards. […] Les wagons s'ouvraient avec fracas, les SS hurlaient « Raus, raus ! »[25] »

Un prisonnier parlant français lui conseille de dire qu'elle a 18 ans, afin de passer la sélection et d'éviter l'extermination. Elle est effectivement sélectionnée pour le travail, reçoit le matricule 78651, qui lui est tatoué sur le bras. Le travail consiste alors à « décharger des camions d'énormes pierres » et à « creuser des tranchées et aplanir le sol ».

Une ancienne prostituée devenue kapo lui sauve la vie en la mutant dans une annexe d'Auschwitz, lui disant : « Tu es vraiment trop jolie pour mourir ici, je ferai quelque chose pour toi. »[26]. Elle accepte, à condition que sa mère et sa sœur la suivent[10]. Simone, sa mère et sa sœur sont transférées en juillet dans le camp annexe de Bobrek, à cinq kilomètres de Birkenau.

Le camp de Bobrek (juillet 1944-janvier 1945)

Mis à part la menace, à la moindre incartade, d'un retour à Birkenau, le régime de vie à Bobrek était si différent de celui de Birkenau que les déportés surnommaient ce camp le « sanatorium »[27].

La marche vers Gleiwitz, le transfert à Bergen-Belsen et la libération

Lors de l'évacuation du camp de Bobrek devant l'avancée de l'Armée rouge, le 18 janvier 1945, les SS emmènent leurs prisonniers dans une marche de la mort de 70 kilomètres de Bobrek à Auschwitz, puis à Gleiwitz.

Ils les transfèrent ensuite en train lors d'un voyage de huit jours où les prisonniers ne reçoivent ni eau — sauf la neige fondue au fond de leur gamelle —, ni nourriture — sauf les morceaux de pain jetés par les habitants apitoyés des villes traversées[28] — au camp de Dora, puis à celui de Bergen-Belsen, où les trois femmes arrivent le 30 janvier[29]. Simone est affectée à la cuisine.

Sa mère meurt du typhus en mars. Sa sœur Madeleine, atteinte également, est sauvée de justesse grâce à l'arrivée des troupes britanniques le 15 avril.

Destin des autres membres de la famille Jacob

André et Jean sont déportés en Lituanie par le convoi n° 73 du 15 mai 1944[30]. Ils meurent en déportation. Simone Veil ne saura jamais ce qu'ils sont vraiment devenus.

Denise, arrêtée à Lyon pour faits de résistance, est déportée à Ravensbrück, d'où elle rentrera.

Simone Veil et la déportation

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Après son retour en France, elle est prête à parler de ce qu'elle a vécu, mais elle a l'impression que presque personne ne veut l’entendre[N 4].

Simone Veil évoque la déportation de sa famille dans un documentaire du 2 septembre 1976[32].

Elle insiste sur la spécificité juive de la Shoah[33].

Retour en France

Simone Jacob est de retour en France le 23 mai 1945 à Paris au centre d'accueil de l'hôtel Lutetia[N 5] et apprend qu'elle a été reçue au baccalauréat[35], seule de toute l'Académie à l'avoir passé en mars 1944, la veille de son arrestation[N 6]. Elle s'inscrit, en 1945, à la faculté de droit de Paris et à l'Institut d'études politiques de Paris, où elle rencontre, pendant un séjour au ski[36], Antoine Veil (1926-2013), futur inspecteur des finances et chef d'entreprises, qu'elle épouse le 26 octobre 1946[37]. Elle l'accompagne à Wiesbaden puis à Stuttgart, où il est nommé, l'aidant à préparer le concours de l'ENA, lui rédigeant des notes[réf. nécessaire]. Devant l'étonnement de ses proches, elle explique qu'il faut faire la distinction entre les nazis responsables de la Shoah, qui aurait pu arriver « n'importe où », et les Allemands dans leur ensemble[38]. Elle et son mari se posent ainsi en précurseurs de l'amitié franco-allemande[39]. Toutefois, le couple vit dans cette zone d'occupation américaine presque comme les Américains, « en totale autarcie »[40].

Sa sœur Madeleine meurt avec son fils Luc en 1952, à la suite d'un accident de la route, alors qu'elle rentrait de Stuttgart, où elle était allée rendre visite à Simone[41]. Elle est enterrée au cimetière de La Neuville-d'Aumont, où repose déjà un cousin mort pour la France. Ce nouveau drame est vécu douloureusement, puisque Madeleine était la seule personne avec qui Simone pouvait parler et partager l'expérience de la déportation. Dans sa biographie, Dominique Missika écrit que « la mort à 28 ans dans un banal accident de la route, après avoir surmonté tant d'épreuves, est inconcevable »[42].

Du mariage de Simone et Antoine naissent trois fils : Jean (né le 26 novembre 1947), avocat d'affaires, Claude-Nicolas, médecin (1948-2002)[43], Pierre-François (né le 16 mars 1954), avocat et président du Comité français pour Yad Vashem[44],[45], marié en premières noces à Agnès Buzyn ; puis douze petits-enfants[46],[47].

Carrière judiciaire

Munie de sa licence de droit et de son diplôme de l'Institut d'études politiques de Paris, elle renonce à la carrière d'avocate (son mari réprouvant cette idée)[10] et passe avec succès, en 1956, le concours de la magistrature. Elle occupe dès lors un poste de haut fonctionnaire dans l'administration pénitentiaire au ministère de la Justice, où elle traite d’affaires judiciaires. Pendant la guerre d'Algérie, missionnée par Edmond Michelet, ministre de la Justice[48], elle réussit à faire transférer en France des prisonnières algériennes exposées aux mauvais traitements et aux viols[49] et des hommes menacés de la peine capitale[50]. Elle fait obtenir la détention au titre de régime politique aux milliers de membres du FLN internés en France[51]. Elle passe en 1964 aux affaires civiles. En 1969, elle entre au cabinet de René Pleven, ministre de la Justice[39].

Membre du Syndicat de la magistrature[52], elle devient en 1970 la première femme secrétaire générale du Conseil supérieur de la magistrature (CSM)[6].

Alors que seulement 40 % des françaises de l'époque travaillent, et encore moins dans les cercles de la bourgeoisie parisienne, la carrière professionnelle de Simone Veil suscite un certain étonnement. Elle reste toutefois très présente auprès de ses enfants adolescents ou jeunes adultes[53].

Parcours politique

Dans ses mémoires, Simone Veil mentionne une action politique de sa part dès 1971 au conseil d'administration de l'Office de radiodiffusion-télévision française (ORTF)[54] — où elle est la première femme à être nommée[53]. À ce poste, elle surprend en s'opposant notamment à la diffusion du documentaire sur l'Occupation, Le Chagrin et la Pitié, qu'elle juge injuste et partisan[55].

Évoluant dans un milieu proche du MRP, dont son mari est membre, elle est libérale et ouverte sur les questions de société. Elle s'enthousiasme pour Pierre Mendès France et vote plusieurs fois pour la SFIO. Elle regarde avec bienveillance Mai 68, affirmant : « Contrairement à d'autres, je n'estimais pas que les jeunes se trompaient : nous vivions bel et bien dans une époque figée ». Lors de l'élection présidentielle de 1965, elle vote au premier tour pour Jean Lecanuet et à celle de 1969, pour Georges Pompidou[39],[53].

Ministre de la Santé

À la suite de la mort en cours de mandat du président Georges Pompidou, elle soutient la candidature de Jacques Chaban-Delmas à l'élection présidentielle anticipée[56]. Après l'élection de Valéry Giscard d'Estaing à la présidence de la République, elle est nommée ministre de la Santé dans le gouvernement Jacques Chirac, poste qu'elle conserve sous les gouvernements Raymond Barre. Elle est la deuxième femme à devenir ministre de plein exercice, après Germaine Poinso-Chapuis en 1947[53].

Elle est chargée de présenter au Parlement le projet de loi sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG)[57], qui dépénalise l'avortement[58]. Ce combat lui vaut des injures[59] et des menaces de la part de l'extrême droite et d'une partie de la droite parlementaire, comme l'a rappelé Jean d'Ormesson en l'accueillant à l'Académie française. Dans un discours devant les députés, elle soutient que « l'avortement doit rester l'exception, l'ultime recours pour des situations sans issue »[60]. Le texte est finalement adopté à l'Assemblée nationale le 29 novembre 1974[61]. La loi est ensuite adoptée au Sénat deux semaines plus tard. Elle entre en vigueur le 17 janvier 1975.

Elle s'oppose aussi à la banalisation de l’avortement dont elle considère qu'il « restera toujours un drame »[62] et précise au sujet de sa loi que « si elle n'interdit plus, elle ne crée aucun droit à l'avortement »[63].

Simone Veil revoit également la « carte hospitalière » en fermant notamment des établissements à faible activité, rééquilibre les comptes de l'Institut Pasteur et met en place des aides financières à destination des mères d'enfants en bas âge[64]. Elle est aussi à l'origine d'une loi d'orientation en faveur des handicapés[39].

En 1976, elle-même fumeuse[N 7], elle fait adopter la loi française de lutte contre le tabagisme : restrictions à la publicité, premières interdictions de fumer dans certains lieux (locaux qui reçoivent des mineurs, hôpitaux ou locaux où l'on manipule l'alimentation) et avertissements sanitaires sur les paquets[65],[66].

Comme ministre, elle reste connue pour son fort caractère et son exigence à l'égard de ses collaborateurs[53].

Elle met en échec, avec d'autres membres du gouvernement, le projet de retour forcé de 100 000 Algériens par an prôné par Valéry Giscard d'Estaing, dont la politique d'aides financières au retour a échoué[67].

En 1977, elle envisage un temps de se présenter à la mairie de Paris. L'année suivante, en 1978, elle fait partie des candidats éventuels pour la fonction de Premier ministre[39].

Elle fait voter en juin 1979 une loi attribuant à l'État le soin de fixer le numerus clausus des étudiants en médecine en fonction des « besoins de santé » de la population alors que celui-ci était, depuis son instauration en 1971, calculé par les CHU en fonction de la capacité des services hospitaliers à accueillir les étudiants pour leur formation clinique[68].

Au Parlement européen et pour la construction de l'Union européenne

Simone Veil présidant une séance du Parlement européen à Strasbourg en 1979.

À la demande du président Valéry Giscard d'Estaing, elle conduit la liste Union pour la démocratie française (UDF) aux élections européennes de 1979, les premières au suffrage universel. Sa campagne est perturbée par des militants du Front national, face auxquels sa réponse est restée célèbre : « vous ne me faites pas peur, pas peur du tout. J'ai survécu à pire que vous ! Vous n'êtes que des SS au petit pied ! »[69]. À la suite de la victoire relative de l'UDF (27,61 % des suffrages et 25 élus), elle quitte le gouvernement.

Le 17 juillet 1979, alors que les députés RPR français ont soutenu une autre candidature que la sienne aux deux premiers tours de scrutin, elle est élue présidente du Parlement européen au troisième tour, avec 192 voix, contre 133 au socialiste Mario Zagari et 47 au communiste Giorgio Amendola[70]. Au début de l'année 1982, elle est sollicitée pour briguer un second mandat, mais ne bénéficiant pas du soutien des députés RPR, elle retire sa candidature avant le troisième tour de scrutin afin de ne pas faciliter l'élection du candidat socialiste, qui l'emportera néanmoins grâce aux divisions de la droite française[71]. À l'époque, le Parlement européen a peu de pouvoirs, mais Simone Veil lui donne notamment plus de visibilité dans le domaine des droits de l'homme[53]. Elle soutient la proposition d'Yvette Roudy de créer une Commission des droits des femmes[72]. En 1981, elle reçoit le prix International Charlemagne.

Après avoir quitté la présidence du Parlement européen, elle poursuit son engagement actif dans la vie politique européenne, à la tête du service juridique du Parlement[73] puis, en 1984, avec Jacques Chirac, elle impose à l'opposition une liste unique, dénommée Union pour la France en Europe (UFE), aux élections européennes de 1984. La liste qu'elle conduit obtient 43,02 % des voix et 41 sièges de députés européens le 17 juin. Elle préside alors le groupe libéral au Parlement européen pendant toute la législature. Lors des élections européennes de 1989, elle présente une liste centriste dissidente à la liste d'union RPR et UDF, qui recueille 8,43 % des voix et sept députés européens. Valéry Giscard d'Estaing lui succède alors à la présidence du groupe libéral[39].

Invitée à l'émission L'Heure de vérité, elle déclare qu'elle est « à gauche pour certaines questions, à droite pour d'autres ». Elle participe à la campagne de Raymond Barre pendant l'élection présidentielle de 1988[74]. Après la réélection de François Mitterrand, elle déclare qu'« il n'y a pas d'obstacle de principe à gouverner avec les socialistes », rencontre Michel Rocard, qui souhaite l’intégrer dans son gouvernement, mais le président fait échouer cette possibilité[39].

En 1983, elle crée, avec son mari, le club Vauban, un cercle de réflexion qui vise à dépasser les clivages politiques, les réunions de ce club ayant lieu dans leur appartement de la place Vauban[10].

Simone Veil en 1993.

En 1996, elle est nommée membre de la Commission internationale pour les Balkans, sous l’autorité de Leo Tindemans.

Elle a conduit également le Groupe de haut niveau sur la libre circulation des personnes. Parallèlement, Simone Veil soutient de nombreuses associations à vocation européenne, comme le Fonds européen pour la liberté d’expression, ELSA France ou encore la Fondation européenne de la science, dont elle est présidente d’honneur[73].

Dans l'opposition

Lors des élections législatives de 1988, alors que certaines personnalités de l'UDF, notamment Jean-Claude Gaudin à Marseille, passent des accords de désistements locaux avec le FN et que Charles Pasqua (RPR) évoque des « préoccupations » et des « valeurs » semblables, Simone Veil déclare qu'« entre un Front national et un socialiste, [elle votera] pour un socialiste »[75].

Début 1990, elle qualifie d’« inadmissible » la création de fichiers informatisés des Renseignements généraux, décidée par le gouvernement Michel Rocard[76]. Le projet est retiré en mars 1990 et promulgué, sous une forme nouvelle, par le gouvernement Cresson l'année suivante[77].

Ministre d'État, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville

En mars 1993, Simone Veil est nommée ministre d'État, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville dans le gouvernement Édouard Balladur. À ce poste, elle met notamment en place le praticien adjoint contractuel (PAC). Soutien d'Édouard Balladur à l'élection présidentielle de 1995, elle quitte le gouvernement à la suite de la victoire de Jacques Chirac. Elle adhère ensuite à l'UDF, qu'elle quitte deux ans plus tard, en 1997[78].

En 1996, alors que le nombre de femmes dans les assemblées plafonne à 6 %, elle signe une pétition dans L'Express, initiée par Yvette Roudy et intitulée « Manifeste pour la parité », réunissant cinq femmes politiques de gauche et cinq de droite. La loi Jospin de 2000 sur la parité reprend l'essentiel des propositions avancées[72].

Membre du Conseil constitutionnel

Nommée membre du Conseil constitutionnel par le président du Sénat, René Monory, en mars 1998, elle fait partie de la haute juridiction jusqu'en mars 2007. Elle sort de son devoir de réserve en 2005, pour appeler à voter « oui » au référendum français sur le traité établissant une constitution pour l'Europe.

Retrait progressif de la vie publique

Simone Veil lors de la campagne des élections municipales de 2008 à Paris.

Le 8 mars 2007, tout juste libérée de son devoir de réserve lié à son mandat de membre du Conseil constitutionnel, elle annonce sa décision de soutenir Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle de 2007. À l’annonce de la création d’un ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale par le candidat de l’UMP en cas de victoire, elle affirme qu’elle aurait préféré un ministère « de l’Immigration et de l'Intégration »[N 8] ; son soutien à Nicolas Sarkozy n’est toutefois pas remis en cause : « Nicolas est gentil. Il peut être brutal dans son expression, mais les gens ont tort de douter de son humanité. C’est un ami fidèle. Pour moi, c’est important. Quand on choisit un président, on a envie de quelqu’un qui ait ces qualités-là. Ce n’est pas toujours le cas »[79]. Elle adresse par ailleurs de nombreuses critiques au candidat UDF, François Bayrou, l’accusant de ne représenter « que lui-même »[79].

Le président de la République, Nicolas Sarkozy, annonce le 11 janvier 2008 qu’il l’a chargée de « mener un grand débat national pour définir les nouveaux principes fondamentaux nécessaires à notre temps, les inscrire dans le préambule de la Constitution », nommant la « diversité » qui « ne peut pas se faire sur une base ethnique[80] ». Le décret du 9 avril 2008 portant création d’un comité de réflexion sur le préambule de la Constitution, qui prévoit la remise d’un rapport avant le 30 juin[81], suscite l’opposition d’Anne-Marie Le Pourhiet, qui y voit un risque de « saper le principe d’égalité de tous devant la loi »[82].

Un sondage réalisé par l'Ifop en 2010 la présente comme la « femme préférée des Français », avec une note de 14,5⁄20[83].

Elle est présente aux côtés de Jean-Louis Borloo lors du congrès fondateur de l'Union des démocrates et indépendants (UDI), en octobre 2012[84]. La première carte d'adhérent présentée par l'UDI est à son nom[85].

Le 13 janvier 2013, une photo relayée par BFM TV montre Simone Veil présente à un rassemblement de La Manif pour tous contre le mariage homosexuel et l'homoparentalité, drapeau à la main[86]. Son entourage confirme qu'elle est descendue en compagnie de son mari saluer les manifestants et explique que, si ce geste « ne vaut pas adhésion » aux slogans exprimés pendant la manifestation, il « exprime les réserves de Simone Veil à l'égard de l'ouverture du droit à l'adoption des couples homosexuels »[87]. Lors de son décès, la journaliste Anne Chemin argue que « nul ne sait s’il s’agit d’un engagement lucide et déterminé contre le mariage des couples homosexuels, car elle n’a jamais pris position publiquement sur cette question, à travers des textes ou des discours »[88]. De son côté, la journaliste Nadia Daam affirme alors, de manière plus catégorique, que Simone Veil était « physiquement et mentalement diminuée » et « que son état de santé ne lui permettait pas d'être maîtresse de ses décisions »[89].

Présidente de la fondation pour la mémoire de la Shoah

Simone Veil, Présidente de la fondation pour la mémoire de la Shoah, lors d'une conférence de presse le 19 septembre 2006 à Paris.

De 2001 à 2007, elle préside la Fondation pour la mémoire de la Shoah, dont elle est par la suite présidente d'honneur[90]. Elle s'oppose, le 15 février 2008, à l’idée de confier la mémoire d’un enfant juif de France mort dans la Shoah à chaque élève de CM2 : « C’est inimaginable, insoutenable, dramatique et, surtout, injuste »[91].

De 2002 à 2007, l'historien Ivan Jablonka a été sa plume pour ses discours, préfaces et autres prises de parole[92],[93].

Exemple de résilience, elle accepte le 22 décembre 2004, sur la proposition d'Alain Genestar, directeur de Paris Match, de retourner à Auschwitz avec cinq de ses petits-enfants[94].

Membre de l'Académie française

Le 31 octobre 2007, est éditée son autobiographie, intitulée Une vie. L’ouvrage a été traduit en une quinzaine de langues et vendu, en France, à plus de 550 000 exemplaires[95]. Il a obtenu le prix des Lauriers verts en 2009. Elle y donne entre autres son opinion sur Paul Touvier, dont elle dit que Georges Pompidou ne connaissait pas assez bien le dossier, et sur Maurice Papon, dont elle note l'absence du moindre remords, y compris pour la mort d’enfants déportés.

Une autre reconnaissance de son action publique est son élection parmi les « Immortels ». Le 9 octobre 2008, invitée par Maurice Druon et François Jacob, Simone Veil présente sa candidature à l'Académie française au 13e fauteuil, celui de Pierre Messmer, Jean Racine et Paul Claudel[96]. Le 20 novembre 2008, elle est élue au premier tour de scrutin par 22 voix sur 29 (5 bulletins blancs, 2 marqués d'une croix)[95],[97].

Son épée d'académicienne lui est remise au Sénat par Jacques Chirac le 16 mars 2010. Il s'agit d'un sabre léger datant du XIXe siècle, réalisé par le sculpteur tchèque Ivan Theimer[97]. Sur son épée d'Immortelle sont gravés le numéro de matricule qui avait été inscrit sur son bras à Auschwitz [numéro 78 651][98], ainsi que les devises de la République française et de l'Union européenne : « Liberté, Égalité, Fraternité » et « In varietate concordia »[99].

Simone Veil est reçue sous la coupole de l'Institut de France le 18 mars 2010, en présence du président de la République Nicolas Sarkozy, protecteur de l'Académie, et de ses prédécesseurs Valéry Giscard d'Estaing (membre de l'Académie française depuis 2003) et Jacques Chirac. Lors de la cérémonie de réception, des militants anti-IVG ont protesté à proximité de l'Institut de France[100]. Jean d'Ormesson prononce le discours de réception, et Simone Veil l'éloge de son prédécesseur, l'ancien Premier ministre Pierre Messmer[101].

Dernières années, mort et inhumation

Après le décès de son mari et de sa sœur en 2013, Simone Veil se retire de la vie publique. En août 2016, elle est hospitalisée pour détresse respiratoire[102].

Simone Veil meurt à son domicile parisien de la place Vauban le 30 juin 2017, à quelques jours de son 90e anniversaire[103],[104],[105],[106],[107],[108]. Selon son fils Pierre-François, le dernier mot qu'elle ait prononcé avant de mourir est « merci »[109],[110].

Des personnalités de tous bords politiques comme Nicolas Dupont-Aignan, Christian Estrosi, Yves Jégo, Bernard-Henri Lévy, Florian Philippot, Laurence Rossignol ou encore Inna Shevchenko relaient des appels à son inhumation au Panthéon[111],[112],[113],[114]. Une pétition pour son entrée au Panthéon est lancée par l'association féministe Politiqu'elles et recueille plus de 110 000 signatures le 2 juillet[114],[115], tandis qu'une autre atteint les 120 000 signatures le même jour[114]. Cependant, deux de ses petites-filles, Déborah (âgée de 30 ans) et Valentine (âgée de 23 ans), estiment, le 3 juillet 2017, que cette perspective « n'est pas à l'ordre du jour », estimant notamment, tout en trouvant « extrêmement touchant » le mouvement en faveur de l'entrée au Panthéon de leur grand-mère, que leurs grands-parents « n’auraient pas été très heureux d’être séparés après 65 ans de vie commune »[116]. Néanmoins, plusieurs médias ont rappelé que l'entrée au Panthéon n'était pas forcément synonyme d'inhumation et qu'une simple plaque commémorative à son nom, comme c'est le cas pour Aimé Césaire, pourrait y être apposée[117],[118].

Parmi les hommages rendus à Simone Veil à l'étranger, celui du président algérien Abdelaziz Bouteflika rappelle « la proximité et la solidarité que cette grande dame » […] a témoignées au peuple algérien « durant la terrible tragédie nationale qu'il a vécue », permettant à des Algériens prisonniers des Français d'éviter le couperet de la guillotine[119]. Angela Merkel, chancelière fédérale d’Allemagne, salue son engagement de plusieurs décennies dans « le processus d’unification européenne »[120].

Un hommage national a lieu le 5 juillet aux Invalides[121],[122],[123], où les honneurs militaires lui sont rendus en présence du président de la République, Emmanuel Macron[N 9], et de ses prédécesseurs Nicolas Sarkozy et François Hollande, Bernadette Chirac représentant son mari Jacques Chirac[124],[125]. Valéry Giscard d'Estaing n’est pas présent[126], de même que, un an plus tard, lors de la cérémonie d'entrée de Simone Veil au Panthéon. Le Premier ministre Édouard Philippe et ses prédécesseurs Édith Cresson, Alain Juppé, Lionel Jospin, Jean-Pierre Raffarin, Dominique de Villepin, François Fillon, Manuel Valls et Bernard Cazeneuve, les membres du gouvernement, des anciens ministres tels Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn, Marisol Touraine, François Baroin, Rachida Dati, Michèle Alliot-Marie, Renaud Donnedieu de Vabres, Jean-Louis Borloo, Nathalie Kosciusko-Morizet, Roselyne Bachelot et Arnaud Montebourg ainsi que des parlementaires et plusieurs chefs de gouvernement étrangers, dont le Belge Charles Michel, le Luxembourgeois Xavier Bettel et le Bulgare Boïko Borissov, la maire de Paris Anne Hidalgo, des membres de la Fondation pour la mémoire de la Shoah (dont Simone Veil resta la présidente d'honneur jusqu'à sa mort), les membres de l'Académie française et des personnalités médiatiques comme Alain Delon ou Claude Chirac sont également présents[127],[128],[129],[130]. Comme l'a souhaité la famille de Simone Veil, la cérémonie est ouverte aux anonymes[131],[132],[133].

À la fin de cet hommage, le président de la République annonce qu'en accord avec sa famille, Simone Veil reposera « avec son époux au Panthéon »[134],[135],[136],[137],[138]. Elle est la première personnalité, sous la Cinquième République, pour laquelle cette décision a été prise aussitôt après son décès[139],[140],[N 10].

L'enterrement se déroule au cimetière du Montparnasse (5e division), où elle est inhumée aux côtés de son époux, Antoine Veil, mort en avril 2013[141]. Le grand-rabbin de France, Haïm Korsia, préside la cérémonie. Simone Veil avait demandé que le kaddish soit prononcé sur sa tombe[142],[143],[144],[145] ; celui-ci est récité par ses fils Jean et Pierre-François[146],[147], accompagnés par Haïm Korsia et Delphine Horvilleur, femme rabbin libérale symbolisant aux yeux de ses fils le combat de leur mère pour l'émancipation des femmes[148],[149],[150]. Marceline Loridan-Ivens, ancienne déportée et amie de Simone Veil, prend également la parole.

Entrée au Panthéon

Le Panthéon et la rue Soufflot aménagés pour la cérémonie.
Les cercueils de Simone et Antoine Veil reposant sous la coupole du Panthéon, veillés par des gardes républicains, le 1er juillet 2018.
Le tombeau de Simone et Antoine Veil au Panthéon.

Les 29 et 30 juin 2018, les cercueils des époux Veil, exhumés du cimetière du Montparnasse, sont exposés au mémorial de la Shoah[151]. La cérémonie au Panthéon se déroule le 1er juillet[152],[151]. Simone Veil devient la cinquième femme à y faire son entrée[153].

Le convoi est parti du mémorial de la Shoah. Il s'est ensuivi une longue procession vers le Panthéon en remontant la rue Soufflot. Le cortège s’est arrêté trois fois au cours de sa remontée. Trois arrêts pour rendre hommage aux trois grands combats menés par Simone Veil : celui pour les droits des femmes, marqué par l’adoption de la loi autorisant l’interruption volontaire de grossesse (IVG), en 1974 ; celui pour l’Europe, dont elle a été la première femme à prendre la présidence du Parlement, en 1979 ; celui pour la mémoire de la déportation, dont elle est rescapée. Des films sur l’Europe et la Shoah sont diffusés sur des écrans géants.

L'accompagnement musical, très prenant, commence par la Chanson de Marie (Song in Remembrance of Schubert, un chant traditionnel juif), jouée au violoncelle par Sonia Wieder-Atherton, se poursuit avec Nuit et Brouillard de Jean Ferrat. À l’arrivée sur la place du Panthéon, quatre-vingt-douze choristes entonnent Le Chant des Marais[154].

Le président de la République prononce ensuite un discours d’une trentaine de minutes[155].

Les cercueils, recouverts du drapeau français et portés chacun par huit gardes républicains, entrent par le portail monumental du Panthéon en présence du président Emmanuel Macron et de son épouse, des deux fils encore vivants du couple Veil, Jean Veil et Pierre-François Veil, et de leurs descendants, au son d’un solo de violoncelle de la suite no 5 de Jean-Sébastien Bach.

Les cercueils reposent dans la nef du Panthéon. Ils sont placés le 2 juillet dans le sixième caveau de la crypte, auprès de Jean Moulin, d'André Malraux, de René Cassin et de Jean Monnet.

Détail des mandats et fonctions

Au gouvernement

  • 28 mai 1974 – 29 mars 1977 : ministre de la Santé.
  • 30 mars 1977 – 31 mars 1978 : ministre de la Santé et de la Sécurité sociale.
  • 5 avril 1978 – 4 juillet 1979 : ministre de la Santé et de la Famille.
  • 30 mars 1993 – 11 mai 1995 : ministre d'État, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville.

Au Parlement européen

  • 17 juillet 1979 – 30 mars 1993 : députée européenne.
  • 17 juillet 1979 – 18 janvier 1982 : présidente du Parlement européen.
  • 24 juillet 1984 – 24 juillet 1989 : présidente du groupe libéral et démocratique (1984-1985) puis du groupe libéral, démocratique et réformateur (1985-1989).

Au Conseil constitutionnel

  • 3 mars 1998 – 3 mars 2007 : membre du Conseil constitutionnel.

Autres fonctions

  • 2001-2007 : présidente de la Fondation pour la mémoire de la Shoah (présidente d'honneur à partir de 2007).
  • Membre du conseil d'administration de l'Institut français des relations internationales (IFRI)[156].
  • Présidente du conseil de direction du Fonds au profit des victimes de la Cour pénale internationale[157].
  • Membre du jury du prix pour la prévention des conflits de la Fondation Chirac.
  • Présidente du Conseil consultatif français des Bourses Entente Cordiale.

Résultats aux élections européennes

Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où elle est tête de liste.

Année Liste Circonscription Unique tour Sièges obtenus
Voix % Rang
1979[158] UDF France entière 5 588 851 27,61 1re
25  /  81
1984[159] UDF-RPR 8 683 596 43,02 1re
41  /  81
1989[160] DVD 1 519 346 8,43 5e
7  /  81

Hommages

Décorations

Décorations françaises

Récapitulatif de ses décorations françaises
  • Grand-croix de la Légion d'honneur Grand-croix de la Légion d'honneur
  • Chevalier de l'ordre national du Mérite Chevalier de l'ordre national du Mérite
  • Médaille d'honneur de la santé et des affaires sociales. Médaille d'honneur de la santé et des affaires sociales, or
 

Simone Veil est nommée au grade de chevalier de l'ordre national du Mérite, avant 2001[161].

Le 31 décembre 2008, elle est directement « élevée à la dignité de grand officier » de l'ordre national de la Légion d'honneur au titre de « ancien ministre, ancien membre du Conseil constitutionnel, membre de l'Académie française ; 51 ans d'activités professionnelles, de services civils et de fonctions électives »[162], décoration qu'elle reçoit le 21 avril 2009[163] puis « élevée à la dignité de grand-croix » le 13 juillet 2012 au titre de « ancienne ministre, ancienne présidente du Parlement européen, ancienne membre du Conseil constitutionnel, membre de l'Académie française »[163], décoration remise le 10 septembre 2012[164]. Selon Le Figaro, c'est à la demande expresse de Roselyne Bachelot et avec l'accord de Nicolas Sarkozy, que le Code de la Légion d'honneur, de la médaille militaire et de l'ordre national du Mérite a été modifié, quelques semaines avant la promotion de Simone Veil, afin de lui permettre d'accéder directement à cette distinction sans passer par les grades inférieurs, distinction qu'elle avait refusée dans les années 1990 pour raisons personnelles[N 11],[166].

Le 26 mars 2012, par arrêté du ministre du travail, de l'emploi et de la santé et de la ministre des solidarités et de la cohésion sociale, Simone Veil reçoit la médaille d'honneur de la santé et des affaires sociales, échelon or, au titre d'ancienne ministre de la santé, ancienne ministre d'État, ministre des affaires sociales, de la santé et de la ville[167].

Décorations étrangères

Simone Veil a reçu plusieurs décorations étrangères[164] :

  • Croix de grand commandeur de l'ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne Croix de grand commandeur de l'ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne le 21 avril 1975 ;
  • sans cadre Grand officier de l'ordre national du Lion du Sénégal le 3 décembre 1975 ;
  • sans cadre Grand-croix de l'ordre du Mérite ivoirien (Côte d'Ivoire) le 12 août 1976 ;
  • Grand cordon de l'ordre de la République (Tunisie) Grand cordon de l'ordre de la République (Tunisie) en 1977 ;
  • Commandeur de l'Ordre du Ouissam alaouite Commandeur de l'ordre du Ouissam alaouite (Maroc) le 19 juin 1978 ;
  • Grand-croix de l'ordre de Mérite du grand-duché de Luxembourg Grand-croix de l'ordre de Mérite du grand-duché de Luxembourg le 18 septembre 1978 ;
  • sans cadre Grand-croix de l'ordre national de la Croix du Sud le 13 octobre 1978[164].
  • Grand officier de l'ordre de la Valeur Grand officier de l'ordre de la Valeur (Cameroun) le 3 août 1983 ;
  • Grand-croix de l'ordre du Mérite du Portugal Grand-croix de l'ordre du Mérite du Portugal le 2 juin 1987 ;
  • Grand-croix de l'ordre de l'Infant Dom Henri Grand-croix de l'ordre de l'Infant Dom Henri (Portugal) le 26 mars 1993 ;
  • sans cadre Grand-officier de l'ordre de l'Empire britannique (Royaume-Uni) le 11 septembre 1997 ;
  • sans cadre Grand-officier de l'ordre des Trois Étoiles (Lettonie) le 15 mars 2007.

Distinctions

  • Intronisée au International Hall of Fame de l'International Women's Forum[168].
  • Prix d'honneur de la fondation Johanna Lowenherz (1987, Neuwied/Allemagne).
  • Médaille d'or du B'nai B'rith, Washington (1993)[164].
  • Prix Prince des Asturies Coopération internationale (2005).
  • « Menoras d’Or » du B’nai B’rith France (2006)[169].
  • Prix Nord-Sud du Conseil de l'Europe (2007).
  • Prix européen Charles Quint (2008).
  • Prix littéraire Les Lauriers verts pour son autobiographie Une vie (2009).
  • Grand prix des médias du prix franco-allemand du journalisme (2009).
  • Prix Heinrich Heine de la ville de Düsseldorf pour l'ensemble de son œuvre (2010).
  • Prix des Savoirs pour le recueil de ses discours Mes combats (2018).

À partir de 2009, Simone Veil est également membre du jury du prix pour la prévention des conflits, décerné annuellement par la Fondation Chirac[170]. Elle reçoit le prix Heinrich Heine 2010[171]. La même année, elle reçoit le prix européen des droits civiques des Sinti et des Roms pour son engagement en faveur de ces deux minorités[172].

Distinctions universitaires honorifiques

De nombreuses universités ou grandes écoles d'Europe, d'Amérique du Nord et d'Israël ont accordé à Simone Veil un titre de docteure honoris causa ou un autre diplôme honorifique :

Diplômes universitaires honorifiques
Pays Date Établissement Grade
Drapeau des États-Unis États-Unis 1975 Université de Princeton Docteure ès droit (LL.D.)[173]
Drapeau d’Israël Israël 1976 Institut Weizmann Docteure ès philosophie (HPh.D.)[174]
Drapeau d’Israël Israël 1979 Université Bar-Ilan Docteure honoris causa[175]
Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni 1980 Université de Cambridge Docteure ès droit (LL.D.)[164]
Drapeau d’Israël Israël 1980 Université hébraïque de Jérusalem Docteure honoris causa[176]
Drapeau des États-Unis États-Unis 1980 Université Yale Docteure ès droit (LL.D.)[177]
Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni 1980 Université d'Édimbourg Docteure honoris causa[178]
Drapeau des États-Unis États-Unis 1981 Université de Georgetown Docteure honoris causa[164]
Drapeau de l'Italie Italie 1982 Université d'Urbino Docteure honoris causa[164]
Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni 1982 Université du Sussex Docteure ès droit (LL.D.)[179]
Drapeau des États-Unis États-Unis 1982 Université Yeshiva Docteure honoris causa[164]
Drapeau de la Belgique Belgique 1984 Université libre de Bruxelles Docteure honoris causa[180]
Drapeau de la France France 1988 American University of Paris Docteure honoris causa[181]
Drapeau des États-Unis États-Unis 1990 Université Brandeis Docteure ès lettres humaines (DHL)[182]
Drapeau de la Belgique Belgique 1993 Université d'Anvers Docteure honoris causa[164]
Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni 1995 Université de Glasgow Docteure honoris causa[164]
Drapeau des États-Unis États-Unis 1997 Université de Pennsylvanie Docteure ès droit (LL.D.)[183]
Drapeau de l'Italie Italie 2006 Université de Cassino Docteure ès jurisprudence[184]
Drapeau du Canada Canada 2007 Université de Montréal Docteure honoris causa[185]
Drapeau de la Bulgarie Bulgarie 2008 Université Saint-Clément-d'Ohrid de Sofia Docteure honoris causa[186]
Drapeau d’Israël Israël 2008 Université académique de Netanya Docteure honoris causa[164]
Drapeau de l'Italie Italie 2009 Université de Bologne Docteure honoris causa[164]
Drapeau d’Israël Israël 2010 Université Ben Gourion du Néguev Docteure ès philosophie (HPh.D.)[187]
Drapeau d’Israël Israël 2011 Université de Tel-Aviv Docteure honoris causa[164]
Drapeau du Japon Japon 2011 Université Meiji Docteure honoris causa[188]

Émissions monétaires

En juillet 2018, une pièce commémorative de 2 euros avec son portrait est éditée à 15 000 000 exemplaires par la Monnaie de Paris[189],[190].

En mars 2024, la Monnaie de Paris annonce qu'elle a créé une nouvelle pièce de 10 centimes d'euros à l'effigie de Simone Veil. Elle sera disponible à partir de l'été 2024[191],[192].

Prix littéraires

  • un prix littéraire Simone-Veil est créé en 2012 par l'Association Cocktail & Culture en partenariat avec la Librairie Fontaine Haussmann[193],[194],[195],[196].
  • un autre prix, le prix Simone-Veil de la République française, mettant en exergue, chaque année, une personnalité ou un collectif luttant pour la cause des femmes dans le monde, est créé par la présidence de la République française, et décerné pour la première fois le 8 mars 2019 à Aissa Doumara Ngatansou[197]. Ruth Montenegro, activiste féministe équatorienne, est lauréate du prix en 2020[198].

Bâtiments et promotions portant le nom de Simone Veil

Établissements scolaires

  • l'école primaire d'Héry-sur-Alby (Haute-Savoie), les collèges de Châtillon (Rhône), de Mandres-les-Roses (Val-de-Marne) et de Villers-Bocage (Calvados) et l'école maternelle et élémentaire de Vigneulles-lès-Hattonchâtel (Meuse), inaugurés en personne par Simone Veil respectivement le 25 juin 2005, le 16 janvier 2006[199][source insuffisante], le 22 octobre 2007, le 30 avril 2010[200] et le 10 décembre 2010 ;
  • le lycée régional de Valbonne Sophia Antipolis (Alpes-Maritimes) depuis la rentrée 2010 ;
  • une école primaire d'Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine) ;
  • une école primaire de Bourgoin-Jallieu (Isère) ;
  • une école maternelle de Drancy (Seine-Saint-Denis), inaugurée le 27 septembre 2014 en présence de ses deux fils ;
  • un collège à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), inauguré le 16 septembre 2014 ;
  • l'établissement régional d'enseignement adapté d'Amilly (Loiret)[201] ;
  • un lycée professionnel à Angers (Maine-et-Loire)[202] ;
  • le collège de Châteaurenard (Bouches-du-Rhône) ;
  • le lycée des métiers des services administratifs, de la relation commerciale et services à la personne de Charleville-Mézières (Ardennes), inauguré le 3 février 2017[203] ;
  • un collège à Elven (Morbihan), ouvert en 2017[204] ;
  • une école maternelle et élémentaire à Hérouville-Saint-Clair (Calvados) ;
  • une école maternelle à Suresnes (Hauts-de-Seine) ;
  • l'école élémentaire à Scherwiller (Bas-rhin) ;
  • le collège de Crevin (Ille-et-Vilaine) ;
  • le collège Victor-Duruy de Nice a été rebaptisé Simone-Veil le 24 février 2018[205] ;
  • l'école intercommunale d'Augnat (Puy-de-Dôme), en regroupement pédagogique avec Saint-Gervazy[206] ;
  • le collège Anjou de Sablé-sur-Sarthe a été rebaptisé Simone-Veil le 1er janvier 2019[207] ;
  • le collège de Poisy en (Haute-Savoie) a été nommé Simone Veil le 8 mars 2019 ;
  • le lycée de Gignac dans (Hérault), inauguré le 7 septembre 2020[208],[209].

Hôpitaux et universités

  • l'hôpital public d'Eaubonne (Val d'Oise) (anciennement Roux Calmette Guérin) depuis sa réorganisation et sa fusion avec l'hôpital de Montmorency ;
  • le 9 février 1978, Simone Veil a posé la première pierre du centre hospitalier de Blois ;
  • la faculté de médecine PIFO (Paris Île-de-France Ouest) appartenant à l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) depuis septembre 2012 ;
  • depuis septembre 2013, un amphithéâtre de la faculté de médecine d'Angers (Maine-et-Loire)[210] ;
  • une rue Simone Veil a été nommée en 2016 à Vesoul (Haute-Saône) dans l'espace de l'ancien hôpital Paul Morel dont elle avait inauguré l'agrandissement en 1975 en centre ville et qui est aujourd'hui transformé en écoquartier à la suite de l'ouverture en 2010 d'un nouvel hôpital intercommunal dans le quartier des Haberges à Vesoul ;
  • depuis le 2 février 2018, le centre hospitalier de Vitré porte son nom ; proche de Pierre Méhaignerie, alors ministre de l'Agriculture et maire de la commune, elle en avait conseillé la construction en 1978, soit quarante ans auparavant[211],[212] ;
  • depuis le 26 avril 2018, date de la première pierre de l'IRM, l’hôpital de Valognes porte son nom ; elle avait inauguré l'établissement en 1977 en tant que ministre de la santé[213] ;
  • le centre hospitalier de Beauvais porte finalement le nom de Simone Veil après que le nom de l'ancien maire de Beauvais, Walter Amsallem fut aussi discuté[214] ;

Dans l'enseignement supérieur

  • la promotion 2000 de l’Institut d'études politiques de Lille ;
  • la 31e promotion de l'IRA de Lille porte le nom de Simone Veil.
  • la promotion 2003 de l’École nationale de la magistrature ;
  • la promotion 2006 de l’École nationale d'administration ;
  • la promotion 2010-2011 des Inspecteurs-élèves de l'École nationale des finances publiques ;
  • la 49e promotion (2014-2016) du Cycle supérieur de management de l'Institut national des études territoriales (INET) ;
  • la promotion 2015-2016 du Master 2 Droit pénal et sciences criminelles de l'université de Strasbourg ;
  • la promotion 2015-2016 de l'École des avocats Aliénor de Bordeaux ;
  • la promotion 2016-2017 de l'École du Centre-Ouest des avocats de Poitiers ;
  • la promotion 2017-2018 du Collège d'Europe ;
  • la promotion 2017-2022 de l'Institut d'études politiques de Paris[215] ;
  • un amphithéâtre de l'Institut d'études politiques de Paris[216] ;
  • La promotion 2018 de l'École européenne de chimie, polymères et matériaux de Strasbourg[217] ;
  • un amphithéâtre de la faculté de droit, d'économie et de gestion de l'université d'Orléans[218] ;
  • la promotion 2017-2018 de DFASM2 en médecine de l'université de Tours ;
  • la promotion 2022-2023 du master Management stratégique des Ressources Humaines de l'IAE de Grenoble au sein de l'université Grenoble-Alpes ;

Voies de circulation et lieux publics

Plus de 700 voies de circulation, lieux publics ainsi que 3 résidences portent le nom de Simone Veil[219] dont le centre socio-culturel Simone Veil dans le quartier Vauban-Esquermes à Lille[220].

  • la place Simone-Veil à Béthune, avec son buste, inaugurée le 1er juillet 2022[221] ;
  • la rue Simone-Veil à Bourges, inaugurée le 1er juillet 2018[222] ;
  • la rue Simone-Veil à Aix-les-Bains, inaugurée le 5 juillet 2018[223] ;
  • la rue Simone-Veil à Briey, inaugurée le 12 juin 2006[224] ;
  • la rue Simone-Veil à Remiremont, inaugurée le 10 novembre 2017[225] ;
  • la médiathèque Simone-Veil à Vauvert (Gard), inaugurée le 9 février 2012 ;
  • le boulevard Simone-Veil à Nantes, depuis 2021[226] ;
  • le boulevard Simone-Veil à Nice, depuis 2013[227] ;
  • la médiathèque Simone-Veil à La Ciotat, depuis le 30 novembre 2013 ;
  • l'allée Simone-Veil à La Chapelle-de-Brain (Ille-et-Vilaine) depuis le 30 juin 2017 ;
  • le parc Simone-Veil à Les Lilas (Seine-Saint-Denis) (ancien square des Bruyères), inauguré le 2 septembre 2018[228] ;
  • la rue Simone-Veil aux Sables d'Olonne depuis le 1er janvier 2019 (ancienne rue Georges Clemenceau de Château-d'Olonne) ;
  • le pont Simone-Veil à Bordeaux (en construction), dont l'ouverture est prévue en 2024 ;
  • le jardin Simone-Veil (anciennement jardin du Puygarreau) à Poitiers, nomination en présence d'un de ses fils Jean Veil et du maire Alain Claeys et inauguration d'une plaque le 5 mars 2018[229] ;
  • la médiathèque Simone-Veil à Valenciennes, depuis le 27 avril 2019[230].
  • à Paris, après la mort de Simone Veil le 30 juin 2017, la maire de Paris Anne Hidalgo fait savoir qu'elle compte proposer au Conseil de Paris d'attribuer son nom à « un lieu marquant de la capitale »[231],[232],[233]. Le 31 octobre 2017, il est annoncé qu'il sera proposé au vote du Conseil de Paris que la place de l'Europe soit renommée « place de l'Europe-Simone Veil »[234],[235]. L'inauguration a lieu le 28 mai 2018 ; la station de métro Europe est également renommée « Europe - Simone Veil ».

Autres

Elle fait partie des dix statues de femmes présentées lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques (avec l'avocate et féministe Gisèle Halimi, la philosophe et poétesse Christine de Pizan, l’exploratrice Jeanne Barret, l'écrivaine et révolutionnaire Olympe de Gouges, l’anarchiste Louise Michel, la réalisatrice Alice Guy, la cadre sportive Alice Milliat, l’écrivaine Paulette Nardal et la philosophe Simone de Beauvoir), qui sont réinstallées le 26 juillet 2024 rue de la Chapelle[236].

Œuvres

  • Simone Veil, Clément Launay et Michel Soulé, L'Adoption : données médicales, psychologiques et sociales, Paris, Éditions sociales françaises, 1968, 224 p. (BNF 33208741).
  • Simone Veil et Annick Cojean, Les Hommes aussi s'en souviennent : discours du 26 novembre 1974, suivi d'Un entretien avec Annick Cojean, Paris, Stock, 2004, 111 p. (ISBN 2-234-05720-5, BNF 39268205).
  • Simone Veil, Une vie, Paris, Stock, 2007 (réimpr. 2009), 397 p. (ISBN 978-2-234-05817-0, BNF 41149288).
    Les quatre premiers chapitres ont été édités sous le titre Une jeunesse au temps de la Shoah : extraits d'Une vie, Librairie générale française, coll. « Le Livre de poche », 2010 (ISBN 978-2-253-12762-8).
  • Simone Veil (préf. Robert Badinter), Mes combats : Les discours d'une vie, Paris, Bayard éditions, 2016, 280 p. (ISBN 978-2-227-48937-0).
  • Simone Veil et David Teboul, L’Aube à Birkenau, Paris, Les Arènes, 2019, 300 p. (ISBN 979-10-375-0090-8). Version Pocket : Les Arènes, 2019, 289 p. (ISBN 978-22-663-2040-5).
  • Simone Veil, Seul l'espoir apaise la douleur : Récit, Flammarion-INA, 2022
    Retranscription d'un entretien de 2006 sur sa déportation, pour l'INA et la Fondation pour la mémoire de la Shoah[237].
  • Simone Veil (postface Dan Arbib), Pour les générations futures, Paris, Albin Michel, 2024, 160 p. (ISBN 978-22-264-8988-3)
    tee d'une conférence prononcée en 2005 à l'École normale supérieure suivi de la retranscription des échanges avec les élèves

Notes et références

Notes

  1. ↑ Elle est successivement ministre de la Santé (1974-1977), ministre de la Santé et de la Sécurité sociale (1977-1978), puis ministre de la Santé et de la Famille (1978-1979).
  2. ↑ Prononciation en français de France retranscrite selon la norme API.
  3. ↑ Mairie du IXe arrondissement, mention sur acte de naissance no 207 d'André Jacob en date du 3 février 1891.
  4. ↑ « On entend souvent dire que les déportés ont voulu oublier et ont préféré se taire. […] Si je prends mon cas, j'ai toujours été disposée à en parler, à témoigner. Mais personne n'avait envie de nous entendre. » - Entretien accordé à Annette Wierviorka en juin 1990, cité en p. 170[31]
  5. ↑ Témoignage de Simone Veil sur la survie dans le système concentrationnaire[34].
  6. ↑ Elle explique dans ses mémoires les raisons de cette date d'examen surprenante : « Nous avions été prévenus, dès les premières semaines de l'année scolaire, que les épreuves du bac se dérouleraient non pas en juin, mais dès fin mars, et ne comporteraient que des épreuves écrites. Les autorités niçoises voulaient en effet clore l'année scolaire le plus tôt possible, par crainte d'un débarquement allié et des troubles qui en découleraient. » (Une vie, page 47)
  7. ↑ Son amie Gisèle Halimi raconte : « elle fumait en cachette ! On se cachait dans des bistrots des portes de Paris où personne ne pouvait nous reconnaître. ». Voir« Simone Veil : son amie Gisèle Halimi « pleure » une femme « gaie », « drôle », qui « savait choisir la cause juste » », sur Francetvinfo`, 30 juin 2017.
  8. ↑ « Je n’ai pas du tout aimé cette formule très ambiguë », déclare-t-elle dans une interview au journal Marianne (17 au 23 mars 2007).
  9. ↑ Après avoir passé les troupes en revue, Emmanuel Macron rejoint l'assistance pour l'entrée à 10 h 30 du cercueil, revêtu du drapeau tricolore et porté par des Gardes républicains, au son de la Marche funèbre de Chopin. Comme le veut la tradition, le cercueil est déposé à même le sol, sur un simple brancard de bois vernis, à l'exact centre de la cour, tandis que l'assistance observe une minute de silence. L'éloge funèbre est prononcé par Emmanuel Macron, précédé de celui des deux fils de Simone Veil. Le cercueil quitte la cour d'honneur des Invalides à 11 h 34 accompagné du Chant des déportés. cf. Roland Gauron, Alexis Feertchak, « Simone Veil sera la cinquième femme à entrer au Panthéon », sur lefigaro.fr, 5 juillet 2017.
  10. ↑ Dans son discours lors de la cérémonie au Panthéon, Emmanuel Macron indique que cette décision ne fut pas seulement la sienne, mais celle de tous les Français (voir « VERBATIM. Le discours d’Emmanuel Macron lors de la cérémonie d’hommage à Simone Veil », Ouest-France.fr,‎ 1er juillet 2018 (lire en ligne, consulté le 2 juillet 2018)).
  11. ↑ « La ministre s'est aperçue il y a peu que Mme Veil, récemment élue à l'Académie française, n'avait pas la Légion d'honneur et a voulu réparer cette injustice compte tenu du parcours et de l'autorité morale de cette personnalité, dit-on dans l'entourage de Roselyne Bachelot »[165].

Références

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  6. ↑ a et b Claude Jacquemart et Jean-Baptiste Garat, « Simone Veil, survivante et immortelle », Le Figaro, 2 juillet 2017, p. 4.
  7. ↑ Anne Chemin, « Mort de Simone Veil », sur Le Monde, 30 juin 2017.
  8. ↑ a et b « Les cinq lieux marquants de l'enfance de Simone Veil à Nice », sur Nice-Matin, 30 juin 2017.
  9. ↑ Simone Veil, L’Aube à Birkenau, 2019, p. 59 (version Pocket). « Le 17 juin, Papa nous a mis dans le train pour Toulouse. Nous devions rejoindre ma tante et mon oncle, mobilisé comme médecin dans un hôpital. Nous n'y sommes restés que quelques jours parce que mes oncle et tante ont aussitôt cherché à repartir pour Bordeaux. En juin 1940, les décisions pouvaient changer d'un jour à l'autre. Ils venaient d'entendre le général de Gaulle à la radio et voulaient essayer de rejoindre Londres. »
  10. ↑ a b c et d « Simone Veil, une vie de combats », Paris Match, semaine du 6 au 12 juillet 2017, pages 34-73.
  11. ↑ Sont absents : les députés communistes ; les parlementaires partis sur le Massilia ; les parlementaires mobilisés. 80 des présents votent contre, notamment Léon Blum et un seul député de droite, Henri de Kérillis.
  12. ↑ Patrice Trapier, « Simone Veil, une vie de peines et de combats », sur JDD, 2 juillet 2017.
  13. ↑ « Réseau Baden Powell », sur reseau-bp.blog4ever.com (consulté le 21 janvier 2020).
  14. ↑ Simone Veil, Une Vie, Paris, Stock, 2007, p.26.
  15. ↑ Missika, Dominique,, Les inséparables : Simone Veil et ses sœurs, Paris, Éditions le Seuil, 256 p. (ISBN 978-2-02-140054-0).
  16. ↑ Est parfois cité le totem « Lièvre agité ». Michel Sarazin, dans Une femme, Simone Veil (Paris, Robert Laffont, 1987, p. 23), mentionne « Balkis » (en référence à la reine de Saba), donné par Madeleine[pas clair] vers 1941-1942. Mais d'après les archives du Réseau Baden Powell et de la FFE, son totem était bien « Lièvre astucieux ». L’adjectif devant correspondre à une qualité de la personne, ce totem est effectivement plus plausible.
  17. ↑ Calendrier FFE, page du mois d’août 1945.
  18. ↑ Simone Veil, L’Aube à Birkenau, 2019, p. 63.
  19. ↑ Simone Veil, Une vie, Stock, 2007
  20. ↑ Rue Durante.
  21. ↑ Jocelyne Sauvard, Simone Veil, la force de conviction, Éditions de l'Archipel, 2012 (lire en ligne).
  22. ↑ Simone Veil, L’Aube à Birkenau, 2019, p. 67-68. « L'arrivée de ma famille à l'Excelsior m'a plongée dans le désespoir. Maman, elle, se montrait presque soulagée de me retrouver.[…] En voyant tous les gens qu'on conduisait par petits groupes, arrêtés dans les rues de Nice ou chez eux, nous avions le sentiment que le piège s'était refermé. Nous entrions dans la tragédie. »
  23. ↑ Klarsfeld, 2012.
  24. ↑ Catherine Durand, « Marceline Loridan-Ivens : « Simone Veil, ma jumelle contradictoire », sur Marie Claire, 30 juin 2017.
  25. ↑ Simone Veil, L’Aube à Birkenau, 2019, p. 73.
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  58. ↑ La légalisation du droit des femmes à l'interruption volontaire de grossesse interviendra implicitement en France le 31 octobre 1980, lorsque le Conseil d'État, dans un arrêt dit « arrêt Lahache », estimera qu'il n'appartient qu'à la femme majeure « d'apprécier elle-même si sa situation justifie l'interruption de grossesse », sans se préoccuper des avis successifs du médecin et d'un organisme à volonté sociale, uniquement destinés à éclairer la femme sur la portée de son choix, cf. Arrêt du 17 novembre 2000 rendu par l’Assemblée plénière de la Cour de cassation, qui mentionne l'arrêt rendu le 31 octobre 1980 par le Conseil d'État.
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Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Simone Veil, sur Wikimedia Commons
  • Discours à l'Assemblée nationale (19 novembre 1974), sur Wikisource
  • Simone Veil, sur Wikiquote
Une catégorie est consacrée à ce sujet : Simone Veil.

Filmographie

  • La Loi (2014), téléfilm de Christian Faure où Emmanuelle Devos tient le rôle de Simone Veil (Simone Veil (personnage), sur le site de l'Imdb).
  • Simone, le voyage du siècle (2022), film d'Olivier Dahan avec Elsa Zylberstein.

Bibliographie

  • Michel Sarazin, Une femme Simone Veil, Paris, Robert Laffont, 1987, 305 p. (ISBN 2-221-04809-1).
  • Maurice Szafran, Simone Veil : Destin, Paris, J'ai lu, coll. « Littérature Générale », 1996, 316 p. (ISBN 2-277-24140-7).
  • Le texte complet des débats sur la loi du 17 janvier 1975 relative à l'interruption volontaire de grossesse, publiés au Journal officiel de 1974, consultable sur le site de l’Assemblée nationale.
  • Discours de Jean d'Ormesson pour la réception de Simone Veil à l'Académie française (texte).
  • L'histoire et le destin de Simone Jacob Veil, 1927 1946, Dominique Del Boca, éditions RDBF, 2012.
  • Simone Veil - L'interruption volontaire de grossesse, Débats historiques de l’Assemblée nationale (1974) réunis par Lola Caul-Futy dans un coffret de 4 CD audio, Frémeaux & Associés, 2011.
  • Mémorial de la Déportation des Juifs de France, Serge Klarsfeld. Nouvelle édition, mise à jour, avec une liste alphabétique des noms. FFDJF (Fils et filles de déportés juifs de France), 2012.
  • Laurent Pfaadt, Simone Veil, une passion française, City Editions, 2011.
  • Christine Clerc, Les conquérantes : Douze femmes à l'assaut du pouvoir, Paris, Le Nil, novembre 2013, 381 p. (ISBN 978-2-84111-661-4).
  • Sarah Briand, Simone, éternelle rebelle, Fayard, 2015.
  • Album de photos préfacé par Annick Cojean, Simone Veil et les siens, Grasset, 2018.
  • Dominique Missika, Les inséparables. Simone Veil et ses sœurs, Seuil, 2018.
  • Nadine Vasseur, Simone Veil : Vie publique, archives privées, Tohu-Bohu, 2019
  • Didier Chauvet, Simone Veil, un parcours dans la Shoah, L'Harmattan, 2022.
  • Laurène Vernet, Simone Veil: Les combats d’une immortelle, Perrin, 2023, 368 p. (ISBN 978-2-262-08695-4)

Livres audio

  • Simone Veil (auteur) et Antoinette Fouque (recueil des propos de l'auteur), Vivre l'histoire : entretiens, Paris, Éditions des femmes, coll. « Bibliothèque des voix », 1987 (BNF 38135167)
    Support : 1 cassette audio ; durée : non connue ; référence éditeur : non connue. La notice BNF précise la date de l'enregistrement audio : « 19851100 », ce qui peut se traduire par « novembre 1985 ».
  • Simone Veil (auteur) et Antoinette Fouque (recueil des propos de l'auteur), Vivre l'histoire : entretiens, Paris, Éditions des femmes, coll. « Bibliothèque des voix », 16 mars 2004 (EAN 332-81-400-2016-8)
    Support : 1 disque compact audio ; durée : non connue ; référence éditeur : non connue.
  • Simone Veil (auteur et narratrice du chapitre 1) et Marie-Dominique Bayle (narratrice des chapitres 2 à 11 et du discours du 26 novembre 1974 constituant l'annexe), Une vie : texte intégral, Paris, Audiolib, 11 juin 2008 (ISBN 978-2-35641-020-7, BNF 41278282)
    Support : 1 disque compact audio MP3 ; durée : 8 h 7 min. environ ; référence éditeur : non connue.
  • Grand entretien de l'INA Entretien de 5h30 réalisé en 2006, à retrouver dans un livre intitulé Seul l’espoir apaise la douleur (Flammarion )

Bande dessinée

  • Simone Veil - L'immortelle, scénario de Pascal Bresson, dessin d'Hervé Duphot, Marabulles, 2018 (ISBN 9782501117821) ; édition augmentée, 2020 (ISBN 9782501146852)

Articles connexes

  • Union des démocrates et indépendants
  • Place des femmes en politique en France
  • Femmes ministres en France
  • Liste de dirigeantes politiques
  • Femmes à l'Académie française
  • Groupes de réflexion sur la modification de la Constitution
  • Prix littéraire Simone-Veil
  • Marceline Loridan-Ivens
  • Anne-Lise Stern
  • Rose Warfman

Liens externes

  • Archives concernant sa fonction de présidente du Parlement européen, déposées aux Archives historiques de l’Union européenne, à Florence.
  • Fonds Simone VEIL (1828-2017) [81 mètres linéaires, 530 cartons]. Section : Département des archives privées; Cote : 688AP/1-688AP/537. Pierrefitte-sur-Seine : Archives nationales - site de Pierrefitte-sur-Seine, Archives nationales (présentation en ligne, lire en ligne).
    Le fonds Simone Veil est le premier fonds d'archives privées entré directement sur le nouveau site des Archives nationales à Pierrefitte-sur-Seine en septembre 2012. Des versements supplémentaires furent effectués fin 2013, en provenance de son secrétariat particulier, rue de Rome et en avril 2018, quelques mois après sa mort. Le fonds Simone Veil conserve principalement les archives de ses activités ministérielles au gouvernement de 1974 à 1979 et de 1993 à 1995, à la présidence de l'Europe de 1979 à 1982 ou comme députée au Parlement européen jusqu'en 1993, ainsi que les articles ou interviews publiés dans de nombreux médias au cours de sa longue carrière politique en France ou en Europe et à l'étranger. Plusieurs séries de discours, de correspondance, de photographies, d'enregistrements et de dossiers thématiques ou documentaires clôturent l'ensemble du fonds.
  • "Ce que j'ai pu observer en Allemagne au sujet de la race juive" : le témoignage de Simone Veil à l'âge de 20 ans.
Bases de données et dictionnaires

  • Ressources relatives à la rechercheVoir et modifier les données sur Wikidata :
    • Akadem
    • Cairn
    • Diffusion des savoirs de l'École normale supérieure
    • Persée
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    • Parlement européen
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    • Académie française (membres)
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    • Les Archives du spectacle
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    • Brockhaus
    • Den Store Danske Encyklopædi
    • Deutsche Biographie
    • Dictionnaire universel des créatrices
    • Dizionario di Storia
    • Enciclopedia delle donne
    • Enciclopedia italiana
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Fauteuil 13 de l’Académie française
Précédé par Suivi par
Pierre Messmer
Simone Veil
2008-2017
Maurizio Serra
v · m
◀ Composition de l'Académie française au jour de son élection (20 novembre 2008) ▶
Par numéro
de fauteuil

1. Claude Dagens
2. Hector Bianciotti
3. Jean-Denis Bredin
4. Jean-Luc Marion
5. Assia Djebar
6. Marc Fumaroli
7. Jacqueline de Romilly
8. Michel Déon
9. Alain Decaux
10. Florence Delay

11. Gabriel de Broglie
12. Jean d'Ormesson
13. Simone Veil
14. H. Carrère d'Encausse
15. Frédéric Vitoux
16. Valéry Giscard d'Estaing
17. Erik Orsenna
18. Michel Serres
19. Jean-Loup Dabadie
20. Angelo Rinaldi

21. Félicien Marceau
22. René de Obaldia
23. Pierre Rosenberg
24. Max Gallo
25. Dominique Fernandez
26. Jean-Marie Rouart
27. Pierre Nora
28. Jean-Christophe Rufin
29. Claude Lévi-Strauss
30. Maurice Druon

31. Jean Dutourd
32. fauteuil vacant
33. Michel Mohrt
34. François Cheng
35. Yves Pouliquen
36. Philippe Beaussant
37. René Girard
38. François Jacob
39. Jean Clair
40. Pierre-Jean Rémy

Par date
d'élection
  • 1966 Maurice Druon
  • 1973 Claude Lévi-Strauss
  • 1973 Jean d'Ormesson
  • 1975 Félicien Marceau
  • 1978 Michel Déon
  • 1978 Jean Dutourd
  • 1979 Alain Decaux
  • 1985 Michel Mohrt
  • 1988 Pierre-Jean Rémy
  • 1988 Jacqueline de Romilly
  • 1989 Jean-Denis Bredin
  • 1990 Michel Serres
  • 1990 Hélène Carrère d'Encausse
  • 1995 Marc Fumaroli
  • 1995 Pierre Rosenberg
  • 1996 Hector Bianciotti
  • 1996 François Jacob
  • 1997 Jean-Marie Rouart
  • 1998 Erik Orsenna
  • 1999 René de Obaldia
  • 2000 Florence Delay
  • 2001 Gabriel de Broglie
  • 2001 Pierre Nora
  • 2001 Angelo Rinaldi
  • 2001 Yves Pouliquen
  • 2001 Frédéric Vitoux
  • 2002 François Cheng
  • 2003 Valéry Giscard d'Estaing
  • 2005 René Girard
  • 2005 Assia Djebar
  • 2007 Dominique Fernandez
  • 2007 Max Gallo
  • 2007 Philippe Beaussant
  • 2008 Jean-Loup Dabadie
  • 2008 Claude Dagens
  • 2008 Jean Clair
  • 2008 Jean-Christophe Rufin
  • 2008 Jean-Luc Marion
  • 2008 Simone Veil
  • ---
v · m
◀ Composition de l'Académie française au jour de sa mort (30 juin 2017) ▶
Par numéro
de fauteuil

1. Claude Dagens
2. Dany Laferrière
3. Jean-Denis Bredin
4. Jean-Luc Marion
5. Andreï Makine
6. Marc Fumaroli
7. Jules Hoffmann
8. fauteuil vacant
9. fauteuil vacant
10. Florence Delay

11. Gabriel de Broglie
12. Jean d'Ormesson
13. Simone Veil
14. H. Carrère d'Encausse
15. Frédéric Vitoux
16. Valéry Giscard d'Estaing
17. Erik Orsenna
18. Michel Serres
19. Jean-Loup Dabadie
20. Angelo Rinaldi

21. Alain Finkielkraut
22. René de Obaldia
23. Pierre Rosenberg
24. Max Gallo
25. Dominique Fernandez
26. Jean-Marie Rouart
27. Pierre Nora
28. Jean-Christophe Rufin
29. Amin Maalouf
30. Danièle Sallenave

31. Michael Edwards
32. François Weyergans
33. Dominique Bona
34. François Cheng
35. Yves Pouliquen
36. fauteuil vacant
37. fauteuil vacant
38. Marc Lambron
39. Jean Clair
40. Xavier Darcos

Par date
d'élection
  • 1973 Jean d'Ormesson
  • 1989 Jean-Denis Bredin
  • 1990 Michel Serres
  • 1990 Hélène Carrère d'Encausse
  • 1995 Marc Fumaroli
  • 1995 Pierre Rosenberg
  • 1997 Jean-Marie Rouart
  • 1998 Erik Orsenna
  • 1999 René de Obaldia
  • 2000 Florence Delay
  • 2001 Gabriel de Broglie
  • 2001 Pierre Nora
  • 2001 Angelo Rinaldi
  • 2001 Yves Pouliquen
  • 2001 Frédéric Vitoux
  • 2002 François Cheng
  • 2003 Valéry Giscard d'Estaing
  • 2007 Dominique Fernandez
  • 2007 Max Gallo
  • 2008 Jean-Loup Dabadie
  • 2008 Claude Dagens
  • 2008 Jean Clair
  • 2008 Jean-Christophe Rufin
  • 2008 Jean-Luc Marion
  • 2008 Simone Veil
  • 2009 François Weyergans
  • 2011 Danièle Sallenave
  • 2011 Amin Maalouf
  • 2012 Jules Hoffmann
  • 2013 Michael Edwards
  • 2013 Dominique Bona
  • 2013 Xavier Darcos
  • 2013 Dany Laferrière
  • 2014 Alain Finkielkraut
  • 2014 Marc Lambron
  • 2016 Andreï Makine
  • ---
  • ---
  • ---
  • ---
v · m
Gouvernement Chirac I (27 mai 1974 – 25 août 1976)
Sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing
Intérieur
Michel Poniatowski, ministre d'État
Secrétaire d'État (6) : Pierre-Christian Taittinger (6)

Jacques Chirac
Premier ministre
(en 1980)
Justice, garde des sceaux
Jean Lecanuet puis ministre d'État (6)
Secrétaire d'État à la Condition pénitentiaire : Hélène Dorlhac
Défense
Jacques Soufflet (dém) (5) puis Yvon Bourges (5)
Secrétaire d'État (5) puis supprimé (8) : Marcel Bigeard (5) puis (dém) (8)
Réformes puis supprimé (1) Jean-Jacques Servan-Schreiber (dém) (1)
Affaires étrangères
Jean Sauvagnargues
Secrétaire d'État : Bernard Destremau
Secrétaire d'État (6) puis supprimé (7) : Jean François-Poncet (6) puis (dém) (7)
Économie et Finances
Jean-Pierre Fourcade
Secrétaire d'État au Budget : Christian Poncelet
Secrétaire d'État à la Consommation (6) : Christiane Scrivener (6)
Éducation
René Haby
Secrétaire d'État à l'Enseignement préscolaire puis supprimé (6) : Annie Lesur (dém) (6)
Coopération Pierre Abelin (dém) (6) puis Jean de Lipkowski (6)
Équipement
Robert Galley
Secrétaire d'État au Logement : Jacques Barrot
Agriculture
Christian Bonnet
Secrétaire d'État (5) : Jean-François Deniau (5) puis (dém) (6) puis Pierre Méhaignerie (6)
Secrétaire d'État aux Industries alimentaires (6) (double tutelle) : Jean Tiberi (6)
Qualité de la vie
André Jarrot (dém) (6) puis André Fosset (6)
Secrétaire d'État à l'Environnement : Gabriel Péronnet puis poste suspendu (4) puis Paul Granet (6)
Secrétaire d'État à la Jeunesse et aux Sports : Pierre Mazeaud
Secrétaire d'État au Tourisme : Gérard Ducray (dém) (6) puis Jacques Médecin (6)
Travail
Michel Durafour
Secrétaire d'État aux Travailleurs immigrés : André Postel-Vinay (dém) (3) puis Paul Dijoud (3)
Secrétaire d'État à la Condition des travailleurs manuels (6) : Lionel Stoléru (6)
Santé
Simone Veil
Secrétaire d'État à l'Action sociale : René Lenoir
Industrie et Recherche
Michel d'Ornano
Secrétaire d'État aux Industries alimentaires (6) (double tutelle) : Jean Tiberi (6)
Commerce et Artisanat Vincent Ansquer
Anciens Combattants Secrétaire d'État : André Bord
Postes et Télécommunications Secrétaire d'État : Pierre Lelong (dém) (5) puis Aymar Achille-Fould (5) puis (dém) (6) puis Norbert Ségard (6)
Transports Secrétaire d'État : Marcel Cavaillé
Culture Secrétaire d'État : Michel Guy
Commerce extérieur Secrétaire d'État puis ministre (5) : Norbert Ségard puis Raymond Barre (6)
Universités Secrétaire d'État : Jean-Pierre Soisson puis Alice Saunier-Seïté (6)
Départements et Territoires d'outre-mer Secrétaire d'État : Olivier Stirn
Secrétaires d'État
auprès du Premier ministre
Secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement : René Tomasini
Secrétaire d'État à la Fonction publique : Roger Poudonson (dém) (4) puis Gabriel Péronnet (4)
Secrétaire d'État à la Formation professionnelle : Paul Granet puis Jean-Pierre Soisson (6)
Secrétaire d'État, porte-parole du Gouvernement : André Rossi
Secrétaire d'État à la Condition féminine (2) : Françoise Giroud (2)
  • Ordonnancement par ordre de préséance
  • (dém) Démission
  • (1) Remaniement du 9 juin 1974
  • (2) Remaniement du 16 juillet 1974
  • (3) Remaniement du 22 juillet 1974
  • (4) Remaniement du 29 octobre 1974
  • (5) Remaniement du 31 janvier 1975
  • (6) Remaniement du 12 janvier 1976
  • (7) Ajustement du 27 juillet 1976
  • (8) Ajustement du 4 août 1976
(← MESSMER III]) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (BARRE I →)
v · m
Gouvernement Barre I (25 août 1976 – 29 mars 1977)
Sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing
Économie et Finances
Raymond Barre, Premier ministre
Ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de l'Économie et des Finances : Michel Durafour
Secrétaire d'État au Budget auprès du ministre délégué à l'Économie et aux Finances : Christian Poncelet
Secrétaire d'État à la Consommation auprès du ministre délégué à l'Économie et aux Finances : Christiane Scrivener

Raymond Barre
Premier ministre
Justice, garde des sceaux Olivier Guichard, ministre d'État
Intérieur
Michel Poniatowski, ministre d'État
Secrétaire d'État aux Départements et Territoire d'outre-mer : Olivier Stirn
Plan et Aménagement du territoire Jean Lecanuet, ministre d'État
Affaires étrangères
Louis de Guiringaud
Secrétaire d'État : Pierre-Christian Taittinger
Défense Yvon Bourges
Éducation René Haby
Coopération Robert Galley
Équipement
Jean-Pierre Fourcade
Secrétaire d'État aux Transports : Marcel Cavaillé
Secrétaire d'État au Logement : Jacques Barrot
Relations avec le Parlement Robert Boulin
Agriculture
Christian Bonnet
Secrétaire d'État : Pierre Méhaignerie
Travail
Christian Beullac
Secrétaire d'État aux Travailleurs immigrés : Paul Dijoud
Secrétaire d'État à la Condition des travailleurs manuels : Lionel Stoléru
Santé
Simone Veil
Secrétaire d'État à l'Action sociale : René Lenoir
Industrie et Recherche
Michel d'Ornano
Secrétaire d'État (1) : Claude Coulais (1)
Qualité de la vie
Vincent Ansquer
Secrétaire d'État à la Jeunesse et aux Sports : Jean-Pierre Soisson
Secrétaire d'État au Tourisme : Jacques Médecin
Commerce et Artisanat Pierre Brousse
Commerce extérieur André Rossi
Postes et Télécommunications Secrétaire d'État  : Norbert Ségard
Anciens Combattants Secrétaire d'État  : André Bord
Culture Secrétaire d'État  : Françoise Giroud
Universités Secrétaire d'État  : Alice Saunier-Seïté
Secrétaires d'État
auprès du Premier ministre
Secrétaire d'État à la Fonction publique  : Maurice Ligot
Secrétaire d'État  : Antoine Rufenacht
  • Ordonnancement par ordre de préséance
  • (1) Remaniement du 20 décembre 1976
(← CHIRAC I) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (BARRE II →)
v · m
Gouvernement Barre II (29 mars 1977 – 31 mars 1978)
Sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing
Économie et Finances
Raymond Barre, Premier ministre
Ministre délégué à l'Économie et aux Finances : Robert Boulin
Secrétaire d'État au Budget auprès du ministre délégué à l'Économie et aux Finances : Pierre Bernard-Reymond
Secrétaire d'État à la Consommation auprès du ministre délégué à l'Économie et aux Finances : Christiane Scrivener

Raymond Barre
Premier ministre
Justice, garde des sceaux
Alain Peyrefitte
Secrétaire d'État (4) : Monique Pelletier (4)
Affaires étrangères
Louis de Guiringaud
Secrétaire d'État : Pierre-Christian Taittinger (dém) (3) puis Jean-François Deniau (3)
Intérieur
Christian Bonnet
Secrétaire d'État aux Départements et Territoire d'outre-mer : Olivier Stirn
Secrétaire d'État aux Collectivités locales : Marc Bécam
Défense
Yvon Bourges
Secrétaire d'État puis supprimé (3) : Jean-Jacques Beucler
Coopération Robert Galley
Culture et Environnement
Michel d'Ornano
Secrétaire d'État au Tourisme : Jacques Médecin
Équipement et Aménagement du territoire
Jean-Pierre Fourcade (dém) (3) puis Fernand Icart (3)
Secrétaire d'État au Logement : Jacques Barrot
Secrétaire d'État aux Transports : Marcel Cavaillé
Secrétaire d'État à l'Aménagement du territoire puis supprimé (2) : Paul Dijoud
Éducation René Haby
Agriculture
Pierre Méhaignerie
Secrétaire d'État : Jacques Blanc
Industrie, Commerce et Artisanat
René Monory
Secrétaire d'État : Antoine Rufenacht
Secrétaire d'État : Claude Coulais
Travail
Christian Beullac
Secrétaire d'État : Lionel Stoléru
Secrétaire d'État : Jacques Legendre
Secrétaire d'État chargé de l’Emploi féminin (4) : Nicole Pasquier (4)
Santé et Sécurité sociale
Simone Veil
Secrétaire d'État : René Lenoir
Secrétaire d'État : Hélène Missoffe
Commerce extérieur André Rossi
Postes et Télécommunications Secrétaire d'État  : Norbert Ségard
Anciens Combattants Secrétaire d'État  : André Bord puis Jean-Jacques Beucler (3)
Universités Secrétaire d'État puis ministre (4)  : Alice Saunier-Seïté
Secrétaire d'État à la Jeunesse et aux Sports Secrétaire d'État  : Jean-Pierre Soisson (dém) (1) puis Paul Dijoud (2)
Secrétaires d'État
auprès du Premier ministre
Secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement  : Christian Poncelet (dém) (3) puis André Bord (3)
Secrétaire d'État à la Fonction publique  : Maurice Ligot
Secrétaire d'État à la Recherche  : Jacques Sourdille
Secrétaire d'État  : Jacques Dominati
  • Ordonnancement par ordre de préséance
  • (dém) Démission
  • (1) Remaniement du 1er juin 1977
  • (2) Remaniement du 8 juin 1977
  • (3) Remaniement du 26 septembre 1977
  • (4) Remaniement du 10 janvier 1978
(← BARRE I) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (BARRE III →)
v · m
Gouvernement Barre III (3 avril 1978 – 13 mai 1981)
Sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing
Justice, garde des sceaux
Alain Peyrefitte
Secrétaire d'État : Monique Pelletier puis Jean-Paul Mourot (1)

Raymond Barre
Premier ministre
Santé et Famille
puis Santé et Sécurité sociale (3)
Simone Veil (dém) (3) puis Jacques Barrot (3)
Secrétaire d'État : Daniel Hoeffel puis Rémy Montagne (7)
Secrétaire d'État (3) puis supprimé (12) : Jean Farge (3) puis (dém) (12)
Intérieur
Christian Bonnet
Secrétaire d'État aux Départements et Territoire d'outre-mer : Paul Dijoud
Secrétaire d'État aux Collectivités locales puis supprimé (7) : Marc Bécam non remplacé (7)
Affaires étrangères
Louis de Guiringaud (dém) (2) puis Jean François-Poncet (2)
Secrétaire d'État : Olivier Stirn
Secrétaire d'État : Pierre Bernard-Reymond (1)
Défense Yvon Bourges (dém) (7) puis Joël Le Theule (7) puis Robert Galley (9)
Travail et Participation
Robert Boulin puis Jean Mattéoli (5)
Secrétaire d'État à la Formation professionnelle puis changement de ministre de tutelle (7) : Jacques Legendre
Secrétaire d'État aux Travailleurs manuels et immigrés : Lionel Stoléru
Secrétaire d'État à l’Emploi féminin : Nicole Pasquier
Coopération Robert Galley
Économie René Monory
Budget Maurice Papon
Environnement et Cadre de vie
Michel d'Ornano
Secrétaire d'État au Logement puis supprimé (7) : Marcel Cavaillé non remplacé (7)
Secrétaire d'État à l'Environnement : François Delmas
Éducation
Christian Beullac
Secrétaire d'État puis supprimé (7) : Jacques Pelletier non remplacé (7)
Universités Alice Saunier-Seïté
Agriculture
Pierre Méhaignerie
Secrétaire d'État : Jacques Fouchier
Industrie
André Giraud
Secrétaire d'État à la Petite et Moyenne Industrie : Jean-Pierre Prouteau
Transports Joël Le Theule puis Daniel Hoeffel (7)
Commerce et Artisanat Jacques Barrot puis Maurice Charretier (3)
Commerce extérieur Jean-François Deniau puis Michel Cointat (7)
Jeunesse, Sports et Loisirs Jean-Pierre Soisson
Culture et Communication Jean-Philippe Lecat (dém) (11) puis Michel d'Ornano (11)
Postes et Télécommunications Secrétaire d'État  : Norbert Ségard puis Pierre Ribes (8)
Anciens Combattants Secrétaire d'État  : Maurice Plantier
Ministres délégués et secrétaires d'État
auprès du Premier ministre
Ministre délégué chargé de la Condition féminine (1) puis ministre délégué chargé de la Famille et de la Condition féminine (6) : Monique Pelletier (dém) (11) puis Alice Saunier-Seïté (11)
Ministre délégué chargé des Réformes administratives (7) : Jean-François Deniau (dém) (11) puis Raymond Barre (11)
Ministre délégué (8) puis supprimé (10) : Norbert Ségard
Secrétaire d'État  : Jacques Dominati
Secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement  : Jacques Limouzy
Secrétaire d'État à la Recherche  : Pierre Aigrain
Secrétaire d’État chargé des Industries agricoles et alimentaires (4)  : Michel Debatisse (4)
Secrétaire d'État chargé de la Formation professionnelle (7)  : Jacques Legendre
  • Ordonnancement par ordre de préséance
  • (dém) Démission
  • (1) Remaniement du 11 septembre 1978
  • (2) Remaniement du 29 novembre 1978
  • (3) Remaniement du 4 juillet 1979
  • (4) Remaniement du 22 octobre 1979
  • (5) Remaniement du 8 novembre 1979
  • (6) Remaniement du 18 février 1980
  • (7) Remaniement du 2 octobre 1980
  • (8) Remaniement du 5 novembre 1980
  • (9) Remaniement du 22 décembre 1980
  • (10) Modification du 1er février 1981
  • (11) Remaniement du 4 mars 1981
  • (12) Modification du 12 mai 1981
(← BARRE II) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (MAUROY I →)
v · m
Gouvernement Balladur (29 mars 1993 – 11 mai 1995)
Sous la présidence de François Mitterrand
Affaires sociales, Santé et Ville
Simone Veil, ministre d'État
Ministre délégué à la Santé : Philippe Douste-Blazy, porte-parole du Gouvernement à partir du 19 janvier 1995 (4)

Édouard Balladur
Premier ministre
Intérieur et Aménagement du territoire
Charles Pasqua, ministre d'État
Ministre délégué à l'Aménagement du territoire et aux Collectivités locales : Daniel Hoeffel
Justice, garde des sceaux Pierre Méhaignerie, ministre d'État
Défense François Léotard, ministre d'État
Affaires étrangères
Alain Juppé
Ministre délégué à l’Action humanitaire et aux Droits de l’homme : Lucette Michaux-Chevry
Ministre délégué aux Affaires européennes : Alain Lamassoure
Éducation nationale François Bayrou
Économie Edmond Alphandéry
Industrie, Postes et Télécommunications et Commerce extérieur Gérard Longuet (dém) (2) puis José Rossi (2)
Équipement, Transports et Tourisme Bernard Bosson
Entreprises et Développement économique, Petites et moyennes entreprises, Commerce et Artisanat Alain Madelin
Travail, Emploi et Formation professionnelle Michel Giraud
Culture et Francophonie Jacques Toubon
Budget Nicolas Sarkozy, porte-parole du Gouvernement jusqu'au 19 janvier 1995 (4)
Agriculture et Pêche Jean Puech
Enseignement supérieur et Recherche François Fillon
Environnement Michel Barnier
Fonction publique André Rossinot
Logement Hervé de Charette
Coopération Michel Roussin (dém) (3) puis Bernard Debré (3)
Départements et Territoires d'Outre-mer Dominique Perben
Jeunesse et Sports Michèle Alliot-Marie
Communication Alain Carignon (dém) (1) puis Nicolas Sarkozy (1)
Anciens Combattants et Victimes de guerre Philippe Mestre
Ministres auprès du Premier ministre
Ministre délégué aux Relations avec l’Assemblée nationale : Pascal Clément
Ministre délégué aux Relations avec le Sénat, chargé des Rapatriés : Roger Romani
  • Ordonnancement par ordre de préséance
  • (dém) Démission
  • (1) Remaniement du 19 juillet 1994
  • (2) Remaniement des 14 et 17 octobre 1994
  • (3) Remaniement du 12 novembre 1994
  • (4) Ajustement du 19 janvier 1995
(← BÉRÉGOVOY) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (JUPPÉ I →)
v · m
Ministres français de la Santé (depuis 1915)
Troisième République
(1915-1940)
  • Justin Godart
  • Louis Mourier
  • Jules Breton
  • Georges Leredu
  • Paul Strauss
  • Daniel Vincent
  • Paul Jourdain
  • Justin Godart
  • Antoine Durafour
  • Louis Pasquet
  • André Fallières
  • Louis Loucheur
  • Désiré Ferry
  • Henri Queuille
  • Camille Blaisot
  • Justin Godart
  • Charles Daniélou
  • Émile Lisbonne
  • Alexandre Israël
  • Émile Lisbonne
  • Louis Marin
  • Henri Queuille
  • Ernest Lafont
  • Louis Nicolle
  • Henri Sellier
  • Marc Rucart
  • Fernand Gentin
  • Marc Rucart
  • Marcel Héraud
  • Georges Pernot
  • Jean Ybarnégaray
Régime de Vichy
(1940-1944)
  • Jean Ybarnégaray
  • Jacques Chevalier
  • Serge Huard
  • Raymond Grasset
  • Louis Aublant
CFLN et GPRF
(1943-1946)
  • Jules Abadie
  • Louis Pasteur Vallery-Radot
  • François Billoux
  • Robert Prigent
Quatrième République
(1946-1958)
  • Robert Prigent
  • René Arthaud
  • Pierre Ségelle
  • Georges Marrane
  • Marcel Roclore
  • Robert Prigent
  • Germaine Poinso-Chapuis
  • Pierre Schneiter
  • Paul Ribeyre
  • André Boutemy
  • Paul Ribeyre
  • Paul Coste-Floret
  • Louis-Paul Aujoulat
  • André Monteil
  • Bernard Lafay
  • André Maroselli
  • Félix Houphouët-Boigny
  • André Maroselli
  • Bernard Chenot
Cinquième République
(depuis 1959)
  • Bernard Chenot
  • Joseph Fontanet
  • Raymond Marcellin
  • Robert Boulin
  • Jean Foyer
  • Michel Poniatowski
  • Simone Veil
  • Jacques Barrot
  • Edmond Hervé
  • Jack Ralite
  • Edmond Hervé
  • Michèle Barzach
  • Claude Évin
  • Léon Schwartzenberg
  • Claude Évin
  • Bruno Durieux
  • Bernard Kouchner
  • Simone Veil
  • Philippe Douste-Blazy
  • Élisabeth Hubert
  • Hervé Gaymard
  • Bernard Kouchner
  • Dominique Gillot
  • Bernard Kouchner
  • Jean-François Mattei
  • Philippe Douste-Blazy
  • Xavier Bertrand
  • Philippe Bas
  • Roselyne Bachelot
  • Xavier Bertrand
  • Nora Berra
  • Marisol Touraine
  • Agnès Buzyn
  • Olivier Véran
  • Brigitte Bourguignon
  • François Braun
  • Aurélien Rousseau
  • Agnès Firmin-Le Bodo
  • Catherine Vautrin (Frédéric Valletoux)
  • Geneviève Darrieussecq
  • Catherine Vautrin
  • Stéphanie Rist
En italique : les ministres délégués, secrétaires d'État ou sous-secrétaires d'État seuls titulaires du portefeuille de la Santé
v · m
Ministres français du Travail, des Affaires sociales et de l'Emploi (depuis 1906)
IIIe République
(1906-1940)
  • Gaston Doumergue t
  • René Viviani t
  • Louis Lafferre t
  • Joseph Paul-Boncour t
  • René Renoult t
  • Léon Bourgeois t
  • René Besnard t
  • Henry Chéron t
  • Albert Métin t
  • Jean-Baptiste Abel t
  • Maurice Couyba t
  • Jean-Baptiste Bienvenu-Martin t
  • Albert Métin t
  • Étienne Clémentel t
  • Léon Bourgeois t
  • André Renard t
  • Pierre Colliard t
  • Paul Jourdain t
  • Daniel Vincent t
  • Albert Peyronnet t
  • Paul Jourdain t
  • Justin Godart t
  • Antoine Durafour t
  • Louis Pasquet t
  • André Fallières t
  • Louis Loucheur t
  • Pierre Laval t
  • Édouard Grinda t
  • Adolphe Landry t
  • Pierre Laval t
  • Albert Dalimier t
  • François Albert t
  • Eugène Frot t
  • Lucien Lamoureux t
  • Eugène Frot t
  • Jean Valadier t
  • Adrien Marquet t
  • Paul Jacquier t
  • Ludovic-Oscar Frossard t
  • Jean-Baptiste Lebas t
  • André Février t
  • Paul Ramadier t
  • Albert Sérol t
  • Paul Ramadier t
  • Charles Pomaret t
  • André Février t
  • Charles Pomaret t
Seconde Guerre mondiale
(1940-1944)
Régime de Vichy
  • René Belin t
  • Hubert Lagardelle t
  • Jean Bichelonne t
  • Marcel Déat t,s
CNF et CFLN
  • André Diethelm t
  • André Philip t
  • Adrien Tixier t puis a
GPRF et IVe République
(1944-1958)
  • Alexandre Parodi t
  • Ambroise Croizat t
  • Daniel Mayer t puis a
  • Ambroise Croizat t
  • Robert Lacoste t
  • Daniel Mayer t
  • Pierre Ségelle t
  • Paul Bacon t
  • Pierre Garet t
  • Paul Bacon t
  • Eugène Claudius-Petit t
  • Louis Aujoulat t
  • Paul Bacon t
  • Albert Gazier a
  • Paul Bacon t
Ve République
(depuis 1959)
  • Paul Bacon t
  • Gilbert Grandval t
  • Jean-Marcel Jeanneney a
  • Maurice Schumann a
  • Joseph Fontanet t,e
  • Edgar Faure a
  • Georges Gorse t,e
  • Michel Durafour t
  • Christian Beullac t
  • Robert Boulin t
  • Jean Mattéoli t
  • Nicole Questiaux s et Jean Auroux t
  • Pierre Bérégovoy a,s
  • Michel Delebarre t,e et Georgina Dufoix a,s
  • Philippe Séguin a,e
  • Michel Delebarre a,e
  • Jean-Pierre Soisson t,e et Claude Évin s puis a
  • Martine Aubry t,e et Jean-Louis Bianco s,a puis René Teulade a
  • Michel Giraud t,e et Simone Veil a
  • Jacques Barrot t
  • Martine Aubry e,s
  • Élisabeth Guigou e,s
  • François Fillon a,t,s
  • Jean-Louis Borloo e,t
  • Xavier Bertrand t,s
  • Brice Hortefeux t,s
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  • Éric Woerth t,s
  • Xavier Bertrand t,e et Roselyne Bachelot s
  • Marisol Touraine a et Michel Sapin t,e, François Rebsamen t,e puis Myriam El Khomri t,e
  • Muriel Pénicaud t puis Élisabeth Borne t,e et Agnès Buzyn s puis Olivier Véran s
  • Olivier Dussopt t,e et Damien Abad s, Jean-Christophe Combe s puis Aurore Bergé s
  • Catherine Vautrin t,s
  • Astrid Panosyan-Bouvet t,e
  • Catherine Vautrin t,s
  • Jean-Pierre Farandou t,s
t Ministre du Travail ; a Ministre des Affaires sociales ; e Ministre de l'Emploi ; s Ministre de la (des) Solidarité(s)
Articles connexes : Ministère du Travail ; Ministère des Affaires sociales
v · m
Drapeau de l’Union européenne Présidents du Parlement européen
Assemblée commune (1952-1958)
  • Paul-Henri Spaak (1952-1954)
  • Alcide De Gasperi (1954)
  • Giuseppe Pella (1954-1956)
  • Hans Furler (1956-1958)
Assemblée parlementaire (1958-1962)
  • Robert Schuman (1958-1960)
  • Hans Furler (1960-1962)
Parlement européen nommé (1962-1979)
  • Gaetano Martino (1962-1964)
  • Jean Duvieusart (1964-1965)
  • Victor Leemans (1965-1966)
  • Alain Poher (1966-1969)
  • Mario Scelba (1969-1971)
  • Walter Behrendt (1971-1973)
  • Cornelis Berkhouwer (1973-1975)
  • Georges Spénale (1975-1977)
  • Emilio Colombo (1977-1979)
Parlement européen élu (depuis 1979)
  • Simone Veil (1979-1982)
  • Piet Dankert (1982-1984)
  • Pierre Pflimlin (1984-1987)
  • Henry Plumb (1987-1989)
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  • Pat Cox (2002-2004)
  • Josep Borrell (2004-2007)
  • Hans-Gert Pöttering (2007-2009)
  • Jerzy Buzek (2009-2012)
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  • Antonio Tajani (2017-2019)
  • David Sassoli (2019-2022)
  • Roberta Metsola (2022-2024)
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Shoah en France
  • Article général : Shoah
  • Articles connexes par pays : Albanie
  • Allemagne
  • Autriche
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  • France
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    • en zone sous occupation bulgare
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    • région des Sudètes
    • Slovaquie
  • Ukraine
Cadre juridique
  • Loi du 22 juillet 1940 (révision des naturalisations obtenues depuis 1927)
  • Lois sur le statut des Juifs du régime de Vichy
  • Loi relative aux ressortissants étrangers de race juive
  • Loi portant statut des Juifs
  • Loi du 2 juin 1941 remplaçant la loi du 3 octobre 1940 portant statut des Juifs
  • Collaboration policière sous le régime de Vichy
  • Chronologie de la collaboration du régime de Vichy dans le génocide des Juifs
Rafles
  • Rafle du billet vert
  • Rafle du 20 août 1941
  • Rafle des notables
  • Rafles de Rouen
  • Rafle du Vel' d'hiv
  • Rafles de Nancy
  • Rafle du 26 août 1942
  • Rafles de Périgueux
  • Rafle de Saint-Étienne
  • Rafles de Limoges
  • Rafle du 11 septembre 1942
  • Rafle du 24 septembre 1942
  • Rafle du 5 novembre 1942
  • Rafle de Tunis
  • Rafle de Marseille
  • Rafle de la rue Sainte-Catherine
  • Rafle de Neufchâteau
  • Rafle de Villeurbanne
  • Rafle d'Annecy
  • Rafle de Clermont-Ferrand
  • Rafle d'Amiens
  • Rafle du 10 janvier 1944
  • Rafle de Dijon (1944)
  • Rafle de la Martellière à Voiron
  • Rafle de Brive-la-Gaillarde
  • Rafle d'Izieu
  • Rafle de La Varenne-Saint-Hilaire
  • Rafle de Louveciennes
  • Rafle de la rue Vauquelin
  • Rafle de l'avenue Secrétan
  • Rafle de Saint-Mandé
  • Rafle de Neuilly
  • Autobus parisiens et la Shoah
Camps
  • Camp de concentration d'Argelès-sur-Mer
  • Austerlitz
  • Bassano
  • Beaune-la-Rolande
  • Brens
  • Douadic
  • Doullens
  • Drancy
  • Gurs
  • La Lande des Monts
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  • Marseille (Hôtel Bompard, Hôtel Terminus du Port, Hôtel du Levant, Centre du Brébant)
  • Les Mazures
  • Mérignac
  • Les Milles
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  • Nexon
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  • Poitiers (Camp de la route de Limoges)
  • Le Récébédou
  • Camp de Rieucros
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  • Royallieu
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  • Les Tourelles
  • Vénissieux
  • Le Vernet
  • Vittel
  • Camp de Bedeau (Algérie)
  • Prison Montluc
  • Camp des Rochères et de la Poterie
Assassinats et déportation
  • Assassinat par la Milice française de sept Juifs au cimetière de Rillieux (29 juin 1944)
  • Massacre des puits de Guerry (24, 26 juillet, 8 août 1944)
  • Convois de la déportation des Juifs de France
  • SNCF et la Shoah
  • Gare de Bobigny
  • Convoi no 78 du 11 août 1944
Responsables allemands de la mise en œuvre
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  • Horst Ahnert
  • Klaus Barbie
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  • Alois Brunner
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  • Hans-Dietrich Ernst
  • Herbert Hagen
  • Ernst Heinrichsohn
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  • Helmut Knochen
  • Kurt Lischka
  • Carl Oberg
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  • Carltheo Zeitschel
Responsables français de la mise en œuvre
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Spoliation
  • Devisenschutzkommando
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Victimes notables
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